Chapter 17

[6]Registrum Palatinum Dunelmense, t. I, p. 507.[7]«Allso theare be mainteigned ..... and kept in good reparaciouns two greate stone bridges, and diuers ffoule and daungerous high wayes, the charge whereof the towne of hitsellfe ys not hable to mainteign. So that the lacke thereof wilbe a greate noysaunce to the kinges matiessubiectes passing to and ffrom the marches of wales and an vtter ruyne to the same towne, being one of the fayrest and moste proffittable townes to the kinges highnesse in all the shyre.» (English Gilds; the original ordinances... from mss. of the 14thand 15thcent., ed. by Toulmin Smith.—Early English text Society, Londres, 1870, 8o, p. 249.)[8]Archæologia, t. XXVII, p. 77, et t. XXIX, p. 380.[9]Ms.Reg.16, F. 2, au British Museum (Poésies de Charles d'Orléans, époque de Henri VII).[10]Stow,The survey of London, Londres, 1633, fol., pp. 27 et suiv. Stow, qui examina les comptes des gardiens du pont pour une année (22 Henri VII), trouva que les revenus de la construction s'étaient élevés à 815 livres 17 shillings 2 pence. Le pont actuel date de notre siècle; il a été ouvert en 1831 à la circulation; la dépense occasionnée par sa construction a été de 1 458 311 livres sterling (trente-six millions et demi de francs).[11]Stow,op. cit., p. 29;Chronicles of London Bridge, by an antiquary (James Thompson), Londres, 1827, 8o, p. 187.[12]Moyennant le payement d'une taxe, dont un acte de 1334, inséré dans leLiber albus(éd. Riley), avait fixé très minutieusement le tarif.][13]Archæologia, t. XIX, p. 308. On voit assez souvent des représentations de ponts dans les manuscrits du quatorzième siècle; voy. notamment au British Museum les manuscritsAddition, 12 228, fol. 267, et 10 E. IV, fol. 192, etc. Ces ponts ont des arches rondes fortement maçonnées, des piles trapues et quelquefois d'assez jolies corniches. Il ne reste pas aujourd'hui en Angleterre de ponts du moyen âge aussi bien conservés que ceux que nous avons en France; nos voisins n'ont rien qui puisse soutenir la comparaison, par exemple avec le magnifique pont de laCalendreà Cahors (XIIIesiècle), ni avec les autres ponts mentionnés plus haut. Ils peuvent toutefois montrer comme curiosité (car il n'a plus d'utilité pratique) le vieux pont à trois branches de Crowland, qui paraît remonter, dans son état actuel, au quatorzième siècle.[14]Yarm sur la Tees, à 44 milles N.-N.-O. d'York. Le «reale chymyn» dont il est question est la grand'route d'Écosse qui se dirigeait vers le midi en passant par York et Londres. Le pont fut reconstruit en 1400 par Skirlaw, évêque de Durham.[15]Rotuli parliamentorum, t. I, p. 468. Le droit depontagiumest fréquemment mentionné dans leLiber custumarum, publié par Riley (collect. du Maître des Rôles); voir aussi lesFœdera(1816-1830), t. V, p. 520.[16]Quelquefois, sans doute après avoir éprouvé lui-même ou par quelqu'un des siens le danger du passage, le roi fait une offrande assez considérable pour permettre à elle seule de grosses réparations. Ainsi, la quarante-quatrième année de son règne, Édouard III donne 15 livres sterling pour les réparations du pont de Newcastle-on-Tyne. (Issue Roll of Thomas de Brantingham, edited by F. Devon, 1835-1840, p. 392.)[17]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 100 (année 1338).[18]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 91 (9 Édouard III, 1335).[19]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 350.[20]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 111.[21]Édition Luce, t. I, p. 257.[22]Meaux près Beverley (Chronica monasterii de Melsa, édition E. A. Bond; collection duMaître des Rôles, Londres, 1868, 3 vol. 8o, t. I, p.XV).[23]Voir les documents publiés par Riley,Memorials of London, Londres, 1868, 8o, p. 291.[24]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 107.[25]Voir des représentations de ces charrettes dans les manuscrits du quatorzième siècle, et notamment dans le manuscrit 10 E. IV au British Museum, fol. 63, 94, 110, etc.[26]Thorold Rogers,History of agriculture and prices, t. I, pp. 650-661.[27]Statutes of the realm, 4 Édouard III, ch.III. Unquarterégale huitbushels, soit plus de deux hectolitres.[28]Statutes of the realm, 36 Édouard III, ch.IIet suiv.[29]Il suffira de rappeler que les représentations de voitures de cette espèce sont fréquentes dans les manuscrits. On en trouvera plusieurs, à deux roues et très ornées, dans le roman du roi Meliadus (ms. du quatorzième siècle au British Museum,Addition, 12 228, fol. 198 et 243). La célèbre voiture à quatre roues duLuttrell psalter(aussi du quatorzième siècle) a été fréquemment reproduite, notamment par Turner et Parker dans leurDomestic architecture of England from Edward I to Richard II, Oxford, 1852, 4 vol. 8o, t. I, p. 141. On trouve aussi dans les manuscrits de curieuses représentations de litières posées sur des brancards et portées par deux chevaux, un par devant, un autre par derrière (ms. 118 français, roman de Lancelot, à la Bibliothèque nationale, fol. 285; deux personnes sont dans la litière; une dame et un chevalier blessé; quatorzième siècle).[30]Histoire que raconte La Tour-Landry d'un saint ermite qui vit en rêve la femme de son neveu en purgatoire. Les démons lui enfonçaient des aiguilles ardentes dans les sourcils. Un ange lui dit que «c'estoit pour ce qu'elle avoit affaitié ses sourciz et ses temples, et son front creu, et arrachié son poil pour soy cuidier embellir et pour plaire au monde». (Le livre du chevalier de La Tour-Landry, édition Montaiglon, Paris, 1854, 12o.)[31]Fille de Gilbert de Clare, comte de Gloucester et de Hereford, et de Jeanne d'Acres, fille d'Édouard Ier. Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of all the wills.... of the kings and queens of England, etc.; publiée par J. Nichols, Londres, 1780, 4o, p. 22.)[32]Sœur du roi (Issues of the exchequer, édition Devon, Londres, 1837, p. 142.)[33]Thorold Rogers,History of agriculture and prices, t. I. p. 361.[34]The Paston Letters(1422-1509), a new édition... by James Gairdner, Londres, 1872, 3 vol. 8o.[35]Patent rolls and itinerary of King John, edited by T. D. Hardy, Londres, 1835.[36]Liber quotidianus garderobæ, Londres, 1787, p.LXVII.[37]«Archers.—And xxiiij archers on foote for garde of the kinges body, who shal goe before the kinge as he travaleth thorough the cuntry.»King Edward II's.. ordinances, 1323, éd. Furnivall, p. 46.[38]Fleta seu commentarius juris anglicani, editio secunda, Londres, 1685, 4o, liv. II, chap.II. Ce traité fut composé sous Édouard Ier, dans la prison de laFlotte, par un juriste demeuré inconnu. Il est postérieur à 1292, car mention y est faite de la soumission de l'Écosse.[39]Liv. II, chap.V. Une ordonnance d'Édouard II parle seulement de la marque au fer rouge sur le front. (King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D. 1323, Chaucer society, édition Furnivall, 1876.)[40]Il lui envoyait à cet effet unmandatum, qu'il retirait lorsque le roi changeait d'avis sur le lieu où il devait aller, ce qui arrivait assez fréquemment. «Debet autem senescallus nomine capitalis justitiarii cujus vices gerit mandare vicecomiti loci ubi dominus rex fuerit declinaturus quod venire faciat ad certum diem, ubicumque tunc rex fuerit in ballivia sua, omnes assisas comitatus sui, et omnes prisones cum suis atachiamentis.» (Fleta.)[41]«Habet etiam ex virtute officii sui potestatem procedenti ad utlagationes et duella jungendi et singula faciendi quæ ad justitiarios itinerantes, prout supra dictum est pertinent faciendi.»[42]Fleta, liv. II, chap.III.[43]Original authority of the King's council, p. 115.[44]King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D. 1323, édition Furnivall, 1876, § 94.[45]Ce droit seigneurial était attaché à certains manoirs et se transmettait avec eux. Voir la pétition d'une abbesse de l'île de Wight qui réclame (à cause des amendes dont elle devait bénéficier) la Vue de francpledge attachée au manoir de Shorwalle, qui lui a été donné. La dame Isabelle de Forte lui dispute ce droit. (Rotuli parliamentorum, t. II. p. 182, année 1347.)[46]Notamment, comme dans laVue de francpledge, si les ponts et les chaussées étaient bien tenus et à qui incombait le devoir de les réparer (Yearbooks of the reign of K. Edward I, édition Horwood, 1863, etc., t. I, p. 75).[47]Les duels de Thomas de Bruges n'étaient pas ceux des cas de félonie et de crime où il allait de la mort du vaincu; c'était seulement le duelcum fuste et scuto, qui nécessitait beaucoup moins souvent, comme on le pense, le remplacement du champion. La vingt-neuvième année d'Édouard III, un duel eut lieu par champions entre l'évêque de Salisbury et le comte de Salisbury. Quand les juges en vinrent, conformément aux lois, à examiner les vêtements des combattants, ils trouvèrent que le champion de l'évêque avait plusieurs feuilles de prières et d'incantations cousues à ses habits (Yearbooks of Edward I, années 32-33, p. 16). La visite des vêtements se faisait toujours et avait précisément pour but de découvrir ces fraudes, qui étaient considérées comme les plus dangereuses et les plus déloyales.[48]Voir la représentation de seigneurs et de dames dictant leurs lettres à des scribes, et de messagers les remettant aux destinataires dans le manuscrit 10 E. IV, au British Museum (commencement duXIVesiècle), fol. 305 et suiv., et dans le manuscritAddit.12228, fol. 238 et suiv.[49]King Edward II's household and wardrobe ordinances, 1323, édition Furnivall, Londres, 1876, p. 46.[50]Issue roll of Thomas de Brantingham, édition Fr. Devon, Londres, 1835, 4o, pp.XXI,XXXII,XXXVII,XLIV, 408;Issues of the exchequer, 1837, pp. 220, 255. Des pages entières du rôle de Thomas de Brantingham (ex. pp. 154-155) sont remplies par des payements reçus par des messagers, ce qui montre l'usage fréquent qu'on devait faire de leurs services.[51]Issues of the exchequer, p. 202.[52]Langland,The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C, passus XIV, vers 44 et suiv.[53]Rotuli parliamentorum, t. I, p. 48, 18 Éd. I.[54]Wardrobe accounts of Edward II.—Archæologia, t. XXVI, pp. 321, 336 et suiv.[55]Il suffit de parcourir Froissart pour se rendre compte de l'extrême fréquence de cet usage: Jean de Hainaut arrive à Denain: «Là se hébergea en l'abbaye cette nuit» (liv. I, part. I, chap.XIV); la reine débarque en Angleterre avec le même Jean de Hainaut: «.... et puis trouvèrent une grand'abbaye de noirs moines que on clame saint Aymon, et s'y herbergèrent et rafraîchirent par trois jours» (chap.XVIII); «là s'arrêta le roi et se logea en une abbaye» (chap.CCXCII); «le roi Philippe... vint en la bonne ville d'Amiens, et là se logea en l'abbaye du Gard» (chap.CCXCVI), etc.[56]Publiés par Larking et Kemble,The Knights Hospitallers in England, Camden Society, 1857, 4o. C'est le texte d'un manuscrit retrouvé à Malte et intitulé: «Extenta terrarum et tenementorum Hospitalis Sancti Johannis Jerusalem in Anglia. A. D. 1338».[57]«... Una cum supervenientibus, quia dux Cornubiæ juxta moratur» (pages 99, 101 et suiv.).[58]Statutes of the realm, 3 Éd. I, chap.I.[59]Statutes of the realm, années 1309 et 1315-1316 (Articuli cleri, 9 Éd. II, chap.XI).[60]Fleta, liv. I, chap.XX.[61]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 501, année 1402.[62]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 46, ann. 1378. Le clergé, d'autre part, se plaint de ce que les shériffs viennent quelquefois «ove lour femmes et autre excessif nombre de gentz» s'installer dans les monastères sous prétexte de tournées pour le compte du roi. (1 Rich. II, 1377.)[63]«Mensæ de medio remouentur.» Description d'un dîner en Angleterre, par Barthélemy de Glanville (XIVesiècle),Bartholomi Anglici de rerum proprietatibus, Francfort, 1601, 8o, liv. VI, chap.XXXII. Smollett, au dix-huitième siècle, note l'existence d'usages tout semblables en Ecosse: on dîne puis on dort dans le hall, où l'on a étendu des couchettes à la place des tables. (Humphrey Clinker.)[64]Turner et Parker,Domestic architecture in England from Edward I to Richard II, Oxford, 1853, 8o, p. 75. Voir aussi dans l'Archæologia, VI, p. 36, la description avec dessins du hall royal d'Eltham.[65]Eglogue III, dans l'édition publiée par la Percy society duCytezen and Vplondyshman, 1847, 8o, p.LI.[66]Le texte latin de leur compte de dépense a été publié par Thorold Rogers dans sonHistory of agriculture and prices, t. II, p. 635.[67]Liber albus, édition Riley, p.LVIII.[68]Ce manuel a été publié par M. Paul Meyer dans laRevue critique, t. X, p. 373.[69]Ms. 10 E. IV, fol. 114.[70]Statut de 1285; 13 Éd. I (Statutes of the realm).[71]Statutes of the realm, Londres, 1810, fol., t. I, p. 246.[72]«An haywarde and an heremyte, the hangeman of tyborne,Dauwe the dykere with a dosen harlotesOf portours and of pyke-porses, and pylede toth-drawers.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Ther was lauhyng and lakeryng, and 'let go the coppe!»Bargeynes and beuereges by-gunne to aryse,And setyn so til evesong rang.»The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, Londres (Early english text society), 1873, 8o; texte C,passusVII, vers 361 et suivants.[73]Le Livre de la mutacion de fortune, liv. III (ms. 603 à la Bibliothèque nationale).[74]Voir un exemple d'ermite installé au coin d'un pont dans un acte royal qui maintient formellement les privilèges de l'«Heremyte of the brigge of Loyneand his successours» (4 Éd. IV,Rotuli parliamentorum, t. V, p. 546).[75]Voirsuprale rôle des clercs dans la collecte des offrandes, la garde et l'entretien des ponts (chap.I).[76]12 Rich. II, chap.VII(Statutes of the realm).[77]The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C,passusI, vers 27, etpassusX, vers 195.[78]Ac eremiten that en-habiten by the heye weyes,And in borwes a-mong brewesters and beggen in churches.Ibidem,passusX, vers 189.)[79]PassusX, vers 140. Le matin il se lève quand bon lui semble et il se demande tout de suite où il pourra aller prendre son repas, ou bien qui lui donnera du lard, du pain, du fromage; il rapporte tout cela en sa maison et vit dans la paresse:And when hym lyketh and lust hus leue ys to aryse;When he ys rysen, rometh out and ryght wel aspiethWhar he may rathest haue a repast other a ronnde of bacon,Suluer other sode mete and som tyme bothe,A loof other half a loof other a lompe of chese;And carieth it hom to hus Cote and cast hym to lyueIn ydelnesse and in ese.[80]PassusX, vers 208.[81]PassusX, vers 251:Ac while he wrought in thys worlde and wan hus metHe sat atte sydbenche and secounde table; [with treuthe,]Cam no wyn in hus wombe thorw the weke longe,Nother blankett in hus bed ne white bred by-fore hym.The cause of al thys caitifte cometh of meny bisshopesThat suffren suche sottes.[82]Le Dit de frère Denise.(Œuvres complètes de Rutebeuf, édition Jubinal, Paris, 1874, 3 vol. 12o, t. II, p. 63.)[83]Ce texte a été publié dans l'Archæological journal, t. IV, p. 69.[84]Richard II eut plusieurs fois à les renouveler et confirmer, mais sans effet. Dans son premier statut sur ce sujet, il constate le luxe de partisans dans lequel se complaisaient des gens assez pauvres: «pur ceo qe plusours gentz de petit garison de terre, rent ou d'autres possessions font grantz retenuz des gentz sibien d'esquiers come d'autres en plusours parties del roialme...» (1 Rich. II, chap.VII). Le troisième statut de la treizième année de Richard, celui de la seizième année (chap.IV), celui de la vingtième année (chap.IetII), sont également dirigés contre l'abus des livrées et le nombre des partisans des «seigneurs espirituels et temporels». (Statutes of the realm.) Henri VI renouvela inutilement ces statuts.[85]2 Rich. II, statut I, chap.VI. (Statutes of the realm.)[86]Le tableau que présente ce statut est assez complet pour qu'il ne soit pas nécessaire de citer d'autres textes. Dans les pétitions adressées au parlement on trouvera de très nombreuses plaintes de particuliers pour des actes de violence dont ils ont été victimes, pour des emprisonnements du fait de leurs ennemis, des vols, des cas d'incendie, de destruction du gibier ou du poisson des parcs. Exemples: pétition d'Agnès d'Aldenby, qui est rançonnée par des malfaiteurs (Rotuli parliamentorum, t. I, p. 375); d'Agnès Atte Wode, battue ainsi que son fils et rançonnée (I, p. 372); des habitants de plusieurs villes du comté d'Hereford qui ont été emprisonnés et rançonnés par le chevalier Jean de Patmer (I, p. 389); de Jean de Grey, qui est attaqué par quinze malfaiteurs assez déterminés pour mettre le feu à une ville et donner l'assaut à un château (I, p. 397); de Robert Power, qui est rançonné et a son château saccagé, ses gens battus par des hommes «tut armez come gent de guerre» (I, p. 410); de Rauf le Botiller, qui a vu piller et brûler son château par 80 hommes venus pour cela avec armes et bagages, amenant des cordes et des haches sur des charrettes (II, p. 88), etc. En France, bien entendu, les méfaits de ce genre étaient encore plus nombreux, mais l'état de guerre y était alors continuel.[87]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 351.[88]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 201 (22 Éd. III, 1348).[89]Ibid., t. II, p. 165.[90]Les pénitences de cette sorte n'étaient pas appliquées seulement aux hommes. Les femmes de toutes les conditions devaient s'y soumettre. On peut voir dans ce même registre palatin de Durham le cas d'Isabelle de Murley, condamnée pour adultère avec Jean d'Amundeville, mari de sa sœur, à recevoir publiquement «sex fustigationes circa forum Dunelmense» (t. II, p. 695). Autre exemple dans lesConstitutiones.... Walteri de Cantilupo, Wigornensis episcopiA. D. 1240; Wilkins,Concilia Magnæ Britanniæ et Hiberniæ, Londres, 1737, 4 vol. fol., t. I, p. 668.[91]Edition Aungier, Camden society, 1844, 4o, p. 42 (écrites par un contemporain des événements).[92]Articuli cleri, 9 Éd. II, chap.X(Statutes of the realm).[93]Il défend que les gardiens se tiennent dans le cimetière, à moins qu'il n'y ait un danger de fuite imminent. Le félon peut avoir dans l'église «necessaria vite» et il peut en sortir librement «pro obsceno pondere deponendo».[94]Statutes of the realm, t. I, p. 250, texte de date incertaine, mais se rapportant probablement au règne d'Édouard II. D'après leFleta(liv. I, ch.XXIX), au bout de 40 jours d'asile, si les malfaiteurs n'ont pas forjuré le royaume, on doit leur refuser la nourriture et il ne leur sera plus permis d'émigrer. Pour gagner le port, d'après la même autorité, le félon porte un costume qui le fait reconnaître; il est «discinctus, discalceatus, capite discooperto, in pura tunica,tanquam in patibulo suspendendus, accepta cruce in manibus».[95]Statutes of the realm, 2 Rich. II, chap.III. On s'était déjà plaint de ces fraudes sous Édouard III. Une pétition des communes au parlement de 1376-1377 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 369) constate que certaines gens, après avoir reçu en prêt de l'argent ou des marchandises et avoir fait une prétendue donation de tous leurs biens à des amis, «s'enfuent à Westmonster, Seint Martyn ou autres tils places privilegeez, et illeoqs vivent long temps... tan qe lesdites creaunsours serront moult leez de prendre une petit parcelle de lour dette, et relesser le remenant». Alors les débiteurs rentrent chez eux et leurs amis leur rendent tous leurs biens.[96]Croniques de London, 1844, 4o, Camden society, p. 42.[97]Ibidem, p. 52.[98]History of the reign of king Henry the seventh.[99]Rotuli parliamentorum, 21 Éd. III, t. II, p. 178. Voir aussi la pétition des communes en 1330-1331, 25 Éd. III, t. II, p. 229.[100]«Pur ceo qe nostre seigneur le roi, par suggestions meyns véritables, ad plusours foitz granté sa charte de pardon as larons notairs, et as communes murdrers, fesantz à lui entendre q'ils sont demorantz en ses guerres de outre meer, là où ils sont sodeinement retournez en lour pays à perseverer en lour mesfaitz....» Le roi ordonne qu'on inscrira dans les chartes «le noun de lui qi fist la suggestion au roi». Et les juges devant qui cette charte sera présentée par les félons pour avoir leur liberté auront le pouvoir de faire enquête, et s'ils trouvent que la suggestion n'est pas fondée, ils tiendront la charte pour non avenue (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 253, année 1353).[101]Règlement de 1313 (Munimenta academica, or documents illustrative of academical life and studies at Oxford, éd. II. Anstey, Londres, 1868, 2 vol. 8o. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 91). La peine était la prison et la perte des armes.[102]5 Éd. III, ch.XIV.[103]L'aïeul du roi actuel, lequel aïeul était Édouard Ier.[104]Statut de Winchester; 13 Éd. I, ch.IV.Statutes of the realm.[105]Cette faculté de faire courir sus à la première personne venue était, comme une foule de droits de ce temps, à la fois une garantie pour la sécurité publique et une arme dangereuse aux mains des félons. Des voleurs s'en servaient et il leur arrivait de faire emprisonner par ce moyen leur propre victime. Alisot, femme de Henri de Upatherle, expose au roi que son mari a été fait prisonnier par les Écossais à la bataille de Sterling, est resté plus d'un an leur captif, puis est revenu après avoir payé quarante livres de rançon. En son absence, Thomas de Upatherle et Robert de Prestbury s'emparèrent des terres qu'il possédait à Upatherle, se les partagèrent, abattirent les maisons et en tout agirent en propriétaires, emportant chez eux tout le bien qu'ils purent. Le retour du prisonnier vint les surprendre; dès qu'ils surent qu'il avait reparu sur ses terres, «le dit Thomas, par faus compassement entre luy et le dit Robert s'en leva hiewe et crie sur le dit Henry, et lui surmist qe il lui avoit robbé de ses chateux à la value decli». Ils furent crus: «le dit Henri fut pris et emprisoné en chastle de Glocestre longe temps,» en attendant la venue desjustices, exactement comme le disait le statut. Henri finit par recouvrer sa liberté et obtint un bref contre ses ennemis; mais ceux-ci, informés à temps, vinrent trouver leur victime «et baterunt le dit Henri en la ville de Gloucestre, c'est asaver debrescerunt ses deux braaz, ses deux quises et ses deux jaunbes, et sa teste de chescun parte, et son corps tut naufré et vilement treté, qe a graunt peine eschapa la mort». La réponse du roi n'est guère satisfaisante: «Si le baron (mari) seit en vie, la pleinte est seon (sienne), et s'il seit mort, la pleinte de la femme est nulle» (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 35, année 1330).[106]Diz de l'erberie.Œuvres, édition Jubinal, 1839, t. I, p. 250; l'orthographe de la citation est modernisée.[107]Recueil d'Isambert, t. III, p. 16, et t. IV, p. 676.[108]Remède pour les maladies de la rate (Rosa Anglica).[109]Memorials of London, documents se rapportant aux treizième, quatorzième et quinzième siècles, publiés par Riley, Londres, 1868, 8o, p. 466.[110]Rotuli parliamentorum,9 II. V, t. IV, p. 130.[111]Statutes of the realm, 3 H. VIII, ch. XI, 32 H. VIII, ch.XLII, et 34-35 H. VIII, ch.VIII.[112]The Fox, acte II, scèneI(1605).[113]Coryat's crudities, reprinted from the edition of 1611, Londres, 1776, 3 vol. 8o, t. II, p. 50. Coryat était parti de Douvres le 14 mai 1608.[114]On s'habituait à lire les vers à haute voix au lieu de les chanter. Chaucer prévoit que son poème deTroïluspourra être lu ou chanté indifféremment et il écrit, s'adressant à son livre:So preye I to God, that non myswrite the,Ne the mys-metere, for defaute of tonge!And red wher so thow be, or elles songe,That thow be understonde, God I beseche!(Livre dernier, strophe CCLVIII.)[115]Sir Gawayne, édition Morris, pp. 38 et suiv.[116]Les manuscrits brillamment enluminés se multiplient; on les recherche et on les paye fort cher. Édouard III achète à Isabelle de Lancastre, nonne d'Aumbresbury, un livre de romans qu'il lui paye 66 livres 13 shillings et 4 pence, ce qui était une somme énorme. Quand le roi eut ce livre, il le garda dans sa propre chambre. (Issues of the exchequer, édition Devon, 1837, p. 144.) Richard II (ibidem, p. 213) achète pour 28 livres une bible en français, un Roman de la Rose et un Roman de Percival. Pour se faire une idée de ces prix, il faut se rappeler, par exemple, que, l'année avant qu'Édouard achetât son livre de romans, les habitants de Londres inscrivaient dans les comptes de la ville 7 livres 10 shillings pour dix bœufs qu'ils avaient donnés au roi, 4 livres pour 20 porcs et 6 livres pour 24 cygnes. (Memorials of London and London life, documents publiés par Riley, 1868, p. 170.)[117]He luffede glewmene well in haulle,He gafe thame robis riche of palleBothe of golde and also fee;Of curtasye was he kynge,Of mete and drynke no nythyngeOne lyfe was none so fre.(The Thornton romances; Isumbras, éd. Halliwell.)[118]Th. Wright,Domestic manners and sentiments, etc., 1862, 8o, p. 181.[119]Année 40 Éd. III,Issue rolls of the exchequer, p. 188.[120]Voir deux exemples de cas pareils dans l'introduction à l'Issue roll of Thomas de Brantingham, p.XXXIX.[121]A roll of the household expenses of Richard de Swinfield, bishop of Hereford, edited by J. Webb, Camden society, Londres, 1854-1855, 2 vol. 4o, t. I, pp. 152 et 155.[122]Texte C,passus XII, vers 35.[123]Arthur, après un exploit de Gauvain, s'assied à son repas,Wythe alle maner of mete and mynstralcie bothe.Le deuxième jour que passe Gauvain chez le Chevalier Vert,Much glame and gle glent vp ther-inne,Aboute the fyre vpon flet, and on fele wyse,At the soper and after mony athel songe[gh]As condutes of kryst-masse, and carole[gh] newe,With alle the manerly merthe that mon may of telle.Le troisième jour,

[6]Registrum Palatinum Dunelmense, t. I, p. 507.[7]«Allso theare be mainteigned ..... and kept in good reparaciouns two greate stone bridges, and diuers ffoule and daungerous high wayes, the charge whereof the towne of hitsellfe ys not hable to mainteign. So that the lacke thereof wilbe a greate noysaunce to the kinges matiessubiectes passing to and ffrom the marches of wales and an vtter ruyne to the same towne, being one of the fayrest and moste proffittable townes to the kinges highnesse in all the shyre.» (English Gilds; the original ordinances... from mss. of the 14thand 15thcent., ed. by Toulmin Smith.—Early English text Society, Londres, 1870, 8o, p. 249.)[8]Archæologia, t. XXVII, p. 77, et t. XXIX, p. 380.[9]Ms.Reg.16, F. 2, au British Museum (Poésies de Charles d'Orléans, époque de Henri VII).[10]Stow,The survey of London, Londres, 1633, fol., pp. 27 et suiv. Stow, qui examina les comptes des gardiens du pont pour une année (22 Henri VII), trouva que les revenus de la construction s'étaient élevés à 815 livres 17 shillings 2 pence. Le pont actuel date de notre siècle; il a été ouvert en 1831 à la circulation; la dépense occasionnée par sa construction a été de 1 458 311 livres sterling (trente-six millions et demi de francs).[11]Stow,op. cit., p. 29;Chronicles of London Bridge, by an antiquary (James Thompson), Londres, 1827, 8o, p. 187.[12]Moyennant le payement d'une taxe, dont un acte de 1334, inséré dans leLiber albus(éd. Riley), avait fixé très minutieusement le tarif.][13]Archæologia, t. XIX, p. 308. On voit assez souvent des représentations de ponts dans les manuscrits du quatorzième siècle; voy. notamment au British Museum les manuscritsAddition, 12 228, fol. 267, et 10 E. IV, fol. 192, etc. Ces ponts ont des arches rondes fortement maçonnées, des piles trapues et quelquefois d'assez jolies corniches. Il ne reste pas aujourd'hui en Angleterre de ponts du moyen âge aussi bien conservés que ceux que nous avons en France; nos voisins n'ont rien qui puisse soutenir la comparaison, par exemple avec le magnifique pont de laCalendreà Cahors (XIIIesiècle), ni avec les autres ponts mentionnés plus haut. Ils peuvent toutefois montrer comme curiosité (car il n'a plus d'utilité pratique) le vieux pont à trois branches de Crowland, qui paraît remonter, dans son état actuel, au quatorzième siècle.[14]Yarm sur la Tees, à 44 milles N.-N.-O. d'York. Le «reale chymyn» dont il est question est la grand'route d'Écosse qui se dirigeait vers le midi en passant par York et Londres. Le pont fut reconstruit en 1400 par Skirlaw, évêque de Durham.[15]Rotuli parliamentorum, t. I, p. 468. Le droit depontagiumest fréquemment mentionné dans leLiber custumarum, publié par Riley (collect. du Maître des Rôles); voir aussi lesFœdera(1816-1830), t. V, p. 520.[16]Quelquefois, sans doute après avoir éprouvé lui-même ou par quelqu'un des siens le danger du passage, le roi fait une offrande assez considérable pour permettre à elle seule de grosses réparations. Ainsi, la quarante-quatrième année de son règne, Édouard III donne 15 livres sterling pour les réparations du pont de Newcastle-on-Tyne. (Issue Roll of Thomas de Brantingham, edited by F. Devon, 1835-1840, p. 392.)[17]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 100 (année 1338).[18]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 91 (9 Édouard III, 1335).[19]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 350.[20]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 111.[21]Édition Luce, t. I, p. 257.[22]Meaux près Beverley (Chronica monasterii de Melsa, édition E. A. Bond; collection duMaître des Rôles, Londres, 1868, 3 vol. 8o, t. I, p.XV).[23]Voir les documents publiés par Riley,Memorials of London, Londres, 1868, 8o, p. 291.[24]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 107.[25]Voir des représentations de ces charrettes dans les manuscrits du quatorzième siècle, et notamment dans le manuscrit 10 E. IV au British Museum, fol. 63, 94, 110, etc.[26]Thorold Rogers,History of agriculture and prices, t. I, pp. 650-661.[27]Statutes of the realm, 4 Édouard III, ch.III. Unquarterégale huitbushels, soit plus de deux hectolitres.[28]Statutes of the realm, 36 Édouard III, ch.IIet suiv.[29]Il suffira de rappeler que les représentations de voitures de cette espèce sont fréquentes dans les manuscrits. On en trouvera plusieurs, à deux roues et très ornées, dans le roman du roi Meliadus (ms. du quatorzième siècle au British Museum,Addition, 12 228, fol. 198 et 243). La célèbre voiture à quatre roues duLuttrell psalter(aussi du quatorzième siècle) a été fréquemment reproduite, notamment par Turner et Parker dans leurDomestic architecture of England from Edward I to Richard II, Oxford, 1852, 4 vol. 8o, t. I, p. 141. On trouve aussi dans les manuscrits de curieuses représentations de litières posées sur des brancards et portées par deux chevaux, un par devant, un autre par derrière (ms. 118 français, roman de Lancelot, à la Bibliothèque nationale, fol. 285; deux personnes sont dans la litière; une dame et un chevalier blessé; quatorzième siècle).[30]Histoire que raconte La Tour-Landry d'un saint ermite qui vit en rêve la femme de son neveu en purgatoire. Les démons lui enfonçaient des aiguilles ardentes dans les sourcils. Un ange lui dit que «c'estoit pour ce qu'elle avoit affaitié ses sourciz et ses temples, et son front creu, et arrachié son poil pour soy cuidier embellir et pour plaire au monde». (Le livre du chevalier de La Tour-Landry, édition Montaiglon, Paris, 1854, 12o.)[31]Fille de Gilbert de Clare, comte de Gloucester et de Hereford, et de Jeanne d'Acres, fille d'Édouard Ier. Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of all the wills.... of the kings and queens of England, etc.; publiée par J. Nichols, Londres, 1780, 4o, p. 22.)[32]Sœur du roi (Issues of the exchequer, édition Devon, Londres, 1837, p. 142.)[33]Thorold Rogers,History of agriculture and prices, t. I. p. 361.[34]The Paston Letters(1422-1509), a new édition... by James Gairdner, Londres, 1872, 3 vol. 8o.[35]Patent rolls and itinerary of King John, edited by T. D. Hardy, Londres, 1835.[36]Liber quotidianus garderobæ, Londres, 1787, p.LXVII.[37]«Archers.—And xxiiij archers on foote for garde of the kinges body, who shal goe before the kinge as he travaleth thorough the cuntry.»King Edward II's.. ordinances, 1323, éd. Furnivall, p. 46.[38]Fleta seu commentarius juris anglicani, editio secunda, Londres, 1685, 4o, liv. II, chap.II. Ce traité fut composé sous Édouard Ier, dans la prison de laFlotte, par un juriste demeuré inconnu. Il est postérieur à 1292, car mention y est faite de la soumission de l'Écosse.[39]Liv. II, chap.V. Une ordonnance d'Édouard II parle seulement de la marque au fer rouge sur le front. (King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D. 1323, Chaucer society, édition Furnivall, 1876.)[40]Il lui envoyait à cet effet unmandatum, qu'il retirait lorsque le roi changeait d'avis sur le lieu où il devait aller, ce qui arrivait assez fréquemment. «Debet autem senescallus nomine capitalis justitiarii cujus vices gerit mandare vicecomiti loci ubi dominus rex fuerit declinaturus quod venire faciat ad certum diem, ubicumque tunc rex fuerit in ballivia sua, omnes assisas comitatus sui, et omnes prisones cum suis atachiamentis.» (Fleta.)[41]«Habet etiam ex virtute officii sui potestatem procedenti ad utlagationes et duella jungendi et singula faciendi quæ ad justitiarios itinerantes, prout supra dictum est pertinent faciendi.»[42]Fleta, liv. II, chap.III.[43]Original authority of the King's council, p. 115.[44]King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D. 1323, édition Furnivall, 1876, § 94.[45]Ce droit seigneurial était attaché à certains manoirs et se transmettait avec eux. Voir la pétition d'une abbesse de l'île de Wight qui réclame (à cause des amendes dont elle devait bénéficier) la Vue de francpledge attachée au manoir de Shorwalle, qui lui a été donné. La dame Isabelle de Forte lui dispute ce droit. (Rotuli parliamentorum, t. II. p. 182, année 1347.)[46]Notamment, comme dans laVue de francpledge, si les ponts et les chaussées étaient bien tenus et à qui incombait le devoir de les réparer (Yearbooks of the reign of K. Edward I, édition Horwood, 1863, etc., t. I, p. 75).[47]Les duels de Thomas de Bruges n'étaient pas ceux des cas de félonie et de crime où il allait de la mort du vaincu; c'était seulement le duelcum fuste et scuto, qui nécessitait beaucoup moins souvent, comme on le pense, le remplacement du champion. La vingt-neuvième année d'Édouard III, un duel eut lieu par champions entre l'évêque de Salisbury et le comte de Salisbury. Quand les juges en vinrent, conformément aux lois, à examiner les vêtements des combattants, ils trouvèrent que le champion de l'évêque avait plusieurs feuilles de prières et d'incantations cousues à ses habits (Yearbooks of Edward I, années 32-33, p. 16). La visite des vêtements se faisait toujours et avait précisément pour but de découvrir ces fraudes, qui étaient considérées comme les plus dangereuses et les plus déloyales.[48]Voir la représentation de seigneurs et de dames dictant leurs lettres à des scribes, et de messagers les remettant aux destinataires dans le manuscrit 10 E. IV, au British Museum (commencement duXIVesiècle), fol. 305 et suiv., et dans le manuscritAddit.12228, fol. 238 et suiv.[49]King Edward II's household and wardrobe ordinances, 1323, édition Furnivall, Londres, 1876, p. 46.[50]Issue roll of Thomas de Brantingham, édition Fr. Devon, Londres, 1835, 4o, pp.XXI,XXXII,XXXVII,XLIV, 408;Issues of the exchequer, 1837, pp. 220, 255. Des pages entières du rôle de Thomas de Brantingham (ex. pp. 154-155) sont remplies par des payements reçus par des messagers, ce qui montre l'usage fréquent qu'on devait faire de leurs services.[51]Issues of the exchequer, p. 202.[52]Langland,The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C, passus XIV, vers 44 et suiv.[53]Rotuli parliamentorum, t. I, p. 48, 18 Éd. I.[54]Wardrobe accounts of Edward II.—Archæologia, t. XXVI, pp. 321, 336 et suiv.[55]Il suffit de parcourir Froissart pour se rendre compte de l'extrême fréquence de cet usage: Jean de Hainaut arrive à Denain: «Là se hébergea en l'abbaye cette nuit» (liv. I, part. I, chap.XIV); la reine débarque en Angleterre avec le même Jean de Hainaut: «.... et puis trouvèrent une grand'abbaye de noirs moines que on clame saint Aymon, et s'y herbergèrent et rafraîchirent par trois jours» (chap.XVIII); «là s'arrêta le roi et se logea en une abbaye» (chap.CCXCII); «le roi Philippe... vint en la bonne ville d'Amiens, et là se logea en l'abbaye du Gard» (chap.CCXCVI), etc.[56]Publiés par Larking et Kemble,The Knights Hospitallers in England, Camden Society, 1857, 4o. C'est le texte d'un manuscrit retrouvé à Malte et intitulé: «Extenta terrarum et tenementorum Hospitalis Sancti Johannis Jerusalem in Anglia. A. D. 1338».[57]«... Una cum supervenientibus, quia dux Cornubiæ juxta moratur» (pages 99, 101 et suiv.).[58]Statutes of the realm, 3 Éd. I, chap.I.[59]Statutes of the realm, années 1309 et 1315-1316 (Articuli cleri, 9 Éd. II, chap.XI).[60]Fleta, liv. I, chap.XX.[61]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 501, année 1402.[62]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 46, ann. 1378. Le clergé, d'autre part, se plaint de ce que les shériffs viennent quelquefois «ove lour femmes et autre excessif nombre de gentz» s'installer dans les monastères sous prétexte de tournées pour le compte du roi. (1 Rich. II, 1377.)[63]«Mensæ de medio remouentur.» Description d'un dîner en Angleterre, par Barthélemy de Glanville (XIVesiècle),Bartholomi Anglici de rerum proprietatibus, Francfort, 1601, 8o, liv. VI, chap.XXXII. Smollett, au dix-huitième siècle, note l'existence d'usages tout semblables en Ecosse: on dîne puis on dort dans le hall, où l'on a étendu des couchettes à la place des tables. (Humphrey Clinker.)[64]Turner et Parker,Domestic architecture in England from Edward I to Richard II, Oxford, 1853, 8o, p. 75. Voir aussi dans l'Archæologia, VI, p. 36, la description avec dessins du hall royal d'Eltham.[65]Eglogue III, dans l'édition publiée par la Percy society duCytezen and Vplondyshman, 1847, 8o, p.LI.[66]Le texte latin de leur compte de dépense a été publié par Thorold Rogers dans sonHistory of agriculture and prices, t. II, p. 635.[67]Liber albus, édition Riley, p.LVIII.[68]Ce manuel a été publié par M. Paul Meyer dans laRevue critique, t. X, p. 373.[69]Ms. 10 E. IV, fol. 114.[70]Statut de 1285; 13 Éd. I (Statutes of the realm).[71]Statutes of the realm, Londres, 1810, fol., t. I, p. 246.[72]«An haywarde and an heremyte, the hangeman of tyborne,Dauwe the dykere with a dosen harlotesOf portours and of pyke-porses, and pylede toth-drawers.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Ther was lauhyng and lakeryng, and 'let go the coppe!»Bargeynes and beuereges by-gunne to aryse,And setyn so til evesong rang.»The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, Londres (Early english text society), 1873, 8o; texte C,passusVII, vers 361 et suivants.[73]Le Livre de la mutacion de fortune, liv. III (ms. 603 à la Bibliothèque nationale).[74]Voir un exemple d'ermite installé au coin d'un pont dans un acte royal qui maintient formellement les privilèges de l'«Heremyte of the brigge of Loyneand his successours» (4 Éd. IV,Rotuli parliamentorum, t. V, p. 546).[75]Voirsuprale rôle des clercs dans la collecte des offrandes, la garde et l'entretien des ponts (chap.I).[76]12 Rich. II, chap.VII(Statutes of the realm).[77]The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C,passusI, vers 27, etpassusX, vers 195.[78]Ac eremiten that en-habiten by the heye weyes,And in borwes a-mong brewesters and beggen in churches.Ibidem,passusX, vers 189.)[79]PassusX, vers 140. Le matin il se lève quand bon lui semble et il se demande tout de suite où il pourra aller prendre son repas, ou bien qui lui donnera du lard, du pain, du fromage; il rapporte tout cela en sa maison et vit dans la paresse:And when hym lyketh and lust hus leue ys to aryse;When he ys rysen, rometh out and ryght wel aspiethWhar he may rathest haue a repast other a ronnde of bacon,Suluer other sode mete and som tyme bothe,A loof other half a loof other a lompe of chese;And carieth it hom to hus Cote and cast hym to lyueIn ydelnesse and in ese.[80]PassusX, vers 208.[81]PassusX, vers 251:Ac while he wrought in thys worlde and wan hus metHe sat atte sydbenche and secounde table; [with treuthe,]Cam no wyn in hus wombe thorw the weke longe,Nother blankett in hus bed ne white bred by-fore hym.The cause of al thys caitifte cometh of meny bisshopesThat suffren suche sottes.[82]Le Dit de frère Denise.(Œuvres complètes de Rutebeuf, édition Jubinal, Paris, 1874, 3 vol. 12o, t. II, p. 63.)[83]Ce texte a été publié dans l'Archæological journal, t. IV, p. 69.[84]Richard II eut plusieurs fois à les renouveler et confirmer, mais sans effet. Dans son premier statut sur ce sujet, il constate le luxe de partisans dans lequel se complaisaient des gens assez pauvres: «pur ceo qe plusours gentz de petit garison de terre, rent ou d'autres possessions font grantz retenuz des gentz sibien d'esquiers come d'autres en plusours parties del roialme...» (1 Rich. II, chap.VII). Le troisième statut de la treizième année de Richard, celui de la seizième année (chap.IV), celui de la vingtième année (chap.IetII), sont également dirigés contre l'abus des livrées et le nombre des partisans des «seigneurs espirituels et temporels». (Statutes of the realm.) Henri VI renouvela inutilement ces statuts.[85]2 Rich. II, statut I, chap.VI. (Statutes of the realm.)[86]Le tableau que présente ce statut est assez complet pour qu'il ne soit pas nécessaire de citer d'autres textes. Dans les pétitions adressées au parlement on trouvera de très nombreuses plaintes de particuliers pour des actes de violence dont ils ont été victimes, pour des emprisonnements du fait de leurs ennemis, des vols, des cas d'incendie, de destruction du gibier ou du poisson des parcs. Exemples: pétition d'Agnès d'Aldenby, qui est rançonnée par des malfaiteurs (Rotuli parliamentorum, t. I, p. 375); d'Agnès Atte Wode, battue ainsi que son fils et rançonnée (I, p. 372); des habitants de plusieurs villes du comté d'Hereford qui ont été emprisonnés et rançonnés par le chevalier Jean de Patmer (I, p. 389); de Jean de Grey, qui est attaqué par quinze malfaiteurs assez déterminés pour mettre le feu à une ville et donner l'assaut à un château (I, p. 397); de Robert Power, qui est rançonné et a son château saccagé, ses gens battus par des hommes «tut armez come gent de guerre» (I, p. 410); de Rauf le Botiller, qui a vu piller et brûler son château par 80 hommes venus pour cela avec armes et bagages, amenant des cordes et des haches sur des charrettes (II, p. 88), etc. En France, bien entendu, les méfaits de ce genre étaient encore plus nombreux, mais l'état de guerre y était alors continuel.[87]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 351.[88]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 201 (22 Éd. III, 1348).[89]Ibid., t. II, p. 165.[90]Les pénitences de cette sorte n'étaient pas appliquées seulement aux hommes. Les femmes de toutes les conditions devaient s'y soumettre. On peut voir dans ce même registre palatin de Durham le cas d'Isabelle de Murley, condamnée pour adultère avec Jean d'Amundeville, mari de sa sœur, à recevoir publiquement «sex fustigationes circa forum Dunelmense» (t. II, p. 695). Autre exemple dans lesConstitutiones.... Walteri de Cantilupo, Wigornensis episcopiA. D. 1240; Wilkins,Concilia Magnæ Britanniæ et Hiberniæ, Londres, 1737, 4 vol. fol., t. I, p. 668.[91]Edition Aungier, Camden society, 1844, 4o, p. 42 (écrites par un contemporain des événements).[92]Articuli cleri, 9 Éd. II, chap.X(Statutes of the realm).[93]Il défend que les gardiens se tiennent dans le cimetière, à moins qu'il n'y ait un danger de fuite imminent. Le félon peut avoir dans l'église «necessaria vite» et il peut en sortir librement «pro obsceno pondere deponendo».[94]Statutes of the realm, t. I, p. 250, texte de date incertaine, mais se rapportant probablement au règne d'Édouard II. D'après leFleta(liv. I, ch.XXIX), au bout de 40 jours d'asile, si les malfaiteurs n'ont pas forjuré le royaume, on doit leur refuser la nourriture et il ne leur sera plus permis d'émigrer. Pour gagner le port, d'après la même autorité, le félon porte un costume qui le fait reconnaître; il est «discinctus, discalceatus, capite discooperto, in pura tunica,tanquam in patibulo suspendendus, accepta cruce in manibus».[95]Statutes of the realm, 2 Rich. II, chap.III. On s'était déjà plaint de ces fraudes sous Édouard III. Une pétition des communes au parlement de 1376-1377 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 369) constate que certaines gens, après avoir reçu en prêt de l'argent ou des marchandises et avoir fait une prétendue donation de tous leurs biens à des amis, «s'enfuent à Westmonster, Seint Martyn ou autres tils places privilegeez, et illeoqs vivent long temps... tan qe lesdites creaunsours serront moult leez de prendre une petit parcelle de lour dette, et relesser le remenant». Alors les débiteurs rentrent chez eux et leurs amis leur rendent tous leurs biens.[96]Croniques de London, 1844, 4o, Camden society, p. 42.[97]Ibidem, p. 52.[98]History of the reign of king Henry the seventh.[99]Rotuli parliamentorum, 21 Éd. III, t. II, p. 178. Voir aussi la pétition des communes en 1330-1331, 25 Éd. III, t. II, p. 229.[100]«Pur ceo qe nostre seigneur le roi, par suggestions meyns véritables, ad plusours foitz granté sa charte de pardon as larons notairs, et as communes murdrers, fesantz à lui entendre q'ils sont demorantz en ses guerres de outre meer, là où ils sont sodeinement retournez en lour pays à perseverer en lour mesfaitz....» Le roi ordonne qu'on inscrira dans les chartes «le noun de lui qi fist la suggestion au roi». Et les juges devant qui cette charte sera présentée par les félons pour avoir leur liberté auront le pouvoir de faire enquête, et s'ils trouvent que la suggestion n'est pas fondée, ils tiendront la charte pour non avenue (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 253, année 1353).[101]Règlement de 1313 (Munimenta academica, or documents illustrative of academical life and studies at Oxford, éd. II. Anstey, Londres, 1868, 2 vol. 8o. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 91). La peine était la prison et la perte des armes.[102]5 Éd. III, ch.XIV.[103]L'aïeul du roi actuel, lequel aïeul était Édouard Ier.[104]Statut de Winchester; 13 Éd. I, ch.IV.Statutes of the realm.[105]Cette faculté de faire courir sus à la première personne venue était, comme une foule de droits de ce temps, à la fois une garantie pour la sécurité publique et une arme dangereuse aux mains des félons. Des voleurs s'en servaient et il leur arrivait de faire emprisonner par ce moyen leur propre victime. Alisot, femme de Henri de Upatherle, expose au roi que son mari a été fait prisonnier par les Écossais à la bataille de Sterling, est resté plus d'un an leur captif, puis est revenu après avoir payé quarante livres de rançon. En son absence, Thomas de Upatherle et Robert de Prestbury s'emparèrent des terres qu'il possédait à Upatherle, se les partagèrent, abattirent les maisons et en tout agirent en propriétaires, emportant chez eux tout le bien qu'ils purent. Le retour du prisonnier vint les surprendre; dès qu'ils surent qu'il avait reparu sur ses terres, «le dit Thomas, par faus compassement entre luy et le dit Robert s'en leva hiewe et crie sur le dit Henry, et lui surmist qe il lui avoit robbé de ses chateux à la value decli». Ils furent crus: «le dit Henri fut pris et emprisoné en chastle de Glocestre longe temps,» en attendant la venue desjustices, exactement comme le disait le statut. Henri finit par recouvrer sa liberté et obtint un bref contre ses ennemis; mais ceux-ci, informés à temps, vinrent trouver leur victime «et baterunt le dit Henri en la ville de Gloucestre, c'est asaver debrescerunt ses deux braaz, ses deux quises et ses deux jaunbes, et sa teste de chescun parte, et son corps tut naufré et vilement treté, qe a graunt peine eschapa la mort». La réponse du roi n'est guère satisfaisante: «Si le baron (mari) seit en vie, la pleinte est seon (sienne), et s'il seit mort, la pleinte de la femme est nulle» (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 35, année 1330).[106]Diz de l'erberie.Œuvres, édition Jubinal, 1839, t. I, p. 250; l'orthographe de la citation est modernisée.[107]Recueil d'Isambert, t. III, p. 16, et t. IV, p. 676.[108]Remède pour les maladies de la rate (Rosa Anglica).[109]Memorials of London, documents se rapportant aux treizième, quatorzième et quinzième siècles, publiés par Riley, Londres, 1868, 8o, p. 466.[110]Rotuli parliamentorum,9 II. V, t. IV, p. 130.[111]Statutes of the realm, 3 H. VIII, ch. XI, 32 H. VIII, ch.XLII, et 34-35 H. VIII, ch.VIII.[112]The Fox, acte II, scèneI(1605).[113]Coryat's crudities, reprinted from the edition of 1611, Londres, 1776, 3 vol. 8o, t. II, p. 50. Coryat était parti de Douvres le 14 mai 1608.[114]On s'habituait à lire les vers à haute voix au lieu de les chanter. Chaucer prévoit que son poème deTroïluspourra être lu ou chanté indifféremment et il écrit, s'adressant à son livre:So preye I to God, that non myswrite the,Ne the mys-metere, for defaute of tonge!And red wher so thow be, or elles songe,That thow be understonde, God I beseche!(Livre dernier, strophe CCLVIII.)[115]Sir Gawayne, édition Morris, pp. 38 et suiv.[116]Les manuscrits brillamment enluminés se multiplient; on les recherche et on les paye fort cher. Édouard III achète à Isabelle de Lancastre, nonne d'Aumbresbury, un livre de romans qu'il lui paye 66 livres 13 shillings et 4 pence, ce qui était une somme énorme. Quand le roi eut ce livre, il le garda dans sa propre chambre. (Issues of the exchequer, édition Devon, 1837, p. 144.) Richard II (ibidem, p. 213) achète pour 28 livres une bible en français, un Roman de la Rose et un Roman de Percival. Pour se faire une idée de ces prix, il faut se rappeler, par exemple, que, l'année avant qu'Édouard achetât son livre de romans, les habitants de Londres inscrivaient dans les comptes de la ville 7 livres 10 shillings pour dix bœufs qu'ils avaient donnés au roi, 4 livres pour 20 porcs et 6 livres pour 24 cygnes. (Memorials of London and London life, documents publiés par Riley, 1868, p. 170.)[117]He luffede glewmene well in haulle,He gafe thame robis riche of palleBothe of golde and also fee;Of curtasye was he kynge,Of mete and drynke no nythyngeOne lyfe was none so fre.(The Thornton romances; Isumbras, éd. Halliwell.)[118]Th. Wright,Domestic manners and sentiments, etc., 1862, 8o, p. 181.[119]Année 40 Éd. III,Issue rolls of the exchequer, p. 188.[120]Voir deux exemples de cas pareils dans l'introduction à l'Issue roll of Thomas de Brantingham, p.XXXIX.[121]A roll of the household expenses of Richard de Swinfield, bishop of Hereford, edited by J. Webb, Camden society, Londres, 1854-1855, 2 vol. 4o, t. I, pp. 152 et 155.[122]Texte C,passus XII, vers 35.[123]Arthur, après un exploit de Gauvain, s'assied à son repas,Wythe alle maner of mete and mynstralcie bothe.Le deuxième jour que passe Gauvain chez le Chevalier Vert,Much glame and gle glent vp ther-inne,Aboute the fyre vpon flet, and on fele wyse,At the soper and after mony athel songe[gh]As condutes of kryst-masse, and carole[gh] newe,With alle the manerly merthe that mon may of telle.Le troisième jour,

[6]Registrum Palatinum Dunelmense, t. I, p. 507.[7]«Allso theare be mainteigned ..... and kept in good reparaciouns two greate stone bridges, and diuers ffoule and daungerous high wayes, the charge whereof the towne of hitsellfe ys not hable to mainteign. So that the lacke thereof wilbe a greate noysaunce to the kinges matiessubiectes passing to and ffrom the marches of wales and an vtter ruyne to the same towne, being one of the fayrest and moste proffittable townes to the kinges highnesse in all the shyre.» (English Gilds; the original ordinances... from mss. of the 14thand 15thcent., ed. by Toulmin Smith.—Early English text Society, Londres, 1870, 8o, p. 249.)[8]Archæologia, t. XXVII, p. 77, et t. XXIX, p. 380.[9]Ms.Reg.16, F. 2, au British Museum (Poésies de Charles d'Orléans, époque de Henri VII).[10]Stow,The survey of London, Londres, 1633, fol., pp. 27 et suiv. Stow, qui examina les comptes des gardiens du pont pour une année (22 Henri VII), trouva que les revenus de la construction s'étaient élevés à 815 livres 17 shillings 2 pence. Le pont actuel date de notre siècle; il a été ouvert en 1831 à la circulation; la dépense occasionnée par sa construction a été de 1 458 311 livres sterling (trente-six millions et demi de francs).[11]Stow,op. cit., p. 29;Chronicles of London Bridge, by an antiquary (James Thompson), Londres, 1827, 8o, p. 187.[12]Moyennant le payement d'une taxe, dont un acte de 1334, inséré dans leLiber albus(éd. Riley), avait fixé très minutieusement le tarif.][13]Archæologia, t. XIX, p. 308. On voit assez souvent des représentations de ponts dans les manuscrits du quatorzième siècle; voy. notamment au British Museum les manuscritsAddition, 12 228, fol. 267, et 10 E. IV, fol. 192, etc. Ces ponts ont des arches rondes fortement maçonnées, des piles trapues et quelquefois d'assez jolies corniches. Il ne reste pas aujourd'hui en Angleterre de ponts du moyen âge aussi bien conservés que ceux que nous avons en France; nos voisins n'ont rien qui puisse soutenir la comparaison, par exemple avec le magnifique pont de laCalendreà Cahors (XIIIesiècle), ni avec les autres ponts mentionnés plus haut. Ils peuvent toutefois montrer comme curiosité (car il n'a plus d'utilité pratique) le vieux pont à trois branches de Crowland, qui paraît remonter, dans son état actuel, au quatorzième siècle.[14]Yarm sur la Tees, à 44 milles N.-N.-O. d'York. Le «reale chymyn» dont il est question est la grand'route d'Écosse qui se dirigeait vers le midi en passant par York et Londres. Le pont fut reconstruit en 1400 par Skirlaw, évêque de Durham.[15]Rotuli parliamentorum, t. I, p. 468. Le droit depontagiumest fréquemment mentionné dans leLiber custumarum, publié par Riley (collect. du Maître des Rôles); voir aussi lesFœdera(1816-1830), t. V, p. 520.[16]Quelquefois, sans doute après avoir éprouvé lui-même ou par quelqu'un des siens le danger du passage, le roi fait une offrande assez considérable pour permettre à elle seule de grosses réparations. Ainsi, la quarante-quatrième année de son règne, Édouard III donne 15 livres sterling pour les réparations du pont de Newcastle-on-Tyne. (Issue Roll of Thomas de Brantingham, edited by F. Devon, 1835-1840, p. 392.)[17]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 100 (année 1338).[18]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 91 (9 Édouard III, 1335).[19]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 350.[20]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 111.[21]Édition Luce, t. I, p. 257.[22]Meaux près Beverley (Chronica monasterii de Melsa, édition E. A. Bond; collection duMaître des Rôles, Londres, 1868, 3 vol. 8o, t. I, p.XV).[23]Voir les documents publiés par Riley,Memorials of London, Londres, 1868, 8o, p. 291.[24]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 107.[25]Voir des représentations de ces charrettes dans les manuscrits du quatorzième siècle, et notamment dans le manuscrit 10 E. IV au British Museum, fol. 63, 94, 110, etc.[26]Thorold Rogers,History of agriculture and prices, t. I, pp. 650-661.[27]Statutes of the realm, 4 Édouard III, ch.III. Unquarterégale huitbushels, soit plus de deux hectolitres.[28]Statutes of the realm, 36 Édouard III, ch.IIet suiv.[29]Il suffira de rappeler que les représentations de voitures de cette espèce sont fréquentes dans les manuscrits. On en trouvera plusieurs, à deux roues et très ornées, dans le roman du roi Meliadus (ms. du quatorzième siècle au British Museum,Addition, 12 228, fol. 198 et 243). La célèbre voiture à quatre roues duLuttrell psalter(aussi du quatorzième siècle) a été fréquemment reproduite, notamment par Turner et Parker dans leurDomestic architecture of England from Edward I to Richard II, Oxford, 1852, 4 vol. 8o, t. I, p. 141. On trouve aussi dans les manuscrits de curieuses représentations de litières posées sur des brancards et portées par deux chevaux, un par devant, un autre par derrière (ms. 118 français, roman de Lancelot, à la Bibliothèque nationale, fol. 285; deux personnes sont dans la litière; une dame et un chevalier blessé; quatorzième siècle).[30]Histoire que raconte La Tour-Landry d'un saint ermite qui vit en rêve la femme de son neveu en purgatoire. Les démons lui enfonçaient des aiguilles ardentes dans les sourcils. Un ange lui dit que «c'estoit pour ce qu'elle avoit affaitié ses sourciz et ses temples, et son front creu, et arrachié son poil pour soy cuidier embellir et pour plaire au monde». (Le livre du chevalier de La Tour-Landry, édition Montaiglon, Paris, 1854, 12o.)[31]Fille de Gilbert de Clare, comte de Gloucester et de Hereford, et de Jeanne d'Acres, fille d'Édouard Ier. Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of all the wills.... of the kings and queens of England, etc.; publiée par J. Nichols, Londres, 1780, 4o, p. 22.)[32]Sœur du roi (Issues of the exchequer, édition Devon, Londres, 1837, p. 142.)[33]Thorold Rogers,History of agriculture and prices, t. I. p. 361.[34]The Paston Letters(1422-1509), a new édition... by James Gairdner, Londres, 1872, 3 vol. 8o.[35]Patent rolls and itinerary of King John, edited by T. D. Hardy, Londres, 1835.[36]Liber quotidianus garderobæ, Londres, 1787, p.LXVII.[37]«Archers.—And xxiiij archers on foote for garde of the kinges body, who shal goe before the kinge as he travaleth thorough the cuntry.»King Edward II's.. ordinances, 1323, éd. Furnivall, p. 46.[38]Fleta seu commentarius juris anglicani, editio secunda, Londres, 1685, 4o, liv. II, chap.II. Ce traité fut composé sous Édouard Ier, dans la prison de laFlotte, par un juriste demeuré inconnu. Il est postérieur à 1292, car mention y est faite de la soumission de l'Écosse.[39]Liv. II, chap.V. Une ordonnance d'Édouard II parle seulement de la marque au fer rouge sur le front. (King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D. 1323, Chaucer society, édition Furnivall, 1876.)[40]Il lui envoyait à cet effet unmandatum, qu'il retirait lorsque le roi changeait d'avis sur le lieu où il devait aller, ce qui arrivait assez fréquemment. «Debet autem senescallus nomine capitalis justitiarii cujus vices gerit mandare vicecomiti loci ubi dominus rex fuerit declinaturus quod venire faciat ad certum diem, ubicumque tunc rex fuerit in ballivia sua, omnes assisas comitatus sui, et omnes prisones cum suis atachiamentis.» (Fleta.)[41]«Habet etiam ex virtute officii sui potestatem procedenti ad utlagationes et duella jungendi et singula faciendi quæ ad justitiarios itinerantes, prout supra dictum est pertinent faciendi.»[42]Fleta, liv. II, chap.III.[43]Original authority of the King's council, p. 115.[44]King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D. 1323, édition Furnivall, 1876, § 94.[45]Ce droit seigneurial était attaché à certains manoirs et se transmettait avec eux. Voir la pétition d'une abbesse de l'île de Wight qui réclame (à cause des amendes dont elle devait bénéficier) la Vue de francpledge attachée au manoir de Shorwalle, qui lui a été donné. La dame Isabelle de Forte lui dispute ce droit. (Rotuli parliamentorum, t. II. p. 182, année 1347.)[46]Notamment, comme dans laVue de francpledge, si les ponts et les chaussées étaient bien tenus et à qui incombait le devoir de les réparer (Yearbooks of the reign of K. Edward I, édition Horwood, 1863, etc., t. I, p. 75).[47]Les duels de Thomas de Bruges n'étaient pas ceux des cas de félonie et de crime où il allait de la mort du vaincu; c'était seulement le duelcum fuste et scuto, qui nécessitait beaucoup moins souvent, comme on le pense, le remplacement du champion. La vingt-neuvième année d'Édouard III, un duel eut lieu par champions entre l'évêque de Salisbury et le comte de Salisbury. Quand les juges en vinrent, conformément aux lois, à examiner les vêtements des combattants, ils trouvèrent que le champion de l'évêque avait plusieurs feuilles de prières et d'incantations cousues à ses habits (Yearbooks of Edward I, années 32-33, p. 16). La visite des vêtements se faisait toujours et avait précisément pour but de découvrir ces fraudes, qui étaient considérées comme les plus dangereuses et les plus déloyales.[48]Voir la représentation de seigneurs et de dames dictant leurs lettres à des scribes, et de messagers les remettant aux destinataires dans le manuscrit 10 E. IV, au British Museum (commencement duXIVesiècle), fol. 305 et suiv., et dans le manuscritAddit.12228, fol. 238 et suiv.[49]King Edward II's household and wardrobe ordinances, 1323, édition Furnivall, Londres, 1876, p. 46.[50]Issue roll of Thomas de Brantingham, édition Fr. Devon, Londres, 1835, 4o, pp.XXI,XXXII,XXXVII,XLIV, 408;Issues of the exchequer, 1837, pp. 220, 255. Des pages entières du rôle de Thomas de Brantingham (ex. pp. 154-155) sont remplies par des payements reçus par des messagers, ce qui montre l'usage fréquent qu'on devait faire de leurs services.[51]Issues of the exchequer, p. 202.[52]Langland,The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C, passus XIV, vers 44 et suiv.[53]Rotuli parliamentorum, t. I, p. 48, 18 Éd. I.[54]Wardrobe accounts of Edward II.—Archæologia, t. XXVI, pp. 321, 336 et suiv.[55]Il suffit de parcourir Froissart pour se rendre compte de l'extrême fréquence de cet usage: Jean de Hainaut arrive à Denain: «Là se hébergea en l'abbaye cette nuit» (liv. I, part. I, chap.XIV); la reine débarque en Angleterre avec le même Jean de Hainaut: «.... et puis trouvèrent une grand'abbaye de noirs moines que on clame saint Aymon, et s'y herbergèrent et rafraîchirent par trois jours» (chap.XVIII); «là s'arrêta le roi et se logea en une abbaye» (chap.CCXCII); «le roi Philippe... vint en la bonne ville d'Amiens, et là se logea en l'abbaye du Gard» (chap.CCXCVI), etc.[56]Publiés par Larking et Kemble,The Knights Hospitallers in England, Camden Society, 1857, 4o. C'est le texte d'un manuscrit retrouvé à Malte et intitulé: «Extenta terrarum et tenementorum Hospitalis Sancti Johannis Jerusalem in Anglia. A. D. 1338».[57]«... Una cum supervenientibus, quia dux Cornubiæ juxta moratur» (pages 99, 101 et suiv.).[58]Statutes of the realm, 3 Éd. I, chap.I.[59]Statutes of the realm, années 1309 et 1315-1316 (Articuli cleri, 9 Éd. II, chap.XI).[60]Fleta, liv. I, chap.XX.[61]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 501, année 1402.[62]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 46, ann. 1378. Le clergé, d'autre part, se plaint de ce que les shériffs viennent quelquefois «ove lour femmes et autre excessif nombre de gentz» s'installer dans les monastères sous prétexte de tournées pour le compte du roi. (1 Rich. II, 1377.)[63]«Mensæ de medio remouentur.» Description d'un dîner en Angleterre, par Barthélemy de Glanville (XIVesiècle),Bartholomi Anglici de rerum proprietatibus, Francfort, 1601, 8o, liv. VI, chap.XXXII. Smollett, au dix-huitième siècle, note l'existence d'usages tout semblables en Ecosse: on dîne puis on dort dans le hall, où l'on a étendu des couchettes à la place des tables. (Humphrey Clinker.)[64]Turner et Parker,Domestic architecture in England from Edward I to Richard II, Oxford, 1853, 8o, p. 75. Voir aussi dans l'Archæologia, VI, p. 36, la description avec dessins du hall royal d'Eltham.[65]Eglogue III, dans l'édition publiée par la Percy society duCytezen and Vplondyshman, 1847, 8o, p.LI.[66]Le texte latin de leur compte de dépense a été publié par Thorold Rogers dans sonHistory of agriculture and prices, t. II, p. 635.[67]Liber albus, édition Riley, p.LVIII.[68]Ce manuel a été publié par M. Paul Meyer dans laRevue critique, t. X, p. 373.[69]Ms. 10 E. IV, fol. 114.[70]Statut de 1285; 13 Éd. I (Statutes of the realm).[71]Statutes of the realm, Londres, 1810, fol., t. I, p. 246.[72]«An haywarde and an heremyte, the hangeman of tyborne,Dauwe the dykere with a dosen harlotesOf portours and of pyke-porses, and pylede toth-drawers.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Ther was lauhyng and lakeryng, and 'let go the coppe!»Bargeynes and beuereges by-gunne to aryse,And setyn so til evesong rang.»The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, Londres (Early english text society), 1873, 8o; texte C,passusVII, vers 361 et suivants.[73]Le Livre de la mutacion de fortune, liv. III (ms. 603 à la Bibliothèque nationale).[74]Voir un exemple d'ermite installé au coin d'un pont dans un acte royal qui maintient formellement les privilèges de l'«Heremyte of the brigge of Loyneand his successours» (4 Éd. IV,Rotuli parliamentorum, t. V, p. 546).[75]Voirsuprale rôle des clercs dans la collecte des offrandes, la garde et l'entretien des ponts (chap.I).[76]12 Rich. II, chap.VII(Statutes of the realm).[77]The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C,passusI, vers 27, etpassusX, vers 195.[78]Ac eremiten that en-habiten by the heye weyes,And in borwes a-mong brewesters and beggen in churches.Ibidem,passusX, vers 189.)[79]PassusX, vers 140. Le matin il se lève quand bon lui semble et il se demande tout de suite où il pourra aller prendre son repas, ou bien qui lui donnera du lard, du pain, du fromage; il rapporte tout cela en sa maison et vit dans la paresse:And when hym lyketh and lust hus leue ys to aryse;When he ys rysen, rometh out and ryght wel aspiethWhar he may rathest haue a repast other a ronnde of bacon,Suluer other sode mete and som tyme bothe,A loof other half a loof other a lompe of chese;And carieth it hom to hus Cote and cast hym to lyueIn ydelnesse and in ese.[80]PassusX, vers 208.[81]PassusX, vers 251:Ac while he wrought in thys worlde and wan hus metHe sat atte sydbenche and secounde table; [with treuthe,]Cam no wyn in hus wombe thorw the weke longe,Nother blankett in hus bed ne white bred by-fore hym.The cause of al thys caitifte cometh of meny bisshopesThat suffren suche sottes.[82]Le Dit de frère Denise.(Œuvres complètes de Rutebeuf, édition Jubinal, Paris, 1874, 3 vol. 12o, t. II, p. 63.)[83]Ce texte a été publié dans l'Archæological journal, t. IV, p. 69.[84]Richard II eut plusieurs fois à les renouveler et confirmer, mais sans effet. Dans son premier statut sur ce sujet, il constate le luxe de partisans dans lequel se complaisaient des gens assez pauvres: «pur ceo qe plusours gentz de petit garison de terre, rent ou d'autres possessions font grantz retenuz des gentz sibien d'esquiers come d'autres en plusours parties del roialme...» (1 Rich. II, chap.VII). Le troisième statut de la treizième année de Richard, celui de la seizième année (chap.IV), celui de la vingtième année (chap.IetII), sont également dirigés contre l'abus des livrées et le nombre des partisans des «seigneurs espirituels et temporels». (Statutes of the realm.) Henri VI renouvela inutilement ces statuts.[85]2 Rich. II, statut I, chap.VI. (Statutes of the realm.)[86]Le tableau que présente ce statut est assez complet pour qu'il ne soit pas nécessaire de citer d'autres textes. Dans les pétitions adressées au parlement on trouvera de très nombreuses plaintes de particuliers pour des actes de violence dont ils ont été victimes, pour des emprisonnements du fait de leurs ennemis, des vols, des cas d'incendie, de destruction du gibier ou du poisson des parcs. Exemples: pétition d'Agnès d'Aldenby, qui est rançonnée par des malfaiteurs (Rotuli parliamentorum, t. I, p. 375); d'Agnès Atte Wode, battue ainsi que son fils et rançonnée (I, p. 372); des habitants de plusieurs villes du comté d'Hereford qui ont été emprisonnés et rançonnés par le chevalier Jean de Patmer (I, p. 389); de Jean de Grey, qui est attaqué par quinze malfaiteurs assez déterminés pour mettre le feu à une ville et donner l'assaut à un château (I, p. 397); de Robert Power, qui est rançonné et a son château saccagé, ses gens battus par des hommes «tut armez come gent de guerre» (I, p. 410); de Rauf le Botiller, qui a vu piller et brûler son château par 80 hommes venus pour cela avec armes et bagages, amenant des cordes et des haches sur des charrettes (II, p. 88), etc. En France, bien entendu, les méfaits de ce genre étaient encore plus nombreux, mais l'état de guerre y était alors continuel.[87]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 351.[88]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 201 (22 Éd. III, 1348).[89]Ibid., t. II, p. 165.[90]Les pénitences de cette sorte n'étaient pas appliquées seulement aux hommes. Les femmes de toutes les conditions devaient s'y soumettre. On peut voir dans ce même registre palatin de Durham le cas d'Isabelle de Murley, condamnée pour adultère avec Jean d'Amundeville, mari de sa sœur, à recevoir publiquement «sex fustigationes circa forum Dunelmense» (t. II, p. 695). Autre exemple dans lesConstitutiones.... Walteri de Cantilupo, Wigornensis episcopiA. D. 1240; Wilkins,Concilia Magnæ Britanniæ et Hiberniæ, Londres, 1737, 4 vol. fol., t. I, p. 668.[91]Edition Aungier, Camden society, 1844, 4o, p. 42 (écrites par un contemporain des événements).[92]Articuli cleri, 9 Éd. II, chap.X(Statutes of the realm).[93]Il défend que les gardiens se tiennent dans le cimetière, à moins qu'il n'y ait un danger de fuite imminent. Le félon peut avoir dans l'église «necessaria vite» et il peut en sortir librement «pro obsceno pondere deponendo».[94]Statutes of the realm, t. I, p. 250, texte de date incertaine, mais se rapportant probablement au règne d'Édouard II. D'après leFleta(liv. I, ch.XXIX), au bout de 40 jours d'asile, si les malfaiteurs n'ont pas forjuré le royaume, on doit leur refuser la nourriture et il ne leur sera plus permis d'émigrer. Pour gagner le port, d'après la même autorité, le félon porte un costume qui le fait reconnaître; il est «discinctus, discalceatus, capite discooperto, in pura tunica,tanquam in patibulo suspendendus, accepta cruce in manibus».[95]Statutes of the realm, 2 Rich. II, chap.III. On s'était déjà plaint de ces fraudes sous Édouard III. Une pétition des communes au parlement de 1376-1377 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 369) constate que certaines gens, après avoir reçu en prêt de l'argent ou des marchandises et avoir fait une prétendue donation de tous leurs biens à des amis, «s'enfuent à Westmonster, Seint Martyn ou autres tils places privilegeez, et illeoqs vivent long temps... tan qe lesdites creaunsours serront moult leez de prendre une petit parcelle de lour dette, et relesser le remenant». Alors les débiteurs rentrent chez eux et leurs amis leur rendent tous leurs biens.[96]Croniques de London, 1844, 4o, Camden society, p. 42.[97]Ibidem, p. 52.[98]History of the reign of king Henry the seventh.[99]Rotuli parliamentorum, 21 Éd. III, t. II, p. 178. Voir aussi la pétition des communes en 1330-1331, 25 Éd. III, t. II, p. 229.[100]«Pur ceo qe nostre seigneur le roi, par suggestions meyns véritables, ad plusours foitz granté sa charte de pardon as larons notairs, et as communes murdrers, fesantz à lui entendre q'ils sont demorantz en ses guerres de outre meer, là où ils sont sodeinement retournez en lour pays à perseverer en lour mesfaitz....» Le roi ordonne qu'on inscrira dans les chartes «le noun de lui qi fist la suggestion au roi». Et les juges devant qui cette charte sera présentée par les félons pour avoir leur liberté auront le pouvoir de faire enquête, et s'ils trouvent que la suggestion n'est pas fondée, ils tiendront la charte pour non avenue (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 253, année 1353).[101]Règlement de 1313 (Munimenta academica, or documents illustrative of academical life and studies at Oxford, éd. II. Anstey, Londres, 1868, 2 vol. 8o. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 91). La peine était la prison et la perte des armes.[102]5 Éd. III, ch.XIV.[103]L'aïeul du roi actuel, lequel aïeul était Édouard Ier.[104]Statut de Winchester; 13 Éd. I, ch.IV.Statutes of the realm.[105]Cette faculté de faire courir sus à la première personne venue était, comme une foule de droits de ce temps, à la fois une garantie pour la sécurité publique et une arme dangereuse aux mains des félons. Des voleurs s'en servaient et il leur arrivait de faire emprisonner par ce moyen leur propre victime. Alisot, femme de Henri de Upatherle, expose au roi que son mari a été fait prisonnier par les Écossais à la bataille de Sterling, est resté plus d'un an leur captif, puis est revenu après avoir payé quarante livres de rançon. En son absence, Thomas de Upatherle et Robert de Prestbury s'emparèrent des terres qu'il possédait à Upatherle, se les partagèrent, abattirent les maisons et en tout agirent en propriétaires, emportant chez eux tout le bien qu'ils purent. Le retour du prisonnier vint les surprendre; dès qu'ils surent qu'il avait reparu sur ses terres, «le dit Thomas, par faus compassement entre luy et le dit Robert s'en leva hiewe et crie sur le dit Henry, et lui surmist qe il lui avoit robbé de ses chateux à la value decli». Ils furent crus: «le dit Henri fut pris et emprisoné en chastle de Glocestre longe temps,» en attendant la venue desjustices, exactement comme le disait le statut. Henri finit par recouvrer sa liberté et obtint un bref contre ses ennemis; mais ceux-ci, informés à temps, vinrent trouver leur victime «et baterunt le dit Henri en la ville de Gloucestre, c'est asaver debrescerunt ses deux braaz, ses deux quises et ses deux jaunbes, et sa teste de chescun parte, et son corps tut naufré et vilement treté, qe a graunt peine eschapa la mort». La réponse du roi n'est guère satisfaisante: «Si le baron (mari) seit en vie, la pleinte est seon (sienne), et s'il seit mort, la pleinte de la femme est nulle» (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 35, année 1330).[106]Diz de l'erberie.Œuvres, édition Jubinal, 1839, t. I, p. 250; l'orthographe de la citation est modernisée.[107]Recueil d'Isambert, t. III, p. 16, et t. IV, p. 676.[108]Remède pour les maladies de la rate (Rosa Anglica).[109]Memorials of London, documents se rapportant aux treizième, quatorzième et quinzième siècles, publiés par Riley, Londres, 1868, 8o, p. 466.[110]Rotuli parliamentorum,9 II. V, t. IV, p. 130.[111]Statutes of the realm, 3 H. VIII, ch. XI, 32 H. VIII, ch.XLII, et 34-35 H. VIII, ch.VIII.[112]The Fox, acte II, scèneI(1605).[113]Coryat's crudities, reprinted from the edition of 1611, Londres, 1776, 3 vol. 8o, t. II, p. 50. Coryat était parti de Douvres le 14 mai 1608.[114]On s'habituait à lire les vers à haute voix au lieu de les chanter. Chaucer prévoit que son poème deTroïluspourra être lu ou chanté indifféremment et il écrit, s'adressant à son livre:So preye I to God, that non myswrite the,Ne the mys-metere, for defaute of tonge!And red wher so thow be, or elles songe,That thow be understonde, God I beseche!(Livre dernier, strophe CCLVIII.)[115]Sir Gawayne, édition Morris, pp. 38 et suiv.[116]Les manuscrits brillamment enluminés se multiplient; on les recherche et on les paye fort cher. Édouard III achète à Isabelle de Lancastre, nonne d'Aumbresbury, un livre de romans qu'il lui paye 66 livres 13 shillings et 4 pence, ce qui était une somme énorme. Quand le roi eut ce livre, il le garda dans sa propre chambre. (Issues of the exchequer, édition Devon, 1837, p. 144.) Richard II (ibidem, p. 213) achète pour 28 livres une bible en français, un Roman de la Rose et un Roman de Percival. Pour se faire une idée de ces prix, il faut se rappeler, par exemple, que, l'année avant qu'Édouard achetât son livre de romans, les habitants de Londres inscrivaient dans les comptes de la ville 7 livres 10 shillings pour dix bœufs qu'ils avaient donnés au roi, 4 livres pour 20 porcs et 6 livres pour 24 cygnes. (Memorials of London and London life, documents publiés par Riley, 1868, p. 170.)[117]He luffede glewmene well in haulle,He gafe thame robis riche of palleBothe of golde and also fee;Of curtasye was he kynge,Of mete and drynke no nythyngeOne lyfe was none so fre.(The Thornton romances; Isumbras, éd. Halliwell.)[118]Th. Wright,Domestic manners and sentiments, etc., 1862, 8o, p. 181.[119]Année 40 Éd. III,Issue rolls of the exchequer, p. 188.[120]Voir deux exemples de cas pareils dans l'introduction à l'Issue roll of Thomas de Brantingham, p.XXXIX.[121]A roll of the household expenses of Richard de Swinfield, bishop of Hereford, edited by J. Webb, Camden society, Londres, 1854-1855, 2 vol. 4o, t. I, pp. 152 et 155.[122]Texte C,passus XII, vers 35.[123]Arthur, après un exploit de Gauvain, s'assied à son repas,Wythe alle maner of mete and mynstralcie bothe.Le deuxième jour que passe Gauvain chez le Chevalier Vert,Much glame and gle glent vp ther-inne,Aboute the fyre vpon flet, and on fele wyse,At the soper and after mony athel songe[gh]As condutes of kryst-masse, and carole[gh] newe,With alle the manerly merthe that mon may of telle.Le troisième jour,

[6]Registrum Palatinum Dunelmense, t. I, p. 507.

[7]«Allso theare be mainteigned ..... and kept in good reparaciouns two greate stone bridges, and diuers ffoule and daungerous high wayes, the charge whereof the towne of hitsellfe ys not hable to mainteign. So that the lacke thereof wilbe a greate noysaunce to the kinges matiessubiectes passing to and ffrom the marches of wales and an vtter ruyne to the same towne, being one of the fayrest and moste proffittable townes to the kinges highnesse in all the shyre.» (English Gilds; the original ordinances... from mss. of the 14thand 15thcent., ed. by Toulmin Smith.—Early English text Society, Londres, 1870, 8o, p. 249.)

[8]Archæologia, t. XXVII, p. 77, et t. XXIX, p. 380.

[9]Ms.Reg.16, F. 2, au British Museum (Poésies de Charles d'Orléans, époque de Henri VII).

[10]Stow,The survey of London, Londres, 1633, fol., pp. 27 et suiv. Stow, qui examina les comptes des gardiens du pont pour une année (22 Henri VII), trouva que les revenus de la construction s'étaient élevés à 815 livres 17 shillings 2 pence. Le pont actuel date de notre siècle; il a été ouvert en 1831 à la circulation; la dépense occasionnée par sa construction a été de 1 458 311 livres sterling (trente-six millions et demi de francs).

[11]Stow,op. cit., p. 29;Chronicles of London Bridge, by an antiquary (James Thompson), Londres, 1827, 8o, p. 187.

[12]Moyennant le payement d'une taxe, dont un acte de 1334, inséré dans leLiber albus(éd. Riley), avait fixé très minutieusement le tarif.]

[13]Archæologia, t. XIX, p. 308. On voit assez souvent des représentations de ponts dans les manuscrits du quatorzième siècle; voy. notamment au British Museum les manuscritsAddition, 12 228, fol. 267, et 10 E. IV, fol. 192, etc. Ces ponts ont des arches rondes fortement maçonnées, des piles trapues et quelquefois d'assez jolies corniches. Il ne reste pas aujourd'hui en Angleterre de ponts du moyen âge aussi bien conservés que ceux que nous avons en France; nos voisins n'ont rien qui puisse soutenir la comparaison, par exemple avec le magnifique pont de laCalendreà Cahors (XIIIesiècle), ni avec les autres ponts mentionnés plus haut. Ils peuvent toutefois montrer comme curiosité (car il n'a plus d'utilité pratique) le vieux pont à trois branches de Crowland, qui paraît remonter, dans son état actuel, au quatorzième siècle.

[14]Yarm sur la Tees, à 44 milles N.-N.-O. d'York. Le «reale chymyn» dont il est question est la grand'route d'Écosse qui se dirigeait vers le midi en passant par York et Londres. Le pont fut reconstruit en 1400 par Skirlaw, évêque de Durham.

[15]Rotuli parliamentorum, t. I, p. 468. Le droit depontagiumest fréquemment mentionné dans leLiber custumarum, publié par Riley (collect. du Maître des Rôles); voir aussi lesFœdera(1816-1830), t. V, p. 520.

[16]Quelquefois, sans doute après avoir éprouvé lui-même ou par quelqu'un des siens le danger du passage, le roi fait une offrande assez considérable pour permettre à elle seule de grosses réparations. Ainsi, la quarante-quatrième année de son règne, Édouard III donne 15 livres sterling pour les réparations du pont de Newcastle-on-Tyne. (Issue Roll of Thomas de Brantingham, edited by F. Devon, 1835-1840, p. 392.)

[17]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 100 (année 1338).

[18]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 91 (9 Édouard III, 1335).

[19]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 350.

[20]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 111.

[21]Édition Luce, t. I, p. 257.

[22]Meaux près Beverley (Chronica monasterii de Melsa, édition E. A. Bond; collection duMaître des Rôles, Londres, 1868, 3 vol. 8o, t. I, p.XV).

[23]Voir les documents publiés par Riley,Memorials of London, Londres, 1868, 8o, p. 291.

[24]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 107.

[25]Voir des représentations de ces charrettes dans les manuscrits du quatorzième siècle, et notamment dans le manuscrit 10 E. IV au British Museum, fol. 63, 94, 110, etc.

[26]Thorold Rogers,History of agriculture and prices, t. I, pp. 650-661.

[27]Statutes of the realm, 4 Édouard III, ch.III. Unquarterégale huitbushels, soit plus de deux hectolitres.

[28]Statutes of the realm, 36 Édouard III, ch.IIet suiv.

[29]Il suffira de rappeler que les représentations de voitures de cette espèce sont fréquentes dans les manuscrits. On en trouvera plusieurs, à deux roues et très ornées, dans le roman du roi Meliadus (ms. du quatorzième siècle au British Museum,Addition, 12 228, fol. 198 et 243). La célèbre voiture à quatre roues duLuttrell psalter(aussi du quatorzième siècle) a été fréquemment reproduite, notamment par Turner et Parker dans leurDomestic architecture of England from Edward I to Richard II, Oxford, 1852, 4 vol. 8o, t. I, p. 141. On trouve aussi dans les manuscrits de curieuses représentations de litières posées sur des brancards et portées par deux chevaux, un par devant, un autre par derrière (ms. 118 français, roman de Lancelot, à la Bibliothèque nationale, fol. 285; deux personnes sont dans la litière; une dame et un chevalier blessé; quatorzième siècle).

[30]Histoire que raconte La Tour-Landry d'un saint ermite qui vit en rêve la femme de son neveu en purgatoire. Les démons lui enfonçaient des aiguilles ardentes dans les sourcils. Un ange lui dit que «c'estoit pour ce qu'elle avoit affaitié ses sourciz et ses temples, et son front creu, et arrachié son poil pour soy cuidier embellir et pour plaire au monde». (Le livre du chevalier de La Tour-Landry, édition Montaiglon, Paris, 1854, 12o.)

[31]Fille de Gilbert de Clare, comte de Gloucester et de Hereford, et de Jeanne d'Acres, fille d'Édouard Ier. Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of all the wills.... of the kings and queens of England, etc.; publiée par J. Nichols, Londres, 1780, 4o, p. 22.)

[32]Sœur du roi (Issues of the exchequer, édition Devon, Londres, 1837, p. 142.)

[33]Thorold Rogers,History of agriculture and prices, t. I. p. 361.

[34]The Paston Letters(1422-1509), a new édition... by James Gairdner, Londres, 1872, 3 vol. 8o.

[35]Patent rolls and itinerary of King John, edited by T. D. Hardy, Londres, 1835.

[36]Liber quotidianus garderobæ, Londres, 1787, p.LXVII.

[37]«Archers.—And xxiiij archers on foote for garde of the kinges body, who shal goe before the kinge as he travaleth thorough the cuntry.»King Edward II's.. ordinances, 1323, éd. Furnivall, p. 46.

[38]Fleta seu commentarius juris anglicani, editio secunda, Londres, 1685, 4o, liv. II, chap.II. Ce traité fut composé sous Édouard Ier, dans la prison de laFlotte, par un juriste demeuré inconnu. Il est postérieur à 1292, car mention y est faite de la soumission de l'Écosse.

[39]Liv. II, chap.V. Une ordonnance d'Édouard II parle seulement de la marque au fer rouge sur le front. (King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D. 1323, Chaucer society, édition Furnivall, 1876.)

[40]Il lui envoyait à cet effet unmandatum, qu'il retirait lorsque le roi changeait d'avis sur le lieu où il devait aller, ce qui arrivait assez fréquemment. «Debet autem senescallus nomine capitalis justitiarii cujus vices gerit mandare vicecomiti loci ubi dominus rex fuerit declinaturus quod venire faciat ad certum diem, ubicumque tunc rex fuerit in ballivia sua, omnes assisas comitatus sui, et omnes prisones cum suis atachiamentis.» (Fleta.)

[41]«Habet etiam ex virtute officii sui potestatem procedenti ad utlagationes et duella jungendi et singula faciendi quæ ad justitiarios itinerantes, prout supra dictum est pertinent faciendi.»

[42]Fleta, liv. II, chap.III.

[43]Original authority of the King's council, p. 115.

[44]King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D. 1323, édition Furnivall, 1876, § 94.

[45]Ce droit seigneurial était attaché à certains manoirs et se transmettait avec eux. Voir la pétition d'une abbesse de l'île de Wight qui réclame (à cause des amendes dont elle devait bénéficier) la Vue de francpledge attachée au manoir de Shorwalle, qui lui a été donné. La dame Isabelle de Forte lui dispute ce droit. (Rotuli parliamentorum, t. II. p. 182, année 1347.)

[46]Notamment, comme dans laVue de francpledge, si les ponts et les chaussées étaient bien tenus et à qui incombait le devoir de les réparer (Yearbooks of the reign of K. Edward I, édition Horwood, 1863, etc., t. I, p. 75).

[47]Les duels de Thomas de Bruges n'étaient pas ceux des cas de félonie et de crime où il allait de la mort du vaincu; c'était seulement le duelcum fuste et scuto, qui nécessitait beaucoup moins souvent, comme on le pense, le remplacement du champion. La vingt-neuvième année d'Édouard III, un duel eut lieu par champions entre l'évêque de Salisbury et le comte de Salisbury. Quand les juges en vinrent, conformément aux lois, à examiner les vêtements des combattants, ils trouvèrent que le champion de l'évêque avait plusieurs feuilles de prières et d'incantations cousues à ses habits (Yearbooks of Edward I, années 32-33, p. 16). La visite des vêtements se faisait toujours et avait précisément pour but de découvrir ces fraudes, qui étaient considérées comme les plus dangereuses et les plus déloyales.

[48]Voir la représentation de seigneurs et de dames dictant leurs lettres à des scribes, et de messagers les remettant aux destinataires dans le manuscrit 10 E. IV, au British Museum (commencement duXIVesiècle), fol. 305 et suiv., et dans le manuscritAddit.12228, fol. 238 et suiv.

[49]King Edward II's household and wardrobe ordinances, 1323, édition Furnivall, Londres, 1876, p. 46.

[50]Issue roll of Thomas de Brantingham, édition Fr. Devon, Londres, 1835, 4o, pp.XXI,XXXII,XXXVII,XLIV, 408;Issues of the exchequer, 1837, pp. 220, 255. Des pages entières du rôle de Thomas de Brantingham (ex. pp. 154-155) sont remplies par des payements reçus par des messagers, ce qui montre l'usage fréquent qu'on devait faire de leurs services.

[51]Issues of the exchequer, p. 202.

[52]Langland,The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C, passus XIV, vers 44 et suiv.

[53]Rotuli parliamentorum, t. I, p. 48, 18 Éd. I.

[54]Wardrobe accounts of Edward II.—Archæologia, t. XXVI, pp. 321, 336 et suiv.

[55]Il suffit de parcourir Froissart pour se rendre compte de l'extrême fréquence de cet usage: Jean de Hainaut arrive à Denain: «Là se hébergea en l'abbaye cette nuit» (liv. I, part. I, chap.XIV); la reine débarque en Angleterre avec le même Jean de Hainaut: «.... et puis trouvèrent une grand'abbaye de noirs moines que on clame saint Aymon, et s'y herbergèrent et rafraîchirent par trois jours» (chap.XVIII); «là s'arrêta le roi et se logea en une abbaye» (chap.CCXCII); «le roi Philippe... vint en la bonne ville d'Amiens, et là se logea en l'abbaye du Gard» (chap.CCXCVI), etc.

[56]Publiés par Larking et Kemble,The Knights Hospitallers in England, Camden Society, 1857, 4o. C'est le texte d'un manuscrit retrouvé à Malte et intitulé: «Extenta terrarum et tenementorum Hospitalis Sancti Johannis Jerusalem in Anglia. A. D. 1338».

[57]«... Una cum supervenientibus, quia dux Cornubiæ juxta moratur» (pages 99, 101 et suiv.).

[58]Statutes of the realm, 3 Éd. I, chap.I.

[59]Statutes of the realm, années 1309 et 1315-1316 (Articuli cleri, 9 Éd. II, chap.XI).

[60]Fleta, liv. I, chap.XX.

[61]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 501, année 1402.

[62]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 46, ann. 1378. Le clergé, d'autre part, se plaint de ce que les shériffs viennent quelquefois «ove lour femmes et autre excessif nombre de gentz» s'installer dans les monastères sous prétexte de tournées pour le compte du roi. (1 Rich. II, 1377.)

[63]«Mensæ de medio remouentur.» Description d'un dîner en Angleterre, par Barthélemy de Glanville (XIVesiècle),Bartholomi Anglici de rerum proprietatibus, Francfort, 1601, 8o, liv. VI, chap.XXXII. Smollett, au dix-huitième siècle, note l'existence d'usages tout semblables en Ecosse: on dîne puis on dort dans le hall, où l'on a étendu des couchettes à la place des tables. (Humphrey Clinker.)

[64]Turner et Parker,Domestic architecture in England from Edward I to Richard II, Oxford, 1853, 8o, p. 75. Voir aussi dans l'Archæologia, VI, p. 36, la description avec dessins du hall royal d'Eltham.

[65]Eglogue III, dans l'édition publiée par la Percy society duCytezen and Vplondyshman, 1847, 8o, p.LI.

[66]Le texte latin de leur compte de dépense a été publié par Thorold Rogers dans sonHistory of agriculture and prices, t. II, p. 635.

[67]Liber albus, édition Riley, p.LVIII.

[68]Ce manuel a été publié par M. Paul Meyer dans laRevue critique, t. X, p. 373.

[69]Ms. 10 E. IV, fol. 114.

[70]Statut de 1285; 13 Éd. I (Statutes of the realm).

[71]Statutes of the realm, Londres, 1810, fol., t. I, p. 246.

[72]

«An haywarde and an heremyte, the hangeman of tyborne,Dauwe the dykere with a dosen harlotesOf portours and of pyke-porses, and pylede toth-drawers.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Ther was lauhyng and lakeryng, and 'let go the coppe!»Bargeynes and beuereges by-gunne to aryse,And setyn so til evesong rang.»

«An haywarde and an heremyte, the hangeman of tyborne,Dauwe the dykere with a dosen harlotesOf portours and of pyke-porses, and pylede toth-drawers.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Ther was lauhyng and lakeryng, and 'let go the coppe!»Bargeynes and beuereges by-gunne to aryse,And setyn so til evesong rang.»

«An haywarde and an heremyte, the hangeman of tyborne,

Dauwe the dykere with a dosen harlotes

Of portours and of pyke-porses, and pylede toth-drawers.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ther was lauhyng and lakeryng, and 'let go the coppe!»

Bargeynes and beuereges by-gunne to aryse,

And setyn so til evesong rang.»

The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, Londres (Early english text society), 1873, 8o; texte C,passusVII, vers 361 et suivants.

[73]Le Livre de la mutacion de fortune, liv. III (ms. 603 à la Bibliothèque nationale).

[74]Voir un exemple d'ermite installé au coin d'un pont dans un acte royal qui maintient formellement les privilèges de l'«Heremyte of the brigge of Loyneand his successours» (4 Éd. IV,Rotuli parliamentorum, t. V, p. 546).

[75]Voirsuprale rôle des clercs dans la collecte des offrandes, la garde et l'entretien des ponts (chap.I).

[76]12 Rich. II, chap.VII(Statutes of the realm).

[77]The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C,passusI, vers 27, etpassusX, vers 195.

[78]

Ac eremiten that en-habiten by the heye weyes,And in borwes a-mong brewesters and beggen in churches.Ibidem,passusX, vers 189.)

Ac eremiten that en-habiten by the heye weyes,And in borwes a-mong brewesters and beggen in churches.

Ac eremiten that en-habiten by the heye weyes,

And in borwes a-mong brewesters and beggen in churches.

Ibidem,passusX, vers 189.)

Ibidem,passusX, vers 189.)

[79]PassusX, vers 140. Le matin il se lève quand bon lui semble et il se demande tout de suite où il pourra aller prendre son repas, ou bien qui lui donnera du lard, du pain, du fromage; il rapporte tout cela en sa maison et vit dans la paresse:

And when hym lyketh and lust hus leue ys to aryse;When he ys rysen, rometh out and ryght wel aspiethWhar he may rathest haue a repast other a ronnde of bacon,Suluer other sode mete and som tyme bothe,A loof other half a loof other a lompe of chese;And carieth it hom to hus Cote and cast hym to lyueIn ydelnesse and in ese.

And when hym lyketh and lust hus leue ys to aryse;When he ys rysen, rometh out and ryght wel aspiethWhar he may rathest haue a repast other a ronnde of bacon,Suluer other sode mete and som tyme bothe,A loof other half a loof other a lompe of chese;And carieth it hom to hus Cote and cast hym to lyueIn ydelnesse and in ese.

And when hym lyketh and lust hus leue ys to aryse;

When he ys rysen, rometh out and ryght wel aspieth

Whar he may rathest haue a repast other a ronnde of bacon,

Suluer other sode mete and som tyme bothe,

A loof other half a loof other a lompe of chese;

And carieth it hom to hus Cote and cast hym to lyue

In ydelnesse and in ese.

[80]PassusX, vers 208.

[81]PassusX, vers 251:

Ac while he wrought in thys worlde and wan hus metHe sat atte sydbenche and secounde table; [with treuthe,]Cam no wyn in hus wombe thorw the weke longe,Nother blankett in hus bed ne white bred by-fore hym.The cause of al thys caitifte cometh of meny bisshopesThat suffren suche sottes.

Ac while he wrought in thys worlde and wan hus metHe sat atte sydbenche and secounde table; [with treuthe,]Cam no wyn in hus wombe thorw the weke longe,Nother blankett in hus bed ne white bred by-fore hym.The cause of al thys caitifte cometh of meny bisshopesThat suffren suche sottes.

Ac while he wrought in thys worlde and wan hus met

He sat atte sydbenche and secounde table; [with treuthe,]

Cam no wyn in hus wombe thorw the weke longe,

Nother blankett in hus bed ne white bred by-fore hym.

The cause of al thys caitifte cometh of meny bisshopes

That suffren suche sottes.

[82]Le Dit de frère Denise.(Œuvres complètes de Rutebeuf, édition Jubinal, Paris, 1874, 3 vol. 12o, t. II, p. 63.)

[83]Ce texte a été publié dans l'Archæological journal, t. IV, p. 69.

[84]Richard II eut plusieurs fois à les renouveler et confirmer, mais sans effet. Dans son premier statut sur ce sujet, il constate le luxe de partisans dans lequel se complaisaient des gens assez pauvres: «pur ceo qe plusours gentz de petit garison de terre, rent ou d'autres possessions font grantz retenuz des gentz sibien d'esquiers come d'autres en plusours parties del roialme...» (1 Rich. II, chap.VII). Le troisième statut de la treizième année de Richard, celui de la seizième année (chap.IV), celui de la vingtième année (chap.IetII), sont également dirigés contre l'abus des livrées et le nombre des partisans des «seigneurs espirituels et temporels». (Statutes of the realm.) Henri VI renouvela inutilement ces statuts.

[85]2 Rich. II, statut I, chap.VI. (Statutes of the realm.)

[86]Le tableau que présente ce statut est assez complet pour qu'il ne soit pas nécessaire de citer d'autres textes. Dans les pétitions adressées au parlement on trouvera de très nombreuses plaintes de particuliers pour des actes de violence dont ils ont été victimes, pour des emprisonnements du fait de leurs ennemis, des vols, des cas d'incendie, de destruction du gibier ou du poisson des parcs. Exemples: pétition d'Agnès d'Aldenby, qui est rançonnée par des malfaiteurs (Rotuli parliamentorum, t. I, p. 375); d'Agnès Atte Wode, battue ainsi que son fils et rançonnée (I, p. 372); des habitants de plusieurs villes du comté d'Hereford qui ont été emprisonnés et rançonnés par le chevalier Jean de Patmer (I, p. 389); de Jean de Grey, qui est attaqué par quinze malfaiteurs assez déterminés pour mettre le feu à une ville et donner l'assaut à un château (I, p. 397); de Robert Power, qui est rançonné et a son château saccagé, ses gens battus par des hommes «tut armez come gent de guerre» (I, p. 410); de Rauf le Botiller, qui a vu piller et brûler son château par 80 hommes venus pour cela avec armes et bagages, amenant des cordes et des haches sur des charrettes (II, p. 88), etc. En France, bien entendu, les méfaits de ce genre étaient encore plus nombreux, mais l'état de guerre y était alors continuel.

[87]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 351.

[88]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 201 (22 Éd. III, 1348).

[89]Ibid., t. II, p. 165.

[90]Les pénitences de cette sorte n'étaient pas appliquées seulement aux hommes. Les femmes de toutes les conditions devaient s'y soumettre. On peut voir dans ce même registre palatin de Durham le cas d'Isabelle de Murley, condamnée pour adultère avec Jean d'Amundeville, mari de sa sœur, à recevoir publiquement «sex fustigationes circa forum Dunelmense» (t. II, p. 695). Autre exemple dans lesConstitutiones.... Walteri de Cantilupo, Wigornensis episcopiA. D. 1240; Wilkins,Concilia Magnæ Britanniæ et Hiberniæ, Londres, 1737, 4 vol. fol., t. I, p. 668.

[91]Edition Aungier, Camden society, 1844, 4o, p. 42 (écrites par un contemporain des événements).

[92]Articuli cleri, 9 Éd. II, chap.X(Statutes of the realm).

[93]Il défend que les gardiens se tiennent dans le cimetière, à moins qu'il n'y ait un danger de fuite imminent. Le félon peut avoir dans l'église «necessaria vite» et il peut en sortir librement «pro obsceno pondere deponendo».

[94]Statutes of the realm, t. I, p. 250, texte de date incertaine, mais se rapportant probablement au règne d'Édouard II. D'après leFleta(liv. I, ch.XXIX), au bout de 40 jours d'asile, si les malfaiteurs n'ont pas forjuré le royaume, on doit leur refuser la nourriture et il ne leur sera plus permis d'émigrer. Pour gagner le port, d'après la même autorité, le félon porte un costume qui le fait reconnaître; il est «discinctus, discalceatus, capite discooperto, in pura tunica,tanquam in patibulo suspendendus, accepta cruce in manibus».

[95]Statutes of the realm, 2 Rich. II, chap.III. On s'était déjà plaint de ces fraudes sous Édouard III. Une pétition des communes au parlement de 1376-1377 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 369) constate que certaines gens, après avoir reçu en prêt de l'argent ou des marchandises et avoir fait une prétendue donation de tous leurs biens à des amis, «s'enfuent à Westmonster, Seint Martyn ou autres tils places privilegeez, et illeoqs vivent long temps... tan qe lesdites creaunsours serront moult leez de prendre une petit parcelle de lour dette, et relesser le remenant». Alors les débiteurs rentrent chez eux et leurs amis leur rendent tous leurs biens.

[96]Croniques de London, 1844, 4o, Camden society, p. 42.

[97]Ibidem, p. 52.

[98]History of the reign of king Henry the seventh.

[99]Rotuli parliamentorum, 21 Éd. III, t. II, p. 178. Voir aussi la pétition des communes en 1330-1331, 25 Éd. III, t. II, p. 229.

[100]«Pur ceo qe nostre seigneur le roi, par suggestions meyns véritables, ad plusours foitz granté sa charte de pardon as larons notairs, et as communes murdrers, fesantz à lui entendre q'ils sont demorantz en ses guerres de outre meer, là où ils sont sodeinement retournez en lour pays à perseverer en lour mesfaitz....» Le roi ordonne qu'on inscrira dans les chartes «le noun de lui qi fist la suggestion au roi». Et les juges devant qui cette charte sera présentée par les félons pour avoir leur liberté auront le pouvoir de faire enquête, et s'ils trouvent que la suggestion n'est pas fondée, ils tiendront la charte pour non avenue (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 253, année 1353).

[101]Règlement de 1313 (Munimenta academica, or documents illustrative of academical life and studies at Oxford, éd. II. Anstey, Londres, 1868, 2 vol. 8o. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 91). La peine était la prison et la perte des armes.

[102]5 Éd. III, ch.XIV.

[103]L'aïeul du roi actuel, lequel aïeul était Édouard Ier.

[104]Statut de Winchester; 13 Éd. I, ch.IV.Statutes of the realm.

[105]Cette faculté de faire courir sus à la première personne venue était, comme une foule de droits de ce temps, à la fois une garantie pour la sécurité publique et une arme dangereuse aux mains des félons. Des voleurs s'en servaient et il leur arrivait de faire emprisonner par ce moyen leur propre victime. Alisot, femme de Henri de Upatherle, expose au roi que son mari a été fait prisonnier par les Écossais à la bataille de Sterling, est resté plus d'un an leur captif, puis est revenu après avoir payé quarante livres de rançon. En son absence, Thomas de Upatherle et Robert de Prestbury s'emparèrent des terres qu'il possédait à Upatherle, se les partagèrent, abattirent les maisons et en tout agirent en propriétaires, emportant chez eux tout le bien qu'ils purent. Le retour du prisonnier vint les surprendre; dès qu'ils surent qu'il avait reparu sur ses terres, «le dit Thomas, par faus compassement entre luy et le dit Robert s'en leva hiewe et crie sur le dit Henry, et lui surmist qe il lui avoit robbé de ses chateux à la value decli». Ils furent crus: «le dit Henri fut pris et emprisoné en chastle de Glocestre longe temps,» en attendant la venue desjustices, exactement comme le disait le statut. Henri finit par recouvrer sa liberté et obtint un bref contre ses ennemis; mais ceux-ci, informés à temps, vinrent trouver leur victime «et baterunt le dit Henri en la ville de Gloucestre, c'est asaver debrescerunt ses deux braaz, ses deux quises et ses deux jaunbes, et sa teste de chescun parte, et son corps tut naufré et vilement treté, qe a graunt peine eschapa la mort». La réponse du roi n'est guère satisfaisante: «Si le baron (mari) seit en vie, la pleinte est seon (sienne), et s'il seit mort, la pleinte de la femme est nulle» (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 35, année 1330).

[106]Diz de l'erberie.Œuvres, édition Jubinal, 1839, t. I, p. 250; l'orthographe de la citation est modernisée.

[107]Recueil d'Isambert, t. III, p. 16, et t. IV, p. 676.

[108]Remède pour les maladies de la rate (Rosa Anglica).

[109]Memorials of London, documents se rapportant aux treizième, quatorzième et quinzième siècles, publiés par Riley, Londres, 1868, 8o, p. 466.

[110]Rotuli parliamentorum,9 II. V, t. IV, p. 130.

[111]Statutes of the realm, 3 H. VIII, ch. XI, 32 H. VIII, ch.XLII, et 34-35 H. VIII, ch.VIII.

[112]The Fox, acte II, scèneI(1605).

[113]Coryat's crudities, reprinted from the edition of 1611, Londres, 1776, 3 vol. 8o, t. II, p. 50. Coryat était parti de Douvres le 14 mai 1608.

[114]On s'habituait à lire les vers à haute voix au lieu de les chanter. Chaucer prévoit que son poème deTroïluspourra être lu ou chanté indifféremment et il écrit, s'adressant à son livre:

So preye I to God, that non myswrite the,Ne the mys-metere, for defaute of tonge!And red wher so thow be, or elles songe,That thow be understonde, God I beseche!(Livre dernier, strophe CCLVIII.)

So preye I to God, that non myswrite the,Ne the mys-metere, for defaute of tonge!And red wher so thow be, or elles songe,That thow be understonde, God I beseche!

So preye I to God, that non myswrite the,

Ne the mys-metere, for defaute of tonge!

And red wher so thow be, or elles songe,

That thow be understonde, God I beseche!

(Livre dernier, strophe CCLVIII.)

(Livre dernier, strophe CCLVIII.)

[115]Sir Gawayne, édition Morris, pp. 38 et suiv.

[116]Les manuscrits brillamment enluminés se multiplient; on les recherche et on les paye fort cher. Édouard III achète à Isabelle de Lancastre, nonne d'Aumbresbury, un livre de romans qu'il lui paye 66 livres 13 shillings et 4 pence, ce qui était une somme énorme. Quand le roi eut ce livre, il le garda dans sa propre chambre. (Issues of the exchequer, édition Devon, 1837, p. 144.) Richard II (ibidem, p. 213) achète pour 28 livres une bible en français, un Roman de la Rose et un Roman de Percival. Pour se faire une idée de ces prix, il faut se rappeler, par exemple, que, l'année avant qu'Édouard achetât son livre de romans, les habitants de Londres inscrivaient dans les comptes de la ville 7 livres 10 shillings pour dix bœufs qu'ils avaient donnés au roi, 4 livres pour 20 porcs et 6 livres pour 24 cygnes. (Memorials of London and London life, documents publiés par Riley, 1868, p. 170.)

[117]

He luffede glewmene well in haulle,He gafe thame robis riche of palleBothe of golde and also fee;Of curtasye was he kynge,Of mete and drynke no nythyngeOne lyfe was none so fre.(The Thornton romances; Isumbras, éd. Halliwell.)

He luffede glewmene well in haulle,He gafe thame robis riche of palleBothe of golde and also fee;Of curtasye was he kynge,Of mete and drynke no nythyngeOne lyfe was none so fre.

He luffede glewmene well in haulle,

He gafe thame robis riche of palle

Bothe of golde and also fee;

Of curtasye was he kynge,

Of mete and drynke no nythynge

One lyfe was none so fre.

(The Thornton romances; Isumbras, éd. Halliwell.)

(The Thornton romances; Isumbras, éd. Halliwell.)

[118]Th. Wright,Domestic manners and sentiments, etc., 1862, 8o, p. 181.

[119]Année 40 Éd. III,Issue rolls of the exchequer, p. 188.

[120]Voir deux exemples de cas pareils dans l'introduction à l'Issue roll of Thomas de Brantingham, p.XXXIX.

[121]A roll of the household expenses of Richard de Swinfield, bishop of Hereford, edited by J. Webb, Camden society, Londres, 1854-1855, 2 vol. 4o, t. I, pp. 152 et 155.

[122]Texte C,passus XII, vers 35.

[123]Arthur, après un exploit de Gauvain, s'assied à son repas,

Wythe alle maner of mete and mynstralcie bothe.

Le deuxième jour que passe Gauvain chez le Chevalier Vert,

Much glame and gle glent vp ther-inne,Aboute the fyre vpon flet, and on fele wyse,At the soper and after mony athel songe[gh]As condutes of kryst-masse, and carole[gh] newe,With alle the manerly merthe that mon may of telle.

Much glame and gle glent vp ther-inne,Aboute the fyre vpon flet, and on fele wyse,At the soper and after mony athel songe[gh]As condutes of kryst-masse, and carole[gh] newe,With alle the manerly merthe that mon may of telle.

Much glame and gle glent vp ther-inne,

Aboute the fyre vpon flet, and on fele wyse,

At the soper and after mony athel songe[gh]

As condutes of kryst-masse, and carole[gh] newe,

With alle the manerly merthe that mon may of telle.

Le troisième jour,


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