—Un encadrement portant en haut l'écusson de la maison d'Orléans, soutenu par deux amours, et descendant des deux côtés par des chutes de verdure et de treillage à des scènes de chasse au milieu desquelles se voit dans un cartouche le portrait de Wouwermans.Dessin à la plume lavé d'encre de Chine.Signé:Lajoue.Gravé par Le Parmentier, sous le titre:Frontispice de l'Œuvre de Wouwermans.H. 34, L. 45.—Dans une bibliothèque, deux amours dont l'un porteune toque, une fraise, un manteau, et sur son ventre nu, le baudrier de la Comédie italienne. Tous deux sont appuyés sur un globe terrestre.Un amour couronnant un buste encastré dans un obélisque, dont le soubassement porte les trois fleurs de lys; un second amour étendant les bras vers le buste.Lavis à l'encre de Chine.Tous deux signés:Lajoue.Études pour dessus de portes.H. 33, L. 32.—Au pied d'un bouquet d'arbres et d'une fontaine surmontée d'un groupe d'animaux représentant un cerf forcé, des chasseurs se reposent couchés à terre; dans le lointain, une chasseresse à cheval qui a une amie en croupe.Dessin à la plume lavé d'aquarelle.H. 23, L. 27.
—Un encadrement portant en haut l'écusson de la maison d'Orléans, soutenu par deux amours, et descendant des deux côtés par des chutes de verdure et de treillage à des scènes de chasse au milieu desquelles se voit dans un cartouche le portrait de Wouwermans.
Dessin à la plume lavé d'encre de Chine.
Signé:Lajoue.
Gravé par Le Parmentier, sous le titre:Frontispice de l'Œuvre de Wouwermans.
H. 34, L. 45.
—Dans une bibliothèque, deux amours dont l'un porteune toque, une fraise, un manteau, et sur son ventre nu, le baudrier de la Comédie italienne. Tous deux sont appuyés sur un globe terrestre.
Un amour couronnant un buste encastré dans un obélisque, dont le soubassement porte les trois fleurs de lys; un second amour étendant les bras vers le buste.
Lavis à l'encre de Chine.
Tous deux signés:Lajoue.
Études pour dessus de portes.
H. 33, L. 32.
—Au pied d'un bouquet d'arbres et d'une fontaine surmontée d'un groupe d'animaux représentant un cerf forcé, des chasseurs se reposent couchés à terre; dans le lointain, une chasseresse à cheval qui a une amie en croupe.
Dessin à la plume lavé d'aquarelle.
H. 23, L. 27.
Lancret(Nicolas). Un dessin descendant de Watteau, mais sans ces appuiements cassés et ce brisement aigu de la ligne, qui sont le charme et la signature du grand Maître. En outre, le dessin est plus lourd, plus rond, plus ramassé, et toujours avec des extrémités balourdes. Lancret nevoit pas longcomme voyait Watteau. Il serait toutefois injuste de ne pas accorder à Lancret une certaine ampleur décorative de beaux contours rocailleux, des grâces parfois solides, et, dans le procédé, la trituration du crayon noir et de la sanguine d'un vrai coloriste.
—Une femme debout et déclamant, un masque à la main,uneautre assise et chantant, les yeux sur un livre de musique, toutes deux en robes et en petits toquets garnis de fourrures.Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir et à la sanguine, gouaché de blanc.Ces deux figures se retrouvent dans un tableau de Lancret, conservé dans lesappartementsdu château de Potsdam.Vente Villot.H. 18, L. 30.—Deux femmes vêtues, comme dans le dessin précédent, de robes et de toquets à la polonaise. Elles sont debout l'une en face de l'autre et semblent jouer une scène de théâtre.Dessin aux trois crayons sur papier chamois.H. 18, L. 24.—Deux hommes dans l'attitude de présenter la main à une femme au bas d'un escalier, trois hommes vus de dos dans l'inclination d'un salut.Feuille de croquis au crayon noir et à la sanguine sur papier blanc.L'étude de l'homme présentant la main a été employée par Lancret, avec un changement, dans l'Adolescence, gravée par de Larmessin.H. 23, L. 32.—Un homme de profil tourné à droite dans le mouvement d'ajuster. Dans le fond, deux répétitions de sa tête coiffée d'une manière différente.Dessin sur papier verdâtre rehaussé de blanc.H. 31, L. 22.—Un homme couché à terre, vu de dos, la tête de profil tourné à gauche.Dessin à la pierre d'Italie, rehaussé de blanc sur papier jaune.Étude.H. 22, L. 23.
—Une femme debout et déclamant, un masque à la main,uneautre assise et chantant, les yeux sur un livre de musique, toutes deux en robes et en petits toquets garnis de fourrures.
Dessin sur papier jaunâtre, au crayon noir et à la sanguine, gouaché de blanc.
Ces deux figures se retrouvent dans un tableau de Lancret, conservé dans lesappartementsdu château de Potsdam.
Vente Villot.
H. 18, L. 30.
—Deux femmes vêtues, comme dans le dessin précédent, de robes et de toquets à la polonaise. Elles sont debout l'une en face de l'autre et semblent jouer une scène de théâtre.
Dessin aux trois crayons sur papier chamois.
H. 18, L. 24.
—Deux hommes dans l'attitude de présenter la main à une femme au bas d'un escalier, trois hommes vus de dos dans l'inclination d'un salut.
Feuille de croquis au crayon noir et à la sanguine sur papier blanc.
L'étude de l'homme présentant la main a été employée par Lancret, avec un changement, dans l'Adolescence, gravée par de Larmessin.
H. 23, L. 32.
—Un homme de profil tourné à droite dans le mouvement d'ajuster. Dans le fond, deux répétitions de sa tête coiffée d'une manière différente.
Dessin sur papier verdâtre rehaussé de blanc.
H. 31, L. 22.
—Un homme couché à terre, vu de dos, la tête de profil tourné à gauche.
Dessin à la pierre d'Italie, rehaussé de blanc sur papier jaune.
Étude.
H. 22, L. 23.
Lantara(Simon Mathurin). Le peintre, le dessinateur amoureux des jeux de la lumière dans les vapeurs, dans les nuages, et qui met toujours un peu des vaporisations d'un clair de lune en ses ciels du jour.
—Un bord de rivière, ayant à droite un bouquet d'arbres, à gauche les toits d'un village, dans le fond une tour en ruine. Au premier plan, un homme dont une bourrasque, qui fait le ciel nébuleux, enlève le chapeau.Dessin sur papier bleu au crayon noir estompé avec rehaut de craie.H. 25, L. 39.
—Un bord de rivière, ayant à droite un bouquet d'arbres, à gauche les toits d'un village, dans le fond une tour en ruine. Au premier plan, un homme dont une bourrasque, qui fait le ciel nébuleux, enlève le chapeau.
Dessin sur papier bleu au crayon noir estompé avec rehaut de craie.
H. 25, L. 39.
La Rue(dit desBatailles). Dessinateur au gros et épaté contour roussâtre, qu'on dirait une cernée faite par la pourriture du papier. Les dessins de La Rue sont très rares.
—Une course de chevaux dans un site italien.Dessin au bistre tracé à la plume de roseau et lavé d'une teinte bleutée.Vente Peltier.H. 19, L. 47.
—Une course de chevaux dans un site italien.
Dessin au bistre tracé à la plume de roseau et lavé d'une teinte bleutée.
Vente Peltier.
H. 19, L. 47.
La Tour(Maurice-Quentin de). Un grand, un très grand pastelliste, mais avant tout l'homme unique despréparations, de ces savantes et vivantes ébauches de la physionomie humaine, qui peuvent tenir à côtéde n'importe quel portrait de quelque école que ce soit.
—Une femme vue de face, à mi-corps. Poudrée, en coiffure basse du milieu du siècle, et d'où s'échappe et se déroule, à gauche, sur sa gorge, une boucle de cheveux appeléerepentir, elle porte au cou un collier de ruban bleu, et sa robe décolletée est une robe de velours bleu garnie de dentelles et de fourrure de cygne. Derrière elle, le dos d'un fauteuil sculpté se détachant d'un fond bleuâtre.Pastel.H. 54, L. 48.—Masque de La Tour.Préparation pastellée sur papier jaunâtre.Étude pour le portrait de l'artiste du Louvre.H. 27, L. 17.—Tête de femme de trois quarts tournée à gauche.Préparation sur papier jaune, poussée au fini du pastel dans le visage; les cheveux seulement frottés d'une coloration de poudre, le cou indiqué par un trait de craie, le fond haché de bleu. Préparation mise au carreau.Étude pour le grand portrait en pied de Mmede Pompadour du Louvre.H. 36, L. 26 (ovale).—Tête de femme de trois quarts tournée à gauche.Préparation sur papier bleu, au crayon noir, rehaussée de craie, avec de la sanguine seulement sur les lèvres.Le nom de MlleDangevilleétait écrit, d'une écriture du temps, sur une bande de papier collé sur le petit cadre noir habituel aux préparations de La Tour. Il est encore au dos du dessin. L'authenticité de l'attribution est confirmée par une seconde étude plus avancée qui figure au Musée de Saint-Quentin sous le no64.H. 30, L. 20.—Tête d'homme vu de trois quarts, tourné à droite, un mazulipatan noué sur la tête.Préparation sur papier bleu, aux trois crayons, rehaussée de pastel.Étude pour le portrait de Dumont le Romain, conservé au Louvre.H. 30, L. 20.
—Une femme vue de face, à mi-corps. Poudrée, en coiffure basse du milieu du siècle, et d'où s'échappe et se déroule, à gauche, sur sa gorge, une boucle de cheveux appeléerepentir, elle porte au cou un collier de ruban bleu, et sa robe décolletée est une robe de velours bleu garnie de dentelles et de fourrure de cygne. Derrière elle, le dos d'un fauteuil sculpté se détachant d'un fond bleuâtre.
Pastel.
H. 54, L. 48.
—Masque de La Tour.
Préparation pastellée sur papier jaunâtre.
Étude pour le portrait de l'artiste du Louvre.
H. 27, L. 17.
—Tête de femme de trois quarts tournée à gauche.
Préparation sur papier jaune, poussée au fini du pastel dans le visage; les cheveux seulement frottés d'une coloration de poudre, le cou indiqué par un trait de craie, le fond haché de bleu. Préparation mise au carreau.
Étude pour le grand portrait en pied de Mmede Pompadour du Louvre.
H. 36, L. 26 (ovale).
—Tête de femme de trois quarts tournée à gauche.
Préparation sur papier bleu, au crayon noir, rehaussée de craie, avec de la sanguine seulement sur les lèvres.
Le nom de MlleDangevilleétait écrit, d'une écriture du temps, sur une bande de papier collé sur le petit cadre noir habituel aux préparations de La Tour. Il est encore au dos du dessin. L'authenticité de l'attribution est confirmée par une seconde étude plus avancée qui figure au Musée de Saint-Quentin sous le no64.
H. 30, L. 20.
—Tête d'homme vu de trois quarts, tourné à droite, un mazulipatan noué sur la tête.
Préparation sur papier bleu, aux trois crayons, rehaussée de pastel.
Étude pour le portrait de Dumont le Romain, conservé au Louvre.
H. 30, L. 20.
Lavreince(Nicolas). Un gouacheur qui n'a rien de la large manière de Baudouin, mais non sans mérite dans ses compositions d'une coloration aimable, d'un travail précieux, d'un badinage de pinceau dans les étoffes, léger, volant, zigzagant, et dans les chairs d'un fin aiguillage de petits tons délicats. Lavreince est, à l'heure qu'il est, la coqueluche des amateurs de tabatières, et cette année un riche carrossier, M. Mülbacher, vient d'acheter 25,000 francs les deux gouaches de «l'Assemblée au Salon» et de «l'Assemblée au Concert». Les deux gouaches, cataloguées ici, ont été achetées par moi moins chèrement chez un coiffeur de la rue de Vaugirard. Le besoin d'amuser, par quelque chose accroché au mur, l'homme auquel on coupe les cheveux, dont on racle le menton, a fait de la boutique des coiffeurs de la banlieue et de la province une des mines où les marchands de Paris et quelquefois les amateurs ont fait les plus heureuses retrouvailles de dessins et de gravures duxviiiesiècle.
—Dans un parc, un homme assis à terre et lisant une brochure, où se distingue le nom deFigaro, à une société parmi laquelle sont deux femmes debout, abritées sousla même ombrelle; en un coin, une jeune fille chatouille avec une paille la figure d'un petit garçon qui dort.Gouache sur vélin.Signé:Lavreince, 1782.Gravé de la même grandeur par Gutenberg, sous le titre:le Mercure de France. On lit dans l'annonce de la mise en vente de cette gravure publiée dans le Mercure de France du 27 novembre 1784: «La principale figure est M. de Beaumarchais lisant dans leMercurel'extrait duFigaro.»H. 29, L. 34.—Sous de grands arbres, un homme couché à terre, un coude appuyé sur un tabouret, jouant de la flûte, un abbé pinçant de la guitare, une femme jouant de la mandoline; au milieu du groupe, une autre femme tenant ouvert un livre de musique, sur lequel est penchée une jeune fille.Gouache sur vélin.Signé:Lavreince.Gravé de la même grandeur par C.-N. Varin, sous le titre:le Concert agréable.Les gouaches du «Mercure de France» et du «Concert agréable» passaient en 1787 sous le no378 à la vente Collet.H. 29, L. 34.
—Dans un parc, un homme assis à terre et lisant une brochure, où se distingue le nom deFigaro, à une société parmi laquelle sont deux femmes debout, abritées sousla même ombrelle; en un coin, une jeune fille chatouille avec une paille la figure d'un petit garçon qui dort.
Gouache sur vélin.
Signé:Lavreince, 1782.
Gravé de la même grandeur par Gutenberg, sous le titre:le Mercure de France. On lit dans l'annonce de la mise en vente de cette gravure publiée dans le Mercure de France du 27 novembre 1784: «La principale figure est M. de Beaumarchais lisant dans leMercurel'extrait duFigaro.»
H. 29, L. 34.
—Sous de grands arbres, un homme couché à terre, un coude appuyé sur un tabouret, jouant de la flûte, un abbé pinçant de la guitare, une femme jouant de la mandoline; au milieu du groupe, une autre femme tenant ouvert un livre de musique, sur lequel est penchée une jeune fille.
Gouache sur vélin.
Signé:Lavreince.
Gravé de la même grandeur par C.-N. Varin, sous le titre:le Concert agréable.
Les gouaches du «Mercure de France» et du «Concert agréable» passaient en 1787 sous le no378 à la vente Collet.
H. 29, L. 34.
Le Barbier(Jean-Jacques-François). L'artiste qui déshonore les Chansons de La Borde par sa collaboration, l'auteur de grands dessins philosophiques et patriotiques au trait d'un maître d'écriture, lavés sur des ombres à l'encre de Chine, de la froide aquarelle d'un lavis d'architecture.
—La Peinture et l'Histoire immortalisant Voltaire dans le temple de Mémoire, où son portrait est accroché à unecolonne par un amour, et peint par une femme en tunique la palette à la main. Encadrement fait d'un rameau de laurier enrubanné.Aquarelle sur trait de plume.Signé:Lebarbier l'aîné, 1770.H. 44, L. 31 (ovale).
—La Peinture et l'Histoire immortalisant Voltaire dans le temple de Mémoire, où son portrait est accroché à unecolonne par un amour, et peint par une femme en tunique la palette à la main. Encadrement fait d'un rameau de laurier enrubanné.
Aquarelle sur trait de plume.
Signé:Lebarbier l'aîné, 1770.
H. 44, L. 31 (ovale).
Le Bas(Jacques-Philippe). Des dessins en quête de Lancret, et encore assez souvent de mignards croquetons à la mine de plomb sur peau vélin, où le sérieux graveur s'amuse à faire de la bergerie galante.
—Autour d'une table dressée sous un arbre, deux femmes et deux enfants, au milieu desquels un vieillard, le chapeau à la main, semble dire leBenedicite.Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie avec rehauts de craie.Signé dans la marge:J. P. Le Bas, 1739.H. 27, L. 32.—Jeune villageoise marchant avec un enfant, les pieds dans l'eau d'un ruisseau; au fond, deux femmes chargeant un cheval.Croquis à la mine de plomb sur peau vélin.H. 17, L. 23.
—Autour d'une table dressée sous un arbre, deux femmes et deux enfants, au milieu desquels un vieillard, le chapeau à la main, semble dire leBenedicite.
Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie avec rehauts de craie.
Signé dans la marge:J. P. Le Bas, 1739.
H. 27, L. 32.
—Jeune villageoise marchant avec un enfant, les pieds dans l'eau d'un ruisseau; au fond, deux femmes chargeant un cheval.
Croquis à la mine de plomb sur peau vélin.
H. 17, L. 23.
Lemoine.Ce pastelliste, ce dessinateur[23], cet auteur du joli profil de la Saint-Huberty, gravé par Janinet dans les «Costumes des grands théâtres de Paris» est aujourd'hui complètement oublié,—et l'homme et l'œuvre,—et ses dessins, qui ne sont presque jamaissignés, donnent lieu aux attributions les plus extravagantes. Cependant le portraitiste a laissé des dessins qui méritent la restitution de son nom au bas de leur nuageuse indication. Ce sont des bustes de femmes, des femmes en pied dessinées avec des ombres et des lumières, sans l'arrêt, pour ainsi dire, d'un contour. Baignées de lueurs diffuses, ces femmes sont flottantes dans le fusinage, seulement fortifié çà et là de quelques accentuations de sauce. Des images troubles délicieusement vagues, qui demandent une grande intelligence de la lumière, et qui se rapprochent, avec un peu moins de légèreté, de l'estompage gris de quelques rares études d'Honoré Fragonard.
—Une femme posée à contre-jour devant une fenêtre, entre une toilette et un pupitre à musique. Elle est assise les jambes croisées, une main tenant un livre dans le creux de sa jupe. Vêtue d'une blanche toilette de linon, elle porte sur la tête un chapeau de paille enrubanné, au rebord abaissé sur les yeux.Dessin estompé à la sauce.H. 45, L. 38.
—Une femme posée à contre-jour devant une fenêtre, entre une toilette et un pupitre à musique. Elle est assise les jambes croisées, une main tenant un livre dans le creux de sa jupe. Vêtue d'une blanche toilette de linon, elle porte sur la tête un chapeau de paille enrubanné, au rebord abaissé sur les yeux.
Dessin estompé à la sauce.
H. 45, L. 38.
Lemoyne(François). Un grand dessinateur incorrect, le précurseur de Boucher, et qui a gardé dans ses corps de femmes et leurs airs de tête un peu de la grâce du Parmesan et de la manière de Véronèse.
—Une jeune fille en chemise, assise sur un tertre, la jambe droite allongée en avant, dans le mouvement d'une femme qui va se laver les pieds.Dessin sur papier bleu, à la pierre noire, rehaussé de craie.Portant les marques des collections Lempereur et Desperret.H. 38, L. 26.
—Une jeune fille en chemise, assise sur un tertre, la jambe droite allongée en avant, dans le mouvement d'une femme qui va se laver les pieds.
Dessin sur papier bleu, à la pierre noire, rehaussé de craie.
Portant les marques des collections Lempereur et Desperret.
H. 38, L. 26.
Lempereur(Jean-Baptiste-Denis). Un graveur auquel, sans qu'il soit nommé, l'œuvre gravé de Watelet doit beaucoup, et un agréable paysagiste en ses moments de loisir. De l'aimable banlieue de Paris, il a laissé des sanguines d'uncroquantparticulier, des aquarelles lavées des eaux de la pâle et blonde aquarelle de Boucher, des paysages au crayon noir dont l'estompage, mélangé de craie et d'un rien de sanguine, semble le procédé moderne de Clerget.
—Un escalier, surmonté de deux sphinx à tête et à gorge de femme, posés à l'entrée d'une terrasse à balustres menant à une habitation sous de grands arbres; en bas, un homme qui pousse une brouette.Sanguine.Signé:Lempereur, 1773.Au dos du dessin était écrit:Vue d'un jardin à Fontenay-aux-Roses.H. 30, L. 37.—Une cour de ferme, où sur la droite est un hangar fait de troncs d'arbres et de branchages, au fond un homme assis sur une auge.Aquarelle sur trait de plume.Signé:Lempereur f., 1772.Dans la marge de l'ancienne monture, de l'écriture du paysagiste:A Aulnay près Sceaux.H. 22, L. 29.—Une chaumière au toit défoncé dans un bouquet d'arbres.Dessin au crayon noir estompé, mélangé de craie et de sanguine.Signé:Lempereur, 1773.Dans la marge:A Aulnay près Sceaux.H. 20, L. 31.
—Un escalier, surmonté de deux sphinx à tête et à gorge de femme, posés à l'entrée d'une terrasse à balustres menant à une habitation sous de grands arbres; en bas, un homme qui pousse une brouette.
Sanguine.
Signé:Lempereur, 1773.
Au dos du dessin était écrit:Vue d'un jardin à Fontenay-aux-Roses.
H. 30, L. 37.
—Une cour de ferme, où sur la droite est un hangar fait de troncs d'arbres et de branchages, au fond un homme assis sur une auge.
Aquarelle sur trait de plume.
Signé:Lempereur f., 1772.
Dans la marge de l'ancienne monture, de l'écriture du paysagiste:A Aulnay près Sceaux.
H. 22, L. 29.
—Une chaumière au toit défoncé dans un bouquet d'arbres.
Dessin au crayon noir estompé, mélangé de craie et de sanguine.
Signé:Lempereur, 1773.
Dans la marge:A Aulnay près Sceaux.
H. 20, L. 31.
Lepaon(Jean-Baptiste). De jolis petits soldats, de jolis petits canons, de jolis petits campements, de jolis petits sièges: ce sont là les dessins de cet artiste, qui s'engagea pour voir la guerre de près, et qui n'en a jamais été que l'enjoliveur et le bistreur coquet. Parmi les dessins de Lepaon qui figurent ici, il en est un curieux. C'est une grande aquarelle qui détruit l'assertion de Brunn Neergaard, avançant dans leMoniteurdu 29 août 1806[24]que Lepaon n'a jamais fait d'aquarelle. Puis cette aquarelle représente l'équipage de chasse de la maison de Condé, dont Lepaon était le peintre officiel, et où parmi les piqueurs et au milieu des chevaux et des chiens figurent les princes de Conti et de Condé. Du reste, le dessin est assez mauvais, pas assez cependant, pour que le marchand qui le possédait, ait cru devoir me le donner par-dessus le marché pour envelopper une gravure qu'il m'avait vendue.
—Opérations d'un siège avec la vue du camp assiégeant, de ses tranchées, de ses batteries. Au premier plan,une femme se promène, une ombrelle à la main, au bras d'un officier, tandis qu'un peintre, un genou posé à terre, fait un croquis.Dessin au bistre sur trait de plume.H. 19, L. 48.—Halte de cavalerie dans un village; au premier plan, un cavalier, descendu de cheval, prend un sac des mains d'une vieille femme.Bistre sur trait de plume.H. 29, L. 39.—Un hallali à Chantilly. Un piqueur sonnant de la trompe à cheval, valets de chiens se reposant couchés à terre, chiens se désaltérant à une mare. Sur la droite, en habits rouges à collets et à revers de velours noir, le prince de Conti et le prince de Condé causent ensemble.Aquarelle.Signé:Lepan(sic)fecit 1769.H. 41, L. 56.
—Opérations d'un siège avec la vue du camp assiégeant, de ses tranchées, de ses batteries. Au premier plan,une femme se promène, une ombrelle à la main, au bras d'un officier, tandis qu'un peintre, un genou posé à terre, fait un croquis.
Dessin au bistre sur trait de plume.
H. 19, L. 48.
—Halte de cavalerie dans un village; au premier plan, un cavalier, descendu de cheval, prend un sac des mains d'une vieille femme.
Bistre sur trait de plume.
H. 29, L. 39.
—Un hallali à Chantilly. Un piqueur sonnant de la trompe à cheval, valets de chiens se reposant couchés à terre, chiens se désaltérant à une mare. Sur la droite, en habits rouges à collets et à revers de velours noir, le prince de Conti et le prince de Condé causent ensemble.
Aquarelle.
Signé:Lepan(sic)fecit 1769.
H. 41, L. 56.
Lépicié(Nicolas-Bernard). Du petit, du très petit Chardin, dans un dessin cependant serré, détaillé, étudié à la pointe d'une pierre d'Italie très grise, sur du papier jaune, avec des rehauts de craie et de sanguine, qui font des études d'après nature de Lépicié, de tièdes et de blondes préparations pour sa claire peinture.
—Dans un intérieur rustique, Lépicié, assis, prend un verre de vin sur une table, ayant entre ses jambes un enfant qui mange un morceau de pain.Dessin terminé au crayon noir, rehaussé de craie et de sanguine.Signé:Lépicié.C'est le dessin du tableau qui figurait dans la galerie Boitelle.H. 45, L. 38.
—Dans un intérieur rustique, Lépicié, assis, prend un verre de vin sur une table, ayant entre ses jambes un enfant qui mange un morceau de pain.
Dessin terminé au crayon noir, rehaussé de craie et de sanguine.
Signé:Lépicié.
C'est le dessin du tableau qui figurait dans la galerie Boitelle.
H. 45, L. 38.
Leprince(Jean-Baptiste). L'esprit, le ragoût, la couleur de Boucher transportés dans des dessins, dans des lavis, presque tous consacrés à la reproduction de sujets russes. Le dessin des «Joueurs de tonneau» a son histoire: acheté par le marchand de gravures Dauvin, chez le peintre Decamps, il avait fait presque les frais de la composition d'un de ses tableaux.
—Une jeune femme en costume russe, un oiseau posé sur un doigt de sa main.Sanguine.Gravé en fac-similé dans l'œuvre de Demarteau, sous le no537.H. 33, L. 22.—Dans un riche intérieur, une femme en costume russe jouant de la guitare, pendant qu'une petite esclave pose un rafraîchissement sur une table.Aquarelle.Gravé en couleur par Marin, sous le titre:The Pleasures ofsolitude, et publié à Londres.H. 23, L. 15.—Dans un paysage russe, un pont élevé sur de hauts piliers menant à la porte d'une ville fortifiée.Bistre.Signé:B. Le Prince.H. 24, L. 26.—A la porte d'une chaumière, cinq paysans jouant autonneau; dans le fond, un homme prenant une femme par la taille.Bistre.H. 27, L. 35.—Dans un caback, une guinguette des environs de Moscou, devant une estrade où des gens boivent et fument, un couple de Russes exécute la danse nationale, aux sons d'un orchestre monté sur des tonneaux.Lavis d'encre de Chine sur frottis de sanguine.Signé:Le Prince, 1778.Gravé par Leprince, sous le titre:la Danse russe.H. 32, L. 57.
—Une jeune femme en costume russe, un oiseau posé sur un doigt de sa main.
Sanguine.
Gravé en fac-similé dans l'œuvre de Demarteau, sous le no537.
H. 33, L. 22.
—Dans un riche intérieur, une femme en costume russe jouant de la guitare, pendant qu'une petite esclave pose un rafraîchissement sur une table.
Aquarelle.
Gravé en couleur par Marin, sous le titre:The Pleasures ofsolitude, et publié à Londres.
H. 23, L. 15.
—Dans un paysage russe, un pont élevé sur de hauts piliers menant à la porte d'une ville fortifiée.
Bistre.
Signé:B. Le Prince.
H. 24, L. 26.
—A la porte d'une chaumière, cinq paysans jouant autonneau; dans le fond, un homme prenant une femme par la taille.
Bistre.
H. 27, L. 35.
—Dans un caback, une guinguette des environs de Moscou, devant une estrade où des gens boivent et fument, un couple de Russes exécute la danse nationale, aux sons d'un orchestre monté sur des tonneaux.
Lavis d'encre de Chine sur frottis de sanguine.
Signé:Le Prince, 1778.
Gravé par Leprince, sous le titre:la Danse russe.
H. 32, L. 57.
Lesueur(Louis). Dessinateur-paysagiste qui raye et griffonne ses lavis de fins traits de plume, ressemblant à l'égratignure d'une aiguille sur du cuivre.
—Cour de ferme devant la porte de laquelle un âne chargé de paniers se met au pas, suivi de la fermière.Bistre retouché de plume.Signé:L. Lesueur, 1782.H. 13, L. 21.
—Cour de ferme devant la porte de laquelle un âne chargé de paniers se met au pas, suivi de la fermière.
Bistre retouché de plume.
Signé:L. Lesueur, 1782.
H. 13, L. 21.
Liotard(Jean-Étienne). L'artiste excentrique et cosmopolite, le pastelliste de «la Chocolatière» dont les trois crayons ont une certaine ressemblance avec les trois crayons de Portail, et dont, par un hasard inexplicable, on ne connaît guère que des contre-épreuves. Je crois que la femme de ma collection est de la suite de ces costumes de femmes de tous les pays contre-épreuvées, que possède le cabinet des Estampes.
—Femme de profil tournée à droite, la tête vue de trois quarts. Habillée d'une robe semée de pois sur laquelle est jeté un mantelet à capuchon, elle tient ses mains dans un petit manchon de soie au rebord de fourrure.Contre-épreuve d'un dessin à la pierre d'Italie et à la sanguine.H. 30, L. 20.
—Femme de profil tournée à droite, la tête vue de trois quarts. Habillée d'une robe semée de pois sur laquelle est jeté un mantelet à capuchon, elle tient ses mains dans un petit manchon de soie au rebord de fourrure.
Contre-épreuve d'un dessin à la pierre d'Italie et à la sanguine.
H. 30, L. 20.
Loutherbourg(Philippe-Jacques). Tantôt imitant le faire de Leprince, tantôt le faire des maîtres flamands, et, dans cette dernière imitation, se servant d'un papier rugueux assez semblable au papier préparé pour la peinture à l'huile, et sur lequel, les lavis au bistre prennent le caractère d'esquisses brossées au bitume.
—Réjouissances publiques, où despifferarifont danser des marionnettes; sur une fontaine décorative est écrit de la main du peintre:Il nous est rendu.Bistre sur trait de plume.Signé au pinceau:Loutherbourg.Vente Tondu.H. 27, L. 36.—Repos de pâtres italiens sous un grand arbre; à droite, un homme, monté sur une mule caparaçonnée, boit à une gourde, la tête renversée en arrière.Bistre avec rehauts de blanc de gouache sur un papier préparé, à la nuance verdâtre.H. 33, L. 43.
—Réjouissances publiques, où despifferarifont danser des marionnettes; sur une fontaine décorative est écrit de la main du peintre:Il nous est rendu.
Bistre sur trait de plume.
Signé au pinceau:Loutherbourg.
Vente Tondu.
H. 27, L. 36.
—Repos de pâtres italiens sous un grand arbre; à droite, un homme, monté sur une mule caparaçonnée, boit à une gourde, la tête renversée en arrière.
Bistre avec rehauts de blanc de gouache sur un papier préparé, à la nuance verdâtre.
H. 33, L. 43.
Machy(Pierre-Antoine de). Devant les aquarelles de cet homme, dont la peinture rappelle un peu la peinture de Guardi, un étonnement vous prend à lestrouver si sales, et peuplées de personnages qui annoncent les bonshommes de Béricourt.
—La colonnade du Louvre en perspective, au fond le palais Mazarin et l'Hôtel des Monnaies, à droite les maisons qui masquaient la façade de Saint-Germain-l'Auxerrois[25]. De nombreux personnages sur la petite place, un arracheur de dents, un marchand demortaux rats, un porteur d'eau, des marchandes à éventaires, des promeneurs.Aquarelle.H. 33, L. 63.
—La colonnade du Louvre en perspective, au fond le palais Mazarin et l'Hôtel des Monnaies, à droite les maisons qui masquaient la façade de Saint-Germain-l'Auxerrois[25]. De nombreux personnages sur la petite place, un arracheur de dents, un marchand demortaux rats, un porteur d'eau, des marchandes à éventaires, des promeneurs.
Aquarelle.
H. 33, L. 63.
Mallet(Jean-Baptiste). Le dernier représentant de la gouache, de cet art toutxviiiesiècle, et qui ne survécut pas à la monarchie. Aussi les gouaches de Mallet, passé la Révolution, sont aigres, ses chairs de femmes briquées, l'ensemble du travail pénible. Et il arrive un moment où Mallet laisse le faire et le badinage de l'ancienne gouache française, pour une gouache qu'il touche avec les petites lumières carrées de la peinture de Téniers, appliquée à des sujets français qu'il habille à la hollandaise.
—Dans une chambre, décorée à la mode du Directoire, et que des objets de peinture, posés sur un secrétaire, disent la chambre d'un peintre, un jeune homme verse une tasse de thé à son modèle, une femme en chemise assise sur ses genoux, tandis qu'une autre femme, debout devant le groupe, remue une cuiller dans la tasse qu'elle tient à la main.Gouache.Signé sur un carton:Malet f.[26].H. 22, L. 29.—Un antiquaire assis dans une galerie, où se voient des statues, des bustes, des vases, des lampes, une momie; une jeune femme, qu'un jeune homme tient par la taille, regarde avec lui dans le tiroir d'un médaillier.Aquarelle sur trait de plume, relevée de gouache.Dessin du tableau exposé au Salon de l'an IX.H. 22, L. 32.—Dans l'encadrement d'une fenêtre soutenue au milieu par une statuette d'Amour, et où monte une vigne, une femme, en costume flamand, fait pisser, dans un vase de bronze, un petit enfant à la brassière écourtée.Gouache.Signé au pinceau dans la muraille:Mallet.H. 23, L. 17.
—Dans une chambre, décorée à la mode du Directoire, et que des objets de peinture, posés sur un secrétaire, disent la chambre d'un peintre, un jeune homme verse une tasse de thé à son modèle, une femme en chemise assise sur ses genoux, tandis qu'une autre femme, debout devant le groupe, remue une cuiller dans la tasse qu'elle tient à la main.
Gouache.
Signé sur un carton:Malet f.[26].
H. 22, L. 29.
—Un antiquaire assis dans une galerie, où se voient des statues, des bustes, des vases, des lampes, une momie; une jeune femme, qu'un jeune homme tient par la taille, regarde avec lui dans le tiroir d'un médaillier.
Aquarelle sur trait de plume, relevée de gouache.
Dessin du tableau exposé au Salon de l'an IX.
H. 22, L. 32.
—Dans l'encadrement d'une fenêtre soutenue au milieu par une statuette d'Amour, et où monte une vigne, une femme, en costume flamand, fait pisser, dans un vase de bronze, un petit enfant à la brassière écourtée.
Gouache.
Signé au pinceau dans la muraille:Mallet.
H. 23, L. 17.
Marillier(Clément-Pierre). Ce vignettiste, que les bibliophiles sont en train de faire l'égal des premiers dans son genre, commence la série des illustrateurs qui n'ont plus le dessin du peintre, ainsi que l'avaient Gravelot, Moreau, Eisen, et ne peuvent sortir du petit dessin pinoché du graveur. Dans ses compositions les plus réussies, Marillier ne s'élève jamais au delà de la gentillesse.
—Une jeune femme alitée dans sa chambre à coucheret à laquelle une fille de chambre apporte une tasse de tisane; à son chevet est assis un gentilhomme.Dessin à la plume lavé de bistre.Signé dans la marge:C. P. Marillier inv. 1775.Gravé par de Longueil pour les œuvres d'Arnaud de Baculard.H. 6, L. 9.—Une jeune femme, qu'une fille de chambre habille devant un miroir tenu par une autre chambrière; un rustaud, le chapeau à la main, est en train de saluer la femme.Bistre.Signé dans la marge:C. P. Marillier inv. 1775.Gravé par Delaunay pour le conte dePauline et Suzette,anecdote française.H. 6, L. 9.—Dans un cadre, un enfant nu couché aux pieds de deux bornes, au-dessus un miroir entouré de rayons, au-dessous une épée suspendue dans une couronne de laurier.Lavis à l'encre de Chine.Signé:C. P. Marillier inv. 1779.Gravé par Texier pour le cul-de-lampe deValmiers,anecdote.H. 11, L. 8.
—Une jeune femme alitée dans sa chambre à coucheret à laquelle une fille de chambre apporte une tasse de tisane; à son chevet est assis un gentilhomme.
Dessin à la plume lavé de bistre.
Signé dans la marge:C. P. Marillier inv. 1775.
Gravé par de Longueil pour les œuvres d'Arnaud de Baculard.
H. 6, L. 9.
—Une jeune femme, qu'une fille de chambre habille devant un miroir tenu par une autre chambrière; un rustaud, le chapeau à la main, est en train de saluer la femme.
Bistre.
Signé dans la marge:C. P. Marillier inv. 1775.
Gravé par Delaunay pour le conte dePauline et Suzette,anecdote française.
H. 6, L. 9.
—Dans un cadre, un enfant nu couché aux pieds de deux bornes, au-dessus un miroir entouré de rayons, au-dessous une épée suspendue dans une couronne de laurier.
Lavis à l'encre de Chine.
Signé:C. P. Marillier inv. 1779.
Gravé par Texier pour le cul-de-lampe deValmiers,anecdote.
H. 11, L. 8.
Massé(Jean-Baptiste). Un portraitiste faisant revivre dans les petits portraits qu'il fait de ses contemporains, le sourire de l'époque. Il est miniaturiste de son métier, et ses dessins, lumineux et roses sur papier jaune, ont quelque chose de l'ébauche sur l'ivoire d'une miniature.
Buste d'un homme de cour poudré, un large nœud de ruban noir au cou.Dessin sur papier jaune, au crayon noir estompé avec rehauts de craie et de sanguine, et encore avec un léger lavis d'aquarelle sur la figure.Signé dans l'encadrement:J.-B. Massé fecit.H. 17, L. 13 (ovale).
Buste d'un homme de cour poudré, un large nœud de ruban noir au cou.
Dessin sur papier jaune, au crayon noir estompé avec rehauts de craie et de sanguine, et encore avec un léger lavis d'aquarelle sur la figure.
Signé dans l'encadrement:J.-B. Massé fecit.
H. 17, L. 13 (ovale).
Meissonnier(Juste-Aurèle). L'ornemaniste au beau dessin turgide, amendé toutefois, en sa correcte exubérance, des extravagances et des écarts de goût du Borromini,—le créateur de la rocaille française.
—Candélabre à cinq lumières, imaginé dans le serpentement et l'entre-croisement de branchages; un aigle dans la niche, formée en bas par les tortils de la rocaille, un amour soutenant la plus haute girandole.Dessin au crayon noir et à la plume et à l'encre de Chine, lavé d'une teinte jaune. Il a été mis au carreau.Gravé dans l'Œuvre de Meissonnier sous le titre:Projet d'un grand Chandelier pour le Roi.H. 29, L. 19.
—Candélabre à cinq lumières, imaginé dans le serpentement et l'entre-croisement de branchages; un aigle dans la niche, formée en bas par les tortils de la rocaille, un amour soutenant la plus haute girandole.
Dessin au crayon noir et à la plume et à l'encre de Chine, lavé d'une teinte jaune. Il a été mis au carreau.
Gravé dans l'Œuvre de Meissonnier sous le titre:Projet d'un grand Chandelier pour le Roi.
H. 29, L. 19.
Monnet(Charles). Peintre d'histoire et dessinateur possédant le dessin courant du temps.
—Le Dauphin, la Dauphine travaillant à un métier de tapisserie, entourés de leurs enfants (Louis XVI, Louis XVIII, Charles X).Lavis d'encre de Chine sur trait de plume.On lit au dos du dessin, d'une écriture du temps: «M. le Dauphin, Mmela Dauphine, les trois princes, M. le duc de la Vauguyon et le Père Berthier, composition originale de Monnet, peintre du Roi. J'en ai trois autres du même sujet par le même avec différences.» Un de ces trois autres projets, en hauteur et au bistre, existe au revers du dessin.Ce dessin du tableau exposé au Salon de 1771, réduità la dimension d'une vignette, a été gravé sous le titre:Quelle école pour les pères!dans «le Vicomte de Valmont ou les Égarements de la Raison», vol. IV.Vente Monmerqué.H. 38, L. 41.—Télémaque embrassant l'Amour dans les bras d'Eucharis; au fond, danse de nymphes.Gouache sur vélin.Dessin original[27]faisant partie de l'illustration de l'exemplaire du «Télémaque» de Didot in-4o, imprimé sur peau vélin que j'ai possédé.H. 20, L. 14.
—Le Dauphin, la Dauphine travaillant à un métier de tapisserie, entourés de leurs enfants (Louis XVI, Louis XVIII, Charles X).
Lavis d'encre de Chine sur trait de plume.
On lit au dos du dessin, d'une écriture du temps: «M. le Dauphin, Mmela Dauphine, les trois princes, M. le duc de la Vauguyon et le Père Berthier, composition originale de Monnet, peintre du Roi. J'en ai trois autres du même sujet par le même avec différences.» Un de ces trois autres projets, en hauteur et au bistre, existe au revers du dessin.
Ce dessin du tableau exposé au Salon de 1771, réduità la dimension d'une vignette, a été gravé sous le titre:Quelle école pour les pères!dans «le Vicomte de Valmont ou les Égarements de la Raison», vol. IV.
Vente Monmerqué.
H. 38, L. 41.
—Télémaque embrassant l'Amour dans les bras d'Eucharis; au fond, danse de nymphes.
Gouache sur vélin.
Dessin original[27]faisant partie de l'illustration de l'exemplaire du «Télémaque» de Didot in-4o, imprimé sur peau vélin que j'ai possédé.
H. 20, L. 14.
Moreaule jeune(Jean-Michel). L'habile ordonnateur et metteur en scène des assemblées de gentilshommes et de grandes dames parées, des Sacres, des Revues, des Bals de cour, des Feux d'artifices, le dessinateur sans pareil des intérieurs et des élégances de la vie de son temps. J'ai eu la bonne fortune d'acquérir son plus beau dessin et je vais raconter l'histoire de ce dessin. Dans la vie de Le Bas d'après des notes manuscrites de l'expert Joullain, chargé de la vente du graveur, mon frère et moi avons dit qu'il avait été commandé par Le Bas à Moreau: «M. Moreau jeune avait fait prix avec M. Le Bas pour ce dessin à 600 livres payées comptant, et deux douzaines de la planche qui devait être gravéed'après ce dessin, dont moitié desdites épreuves avant et moitié après la lettre. Il a exigé de la succession de M. Le Bas pour indemnité de ces épreuves la somme de 480 livres. Il avait reçu 600 livres; total 1,080 livres.» A cette vente Le Bas, en 1783, le dessin payé 1,080 livres se vendait seulement 610, et était acheté par le libraire Lamy qui l'acquérait pour le faire graver[28]. Des mains de Lamy où passait le dessin? On ne le savait, et on le croyait perdu, lorsqu'il se retrouvait, en 1859, en la possession d'un petit chemisier du quartier des Halles, dont la femme, de bonne famille, était la fille d'une personne qui, je crois, avait été attachée au service du comte de Bordeaux. Le dessin était offert au Musée, et successivement à tous les riches amateurs de Paris, au prix de 1,000 francs. M. Reiset m'indiquait l'existence du dessin. J'allais le voir et étais très tenté, mais je me trouvais n'avoir devers moi que quelques centaines de francs et ne pouvais en offrir que quatre cents francs. J'étais refusé, et n'y pensais plus quand, à quelques semaines de là, un soir on sonna chez moi. J'allais ouvrir et me trouvais en face d'une jeune femme, portant sur son bras un enfant, et tenant de sa main libre une grande chose enveloppée dans une serviette. C'était la Revue du Roi. J'avoue que, quand je regarde mon Moreau aujourd'hui, je ressens comme un remords d'avoir eu à offrir si peu d'argent à cette pauvre femme si touchantedans son sacrifice, où l'on sentait la gêne d'affaires embarrassées.
—Petite fille endormie dans son lit. Elle est représentée de profil tournée à gauche, ses deux bras reposant sur le drap que soulève une de ses jambes relevée.La même petite fille endormie tournée de l'autre côté. Elle a la tête soulevée et enfoncée dans l'oreiller, et les deux bras étendus et croisés devant elle.Dessins lavés d'encre de Chine sur trait de plume.—Deux études, très probablement faites par le père, d'après la petite fille, devenue depuis la mère d'Horace Vernet.H. 10, L. 15.—Vieille femme assise, les bras croisés, un mantelet de soie noire sur les épaules; à côté d'elle, un chat sur une table. Le mur du fond est décoré de quelques estampes encadrées, parmi lesquelles on remarquela Tête d'expression, gravée par Cochin, et une marine d'après Vernet, à laquelle la mère de Cochin a travaillé. Serait-ce le portrait de Madeleine Horthemels?Dessin lavé au bistre sur trait de plume.H. 19, L. 16.—Le roi Louis XV à cheval, son livret en main, passant la revue de sa Maison militaire, qui défile dans le fond; au premier plan nombreux carrosses sur lesquels sont montées des chambrières dont les jupes s'envolent sous un coup de vent.Dessin lavé à l'encre de Chine sur trait de plume.Signé:J. M. Moreau le Jeune 1769.Ce dessin, exposé au Salon de 1781, a été gravé de la même grandeur par Malbeste, sous le titre:la Revue du Roi a la plaine des Sablons.Vente Le Bas.H. 35, L. 74.—Dans la basilique de Reims, le roi Louis XVI prêtant entre les mains de l'archevêque «le serment du royaume».Dessin lavé de bistre sur trait de plume.Signé:J. M. Moreau le Jeune, 1775.Première idée de la scène gravée avec changement et ampliation à droite, sous le titre:le Sacre de Louis XVI,dessiné d'après nature et gravé par J. M. Moreau le Jeune, dessinateur et graveur du cabinet du Roi, 1779.H. 37, L. 49.—La reine Marie-Antoinette allant, le 21 janvier 1782, rendre grâce à Notre-Dame et à Sainte-Geneviève pour la naissance du Dauphin. Partie de la Muette, ayant pris ses voitures au rond du Cours-la-Reine, elle passe sur la place Louis XV, dans un carrosse attelé de huit chevaux blancs, et suivi des cent-gardes du corps du Roi. Le dessin est pris de la terrasse du palais Bourbon, où des curieux pressés contre la balustrade regardent le défilé et la foule immense de l'autre côté de la Seine. Dans le coin, à gauche, le prince de Condé et le duc de Bourbon causent, les mains dans des manchons, avec un groupe de femmes.Dessin lavé à l'aquarelle sur trait de plume.Ce dessin, qui faisait partie des dessins commandés à Moreau pour perpétuer le souvenir des journées des 21 et 23 janvier 1782, n'a point été gravé. Est-ce le dessin lavé offrant une vue perspective de la place Louis XV prise de la terrasse du palais Bourbon, que Thierry place dans le boudoir du palais?H. 45, L. 105.—Diane,—Iphigénie,—Oreste,—Thoas,—Garde de Thoas,—Scythe.Dessins à l'aquarelle sur trait de plume.Signés tous les six:J. M. Moreau le Jeune, 1781.Recueil des costumes commandés par l'Académie royale de musique à Moreau, pour monter l'opéra d'«Iphigénie en Tauride», dont la première représentation eut lieu le 23 janvier 1781.H. 23, L. 16.—Un pont en bois jeté sur une petite île et reliant les deux rives d'une rivière ombragée d'arbres, où se tiennent des pêcheurs à la ligne.Dessin à l'encre de Chine.H. 26, L. 35.
—Petite fille endormie dans son lit. Elle est représentée de profil tournée à gauche, ses deux bras reposant sur le drap que soulève une de ses jambes relevée.
La même petite fille endormie tournée de l'autre côté. Elle a la tête soulevée et enfoncée dans l'oreiller, et les deux bras étendus et croisés devant elle.
Dessins lavés d'encre de Chine sur trait de plume.
—Deux études, très probablement faites par le père, d'après la petite fille, devenue depuis la mère d'Horace Vernet.
H. 10, L. 15.
—Vieille femme assise, les bras croisés, un mantelet de soie noire sur les épaules; à côté d'elle, un chat sur une table. Le mur du fond est décoré de quelques estampes encadrées, parmi lesquelles on remarquela Tête d'expression, gravée par Cochin, et une marine d'après Vernet, à laquelle la mère de Cochin a travaillé. Serait-ce le portrait de Madeleine Horthemels?
Dessin lavé au bistre sur trait de plume.
H. 19, L. 16.
—Le roi Louis XV à cheval, son livret en main, passant la revue de sa Maison militaire, qui défile dans le fond; au premier plan nombreux carrosses sur lesquels sont montées des chambrières dont les jupes s'envolent sous un coup de vent.
Dessin lavé à l'encre de Chine sur trait de plume.
Signé:J. M. Moreau le Jeune 1769.
Ce dessin, exposé au Salon de 1781, a été gravé de la même grandeur par Malbeste, sous le titre:la Revue du Roi a la plaine des Sablons.
Vente Le Bas.
H. 35, L. 74.
—Dans la basilique de Reims, le roi Louis XVI prêtant entre les mains de l'archevêque «le serment du royaume».
Dessin lavé de bistre sur trait de plume.
Signé:J. M. Moreau le Jeune, 1775.
Première idée de la scène gravée avec changement et ampliation à droite, sous le titre:le Sacre de Louis XVI,dessiné d'après nature et gravé par J. M. Moreau le Jeune, dessinateur et graveur du cabinet du Roi, 1779.
H. 37, L. 49.
—La reine Marie-Antoinette allant, le 21 janvier 1782, rendre grâce à Notre-Dame et à Sainte-Geneviève pour la naissance du Dauphin. Partie de la Muette, ayant pris ses voitures au rond du Cours-la-Reine, elle passe sur la place Louis XV, dans un carrosse attelé de huit chevaux blancs, et suivi des cent-gardes du corps du Roi. Le dessin est pris de la terrasse du palais Bourbon, où des curieux pressés contre la balustrade regardent le défilé et la foule immense de l'autre côté de la Seine. Dans le coin, à gauche, le prince de Condé et le duc de Bourbon causent, les mains dans des manchons, avec un groupe de femmes.
Dessin lavé à l'aquarelle sur trait de plume.
Ce dessin, qui faisait partie des dessins commandés à Moreau pour perpétuer le souvenir des journées des 21 et 23 janvier 1782, n'a point été gravé. Est-ce le dessin lavé offrant une vue perspective de la place Louis XV prise de la terrasse du palais Bourbon, que Thierry place dans le boudoir du palais?
H. 45, L. 105.
—Diane,—Iphigénie,—Oreste,—Thoas,—Garde de Thoas,—Scythe.
Dessins à l'aquarelle sur trait de plume.
Signés tous les six:J. M. Moreau le Jeune, 1781.
Recueil des costumes commandés par l'Académie royale de musique à Moreau, pour monter l'opéra d'«Iphigénie en Tauride», dont la première représentation eut lieu le 23 janvier 1781.
H. 23, L. 16.
—Un pont en bois jeté sur une petite île et reliant les deux rives d'une rivière ombragée d'arbres, où se tiennent des pêcheurs à la ligne.
Dessin à l'encre de Chine.
H. 26, L. 35.
Moreaul'aîné(Louis). Un des gouacheurs les plus habiles, les plus légers, les plus pimpants, et le paysagiste qui, pour moi, a seul rendu la gaieté et le riant de la campagne parisienne. Les deux gouaches de ma collection sont de la plus belle qualité du Maître. Le jour où je les vis à l'exposition du boulevard des Italiens en 1860, ce fut chez moi un désir fou de les posséder. Et ce désir était de temps en temps réveillé par une vente que faisait, par-ci par là, leur possesseur, le miniaturiste Carrier: une vente où les gouaches désirées n'apparaissaient jamais. J'en étais venu à des vœux homicides, et étais presque tenté d'imiter ce monsieur, auquel un de mes oncles avait enlevé aux enchères une paire de cornets de Chine d'un rouge très laid, mais introuvable; pendant plusieurs années, il vint tous les ans s'informer chez le concierge si mon oncle était encore vivant. Enfin M. Carrier mourait en 1875, et les aquarelles étaient vendues; mais cette fois, au lieude les acheter 2 ou 300 francs, leur valeur en 1860, j'étais forcé de les payer 1,325 francs.
—Entrée d'un parc auquel mènent cinq marches, à gauche une rangée de caisses et de pots de fleurs. Dame, une ombrelle à la main, dont un serviteur porte la traîne.Gouache.Signé:L. M. 1780.Vente Carrier.H. 29, L. 23 (ovale).—Intérieur de parc, où, sous un arbre penché, se voit le départ d'une rampe d'escalier, surmontée d'une pomme de pin en pierre. Bergère assise, une houlette en travers des genoux; un berger lui offre un bouquet de fleurs.Gouache.Signé:L. M. 1780.Vente Carrier.H. 29, L. 22 (ovale).—Jardin chinois, où s'élève au milieu des arbres une pagode à clochetons; une gondole à l'ancre dans une pièce d'eau. A droite, au premier plan, un gentilhomme donne des ordres à un jardinier; à gauche, un homme, une bêche à la main, est assis sur un rouleau à fouler le gazon.Aquarelle légèrement gouachée.H. 39, L. 32 (ovale).
—Entrée d'un parc auquel mènent cinq marches, à gauche une rangée de caisses et de pots de fleurs. Dame, une ombrelle à la main, dont un serviteur porte la traîne.
Gouache.
Signé:L. M. 1780.
Vente Carrier.
H. 29, L. 23 (ovale).
—Intérieur de parc, où, sous un arbre penché, se voit le départ d'une rampe d'escalier, surmontée d'une pomme de pin en pierre. Bergère assise, une houlette en travers des genoux; un berger lui offre un bouquet de fleurs.
Gouache.
Signé:L. M. 1780.
Vente Carrier.
H. 29, L. 22 (ovale).
—Jardin chinois, où s'élève au milieu des arbres une pagode à clochetons; une gondole à l'ancre dans une pièce d'eau. A droite, au premier plan, un gentilhomme donne des ordres à un jardinier; à gauche, un homme, une bêche à la main, est assis sur un rouleau à fouler le gazon.
Aquarelle légèrement gouachée.
H. 39, L. 32 (ovale).
Natoire(Charles). Le Boucher de la seconde moitié du siècle, mais n'ayant de son prédécesseur, et de seconde main encore, que la pratique et la convention, et rien de ce que Boucher avait vu de la nature, même avec ses yeux duxviiiesiècle.
Toutefois il y a, dans l'œuvre de Natoire, des paysagesromains, amusants, spirituellement décoratifs, faits d'un rien d'aquarelle et de gouache jeté sur une feuille de papier bleu couverte d'un croquis à la plume: des dessins que le peintre aimait, collectionnait, et dont on vendait une suite de 160 à sa mort.
—Dessin allégorique pour la naissance d'un dauphin de France. Un génie dans une draperie fleurdelysée, présentant un nouveau-né à l'Olympe trônant sur les nuages, sous les yeux d'une femme assise, au manteau doublé d'hermine, et entourée des Muses. Au premier plan, à droite, les nymphes de la Seine offrant des fleurs, à gauche, une caverne où rentrent les génies de la Discorde, au milieu des amours jouant avec des globes terrestres et des télescopes.Aquarelle sur crayonnage.H. 43, L. 69.—Deux figures de femmes couchées sur les nuages et représentant: le Printemps, l'Été.Lavis au bistre sur papier bleu avec rehauts de blanc de gouache[29].Ces deux dessins ont été exécutés pour des plafonds.H. 20, L. 25.—La Muse de la musique entourée d'amours, une main sur une lyre, l'autre soutenant la bande d'une partition qu'un amour déroule dans le ciel.Dessin sur papier bleu à la pierre d'Italie rehaussé de craie.Dessin d'un dessus de porte.H. 21, L. 29.—Vue de la villa d'Este. Au premier plan une femme agenouillée donnant à boire à des chèvres, et sur le piédestal d'une louve allaitant Rémus et Romulus, un homme jouant de la guitare.Croquis à la plume lavé d'aquarelle et de gouache sur papier bleu.Signé:Villa d'Est. magio 1766 C. N.H. 30, L. 47.
—Dessin allégorique pour la naissance d'un dauphin de France. Un génie dans une draperie fleurdelysée, présentant un nouveau-né à l'Olympe trônant sur les nuages, sous les yeux d'une femme assise, au manteau doublé d'hermine, et entourée des Muses. Au premier plan, à droite, les nymphes de la Seine offrant des fleurs, à gauche, une caverne où rentrent les génies de la Discorde, au milieu des amours jouant avec des globes terrestres et des télescopes.
Aquarelle sur crayonnage.
H. 43, L. 69.
—Deux figures de femmes couchées sur les nuages et représentant: le Printemps, l'Été.
Lavis au bistre sur papier bleu avec rehauts de blanc de gouache[29].
Ces deux dessins ont été exécutés pour des plafonds.
H. 20, L. 25.
—La Muse de la musique entourée d'amours, une main sur une lyre, l'autre soutenant la bande d'une partition qu'un amour déroule dans le ciel.
Dessin sur papier bleu à la pierre d'Italie rehaussé de craie.
Dessin d'un dessus de porte.
H. 21, L. 29.
—Vue de la villa d'Este. Au premier plan une femme agenouillée donnant à boire à des chèvres, et sur le piédestal d'une louve allaitant Rémus et Romulus, un homme jouant de la guitare.
Croquis à la plume lavé d'aquarelle et de gouache sur papier bleu.
Signé:Villa d'Est. magio 1766 C. N.
H. 30, L. 47.
Nattier(Jean-Marc). Le portraitiste auquel est attribué un certain nombre d'études rapides, enlevées d'une manière similaire, mais dont on n'a pas retrouvé, que je sache encore, la peinture ou la gravure d'aucun de ces jets sur le papier[30]. A ces études de portraits se trouve réunie dans ma collection, une grande machine décorative, une de ces compositions avec lesquelles Nattier, qui se levait de fort bonne heure, amusait ses matinées avant l'arrivée de ses modèles du grand monde.
—Une femme à mi-corps, assise de face sur une chaise, le haut du corps un peu penché à droite, en train de faire de la frivolité.Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Vente Villot[31].H. 33, L. 30.—Un homme à mi-corps, de profil, tourné à droite, la tête retournée et vue de trois quarts, un carton sur les genoux, à la main un compas avec lequel il trace une figure géométrique.Dessin sur papier bleu à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.Vente Villot.H. 30, L. 25.—Triomphe d'Amphitrite; au-dessus de la conque traînée sur les eaux, une grande voile déployée dans le ciel que soulèvent et tendent des amours.Lavis d'encre de Chine sur trait de plume, avec dans certaines parties des rehauts de blanc de gouache. Le dessin a été mis au carreau.Signé au dos du dessin:J. M. Nattier invenit et delineavit 1758, et, d'une écriture du temps, au crayon:Peint en 1759.Vente Peltier.H. 29, L. 52.
—Une femme à mi-corps, assise de face sur une chaise, le haut du corps un peu penché à droite, en train de faire de la frivolité.
Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.
Vente Villot[31].
H. 33, L. 30.
—Un homme à mi-corps, de profil, tourné à droite, la tête retournée et vue de trois quarts, un carton sur les genoux, à la main un compas avec lequel il trace une figure géométrique.
Dessin sur papier bleu à la pierre d'Italie, rehaussé de craie.
Vente Villot.
H. 30, L. 25.
—Triomphe d'Amphitrite; au-dessus de la conque traînée sur les eaux, une grande voile déployée dans le ciel que soulèvent et tendent des amours.
Lavis d'encre de Chine sur trait de plume, avec dans certaines parties des rehauts de blanc de gouache. Le dessin a été mis au carreau.
Signé au dos du dessin:J. M. Nattier invenit et delineavit 1758, et, d'une écriture du temps, au crayon:Peint en 1759.
Vente Peltier.
H. 29, L. 52.
Norblin(Jean-Pierre de la Gourdaine). Un faiseur de taches à l'encre de Chine, à l'imitation des taches au bistre faites par Fragonard; un crayonneur gras et croquant à la mine de plomb, à l'imitation des crayonnages de Fragonard à la sanguine.
—Un cabaret où un homme cherche à embrasser une femme qui se défend.Une course à la bague dans la campagne, où l'on voit au premier plan un homme caracolant, armé d'une lance.Deux croquetons à la mine de plomb.H. 10, L. 17.—La Main-chaude. Sous de grands arbres, au milieu d'une nombreuse compagnie, une jeune fille frappant dans la main posée sur le dos d'un homme, dont la tête est cachée dans les jupes d'une femme.Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume, en forme d'écran.H. 29, L. 27.—Le Jeu de bascule. Sous de grands arbres, des jeunes filles et des jeunes gens se balançant sur un tronc d'arbre basculant.Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume, en forme d'écran.H. 29, L. 27.
—Un cabaret où un homme cherche à embrasser une femme qui se défend.
Une course à la bague dans la campagne, où l'on voit au premier plan un homme caracolant, armé d'une lance.
Deux croquetons à la mine de plomb.
H. 10, L. 17.
—La Main-chaude. Sous de grands arbres, au milieu d'une nombreuse compagnie, une jeune fille frappant dans la main posée sur le dos d'un homme, dont la tête est cachée dans les jupes d'une femme.
Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume, en forme d'écran.
H. 29, L. 27.
—Le Jeu de bascule. Sous de grands arbres, des jeunes filles et des jeunes gens se balançant sur un tronc d'arbre basculant.
Lavis à l'encre de Chine sur trait de plume, en forme d'écran.
H. 29, L. 27.
Olivier(Michel-Barthélemy). Des dessins non signés, que les marchands ont offerts pendant longtemps aux amateurs, sous des attributions absurdes, et que les amateurs n'achetaient pas, les croyant fabriqués par un faussaire: ces dessins ayant quelque chose d'une modernité suspecte. Enfin, il y a une quinzaine d'années, dans une vente, je crois, d'un descendant d'Olivier, arrivait aux enchères un lot de ses eaux-fortes et de ses dessins, dont quelques-uns étaient la première idée de quelques-unes des eaux-fortes. Ce jour-là on était fixé sur ces dessins inconnus, on avait à faire à Olivier, le peintre officiel du prince de Conti, l'auteur des curieux tableaux duThé à l'anglaise dans le salon des Quatre-Glaces au Temple, de laFête dans le Bois de Cassan à l'Ile-Adam. Les dessins d'Olivier sont de petits, petits, petits dessins, à la recherche d'intentions spirituelles, et s'appliquant à rappeler dans le mélange de la sanguine, du crayon noir, de la craie, l'esprit et la couleur des dessins de l'école de Watteau. Quelquefois même des touches de pastel viennent s'ajouter aux trois crayons et agrémenter les études du peintre galant du Temple, d'un coloriage léger et gai. Très souvent aussi, à l'imitation de Watteau, le sujet principal est accompagné du crayonnage d'une tête, d'un bras, d'une main, d'un croqueton qui fait contraste avec l'étude terminée.
—Deux femmes de profil, tournées à gauche, se promenant. Elles sont habillées en grand habit avec des plumes dans les cheveux; l'une d'elles tient à la main un éventail fermé. Sur le fond est jetée une étude de tête.Dessin aux trois crayons sur papier chamois.H. 24, L. 17.—Femme assise à terre, coiffée d'un papillon, elle est entourée d'études de bras et de mains.Sanguine; trois des études de bras et de mains sont à la pierre d'Italie.H. 15, L. 20.—Femme assise, les jambes allongées, une main tendue et montrant quelque chose dans le lointain.Dessin sur papier gris, à la pierre d'Italie et à la sanguine rehaussé de pastel.H. 13, L. 21.—Rose endormie, couchée sur une chaise longue, un livre tombé de ses mains; du dessous de ses jupes remontées, son petit chientoutouaboie après un garçonnet penché sur le dossier et regardant les mollets de la belle.Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, frotté de sanguine et rehaussé de blanc.Ce dessin, en hauteur, a été gravé en largeur avec de nombreux changements et l'introduction d'une fille de chambre, sous le titre:le Sommeil interrompu. Il ne porte ni nom de dessinateur ni nom de graveur, dans sa marge qu'emplissent vingt-cinq vers.H. 32, L. 26.
—Deux femmes de profil, tournées à gauche, se promenant. Elles sont habillées en grand habit avec des plumes dans les cheveux; l'une d'elles tient à la main un éventail fermé. Sur le fond est jetée une étude de tête.
Dessin aux trois crayons sur papier chamois.
H. 24, L. 17.
—Femme assise à terre, coiffée d'un papillon, elle est entourée d'études de bras et de mains.
Sanguine; trois des études de bras et de mains sont à la pierre d'Italie.
H. 15, L. 20.
—Femme assise, les jambes allongées, une main tendue et montrant quelque chose dans le lointain.
Dessin sur papier gris, à la pierre d'Italie et à la sanguine rehaussé de pastel.
H. 13, L. 21.
—Rose endormie, couchée sur une chaise longue, un livre tombé de ses mains; du dessous de ses jupes remontées, son petit chientoutouaboie après un garçonnet penché sur le dossier et regardant les mollets de la belle.
Dessin sur papier bleu, à la pierre d'Italie, frotté de sanguine et rehaussé de blanc.
Ce dessin, en hauteur, a été gravé en largeur avec de nombreux changements et l'introduction d'une fille de chambre, sous le titre:le Sommeil interrompu. Il ne porte ni nom de dessinateur ni nom de graveur, dans sa marge qu'emplissent vingt-cinq vers.
H. 32, L. 26.
Oudry(Jean-Baptiste). On disait, de son temps, Oudry encore plus attaché à ses dessins qu'à ses tableaux, et que, de ses dessins, il composait des portefeuilles de cinquante morceaux variés, de manière que celui qui en possédait un seul, avait un échantillon de tous les genres embrassés par le peintre. En effet, l'illustrateur des Fables de la Fontaine est universel, mais plus particulièrement paysagiste et avant tout animalier. Dans ses dessins d'animaux presque toujours exécutés sur papier bleu, à la pierre noire avec rehauts de craie, il apporte une habileté dont le seul défaut est peut-être la constante égalité, le faire uniformément semblable, une perfection qui vous laisse sans surprise. Ses dessins aux beaux écrasements de crayon noir dans l'ombre, aux détails simplifiés dans les clairs,—et tout lumineux des lumières posées par l'homme qui peignait des oiseaux blancs sur fond blanc,—arrivent à une unité d'effet extraordinaire et sous des apparences faciles, à cerésumé concret de l'objet représenté que donne seul un savoir énorme. Et les heureux et magistraux dessins qu'a laissés ce dessinateur toujours occupé à crayonner, ce dessinateur «des perdrix au plumage bizarre, des cerfs à tête singulière» tués par le Roi, ce dessinateur de tous les animaux inconnus et étranges arrivant à la ménagerie de Versailles. Ce sont de pittoresques accumulis de poissons qui lui faisaient faire, au dire des «Mémoires des Académiciens», dix voyages à Dieppe pour les dessiner dans toute leur fraîcheur; ce sont de cesbuffetsou de ces dispositions de deux pièces de gibier, accrochées à un clou au-dessus d'une tablette garnie de victuailles ou d'accessoires, d'une touche de crayon qu'on supposerait être celle de Chardin; ce sont de savantes études de chiens, de la grosse bête chassée par la vénerie royale, etc. Et même le paysagiste n'est pas à dédaigner: ses dessins de grands parcs avec un bout d'escalier, avec un angle de terrasse à balustres, se font remarquer tout de suite par une connaissance de l'anatomie de l'arbre, une science de ses embranchements, et encore par un éclairage du dessous des grandes futaies qui n'appartiennent qu'à Oudry.
A propos des dessins à la sanguine d'animaux d'Oudry, on doit se défier de certains dessins un peu dans sa manière, mais d'un crayonnage plus maigre, et qui sont du nommé Dugommer; quant à ses paysages à la pierre d'Italie, sur papier bleu, il faut prendre garde à quelques dessins de Pierre, moins libres cependant que ceux d'Oudry, mais qui a travailléd'après nature à Arcueil, dans l'ancien parc du prince de Guise, et reproduit les mêmes motifs que son confrère. Enfin il ne faut pas craindre d'acheter des paysages d'Oudry dans lesquels se promènent des personnages de l'Empire: un marchand du commencement du siècle qui en possédait un certain nombre, ayant eu, pour les vendre, l'idée de faire peupler leur vide et leur solitude, par un artiste contemporain dont on m'a dit le nom que j'ai oublié.