Les jours qui suivirent, Clarisse mena ses comités d’œuvres plus rondement que de coutume. Desnouettes, qui la rencontra dans la rue, s’étonna de la trouver plus jolie qu’il ne pensait, en dépit d’une robe qu’il n’aimait pas. C’est que la figure de Clarisse valait surtout par l’expression de ses traits légers. Son teint n’était pas éclatant, mais pur, frais, d’une délicatesse morale, semblait-il, aussi bien que physique. Son cou un peu long faisait souvent pencher sa tête, dans une pose attentive. Elle n’avait pas tant de beauté que de physionomie. Aussi risquait-elle de paraître insignifiante aux personnes pressées, ou d’attirer par contre et retenir, selon le reflet qui montait de son âme à son visage.
Son mari éprouva les effets de cette humeur aimable, et il y eut entre eux un renouveau de bonne entente. Huit années auparavant, ils s’étaient épousés, sans grand élan, il est vrai, mais avec bienveillance et bonne foi. Ils se connaissaient depuis toujours. Entre eux, pas de mensonges, ni de surprises. Ils appartenaient au même monde, leurs familles traitaient d’égale à égale. Quand Hubert, après deux ans passés dans les affaires à Londres et à New-York, revint à Genève pour prendre sa place dans la maison de banque paternelle, il ne demandait qu’à se marier, afin de s’installer définitivement. Il revit Clarisse, il la trouva « changée en bien », et elle lui plut beaucoup. Clarisse venait de refuser l’un après l’autre deux jeunes hommes : le premier parce qu’il n’était pas de son rang, le second parce que, de notoriété publique, il était un viveur, et tous deux parce qu’elle ne les aimait pas. Elle fut sensible aux attentions que lui témoigna Hubert, elle redouta de refuser un troisième parti en si peu de temps : ils s’épousèrent. On vit là un beau mariage, l’union de deux anciennes familles, parmi une nombreuse parenté accourue de partout.
Hubert, en dépit de quelques aventures, avait au fond toujours dédaigné les femmes. Jamais il n’avait souffert par elles ; il ne leur avait jamais rien sacrifié. Il sut gré à Clarisse d’être une épouse sans coquetterie, parfaitement simple et loyale. Il aurait cru indigne d’elle, et inutile aussi bien qu’ennuyeux, de lui dire des flatteries ou de se montrer sentimental.
L’amour physique n’avait pas transformé moralement Clarisse. Elle s’y était soumise puisque c’était la volonté légitime de son mari, mais ni l’un ni l’autre n’étaient des voluptueux. Parfois cependant, à cause d’un souvenir, d’une comparaison, par l’effet naturel de la saison ou de la jeunesse, l’un des deux sentait un recommencement d’amour : l’autre s’y prêtait de bonne grâce et ils pouvaient se croire épris de nouveau. Bien rarement ils se trouvaient ensemble dans le même état de la chair. Aussi ces flambées soudaines, qu’ils ne savaient entretenir, s’éteignaient-elles assez vite. Ils assistaient sans trop de regret à ce déclin, et retournaient à la régularité habituelle de leurs relations conjugales.
Le grand intérêt d’Hubert, c’était sa banque. Ce garçon d’apparence endormie avait accepté comme un destin naturel d’être bien portant, bien marié, bien pourvu de rentes, de parents et d’amis, et il ne demandait rien d’autre à la vie, à celle du moins qu’on lui connaissait. Dans son bureau par contre, il se réveillait de son indifférence superficielle. Laissant à ses fondés de pouvoir les besognes courantes dont la longue et honorable pratique avait fait la prospérité de la maison, il spéculait. Du fonds de son tempérament paresseux montait alors une excitation délicieuse qu’il n’avait jamais connue ailleurs, et dont il réclamait impérieusement le retour. Telle était la raison de son assiduité au bureau et à la Bourse : il lui fallait le bonheur anxieux du risque. La seule fièvre dont il était capable lui venait du jeu, et non pas n’importe lequel — il n’avait jamais tenu une carte — mais celui de la finance. Il ne cherchait pas à gagner de l’argent, car il n’était ni intéressé, ni avare : il poursuivait des sensations fortes. Il croyait exercer un métier, et il ignorait qu’il satisfaisait une passion. Ce n’était pas dans un musée, dans un théâtre, dans une salle de tribunal ou de délibérations politiques, dans un cabaret, dans un laboratoire, dans une chambre de femme, qu’il avait savouré les plus puissantes émotions de son existence : c’était entre les quatre murs tristes de son cabinet de travail, parmi les cotes, les dépêches et aux appels stridents du téléphone.
Dès qu’il quittait son bureau pour rentrer chez lui ou pour aller chez ses amis, Hubert redevenait apathique ou maussade. Il cherchait ainsi à protéger le travail de sa pensée spéculative qui ne s’arrêtait pas. Huit années de mariage l’avaient engraissé. Son visage, jadis agréable, s’était bouffi ; de grosses paupières couvraient ses yeux trop pâles où rien ne semblait se passer. Il demeurait volontiers assis, bâillait, n’écoutait jamais les conversations où il n’était pas pris directement à partie. Sans doute aurait-il été jugé ennuyeux si la plupart des interlocuteurs qu’il rencontrait dans son monde ne l’avaient été davantage. Et il était certainement peu poli : mais le genre caractéristique des Damien consistait, depuis des générations, à manquer d’urbanité. Hubert, quand il ne répondait pas aux saluts, pensait suivre une tradition de famille et prouver par un sans-gêne de manant qu’il était aristocrate.
Clarisse s’approcha pour l’embrasser.
— Oui, ma chérie, dit-il avec un accent de contrariété.
Elle sentit sa froideur, s’assit sur le bras de son fauteuil et demanda :
— Fatigué ?
— Non, non. Tout va bien.
Tout n’allait pas bien au contraire, et il était préoccupé de la baisse à New-York. Mais il ne parlait jamais de la banque dans son ménage. Il avait horreur qu’on s’occupât de ses affaires personnelles.
— Qu’as-tu fait aujourd’hui ? demanda-t-il pour détourner les questions.
— J’ai été voir ma tante Henriette.
— Que dit-elle de ses quatre fils ?
— Ils vont aller passer quelques jours à la montagne. Faire du ski…
Hubert haussa les épaules. Il n’aimait pas les sports. Il raconta qu’on lui avait parlé à la Bourse d’un accident récent survenu à Saint-Cergues. D’ailleurs les hôtels étaient mal chauffés et on y attrapait des fluxions de poitrine.
Clarisse voulut lui dire qu’elle avait rencontré le petit Fabre-Gilles… Elle revenait de chez sa tante, au crépuscule. Elle longeait la promenade du Pin, elle avait regardé les arbres qui se détachaient sur le ciel encore clair et doré : il lui semblait les voir toujours. Et soudain, comme elle ramenait les yeux sur le trottoir, elle avait croisé le jeune homme. Il avait passé près d’elle sans la reconnaître. Il était vêtu de noir. Elle aurait dû l’arrêter, lui adresser la parole… Depuis cette minute, elle ressentait une sorte d’étonnement, et elle conservait dans sa mémoire, sans pouvoir s’en défaire, le souvenir précis de cet étranger sombre, marchant vite, sous un ciel étrange. Elle s’impatientait du retour périodique de ces images détaillées à la fois et mystérieuses, indépendantes de sa volonté et comme chargées d’une signification qu’elle ne comprenait pas.
Ne pouvant se retenir plus longtemps, elle s’adressa à son mari qui, replongé dans le journal, n’avait pas remarqué son silence :
— J’ai rencontré le petit Fabre-Gilles.
— Ah ?
Il plia son journal, et dit, sans se presser :
— Son père m’a écrit une nouvelle lettre.
— Une lettre ? Montre donc.
Hubert haussa les épaules.
— Voilà des parents qui se font bien du souci ! Qu’ils laissent donc ce garçon se débrouiller tout seul. Quand j’étais en Amérique…
Clarisse, sans l’écouter, lisait la lettre. M. Fabre-Gilles y parlait de son fils avec un autoritarisme anxieux. On devinait qu’il craignait pour lui les hasards d’une existence inconnue. Ses phrases trahissaient de l’inquiétude, de l’austérité, presque de la jalousie. Il demandait à Hubert de s’intéresser à Laurent, de lui ouvrir sa maison, afin qu’il ne fût pas seul et exposé aux tentations du dehors. « C’est une nature un peu sauvage, écrivait-il, et que je ne connais pas bien moi-même. Jusqu’à présent, il ne m’a guère donné d’ennuis, mais voici les années décisives ! On voudrait être l’ami de ses enfants, et parfois ils vous témoignent une froideur, presque une méfiance qui désespèrent. N’hésitez pas à le surveiller, à l’interroger au besoin, et même à le punir s’il le faut : je vous délègue ma sévérité paternelle. »
Clarisse laissa retomber la main qui tenait la lettre, en proie à des impressions d’une vivacité extraordinaire. D’abord elle était touchée par cette appréhension mélancolique, cette susceptibilité sincère et peut-être maladroite. Elle s’empressa de partager une telle sollicitude pour un jeune être désarmé, dont il est juste de protéger l’innocence et la faiblesse. Puis elle connaissait trop bien le plaisir d’ordonner pour ne pas sympathiser avec cet homme dominateur auquel le monde allait disputer la possession de son fils. Le vague portrait que traçait M. Fabre-Gilles ne s’opposait pas à ce qu’elle pensait du jeune homme, de ce passant mélancolique qu’elle venait de rencontrer au crépuscule. Enfin surtout cette lettre — et elle la relisait encore — lui proposait un devoir à remplir. A travers les termes employés, elle reconnaissait son propre style, son propre désir d’être honnête, d’être sérieuse, d’être pure. Elle n’aurait pas parlé d’autre manière pour son enfant. Tout ce qu’elle avait de meilleur répondait à la requête, non dépourvue de grandeur et de gravité, de ce père chrétien. Sa conscience s’ébranlait…
— Hubert, fit-elle d’une voix lente. M. Fabre-Gilles a raison, nous devons nous occuper de son fils.
Hubert haussa les épaules. Elle reprit :
— Nous avons vis-à-vis de ce jeune homme une responsabilité.
— Mais que veux-tu qu’il lui arrive ?
— Je l’imagine assez facilement, répondit Clarisse un peu agacée.
« Il est vrai, songea-t-elle, que Hubert est très pris ! Peut-être vaudrait-il mieux me charger moi-même d’une tâche si maternelle ». Elle ne se déroberait pas à ce devoir puisqu’elle en avait reconnu l’exigence. Elle l’expliqua à son mari.
— Occupe-toi de ce garçon, dit-il d’un ton rasséréné puisqu’il ne s’agissait plus de se déranger lui-même… Après tout, tu as raison, nous avons charge d’âme. Et puis, j’aime mieux être en bons termes avec la maison Fabre-Gilles, qui est une excellente banque de province… Tiens, je te l’enverrai un de ces jours prendre le thé avec toi.
Clarisse ne dit rien. Toute activité nouvelle lui plaisait, mais celle-ci plus particulièrement. Une fois de plus, elle aurait la satisfaction d’exercer une influence. Elle n’hésita pas à reconnaître l’intérêt que lui inspirait Laurent Fabre-Gilles puisqu’elle s’intéressait à lui pour son bien. Et elle se sentit impatiente de se mettre à l’œuvre.
Hubert fut frappé de l’expression de sa femme, et il eut brusquement envie de l’embrasser. Mais elle lui échappa. Alors, tout à coup réveillé, il la rattrapa et la prit dans ses bras. Elle ne se déroba plus à son baiser, et il la sentit abandonnée dans son étreinte.
— Tu me plais, ce soir, fit-il.
Elle regarda son mari avec plaisir. Il la câlina contre lui, l’embrassa encore, lui murmura quelque chose à l’oreille, et elle, baissant la tête et heureuse, accepta.
D’une fenêtre de son salon, Clarisse regardait au dehors la fin du jour. Le ciel était d’argent, reluisant par places de reflets qui allaient mourir. Au pied de la Treille, le jardin des Bastions, assombri déjà, emmêlait ses ramures noires. Les premiers réverbères commençaient à s’allumer. Clarisse contemplait tantôt le vide glacé d’en haut, les nuages annonciateurs de neiges prochaines, et tantôt, en bas, le scintillement des lumières qui se multipliaient pour combattre la nuit tombante, le flamboiement des magasins au ras des rues, les feux mobiles des autos et des tramways. Mais elle ne rêvait pas devant ce double spectacle : sa pensée précise combinait ses visites du lendemain.
Tout à coup elle eut l’impression qu’on entrait derrière elle dans la pièce : elle se retourna et vit Laurent Fabre-Gilles.
Il paraissait très intimidé. Il expliqua maladroitement :
— Monsieur Damien m’a envoyé vous voir…
Clarisse voulait qu’il se montrât à son avantage. Elle coupa sa phrase et répliqua :
— Oui, je vous vaux quelques heures de congé !
Et elle le regarda avec attention, sans s’occuper de son silence interdit. Ses cheveux étaient noirs ; son visage régulier, allongé, avec des sourcils épais au-dessus de ses paupières baissées ; sa bouche étroite à peine ombrée d’un commencement de moustache. Il paraissait si peu dégagé de l’enfance, ou du moins de l’adolescence, qu’elle se sentit en face de lui très « grande personne ».
Elle lui demanda :
— Êtes-vous déjà venu à Genève ?
Il répondit qu’il n’y était jamais venu auparavant. Sa voix grave contrastait avec son air d’extrême jeunesse.
— Connaissez-vous quelques personnes ?
Non, il ne connaissait personne.
— Où habitez-vous ?
Il expliqua qu’il s’était installé dans une pension pour étrangers, boulevard de la Cluse, numéro 180.
Gêné par le mutisme où il retombait après chaque parole, il leva un instant les yeux vers Clarisse, montrant des prunelles sombres ; ensuite il les baissa de nouveau. Mais elle ne dit rien, exprès, afin d’augmenter un peu sa gêne, se plaisant ainsi à être la plus forte. Elle le tenait à sa disposition, et il ne lui échapperait pas comme l’autre jour, quand il l’avait croisée sans la reconnaître.
— Vous êtes né à Nîmes, n’est-ce pas ?
— Oui, madame.
— Avez-vous voyagé ?
Il avait été deux fois à Marseille, voilà tout.
— Seulement ? Que de découvertes vous avez à faire !
Il rit, d’un petit rire nerveux qu’elle entendit là pour la première fois et qu’elle trouva un peu bête. Alors elle reprit, d’une manière engageante :
— En attendant, il faut travailler. Vous intéressez-vous aux affaires ?
Il récita :
— Je suis très content d’avoir commencé la pratique.
— Vous verrez, vous apprendrez beaucoup de choses dans la banque de mon mari. Vous allez passer ici quelques mois ?
— Oui, madame.
— Et après ?
Après il irait à Londres.
— Et après ?
— Je ne sais pas…
Peut-être commençait-il à se méfier d’un interrogatoire si précis. Une seconde, son regard se fit attentif, curieux à son tour, puis il reprit son expression de petit jeune homme bien élevé.
— Avez-vous des frères et des sœurs ? demanda Clarisse.
Là, il s’anima un peu, comme s’il ne risquait plus de se trahir. Il avait deux sœurs mariées, l’une à un avocat, l’autre à un propriétaire campagnard : elles avaient toutes deux des enfants. Son frère aîné était à Paris, où il faisait de la littérature. Mais ce frère, qui avait trente-cinq ans, revenait peu à la maison. Clarisse songea que Laurent avait dû être élevé en rejeton tardif, à l’écart, entre des parents âgés, et sans compagnon.
— Et votre grand-père, reprit-elle, l’avez-vous connu ?
— Très peu. Il m’aimait beaucoup. On dit chez moi que je lui ressemble…
Clarisse se rappela soudain ce que M. Bourgueil avait raconté de son ami d’autrefois. Et il se fit alors dans son esprit un étrange et brusque travail de substitution. Elle cessa d’écouter son interlocuteur, mais elle s’occupa de lui bien davantage qu’en l’écoutant. Elle venait enfin de rencontrer ce qu’elle réclamait sans le savoir depuis le début de l’entretien : l’occasion de s’intéresser à son sujet. Elle fit à l’improviste bénéficier le jeune Fabre-Gilles de ce qu’elle avait appris sur l’ancien, et elle interpréta son attitude et ses paroles à la ressemblance de son grand-père. S’il était réservé, c’est qu’il était méditatif, peut-être fier ; s’il était taciturne, c’est qu’il était mélancolique, peut-être malheureux. Comme l’autre jadis, il était loin des siens, seul, exilé…
— N’oubliez pas, s’écria-t-elle, que notre maison vous est ouverte. Considérez M. Damien comme un ami.
Il remercia avec une politesse appliquée. Mais Clarisse, entrant toujours plus dans son hypothèse, ne se contenta plus de se renseigner et voulut encore intervenir :
— Si vous vous sentez trop isolé ; rapprochez-vous de nous… Peut-être pourriez-vous changer de pension ?
D’un air indifférent, et sans s’apercevoir du ton plus vif que prenait toujours Clarisse quand elle se mettait à commander, il dit qu’il ne voulait pas changer. Elle insista, retrouvant sa pente naturelle qui n’était pas d’analyser mais d’agir. Alors il murmura :
— Je tiens à rester où je suis. J’y ai rencontré des personnes très agréables…
Ce dernier mot l’inquiéta. Elle le jugeait depuis quelques minutes si délicat, si fin, qu’elle craignit tout de suite qu’il fût menacé.
— Quelles personnes ?
— Un Hongrois, qui joue très bien du violon.
Elle fut soulagée. Elle ne voulait pas qu’il démentît l’idée qu’elle se formait de lui. Désormais, elle avait sur lui un parti pris autoritaire. Jusque là elle ne connaissait qu’une image de Laurent, qui était venue plusieurs fois s’imposer à sa mémoire : derrière l’image s’évoquait maintenant une personne morale, un certain type dont elle fixait les grandes lignes et qui lui plaisait.
Cependant il s’était levé et s’embrouillait dans une formule de départ. Clarisse, désireuse de trouver chez lui d’autres points de repère, l’obligea à se rasseoir.
— Faites-vous de la musique ?
Non, il se bornait à écouter son Hongrois… Sur quoi l’interroger encore ? Ses questions étaient banales, mais il fallait les essayer avant de trouver une piste qui menât plus loin. Pour le joindre de plus près, alors elle demanda :
— Quel âge avez-vous ?
— Dix-huit ans.
Tout de suite, elle estima que cet âge était conforme à ce qu’elle attendait de lui. Elle le considéra avec un sourire et dit, autant pour lui faire sentir sa propre prépondérance que pour le complimenter :
— Comme vous êtes jeune…
Mais il ne paraissait pas goûter les remarques trop personnelles. Il se leva, et cette fois avec un élan qui témoignait d’un ferme propos de partir — et il s’en aperçut, sans doute, car, pour compenser, il se mit à être cérémonieux. Elle dut le mener jusqu’à la porte pour l’aider à s’en aller.