Chapter 3

—Portrait de David. Il s'est représenté en buste, de profil, tourné à gauche, les bras croisés. Il a au cou une large cravate blanche, et porte un de ces habits aux amples revers, au haut collet, un habit de l'époque de la Révolution.Dessin à l'encre de Chine sur trait de plume.Signé:L. David.H. 18, L. 18 (ovale).

—Portrait de David. Il s'est représenté en buste, de profil, tourné à gauche, les bras croisés. Il a au cou une large cravate blanche, et porte un de ces habits aux amples revers, au haut collet, un habit de l'époque de la Révolution.

Dessin à l'encre de Chine sur trait de plume.

Signé:L. David.

H. 18, L. 18 (ovale).

Debucourt(Louis-Philibert). L'habile et charmant graveur en couleur, aux dessins d'une telle rareté,—du temps qu'il gravait ses femmes en robe blanche et ses hommes en habit rouge,—que je n'ai jamais pu en rencontrer un. Je n'ai vu passer sous son nom que des broutilles fort contestables. M. Jazet lui-même, le descendant de Debucourt, ne possédait guère qu'une assez ennuyeuse étude de la vieille Annette, faite pour le médaillon d'Annette et de Lubin. Et, sauf la Fête de la Fédération, un dessin qui n'est pas terminé,—découvert chez Blaizot par M. Delbergue-Cormont,—on ne rencontre de Debucourt, que des dessins de l'époque du Directoire et de l'Empire, dans lesquels survit bien peu du talent du graveur et du petit peintre de la fin duxviiiesiècle.

—Une tabagie, dans laquelle une jeune femme, coiffée d'une calèche ridicule, et qu'un homme cherche à retenir par la taille, se bouche le nez avec la serviette d'un garçon, porteur d'un plat de poisson dont la sauce se répand.Gouache sur trait de plume.Ce dessin caricatural a été gravé sans nom de dessinateur, sous le titre:les Goûts différens.H. 18, L. 29.—Femme en tunique courte, en jupe transparente, rattachant les bandelettes de sa chaussure.Aquarelle gouachée.Gravé sous le titre:le Prétexte(Modes et Manières du jour, no1).H. 16, L. 10

—Une tabagie, dans laquelle une jeune femme, coiffée d'une calèche ridicule, et qu'un homme cherche à retenir par la taille, se bouche le nez avec la serviette d'un garçon, porteur d'un plat de poisson dont la sauce se répand.

Gouache sur trait de plume.

Ce dessin caricatural a été gravé sans nom de dessinateur, sous le titre:les Goûts différens.

H. 18, L. 29.

—Femme en tunique courte, en jupe transparente, rattachant les bandelettes de sa chaussure.

Aquarelle gouachée.

Gravé sous le titre:le Prétexte(Modes et Manières du jour, no1).

H. 16, L. 10

Desfriches.Négociant, amphitryon de Cochin qui vientribotersous les chênes verts de sa Cartaudière, collectionneur, artiste, amateur, inventeur dupapier-tablette, aujourd'hui papier Pelée, Desfriches est un agréable paysagiste de la banlieue d'Orléans, avec son branchage rameux, son feuillage étoilé, ses fonds légers, et ses petites lumières égratignées au grattoir.

—Un chemin bordé par deux bouquets d'arbres, sous l'un desquels est une chaumière; au premier plan, un homme soulevant un seau, causant avec une femme.Dessin à la pierre noire sur papier-tablette.Gravé en fac-similé de crayon par Demarteau, sous le no223 de son Œuvre.H. 15, L. 20.

—Un chemin bordé par deux bouquets d'arbres, sous l'un desquels est une chaumière; au premier plan, un homme soulevant un seau, causant avec une femme.

Dessin à la pierre noire sur papier-tablette.

Gravé en fac-similé de crayon par Demarteau, sous le no223 de son Œuvre.

H. 15, L. 20.

Desrais(C.-L.). Le premier dessinateur, chez lequel meurt la ligne rondissante et verveuse de la vignette duxviiiesiècle dans la ligne raide et sèche de la vignette de la Révolution et de l'Empire.

—Vue de l'intérieur de la salle du Panthéon de la ruede Chartres. Huit danseurs et danseuses groupés, deux par deux, dansent l'Allemande[16]sous les yeux de nombreux spectateurs, amassés autour d'eux ou garnissant les deux balcons circulaires de la coupole.Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume avec quelques rehauts de blanc de gouache. La partie architecturale du dessin n'estlavéeque d'un seul côté.Gravé par Croisé dans leJournal Polytypedes Sciences et des Artsdu 27 octobre 1786.Vente Lavalette.H. 20, L. 14.

—Vue de l'intérieur de la salle du Panthéon de la ruede Chartres. Huit danseurs et danseuses groupés, deux par deux, dansent l'Allemande[16]sous les yeux de nombreux spectateurs, amassés autour d'eux ou garnissant les deux balcons circulaires de la coupole.

Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume avec quelques rehauts de blanc de gouache. La partie architecturale du dessin n'estlavéeque d'un seul côté.

Gravé par Croisé dans leJournal Polytypedes Sciences et des Artsdu 27 octobre 1786.

Vente Lavalette.

H. 20, L. 14.

Duclos(Antoine-Jean). L'habile graveur qui a produit quelques dessins à la facture petite et gentillette.

—Un homme dépouillé de son uniforme militaire, et que des soldats emmènent.Bistre sur trait de plume.Signé:A. J. Duclos invenit 1772.En bas, dans la marge, de la main du dessinateur:le Déserteur.Oui, je déserte!H. 15, L. 9.

—Un homme dépouillé de son uniforme militaire, et que des soldats emmènent.

Bistre sur trait de plume.

Signé:A. J. Duclos invenit 1772.

En bas, dans la marge, de la main du dessinateur:le Déserteur.Oui, je déserte!

H. 15, L. 9.

Dumas.Architecte dont les dessins d'architecture sont animés de petites figures gribouillées sans une trop grande maladresse.

—Représentation de la Halle à la marée au moment de la criée.Aquarelle sur trait de plume.On lit dans la marge:Vue en perspective de la Halle àla marée. Cour des Miracles, commencée en 1785 par les ordres de monseigneur de Calonne... de messire Charles-Pierre Lenoir, alors lieutenant-général de police, et finie au mois de juillet 1786, sous les ordres de messire Thiroux de Crosne... par Dumas architecte.H. 35, L. 51.—Rentrée d'un régiment de gardes françaises dans une grande caserne, au fronton décoré de fleurs de lys, et au milieu duquel se voit une tête entourée de rayons. Carrosses, chaises à porteur, vinaigrette dans laquelle deux Savoyards traînent une femme.Aquarelle sur trait de plume.H. 26, L. 44.

—Représentation de la Halle à la marée au moment de la criée.

Aquarelle sur trait de plume.

On lit dans la marge:Vue en perspective de la Halle àla marée. Cour des Miracles, commencée en 1785 par les ordres de monseigneur de Calonne... de messire Charles-Pierre Lenoir, alors lieutenant-général de police, et finie au mois de juillet 1786, sous les ordres de messire Thiroux de Crosne... par Dumas architecte.

H. 35, L. 51.

—Rentrée d'un régiment de gardes françaises dans une grande caserne, au fronton décoré de fleurs de lys, et au milieu duquel se voit une tête entourée de rayons. Carrosses, chaises à porteur, vinaigrette dans laquelle deux Savoyards traînent une femme.

Aquarelle sur trait de plume.

H. 26, L. 44.

Duplessis-Bertaux(Jean). Le dessinateur que l'Empire appelait son Callot, le dessinateur au dessin mouvementé, incisif, selon l'expression de M. Renouvier, qui lui reproche avec justesse le parti pris de ses corps allongés, de ses bras tendus, du théâtral apporté à ses petites figures. Je possède un dessin intéressant pour l'histoire de ses débuts. C'est le no368 du cabinet du frère de Mmede Pompadour, un dessin qu'un catalogue postérieur annonce avec cette mention:fait à l'âge de 13 ans[17], et qui, entièrement exécuté dans la manière de Callot, dont il copiait alors les estampes, est un des plus curieux dessins historiques pour l'histoire de Paris duxviiiesiècle: une composition énorme représentant en 1762, avec tous ses détails, la Foire Saint-Ovide.

—La Foire Saint-Ovide.Vue des boutiques établies autour de la place Vendôme et des théâtres forains adossés au piédestal de la statue de Louis XIV. Au milieu du passage des carrosses et de la promenade d'une escouade du guet, nombre de petites figures, parmi lesquelles il y a des marchandes de fruits, des vendeurs d'orviétan, des débitants de moulins à vent pour les enfants. Sur la baraque la plus en vue, on lit ces trois affiches:Le sieur Nicolet fera l'ouverture de son théâtre lundi.—Aujourd'hui Arlequin Racolleur suivi d'un grand ballet pantomime.—La grande troupe des sauteurs et voltigeurs de corde, la petite Hollandaise commencera.On distingue encore sur d'autres baraques:Chassinet joueur du Roy.—Au Caffé royal.—Magasin de toutes sortes de vins de Bourgogne et autres.Dessin à la plume.Signé dans la marge:Foire Saint-Ovide.Dédié à M. le marquis de Marigny, conseiller du Roy en ses conseils... Dessiné à la plume par son très humble et très obéissant serviteur Bertaux 1762.Vente du marquis de Menars, no368.H. 41, L. 54.—Vue d'une fête sous la Révolution. Au fond, derrière des statues de chevaux cabrés, trois temples, le premier dédié à la Paix, le second aux Arts, le troisième à l'Industrie. A droite, en avant d'une espèce de figuration de la Bastille, défile de la cavalerie; au premier plan des hommes du peuple, des enfants, des houssards, des femmes en tunique près d'une vendeuse en plein air.Dessin à la plume trempé dans le bistre et lavé à l'encre de Chine.SignéB. D.et dans la marge:Duplessis Bertaux 1794.

—La Foire Saint-Ovide.

Vue des boutiques établies autour de la place Vendôme et des théâtres forains adossés au piédestal de la statue de Louis XIV. Au milieu du passage des carrosses et de la promenade d'une escouade du guet, nombre de petites figures, parmi lesquelles il y a des marchandes de fruits, des vendeurs d'orviétan, des débitants de moulins à vent pour les enfants. Sur la baraque la plus en vue, on lit ces trois affiches:Le sieur Nicolet fera l'ouverture de son théâtre lundi.—Aujourd'hui Arlequin Racolleur suivi d'un grand ballet pantomime.—La grande troupe des sauteurs et voltigeurs de corde, la petite Hollandaise commencera.On distingue encore sur d'autres baraques:Chassinet joueur du Roy.—Au Caffé royal.—Magasin de toutes sortes de vins de Bourgogne et autres.

Dessin à la plume.

Signé dans la marge:Foire Saint-Ovide.Dédié à M. le marquis de Marigny, conseiller du Roy en ses conseils... Dessiné à la plume par son très humble et très obéissant serviteur Bertaux 1762.

Vente du marquis de Menars, no368.

H. 41, L. 54.

—Vue d'une fête sous la Révolution. Au fond, derrière des statues de chevaux cabrés, trois temples, le premier dédié à la Paix, le second aux Arts, le troisième à l'Industrie. A droite, en avant d'une espèce de figuration de la Bastille, défile de la cavalerie; au premier plan des hommes du peuple, des enfants, des houssards, des femmes en tunique près d'une vendeuse en plein air.

Dessin à la plume trempé dans le bistre et lavé à l'encre de Chine.

SignéB. D.et dans la marge:Duplessis Bertaux 1794.

Durameau(Louis). Peintre d'histoire qui a souvent cherché dans ses dessins le rembranesque, faisantchoix de papier fauve, chauffé de sanguine qu'il lavait de bistre, et dont il éclairait les lumières restreintes, de blanc de gouache. Durameau a fort peu traité de sujets de la vie contemporaine.

—Une partie de cartes, aux bougies, entre deux gentilshommes et une dame.Dessin sur papier rosâtre, lavé de bistre et rehaussé de blanc de gouache.Signé:Du Rameau 1767.H. 17, L. 23.—Scène romaine au lit de mort d'un mourant.Dessin sur papier brunâtre à la pierre noire, lavé de bistre et rehaussé de blanc de gouache.H. 29, L. 22.—Éole ouvrant l'antre des Vents, qui se précipitent dehors, le visage gonflé par des souffles faisant une tempête autour d'un vaisseau: tempête que regarde, flottante dans le ciel, Vénus descendue de son char attelé de paons.Dessin au crayon noir et à la sanguine, lavé et rehaussé de gouache.Signé:Du Rameau 1775.H. 33, L. 41.

—Une partie de cartes, aux bougies, entre deux gentilshommes et une dame.

Dessin sur papier rosâtre, lavé de bistre et rehaussé de blanc de gouache.

Signé:Du Rameau 1767.

H. 17, L. 23.

—Scène romaine au lit de mort d'un mourant.

Dessin sur papier brunâtre à la pierre noire, lavé de bistre et rehaussé de blanc de gouache.

H. 29, L. 22.

—Éole ouvrant l'antre des Vents, qui se précipitent dehors, le visage gonflé par des souffles faisant une tempête autour d'un vaisseau: tempête que regarde, flottante dans le ciel, Vénus descendue de son char attelé de paons.

Dessin au crayon noir et à la sanguine, lavé et rehaussé de gouache.

Signé:Du Rameau 1775.

H. 33, L. 41.

Durand(P.-L.). Dessinateur très peu connu. Sans l'indication, au bas de la gravure de Fessard, de:P.-L. Durand delineavit, j'aurais été tenté d'attribuer ce dessin à un Marillier quelconque.

—Un obélisque sur lequel un amour attache un médaillon de Marie-Thérèse; une figure allégorique de chaque côté, au bas une femme pleurant, la tête d'un amour sur son genou, dans le ciel une Renommée mettant enfuite le Temps. Encadrement composé de palmes et d'amours, surmonté des armes de Marie-Antoinette.Lavis à l'encre de Chine.Le dessin porte dans une tablette:Filiæ, uxori, matrique Cæsarum, et dans la marge:Galliarum reginæ pietati, Felix Nogaret Massiliensis et Andegavensis Academiæ socius, inv. urnam... anno M DCC LXXXI.Dessin commémoratif de la mort de Marie-Thérèse, gravé par Fessard. (Voir la longue description de ce dessin dans Bachaumont, vol. XVII, p. 249 et 250.)H. 31, L. 22.

—Un obélisque sur lequel un amour attache un médaillon de Marie-Thérèse; une figure allégorique de chaque côté, au bas une femme pleurant, la tête d'un amour sur son genou, dans le ciel une Renommée mettant enfuite le Temps. Encadrement composé de palmes et d'amours, surmonté des armes de Marie-Antoinette.

Lavis à l'encre de Chine.

Le dessin porte dans une tablette:Filiæ, uxori, matrique Cæsarum, et dans la marge:Galliarum reginæ pietati, Felix Nogaret Massiliensis et Andegavensis Academiæ socius, inv. urnam... anno M DCC LXXXI.

Dessin commémoratif de la mort de Marie-Thérèse, gravé par Fessard. (Voir la longue description de ce dessin dans Bachaumont, vol. XVII, p. 249 et 250.)

H. 31, L. 22.

Eisen(Charles). Vignettiste inférieur à Gravelot, et trop abondant et trop facile, mais un dessinateur au contour fluide et joliment contourné, et qui a fait dans la traduction d'Anacréon et ailleurs, du nu microscopique que lui seul sait faire: de petites académies de femmes qui dans le cadre d'un cul-de-lampe, apparaissent, ainsi que de grandes études de Boucher, vues par le petit bout d'une lorgnette. Il y a une vingtaine d'années, j'ai acheté chez M. Jaquinot, l'heureux déterreur connu de tous les amateurs, un album où les imaginations d'Eisen sont visibles dans leur première conception et leur vague ébauche: le livre desPenséesde l'artiste, ainsi qu'on s'exprimait auxviiiesiècle. Ces croquis, ces pensées étaient les esquisses des compositions, que l'illustrateur soumettait à l'éditeur, et qui, acceptées, étaient reprises par lui, dans des dessins finis très souvent sur peau vélin. Quelques-uns de ces croquis sont curieux, en ce qu'ils portent en marge les changements demandés par l'éditeur et quelquefoisles explications et les objections du dessinateur. Outre un certain nombre de croquetons pour les livres illustrés par Eisen, et parmi lesquels il y en a du format d'une pierre gravée, le livre desPenséesd'Eisen contenait des projets de décorations pour lambris de château, la première idée de «la Nuit» et encore la première idée du seul tableau historique que le vignettiste ait jamais exécuté.

—Recueil de 68 croquis reliés en un volume.Penséesdes contes de La Fontaine suivants: Joconde, les Oies du frère Philippe, A Femme avare galant Escroc, le Calendrier des vieillards, On ne s'avise jamais de tout, le Contrat, le Tableau, le petit Chien, etc., et encore les variantes du Berceau, de l'Abbesse malade, etc.Penséespour les Métamorphoses d'Ovide, la Henriade, les «État actuel de la musique du Roi», etc., etc.Tous ces dessins sont à la mine de plomb, sauf un seul à la sanguine.—Apollon et les Muses dans un vallon, au-dessus duquel piaffe Pégase.Dessin lavé à l'encre de Chine sur trait de plume.Signé:C. Eisen f.H. 18, L. 22.—Vénus entourée de sa cour, descendant sur un nuage, dans les forges de Vulcain, qui la regarde, une main appuyée sur son marteau.Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume.H. 20, L. 16.—Dans un bosquet près d'une fontaine, Henri IV aux pieds deGabrielled'Estrées, entourée de groupes d'amours jouant avec les armes du Roi; Sully apparaissant dans le lointain.Dessin à la plume, avec des parties seulement indiquées à la mine de plomb.Croquis du tableau d'Eisen gravé par de Mouchy, sous le titre:Henri IV et Gabrielle.H. 18, L. 22.—Deux enfants en buste, dont l'un a la joue appuyée contre ses deux mains, posées sur une cage.Dessin lavé à l'encre de Chine sur trait de plume.Gravé par Louise Gaillard.H. 11, L. 19.—Amours attachant, au milieu des plis de deux drapeaux croisés, un écusson représentant un coq, la tête levée vers une étoile, et que surmonte une banderole, où est écrit:Viget audax.Mine de plomb.Projet de décoration pour lambris, dans la marge duquel on lit de la main d'Eisen:Charles Eisen pour les panaux de derrière.H. 32, L. 16.—Dans une chambre à coucher, où se voit un lit à la couverture faite, une femme assise à sa toilette, et que ses filles de chambre accommodent pour la nuit, cause retournée avec un homme en robe de chambre.Croquis à la mine de plomb.Première idée de la composition gravée par Patas, sous le titre de:la Nuit.H. 24, L. 19.—Une femme lisant à sa toilette, qu'un amour derrière son fauteuil montre du doigt à un jeune homme qui entre. La scène a un encadrement à cariatides, et au basdes instruments de musique entourant un médaillon, qui contient ces quatre vers:Dans ce moment cher à mon cœurQui m'offre tout ce que j'adore,Ma belle a l'éclat d'une fleurQue l'amour vient de faire éclore.Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume.L'encadrement seul a été gravé dans le temps, sans nom de dessinateur ni de graveur.H. 20, L. 26.

—Recueil de 68 croquis reliés en un volume.

Penséesdes contes de La Fontaine suivants: Joconde, les Oies du frère Philippe, A Femme avare galant Escroc, le Calendrier des vieillards, On ne s'avise jamais de tout, le Contrat, le Tableau, le petit Chien, etc., et encore les variantes du Berceau, de l'Abbesse malade, etc.Penséespour les Métamorphoses d'Ovide, la Henriade, les «État actuel de la musique du Roi», etc., etc.

Tous ces dessins sont à la mine de plomb, sauf un seul à la sanguine.

—Apollon et les Muses dans un vallon, au-dessus duquel piaffe Pégase.

Dessin lavé à l'encre de Chine sur trait de plume.

Signé:C. Eisen f.

H. 18, L. 22.

—Vénus entourée de sa cour, descendant sur un nuage, dans les forges de Vulcain, qui la regarde, une main appuyée sur son marteau.

Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume.

H. 20, L. 16.

—Dans un bosquet près d'une fontaine, Henri IV aux pieds deGabrielled'Estrées, entourée de groupes d'amours jouant avec les armes du Roi; Sully apparaissant dans le lointain.

Dessin à la plume, avec des parties seulement indiquées à la mine de plomb.

Croquis du tableau d'Eisen gravé par de Mouchy, sous le titre:Henri IV et Gabrielle.

H. 18, L. 22.

—Deux enfants en buste, dont l'un a la joue appuyée contre ses deux mains, posées sur une cage.

Dessin lavé à l'encre de Chine sur trait de plume.

Gravé par Louise Gaillard.

H. 11, L. 19.

—Amours attachant, au milieu des plis de deux drapeaux croisés, un écusson représentant un coq, la tête levée vers une étoile, et que surmonte une banderole, où est écrit:Viget audax.

Mine de plomb.

Projet de décoration pour lambris, dans la marge duquel on lit de la main d'Eisen:Charles Eisen pour les panaux de derrière.

H. 32, L. 16.

—Dans une chambre à coucher, où se voit un lit à la couverture faite, une femme assise à sa toilette, et que ses filles de chambre accommodent pour la nuit, cause retournée avec un homme en robe de chambre.

Croquis à la mine de plomb.

Première idée de la composition gravée par Patas, sous le titre de:la Nuit.

H. 24, L. 19.

—Une femme lisant à sa toilette, qu'un amour derrière son fauteuil montre du doigt à un jeune homme qui entre. La scène a un encadrement à cariatides, et au basdes instruments de musique entourant un médaillon, qui contient ces quatre vers:

Dans ce moment cher à mon cœurQui m'offre tout ce que j'adore,Ma belle a l'éclat d'une fleurQue l'amour vient de faire éclore.

Dans ce moment cher à mon cœur

Qui m'offre tout ce que j'adore,

Ma belle a l'éclat d'une fleur

Que l'amour vient de faire éclore.

Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume.

L'encadrement seul a été gravé dans le temps, sans nom de dessinateur ni de graveur.

H. 20, L. 26.

Fragonard(Honoré). Des imaginations de poète prenant corps dans des taches de la plus belle couleur, en des eaux bistrées d'un bistre chaud, roux, couleur d'écaille.

—Une jeune femme assise de côté et tournée à droite, la tête vue de trois quarts. Habillée d'une robe ouverte sur la jupe, elle a la poitrine enveloppée d'un fichumenteur, et est coiffée, sur ses cheveux relevés et bouffants, d'un pouf; ses pieds reposent sur un coussin.Dessin estompé sur crayon noir et rehaussé de craie.Cette étude est le portrait en pied de Rosalie Fragonard, une fille du peintre morte à ses vingt ans, ainsi que l'atteste l'authentification faite par son petit-neveu T. Fragonard, le peintre de la manufacture de Sèvres.H. 49, L. 35.—Femme assise sur une chaise de paille de face, la tête de trois quarts tournée à droite. Elle est vue jusqu'à mi-jambes, les mains l'une dans l'autre posées sur ses genoux, et a sur sa robe un mantelet à capuchon bordé d'une large ruche, se croisant sur sa poitrine.Sanguine.Signé:Frago. 1785.Collection Marcille père.H. 22, L. 17.—Jeune fille assise par terre, la tête penchée, les bras abandonnés, les jambes croisées sous elle. Coiffée d'un petit bonnet, et habillée d'une robe et d'un mantelet[18], elle se détache d'un drap blanc étendu sur une table à l'effet de faire ressortir le modèle.Sanguine.Signé:Frago. 1785.Collection Marcille père.H. 22, L. 17.—Une femme allongée sur un banc de jardin, au dossier à balustres, une joue appuyée sur sa main droite, ses souliers au haut talon posés l'un sur l'autre.Dessin au crayon noir, légèrement lavé d'encre de Chine.Signé au crayon:F... g......H. 31, L. 39.—Dans un hangar, au fond duquel s'élève une presse, et où travaillent des ouvriers imprimeurs, près d'un gentilhomme qui parle à un homme mettant en page une feuille d'impression, est assise une femme, tenant un masque à la main.Grisaille à l'essence sur papier.Un catalogue anonyme des premières années de la Révolution donne cette grisaille comme étant la représentation d'une «Imprimerie secrète».H. 32, L. 22.—Un grand-papa dans un fauteuil, une main appuyée sur une béquille, sourit à un enfant tenu par sa mère et qui lui tend les bras; le père est penché derrière le vieillard.Dessin dans la manière de Greuze, à l'encre de Chine, dessiné et lavé au pinceau.H. 32, L. 24.—Dans un cellier, entourée d'enfants, une jeune fille est en train de couper du pain dans une grande miche; un petit garçon, à la courte chemisette, se tient debout devant elle, attendant sa tartine.Bistre.Dessin gravé en réduction par De Launay, sous le titre:Dites donc, s'il vous plaît?Vente Villot.H. 32, L. 45.—Sur le pied d'un lit en désordre, où se voit deux oreillers, une jeune femme en chemise est assise, une jambe repliée sous elle, les mains jointes, la tête appuyée au mur; monté sur un escabeau, son chien la regarde tristement.Bistre rehaussé de blanc de gouache autour de la tête de la femme.Première idée du sujet gravé en fac-similé par Saint-Non, et au burin par Dennel, sous le titre:S'il m'étoit aussi fidèl(sic).Porte la marque à froid F. R.H. 27, L. 37.—Dans une grange, un peintre en train de peindre une jeune villageoise, et dont le chevalet et la personne sont renversés par la brusque irruption d'un amoureux qui a jeté le modèle sur une botte de foin, où il le tient embrassé.Bistre.Gravé en fac-similé par Charpentier, sous le titre:La Culbute.H. 28, L. 40.—Un vieillard penché sur des sacs d'argent, que ses mains semblent défendre de la convoitise d'une jeune femme, les regardant par-dessus son épaule.Dessin sur papier jaune, au crayon noir, rehaussé de brutales touches de pastel.Vente Villot.H. 20, L. 22 (ovale).—Un berger et une bergère s'embrassant près d'un abreuvoir; un taureau les contemple.Bistre.H. 23, L. 17.—Une écurie pleine de l'envolée de volailles, où des jeunes filles s'amusent d'un âne tout chargé d'enfants, et que tire par la bride, pour le faire entrer, un jeune garçon.Aquarelle relevée de plume.Signé:Fragonard 1770.Gravé deux fois par Saint-Non, en 1762 et en 1770.H. 18, L. 26.—Paysage au milieu de rochers au pied d'un arbre tordu par le vent; un berger, couché à plat ventre, garde des bestiaux; à droite, une femme tenant sur les bras un marmot et donnant la main à un autre enfant.Gouache.Vente Pérignon.H. 29, L. 42.—A l'entrée d'une allée de grands arbres, vue d'une fontaine au milieu de laquelle s'élève une colonne surmontéed'une statue; à gauche, une charrette au trot.Bistre.H. 16, L. 22.—Près des remparts d'une ville baignés par une rivière, un petit aqueduc où une roue fait monter l'eau; à droite, de grands arbres sous lesquels se promènent des gens; à gauche, une femme chargée de deux cruches.Bistre.H. 19, L. 31.—Sous l'avance d'une roche, dans un site boisé, des bestiaux boivent à un abreuvoir.Bistre.H. 25, L. 30.—Un four public rempli de femmes apportant leurs pains à cuire, et qu'un homme enfourne.Bistre.Sur une poutre de la toiture est écrit, de la main de Fragonard:Four banal de Négrepelisse, octobre 1773.Et au dos du dessin se lit d'une écriture du temps:Dessin d'Honoré Fragonard fait dans son voyage d'Italie avec M. Bergeret. Du cabinet de M. le duc de Chabot.Dans le journal manuscrit et inédit, qu'a rédigé Bergeret de ce voyage d'Italie, il fait mention d'un séjour de Fragonard du 12 au 26 octobre 1773, à sa terre de Négrepelisse, près Montauban.H. 29, L. 37.—Un escalier de parc italien surmonté de deux statues, et derrière lesquelles s'entrevoit une fontaine monumentale aux eaux jaillissantes. Au premier plan, au milieu de gens couchés à terre, une femme debout tenant une ombrelle.Sanguine.H. 22, L. 38.—Vue de la villa Borghèse, animée de groupes de personnages sous les pins parasols.Bistre.Vente Defer.H. 25, L. 39.—Des cascatelles, au haut desquelles se voit entre des arbres une rotonde à colonnes; au premier plan, contre le piédestal d'un grand vase où montent des plantes grimpantes, est adossée une femme qui a près d'elle deux enfants.Bistre.Le dessin est signé au dos:Honoré Fragonard fecit 1788.H. 51, L. 37.—Dans une métairie de la campagne romaine, des enfants dont l'un est monté sur le dos d'un âne, font manger le baudet dans un autel antique, devenu une mangeoire, pendant que près d'une marmite qui bout, montée sur un piédestal, une jeune fille immobile se tient drapée dans l'attitude d'une statue.Bistre.Vente du duc de Chabot.H. 34, L. 46.

—Une jeune femme assise de côté et tournée à droite, la tête vue de trois quarts. Habillée d'une robe ouverte sur la jupe, elle a la poitrine enveloppée d'un fichumenteur, et est coiffée, sur ses cheveux relevés et bouffants, d'un pouf; ses pieds reposent sur un coussin.

Dessin estompé sur crayon noir et rehaussé de craie.

Cette étude est le portrait en pied de Rosalie Fragonard, une fille du peintre morte à ses vingt ans, ainsi que l'atteste l'authentification faite par son petit-neveu T. Fragonard, le peintre de la manufacture de Sèvres.

H. 49, L. 35.

—Femme assise sur une chaise de paille de face, la tête de trois quarts tournée à droite. Elle est vue jusqu'à mi-jambes, les mains l'une dans l'autre posées sur ses genoux, et a sur sa robe un mantelet à capuchon bordé d'une large ruche, se croisant sur sa poitrine.

Sanguine.

Signé:Frago. 1785.

Collection Marcille père.

H. 22, L. 17.

—Jeune fille assise par terre, la tête penchée, les bras abandonnés, les jambes croisées sous elle. Coiffée d'un petit bonnet, et habillée d'une robe et d'un mantelet[18], elle se détache d'un drap blanc étendu sur une table à l'effet de faire ressortir le modèle.

Sanguine.

Signé:Frago. 1785.

Collection Marcille père.

H. 22, L. 17.

—Une femme allongée sur un banc de jardin, au dossier à balustres, une joue appuyée sur sa main droite, ses souliers au haut talon posés l'un sur l'autre.

Dessin au crayon noir, légèrement lavé d'encre de Chine.

Signé au crayon:F... g......

H. 31, L. 39.

—Dans un hangar, au fond duquel s'élève une presse, et où travaillent des ouvriers imprimeurs, près d'un gentilhomme qui parle à un homme mettant en page une feuille d'impression, est assise une femme, tenant un masque à la main.

Grisaille à l'essence sur papier.

Un catalogue anonyme des premières années de la Révolution donne cette grisaille comme étant la représentation d'une «Imprimerie secrète».

H. 32, L. 22.

—Un grand-papa dans un fauteuil, une main appuyée sur une béquille, sourit à un enfant tenu par sa mère et qui lui tend les bras; le père est penché derrière le vieillard.

Dessin dans la manière de Greuze, à l'encre de Chine, dessiné et lavé au pinceau.

H. 32, L. 24.

—Dans un cellier, entourée d'enfants, une jeune fille est en train de couper du pain dans une grande miche; un petit garçon, à la courte chemisette, se tient debout devant elle, attendant sa tartine.

Bistre.

Dessin gravé en réduction par De Launay, sous le titre:Dites donc, s'il vous plaît?

Vente Villot.

H. 32, L. 45.

—Sur le pied d'un lit en désordre, où se voit deux oreillers, une jeune femme en chemise est assise, une jambe repliée sous elle, les mains jointes, la tête appuyée au mur; monté sur un escabeau, son chien la regarde tristement.

Bistre rehaussé de blanc de gouache autour de la tête de la femme.

Première idée du sujet gravé en fac-similé par Saint-Non, et au burin par Dennel, sous le titre:S'il m'étoit aussi fidèl(sic).

Porte la marque à froid F. R.

H. 27, L. 37.

—Dans une grange, un peintre en train de peindre une jeune villageoise, et dont le chevalet et la personne sont renversés par la brusque irruption d'un amoureux qui a jeté le modèle sur une botte de foin, où il le tient embrassé.

Bistre.

Gravé en fac-similé par Charpentier, sous le titre:La Culbute.

H. 28, L. 40.

—Un vieillard penché sur des sacs d'argent, que ses mains semblent défendre de la convoitise d'une jeune femme, les regardant par-dessus son épaule.

Dessin sur papier jaune, au crayon noir, rehaussé de brutales touches de pastel.

Vente Villot.

H. 20, L. 22 (ovale).

—Un berger et une bergère s'embrassant près d'un abreuvoir; un taureau les contemple.

Bistre.

H. 23, L. 17.

—Une écurie pleine de l'envolée de volailles, où des jeunes filles s'amusent d'un âne tout chargé d'enfants, et que tire par la bride, pour le faire entrer, un jeune garçon.

Aquarelle relevée de plume.

Signé:Fragonard 1770.

Gravé deux fois par Saint-Non, en 1762 et en 1770.

H. 18, L. 26.

—Paysage au milieu de rochers au pied d'un arbre tordu par le vent; un berger, couché à plat ventre, garde des bestiaux; à droite, une femme tenant sur les bras un marmot et donnant la main à un autre enfant.

Gouache.

Vente Pérignon.

H. 29, L. 42.

—A l'entrée d'une allée de grands arbres, vue d'une fontaine au milieu de laquelle s'élève une colonne surmontéed'une statue; à gauche, une charrette au trot.

Bistre.

H. 16, L. 22.

—Près des remparts d'une ville baignés par une rivière, un petit aqueduc où une roue fait monter l'eau; à droite, de grands arbres sous lesquels se promènent des gens; à gauche, une femme chargée de deux cruches.

Bistre.

H. 19, L. 31.

—Sous l'avance d'une roche, dans un site boisé, des bestiaux boivent à un abreuvoir.

Bistre.

H. 25, L. 30.

—Un four public rempli de femmes apportant leurs pains à cuire, et qu'un homme enfourne.

Bistre.

Sur une poutre de la toiture est écrit, de la main de Fragonard:Four banal de Négrepelisse, octobre 1773.

Et au dos du dessin se lit d'une écriture du temps:Dessin d'Honoré Fragonard fait dans son voyage d'Italie avec M. Bergeret. Du cabinet de M. le duc de Chabot.

Dans le journal manuscrit et inédit, qu'a rédigé Bergeret de ce voyage d'Italie, il fait mention d'un séjour de Fragonard du 12 au 26 octobre 1773, à sa terre de Négrepelisse, près Montauban.

H. 29, L. 37.

—Un escalier de parc italien surmonté de deux statues, et derrière lesquelles s'entrevoit une fontaine monumentale aux eaux jaillissantes. Au premier plan, au milieu de gens couchés à terre, une femme debout tenant une ombrelle.

Sanguine.

H. 22, L. 38.

—Vue de la villa Borghèse, animée de groupes de personnages sous les pins parasols.

Bistre.

Vente Defer.

H. 25, L. 39.

—Des cascatelles, au haut desquelles se voit entre des arbres une rotonde à colonnes; au premier plan, contre le piédestal d'un grand vase où montent des plantes grimpantes, est adossée une femme qui a près d'elle deux enfants.

Bistre.

Le dessin est signé au dos:Honoré Fragonard fecit 1788.

H. 51, L. 37.

—Dans une métairie de la campagne romaine, des enfants dont l'un est monté sur le dos d'un âne, font manger le baudet dans un autel antique, devenu une mangeoire, pendant que près d'une marmite qui bout, montée sur un piédestal, une jeune fille immobile se tient drapée dans l'attitude d'une statue.

Bistre.

Vente du duc de Chabot.

H. 34, L. 46.

Freudeberg(Sigismond). Un singe de Moreau jeune, parfois pas trop maladroit, mais dont la grâce reste en ses meilleures compositions légèrement allemande. Ces deux dessins de l'illustration du «Monument du Costume», en compagnie de cinq ou six autres Moreau de la même suite, étaient passés en Russie: M. Gigoux a eu le bonheur de les y déterrer, et, si je me souviens bien de ses paroles, au prix d'une dizaine de francs chacun, Moreau ouFreudeberg,—et seul, un Freudeberg de cette suite, s'est vendu 5,500 francs à la vente Mahérault.

—Dans une chambre à coucher, une jeune femme, déjà en bonnet de nuit, se fait enlever des épaules par une chambrière son caraco, pendant qu'une autre fille de chambre bassine son lit.Bistre sur trait de plume.Gravé sous ce titre:le Coucherpar Duclos et terminé par Bosse, dans la «Suite d'Estampes pour servir à l'Histoire des Mœurs et du Costume des Français dans lexviiiesiècle».Vente Gigoux.H. 28, L. 22.—Dans un appartement aux lambris délicatement sculptés, une femme couchée sur un sofa, dormant la tête appuyée sur sa main; au dehors, par une porte-fenêtre entr'ouverte, on voit une chambrière lutinée par un gentilhomme, et le repoussant d'une main posée contre sa bouche.Bistre sur trait de plume.Gravé sous ce titre:le Boudoirpar Maleuvre, dans la «Suite d'Estampes pour servir à l'Histoire des Mœurs».Vente Gigoux.H. 28, L. 22.

—Dans une chambre à coucher, une jeune femme, déjà en bonnet de nuit, se fait enlever des épaules par une chambrière son caraco, pendant qu'une autre fille de chambre bassine son lit.

Bistre sur trait de plume.

Gravé sous ce titre:le Coucherpar Duclos et terminé par Bosse, dans la «Suite d'Estampes pour servir à l'Histoire des Mœurs et du Costume des Français dans lexviiiesiècle».

Vente Gigoux.

H. 28, L. 22.

—Dans un appartement aux lambris délicatement sculptés, une femme couchée sur un sofa, dormant la tête appuyée sur sa main; au dehors, par une porte-fenêtre entr'ouverte, on voit une chambrière lutinée par un gentilhomme, et le repoussant d'une main posée contre sa bouche.

Bistre sur trait de plume.

Gravé sous ce titre:le Boudoirpar Maleuvre, dans la «Suite d'Estampes pour servir à l'Histoire des Mœurs».

Vente Gigoux.

H. 28, L. 22.

Gillot(Charles). Le maître de Watteau, un grand talent original à cheval sur l'antiquité et la comédie italienne, un dessinateur élégant et serpentant, un croqueur à la plume pleine de fantaisie, mais qui n'a jamais pu, dans ses dessins faits, se dépouiller de la sécheresse du graveur. Son crayon a quelque chose de la pointe d'un style qui entrerait dans le papier, et ses sanguines vues à distance apparaissentcomme des contre-épreuves de fines impressions tirées en rouge.

—Au dessous d'une niche, où est placé le buste du dieu Pan, trois faunesses attirant à elle une panerée de fleurs apportée par un satyre; à droite, à gauche, des épisodes de bacchanale.Sanguine.Gravé par Gillot, sous le titre:Feste du dieu Pan.H. 15, L. 36.—Sous un drapeau déployé, marchant en bataillon, une troupe d'amours, dont chacun porte, sur son petit corps nu, un accessoire ou un morceau de costume de la Comédie italienne.Sanguine.H. 14, L. 21.

—Au dessous d'une niche, où est placé le buste du dieu Pan, trois faunesses attirant à elle une panerée de fleurs apportée par un satyre; à droite, à gauche, des épisodes de bacchanale.

Sanguine.

Gravé par Gillot, sous le titre:Feste du dieu Pan.

H. 15, L. 36.

—Sous un drapeau déployé, marchant en bataillon, une troupe d'amours, dont chacun porte, sur son petit corps nu, un accessoire ou un morceau de costume de la Comédie italienne.

Sanguine.

H. 14, L. 21.

Girodet de Roucy Trioson(Anne-Louis). L'artiste aux dessins si en faveur sous la Restauration, si dépréciés aujourd'hui.

—Médaillon aux deux têtes accolées, où le peintre s'est représenté avec sa maîtresse, dessinée les cheveux coupés courts et coiffée en garçon.Dessin au crayon noir, rehaussé de craie et de blanc de gouache qui a noirci.Au dos du dessin, l'amant a écrit:Je n'ai pu de tes traits retracer la douceurNi cette grâce enchanteresseQue leur donnent à la fois ton esprit et ton cœur.Cependant à mon âme ils sont présents sans cesse,Et ma main seule est coupable d'erreur.Mais que du sentiment ce faible et léger gageOù s'est tracé ton plus fidèle amiRépète encor après nous, d'âge en âge,Que mon cœur à ton cœur fut constamment uni[19].A bien des années de là, sur le papier jauni, la maîtresse prenant la plume, écrivait au bas des vers de son amant:17 ans après.Un amour immortel m'entraînait à sa gloire:J'appris à l'admirer autant qu'à le chérir.Et c'est pour m'attacher encore à sa mort,Que j'ai différé de mourir.Ces quatre lignes sont signéesJulie, que suit un nom de famille qui a été gratté.H. 11, L. 11 (ovale).

—Médaillon aux deux têtes accolées, où le peintre s'est représenté avec sa maîtresse, dessinée les cheveux coupés courts et coiffée en garçon.

Dessin au crayon noir, rehaussé de craie et de blanc de gouache qui a noirci.

Au dos du dessin, l'amant a écrit:

Je n'ai pu de tes traits retracer la douceurNi cette grâce enchanteresseQue leur donnent à la fois ton esprit et ton cœur.Cependant à mon âme ils sont présents sans cesse,Et ma main seule est coupable d'erreur.Mais que du sentiment ce faible et léger gageOù s'est tracé ton plus fidèle amiRépète encor après nous, d'âge en âge,Que mon cœur à ton cœur fut constamment uni[19].

Je n'ai pu de tes traits retracer la douceur

Ni cette grâce enchanteresse

Que leur donnent à la fois ton esprit et ton cœur.

Cependant à mon âme ils sont présents sans cesse,

Et ma main seule est coupable d'erreur.

Mais que du sentiment ce faible et léger gage

Où s'est tracé ton plus fidèle ami

Répète encor après nous, d'âge en âge,

Que mon cœur à ton cœur fut constamment uni[19].

A bien des années de là, sur le papier jauni, la maîtresse prenant la plume, écrivait au bas des vers de son amant:

17 ans après.Un amour immortel m'entraînait à sa gloire:J'appris à l'admirer autant qu'à le chérir.Et c'est pour m'attacher encore à sa mort,Que j'ai différé de mourir.

17 ans après.

Un amour immortel m'entraînait à sa gloire:

J'appris à l'admirer autant qu'à le chérir.

Et c'est pour m'attacher encore à sa mort,

Que j'ai différé de mourir.

Ces quatre lignes sont signéesJulie, que suit un nom de famille qui a été gratté.

H. 11, L. 11 (ovale).

BourguignonditGravelot(Hubert-François). Le grand vignettiste duxviiiesiècle, un des plus savants dessinateurs de son temps[20], et dont le dessin a cette qualité d'être toujours, en les plus petites choses, un contour flottant et roulant de la forme, et cela encore très souvent cherché sur la chaleur du fond, sur un frottis de sanguine,—une des habitudes à laquelle on reconnaît, sur le papier, les coloristes de l'époque.—Gravelot a enfin une grâce, toujours appuyée sur l'étude de nature, que n'a pas Eisen, fabriquant trop souvent sa grâce dechic. La vente du généralAndreossy, en livrant aux enchères de grands dessins trouvés par le général pendant son ambassade en Angleterre, a été une révélation de l'énorme travail de préparation des petites vignettes de Gravelot. Il les cherchait d'abord d'après nature, ou d'après des mannequins articulés qu'il avait fait exécuter à Londres, dans de larges dessins au crayon noir rehaussés de blanc, et tout semblables à des études de Lancret. Cela fait, il les mettait au carreau, puis les réduisait en de petits dessins du format des livres, exécutés à la mine de plomb avec le plus grand fini.

En 1809, à la vente Guyot passait lePortefeuillede Gravelot, le livre de ses croquis. C'est sans doute cette réunion de dessins retrouvée, par M. Danlos fils, qui a été vendue, il y a deux ou trois ans, à M. Bocher.

—Jeune homme en costume de cour, saluant, le tricorne à la main; derrière lui un piédestal, où il y a une femme-sphinx sur le dos de laquelle est assis un amour.Dessin à la mine de plomb et à la sanguine.Vente Andreossy.H. 24, L. 17.—Jeune homme en costume de cour, le tricorne sous le bras, une main étendue en avant; dans le fond, une architecture de palais.Dessin à la mine de plomb et à la sanguine.Ce dessin et le précédent sont frottés de sanguine au revers pour être gravés.Vente Andreossy.H. 24, L. 17.—Dame debout, jouant de l'éventail, tout en s'entretenant avec un gentilhomme qui a le chapeau sous le bras.Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir estompé, et rehaussé de craie.Vente Andreossy.H. 42, L. 34.—Femme en petit bonnet, en manteau de lit, assise près d'une table de toilette autour de laquelle sont groupées trois silhouettes de jeunes filles, dont l'une semble tenir à la main une houppe; à ses pieds est couché à terre un homme, le coude appuyé sur un tabouret.Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir, rehaussé de craie.Vente Andreossy.H. 28, L. 43.—Femme couchée dans un lit, dont le pied découvert est manié par un chirurgien pour une saignée. Par une porte ouverte, une fille de chambre entre, portant sur un plateau une chocolatière.Dessin sur papier jaunâtre, au pinceau trempé dans le bistre, sur estompage de crayon rehaussé de craie.H. 43, L. 54.—Deux personnages penchés sur une cuve.Trait de plume lavé de bistre.Signé:H. Grav. delin.C'est un dessin satirique fait par Gravelot en Angleterre, et tiré, je crois, du poème d'Hudibras, et qui porte, en haut de son encadrement rocaille, cette inscription:The itinerant Handy-Craftsman or Caleb turn'd Tinker.Vente Andreossy.H. 22, L. 30.—Une fouille à la porte d'une église d'architecture anglaise,et qui porte, dans une ogive, la date de 1301; un homme, la tête découverte, remet une lettre à un vieillard appuyé sur une canne, en train de surveiller les ouvriers. A gauche, sous un pigeonnier, sont assis un jeune homme et une jeune fille près d'un paon qui fait la roue.Dessin à la plume, lavé d'encre sur papier jaunâtre.H. 26, L. 22.—Sur un fond d'architecture gravé, le char de Neptune, précédé de Vénus portée sur un dauphin et entourée d'amours; sur les deux rives des Turcs et des Indiens, auxquels des Néréïdes apportent des produits de l'Océan. Outre la scène principale tout entière dessinée, il y a, dans la voussure du plafond, des cartouches, dans les entre-colonnements du palais de théâtre, des niches,rempliespar des écussons et des statues également dessinés.Lavis à l'encre de Chine.Dessin pour une Fête de Versailles, qui, après que les figures ont été dessinées sur le commencement de la gravure, a été entièrement gravé sous un titre que je ne retrouve plus.H. 30, L. 48.—Le Colin-maillard.Dessin à la sanguine relevé de plume.Signé deux fois dans la marge:H. Gravelot inven.Gravé par Martinet dans une série de quatre vignettes avec des vers au bas.H. 18, L. 12.—Une jeune femme couchée sur un grabat, dont s'approche, suivi d'un petit garçon, un homme qui fait un geste d'étonnement.Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir estompé, rehaussé de craie. Il a été mis au carreau pour la réduction du dessin en vignette.C'est le dessin de la vignette gravée par Pasquier, t. Ier, p. 189 de l'Histoire de Tom Jones, traduit par M. de la Place, 1751.Vente Andreossy.H. 38, L. 46.

—Jeune homme en costume de cour, saluant, le tricorne à la main; derrière lui un piédestal, où il y a une femme-sphinx sur le dos de laquelle est assis un amour.

Dessin à la mine de plomb et à la sanguine.

Vente Andreossy.

H. 24, L. 17.

—Jeune homme en costume de cour, le tricorne sous le bras, une main étendue en avant; dans le fond, une architecture de palais.

Dessin à la mine de plomb et à la sanguine.

Ce dessin et le précédent sont frottés de sanguine au revers pour être gravés.

Vente Andreossy.

H. 24, L. 17.

—Dame debout, jouant de l'éventail, tout en s'entretenant avec un gentilhomme qui a le chapeau sous le bras.

Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir estompé, et rehaussé de craie.

Vente Andreossy.

H. 42, L. 34.

—Femme en petit bonnet, en manteau de lit, assise près d'une table de toilette autour de laquelle sont groupées trois silhouettes de jeunes filles, dont l'une semble tenir à la main une houppe; à ses pieds est couché à terre un homme, le coude appuyé sur un tabouret.

Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir, rehaussé de craie.

Vente Andreossy.

H. 28, L. 43.

—Femme couchée dans un lit, dont le pied découvert est manié par un chirurgien pour une saignée. Par une porte ouverte, une fille de chambre entre, portant sur un plateau une chocolatière.

Dessin sur papier jaunâtre, au pinceau trempé dans le bistre, sur estompage de crayon rehaussé de craie.

H. 43, L. 54.

—Deux personnages penchés sur une cuve.

Trait de plume lavé de bistre.

Signé:H. Grav. delin.

C'est un dessin satirique fait par Gravelot en Angleterre, et tiré, je crois, du poème d'Hudibras, et qui porte, en haut de son encadrement rocaille, cette inscription:The itinerant Handy-Craftsman or Caleb turn'd Tinker.

Vente Andreossy.

H. 22, L. 30.

—Une fouille à la porte d'une église d'architecture anglaise,et qui porte, dans une ogive, la date de 1301; un homme, la tête découverte, remet une lettre à un vieillard appuyé sur une canne, en train de surveiller les ouvriers. A gauche, sous un pigeonnier, sont assis un jeune homme et une jeune fille près d'un paon qui fait la roue.

Dessin à la plume, lavé d'encre sur papier jaunâtre.

H. 26, L. 22.

—Sur un fond d'architecture gravé, le char de Neptune, précédé de Vénus portée sur un dauphin et entourée d'amours; sur les deux rives des Turcs et des Indiens, auxquels des Néréïdes apportent des produits de l'Océan. Outre la scène principale tout entière dessinée, il y a, dans la voussure du plafond, des cartouches, dans les entre-colonnements du palais de théâtre, des niches,rempliespar des écussons et des statues également dessinés.

Lavis à l'encre de Chine.

Dessin pour une Fête de Versailles, qui, après que les figures ont été dessinées sur le commencement de la gravure, a été entièrement gravé sous un titre que je ne retrouve plus.

H. 30, L. 48.

—Le Colin-maillard.

Dessin à la sanguine relevé de plume.

Signé deux fois dans la marge:H. Gravelot inven.

Gravé par Martinet dans une série de quatre vignettes avec des vers au bas.

H. 18, L. 12.

—Une jeune femme couchée sur un grabat, dont s'approche, suivi d'un petit garçon, un homme qui fait un geste d'étonnement.

Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir estompé, rehaussé de craie. Il a été mis au carreau pour la réduction du dessin en vignette.

C'est le dessin de la vignette gravée par Pasquier, t. Ier, p. 189 de l'Histoire de Tom Jones, traduit par M. de la Place, 1751.

Vente Andreossy.

H. 38, L. 46.

Greuze(Jean-Baptiste). A propos du grand dessin, exposé par Greuze au Salon de 1769, Diderot dit: «Il ne faut à Greuze qu'une matinée pour faire un dessin comme celui-là.» Oui, Greuze a le jaillissement du trait comme inspiré et enthousiaste; son lavis semble avoir la fièvre, et même en ses têtes d'études où il s'astreint à un travail de hachures, il apporte là dedans une fougue qui n'y laisse rien de mécanique. Un dessin, catalogué ici, présente un intérêt: c'est la répétition, pour ainsi dire, du «Coucher» de Vanloo, un dessin désagréable par la masculinité du torse, mais dont le fier et coloré modelage des jambes montre le puissant artiste qu'était Greuze à certaines heures.

—Dans un parc, un jeune homme debout, soutenant de la main gauche son fusil appuyé sur un banc de pierre, où se repose un chien, tandis que son bras droit est entouré des deux mains d'une jeune femme assise, qui appuie amoureusement sa tête contre lui.Lavis au pinceau à l'encre de Chine.Étude pour le portrait d'un jeune ménage, peut-être celui des de La Borde.H. 38, L. 35.—Jeune femme au seuil d'une porte, la tête baissée, les bras pendants; sur ses épaules est jeté un fichu à la large pèlerine.Dessin au crayon noir et à la sanguine fondus et estompés.Étude de femme d'après MmeGreuze pour la composition gravée par Massard, sous le titre:la Dame bienfaisante. Une étude semblable, mais à la sanguine seulement, existe au Louvre.Vente Hope.H. 49, L. 31.—Une vieille femme paralytique, qu'un jeune homme approche d'un fauteuil, en la soutenant filialement sous les bras.Lavis au pinceau à l'encre de Chine.H. 31, L. 22.—Académie de femme nue, vue de dos, la tête retournée par derrière. Une main appuyée sur un coin de toilette, elle a la jambe gauche agenouillée sur un fauteuil où est posée sa chemise.Dessin au crayon noir et à la sanguine fondus et estompés.Vente de MlleCaroline Greuze, no35.H. 59, L. 37.—Trois études d'amours.Lavis au pinceau à l'encre de Chine sur trait de crayon et balafré de sanguine.H. 26, L. 22.

—Dans un parc, un jeune homme debout, soutenant de la main gauche son fusil appuyé sur un banc de pierre, où se repose un chien, tandis que son bras droit est entouré des deux mains d'une jeune femme assise, qui appuie amoureusement sa tête contre lui.

Lavis au pinceau à l'encre de Chine.

Étude pour le portrait d'un jeune ménage, peut-être celui des de La Borde.

H. 38, L. 35.

—Jeune femme au seuil d'une porte, la tête baissée, les bras pendants; sur ses épaules est jeté un fichu à la large pèlerine.

Dessin au crayon noir et à la sanguine fondus et estompés.

Étude de femme d'après MmeGreuze pour la composition gravée par Massard, sous le titre:la Dame bienfaisante. Une étude semblable, mais à la sanguine seulement, existe au Louvre.

Vente Hope.

H. 49, L. 31.

—Une vieille femme paralytique, qu'un jeune homme approche d'un fauteuil, en la soutenant filialement sous les bras.

Lavis au pinceau à l'encre de Chine.

H. 31, L. 22.

—Académie de femme nue, vue de dos, la tête retournée par derrière. Une main appuyée sur un coin de toilette, elle a la jambe gauche agenouillée sur un fauteuil où est posée sa chemise.

Dessin au crayon noir et à la sanguine fondus et estompés.

Vente de MlleCaroline Greuze, no35.

H. 59, L. 37.

—Trois études d'amours.

Lavis au pinceau à l'encre de Chine sur trait de crayon et balafré de sanguine.

H. 26, L. 22.

Guérin(François). Un académicien de la vieille académie bien peu connu, et dont les dessins grouillants et tumultueux, lavés de bistre et sabrés de blanc de gouache, sont un mélange de faire de Boucher, son maître, et de Gabriel de Saint-Aubin. Ils ne sont pas signés, les dessins de ma collection, mais j'ai vu en 1860, chez Mallinet, un dessin du mêmeMaître, et absolument de la même facture, représentant, dans un atelier plein d'enfants, une femme peignant à un chevalet, dessin signéF. G., les initiales de François Guérin.

—Un marché à la volaille du temps. Allée de boutiques faites de quatre perches, au haut desquelles est noué, servant de toit, un vieux morceau de toile, d'où pendent accrochés toutes sortes de volatiles. Au premier plan du marché, peuplé de vendeuses et d'acheteuses, une vieille femme agenouillée sort d'un panier, appelécouveuse, un poulet qu'elle met entre les mains d'une fillette.Dessin sur papier jaune, au bistre, rehaussé de blanc de gouache.Portant la marque du chevalier Damery.H. 23, L. 28.—Une marchande de marrons en train de renverser le contenu de sa poêle dans un morceau de couverture; à côté un garde française embrassant une grisette; dans le fond, une femme jouant du violon auprès d'un homme qui fait la parade devant les tableaux d'une baraque.Dessin sur papier jaune, au bistre, rehaussé de blanc de gouache.Portant la marque du chevalier Damery.H. 23, L. 28.

—Un marché à la volaille du temps. Allée de boutiques faites de quatre perches, au haut desquelles est noué, servant de toit, un vieux morceau de toile, d'où pendent accrochés toutes sortes de volatiles. Au premier plan du marché, peuplé de vendeuses et d'acheteuses, une vieille femme agenouillée sort d'un panier, appelécouveuse, un poulet qu'elle met entre les mains d'une fillette.

Dessin sur papier jaune, au bistre, rehaussé de blanc de gouache.

Portant la marque du chevalier Damery.

H. 23, L. 28.

—Une marchande de marrons en train de renverser le contenu de sa poêle dans un morceau de couverture; à côté un garde française embrassant une grisette; dans le fond, une femme jouant du violon auprès d'un homme qui fait la parade devant les tableaux d'une baraque.

Dessin sur papier jaune, au bistre, rehaussé de blanc de gouache.

Portant la marque du chevalier Damery.

H. 23, L. 28.

Hoin(Claude). Un nom d'artiste complètement sombré, et que seulement depuis quelques années vient de réapprendre aux amateurs le passage, dans les ventes d'estampes, de deux ou trois gravures en couleur d'après ses compositions. Les experts avaient une telle défiance de l'inconnu de son nom, et cela encore à la vente Tondu, qu'ils livraient aux enchèresses gouaches, signées en toutes lettres, sous le nom de Fragonard. Un très habile gouacheur que Hoin, et peut-être l'inventeur de ces petits zigzags de blanc, employés si joliment par Hall dans les demi-teintes neutres de ses étoffes, et qui font l'effet de ces sillons brillants qu'un patin laisse sur la glace. Hoin faisait, par parenthèse, annoncer que ces coups de blanc étaient exécutés avec le blanc de zinc, tout nouvellement inventé par le chimiste de Morveau. Hoin, en définitive, est l'un des quatre ou cinq plus remarquables gouacheurs du siècle. On ne peut lui reprocher qu'un goût trop prononcé pour la coloration gorge de pigeon, qui apporte à ses compositions une harmonie un peu ardoisée.

—MmeDugazon dans le rôle de Nina. Elle est représentée en fichu de gaze, en corsage jaune, en robe de mousseline blanche à dessous rose, courant vers une grille de château, des fleurs dans les cheveux, un bouquet à la main.Gouache.Signé sur une pierre de la grille:Hoin P. de M.(peintre de Monsieur), 1789.Composition différente de Nina la folle, gravée en couleur par Janinet en 1787, d'après Hoin.Vente Tondu.H. 25, L. 19.

—MmeDugazon dans le rôle de Nina. Elle est représentée en fichu de gaze, en corsage jaune, en robe de mousseline blanche à dessous rose, courant vers une grille de château, des fleurs dans les cheveux, un bouquet à la main.

Gouache.

Signé sur une pierre de la grille:Hoin P. de M.(peintre de Monsieur), 1789.

Composition différente de Nina la folle, gravée en couleur par Janinet en 1787, d'après Hoin.

Vente Tondu.

H. 25, L. 19.

Houel(Jean-Pierre-Louis). D'élégants dessins de toutes sortes, parmi lesquels on remarque une série de gouaches représentant des paysages italiens, où l'artiste cherche à échapper aux tons conventionnelsde ce genre de peinture, pour se rapprocher de la couleur vraie de la nature.

—Sous les arceaux d'une vieille construction, une écurie où l'on voit un petit cavalier en selle sur un cheval qui caracole; à droite, un escalier où monte un homme portant un sac sur son dos.Bistre sur trait de plume.Signé:Houel f. 1764.H. 32, L. 27.—Une colline boisée, surmontée d'une église à campanile entourée de cyprès; au bas, un lac avec une barque amarrée; à gauche un homme qui brouette une barrique.Gouache.Signé:Houel f. R. 1772.H. 30, L. 47.

—Sous les arceaux d'une vieille construction, une écurie où l'on voit un petit cavalier en selle sur un cheval qui caracole; à droite, un escalier où monte un homme portant un sac sur son dos.

Bistre sur trait de plume.

Signé:Houel f. 1764.

H. 32, L. 27.

—Une colline boisée, surmontée d'une église à campanile entourée de cyprès; au bas, un lac avec une barque amarrée; à gauche un homme qui brouette une barrique.

Gouache.

Signé:Houel f. R. 1772.

H. 30, L. 47.

Huet(Jean-Baptiste). Le copiste, le plagiaire des dessins, des motifs, des procédés même de Boucher dont il a pris jusqu'aux petits traits géminés dont le puissant crayonneur accidente,zèbre, pour ainsi dire, le plane de son estompage: travaux que l'on sent chez le Maître l'œuvre d'une main et qui ne semblent chez son disciple que la façon d'un outil, d'une mécanique. Déclarons-le bien haut, le joli chez Boucher a parfois du grandiose, il n'est jamais que joli chez Huet.

—Une bergère, en chapeau de paille, au corsage décolleté et enrubanné, à la jupe faisant retroussis, les pieds nus, une rose à la main; derrière elle des moutons couchés à terre.Pastel.Signé:J. B. Hûet, 1788.H. 39, L. 28.—Dans un jardinet fleuri de roses trémières, une jeune femme, assise près d'une caisse d'orangers, pêche à la ligne; à ses côtés un petit garçon joue avec un chien.Aquarelle.Signé au crayon:J. B. Hûet, 1783.H. 20, L. 29.—Dans une chambre où les gens sont aveuglés par la fumée d'un poêle qu'on allume, deux amoureux profitent de l'incident pour s'embrasser sans être vus[21].Dessin lavé au bistre sur trait de plume.Signé:J. B. Hûet, 1789.Gravé en couleur par Delacour, sous le titre:l'Heureux Accident.H. 24, L. 37.—Marche d'animaux à la Benedette Castiglione, où, dans la bousculade, un taureau monte sur une vache.Dessin sur papier jaune, au crayon noir, rehaussé de craie.Signé à l'encre:J. B. Hûet, 1771.H. 32, L. 43.—Bâtiments de ferme dans une saulaie, au bord d'un ruisseau où pêche à la ligne un petit garçon.Signé:J. B. Hûet, 1787.H. 34, L. 44.—Cour de ferme, où sur des bottes de foin est assise une jeune villageoise, adossée à la porte rustique d'un verger, sous laquelle joue un enfant.Signé:J. B. Hûet, 1787.H. 34, L. 44.—Canard prenant son vol.Aquarelle.Signé:C. Huet, 1754[22].H. 21, L. 39.

—Une bergère, en chapeau de paille, au corsage décolleté et enrubanné, à la jupe faisant retroussis, les pieds nus, une rose à la main; derrière elle des moutons couchés à terre.

Pastel.

Signé:J. B. Hûet, 1788.

H. 39, L. 28.

—Dans un jardinet fleuri de roses trémières, une jeune femme, assise près d'une caisse d'orangers, pêche à la ligne; à ses côtés un petit garçon joue avec un chien.

Aquarelle.

Signé au crayon:J. B. Hûet, 1783.

H. 20, L. 29.

—Dans une chambre où les gens sont aveuglés par la fumée d'un poêle qu'on allume, deux amoureux profitent de l'incident pour s'embrasser sans être vus[21].

Dessin lavé au bistre sur trait de plume.

Signé:J. B. Hûet, 1789.

Gravé en couleur par Delacour, sous le titre:l'Heureux Accident.

H. 24, L. 37.

—Marche d'animaux à la Benedette Castiglione, où, dans la bousculade, un taureau monte sur une vache.

Dessin sur papier jaune, au crayon noir, rehaussé de craie.

Signé à l'encre:J. B. Hûet, 1771.

H. 32, L. 43.

—Bâtiments de ferme dans une saulaie, au bord d'un ruisseau où pêche à la ligne un petit garçon.

Signé:J. B. Hûet, 1787.

H. 34, L. 44.

—Cour de ferme, où sur des bottes de foin est assise une jeune villageoise, adossée à la porte rustique d'un verger, sous laquelle joue un enfant.

Signé:J. B. Hûet, 1787.

H. 34, L. 44.

—Canard prenant son vol.

Aquarelle.

Signé:C. Huet, 1754[22].

H. 21, L. 39.

Huez.Un sculpteur qui fait des dessins de sculpteur.

—La France, appuyée sur un bouclier fleurdelysé, fait le geste de bénir une femme, ayant la main sur un aérostat. Dessin au bistre et à l'encre de Chine sur trait de plume.Signé:D'Huez, qui a écrit dans la marge:La Physique présentant la machine aérostatique à la France qui la protège.H. 31, L. 24.

—La France, appuyée sur un bouclier fleurdelysé, fait le geste de bénir une femme, ayant la main sur un aérostat. Dessin au bistre et à l'encre de Chine sur trait de plume.

Signé:D'Huez, qui a écrit dans la marge:La Physique présentant la machine aérostatique à la France qui la protège.

H. 31, L. 24.

Jeaurat(Edme). Dessinateur de scènes «du bas peuple» à la façon de Chardin, mais qui n'a rien de son ampleur magistrale. Ses dessins sont presque toujours exécutés au crayon noir avec une pierre d'Italie, presque grise, et très légèrement rehaussés de blancs à peine visibles, cela sur un papier bleuâtre, en sorte que ses études, aux contours et aux détails arrêtés par un petit trait sec,apparaissent comme éclairées par un clair de lune. On remarquera que trois de ces dessins de Jeaurat, quoique provenant de ventes différentes, portent gravée à froid une petite ancre: la marque du chevalier Damery. Cet amateur, dont le nom se trouve au bas d'un certain nombre d'estampes, comme le nom du possesseur d'une collection considérable de tableaux et de dessins, fut un homme d'un goût sûr, unchoisisseurdélicat et raffiné. Je signale sa marque aux amateurs: elle n'est jamais sur un dessin médiocre.

—Un homme et une femme du peuple dansant.Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Étude des deux figures principales pour le tableau dela Place des Halles, gravé par Aliamet.Portant la marque du chevalier Damery.H. 22, L. 27.—Trois femmes des halles faisant les cornes.Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Étude pourle Transport des filles de joie a l'hôpital, gravé par Levasseur.Portant la marque du chevalier Damery et du peintre Joyant.H. 22, L. 28.—Un homme attelé au brancard d'une charrette; en bas, à gauche, une répétition de la tête coiffée d'un bonnet au lieu d'un chapeau.Dessin sur papier gris, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Étude pourle Déménagement du Peintre, gravé par Duflos.H. 22, L. 19.—Une femme assise dans un fauteuil, un sac au bras.Dessin sur papier jaunâtre, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Étude de la femme pour la composition gravée par Balechou, sous le titre:le Mari jaloux.H. 34, L. 26.—Un malade assis à une table, comptant les parties de son apothicaire, un laquais appuyé au dos de sa chaise, une fille de chambre une seringue à la main.Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Portant la marque du chevalier Damery.H. 24, L. 30.

—Un homme et une femme du peuple dansant.

Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.

Étude des deux figures principales pour le tableau dela Place des Halles, gravé par Aliamet.

Portant la marque du chevalier Damery.

H. 22, L. 27.

—Trois femmes des halles faisant les cornes.

Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.

Étude pourle Transport des filles de joie a l'hôpital, gravé par Levasseur.

Portant la marque du chevalier Damery et du peintre Joyant.

H. 22, L. 28.

—Un homme attelé au brancard d'une charrette; en bas, à gauche, une répétition de la tête coiffée d'un bonnet au lieu d'un chapeau.

Dessin sur papier gris, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.

Étude pourle Déménagement du Peintre, gravé par Duflos.

H. 22, L. 19.

—Une femme assise dans un fauteuil, un sac au bras.

Dessin sur papier jaunâtre, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.

Étude de la femme pour la composition gravée par Balechou, sous le titre:le Mari jaloux.

H. 34, L. 26.

—Un malade assis à une table, comptant les parties de son apothicaire, un laquais appuyé au dos de sa chaise, une fille de chambre une seringue à la main.

Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.

Portant la marque du chevalier Damery.

H. 24, L. 30.

Lafitte(Louis). L'illustrateur que les éditeurs du Directoire et de l'Empire acceptèrent pour le continuateur de Moreau, un dessinateur incorrect et niais, dans l'imagerie duquel la recherche de David s'allie à des sentimentalités à la Bartolozzi.

—Intérieur d'atelier, à la muraille garnie de plâtres, du commencement de la Révolution; des élèves dessinent et peignent, d'autres lisent; un modèle de femme se repose la main sur un tabouret.Dessin sur papier jaune, au crayon noir, rehaussé de blanc.Signé à l'encre:L. Lafitte, 1790.Ce dessin est le no98 de la vente Lafitte, 1828, où il est ainsi décrit dans le catalogue:Représentation de l'atelier de Vincent et portraits de plusieurs de ses élèves pendant une heure d'étude.H. 42, L. 54.

—Intérieur d'atelier, à la muraille garnie de plâtres, du commencement de la Révolution; des élèves dessinent et peignent, d'autres lisent; un modèle de femme se repose la main sur un tabouret.

Dessin sur papier jaune, au crayon noir, rehaussé de blanc.

Signé à l'encre:L. Lafitte, 1790.

Ce dessin est le no98 de la vente Lafitte, 1828, où il est ainsi décrit dans le catalogue:Représentation de l'atelier de Vincent et portraits de plusieurs de ses élèves pendant une heure d'étude.

H. 42, L. 54.

Lagrenéedit l'aîné(Louis-Jean-François). Un peintre et dessinateur gracieux, faisant de la grâce dans laquelle commence à apparaître le goût de l'antique et ces profils à la grecque, où le front passe au nez par une ligne droite sans rentrant.

—Une sultane accroupie à terre, une cuiller à la main, près d'une petite table basse où sont posées une théière et une tasse; dans le fond, deux suivantes versant de l'eau dans une bouilloire posée sur un trépied allumé.Bistre sur trait de plume, rehaussé de blanc de gouache.Étude pour un dessus de porte.H. 11, L. 25.

—Une sultane accroupie à terre, une cuiller à la main, près d'une petite table basse où sont posées une théière et une tasse; dans le fond, deux suivantes versant de l'eau dans une bouilloire posée sur un trépied allumé.

Bistre sur trait de plume, rehaussé de blanc de gouache.

Étude pour un dessus de porte.

H. 11, L. 25.

La Joue(Jacques). Un artiste au dessin verveux et tordu, et qui, dans les personnages, semble le dessin d'un grand orfèvre, associant l'homme à la rocaille de ses créations. Un génie abondant, comme on disait alors, une imagination meublée de paysages aux arbres ornementaux, d'architectures ronflantes, de ruines théâtrales.


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