Anonyme.—Sur un fond d'architecture, entre deux colonnes torses entourées de guirlandes de fleurs, un voile tendu par deux amours; en haut, au milieu, un petit cartouche représentant Jésus amené devant Caïphe; enbas, le lavement des pieds des Apôtres prenant tout le bas de la feuille de papier.Dessin à la sanguine et à la pierre d'Italie[7].Encadrement de page d'un livre religieux, dont le texte devait être imprimé sur le blanc et le vide du voile.Manière de Hallé.H. 34, L. 22.—Même entourage; en haut, cartouche représentant l'Annonciation; en bas, le prophète Élie avec un aigle à ses pieds.Dessin à la sanguine et à la pierre d'Italie.Même destination que le précédent.Manière de Hallé.H. 31, L. 22.Anonyme.—Sous de grands arbres, au bord d'une rivière, une Diane dormant nue au milieu de ses nymphes.Bistre sur crayonnage.Manière de Callet.H. 23, L. 26.Anonyme.—Une femme, un pied sur un banc, et qu'un jeune homme soulève, l'aidant à atteindre un bouquet de cerises; un homme couché à terre et regardant sous les jupes de la femme.Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume.Manière de Queverdo.H. 21, L. 17.Anonyme.—Un sultan assis, les jambes croisées sur undivan, une aigrette de rubis à son turban; derrière lui trois Turcs, dont l'un fume.Aquarelle sur trait de plume.Manière mélangée de Liotard et d'Hilaire.H. 25, L. 31.Anonyme.—Zéphyr caressant Flore couchée à terre. Faune surprenant une nymphe endormie sur son urne.Dessins sur papier jaune, à la pierre noire estompée, rehaussée de craie.Ces deux dessins dont j'ai vu autrefois les tableaux, non signés, chez Évans, marchand de curiosités, sont faits dans la première manière de Vien.H. 9, L. 25.Anonyme.—Une vue des nouveaux boulevards, pleine de monde qui regarde un Arlequin, au son d'un violon, balancer un coq sur une corde.Encre de Chine, très légèrement lavée d'aquarelle.École de Huet.H. 27, L. 34.
Anonyme.—Sur un fond d'architecture, entre deux colonnes torses entourées de guirlandes de fleurs, un voile tendu par deux amours; en haut, au milieu, un petit cartouche représentant Jésus amené devant Caïphe; enbas, le lavement des pieds des Apôtres prenant tout le bas de la feuille de papier.
Dessin à la sanguine et à la pierre d'Italie[7].
Encadrement de page d'un livre religieux, dont le texte devait être imprimé sur le blanc et le vide du voile.
Manière de Hallé.
H. 34, L. 22.
—Même entourage; en haut, cartouche représentant l'Annonciation; en bas, le prophète Élie avec un aigle à ses pieds.
Dessin à la sanguine et à la pierre d'Italie.
Même destination que le précédent.
Manière de Hallé.
H. 31, L. 22.
Anonyme.—Sous de grands arbres, au bord d'une rivière, une Diane dormant nue au milieu de ses nymphes.
Bistre sur crayonnage.
Manière de Callet.
H. 23, L. 26.
Anonyme.—Une femme, un pied sur un banc, et qu'un jeune homme soulève, l'aidant à atteindre un bouquet de cerises; un homme couché à terre et regardant sous les jupes de la femme.
Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume.
Manière de Queverdo.
H. 21, L. 17.
Anonyme.—Un sultan assis, les jambes croisées sur undivan, une aigrette de rubis à son turban; derrière lui trois Turcs, dont l'un fume.
Aquarelle sur trait de plume.
Manière mélangée de Liotard et d'Hilaire.
H. 25, L. 31.
Anonyme.—Zéphyr caressant Flore couchée à terre. Faune surprenant une nymphe endormie sur son urne.
Dessins sur papier jaune, à la pierre noire estompée, rehaussée de craie.
Ces deux dessins dont j'ai vu autrefois les tableaux, non signés, chez Évans, marchand de curiosités, sont faits dans la première manière de Vien.
H. 9, L. 25.
Anonyme.—Une vue des nouveaux boulevards, pleine de monde qui regarde un Arlequin, au son d'un violon, balancer un coq sur une corde.
Encre de Chine, très légèrement lavée d'aquarelle.
École de Huet.
H. 27, L. 34.
Adam(Lambert-Sigismond). Le sculpteur auquel Mariette reproche «de faire tout en sorte que tout forme trou dans ses ouvrages», le dessinateur facile et tourmenté.
—Fontaine, au pied formé par deux dauphins rejetant l'eau que versent, au sommet, deux amours aux extrémités de poissons. Tout autour du vase, orné de masques, court une frise représentant des jeux d'amours.Bistre sur trait de plume.Signé:Adam.H. 40, L. 25.
—Fontaine, au pied formé par deux dauphins rejetant l'eau que versent, au sommet, deux amours aux extrémités de poissons. Tout autour du vase, orné de masques, court une frise représentant des jeux d'amours.
Bistre sur trait de plume.
Signé:Adam.
H. 40, L. 25.
Amand(Jacques-François). Un artiste que l'on neconnaît guère que par la petite eau-forte insérée dans le «Dictionnaire des graveurs» de Basan, un peintre qui a eu l'ambition de refaire pour son temps, dans une suite de grands dessins, les intérieurs d'artisans de Bosse qu'il peuple d'ouvriers à la tournure d'apôtres,—des ressouvenirs de peintre d'histoire, transportés dans la vie familière duxviiiesiècle. Deux des dessins de cette suite, leMenuisieret leDoreur, mentionnés dans le catalogue du graveur Le Bas, se retrouvaient à la vente de M. Laperlier.
—Dans un atelier aux poutres du plafond soutenues par des colonnes de pierre, des ouvriers sont occupés à des travaux de menuiserie. Au premier plan, à gauche, une femme agenouillée remplit un panier de copeaux[8].Dessin lavé à l'encre de Chine sur trait de plume.Signé sur un rabot posé à terre:Amand.Gravé par Chenu et Le Bas de la même grandeur sous le titre:l'Atelier du sieur Jadot établi dans l'emplacement de l'ancienne église de Saint-Nicolas.Vente Lebas et Laperlier.H. 33, L. 44.
—Dans un atelier aux poutres du plafond soutenues par des colonnes de pierre, des ouvriers sont occupés à des travaux de menuiserie. Au premier plan, à gauche, une femme agenouillée remplit un panier de copeaux[8].
Dessin lavé à l'encre de Chine sur trait de plume.
Signé sur un rabot posé à terre:Amand.
Gravé par Chenu et Le Bas de la même grandeur sous le titre:l'Atelier du sieur Jadot établi dans l'emplacement de l'ancienne église de Saint-Nicolas.
Vente Lebas et Laperlier.
H. 33, L. 44.
Aubry(Étienne). Des dessins dans la manière de Greuze, lavés avec le bistre de Fragonard, mais qui n'ont pas la fougue du dessin du premier, ni la chaleur du procédé du dernier; le bistre en les dessins d'Aubry ne fait que des salissures[9].
—Dans une chambre de la campagne, une dame faisant embrasser par un garçonnet en matelot un tout petit enfant, que tient sur ses genoux une jeune femme; à gauche est assis un gentilhomme jouant avec une grande canne; à droite, derrière la chaise de la visiteuse, une vieille paysanne et un vieux paysan se tenant debout.Bistre.Gravé par De Launay, sous le titre:les Adieux a la nourrice. Le tableau a été exposé au Salon de 1777, et depuis a fait partie de la collection de M. Boitelle.Vente Valferdin.H. 39, L. 48.—Femme tenant contre elle un enfant effrayé à la vue d'une souris, que lui montre, dans une souricière, une autre femme agenouillée.Bistre.Portant la marque A G P B, la marque de M. de Bizemont, fondateur du Musée d'Orléans.H. 28, L. 24.
—Dans une chambre de la campagne, une dame faisant embrasser par un garçonnet en matelot un tout petit enfant, que tient sur ses genoux une jeune femme; à gauche est assis un gentilhomme jouant avec une grande canne; à droite, derrière la chaise de la visiteuse, une vieille paysanne et un vieux paysan se tenant debout.
Bistre.
Gravé par De Launay, sous le titre:les Adieux a la nourrice. Le tableau a été exposé au Salon de 1777, et depuis a fait partie de la collection de M. Boitelle.
Vente Valferdin.
H. 39, L. 48.
—Femme tenant contre elle un enfant effrayé à la vue d'une souris, que lui montre, dans une souricière, une autre femme agenouillée.
Bistre.
Portant la marque A G P B, la marque de M. de Bizemont, fondateur du Musée d'Orléans.
H. 28, L. 24.
Bardin.Un dessinateur du nu, plus anatomiste et moins conventionnel que ses contemporains.
—Au milieu de femmes ivres, aux mains garnies de cymbales, un corybante dansant, en agitant au-dessus de sa tête un tambour de basque.Camaïeu de gouache sur papier jaune réservé pour les lumières.Signé:Bardin, 1776.Vente Tondu.H. 32, L. 16.
—Au milieu de femmes ivres, aux mains garnies de cymbales, un corybante dansant, en agitant au-dessus de sa tête un tambour de basque.
Camaïeu de gouache sur papier jaune réservé pour les lumières.
Signé:Bardin, 1776.
Vente Tondu.
H. 32, L. 16.
Baudouin(Pierre-Antoine). Je ne puis que répéter ce que j'ai déjà dit: c'est que la gouache de Baudouinn'a rien du petit art fini et pourléché de Lawreince, mais que ses gouaches sont esquissées dans la pâte à l'eau, ainsi que Fragonard esquissera, plus tard, ses nudités dans la pâte à l'huile. Et j'ajouterai que toute gouache finie, pinochée, qui a perdu le caractère d'esquisse, n'est pas un Baudouin ou n'est plus un Baudouin. Je vais m'expliquer sur cette dernière phrase. Il y a un certain nombre de Baudouin qui ont un dessous vrai, mais qui n'ont que cela, avec une peinturlure bête par dessus, et je citerai la «Soirée des Thuileries» venant du baron de Saint-Vincent, où il n'y a plus guère du peintre, à l'heure qu'il est, qu'un peu de la femme et son gant long; je citerai encore «le Coucher de la mariée» ayant appartenu à Roqueplan, où la touche de l'artiste n'est plus retrouvable que sur la garniture de la cheminée. Les gouaches de Baudouin, ces peintures fragiles, un moment abandonnées à l'humidité des fonds de magasins et même à la pluie des quais, ont généralement beaucoup souffert et ont été restaurées pour le goût de ceux qui les achetèrent bien avant les artistes, pour les vieuxpolissons. Puis au fond il n'a jamais existé de restaurateur capable de faire revivre l'esprit, le faire d'ébauche de ces sortes d'ouvrages. Non, disons-le encore, jamais on ne rencontre chez Baudouin le travail du dessus de tabatière, le joli peiné de la gouache courante; au contraire, il préfère au plaisant du métier, aux agréables et fausses colorations du genre, des couleurs qui visent à la solidité, à l'intensité, à la vérité de lapeinture à l'huile, et les «Soins tardifs», de ma collection, sont un curieux spécimen du sérieux introduit, dans la gouache, par l'artiste si maltraité par le vertueux Diderot. Mais s'il y a beaucoup de Baudouin repeints, il est encore un plus grand nombre de copies du temps, exécutées dans une coulée sans transparence, sans rupture de tons, à l'apparence mate et plâtreuse de papier peint, et parmi lesquels je classerai les gouaches jusqu'ici connues du «Confessionnal» et du «Catéchisme». Parmi tous les Baudouin que j'ai vus, je ne connais de Baudouin originaux et sincères, en dehors de ceux catalogués ici, que sa gouache de réception d'une exécution très faible, le croqueton du «Fruit de l'Amour secret» gardé dans un carton du Louvre, un second exemplaire avec différences de «l'Épouse indiscrète» provenant de la vente du baron Saint-Vincent et possédé par M. Edmond de Rothschild[10].
—Une femme, cachée par un amas de matelas jetés sur un fauteuil, épiant son mari, qui prend la gorge d'une chambrière, renversée sur le lit qu'elle était en train de faire.Gouache.Gravée en réduction par Simonet, sous le titre: l'Épouse indiscrète. Elle est gravée avec changement: la femme, agenouillée dans la gravure, est debout dans le dessin.Provenant de la collection Paignon-Dijonval, dans le cataloguede laquelle cette composition est cataloguée sous le no3542.H. 33, L. 29.—Un gouverneur pénétrant avec son élève dans une chambre à coucher, où se voit, sur un lit, une femme dormant presque nue.Aquarelle sur trait de plume.Gravé par de Ghendt en réduction et avec changements dans la suite desQuatre parties du Jour, sous le titre:le Matin.Vente Prault, où cette aquarelle est décrite sous le no43, et seconde vente Tondu.H. 25, L. 20.—Une jeune villageoise et son amant surpris dans un grenier, au milieu de leurs ébats amoureux, par la mère de la jeune fille, dont la tête apparaît dans l'ouverture d'une trappe.Gouache.Gravé par De Launay sous le titre:les Soins tardifs.Vente Tondu.H. 29, L. 22.—Une femme à sa toilette, dont un coiffeur accommode les cheveux, pendant qu'une fille de chambre l'éclaire avec une bougie; un gentilhomme accoudé sur la toilette.Croquis à la plume, lavé d'aquarelle.Première idée du sujet gravé par Ponce, sous le titre:la Toilette, mais différente de la composition définitive.H. 23, L. 18.
—Une femme, cachée par un amas de matelas jetés sur un fauteuil, épiant son mari, qui prend la gorge d'une chambrière, renversée sur le lit qu'elle était en train de faire.
Gouache.
Gravée en réduction par Simonet, sous le titre: l'Épouse indiscrète. Elle est gravée avec changement: la femme, agenouillée dans la gravure, est debout dans le dessin.
Provenant de la collection Paignon-Dijonval, dans le cataloguede laquelle cette composition est cataloguée sous le no3542.
H. 33, L. 29.
—Un gouverneur pénétrant avec son élève dans une chambre à coucher, où se voit, sur un lit, une femme dormant presque nue.
Aquarelle sur trait de plume.
Gravé par de Ghendt en réduction et avec changements dans la suite desQuatre parties du Jour, sous le titre:le Matin.
Vente Prault, où cette aquarelle est décrite sous le no43, et seconde vente Tondu.
H. 25, L. 20.
—Une jeune villageoise et son amant surpris dans un grenier, au milieu de leurs ébats amoureux, par la mère de la jeune fille, dont la tête apparaît dans l'ouverture d'une trappe.
Gouache.
Gravé par De Launay sous le titre:les Soins tardifs.
Vente Tondu.
H. 29, L. 22.
—Une femme à sa toilette, dont un coiffeur accommode les cheveux, pendant qu'une fille de chambre l'éclaire avec une bougie; un gentilhomme accoudé sur la toilette.
Croquis à la plume, lavé d'aquarelle.
Première idée du sujet gravé par Ponce, sous le titre:la Toilette, mais différente de la composition définitive.
H. 23, L. 18.
Beugnet.Un de ces ignorés dessinateurs, dont je crois que toute l'existence artistique est révélée par «la Marchande de bouquet et la Marchande de noix à la guinguette», deux estampes mentionnéesdans le catalogue de Paignon-Dijonval, et la présence dans ma collection, de deux grandes et mauvaises gouaches, très curieuses pour l'iconographie de la Révolution. L'une d'elles est incontestablement l'Ile d'Amourde Belleville, bal devenu une mairie, et qui avait conservé, dans sa cour, le kiosque de treillage de mon dessin, existant encore il y a une vingtaine d'années. Elles ont encore un intérêt, ces deux gouaches datées de 1793: elles vous donnent la représentation du bonnet rouge élégant de ces années, du bonnet, pour ainsi dire, des muscadins du temps, une espèce de bonnet à la houssarde, au gland tombant sur le côté, bleu de ciel, bordé d'une large bande rouge.
—Un cabaret de la Courtille sous la Terreur.La façade est surmontée d'un écusson flanqué de drapeaux, tricolores et couronné d'un bonnet rouge. Aux tables du jardin, des femmes, des enfants, des civils, des militaires boivent, mangent, font l'amour. Sous l'ombre de grands arbres, un orchestre composé d'un violon, d'un cor, d'une basse, fait danser une contre-danse à quatre couples. Au premier plan est assis sur une table un militaire, le casque sur la tête, en habit à parements rouges, en gilet et en culotte jaunes, en bas bleus.Gouache.Signé:Beugnet, 1793.H. 35, L. 53.—L'Ile d'Amour.Sous un pavillon de treillage surmonté d'un bonnet rouge, un couple danse. Les tables sont peuplées de femmes au petit bonnet de linge noué d'un ruban, aux amplesfichus croisés sur la poitrine, et d'hommes poudrés en carmagnole de couleur tendre, en élégant bonnet rouge. Un homme, tout habillé de rose, donne le bras à une femme tout habillée de bleu, et qui porte sur la tête une sorte de chapeau de pierrot, entouré d'une guirlande de roses. Une femme qui a une ceinture tricolore, s'évente, un pied posé sur un tabouret, tout en causant avec des gardes nationaux. Au premier plan, à gauche, dans un appentis, un garçon cabaretier verse le vin d'un broc dans un litre d'étain.Gouache.Signé:Beugnet, 1793.H. 35, L. 53.
—Un cabaret de la Courtille sous la Terreur.
La façade est surmontée d'un écusson flanqué de drapeaux, tricolores et couronné d'un bonnet rouge. Aux tables du jardin, des femmes, des enfants, des civils, des militaires boivent, mangent, font l'amour. Sous l'ombre de grands arbres, un orchestre composé d'un violon, d'un cor, d'une basse, fait danser une contre-danse à quatre couples. Au premier plan est assis sur une table un militaire, le casque sur la tête, en habit à parements rouges, en gilet et en culotte jaunes, en bas bleus.
Gouache.
Signé:Beugnet, 1793.
H. 35, L. 53.
—L'Ile d'Amour.
Sous un pavillon de treillage surmonté d'un bonnet rouge, un couple danse. Les tables sont peuplées de femmes au petit bonnet de linge noué d'un ruban, aux amplesfichus croisés sur la poitrine, et d'hommes poudrés en carmagnole de couleur tendre, en élégant bonnet rouge. Un homme, tout habillé de rose, donne le bras à une femme tout habillée de bleu, et qui porte sur la tête une sorte de chapeau de pierrot, entouré d'une guirlande de roses. Une femme qui a une ceinture tricolore, s'évente, un pied posé sur un tabouret, tout en causant avec des gardes nationaux. Au premier plan, à gauche, dans un appentis, un garçon cabaretier verse le vin d'un broc dans un litre d'étain.
Gouache.
Signé:Beugnet, 1793.
H. 35, L. 53.
Blarenberghe(Louis-Nicolas). On connaît le faire microscopique de cet artiste de tabatières et de boîtes. Aurait-il fait parfois des choses plus larges? Voici un dessin qui a tout l'air d'un Lepaon, et que je n'aurais jamais songé à attribuer à Blarenberghe, si je n'avais trouvé chez M. Edmond de Rothschild la gouache terminée et, je crois, signée. Malgré cela, je n'ai pas une bien entière confiance dans mon attribution.
—Course de chevaux dans la plaine des Sablons. Au premier plan des gentilshommes à chevalet des carrosses, dont l'un est attelé de six chevaux.Croquis à la plume, lavé à l'encre de Chine, avec les figures de second plan et le paysage seulement indiqués à la pierre noire.La gouache de M. Edmond de Rothschild porte la date de 1782.H. 26, L. 64.
—Course de chevaux dans la plaine des Sablons. Au premier plan des gentilshommes à chevalet des carrosses, dont l'un est attelé de six chevaux.
Croquis à la plume, lavé à l'encre de Chine, avec les figures de second plan et le paysage seulement indiqués à la pierre noire.
La gouache de M. Edmond de Rothschild porte la date de 1782.
H. 26, L. 64.
Boilly(Louis-Léopold). Dessinateur, dont les grandes aquarelles de scènes bourgeoises, aux contours d'une calligraphie facile, aux colorations par larges teintes plates étendues sur des ombres uniformément préparées à l'encredeChine, ne manquent pas d'un certain effet dû à la simplicité du procédé, de l'effet qu'obtenait avant lui, dans ses humoristiques lavis en couleur, l'Anglais Rowlandson.
—Dans une rue de Paris, par une pluie battante, un mari, donnant la main à deux enfants, et suivi de sa femme et de sa fille, qui tient un parapluie sur la tête de sa mère en toilette de soirée, traverse une passerelle jetée sur un ruisseau. A gauche, un homme du peuple causant avec une cuisinière.Dessin sur trait de plume, rehaussé d'aquarelle sur lavis d'encre de Chine.H. 32, L. 40.
—Dans une rue de Paris, par une pluie battante, un mari, donnant la main à deux enfants, et suivi de sa femme et de sa fille, qui tient un parapluie sur la tête de sa mère en toilette de soirée, traverse une passerelle jetée sur un ruisseau. A gauche, un homme du peuple causant avec une cuisinière.
Dessin sur trait de plume, rehaussé d'aquarelle sur lavis d'encre de Chine.
H. 32, L. 40.
Boissieu(Jean-Jacques de). Un Hollandais de Lyon retrouvant parfois, en ses laborieux lavis à l'encre de Chine, les habiles petits coups de lumière des grands maîtres des Pays-Bas.
—Un groupe d'arbres, éclairés sur leurs cimes, par une lumière frisante qui vient de la gauche, et projetant leurs ombres à terre; au fond, un lointain montagneux du Lyonnais.Lavis à l'encre deChine.Signé:D. B. 1793.H. 12, L. 24.
—Un groupe d'arbres, éclairés sur leurs cimes, par une lumière frisante qui vient de la gauche, et projetant leurs ombres à terre; au fond, un lointain montagneux du Lyonnais.
Lavis à l'encre deChine.
Signé:D. B. 1793.
H. 12, L. 24.
Boquet.C'est le dessinateur officiel des Menus-Plaisirs, l'imaginateur, pendant toute la secondemoitié duxviiiesiècle, de tous les costumes et travestissements pour les opéras représentés et les bals de la cour. Un trait de plume ou de crayon à la Eisen, mais encore plus cursif, balayé de quelques touches à l'aquarelle jetées à la diable, et voilà sur le papier pour le costumier un ingénieux, coquet, lumineux habillement. Et ces croquis ont encore, pour l'histoire du costume au théâtre, de précieuses indications écrites de la main de Boquet au bas de chacun d'eux. On connaît trois recueils de ces précieux dessins: l'un qui faisait partie de la collection d'estampes de M. Devéria, et qui a été acquis avec sa collection par le cabinet des Estampes, un autre qui a été acheté 5,500 fr. par les archives de l'Opéra, à la vente du baron Taylor, le troisième qui est chez moi.
—Sophie Arnould, en costume d'Eucharis dans l'Opéra des «Caractères de la Folie».Aquarelle sur plume.Le dessinateur des Menus a écrit au bas de son croquis:MlleArnould. Eucharis. 2meentrée. Fond de petit satin rose à bandes tamponnées, bandes de gaze d'Italie aussy tamponnées bordées de rézeau d'argent frisé; la gaze d'Italie traversée de bandes de satin découpées, bouillonnées de nœuds par distance de satin rose; une frange d'argent avec un rézeau sur la teste; vêtement de dessous d'argent; mante de satin rose imprimé.H. 24, L. 15.—Recueil de 106 costumes et travestissements exécutés pour les opéras représentés à la cour et les bals de la Reine.Opéra. Le chant.—MlleS. Arnould, 3 costumes pour l'opéra d'Argie.—MlleDuplant, 1 pour le Prologue desAmours des Dieux.—MlleChevalier, 2 pour Acis et Galatée, etc.—MlleDubois, 2.—M. Pillot, 1 pour les Caractères de la Folie.—M. Cassaignade, 2 pour le Fragment de l'acte Turc, etc.—M. Legros, 2 pour Persée, etc.—M. Larrivée, 1 pour les Romans. La danse.—MlleGuimard, 8 pour les opéras de Persée d'Azolan d'Ismenias, etc.—MlleLyonnois, 3 pour la pantomime des Suivantes de la Mode, etc.—MllePeslin, 3 pour Tancrède, Orphée, etc.—MlleVestris, 4 pour les Talents Lyriques.—MlleHeinel, 1 pour Anacréon.—MlleAllard, 3.-MlleLany, 1 pour Dardanus.—MlleMion, 1.—M. Vestris, 4 pour Cythère assiégée, etc.—M. Dauberval, 4 pour la Provençale, etc.—M. Lany, 2.—M. Laval, 1.—M. Léger, 1.—M. Gardel, 1.—M. Dupré, 1. Et encore des costumes d'acteurs et d'actrices chantant dans les chœurs, de danseuses et de danseurs, de figurants, de comparses, et de personnages intitulés «un Ruisseau», «un Plaisir», «un Monstre né du sang de Méduse»; puis de nombreuses feuilles de groupements d'acteurs et d'actrices, ou d'actrices seules, comme la figuration par MllesAudinot, Duperré, Dervieux, du groupe des trois Grâces dans l'opéra d'Atalante. Enfin, des croquis préparatoires de la mise en scène, avec des légendes ainsi rédigées: «Un abbé apprenant à jouer de la flûte avec son maître; le maître est havre sec(sic),l'abbé gros, joufflu, avec de gros sourcils noirs.»Comédie française, MlleDoligny, 1 pour la Princesse de Navarre.Bals de la Reine. La comtesse de Boufflers, 1.—Le duc de Bourbon, 1.—Le duc d'Avray, 1.Tous ces dessins, sauf deux exécutés à la mine de plomb, sont croqués à la plume, et le plus souvent, enlevés au pinceau trempé d'encre de Chine et lavés d'aquarelle.
—Sophie Arnould, en costume d'Eucharis dans l'Opéra des «Caractères de la Folie».
Aquarelle sur plume.
Le dessinateur des Menus a écrit au bas de son croquis:MlleArnould. Eucharis. 2meentrée. Fond de petit satin rose à bandes tamponnées, bandes de gaze d'Italie aussy tamponnées bordées de rézeau d'argent frisé; la gaze d'Italie traversée de bandes de satin découpées, bouillonnées de nœuds par distance de satin rose; une frange d'argent avec un rézeau sur la teste; vêtement de dessous d'argent; mante de satin rose imprimé.
H. 24, L. 15.
—Recueil de 106 costumes et travestissements exécutés pour les opéras représentés à la cour et les bals de la Reine.
Opéra. Le chant.—MlleS. Arnould, 3 costumes pour l'opéra d'Argie.—MlleDuplant, 1 pour le Prologue desAmours des Dieux.—MlleChevalier, 2 pour Acis et Galatée, etc.—MlleDubois, 2.—M. Pillot, 1 pour les Caractères de la Folie.—M. Cassaignade, 2 pour le Fragment de l'acte Turc, etc.—M. Legros, 2 pour Persée, etc.—M. Larrivée, 1 pour les Romans. La danse.—MlleGuimard, 8 pour les opéras de Persée d'Azolan d'Ismenias, etc.—MlleLyonnois, 3 pour la pantomime des Suivantes de la Mode, etc.—MllePeslin, 3 pour Tancrède, Orphée, etc.—MlleVestris, 4 pour les Talents Lyriques.—MlleHeinel, 1 pour Anacréon.—MlleAllard, 3.-MlleLany, 1 pour Dardanus.—MlleMion, 1.—M. Vestris, 4 pour Cythère assiégée, etc.—M. Dauberval, 4 pour la Provençale, etc.—M. Lany, 2.—M. Laval, 1.—M. Léger, 1.—M. Gardel, 1.—M. Dupré, 1. Et encore des costumes d'acteurs et d'actrices chantant dans les chœurs, de danseuses et de danseurs, de figurants, de comparses, et de personnages intitulés «un Ruisseau», «un Plaisir», «un Monstre né du sang de Méduse»; puis de nombreuses feuilles de groupements d'acteurs et d'actrices, ou d'actrices seules, comme la figuration par MllesAudinot, Duperré, Dervieux, du groupe des trois Grâces dans l'opéra d'Atalante. Enfin, des croquis préparatoires de la mise en scène, avec des légendes ainsi rédigées: «Un abbé apprenant à jouer de la flûte avec son maître; le maître est havre sec(sic),l'abbé gros, joufflu, avec de gros sourcils noirs.»
Comédie française, MlleDoligny, 1 pour la Princesse de Navarre.
Bals de la Reine. La comtesse de Boufflers, 1.—Le duc de Bourbon, 1.—Le duc d'Avray, 1.
Tous ces dessins, sauf deux exécutés à la mine de plomb, sont croqués à la plume, et le plus souvent, enlevés au pinceau trempé d'encre de Chine et lavés d'aquarelle.
Borel(Antoine.) Le dessinateur et le vignettiste galant, qui de la volupté spirituelle de ses maîtres,fait la volupté bête et pataude, qui est le caractère et la signature de ses dessins et de ses tristes lavis.
—Un repas dans la campagne, où sur une table dressée sous de grands arbres, au milieu de paysans auxquels on distribue du vin, deux gentilshommes trinquent avec de jeunes villageoises.Dessin à la plume, lavé d'encre de Chine et par dessus d'aquarelle.Signé:Borel.H. 22, L. 30.
—Un repas dans la campagne, où sur une table dressée sous de grands arbres, au milieu de paysans auxquels on distribue du vin, deux gentilshommes trinquent avec de jeunes villageoises.
Dessin à la plume, lavé d'encre de Chine et par dessus d'aquarelle.
Signé:Borel.
H. 22, L. 30.
Bouchardon(Edme). Le dessinateur que les monteurs de dessins du temps appelaientApeliotès, dans le cartouche de leur encadrement; le dessinateur dont de simples contre-épreuves dépassaient 700 livres à la vente Mariette; le dessinateur à la filée savante du contour, à l'éphébisme de la ligne dans le nu académique, à la carrure puissante du trait dans l'habillé de sesCris de Paris; oui, celui-là, si haut placé par lexviiiesiècle, et si digne d'estime à toutes les époques, aurait-on pu penser qu'il tomberait si bas, que le dessin de ma collection,—et un dessin de cette même vente Mariette,—serait acheté 2 sous par Gavarni, dans sa jeunesse, étalé où? sur le boulevard du Temple, dans la boue!
—Un monstre ailé, sur des nuages, semant des fleurs.Sanguine.Au bas du dessin, de l'écriture de Bouchardon:le Vent d'orient.Il porte la marque de Mariette, et était catalogué sous le no1121 de sa collection.H. 39, L. 28.
—Un monstre ailé, sur des nuages, semant des fleurs.
Sanguine.
Au bas du dessin, de l'écriture de Bouchardon:le Vent d'orient.
Il porte la marque de Mariette, et était catalogué sous le no1121 de sa collection.
H. 39, L. 28.
Boucher(François)[11]. Le sentiment et le rendu de la chair de la femme, de sa vie frémissante, de sa molle volupté, en dessin aussi bien qu'en peinture, c'est le talent de Boucher et qui n'appartient qu'à lui seul. A ce don joignez la perception du désordre pittoresque, dufouillisdu paysage, qui fait du peintre de Mmede Pompadour un révolutionnaire dans la nature académisée et le feuillage à cinq doigts duxviiesiècle. Et ce nu féminin et ce rustique de la campagne de son temps, Boucher le formule sur le papier avec toutes les adresses et toutes les habiletés imaginables, et vous trouverez, dans ma collection, des académies de femmes qui vont au maître des maîtres de la chair, à Rubens, et des paysages matutineux faits d'une caresse d'estompe d'une modernité qui étonne[12]. Vous y rencontrerez aussi presque tous ses procédés, même un spécimen de peinture à l'essence sur papier, et, une chose tout à fait rare, une aquarelle à la tonalité d'une vieille tapisserie passée. Ils sont nombreux et de belle qualité, les Boucher, en ma maison d'Auteuil,et cependant il m'en manque un, auquel je pense de temps en temps, comme on pense à une femme qu'un rien stupide vous a empêché de posséder. Il y avait en ce temps, dans la dernière boutique du quai Voltaire qui touche à l'École des Beaux-Arts, un marchand de tableaux et de dessins, un vieux Hollandais du nom de Steinhaut, méprisant très fort l'école française, et dans l'escalier noir duquel j'ai trouvé mon Moreau de «Marie-Antoinette se rendant à Notre-Dame». Un jour cependant je voyais exposé à son étalage un Boucher, une merveille, un tout petit portrait de Mmede Pompadour, miniaturé au pastel, dans un encadrement d'amours et d'attributs d'art de la plus large facture, pardieu! un Boucher, dont je retrouvais plus tard la description dans le catalogue de la collection de M. Sireul, celle que l'expert désignait sous le nom duPortefeuille de M. Boucher. Je marchandai le dessin au bonhomme Steinhaut: il me disait qu'il était honteux, qu'il s'était laissé entraîner dans une vente,—je crois, la vente de M. de Cypierre,—qu'il l'avait payé beaucoup trop cher, et m'engageait à ne pas acheter son dessin. La nuit, je ne pouvais dormir et avais tout le temps, dans mes yeux fermés, ledit Boucher. Le lendemain matin, après avoir réuni les 160 francs demandés du dessin, je courais quai Voltaire: le Boucher était vendu à un Anglais, et je sortais de chez mon Hollandais avec l'âpre et l'enragé désir des choses qui vous sont enlevées. A quelques jours de là, passant sur le quai, Steinhaut m'appelait du seuil de sa porte, et medisait que son Anglais était dégoûté du dessin, qu'il me le céderait au prix qu'il l'avait payé, que c'était convenu, que je n'avais qu'à y aller un dimanche matin, jour où j'étais sûr de le trouver. Le dimanche suivant, j'étais de fort bonne heure à l'adresse de l'Anglais. Une affaire imprévue par hasard l'avait forcé de sortir, et je me trouvais en présence d'une longue lady. Elle sonnait, on apportait le Boucher, et je commençais à sortir de mon gilet, avec des doigts tremblants d'émotion, mes huit louis, quand cette Anglaise, qui semblait avoir autant de vinaigre dans le caractère que de couperose sur la figure, s'écria tout à coup: «Mon mari, Monsieur, n'est pas forcé de vendre ce dessin comme vous semblez le croire?»—«Mais non, Madame, rien dans mes paroles...»—«Mais si.»—«Mais non.» Et finalement elle se refusa absolument à me le vendre. Ce n'est pas mon seuldesideratum, il me revient en ce moment, dans le souvenir, un dessin de Watteau que moi seul à la vente, où il se trouvait, savais être la première idée dela Conversation, reproduisant le portrait de Watteau et de M. de Julienne, et encore dans une autre vente un vrai bijou, une gouache de Taunay, représentant une chasse à courre en habits rouges, sous la feuillée d'automne d'une forêt, et combien d'autres, hélas!
—Académie de femme nue, vue de dos, hanchant à droite sur ses pieds entre-croisés; une de ses mains est appuyée sur des étoffes, que son autre main soulève.Dessin sur papier jaune, aux trois crayons, rehaussé de pastel.H. 36, L. 34.—Académie de femme nue, vue de dos, le talon du pied de derrière un peu soulevé, et dans le mouvement d'une femme passant une chemise.Dessin sur papier gris, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.H. 36, L. 21.—Académie de femme nue, vue de face, le haut du corps appuyé sur un piédestal sculpté d'amours, les bras relevés au-dessus de la tête et la couronnant.Dessin sur papier gris, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.H. 35, L. 19.—Académie de femme nue, couchée, vue de dos, le haut du corps un peu soulevé, une jambe repliée sous l'autre et dont on voit la plante du pied.Dessin sur papier jaune relevé de quelques touches de pastel bleu.H. 28, L. 35.—L'Adoration des bergers.Esquisse à l'essence sur papier.Maquette pour le tableau d'autel de la chapelle du château de Bellevue.Portant la marque du chevalier Damery et provenant de la vente Villenave.H. 42, L. 28.—Une jeune fille encore vêtue de sa chemise, du bout de ses pieds essayant l'eau d'un ruisseau dans lequel elle va se baigner; elle a le bras passé sur les épaules d'unecompagne; des amours, à mi-jambes dans l'eau, jouent avec un cygne.Dessin à la pierre d'Italie.Gravé à l'eau-forte par Huquier sous le titre:Vénus au bain, en tête duTroisième livre de sujets et pastorales par F. Boucher, peintre du Roy; gravé également en fac-similé dans l'œuvre de Demarteau, no345.H. 22, L. 18.—Jeune femme vêtue «à l'espagnole», assise sur une chaise aux pieds contournés; elle a un collier de ruban au cou, et tient, de la main droite levée en l'air, un éventail.Dessin sur papier jaune aux trois crayons.Signé:Boucher, 1750.Ce dessin, provenant de la collection Niel, passait en 1781 à la vente Sireul, où il était acheté 123 fr. par M. Dulac.H. 34, L. 24.—Jeune femme assise dans un fauteuil de profil, tournée à gauche, la tête vue de trois quarts. Un petit bonnet jeté sur ses cheveux roulés, elle tient un écran à la main.Dessin à la pierre d'Italie[13].Vente Villot.H. 34, L. 23.—Un berger agenouillé retirant les bas d'une bergère en chemise qui va se mettre à l'eau; derrière, une femme qui commence à se déshabiller.Dessin sur papier jaune à la pierre d'Italie rehaussé de craie.H. 26, L. 23.—Jardinière à mi-corps, un grand chapeau de paillesur le haut de la tête, et penchée sur un panier qu'elle tient de ses deux mains.Dessin sur papier bleu à la pierre d'Italie, rehaussé de pastel.H. 27, L. 30.—Bergère assise sous des arbres, et mettant à son chapeau une rose que lui demande un berger; auprès d'elle, une chèvre et des moutons.Aquarelle.H. 16, L. 21.—Un vase à l'anse formée par un masque d'où pend une guirlande de lauriers, sur la panse, un culbutis d'amours, fond de paysage.Dessin sur papier jaune, à la pierre noire, rehaussé de craie.Étude pour le vase figurant, dans la composition gravée par Aliamet, sous le titre dela Bergère prévoyante.H. 26, L. 18.—Petite passerelle en bois sur laquelle un enfant regarde un autre pêchant à la ligne.Dessin à la pierre noire, au ciel estompé.Vente Aussant.H. 31, L. 23.—Cour de ferme rustique; sous la treille de la porte ouverte, une mère avec un enfant dans sa jupe, au bas de l'escalier, une femme soulevant une terrine; au premier plan, un homme assis par terre à côté d'un âne.Dessin à la plume, lavé de bistre, sur un frottis de sanguine.H. 24, L. 21.—Près d'une chaumière au toit de chaume, une femmeen train de laver dans une auge, sous l'enchevêtrement de petits arbres s'entre-croisant au-dessus d'un puits.Dessin sur papier gris, à la pierre noire, rehaussé de craie.Signé à l'encre sur l'auge:Boucher.H. 24, L. 26.
—Académie de femme nue, vue de dos, hanchant à droite sur ses pieds entre-croisés; une de ses mains est appuyée sur des étoffes, que son autre main soulève.
Dessin sur papier jaune, aux trois crayons, rehaussé de pastel.
H. 36, L. 34.
—Académie de femme nue, vue de dos, le talon du pied de derrière un peu soulevé, et dans le mouvement d'une femme passant une chemise.
Dessin sur papier gris, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.
H. 36, L. 21.
—Académie de femme nue, vue de face, le haut du corps appuyé sur un piédestal sculpté d'amours, les bras relevés au-dessus de la tête et la couronnant.
Dessin sur papier gris, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.
H. 35, L. 19.
—Académie de femme nue, couchée, vue de dos, le haut du corps un peu soulevé, une jambe repliée sous l'autre et dont on voit la plante du pied.
Dessin sur papier jaune relevé de quelques touches de pastel bleu.
H. 28, L. 35.
—L'Adoration des bergers.
Esquisse à l'essence sur papier.
Maquette pour le tableau d'autel de la chapelle du château de Bellevue.
Portant la marque du chevalier Damery et provenant de la vente Villenave.
H. 42, L. 28.
—Une jeune fille encore vêtue de sa chemise, du bout de ses pieds essayant l'eau d'un ruisseau dans lequel elle va se baigner; elle a le bras passé sur les épaules d'unecompagne; des amours, à mi-jambes dans l'eau, jouent avec un cygne.
Dessin à la pierre d'Italie.
Gravé à l'eau-forte par Huquier sous le titre:Vénus au bain, en tête duTroisième livre de sujets et pastorales par F. Boucher, peintre du Roy; gravé également en fac-similé dans l'œuvre de Demarteau, no345.
H. 22, L. 18.
—Jeune femme vêtue «à l'espagnole», assise sur une chaise aux pieds contournés; elle a un collier de ruban au cou, et tient, de la main droite levée en l'air, un éventail.
Dessin sur papier jaune aux trois crayons.
Signé:Boucher, 1750.
Ce dessin, provenant de la collection Niel, passait en 1781 à la vente Sireul, où il était acheté 123 fr. par M. Dulac.
H. 34, L. 24.
—Jeune femme assise dans un fauteuil de profil, tournée à gauche, la tête vue de trois quarts. Un petit bonnet jeté sur ses cheveux roulés, elle tient un écran à la main.
Dessin à la pierre d'Italie[13].
Vente Villot.
H. 34, L. 23.
—Un berger agenouillé retirant les bas d'une bergère en chemise qui va se mettre à l'eau; derrière, une femme qui commence à se déshabiller.
Dessin sur papier jaune à la pierre d'Italie rehaussé de craie.
H. 26, L. 23.
—Jardinière à mi-corps, un grand chapeau de paillesur le haut de la tête, et penchée sur un panier qu'elle tient de ses deux mains.
Dessin sur papier bleu à la pierre d'Italie, rehaussé de pastel.
H. 27, L. 30.
—Bergère assise sous des arbres, et mettant à son chapeau une rose que lui demande un berger; auprès d'elle, une chèvre et des moutons.
Aquarelle.
H. 16, L. 21.
—Un vase à l'anse formée par un masque d'où pend une guirlande de lauriers, sur la panse, un culbutis d'amours, fond de paysage.
Dessin sur papier jaune, à la pierre noire, rehaussé de craie.
Étude pour le vase figurant, dans la composition gravée par Aliamet, sous le titre dela Bergère prévoyante.
H. 26, L. 18.
—Petite passerelle en bois sur laquelle un enfant regarde un autre pêchant à la ligne.
Dessin à la pierre noire, au ciel estompé.
Vente Aussant.
H. 31, L. 23.
—Cour de ferme rustique; sous la treille de la porte ouverte, une mère avec un enfant dans sa jupe, au bas de l'escalier, une femme soulevant une terrine; au premier plan, un homme assis par terre à côté d'un âne.
Dessin à la plume, lavé de bistre, sur un frottis de sanguine.
H. 24, L. 21.
—Près d'une chaumière au toit de chaume, une femmeen train de laver dans une auge, sous l'enchevêtrement de petits arbres s'entre-croisant au-dessus d'un puits.
Dessin sur papier gris, à la pierre noire, rehaussé de craie.
Signé à l'encre sur l'auge:Boucher.
H. 24, L. 26.
Caresme(Philippe.) Un bistreur, un aquarelliste, un gouacheur, toujours érotique, volontiers obscène, au dessin lourd, à la grâcemastoc, à la sensualité toute matérielle, et dont l'éternelle bacchanale ressemble à une suite de dessins copiés d'après de mauvais bas-reliefs de la décadence romaine.
—Des satyres courent dans la campagne, portant à cru sur leurs épaules des nymphes nues, la coupe à la main. Au premier plan une nymphe et un satyre sont tombés aux pieds d'un autel, décoré de têtes de bouc.Dessin à la plume et au bistre.Signé:Ph. Caresme 1780.Vente Odiot.H. 32, L. 53.
—Des satyres courent dans la campagne, portant à cru sur leurs épaules des nymphes nues, la coupe à la main. Au premier plan une nymphe et un satyre sont tombés aux pieds d'un autel, décoré de têtes de bouc.
Dessin à la plume et au bistre.
Signé:Ph. Caresme 1780.
Vente Odiot.
H. 32, L. 53.
Carmontelle(Louis). «L'homme aux profils», un dessinateur qui n'est qu'un amateur, un aquarelliste dont les colorations ont quelque chose des petits tableaux de l'époque, fabriqués en paille colorié; et cependant, malgré tout ce qui lui fait défaut, Carmontelle est intéressant, comme un homme qui a fait poser devant lui la société de son temps, et a recueilli tout ce que donne à un artiste incomplet led'après naturedu dessin. Il faut avouer que sescroquis au crayon noir et à la sanguine sont très supérieurs à ses aquarelles.
—Une femme en robe blanche àfleurettesrouges, en mantelet noir fermé, travaillant les mains couvertes de mitaines. Elle est enfoncée dans une bergère sur le dossier de laquelle s'appuie un homme, le chapeau sous le bras, et a en face d'elle une femme en robe bleue, assise sur le bout d'une chaise et penchée vers elle.Aquarelle.J'ai cru longtemps que ces deux femmes étaient MmesHérault et de Séchelles, gravées par Delafosse, mon dessin ayant une certaine ressemblance avec la gravure, mais un examen plus attentif m'a convaincu que je m'étais trompé, et que les deux femmes, représentées ici, n'avaient point été gravées.H. 26, L. 19.—Un gentilhomme de profil tourné à gauche, le tricorne sur l'oreille, la main enfoncée dans la poche de sa veste.Dessin au crayon noir et à la sanguine.Au dos, d'une écriture du temps:M. le chevalier de Meniglaise[14].H. 20, L. 15.
—Une femme en robe blanche àfleurettesrouges, en mantelet noir fermé, travaillant les mains couvertes de mitaines. Elle est enfoncée dans une bergère sur le dossier de laquelle s'appuie un homme, le chapeau sous le bras, et a en face d'elle une femme en robe bleue, assise sur le bout d'une chaise et penchée vers elle.
Aquarelle.
J'ai cru longtemps que ces deux femmes étaient MmesHérault et de Séchelles, gravées par Delafosse, mon dessin ayant une certaine ressemblance avec la gravure, mais un examen plus attentif m'a convaincu que je m'étais trompé, et que les deux femmes, représentées ici, n'avaient point été gravées.
H. 26, L. 19.
—Un gentilhomme de profil tourné à gauche, le tricorne sur l'oreille, la main enfoncée dans la poche de sa veste.
Dessin au crayon noir et à la sanguine.
Au dos, d'une écriture du temps:M. le chevalier de Meniglaise[14].
H. 20, L. 15.
Casanova.Dessinateur qui, en ses dessins, a un peu de lafuriaque mettait le Bourguignon dans sa peinture militaire.
—Charge de cavalerie sur une batterie d'artillerie; au premier plan un artilleur, la tête nue, une mèche à la main.Bistre sur trait de plume.H. 22, L. 40.—Près d'un grand arbre, sous lequel est bâti un petit corps de bâtiment, une pyramide surmontée d'une fleur de lys que des gens regardent.Dessin à la pierre d'Italie, lavé de bistre.Dans la marge, d'une écriture du temps:Obélisque élevé à Turenne où il fut tué d'un boulet de canon. Esquisse de Casanova.H. 39, L. 31.
—Charge de cavalerie sur une batterie d'artillerie; au premier plan un artilleur, la tête nue, une mèche à la main.
Bistre sur trait de plume.
H. 22, L. 40.
—Près d'un grand arbre, sous lequel est bâti un petit corps de bâtiment, une pyramide surmontée d'une fleur de lys que des gens regardent.
Dessin à la pierre d'Italie, lavé de bistre.
Dans la marge, d'une écriture du temps:Obélisque élevé à Turenne où il fut tué d'un boulet de canon. Esquisse de Casanova.
H. 39, L. 31.
Chardin(Jean-Simon). «Chardin, dit Mariette, ne voulait s'aider d'aucun croquis, d'aucun dessin sur le papier.» Donc les dessins de Chardin sont de la plus grande rareté, et aucun des dessins très terminés, que les catalogues de ventes modernes lui attribuent, ne lui appartiennent. Tout ce qu'on peut espérer rencontrer de sa main, ce sont de hâtives croquades d'une composition, quelques études dans le genre de ce fusain représentant une femme le panier au bras, mentionné dans la collection des dessins de d'Argenville, des études pareilles à mon «Joueur de boule», à la silhouette flottante et comme estompée par le pouce du peintre,—une sanguine qui, par parenthèse, est la seule étude que je connaisse, signée d'une signature authentique.
—Homme coiffé d'un tricorne, de profil, tourné à gauche, une épaule appuyée à un mur, se disposant à lancer une boule.Sanguine estompée.Signé:J. B. Chardin 1760.H. 35, L. 22.—Un homme montrant la curiosité à deux polissons.Sanguine avec quelques touches de crayon noir et de craie sur papier jaunâtre.Au bas, d'une écriture du temps:Chardin, en haut, à droite, de la main de Chardin:demain..... Mouffard... chapon p... detin. C'est sans doute, rognée par le couteau du monteur Glomy, une invitation du peintre à un ami, écrite par lui sur son dessin, pour l'inviter à manger le lendemain un chapon au Plat d'Étain.Ce dessin passait avec le titre dela Curiositésous le no482 à la vente anonyme du 2 mai 1791.H. 20, L. 22.—Unjaquet, un petit laquais au grand chapeau aux rebords retroussés, à la houppelande qui lui tombe sur les talons; il désigne de son bras droit étendu quelque chose à la cantonade.Dessin aux trois crayons sur papier jaunâtre.Ce dessin, dessiné sur le même papier que «la Curiosité» et monté dans la même monture ancienne, était attribué, par une écriture du temps, à Chardin.H. 19, L. 10.—Une vieille femme assise de face, représentée à mi-corps et tenant à deux mains un chat sur ses genoux.Dessin sur papier jaunâtre, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Le dessin portait au dos, d'une écriture du temps, le nom de Chardin.Première idée du portrait peint, possédé par Mmela baronne de Conantre, un des plus beaux portraits duxviiiesiècle et dans la facture à la fois blonde et bitumineuse des Chardin de Vienne. On le dit signé, mais je n'ai pu vérifier la signature.H. 26, L. 19.
—Homme coiffé d'un tricorne, de profil, tourné à gauche, une épaule appuyée à un mur, se disposant à lancer une boule.
Sanguine estompée.
Signé:J. B. Chardin 1760.
H. 35, L. 22.
—Un homme montrant la curiosité à deux polissons.
Sanguine avec quelques touches de crayon noir et de craie sur papier jaunâtre.
Au bas, d'une écriture du temps:Chardin, en haut, à droite, de la main de Chardin:demain..... Mouffard... chapon p... detin. C'est sans doute, rognée par le couteau du monteur Glomy, une invitation du peintre à un ami, écrite par lui sur son dessin, pour l'inviter à manger le lendemain un chapon au Plat d'Étain.
Ce dessin passait avec le titre dela Curiositésous le no482 à la vente anonyme du 2 mai 1791.
H. 20, L. 22.
—Unjaquet, un petit laquais au grand chapeau aux rebords retroussés, à la houppelande qui lui tombe sur les talons; il désigne de son bras droit étendu quelque chose à la cantonade.
Dessin aux trois crayons sur papier jaunâtre.
Ce dessin, dessiné sur le même papier que «la Curiosité» et monté dans la même monture ancienne, était attribué, par une écriture du temps, à Chardin.
H. 19, L. 10.
—Une vieille femme assise de face, représentée à mi-corps et tenant à deux mains un chat sur ses genoux.
Dessin sur papier jaunâtre, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.
Le dessin portait au dos, d'une écriture du temps, le nom de Chardin.
Première idée du portrait peint, possédé par Mmela baronne de Conantre, un des plus beaux portraits duxviiiesiècle et dans la facture à la fois blonde et bitumineuse des Chardin de Vienne. On le dit signé, mais je n'ai pu vérifier la signature.
H. 26, L. 19.
Chasselat.Pauvre illustrateur, dont les dessins d'avant la Révolution sont rares. Ces dessins, qui viennent de chez Masquelier, avaient été attribués à ce petit maître par M. Villot, qui ignorait que Chasselat avait légué, à sa mort, tous ses dessins à Masquelier.
—Jeune femme assise de côté dans un fauteuil, la tête de face tournée à droite, les mains croisées à gauche sur un genou relevé; coiffure bouffante, robe à manches courtes, fichu sur les épaules.Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir, rehaussé de craie.Vente Villot.H. 30, L. 18.—Femme assise sur un fauteuil de face, un pied dont la pointe est relevée, posé sur un coussin. Coiffure dans laquelle est piquée une rose, ample fichu, rose au corsage à échelle.Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir rehaussé de craie.Vente Villot.H. 30, L. 20.
—Jeune femme assise de côté dans un fauteuil, la tête de face tournée à droite, les mains croisées à gauche sur un genou relevé; coiffure bouffante, robe à manches courtes, fichu sur les épaules.
Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir, rehaussé de craie.
Vente Villot.
H. 30, L. 18.
—Femme assise sur un fauteuil de face, un pied dont la pointe est relevée, posé sur un coussin. Coiffure dans laquelle est piquée une rose, ample fichu, rose au corsage à échelle.
Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir rehaussé de craie.
Vente Villot.
H. 30, L. 20.
Cochin(Charles-Nicolas). Le dessinateur issu de ces générations d'artistes, que Marolles appelait lesfaciles Cochins, l'homme qui dessina pendant soixante-sept ans, se reposant le soir des dessins de commande de la journée par des dessins pour les amis, l'historiographe au trait des Mariages et des Deuils royaux, leprofileurdes célébrités de son temps, l'estampierde tous les livres illustrés de l'époque, l'alerte crayonneur, dans une silhouette à la Guardi, dupetit gentilhomme cambré, de la petite femme à la jupe ballonnante d'alors, et auxquels il fait une physionomie avec quatre points d'encre, le dessinateur à la pierre noire, à la mine de plomb, à la sanguine, au bistre, à l'encre de Chine, à l'aquarelle! Disons, par parenthèse, que Cochin est un assez piètre aquarelliste et dont les grandes aquarelles des Fêtes de cour ne valent pas beaucoup mieux que des enluminures, et Moreau jeune lui-même n'est guère plus aquarelliste que Cochin. De vrais peintres à l'eau, de coloristes tripoteurs du procédé, il n'y a guère parmi tous les artistes français duxviiie, que Baudouin et Gabriel de Saint-Aubin, et encore, dans le paysage, Moreau l'aîné, dont je me rappelle une petite vue du Pont-Neuf, qui avait tous les caractères de modernité d'une aquarelle anglaise de 1830.
Dans la série des Cochin qui sont réunis ici, il en est trois, qui sont de précieux documents pour l'histoire de notre ancienne académie, de son enseignement: ils nous font assister à une séance du modèle, ils nous introduisent dans la salle d'un concours.
—Portrait de Fenouillot de Falbaire; il est représenté dans un petit cadre octogone, surmonté d'un rameau de chêne.Dessin à la pierre noire.Signé au-dessous de la tablette:C. N. Cochin delin. 1787.Gravé par Augustin de Saint-Aubin.H. 14, L. 9.—Portrait de MmeDessaux, femme du premier médecinde l'Hôtel-Dieu de Paris; elle est représentée les cheveux frisés et hérissés autour de la tête, une large cravate de mousseline blanche au cou, la poitrine dans un corsage aux gros boutons et aux revers d'un habit d'homme.Dessin à la pierre noire.Signé dans la marge:C. N. Cochin f. delin. 1788.Le nom de MmeDessaux, ainsi que celui de son mari sur un dessin qui faisait pendant à celui-ci, était écrit au dos, d'une écriture du temps.H. 15, L. 11.—Portrait de femme, de profil, tournée à gauche; elle est représentée dans un médaillon, une fanchon de dentelles dans les cheveux, un collier de fourrure au cou, un mantelet jeté sur son corsage décolleté.Dessin à la mine de plomb et à la sanguine.Signé au-dessous de la tablette:C. N. Cochin filius 1759.H. 17, L. 13.—Petite société de gentilshommes et de dames parées conversant, en se promenant dans un parc; à gauche, une femme, vue de dos, montre en l'air quelque chose du bout de son éventail fermé.Aquarelle sur trait de plume.H. 13, L. 20.—Salle de spectacle de Versailles garnie de ses spectateurs des loges, du parterre et des musiciens de l'orchestre; le roi est le seul homme assis au milieu des femmes qui garnissent la première rangée du balcon.Lavis à l'encre de Chine.H. 31, L. 41.—Dans le décor et la perspective d'un immense palais,quatre groupes de danseuses et de danseurs, costumés d'une manière différente, exécutent un ballet.Aquarelle sur trait de plume.Signé sur le soubassement d'une colonne:Cochin f.Au dos du dessin se trouve écrit de la main du peintre:Les Amours de Tempé. Ballet héroïque de quatre entrées 1752, à Versailles.H. 41, L. 60.—Deux compositions allégoriques: «L'une figurant le mausolée de la Reine de France (Marie Leckzinska) érigé dans l'église de Saint-Denys le 11 aoust 1768 et représentant la France désolée, couchée auprès d'un cyprès, à côté du tombeau de la Reine; l'autre figurant le catafalque de la Reine de France dans l'église Notre-Dame de Paris le 6 septembre 1768 et représentant le cercueil de la Reine, entourée des Vertus qui pleurent pendant que l'Immortalité lui présente une couronne d'étoiles.» (Catalogue de Cochin fils par Jombert.)Sanguines.Le second de ces dessins est signé:C. N. Cochin filius delin. 1768.Tous deux ont été reproduits en fac-similé par Demarteau.H. 11, L. 22.—La Sûreté, le Péril.—La Simplicité, la Ruse ou la Fourberie.—L'Opinion, l'Entêtement, l'Incertitude.Les deux premiers dessins à la pierre noire, le troisième à la sanguine.Ces trois dessins allégoriques ont été gravés dans l'Iconologie par Ponce, Gaucher, Leveau.H. 9, L. 5.—Au-dessous du cadre d'un médaillon vide, au haut duquel des amours attachent des guirlandes de fleurs,un génie assis, une main posée sur un livre; au bas, des amours regardent avec des loupes, les tiroirs d'un médaillier.Sanguine.Signé:C. N. Cochin del. 1776.Gravé par Augustin de Saint-Aubin comme frontispice des «Pierres gravées» du duc d'Orléans.Vente d'Augustin de Saint-Aubin, où il était catalogué sous le no20.H. 22, L. 15.—Sur une estrade, une jeune femme, dans une jupe falbalassée, un soulier au haut talon appuyé sur un coussin, la tête ceinte d'une couronne de lauriers, pose assise au milieu d'un cercle d'élèves-peintres, dessinant le carton sur les genoux. Derrière la femme, trois professeurs dont le plus rapproché du modèle est Cochin.Dessin sur papier jaunâtre à la pierre d'Italie, rehaussé de craie[15].Signé dans la marge:Dessiné par C. N. Cochin le fils 1761. On y lit à côté de la signature:Concours pour lePrixde l'Étude desTêteset del'Expressionfondé à l'Académie royale de peinture et de sculpture par M. le comte deCaylus,honoraire amateur en 1760.Gravé en réduction sous le même titre par Flipart en 1763.Ce dessin exposé au Salon de 1767, après avoir appartenu à M. de Caylus, passait chez Chardin où il était vendu sous le no48 du catalogue de sa vente.H. 30, L. 39.—Une femme assise, vue de dos, la tête couronnée de roses, le visage un peu retourné, posant devant troislignes d'élèves-peintres assis sur des gradins; au fond un professeur debout, la main dans son gilet.Dessin sur papier jaunâtre, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Le même sujet que le précédent, mais moins heureusement composé et abandonné pour le premier.H. 31, L. 39.—Séance du modèle d'homme à l'Académie. Le modèle, allongé sur la table, soulevé sur une main, et vu de dos, pose devant les élèves, dont le premier rang est assis à terre, les jambes croisées à la façon du dessinateur de Chardin.Croquis à la pierre d'Italie sur papier jaunâtre.H. 36, L. 53.
—Portrait de Fenouillot de Falbaire; il est représenté dans un petit cadre octogone, surmonté d'un rameau de chêne.
Dessin à la pierre noire.
Signé au-dessous de la tablette:C. N. Cochin delin. 1787.
Gravé par Augustin de Saint-Aubin.
H. 14, L. 9.
—Portrait de MmeDessaux, femme du premier médecinde l'Hôtel-Dieu de Paris; elle est représentée les cheveux frisés et hérissés autour de la tête, une large cravate de mousseline blanche au cou, la poitrine dans un corsage aux gros boutons et aux revers d'un habit d'homme.
Dessin à la pierre noire.
Signé dans la marge:C. N. Cochin f. delin. 1788.
Le nom de MmeDessaux, ainsi que celui de son mari sur un dessin qui faisait pendant à celui-ci, était écrit au dos, d'une écriture du temps.
H. 15, L. 11.
—Portrait de femme, de profil, tournée à gauche; elle est représentée dans un médaillon, une fanchon de dentelles dans les cheveux, un collier de fourrure au cou, un mantelet jeté sur son corsage décolleté.
Dessin à la mine de plomb et à la sanguine.
Signé au-dessous de la tablette:C. N. Cochin filius 1759.
H. 17, L. 13.
—Petite société de gentilshommes et de dames parées conversant, en se promenant dans un parc; à gauche, une femme, vue de dos, montre en l'air quelque chose du bout de son éventail fermé.
Aquarelle sur trait de plume.
H. 13, L. 20.
—Salle de spectacle de Versailles garnie de ses spectateurs des loges, du parterre et des musiciens de l'orchestre; le roi est le seul homme assis au milieu des femmes qui garnissent la première rangée du balcon.
Lavis à l'encre de Chine.
H. 31, L. 41.
—Dans le décor et la perspective d'un immense palais,quatre groupes de danseuses et de danseurs, costumés d'une manière différente, exécutent un ballet.
Aquarelle sur trait de plume.
Signé sur le soubassement d'une colonne:Cochin f.
Au dos du dessin se trouve écrit de la main du peintre:Les Amours de Tempé. Ballet héroïque de quatre entrées 1752, à Versailles.
H. 41, L. 60.
—Deux compositions allégoriques: «L'une figurant le mausolée de la Reine de France (Marie Leckzinska) érigé dans l'église de Saint-Denys le 11 aoust 1768 et représentant la France désolée, couchée auprès d'un cyprès, à côté du tombeau de la Reine; l'autre figurant le catafalque de la Reine de France dans l'église Notre-Dame de Paris le 6 septembre 1768 et représentant le cercueil de la Reine, entourée des Vertus qui pleurent pendant que l'Immortalité lui présente une couronne d'étoiles.» (Catalogue de Cochin fils par Jombert.)
Sanguines.
Le second de ces dessins est signé:C. N. Cochin filius delin. 1768.
Tous deux ont été reproduits en fac-similé par Demarteau.
H. 11, L. 22.
—La Sûreté, le Péril.—La Simplicité, la Ruse ou la Fourberie.—L'Opinion, l'Entêtement, l'Incertitude.
Les deux premiers dessins à la pierre noire, le troisième à la sanguine.
Ces trois dessins allégoriques ont été gravés dans l'Iconologie par Ponce, Gaucher, Leveau.
H. 9, L. 5.
—Au-dessous du cadre d'un médaillon vide, au haut duquel des amours attachent des guirlandes de fleurs,un génie assis, une main posée sur un livre; au bas, des amours regardent avec des loupes, les tiroirs d'un médaillier.
Sanguine.
Signé:C. N. Cochin del. 1776.
Gravé par Augustin de Saint-Aubin comme frontispice des «Pierres gravées» du duc d'Orléans.
Vente d'Augustin de Saint-Aubin, où il était catalogué sous le no20.
H. 22, L. 15.
—Sur une estrade, une jeune femme, dans une jupe falbalassée, un soulier au haut talon appuyé sur un coussin, la tête ceinte d'une couronne de lauriers, pose assise au milieu d'un cercle d'élèves-peintres, dessinant le carton sur les genoux. Derrière la femme, trois professeurs dont le plus rapproché du modèle est Cochin.
Dessin sur papier jaunâtre à la pierre d'Italie, rehaussé de craie[15].
Signé dans la marge:Dessiné par C. N. Cochin le fils 1761. On y lit à côté de la signature:Concours pour lePrixde l'Étude desTêteset del'Expressionfondé à l'Académie royale de peinture et de sculpture par M. le comte deCaylus,honoraire amateur en 1760.
Gravé en réduction sous le même titre par Flipart en 1763.
Ce dessin exposé au Salon de 1767, après avoir appartenu à M. de Caylus, passait chez Chardin où il était vendu sous le no48 du catalogue de sa vente.
H. 30, L. 39.
—Une femme assise, vue de dos, la tête couronnée de roses, le visage un peu retourné, posant devant troislignes d'élèves-peintres assis sur des gradins; au fond un professeur debout, la main dans son gilet.
Dessin sur papier jaunâtre, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.
Le même sujet que le précédent, mais moins heureusement composé et abandonné pour le premier.
H. 31, L. 39.
—Séance du modèle d'homme à l'Académie. Le modèle, allongé sur la table, soulevé sur une main, et vu de dos, pose devant les élèves, dont le premier rang est assis à terre, les jambes croisées à la façon du dessinateur de Chardin.
Croquis à la pierre d'Italie sur papier jaunâtre.
H. 36, L. 53.
Coypel(Charles). Quelque chose de fondu, de nuageux dans ses dessins qui sent le pastelliste qu'était le peintre Coypel.
—Près d'une colonne d'un palais, sous un pan de draperie relevée par un gland, une femme dans un costume oriental à l'antique, une coupe à la main, l'autre tendue vers un plateau qu'apportent deux suivantes.Dessin sur papier bleu à la pierre noire estompée avec rehauts de craie.Dans le milieu du dessin il semble qu'on distingue les trois lettresC O Y. Est-ce une signature?H. 36, L. 24.
—Près d'une colonne d'un palais, sous un pan de draperie relevée par un gland, une femme dans un costume oriental à l'antique, une coupe à la main, l'autre tendue vers un plateau qu'apportent deux suivantes.
Dessin sur papier bleu à la pierre noire estompée avec rehauts de craie.
Dans le milieu du dessin il semble qu'on distingue les trois lettresC O Y. Est-ce une signature?
H. 36, L. 24.
Dandré-Bardon(Michel-François). Un académique, au dessin dégingandé de la décadence italienne, et qui peuple ses ciels, de génies maniant la foudre avec les gestes et les emperruquements de danseurs de son temps.
—Allégorie. Assise sur le fût d'un canon, une femme a les bras levés, dans un mouvement de reconnaissance, vers un héros suspendu dans le ciel, un rameau d'olivier à la main, et derrière lequel s'envolent les génies de la Discorde.Dessin à la plume, lavé au bistre sur frottis de sanguine, et rehaussé de blanc de gouache, avec un repentir pour la figure de la femme.Signé:Dandré Bardon: On lit de l'écriture du peintre, au bas du dessin:Louis XV donne la paix à l'Europe en détruisant par son pouvoir tous les projets de la Discorde; et sur un phylactère déployé par un amour dans le dessin:La paix de 1748.Répétition du dessin possédé par le Louvre et venant de chez Mariette.H. 29, L. 19.—Apollon, une main appuyée sur sa lyre et entouré des Muses, dans une salle fermée par une balustrade, et aux colonnes de laquelle des amours suspendent des tentures.Croquis à la plume, lavé de bistre.Signé:Dandré Bardon; et au dos du dessin, de l'écriture du peintre:Parnasse pour le fond de la salle du concert de la ville d'Aix en Provence par M. Dandré Bardon.H. 20, L. 49.
—Allégorie. Assise sur le fût d'un canon, une femme a les bras levés, dans un mouvement de reconnaissance, vers un héros suspendu dans le ciel, un rameau d'olivier à la main, et derrière lequel s'envolent les génies de la Discorde.
Dessin à la plume, lavé au bistre sur frottis de sanguine, et rehaussé de blanc de gouache, avec un repentir pour la figure de la femme.
Signé:Dandré Bardon: On lit de l'écriture du peintre, au bas du dessin:Louis XV donne la paix à l'Europe en détruisant par son pouvoir tous les projets de la Discorde; et sur un phylactère déployé par un amour dans le dessin:La paix de 1748.
Répétition du dessin possédé par le Louvre et venant de chez Mariette.
H. 29, L. 19.
—Apollon, une main appuyée sur sa lyre et entouré des Muses, dans une salle fermée par une balustrade, et aux colonnes de laquelle des amours suspendent des tentures.
Croquis à la plume, lavé de bistre.
Signé:Dandré Bardon; et au dos du dessin, de l'écriture du peintre:Parnasse pour le fond de la salle du concert de la ville d'Aix en Provence par M. Dandré Bardon.
H. 20, L. 49.
David(Louis). Parfois, mais rarement, il échappe au semblant d'épure qu'il trace d'un corps humain; cependant dans un portrait,—le portrait est au fond son original et grand talent,—David jette, sur un morceau de papier, modelée dans une encre de Chine brutale et cernée par un trait dur, une physionomie pleine d'une vie intense.