With merthe and mynstralsye, with mote[gh] at hor wylleThay maden as mery as any men mo[gh]ten.(Sir Gawayne, éd. Morris, 1864, pp. 16 et 53 et vers 1952.)[124]And so bifel that, after the thridde cours,Whyl that this king sit thus in his nobleye,Herkning his minstralles her thinges pleyeBiforn him at the bord deliciously.....(Squieres tale.)[125]Texte du contrat:«Ceste endenture, faite leVjour de juyn, l'an tierce nostre sovereigne seigneur le roi Henri, puis le conquest quint, tesmoigne que John Clyff ministral, et autresXVIIministralls, ount resceuz de nostre dit seigneur le roy, par le mayns de Thomas count d'Arundell et de Surrie, tresorer d'Engleterre,XLl. s. sur lour gages a chescun de ceuxXIId. le jour pur demy quarter de l'an, pur servir nostre dit seigneur le roy es parties de Guyen, ou aillours,» etc. Rymer,Fœdera, année 1415.[126]Fœdera, sub anno 1387.[127]Ibidem, sub anno 1464.[128]Issue roll of Thomas de Brantingham; édition Devon, 1835, 4o, pp. 54 et suiv. et 296 et suiv. Ces pensions étaient accordées pour la vie.[129]Wharton, édition d'Hazlitt, t. II, p. 98. Langland note de même le bon accueil que l'on faisait aux ménestrels du roi quand ils étaient de passage, afin de plaire au maître, qu'on savait sensible à ces marques de bon vouloir. (Voir la note suivante.)[130]Clerkus and knygtes welcometh kynges mynstrales,And for loue of here lordes lithen hem at festes;Much more me thenketh riche men auhteHaue beggers by-fore hem whiche beth godes mynstrales.(Texte C,passusVIII, vers 97.)[131]Voir un dessin de cette galerie dans une miniature reproduite par Eccleston (Introduction to english antiquities, Londres, 1847, 8o, p. 221). Aux sons de la musique des ménestrels, quatrehommes sauvagesdansent en faisant des contorsions, des bâtons sont par terre, sans doute pour leurs exercices; un chien saute au milieu d'eux en aboyant.[132]Treizième siècle (Album de Villard de Honecourt, publié par Lassus et Darcel, 1858, 4o, planche IV).[133]Francisque Michel,La riote du monde, etc., Paris, 1834, 8o, p. 28.[134]On peut voir à la cathédrale d'Exeter les instruments de musique dont on se servait au quatorzième siècle, sculptés dans laMinstrels' gallery(série d'anges jouant de la musique).[135]«.... de loco tamen ad locum in diebus festivalibus discurrunt et proficua illa totaliter percipiunt e quibus ministralli nostri prædicti, et cæteri ministralli nostri pro tempore existentes, in arte sive occupatione prædicta sufficienter eruditi et instructi, nullisque aliis laboribus, occupationibus sive misteris utentes, vivere deberent.»[136]«Volumus ... quod nullus ministrallus regni nostri prædicti, quamvis in hujusmodi arte sive occupatione sufficienter eruditus existat, eadem arte... de cætero, nisi de fraternitate sive gilda prædicta sit et ad eandem admissus fuerit et cum fratribus ejusdem contribuerit, aliquo modo utatur.»[137]Rymer,Fœdera, 24 avril 1469.[138]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 508.[139]Les ballades concernant Robin Hood ont été recueillies par Ritson:Robin Hood ballads, 2 vol., Londres, 1832. La grande majorité des chants qui nous sont parvenus sur ce héros n'est malheureusement que du seizième siècle; mais il en est quelques-uns d'antérieurs; sa popularité au quatorzième siècle était très grande.[140]The wyf of Bathes tale(68 vers sur l'égalité des hommes et sur la noblesse); de même dans lePersones tale: «Eeck for to pride him of his gentrie is ful gret folye.... we ben alle of oon fader and of oon moder; and alle we ben of oon nature roten and corrupt, bothe riche and pore» (édition Morris, t. III, p. 301).Cf. ces vers d'une pièce française du même siècle (cités dans le Discours sur l'état des lettres au quatorzième siècle,Histoire littéraire de la France, t.XXIV):Nus qui bien face n'est vilains,Mès de vilonie est toz plainsHauz hom qui laide vie maine:Nus n'est vilains s'il ne vilaine.[141]«Sicut lex justissima, provida circumspectione sacrorum principum stabilita, hortatur et statuit ut, quod omnes tangit ab omnibus approbetur, sic,» etc.,Fœdera, sub anno 1295. Les appels directs d'Édouard Ierà son peuple contribuèrent à développer de bonne heure chez les Anglais le sens des devoirs, des droits et des responsabilités politiques. Dans une de ses nécessités, alors que le parlement existe à peine, il en vient à expliquer sa conduite au peuple et à se justifier: «...Lui rois, sur ceo, et sur l'estat de lui, e de sun reaume, e coment les busoignes du reaume sunt alées à une pies, fait asavoir e voet que tutz en sachent la vérité, laquelle s'enseut...»Fœdera, sub anno 1297.En France, les proclamations de principes très libéraux sont fréquentes dans les édits royaux, mais ces grands mots ne sont qu'un leurre, et on prend à peine le soin de le dissimuler. Dans son ordonnance du 2 juillet 1315, Louis X déclare que, «comme selon le droit de nature chacun doit naistre franc», il a résolu d'affranchir les serfs de ses domaines, mais il ajoute qu'il le fera pour de l'argent; et trois jours après, craignant que son bienfait ne soit pas suffisamment prisé, il ajoute de nouvelles considérations où la philosophie intervient encore d'une étrange manière: «Pourroit estre que aucuns par mauvez conseil et par deffaute de bons avis, charroient en desconnessance de si grant benefice et de si grant grace, que il voudroit mieus demourer en la chetivité de servitude que venir à estat de franchise, nous vous mandons et commettons que vous de telles personnes,pour l'aide de nostre présente guerre, considérée la quantité de leurs biens, et les conditions de servitude de chascun, vous en leviez si souffisamment et si grandement comme la condition et la richesse des personnes pourront bonnement souffrir etla nécessité de nostre guerre le requiert.» (Recueil d'Isambert, t. III, p. 102.)[142]«.... Quorum adeo error invaluit, ut a præclaris domibus non arceantur, etiam illi qui obscenis partibus corporis oculis omnium eam ingerunt turpitudinem, quam erubescat videre vel cynicus,» etc. (Polycraticus, liv. Ier, chap.VIII.)[143]Historical papers from the northern registers; édition Raine (Collection du Maître des rôles).[144]Ich can nat tabre ne trompe ne telle faire gestes,Farten ne fithelen at testes ne harpen,Japen ne jogelen ne gentilliche pipe,Nother sailen ne sautrien ne singe with the giterne.Édition Skeat, (texte C,passus, XVI, vers 200.)[145]Wright donne dans sesDomestic manners and sentiments, 1862, p. 167, la reproduction des miniatures de deux manuscrits du British Museum, qui représentent la danse d'Hérodiade sur les mains.[146]Issue rolls of the exchequer, édition Devon, p. 212.[147]The Nut-Brown Maid, Skeat,Specimens of English Literature, Clarendon Press, 1871.[148]Statut de Winchester, 13 Éd. I, chap.IV, confirmé par Édouard III (Statutes of the realm).[149]«Item videtur nulla esse utlagarda si factum pro quo interrogatus est civile sit et non criminale.» (Bracton, Collection du Maître des rôles, t. II, p. 330.)[150]Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 533 (Collection du Maître des rôles).[151]Yearbooks of Edward I, années 30-31, pp. 537-538.[152]Liv. I, chap.XXVII.[153]Bracton, t. II, pp. 340-342.[154]Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 515. Quelquefois on profitait de l'absence de son ennemi sur le continent pour affirmer au magistrat qu'il était en fuite et le faire déclarer outlaw: ainsi, le clerc Jean Crochille se plaint au parlement d'avoir été mis injustement hors la loi pendant un voyage qu'il avait fait en cour de Rome, 1347 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 171); le clerc Robert de Thresk est de même déclaré outlaw pendant son absence du royaume «par malice de ses accusours». (Ibidem, même année, p. 183.)[155]Yearbooks of Edward I, années 21-22, p. 447.[156]D'après Seebohm (The Black Death and its place in English History; deux articles dans laFortnightly Reviewen 1865), plus de la moitié de la population mourut pendant l'année 1348-1349. Voici le tableau frappant que trace Knyghton, un contemporain, de la peste à Leicester: «Et moriebantur quasi tota valitudo villæ....valde pauci erant qui de divitiis vel quibuslibet rebus curam agerent.... Et oves et boves per campos et inter segetes vagabant.... sed in sulcis deviis et sepibus morte perierunt numero incomputabili.» A l'automne, la main-d'œuvre est hors de prix et une partie de la récolte est laissée sur pied (Decem scriptoresde Twysden; col. 2598).[157]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 233. Cf. les ordonnances françaises; celle de Jean, de cette même année (Recueil d'Isambert, t. IV, p. 576), prescrit aux «gens oiseux» de Paris de travailler ou de s'en aller, ce qui était moins radical et encore moins utile que les règlements anglais. Une autre ordonnance de Jean (nov. 1354) est dirigée contre les ouvriers qui vont de ville en ville chercher de gros gages, partout «où les ordonnances ne sont mie adroit gardées» (Ibid., p. 700). Ils sont menacés de la prison, du pilori et du fer rouge.[158]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 261; parlement de 1354.[159]Statut, 34 Éd. III, chap.IX, année 1361-2.[160]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 312 et 340.[161]Rotuli parliamentorum, p. 340; parlement de 1376.[162]Langland montre, de même, le mendiant éhonté qui va, sac sur le dos, quêter de porte en porte, et qui pourrait fort bien, s'il voulait, gagner son pain et sa bière en travaillant; il sait un métier, mais il préfère ne pas l'exercer:. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .And can som manere craft in cas he wolde hit vse,Thorgh whiche crafte he couthe come to bred and to ale.(Texte C,passusX, vers 151.)[163]Statutes of the realm, 23 Ed. III, chap.VII.[164]Rotuli parliamentorum, t. III. pp. 17, 46, 65.[165]Statutes of the realm, 7 Ric. II, chap.V.[166]Statutes, 12 Ric. II, chap.III.[167]Voir au British Museum, dans un manuscrit des décrétales (10 É. IV), la représentation d'un moine mis dans des ceps; un autre moine lie l'extrémité des poutres avec des cordes (fol. 222). Voir aussi ces instruments de torture dans Foxe,Actes and monuments, Londres, 1562, fol., pp. 390, 1272, etc.[168]Gleanings from the public records, par M. H. Hewlett, dans l'Antiquaryde mars 1882.[169]12 Rich. II, chap.VII.[170]12 Rich. II, chap.VII.[171]Statutes, 13 Rich. II, chap.XIII.[172]Walsingham,Historia anglicana, sub anno 1381.[173]The statutes at large, édition O. Ruffhead, Londres, 1763, t. I, pp. 53 et 343, 3 Éd. I, ch.XXXIV, et 2 Rich. II, ch.V.[174]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 294.[175]5 Rich. II, st. 2, chap.V.[176]On l'a souvent considéré comme un Wyclifite; mais, de même que beaucoup de ses pareils, il ne partageait pas toutes les idées du maître, et en avait d'autres, de son côté, qui lui étaient propres; ainsi, suivant lui, les enfants naturels ne pouvaient aller au ciel.[177]Chronicon Angliæ, 1328-1388, édition Thompson, 1874, 8o.[178]English prose treatises of Richard Rolle de Hampole, édition Perry, Londres, 1866, 8o.[179]Jack Straw, d'après la confession que rapporte de lui son contemporain le moine, Thomas Walsingham, n'aurait voulu conserver d'autres religieux sur la terre que les frères mendiants: «Soli mendicantes vixissent super terram qui suffecissent pro sacris celebrandis aut conferendis universæ terræ.» (Historia anglicana, 1867-1869, t. II, p. 10.)[180]The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C,passus XXIII, vers 274.[181]The vision of William concerning Piers the Plowman, texte C,passus XVII, vers 352.[182]Thomas d'Eccleston, auteur duLiber de adventu minorum in Angliam(publié par Brewer dans sesMonumenta franciscana), vit la période la plus florissante des ordres moindres. Son livre est d'une naïveté extrême et abonde en récits de visions et de faits merveilleux. La vision dont il est question ici se trouve à la page 28 desMonumenta.[183]Matthieu Paris,Historia Anglorum, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. III, p. 145.[184]Speculum vitæ B. Francisci et sociorum eius; opera fratris G. Spoelberch. Anvers, 1620, 1repartie, chap.IV.[185]Il y avait à peine trente ans que les frères avaient paru en Angleterre et ils y possédaient déjà quarante-neuf couvents (Monumenta franciscana, édition Brewer, Londres, 1858, 8o, p. 10). On trouvera dans Matthieu Paris un très bon exposé du rôle des frères mineurs en Angleterre à leur arrivée dans ce pays, de la vie pauvre, humble et utile qu'ils menèrent d'abord.Historia Anglorum, édition Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. II, p. 109.[186]Voir laDefensionem curatorum contra eos qui privilegiatos se dicunt(4o, sans date), discours prononcé en 1357 par Richard Fitz-Ralph, archevêque d'Armagh, et où sont dénoncés les empiètements successifs des frères mendiants au détriment des curés et autres ecclésiastiques.[187]Monumenta franciscanaut supra; pp. 514 et suivantes. Cette bibliothèque avait été fondée par le célèbre Richard Whittington maire de Londres en 1397, 1406 et 1419.[188]Il y avait dans la même église le cœur de la reine Éléonore, mère d'Édouard Ier. En rapportant qu'il y fut déposé, le moine Rishanger, un contemporain, fait la cruelle remarque suivante, que Walsingham ne manque pas de reproduire dans sonHistoria anglicana(sub anno 1291-1292): «Sepultum est itaque corpus ejus in monasterio Ambresburiæ, cor vero Londoniis, in ecclesia fratrum minorum; qui sicut et cuncti fratres reliquorum ordinum aliquid de corporibus quorumcumque potentium morientium sibimet vendicabant, more canum cadaveribus assistentium, ubi quisque suam particulam avide consumendam expectat.»[189]«Freres bylden mony grete chirchis and costily waste housis, and cloystris as hit were castels, and that withoute nede... grete housis make not men holy, and onely by holynesse is god wel served.» (Select english works, t. II, p. 380.)[190]Monumenta franciscana, p. 541. De là les reproches des satiristes.Of thes frer mynours me thenkes moch wonder,That waxen are thus hauteyn, that som tyme weren under.Th. Wright,Political poems and songs, Londres, 1859, 2 vol. 8o, t. I,p. 268, chanson de la deuxième moitié du quatorzième siècle.[191]Ms. 10 E. IV. au British Museum, fol. 109 et suivants.[192]«En le mesme temps (20 Éd. II) les frères prechours se mistrent à le fuite pur ceo qe ils se doterent estre maubailiz et destrutz, pur ceo qe le comunalté les avoyent mult encountre queor (cœur) pur lour orgelousse port, qu'ils ne se porteient come frères duissent.» (Croniques de London, Camden society, p. 54.)«Sciatis quod intelleximus qualiter aliquæ personæ de regno nostro Angliæ, per instigationem maligni spiritus... faciunt et in dies facere nituntur dampna et scandala dilectis nobis in Christo religiosis viris fratribus de ordine minorum.... moventes populum nostrum in aperto et in secretis contra eos, ad destruendum domos dictorum fratrum, dilacerando habitus eorum super eos, et aliquos verberando et male tractando, contra pacem nostram....» (Proclamation de Richard II en 1385. Rymer,Fœdera, édition de 1704, t. VII, p. 458.)[193]20 Éd. III, 1346,Rotuli parliamentorum, t. II, p. 162.[194]«... Bi siche resouns thinken many men that thes lettris mai do good for to covere mostard pottis.» (Select english works, t. III, p. 381.) Autre allusion à ces lettres dans lesPolitical poemspubliés par Wright, 1859, t. I, p. 257.[195]Eulogium historiarum, édition Haydon, Collection du Maître des rôles, Londres, 1858, 3 vol. 8o, t. III, p. 391, année 1402.[196]Holinshed,Chronicles, Londres, 1587, 5 vol. fol., t. III, p. 945. Ce frère avait refusé le serment de suprématie.[197]D'après Hardy:Registrum palatinum Dunelmense, Introduction.Théodore, archevêque de Cantorbéry, au neuvième siècle, dressa une sorte de tarif de ces échanges: «Pro uno mense quem in pane et aqua pœnitere debet psalmos mille ducentos flexis genibus decantet.—Item, alio modo, duodecim triduanæ singulæ cum psalteriis tribus impletis et cum palmatis trecentis per singula psalteria excusant unius anni pœnitentiam.—Centum solidi dati in eleemosynam annum excusant.» (Theodori archiepiscopi Cantuariensis pœnitentiale, dans laPatrologiede Migne, t. XCIX, col. 938 et 940.)Halitgarius, aussi au neuvième siècle, s'occupa de même de dresser des tables de pénitences: «Pro uno mense, quem in pane et aqua jejunare debet, psalmos mille ducentos genibus flexis, vel sine genuum flexione mille DLXXX psalmos decantet.» Il ajoute qu'on continue de même, s'il y a lieu, pour toute la première année de pénitence, soit 20 160 psaumes à chanter si on ne se met pas à genoux. (Halitgarii episcopi Cameracensis liber pœnitentialis, dans laPatrologiede Migne, t. CV, col. 706).[198]VoirChaucer's pardoner and the pope's pardoners, by DrJ. J. Jusserand. London, Chaucer society, 8o.[199]Suche glaring eyghen hadde he as an hare.[200]«Cum sit statutum in canone, ne qui eleemosynarum quæstores ad prædicandum aut indulgentias clero et populo insinuandum sine literis dioecesanis aut apostolicis admittantur, literæque apostolicæ quæstoribus hujusmodi concessæ ante admissionem eorum per dioecesanos examinari debeant diligenter; ex gravi tamen multorum querela ad nostrum pervenit auditum, quod nonnulli ex hujusmodi quæstoribus, non sine multa temeritatis audacia, motu suo proprio, in animarum subditorum nostrorum periculum et jurisdictionis nostræ elusionem manifestam, indulgentias populo concedunt, super votis dispensant, et perjuriis, homicidiis, usuris et peccatis aliis, sibi confitentes absolvunt, et male ablata, data sibi aliqua pecuniæ quantitate, remittunt ac alias abusiones quamplurimas faciunt et exponunt....» (Registrum palatinum Dunelmense, édition Hardy, t. III.)[201]Prologe of the pardoner.[202]«Excommunicatis gratiam absolutionis impendit. Vota peregrinationis ad apostolorum limina, ad Terram Sanctam, ad Sanctum Jacobum non prius remisit quam tantam pecuniam recepisset, quantam, juxta veram æstimationem, in eisdem peregrinationibus expendere debuissent, et ut cuncta concludam brevibus, nihil omnino petendum erat, quod non censuit, intercedente pecunia, concedendum» (Historia anglicana; Collection du Maître des rôles, t. I, p. 452).[203]V. J. J. Jusserand,Le Théâtre en Angleterre depuis la conquête jusqu'aux prédécesseurs immédiats de Shakespeare(1066-1583), 2eéd., Leroux, 1881, ch.IV.[204]«Perciocche divotissimi tutti vi conosco del baron messer santo Antonio, di spezial grazia vi mosterrò una santissima e bella reliquia, la quale io medesimo già recai dalle sante terre d'oltremare; e questa è una delle penne dello agnolo Gabriello, la quale nella camera della Virgine Maria rimase quando egli la venne ad annunziare in Nazzaret.»[205]«Egli primieramente mi mostrò il dito dello Spirito Santo, cosi intero e saldo come fu mai; ... e una dell'unghie de' gherubini; ... e aliquanti de' raggi della stella che apparve à tre magi in oriente, e una ampolla del sudore di San Michele quando combattè col diavolo.» (Décaméron, journée VI, nouvelle X.)[206]The Leofric Missal(1050-1072) éd. F. E. Warren (Clarendon press.)[207]Historia anglorum, éd. Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. III p. 60.[208]Issues of the exchequer; éd. Devon, pp. 176 et 141.[209]Le livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles, éd. Michaut, Paris, 1836, 2 vol. 8o, t. I, p. 633, ch.XXXIII.[210]Psautier de la reine Marie (commencement du quatorzième siècle), ms. 2. B VII, au British Museum. Cette allégorie était un sujet favori parmi les miniaturistes et on la retrouve dans beaucoup d'autres mss.[211]Labbe,Sacrosancta concilia, édition de Florence, t. XXV, col. 1177, et t. XXVI, col. 462. En 1419, Henri Chicheley, archevêque de Cantorbéry, prescrit des prières publiques, des litanies et des processions pour protéger le roi d'Angleterre et son armée contre les opérations néfastes des magiciens (Wilkins,Concilia Magnæ Britanniæ, t. III, p. 393).[212]«Si masculus quisquam voluerit, ut est moris, ejusdem defuncti vel defuncte nocturnis vigiliis interesse, hoc fieri permittatur, dumtamen nec monstra larvarum inducere, nec corporis vel fame sue ludibria, nec ludos alios inhonestos presumat aliqualiter attemptare.» (Toulmin Smith,English gilds, the original ordinances, etc., p. 194).[213]«.... Araneis et aliis vermibus nigris ad modum scorpionum, cum quadam herba quæ dicitur millefolium et aliis herbis et vermibus detestabilibus.» (The proceedings against Dame Alice Kyteler, 1324; édition Wright, 1843, 4o, Camden Society.)[214]The chanounes yemannes tale.[215]Tout le livre VII de saConfessio amantisest consacré à l'exposition d'un système du monde et à la description de la nature intime des êtres et des substances qu'il est difficile de connaître. LeRoman de la rosen'est pas moins explicite sur ces matières (confession deNatureàGenius).[216]De proprietatibus rerum, liv. XVI.[217]Les amants magnifiques.[218]Les confesseurs donnaient fréquemment comme pénitence un pèlerinage à faire, et prescrivaient parfois qu'on voyageat soit nu-pieds soit en chemise, sinon même tout à fait nu: «Comune penaunce,» dit, dans son grand sermon, leparsonde Chaucer, «is that prestes enjoynen men comunly in certeyn caas, as for to goon peradventure naked in pilgrimage or barfot,» (Works, éd. Morris, t. III, p. 266.)[219]Cousin d'Édouard II, exécuté en 1322. Froissart, n'a aucun doute sur l'authenticité de ses miracles: «.... le comte de Lancastre qui moult étoit bon homme et saint, et fit depuis assez de beaux miracles au lieu où il fut décolé.» (1repartie, liv. I, chap. V.) Le corps de Charles de Blois fait aussi des miracles et Froissart imagine qu'Urbain V le canonisa: «lequel corps de lui sanctifia par la grâce de Dieu, et l'appelle-t-on saint Charles; et l'approuva et canonisa le pape Urbain Ve, qui régnait pour le temps; car il faisoit et fait encore au pays de Bretagne plusieurs miracles tous les jours.» (Liv. I, part. 2, chap. CXCI.)[220]«.... Non absque homicidiis aliisque lætalibus verberibus.... et de majoribus periculis verisimiliter imminentibus multipliciter formidatur....» (Année 1323.Historical papers from the northern registers; édition Raine, p. 340).[221]L'archevêque écrit en effet dans ce sens au pape (Jean XXII), le 24 février 1327 (Historical papers from the northern registers, p. 340.)[222]Memorials of London, Riley, 1868, 8o, p. 203. L'influence miraculeuse du même Thomas de Lancastre est constatée encore par l'auteur contemporain desCroniques de London(Camden Society, p. 46) et par beaucoup d'autres.[223]On avait construit une chapelle sur la «mountaigne» où le comte avait été décapité. Les offrandes que les pèlerins y apportaient furent, en 1334, le sujet d'un curieux démêlé entre le prieur et le couvent de Pontefract, d'une part, et le seigneur de Wake, d'autre part, lequel seigneur avait «occupé la dite chapele et les offrandes illukes venauntz, et [avoit] pris les clefs devers lui.» Le prieur et le couvent, dans une pétition au parlement, réclament l'«administration de ces offrandes», comme «choses espirituels deinz lour paroche et apendauntz à lour église». (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 84.)[224]«Ne.... pro sancto vel justo reputetur, cum in excommunicatione sit defunctus, sicut sancta tenet ecclesia.»Dictum de Kenilworth;Select charters, publiées par Stubbs, 1870, p. 410.[225]Salve Symon Montis Fortis,Tocius flos milicie,Duras penas passus mortis,Protector gentis Anglie.. . . . . . . . . . . . . .«Ora pro nobis, beate Symon, ut digni efficiamur promissionibus Christi.» Hymne composée peu après la mort de Simon, et citée en note de la p. 48, t. II de l'History of English poetryde Wharton, édition Hazlitt, 1871, 4 vol. 8o.[226]Rymer,Fœdera, édition de 1704, t. IV, p. 20.[227]Fœdera, t. XIV, p. 1033. A peine Édouard III était-il monté sur le trône que les communes demandèrent la canonisation de Thomas de Lancastre (Pétition au parlement, 1 Ed. III, année 1326-7;Rotuli parliamentorum, t. II, p. 7).[228]Patente de Richard II, la dix-neuvième année de son règne, en appendice dans l'essai de M. Karkeek,Chaucer's schipman and his barge «the Maudelayne», Chaucer society, Londres, 1884.[229]Les étrangers, comme les Anglais, avaient une grande vénération pour saint Thomas de Cantorbéry et allaient faire offrande à sa châsse quand ils pouvaient. Le 3 août 1402, un décret du sénat vénitien autorisa Lorenzo Contarini, capitaine des galères vénitiennes en partance pour les Flandres, à visiter cette châsse conformément à son vœu. Il devait le faire quand les galères seraient à Sandwich, et aller et revenir en un jour, n'ayant pas le droit de dormir hors de son vaisseau. (Calendar of state papers and mss. relating to english affairs existing in the archives and collections of Venice and in other libraries of northern Italy; edited by Rawdon Brown, Londres, 1864, 8o, t. I, p. 42.)[230]Ordinance for the state of the wardrobe and the account ofthe household, Juin 1323 (King Edward II's household and wardrobe ordinances, Chaucer society, éd. Furnivall, 1876, p. 62.)[231]L'auteur de la suite desCanterbury Tales(commencement duXVesiècle) montre les pèlerins, une fois arrivés à Cantorbéry, achetant de ces sortes de médailles,signysoubrochis. C. Roach Smith en décrit plusieurs des treizième et quatorzième siècles, et il en donne le dessin (Journal of the archæological association, t. I, p. 200). Le pardonneur de Chaucer avait un vernicle à son chapeau.[232]Les louenges du roy Louys XII de ce noms, nouvellement composées.... par maistre Claude de Seyssel, docteur en tous droits, Paris, 1508, 4o.[233]Ces histoires des pèlerins et des voyageurs revenant de pays étrangers, Chaucer les avaient bien souvent entendues; loin d'y croire, il en avait ri. Pèlerins, matelots, messagers rivalisaient de son temps dans leurs récits de merveilles lointaines:And, lord! this hous in alle tymesWas ful of shipmen and pilgrimes,With scrippes bret-ful of leseyngs,Entremelled with tydynges,And eke allone be hemselve,O, many a thousand tymes twelveSangh I eke of these pardoners,Currours and eke messangers,With boystes crammed ful of lyes:As ever vessel was with lyes.(House of Fame, vers 1031.)[234]Voir le dessin de cet anneau dans le tome VIII duJournal of the archæological association, p. 360. Le bâton ou bourdon et le sac ou «écharpe» étaient les insignes notoires des pèlerins. Dans le roman deKing Horn, le héros rencontre sur sa route unpalmer, et, pour se déguiser, change d'habits avec lui; dans cette transformation, l'auteur ne signale que les points caractéristiques, c'est-à-dire le bâton et le sac:Horn tok burdon and scrippe.(King Horn, with fragments of Floriz and Blauncheflur, ed. byJ. R. Lumby, Early english text society, 1866, 8o.)[235]12 Ric. II, chap. 7,Statutes of the realm.[236]Rotuli parliamentorum, 13 Rich. II, t. III, p. 275.[237]Pétition des bourgeois de Calais,ibidem, t. III, page 500, 4 Henri IV, 1402.[238]Lettre de M. J. W. Hales à l'Academy, Avril 1882.[239]L'auteur des voyages connus sous le nom deVoyages de Mandevilleavait vu la tête d'Amiens et fut bien surpris d'en rencontrer une autre à Constantinople. Quelle est la vraie? se demande-t-il: «I wot nere, but God knowethe: but in what wyse that men worschippen it, the blessed seynt John holt him a payd.» (Édition Halliwell; p. 108.)[240]Paston letters.Lettre de Marguerite Paston du 20 sept. 1443.[241]Rocamadour était bien connu des Anglais; voir laVision concerning the Piers Plowman(édition Skeat), texte B,passus XII, vers 37.[242]Le livre du chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de ses filles, éd. Montaiglon, 1854.[243]William Wey, au quinzième siècle, mentionne ainsi les catacombes: «Item ibi est una spelunca nuncupata Sancti Kalixti cimiterium, et qui eam pertransit cum devocione, illi indulgentur omnia sua peccata. Et ibi multa corpora sanctorum sunt, que nullus hominum numerare nequit nisi solus Deus.» (The itineraries of William Wey, Roxburghe club, p. 147.) Wey, comme l'auteur du poème, mentionne quelquefois des nombres prodigieux de corps de martyrs; à l'église diteScala Celi, «sunt ossa sanctorum decem millia militum»; dans une seule partie de Saint-Pierre de Rome, il y a «Petronella et xiij millia sanctorum martirum».[244]Dans un autre texte du poème, publié par M. Furnivall en 1866 (Political, religious and love poems), on trouve plus de détails sur cette idole; elle avait un chapeau ou couvercle de cuivre qui fut arraché par le vent et emporté à la basilique de Saint-Pierre.[245]William Wey (XVesiècle) dit de l'église de la Sainte-Croix: «Item ibi sunt duo ciphi, unus plenus sanguine Jhesu Christi, et alter plenus lacte beate Marie Virginis.» (Itineraries, p. 146.) Ceux qui boivent aux trois fontaines qui jaillirent à la mort de saint Paul sont guéris de toutes les maladies; ceux qui visitent l'église de Sainte-Marie de l'Annonciation ne seront jamais frappés de la foudre; à l'église Sainte-Viviane il y a «herba crescens quam ipsa plantavit et valet contra caducum morbum». (Ibidem, pp. 145-147.)[246]Dans la chapelle Borghèse.[247]Toulmin Smith,English gilds; the original ordinances, etc., pp. 157, 177, 180, 182, 231.[248]Issues of the exchequer, p. 159.[249]Chronica monasterii de Melsa, édition de E. A. Bond, Londres, 1868, 3 vol. 8o. L'abbé de Meaux prétend que Clément VI répondait aux reproches de son confesseur sur ses mauvaises mœurs: «Quod facimus modo facimus consilio medicorum» (t. II, p. 189).[250]T. III, p. 88.[251]«Quo quidem anno (1350) venerunt in Angliam poenitentes, viri nobiles et alienigenæ, qui sua corpora nuda usque ad effusionem sanguinis nunc flendo, nunc canendo, acerrime flagellabant: tamen ut dicebatur, nimis hoc faciebant inconsulte, quia sine licentia sedis apostolicæ.» (Walsingham, _Historia anglicana_. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 275.) Cf. Robert de Avesbury, _Historia Edvardi tertii_, Oxonii, 1720, 8o, p. 179: les flagellants se fouettaient avec des cordes à noeuds garnies de clous; ils se prosternaient à terre, les bras en croix et en chantant.[252]Les flagellants furent condamnés par Clément VI en 1350; il prescrivit aux archevêques, évêques, etc., de les faire emprisonner (Labbe, _Sacrosancta concilia_, édition de Florence, t. XXV, col, 1157).[253]Lettre de l'archevêque d'York à son official (_Historical papers from the northern registers_, édition Raine, pp. 397-399). Les coupables n'étaient pas des vagabonds sans importance: l'un a le titre de _magister_; l'autre est professeur de droit civil.[254]«Nam quidam illorum credebant, ut asseritur, nullum Deum esse, nihil esse sacramentum altaris, nullam post mortem resurrectionem, sed ut jumentum moritur, ita et hominem finire.» (Historia anglicana, t. II, p. 12.) Langland se plaint de même du scepticisme des nobles qui mettent les mystères en question et font de ces graves matières le sujet de conversations légères après les repas. (texte C,passus XII, vers 35.)[255]Les louenges du roy Louys XII, par Claude de Seyssel. Paris, 1508, 4o.[256]A collection of the wills.... of the kings and queens of England; édition Nichols, Londres, 1780, 4o. Testament d'Humphrey de Bohun, comte d'Hereford et d'Essex, mort en 1361.[257]Robert de Avesbury,Historia Edvardi tertii, édition Hearne, Oxford, 1720, 8o, p. 63.[258]Ibidem, p. 115.[259]Langland parle des Sarrasins sans les maudire: ils pourraient être sauvés; c'est Mahomet qui les a trompés, par colère de n'avoir pu être pape; on devrait les convertir; le pape fait bien des évêques de Nazareth, de Ninive, etc., mais ils se gardent d'aller visiter leurs ouailles indociles. (Texte C de l'édition de Skeat,passus XVIII, pp. 314-318.)[260]
With merthe and mynstralsye, with mote[gh] at hor wylleThay maden as mery as any men mo[gh]ten.(Sir Gawayne, éd. Morris, 1864, pp. 16 et 53 et vers 1952.)[124]And so bifel that, after the thridde cours,Whyl that this king sit thus in his nobleye,Herkning his minstralles her thinges pleyeBiforn him at the bord deliciously.....(Squieres tale.)[125]Texte du contrat:«Ceste endenture, faite leVjour de juyn, l'an tierce nostre sovereigne seigneur le roi Henri, puis le conquest quint, tesmoigne que John Clyff ministral, et autresXVIIministralls, ount resceuz de nostre dit seigneur le roy, par le mayns de Thomas count d'Arundell et de Surrie, tresorer d'Engleterre,XLl. s. sur lour gages a chescun de ceuxXIId. le jour pur demy quarter de l'an, pur servir nostre dit seigneur le roy es parties de Guyen, ou aillours,» etc. Rymer,Fœdera, année 1415.[126]Fœdera, sub anno 1387.[127]Ibidem, sub anno 1464.[128]Issue roll of Thomas de Brantingham; édition Devon, 1835, 4o, pp. 54 et suiv. et 296 et suiv. Ces pensions étaient accordées pour la vie.[129]Wharton, édition d'Hazlitt, t. II, p. 98. Langland note de même le bon accueil que l'on faisait aux ménestrels du roi quand ils étaient de passage, afin de plaire au maître, qu'on savait sensible à ces marques de bon vouloir. (Voir la note suivante.)[130]Clerkus and knygtes welcometh kynges mynstrales,And for loue of here lordes lithen hem at festes;Much more me thenketh riche men auhteHaue beggers by-fore hem whiche beth godes mynstrales.(Texte C,passusVIII, vers 97.)[131]Voir un dessin de cette galerie dans une miniature reproduite par Eccleston (Introduction to english antiquities, Londres, 1847, 8o, p. 221). Aux sons de la musique des ménestrels, quatrehommes sauvagesdansent en faisant des contorsions, des bâtons sont par terre, sans doute pour leurs exercices; un chien saute au milieu d'eux en aboyant.[132]Treizième siècle (Album de Villard de Honecourt, publié par Lassus et Darcel, 1858, 4o, planche IV).[133]Francisque Michel,La riote du monde, etc., Paris, 1834, 8o, p. 28.[134]On peut voir à la cathédrale d'Exeter les instruments de musique dont on se servait au quatorzième siècle, sculptés dans laMinstrels' gallery(série d'anges jouant de la musique).[135]«.... de loco tamen ad locum in diebus festivalibus discurrunt et proficua illa totaliter percipiunt e quibus ministralli nostri prædicti, et cæteri ministralli nostri pro tempore existentes, in arte sive occupatione prædicta sufficienter eruditi et instructi, nullisque aliis laboribus, occupationibus sive misteris utentes, vivere deberent.»[136]«Volumus ... quod nullus ministrallus regni nostri prædicti, quamvis in hujusmodi arte sive occupatione sufficienter eruditus existat, eadem arte... de cætero, nisi de fraternitate sive gilda prædicta sit et ad eandem admissus fuerit et cum fratribus ejusdem contribuerit, aliquo modo utatur.»[137]Rymer,Fœdera, 24 avril 1469.[138]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 508.[139]Les ballades concernant Robin Hood ont été recueillies par Ritson:Robin Hood ballads, 2 vol., Londres, 1832. La grande majorité des chants qui nous sont parvenus sur ce héros n'est malheureusement que du seizième siècle; mais il en est quelques-uns d'antérieurs; sa popularité au quatorzième siècle était très grande.[140]The wyf of Bathes tale(68 vers sur l'égalité des hommes et sur la noblesse); de même dans lePersones tale: «Eeck for to pride him of his gentrie is ful gret folye.... we ben alle of oon fader and of oon moder; and alle we ben of oon nature roten and corrupt, bothe riche and pore» (édition Morris, t. III, p. 301).Cf. ces vers d'une pièce française du même siècle (cités dans le Discours sur l'état des lettres au quatorzième siècle,Histoire littéraire de la France, t.XXIV):Nus qui bien face n'est vilains,Mès de vilonie est toz plainsHauz hom qui laide vie maine:Nus n'est vilains s'il ne vilaine.[141]«Sicut lex justissima, provida circumspectione sacrorum principum stabilita, hortatur et statuit ut, quod omnes tangit ab omnibus approbetur, sic,» etc.,Fœdera, sub anno 1295. Les appels directs d'Édouard Ierà son peuple contribuèrent à développer de bonne heure chez les Anglais le sens des devoirs, des droits et des responsabilités politiques. Dans une de ses nécessités, alors que le parlement existe à peine, il en vient à expliquer sa conduite au peuple et à se justifier: «...Lui rois, sur ceo, et sur l'estat de lui, e de sun reaume, e coment les busoignes du reaume sunt alées à une pies, fait asavoir e voet que tutz en sachent la vérité, laquelle s'enseut...»Fœdera, sub anno 1297.En France, les proclamations de principes très libéraux sont fréquentes dans les édits royaux, mais ces grands mots ne sont qu'un leurre, et on prend à peine le soin de le dissimuler. Dans son ordonnance du 2 juillet 1315, Louis X déclare que, «comme selon le droit de nature chacun doit naistre franc», il a résolu d'affranchir les serfs de ses domaines, mais il ajoute qu'il le fera pour de l'argent; et trois jours après, craignant que son bienfait ne soit pas suffisamment prisé, il ajoute de nouvelles considérations où la philosophie intervient encore d'une étrange manière: «Pourroit estre que aucuns par mauvez conseil et par deffaute de bons avis, charroient en desconnessance de si grant benefice et de si grant grace, que il voudroit mieus demourer en la chetivité de servitude que venir à estat de franchise, nous vous mandons et commettons que vous de telles personnes,pour l'aide de nostre présente guerre, considérée la quantité de leurs biens, et les conditions de servitude de chascun, vous en leviez si souffisamment et si grandement comme la condition et la richesse des personnes pourront bonnement souffrir etla nécessité de nostre guerre le requiert.» (Recueil d'Isambert, t. III, p. 102.)[142]«.... Quorum adeo error invaluit, ut a præclaris domibus non arceantur, etiam illi qui obscenis partibus corporis oculis omnium eam ingerunt turpitudinem, quam erubescat videre vel cynicus,» etc. (Polycraticus, liv. Ier, chap.VIII.)[143]Historical papers from the northern registers; édition Raine (Collection du Maître des rôles).[144]Ich can nat tabre ne trompe ne telle faire gestes,Farten ne fithelen at testes ne harpen,Japen ne jogelen ne gentilliche pipe,Nother sailen ne sautrien ne singe with the giterne.Édition Skeat, (texte C,passus, XVI, vers 200.)[145]Wright donne dans sesDomestic manners and sentiments, 1862, p. 167, la reproduction des miniatures de deux manuscrits du British Museum, qui représentent la danse d'Hérodiade sur les mains.[146]Issue rolls of the exchequer, édition Devon, p. 212.[147]The Nut-Brown Maid, Skeat,Specimens of English Literature, Clarendon Press, 1871.[148]Statut de Winchester, 13 Éd. I, chap.IV, confirmé par Édouard III (Statutes of the realm).[149]«Item videtur nulla esse utlagarda si factum pro quo interrogatus est civile sit et non criminale.» (Bracton, Collection du Maître des rôles, t. II, p. 330.)[150]Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 533 (Collection du Maître des rôles).[151]Yearbooks of Edward I, années 30-31, pp. 537-538.[152]Liv. I, chap.XXVII.[153]Bracton, t. II, pp. 340-342.[154]Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 515. Quelquefois on profitait de l'absence de son ennemi sur le continent pour affirmer au magistrat qu'il était en fuite et le faire déclarer outlaw: ainsi, le clerc Jean Crochille se plaint au parlement d'avoir été mis injustement hors la loi pendant un voyage qu'il avait fait en cour de Rome, 1347 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 171); le clerc Robert de Thresk est de même déclaré outlaw pendant son absence du royaume «par malice de ses accusours». (Ibidem, même année, p. 183.)[155]Yearbooks of Edward I, années 21-22, p. 447.[156]D'après Seebohm (The Black Death and its place in English History; deux articles dans laFortnightly Reviewen 1865), plus de la moitié de la population mourut pendant l'année 1348-1349. Voici le tableau frappant que trace Knyghton, un contemporain, de la peste à Leicester: «Et moriebantur quasi tota valitudo villæ....valde pauci erant qui de divitiis vel quibuslibet rebus curam agerent.... Et oves et boves per campos et inter segetes vagabant.... sed in sulcis deviis et sepibus morte perierunt numero incomputabili.» A l'automne, la main-d'œuvre est hors de prix et une partie de la récolte est laissée sur pied (Decem scriptoresde Twysden; col. 2598).[157]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 233. Cf. les ordonnances françaises; celle de Jean, de cette même année (Recueil d'Isambert, t. IV, p. 576), prescrit aux «gens oiseux» de Paris de travailler ou de s'en aller, ce qui était moins radical et encore moins utile que les règlements anglais. Une autre ordonnance de Jean (nov. 1354) est dirigée contre les ouvriers qui vont de ville en ville chercher de gros gages, partout «où les ordonnances ne sont mie adroit gardées» (Ibid., p. 700). Ils sont menacés de la prison, du pilori et du fer rouge.[158]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 261; parlement de 1354.[159]Statut, 34 Éd. III, chap.IX, année 1361-2.[160]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 312 et 340.[161]Rotuli parliamentorum, p. 340; parlement de 1376.[162]Langland montre, de même, le mendiant éhonté qui va, sac sur le dos, quêter de porte en porte, et qui pourrait fort bien, s'il voulait, gagner son pain et sa bière en travaillant; il sait un métier, mais il préfère ne pas l'exercer:. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .And can som manere craft in cas he wolde hit vse,Thorgh whiche crafte he couthe come to bred and to ale.(Texte C,passusX, vers 151.)[163]Statutes of the realm, 23 Ed. III, chap.VII.[164]Rotuli parliamentorum, t. III. pp. 17, 46, 65.[165]Statutes of the realm, 7 Ric. II, chap.V.[166]Statutes, 12 Ric. II, chap.III.[167]Voir au British Museum, dans un manuscrit des décrétales (10 É. IV), la représentation d'un moine mis dans des ceps; un autre moine lie l'extrémité des poutres avec des cordes (fol. 222). Voir aussi ces instruments de torture dans Foxe,Actes and monuments, Londres, 1562, fol., pp. 390, 1272, etc.[168]Gleanings from the public records, par M. H. Hewlett, dans l'Antiquaryde mars 1882.[169]12 Rich. II, chap.VII.[170]12 Rich. II, chap.VII.[171]Statutes, 13 Rich. II, chap.XIII.[172]Walsingham,Historia anglicana, sub anno 1381.[173]The statutes at large, édition O. Ruffhead, Londres, 1763, t. I, pp. 53 et 343, 3 Éd. I, ch.XXXIV, et 2 Rich. II, ch.V.[174]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 294.[175]5 Rich. II, st. 2, chap.V.[176]On l'a souvent considéré comme un Wyclifite; mais, de même que beaucoup de ses pareils, il ne partageait pas toutes les idées du maître, et en avait d'autres, de son côté, qui lui étaient propres; ainsi, suivant lui, les enfants naturels ne pouvaient aller au ciel.[177]Chronicon Angliæ, 1328-1388, édition Thompson, 1874, 8o.[178]English prose treatises of Richard Rolle de Hampole, édition Perry, Londres, 1866, 8o.[179]Jack Straw, d'après la confession que rapporte de lui son contemporain le moine, Thomas Walsingham, n'aurait voulu conserver d'autres religieux sur la terre que les frères mendiants: «Soli mendicantes vixissent super terram qui suffecissent pro sacris celebrandis aut conferendis universæ terræ.» (Historia anglicana, 1867-1869, t. II, p. 10.)[180]The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C,passus XXIII, vers 274.[181]The vision of William concerning Piers the Plowman, texte C,passus XVII, vers 352.[182]Thomas d'Eccleston, auteur duLiber de adventu minorum in Angliam(publié par Brewer dans sesMonumenta franciscana), vit la période la plus florissante des ordres moindres. Son livre est d'une naïveté extrême et abonde en récits de visions et de faits merveilleux. La vision dont il est question ici se trouve à la page 28 desMonumenta.[183]Matthieu Paris,Historia Anglorum, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. III, p. 145.[184]Speculum vitæ B. Francisci et sociorum eius; opera fratris G. Spoelberch. Anvers, 1620, 1repartie, chap.IV.[185]Il y avait à peine trente ans que les frères avaient paru en Angleterre et ils y possédaient déjà quarante-neuf couvents (Monumenta franciscana, édition Brewer, Londres, 1858, 8o, p. 10). On trouvera dans Matthieu Paris un très bon exposé du rôle des frères mineurs en Angleterre à leur arrivée dans ce pays, de la vie pauvre, humble et utile qu'ils menèrent d'abord.Historia Anglorum, édition Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. II, p. 109.[186]Voir laDefensionem curatorum contra eos qui privilegiatos se dicunt(4o, sans date), discours prononcé en 1357 par Richard Fitz-Ralph, archevêque d'Armagh, et où sont dénoncés les empiètements successifs des frères mendiants au détriment des curés et autres ecclésiastiques.[187]Monumenta franciscanaut supra; pp. 514 et suivantes. Cette bibliothèque avait été fondée par le célèbre Richard Whittington maire de Londres en 1397, 1406 et 1419.[188]Il y avait dans la même église le cœur de la reine Éléonore, mère d'Édouard Ier. En rapportant qu'il y fut déposé, le moine Rishanger, un contemporain, fait la cruelle remarque suivante, que Walsingham ne manque pas de reproduire dans sonHistoria anglicana(sub anno 1291-1292): «Sepultum est itaque corpus ejus in monasterio Ambresburiæ, cor vero Londoniis, in ecclesia fratrum minorum; qui sicut et cuncti fratres reliquorum ordinum aliquid de corporibus quorumcumque potentium morientium sibimet vendicabant, more canum cadaveribus assistentium, ubi quisque suam particulam avide consumendam expectat.»[189]«Freres bylden mony grete chirchis and costily waste housis, and cloystris as hit were castels, and that withoute nede... grete housis make not men holy, and onely by holynesse is god wel served.» (Select english works, t. II, p. 380.)[190]Monumenta franciscana, p. 541. De là les reproches des satiristes.Of thes frer mynours me thenkes moch wonder,That waxen are thus hauteyn, that som tyme weren under.Th. Wright,Political poems and songs, Londres, 1859, 2 vol. 8o, t. I,p. 268, chanson de la deuxième moitié du quatorzième siècle.[191]Ms. 10 E. IV. au British Museum, fol. 109 et suivants.[192]«En le mesme temps (20 Éd. II) les frères prechours se mistrent à le fuite pur ceo qe ils se doterent estre maubailiz et destrutz, pur ceo qe le comunalté les avoyent mult encountre queor (cœur) pur lour orgelousse port, qu'ils ne se porteient come frères duissent.» (Croniques de London, Camden society, p. 54.)«Sciatis quod intelleximus qualiter aliquæ personæ de regno nostro Angliæ, per instigationem maligni spiritus... faciunt et in dies facere nituntur dampna et scandala dilectis nobis in Christo religiosis viris fratribus de ordine minorum.... moventes populum nostrum in aperto et in secretis contra eos, ad destruendum domos dictorum fratrum, dilacerando habitus eorum super eos, et aliquos verberando et male tractando, contra pacem nostram....» (Proclamation de Richard II en 1385. Rymer,Fœdera, édition de 1704, t. VII, p. 458.)[193]20 Éd. III, 1346,Rotuli parliamentorum, t. II, p. 162.[194]«... Bi siche resouns thinken many men that thes lettris mai do good for to covere mostard pottis.» (Select english works, t. III, p. 381.) Autre allusion à ces lettres dans lesPolitical poemspubliés par Wright, 1859, t. I, p. 257.[195]Eulogium historiarum, édition Haydon, Collection du Maître des rôles, Londres, 1858, 3 vol. 8o, t. III, p. 391, année 1402.[196]Holinshed,Chronicles, Londres, 1587, 5 vol. fol., t. III, p. 945. Ce frère avait refusé le serment de suprématie.[197]D'après Hardy:Registrum palatinum Dunelmense, Introduction.Théodore, archevêque de Cantorbéry, au neuvième siècle, dressa une sorte de tarif de ces échanges: «Pro uno mense quem in pane et aqua pœnitere debet psalmos mille ducentos flexis genibus decantet.—Item, alio modo, duodecim triduanæ singulæ cum psalteriis tribus impletis et cum palmatis trecentis per singula psalteria excusant unius anni pœnitentiam.—Centum solidi dati in eleemosynam annum excusant.» (Theodori archiepiscopi Cantuariensis pœnitentiale, dans laPatrologiede Migne, t. XCIX, col. 938 et 940.)Halitgarius, aussi au neuvième siècle, s'occupa de même de dresser des tables de pénitences: «Pro uno mense, quem in pane et aqua jejunare debet, psalmos mille ducentos genibus flexis, vel sine genuum flexione mille DLXXX psalmos decantet.» Il ajoute qu'on continue de même, s'il y a lieu, pour toute la première année de pénitence, soit 20 160 psaumes à chanter si on ne se met pas à genoux. (Halitgarii episcopi Cameracensis liber pœnitentialis, dans laPatrologiede Migne, t. CV, col. 706).[198]VoirChaucer's pardoner and the pope's pardoners, by DrJ. J. Jusserand. London, Chaucer society, 8o.[199]Suche glaring eyghen hadde he as an hare.[200]«Cum sit statutum in canone, ne qui eleemosynarum quæstores ad prædicandum aut indulgentias clero et populo insinuandum sine literis dioecesanis aut apostolicis admittantur, literæque apostolicæ quæstoribus hujusmodi concessæ ante admissionem eorum per dioecesanos examinari debeant diligenter; ex gravi tamen multorum querela ad nostrum pervenit auditum, quod nonnulli ex hujusmodi quæstoribus, non sine multa temeritatis audacia, motu suo proprio, in animarum subditorum nostrorum periculum et jurisdictionis nostræ elusionem manifestam, indulgentias populo concedunt, super votis dispensant, et perjuriis, homicidiis, usuris et peccatis aliis, sibi confitentes absolvunt, et male ablata, data sibi aliqua pecuniæ quantitate, remittunt ac alias abusiones quamplurimas faciunt et exponunt....» (Registrum palatinum Dunelmense, édition Hardy, t. III.)[201]Prologe of the pardoner.[202]«Excommunicatis gratiam absolutionis impendit. Vota peregrinationis ad apostolorum limina, ad Terram Sanctam, ad Sanctum Jacobum non prius remisit quam tantam pecuniam recepisset, quantam, juxta veram æstimationem, in eisdem peregrinationibus expendere debuissent, et ut cuncta concludam brevibus, nihil omnino petendum erat, quod non censuit, intercedente pecunia, concedendum» (Historia anglicana; Collection du Maître des rôles, t. I, p. 452).[203]V. J. J. Jusserand,Le Théâtre en Angleterre depuis la conquête jusqu'aux prédécesseurs immédiats de Shakespeare(1066-1583), 2eéd., Leroux, 1881, ch.IV.[204]«Perciocche divotissimi tutti vi conosco del baron messer santo Antonio, di spezial grazia vi mosterrò una santissima e bella reliquia, la quale io medesimo già recai dalle sante terre d'oltremare; e questa è una delle penne dello agnolo Gabriello, la quale nella camera della Virgine Maria rimase quando egli la venne ad annunziare in Nazzaret.»[205]«Egli primieramente mi mostrò il dito dello Spirito Santo, cosi intero e saldo come fu mai; ... e una dell'unghie de' gherubini; ... e aliquanti de' raggi della stella che apparve à tre magi in oriente, e una ampolla del sudore di San Michele quando combattè col diavolo.» (Décaméron, journée VI, nouvelle X.)[206]The Leofric Missal(1050-1072) éd. F. E. Warren (Clarendon press.)[207]Historia anglorum, éd. Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. III p. 60.[208]Issues of the exchequer; éd. Devon, pp. 176 et 141.[209]Le livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles, éd. Michaut, Paris, 1836, 2 vol. 8o, t. I, p. 633, ch.XXXIII.[210]Psautier de la reine Marie (commencement du quatorzième siècle), ms. 2. B VII, au British Museum. Cette allégorie était un sujet favori parmi les miniaturistes et on la retrouve dans beaucoup d'autres mss.[211]Labbe,Sacrosancta concilia, édition de Florence, t. XXV, col. 1177, et t. XXVI, col. 462. En 1419, Henri Chicheley, archevêque de Cantorbéry, prescrit des prières publiques, des litanies et des processions pour protéger le roi d'Angleterre et son armée contre les opérations néfastes des magiciens (Wilkins,Concilia Magnæ Britanniæ, t. III, p. 393).[212]«Si masculus quisquam voluerit, ut est moris, ejusdem defuncti vel defuncte nocturnis vigiliis interesse, hoc fieri permittatur, dumtamen nec monstra larvarum inducere, nec corporis vel fame sue ludibria, nec ludos alios inhonestos presumat aliqualiter attemptare.» (Toulmin Smith,English gilds, the original ordinances, etc., p. 194).[213]«.... Araneis et aliis vermibus nigris ad modum scorpionum, cum quadam herba quæ dicitur millefolium et aliis herbis et vermibus detestabilibus.» (The proceedings against Dame Alice Kyteler, 1324; édition Wright, 1843, 4o, Camden Society.)[214]The chanounes yemannes tale.[215]Tout le livre VII de saConfessio amantisest consacré à l'exposition d'un système du monde et à la description de la nature intime des êtres et des substances qu'il est difficile de connaître. LeRoman de la rosen'est pas moins explicite sur ces matières (confession deNatureàGenius).[216]De proprietatibus rerum, liv. XVI.[217]Les amants magnifiques.[218]Les confesseurs donnaient fréquemment comme pénitence un pèlerinage à faire, et prescrivaient parfois qu'on voyageat soit nu-pieds soit en chemise, sinon même tout à fait nu: «Comune penaunce,» dit, dans son grand sermon, leparsonde Chaucer, «is that prestes enjoynen men comunly in certeyn caas, as for to goon peradventure naked in pilgrimage or barfot,» (Works, éd. Morris, t. III, p. 266.)[219]Cousin d'Édouard II, exécuté en 1322. Froissart, n'a aucun doute sur l'authenticité de ses miracles: «.... le comte de Lancastre qui moult étoit bon homme et saint, et fit depuis assez de beaux miracles au lieu où il fut décolé.» (1repartie, liv. I, chap. V.) Le corps de Charles de Blois fait aussi des miracles et Froissart imagine qu'Urbain V le canonisa: «lequel corps de lui sanctifia par la grâce de Dieu, et l'appelle-t-on saint Charles; et l'approuva et canonisa le pape Urbain Ve, qui régnait pour le temps; car il faisoit et fait encore au pays de Bretagne plusieurs miracles tous les jours.» (Liv. I, part. 2, chap. CXCI.)[220]«.... Non absque homicidiis aliisque lætalibus verberibus.... et de majoribus periculis verisimiliter imminentibus multipliciter formidatur....» (Année 1323.Historical papers from the northern registers; édition Raine, p. 340).[221]L'archevêque écrit en effet dans ce sens au pape (Jean XXII), le 24 février 1327 (Historical papers from the northern registers, p. 340.)[222]Memorials of London, Riley, 1868, 8o, p. 203. L'influence miraculeuse du même Thomas de Lancastre est constatée encore par l'auteur contemporain desCroniques de London(Camden Society, p. 46) et par beaucoup d'autres.[223]On avait construit une chapelle sur la «mountaigne» où le comte avait été décapité. Les offrandes que les pèlerins y apportaient furent, en 1334, le sujet d'un curieux démêlé entre le prieur et le couvent de Pontefract, d'une part, et le seigneur de Wake, d'autre part, lequel seigneur avait «occupé la dite chapele et les offrandes illukes venauntz, et [avoit] pris les clefs devers lui.» Le prieur et le couvent, dans une pétition au parlement, réclament l'«administration de ces offrandes», comme «choses espirituels deinz lour paroche et apendauntz à lour église». (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 84.)[224]«Ne.... pro sancto vel justo reputetur, cum in excommunicatione sit defunctus, sicut sancta tenet ecclesia.»Dictum de Kenilworth;Select charters, publiées par Stubbs, 1870, p. 410.[225]Salve Symon Montis Fortis,Tocius flos milicie,Duras penas passus mortis,Protector gentis Anglie.. . . . . . . . . . . . . .«Ora pro nobis, beate Symon, ut digni efficiamur promissionibus Christi.» Hymne composée peu après la mort de Simon, et citée en note de la p. 48, t. II de l'History of English poetryde Wharton, édition Hazlitt, 1871, 4 vol. 8o.[226]Rymer,Fœdera, édition de 1704, t. IV, p. 20.[227]Fœdera, t. XIV, p. 1033. A peine Édouard III était-il monté sur le trône que les communes demandèrent la canonisation de Thomas de Lancastre (Pétition au parlement, 1 Ed. III, année 1326-7;Rotuli parliamentorum, t. II, p. 7).[228]Patente de Richard II, la dix-neuvième année de son règne, en appendice dans l'essai de M. Karkeek,Chaucer's schipman and his barge «the Maudelayne», Chaucer society, Londres, 1884.[229]Les étrangers, comme les Anglais, avaient une grande vénération pour saint Thomas de Cantorbéry et allaient faire offrande à sa châsse quand ils pouvaient. Le 3 août 1402, un décret du sénat vénitien autorisa Lorenzo Contarini, capitaine des galères vénitiennes en partance pour les Flandres, à visiter cette châsse conformément à son vœu. Il devait le faire quand les galères seraient à Sandwich, et aller et revenir en un jour, n'ayant pas le droit de dormir hors de son vaisseau. (Calendar of state papers and mss. relating to english affairs existing in the archives and collections of Venice and in other libraries of northern Italy; edited by Rawdon Brown, Londres, 1864, 8o, t. I, p. 42.)[230]Ordinance for the state of the wardrobe and the account ofthe household, Juin 1323 (King Edward II's household and wardrobe ordinances, Chaucer society, éd. Furnivall, 1876, p. 62.)[231]L'auteur de la suite desCanterbury Tales(commencement duXVesiècle) montre les pèlerins, une fois arrivés à Cantorbéry, achetant de ces sortes de médailles,signysoubrochis. C. Roach Smith en décrit plusieurs des treizième et quatorzième siècles, et il en donne le dessin (Journal of the archæological association, t. I, p. 200). Le pardonneur de Chaucer avait un vernicle à son chapeau.[232]Les louenges du roy Louys XII de ce noms, nouvellement composées.... par maistre Claude de Seyssel, docteur en tous droits, Paris, 1508, 4o.[233]Ces histoires des pèlerins et des voyageurs revenant de pays étrangers, Chaucer les avaient bien souvent entendues; loin d'y croire, il en avait ri. Pèlerins, matelots, messagers rivalisaient de son temps dans leurs récits de merveilles lointaines:And, lord! this hous in alle tymesWas ful of shipmen and pilgrimes,With scrippes bret-ful of leseyngs,Entremelled with tydynges,And eke allone be hemselve,O, many a thousand tymes twelveSangh I eke of these pardoners,Currours and eke messangers,With boystes crammed ful of lyes:As ever vessel was with lyes.(House of Fame, vers 1031.)[234]Voir le dessin de cet anneau dans le tome VIII duJournal of the archæological association, p. 360. Le bâton ou bourdon et le sac ou «écharpe» étaient les insignes notoires des pèlerins. Dans le roman deKing Horn, le héros rencontre sur sa route unpalmer, et, pour se déguiser, change d'habits avec lui; dans cette transformation, l'auteur ne signale que les points caractéristiques, c'est-à-dire le bâton et le sac:Horn tok burdon and scrippe.(King Horn, with fragments of Floriz and Blauncheflur, ed. byJ. R. Lumby, Early english text society, 1866, 8o.)[235]12 Ric. II, chap. 7,Statutes of the realm.[236]Rotuli parliamentorum, 13 Rich. II, t. III, p. 275.[237]Pétition des bourgeois de Calais,ibidem, t. III, page 500, 4 Henri IV, 1402.[238]Lettre de M. J. W. Hales à l'Academy, Avril 1882.[239]L'auteur des voyages connus sous le nom deVoyages de Mandevilleavait vu la tête d'Amiens et fut bien surpris d'en rencontrer une autre à Constantinople. Quelle est la vraie? se demande-t-il: «I wot nere, but God knowethe: but in what wyse that men worschippen it, the blessed seynt John holt him a payd.» (Édition Halliwell; p. 108.)[240]Paston letters.Lettre de Marguerite Paston du 20 sept. 1443.[241]Rocamadour était bien connu des Anglais; voir laVision concerning the Piers Plowman(édition Skeat), texte B,passus XII, vers 37.[242]Le livre du chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de ses filles, éd. Montaiglon, 1854.[243]William Wey, au quinzième siècle, mentionne ainsi les catacombes: «Item ibi est una spelunca nuncupata Sancti Kalixti cimiterium, et qui eam pertransit cum devocione, illi indulgentur omnia sua peccata. Et ibi multa corpora sanctorum sunt, que nullus hominum numerare nequit nisi solus Deus.» (The itineraries of William Wey, Roxburghe club, p. 147.) Wey, comme l'auteur du poème, mentionne quelquefois des nombres prodigieux de corps de martyrs; à l'église diteScala Celi, «sunt ossa sanctorum decem millia militum»; dans une seule partie de Saint-Pierre de Rome, il y a «Petronella et xiij millia sanctorum martirum».[244]Dans un autre texte du poème, publié par M. Furnivall en 1866 (Political, religious and love poems), on trouve plus de détails sur cette idole; elle avait un chapeau ou couvercle de cuivre qui fut arraché par le vent et emporté à la basilique de Saint-Pierre.[245]William Wey (XVesiècle) dit de l'église de la Sainte-Croix: «Item ibi sunt duo ciphi, unus plenus sanguine Jhesu Christi, et alter plenus lacte beate Marie Virginis.» (Itineraries, p. 146.) Ceux qui boivent aux trois fontaines qui jaillirent à la mort de saint Paul sont guéris de toutes les maladies; ceux qui visitent l'église de Sainte-Marie de l'Annonciation ne seront jamais frappés de la foudre; à l'église Sainte-Viviane il y a «herba crescens quam ipsa plantavit et valet contra caducum morbum». (Ibidem, pp. 145-147.)[246]Dans la chapelle Borghèse.[247]Toulmin Smith,English gilds; the original ordinances, etc., pp. 157, 177, 180, 182, 231.[248]Issues of the exchequer, p. 159.[249]Chronica monasterii de Melsa, édition de E. A. Bond, Londres, 1868, 3 vol. 8o. L'abbé de Meaux prétend que Clément VI répondait aux reproches de son confesseur sur ses mauvaises mœurs: «Quod facimus modo facimus consilio medicorum» (t. II, p. 189).[250]T. III, p. 88.[251]«Quo quidem anno (1350) venerunt in Angliam poenitentes, viri nobiles et alienigenæ, qui sua corpora nuda usque ad effusionem sanguinis nunc flendo, nunc canendo, acerrime flagellabant: tamen ut dicebatur, nimis hoc faciebant inconsulte, quia sine licentia sedis apostolicæ.» (Walsingham, _Historia anglicana_. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 275.) Cf. Robert de Avesbury, _Historia Edvardi tertii_, Oxonii, 1720, 8o, p. 179: les flagellants se fouettaient avec des cordes à noeuds garnies de clous; ils se prosternaient à terre, les bras en croix et en chantant.[252]Les flagellants furent condamnés par Clément VI en 1350; il prescrivit aux archevêques, évêques, etc., de les faire emprisonner (Labbe, _Sacrosancta concilia_, édition de Florence, t. XXV, col, 1157).[253]Lettre de l'archevêque d'York à son official (_Historical papers from the northern registers_, édition Raine, pp. 397-399). Les coupables n'étaient pas des vagabonds sans importance: l'un a le titre de _magister_; l'autre est professeur de droit civil.[254]«Nam quidam illorum credebant, ut asseritur, nullum Deum esse, nihil esse sacramentum altaris, nullam post mortem resurrectionem, sed ut jumentum moritur, ita et hominem finire.» (Historia anglicana, t. II, p. 12.) Langland se plaint de même du scepticisme des nobles qui mettent les mystères en question et font de ces graves matières le sujet de conversations légères après les repas. (texte C,passus XII, vers 35.)[255]Les louenges du roy Louys XII, par Claude de Seyssel. Paris, 1508, 4o.[256]A collection of the wills.... of the kings and queens of England; édition Nichols, Londres, 1780, 4o. Testament d'Humphrey de Bohun, comte d'Hereford et d'Essex, mort en 1361.[257]Robert de Avesbury,Historia Edvardi tertii, édition Hearne, Oxford, 1720, 8o, p. 63.[258]Ibidem, p. 115.[259]Langland parle des Sarrasins sans les maudire: ils pourraient être sauvés; c'est Mahomet qui les a trompés, par colère de n'avoir pu être pape; on devrait les convertir; le pape fait bien des évêques de Nazareth, de Ninive, etc., mais ils se gardent d'aller visiter leurs ouailles indociles. (Texte C de l'édition de Skeat,passus XVIII, pp. 314-318.)[260]
With merthe and mynstralsye, with mote[gh] at hor wylleThay maden as mery as any men mo[gh]ten.(Sir Gawayne, éd. Morris, 1864, pp. 16 et 53 et vers 1952.)[124]And so bifel that, after the thridde cours,Whyl that this king sit thus in his nobleye,Herkning his minstralles her thinges pleyeBiforn him at the bord deliciously.....(Squieres tale.)[125]Texte du contrat:«Ceste endenture, faite leVjour de juyn, l'an tierce nostre sovereigne seigneur le roi Henri, puis le conquest quint, tesmoigne que John Clyff ministral, et autresXVIIministralls, ount resceuz de nostre dit seigneur le roy, par le mayns de Thomas count d'Arundell et de Surrie, tresorer d'Engleterre,XLl. s. sur lour gages a chescun de ceuxXIId. le jour pur demy quarter de l'an, pur servir nostre dit seigneur le roy es parties de Guyen, ou aillours,» etc. Rymer,Fœdera, année 1415.[126]Fœdera, sub anno 1387.[127]Ibidem, sub anno 1464.[128]Issue roll of Thomas de Brantingham; édition Devon, 1835, 4o, pp. 54 et suiv. et 296 et suiv. Ces pensions étaient accordées pour la vie.[129]Wharton, édition d'Hazlitt, t. II, p. 98. Langland note de même le bon accueil que l'on faisait aux ménestrels du roi quand ils étaient de passage, afin de plaire au maître, qu'on savait sensible à ces marques de bon vouloir. (Voir la note suivante.)[130]Clerkus and knygtes welcometh kynges mynstrales,And for loue of here lordes lithen hem at festes;Much more me thenketh riche men auhteHaue beggers by-fore hem whiche beth godes mynstrales.(Texte C,passusVIII, vers 97.)[131]Voir un dessin de cette galerie dans une miniature reproduite par Eccleston (Introduction to english antiquities, Londres, 1847, 8o, p. 221). Aux sons de la musique des ménestrels, quatrehommes sauvagesdansent en faisant des contorsions, des bâtons sont par terre, sans doute pour leurs exercices; un chien saute au milieu d'eux en aboyant.[132]Treizième siècle (Album de Villard de Honecourt, publié par Lassus et Darcel, 1858, 4o, planche IV).[133]Francisque Michel,La riote du monde, etc., Paris, 1834, 8o, p. 28.[134]On peut voir à la cathédrale d'Exeter les instruments de musique dont on se servait au quatorzième siècle, sculptés dans laMinstrels' gallery(série d'anges jouant de la musique).[135]«.... de loco tamen ad locum in diebus festivalibus discurrunt et proficua illa totaliter percipiunt e quibus ministralli nostri prædicti, et cæteri ministralli nostri pro tempore existentes, in arte sive occupatione prædicta sufficienter eruditi et instructi, nullisque aliis laboribus, occupationibus sive misteris utentes, vivere deberent.»[136]«Volumus ... quod nullus ministrallus regni nostri prædicti, quamvis in hujusmodi arte sive occupatione sufficienter eruditus existat, eadem arte... de cætero, nisi de fraternitate sive gilda prædicta sit et ad eandem admissus fuerit et cum fratribus ejusdem contribuerit, aliquo modo utatur.»[137]Rymer,Fœdera, 24 avril 1469.[138]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 508.[139]Les ballades concernant Robin Hood ont été recueillies par Ritson:Robin Hood ballads, 2 vol., Londres, 1832. La grande majorité des chants qui nous sont parvenus sur ce héros n'est malheureusement que du seizième siècle; mais il en est quelques-uns d'antérieurs; sa popularité au quatorzième siècle était très grande.[140]The wyf of Bathes tale(68 vers sur l'égalité des hommes et sur la noblesse); de même dans lePersones tale: «Eeck for to pride him of his gentrie is ful gret folye.... we ben alle of oon fader and of oon moder; and alle we ben of oon nature roten and corrupt, bothe riche and pore» (édition Morris, t. III, p. 301).Cf. ces vers d'une pièce française du même siècle (cités dans le Discours sur l'état des lettres au quatorzième siècle,Histoire littéraire de la France, t.XXIV):Nus qui bien face n'est vilains,Mès de vilonie est toz plainsHauz hom qui laide vie maine:Nus n'est vilains s'il ne vilaine.[141]«Sicut lex justissima, provida circumspectione sacrorum principum stabilita, hortatur et statuit ut, quod omnes tangit ab omnibus approbetur, sic,» etc.,Fœdera, sub anno 1295. Les appels directs d'Édouard Ierà son peuple contribuèrent à développer de bonne heure chez les Anglais le sens des devoirs, des droits et des responsabilités politiques. Dans une de ses nécessités, alors que le parlement existe à peine, il en vient à expliquer sa conduite au peuple et à se justifier: «...Lui rois, sur ceo, et sur l'estat de lui, e de sun reaume, e coment les busoignes du reaume sunt alées à une pies, fait asavoir e voet que tutz en sachent la vérité, laquelle s'enseut...»Fœdera, sub anno 1297.En France, les proclamations de principes très libéraux sont fréquentes dans les édits royaux, mais ces grands mots ne sont qu'un leurre, et on prend à peine le soin de le dissimuler. Dans son ordonnance du 2 juillet 1315, Louis X déclare que, «comme selon le droit de nature chacun doit naistre franc», il a résolu d'affranchir les serfs de ses domaines, mais il ajoute qu'il le fera pour de l'argent; et trois jours après, craignant que son bienfait ne soit pas suffisamment prisé, il ajoute de nouvelles considérations où la philosophie intervient encore d'une étrange manière: «Pourroit estre que aucuns par mauvez conseil et par deffaute de bons avis, charroient en desconnessance de si grant benefice et de si grant grace, que il voudroit mieus demourer en la chetivité de servitude que venir à estat de franchise, nous vous mandons et commettons que vous de telles personnes,pour l'aide de nostre présente guerre, considérée la quantité de leurs biens, et les conditions de servitude de chascun, vous en leviez si souffisamment et si grandement comme la condition et la richesse des personnes pourront bonnement souffrir etla nécessité de nostre guerre le requiert.» (Recueil d'Isambert, t. III, p. 102.)[142]«.... Quorum adeo error invaluit, ut a præclaris domibus non arceantur, etiam illi qui obscenis partibus corporis oculis omnium eam ingerunt turpitudinem, quam erubescat videre vel cynicus,» etc. (Polycraticus, liv. Ier, chap.VIII.)[143]Historical papers from the northern registers; édition Raine (Collection du Maître des rôles).[144]Ich can nat tabre ne trompe ne telle faire gestes,Farten ne fithelen at testes ne harpen,Japen ne jogelen ne gentilliche pipe,Nother sailen ne sautrien ne singe with the giterne.Édition Skeat, (texte C,passus, XVI, vers 200.)[145]Wright donne dans sesDomestic manners and sentiments, 1862, p. 167, la reproduction des miniatures de deux manuscrits du British Museum, qui représentent la danse d'Hérodiade sur les mains.[146]Issue rolls of the exchequer, édition Devon, p. 212.[147]The Nut-Brown Maid, Skeat,Specimens of English Literature, Clarendon Press, 1871.[148]Statut de Winchester, 13 Éd. I, chap.IV, confirmé par Édouard III (Statutes of the realm).[149]«Item videtur nulla esse utlagarda si factum pro quo interrogatus est civile sit et non criminale.» (Bracton, Collection du Maître des rôles, t. II, p. 330.)[150]Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 533 (Collection du Maître des rôles).[151]Yearbooks of Edward I, années 30-31, pp. 537-538.[152]Liv. I, chap.XXVII.[153]Bracton, t. II, pp. 340-342.[154]Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 515. Quelquefois on profitait de l'absence de son ennemi sur le continent pour affirmer au magistrat qu'il était en fuite et le faire déclarer outlaw: ainsi, le clerc Jean Crochille se plaint au parlement d'avoir été mis injustement hors la loi pendant un voyage qu'il avait fait en cour de Rome, 1347 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 171); le clerc Robert de Thresk est de même déclaré outlaw pendant son absence du royaume «par malice de ses accusours». (Ibidem, même année, p. 183.)[155]Yearbooks of Edward I, années 21-22, p. 447.[156]D'après Seebohm (The Black Death and its place in English History; deux articles dans laFortnightly Reviewen 1865), plus de la moitié de la population mourut pendant l'année 1348-1349. Voici le tableau frappant que trace Knyghton, un contemporain, de la peste à Leicester: «Et moriebantur quasi tota valitudo villæ....valde pauci erant qui de divitiis vel quibuslibet rebus curam agerent.... Et oves et boves per campos et inter segetes vagabant.... sed in sulcis deviis et sepibus morte perierunt numero incomputabili.» A l'automne, la main-d'œuvre est hors de prix et une partie de la récolte est laissée sur pied (Decem scriptoresde Twysden; col. 2598).[157]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 233. Cf. les ordonnances françaises; celle de Jean, de cette même année (Recueil d'Isambert, t. IV, p. 576), prescrit aux «gens oiseux» de Paris de travailler ou de s'en aller, ce qui était moins radical et encore moins utile que les règlements anglais. Une autre ordonnance de Jean (nov. 1354) est dirigée contre les ouvriers qui vont de ville en ville chercher de gros gages, partout «où les ordonnances ne sont mie adroit gardées» (Ibid., p. 700). Ils sont menacés de la prison, du pilori et du fer rouge.[158]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 261; parlement de 1354.[159]Statut, 34 Éd. III, chap.IX, année 1361-2.[160]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 312 et 340.[161]Rotuli parliamentorum, p. 340; parlement de 1376.[162]Langland montre, de même, le mendiant éhonté qui va, sac sur le dos, quêter de porte en porte, et qui pourrait fort bien, s'il voulait, gagner son pain et sa bière en travaillant; il sait un métier, mais il préfère ne pas l'exercer:. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .And can som manere craft in cas he wolde hit vse,Thorgh whiche crafte he couthe come to bred and to ale.(Texte C,passusX, vers 151.)[163]Statutes of the realm, 23 Ed. III, chap.VII.[164]Rotuli parliamentorum, t. III. pp. 17, 46, 65.[165]Statutes of the realm, 7 Ric. II, chap.V.[166]Statutes, 12 Ric. II, chap.III.[167]Voir au British Museum, dans un manuscrit des décrétales (10 É. IV), la représentation d'un moine mis dans des ceps; un autre moine lie l'extrémité des poutres avec des cordes (fol. 222). Voir aussi ces instruments de torture dans Foxe,Actes and monuments, Londres, 1562, fol., pp. 390, 1272, etc.[168]Gleanings from the public records, par M. H. Hewlett, dans l'Antiquaryde mars 1882.[169]12 Rich. II, chap.VII.[170]12 Rich. II, chap.VII.[171]Statutes, 13 Rich. II, chap.XIII.[172]Walsingham,Historia anglicana, sub anno 1381.[173]The statutes at large, édition O. Ruffhead, Londres, 1763, t. I, pp. 53 et 343, 3 Éd. I, ch.XXXIV, et 2 Rich. II, ch.V.[174]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 294.[175]5 Rich. II, st. 2, chap.V.[176]On l'a souvent considéré comme un Wyclifite; mais, de même que beaucoup de ses pareils, il ne partageait pas toutes les idées du maître, et en avait d'autres, de son côté, qui lui étaient propres; ainsi, suivant lui, les enfants naturels ne pouvaient aller au ciel.[177]Chronicon Angliæ, 1328-1388, édition Thompson, 1874, 8o.[178]English prose treatises of Richard Rolle de Hampole, édition Perry, Londres, 1866, 8o.[179]Jack Straw, d'après la confession que rapporte de lui son contemporain le moine, Thomas Walsingham, n'aurait voulu conserver d'autres religieux sur la terre que les frères mendiants: «Soli mendicantes vixissent super terram qui suffecissent pro sacris celebrandis aut conferendis universæ terræ.» (Historia anglicana, 1867-1869, t. II, p. 10.)[180]The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C,passus XXIII, vers 274.[181]The vision of William concerning Piers the Plowman, texte C,passus XVII, vers 352.[182]Thomas d'Eccleston, auteur duLiber de adventu minorum in Angliam(publié par Brewer dans sesMonumenta franciscana), vit la période la plus florissante des ordres moindres. Son livre est d'une naïveté extrême et abonde en récits de visions et de faits merveilleux. La vision dont il est question ici se trouve à la page 28 desMonumenta.[183]Matthieu Paris,Historia Anglorum, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. III, p. 145.[184]Speculum vitæ B. Francisci et sociorum eius; opera fratris G. Spoelberch. Anvers, 1620, 1repartie, chap.IV.[185]Il y avait à peine trente ans que les frères avaient paru en Angleterre et ils y possédaient déjà quarante-neuf couvents (Monumenta franciscana, édition Brewer, Londres, 1858, 8o, p. 10). On trouvera dans Matthieu Paris un très bon exposé du rôle des frères mineurs en Angleterre à leur arrivée dans ce pays, de la vie pauvre, humble et utile qu'ils menèrent d'abord.Historia Anglorum, édition Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. II, p. 109.[186]Voir laDefensionem curatorum contra eos qui privilegiatos se dicunt(4o, sans date), discours prononcé en 1357 par Richard Fitz-Ralph, archevêque d'Armagh, et où sont dénoncés les empiètements successifs des frères mendiants au détriment des curés et autres ecclésiastiques.[187]Monumenta franciscanaut supra; pp. 514 et suivantes. Cette bibliothèque avait été fondée par le célèbre Richard Whittington maire de Londres en 1397, 1406 et 1419.[188]Il y avait dans la même église le cœur de la reine Éléonore, mère d'Édouard Ier. En rapportant qu'il y fut déposé, le moine Rishanger, un contemporain, fait la cruelle remarque suivante, que Walsingham ne manque pas de reproduire dans sonHistoria anglicana(sub anno 1291-1292): «Sepultum est itaque corpus ejus in monasterio Ambresburiæ, cor vero Londoniis, in ecclesia fratrum minorum; qui sicut et cuncti fratres reliquorum ordinum aliquid de corporibus quorumcumque potentium morientium sibimet vendicabant, more canum cadaveribus assistentium, ubi quisque suam particulam avide consumendam expectat.»[189]«Freres bylden mony grete chirchis and costily waste housis, and cloystris as hit were castels, and that withoute nede... grete housis make not men holy, and onely by holynesse is god wel served.» (Select english works, t. II, p. 380.)[190]Monumenta franciscana, p. 541. De là les reproches des satiristes.Of thes frer mynours me thenkes moch wonder,That waxen are thus hauteyn, that som tyme weren under.Th. Wright,Political poems and songs, Londres, 1859, 2 vol. 8o, t. I,p. 268, chanson de la deuxième moitié du quatorzième siècle.[191]Ms. 10 E. IV. au British Museum, fol. 109 et suivants.[192]«En le mesme temps (20 Éd. II) les frères prechours se mistrent à le fuite pur ceo qe ils se doterent estre maubailiz et destrutz, pur ceo qe le comunalté les avoyent mult encountre queor (cœur) pur lour orgelousse port, qu'ils ne se porteient come frères duissent.» (Croniques de London, Camden society, p. 54.)«Sciatis quod intelleximus qualiter aliquæ personæ de regno nostro Angliæ, per instigationem maligni spiritus... faciunt et in dies facere nituntur dampna et scandala dilectis nobis in Christo religiosis viris fratribus de ordine minorum.... moventes populum nostrum in aperto et in secretis contra eos, ad destruendum domos dictorum fratrum, dilacerando habitus eorum super eos, et aliquos verberando et male tractando, contra pacem nostram....» (Proclamation de Richard II en 1385. Rymer,Fœdera, édition de 1704, t. VII, p. 458.)[193]20 Éd. III, 1346,Rotuli parliamentorum, t. II, p. 162.[194]«... Bi siche resouns thinken many men that thes lettris mai do good for to covere mostard pottis.» (Select english works, t. III, p. 381.) Autre allusion à ces lettres dans lesPolitical poemspubliés par Wright, 1859, t. I, p. 257.[195]Eulogium historiarum, édition Haydon, Collection du Maître des rôles, Londres, 1858, 3 vol. 8o, t. III, p. 391, année 1402.[196]Holinshed,Chronicles, Londres, 1587, 5 vol. fol., t. III, p. 945. Ce frère avait refusé le serment de suprématie.[197]D'après Hardy:Registrum palatinum Dunelmense, Introduction.Théodore, archevêque de Cantorbéry, au neuvième siècle, dressa une sorte de tarif de ces échanges: «Pro uno mense quem in pane et aqua pœnitere debet psalmos mille ducentos flexis genibus decantet.—Item, alio modo, duodecim triduanæ singulæ cum psalteriis tribus impletis et cum palmatis trecentis per singula psalteria excusant unius anni pœnitentiam.—Centum solidi dati in eleemosynam annum excusant.» (Theodori archiepiscopi Cantuariensis pœnitentiale, dans laPatrologiede Migne, t. XCIX, col. 938 et 940.)Halitgarius, aussi au neuvième siècle, s'occupa de même de dresser des tables de pénitences: «Pro uno mense, quem in pane et aqua jejunare debet, psalmos mille ducentos genibus flexis, vel sine genuum flexione mille DLXXX psalmos decantet.» Il ajoute qu'on continue de même, s'il y a lieu, pour toute la première année de pénitence, soit 20 160 psaumes à chanter si on ne se met pas à genoux. (Halitgarii episcopi Cameracensis liber pœnitentialis, dans laPatrologiede Migne, t. CV, col. 706).[198]VoirChaucer's pardoner and the pope's pardoners, by DrJ. J. Jusserand. London, Chaucer society, 8o.[199]Suche glaring eyghen hadde he as an hare.[200]«Cum sit statutum in canone, ne qui eleemosynarum quæstores ad prædicandum aut indulgentias clero et populo insinuandum sine literis dioecesanis aut apostolicis admittantur, literæque apostolicæ quæstoribus hujusmodi concessæ ante admissionem eorum per dioecesanos examinari debeant diligenter; ex gravi tamen multorum querela ad nostrum pervenit auditum, quod nonnulli ex hujusmodi quæstoribus, non sine multa temeritatis audacia, motu suo proprio, in animarum subditorum nostrorum periculum et jurisdictionis nostræ elusionem manifestam, indulgentias populo concedunt, super votis dispensant, et perjuriis, homicidiis, usuris et peccatis aliis, sibi confitentes absolvunt, et male ablata, data sibi aliqua pecuniæ quantitate, remittunt ac alias abusiones quamplurimas faciunt et exponunt....» (Registrum palatinum Dunelmense, édition Hardy, t. III.)[201]Prologe of the pardoner.[202]«Excommunicatis gratiam absolutionis impendit. Vota peregrinationis ad apostolorum limina, ad Terram Sanctam, ad Sanctum Jacobum non prius remisit quam tantam pecuniam recepisset, quantam, juxta veram æstimationem, in eisdem peregrinationibus expendere debuissent, et ut cuncta concludam brevibus, nihil omnino petendum erat, quod non censuit, intercedente pecunia, concedendum» (Historia anglicana; Collection du Maître des rôles, t. I, p. 452).[203]V. J. J. Jusserand,Le Théâtre en Angleterre depuis la conquête jusqu'aux prédécesseurs immédiats de Shakespeare(1066-1583), 2eéd., Leroux, 1881, ch.IV.[204]«Perciocche divotissimi tutti vi conosco del baron messer santo Antonio, di spezial grazia vi mosterrò una santissima e bella reliquia, la quale io medesimo già recai dalle sante terre d'oltremare; e questa è una delle penne dello agnolo Gabriello, la quale nella camera della Virgine Maria rimase quando egli la venne ad annunziare in Nazzaret.»[205]«Egli primieramente mi mostrò il dito dello Spirito Santo, cosi intero e saldo come fu mai; ... e una dell'unghie de' gherubini; ... e aliquanti de' raggi della stella che apparve à tre magi in oriente, e una ampolla del sudore di San Michele quando combattè col diavolo.» (Décaméron, journée VI, nouvelle X.)[206]The Leofric Missal(1050-1072) éd. F. E. Warren (Clarendon press.)[207]Historia anglorum, éd. Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. III p. 60.[208]Issues of the exchequer; éd. Devon, pp. 176 et 141.[209]Le livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles, éd. Michaut, Paris, 1836, 2 vol. 8o, t. I, p. 633, ch.XXXIII.[210]Psautier de la reine Marie (commencement du quatorzième siècle), ms. 2. B VII, au British Museum. Cette allégorie était un sujet favori parmi les miniaturistes et on la retrouve dans beaucoup d'autres mss.[211]Labbe,Sacrosancta concilia, édition de Florence, t. XXV, col. 1177, et t. XXVI, col. 462. En 1419, Henri Chicheley, archevêque de Cantorbéry, prescrit des prières publiques, des litanies et des processions pour protéger le roi d'Angleterre et son armée contre les opérations néfastes des magiciens (Wilkins,Concilia Magnæ Britanniæ, t. III, p. 393).[212]«Si masculus quisquam voluerit, ut est moris, ejusdem defuncti vel defuncte nocturnis vigiliis interesse, hoc fieri permittatur, dumtamen nec monstra larvarum inducere, nec corporis vel fame sue ludibria, nec ludos alios inhonestos presumat aliqualiter attemptare.» (Toulmin Smith,English gilds, the original ordinances, etc., p. 194).[213]«.... Araneis et aliis vermibus nigris ad modum scorpionum, cum quadam herba quæ dicitur millefolium et aliis herbis et vermibus detestabilibus.» (The proceedings against Dame Alice Kyteler, 1324; édition Wright, 1843, 4o, Camden Society.)[214]The chanounes yemannes tale.[215]Tout le livre VII de saConfessio amantisest consacré à l'exposition d'un système du monde et à la description de la nature intime des êtres et des substances qu'il est difficile de connaître. LeRoman de la rosen'est pas moins explicite sur ces matières (confession deNatureàGenius).[216]De proprietatibus rerum, liv. XVI.[217]Les amants magnifiques.[218]Les confesseurs donnaient fréquemment comme pénitence un pèlerinage à faire, et prescrivaient parfois qu'on voyageat soit nu-pieds soit en chemise, sinon même tout à fait nu: «Comune penaunce,» dit, dans son grand sermon, leparsonde Chaucer, «is that prestes enjoynen men comunly in certeyn caas, as for to goon peradventure naked in pilgrimage or barfot,» (Works, éd. Morris, t. III, p. 266.)[219]Cousin d'Édouard II, exécuté en 1322. Froissart, n'a aucun doute sur l'authenticité de ses miracles: «.... le comte de Lancastre qui moult étoit bon homme et saint, et fit depuis assez de beaux miracles au lieu où il fut décolé.» (1repartie, liv. I, chap. V.) Le corps de Charles de Blois fait aussi des miracles et Froissart imagine qu'Urbain V le canonisa: «lequel corps de lui sanctifia par la grâce de Dieu, et l'appelle-t-on saint Charles; et l'approuva et canonisa le pape Urbain Ve, qui régnait pour le temps; car il faisoit et fait encore au pays de Bretagne plusieurs miracles tous les jours.» (Liv. I, part. 2, chap. CXCI.)[220]«.... Non absque homicidiis aliisque lætalibus verberibus.... et de majoribus periculis verisimiliter imminentibus multipliciter formidatur....» (Année 1323.Historical papers from the northern registers; édition Raine, p. 340).[221]L'archevêque écrit en effet dans ce sens au pape (Jean XXII), le 24 février 1327 (Historical papers from the northern registers, p. 340.)[222]Memorials of London, Riley, 1868, 8o, p. 203. L'influence miraculeuse du même Thomas de Lancastre est constatée encore par l'auteur contemporain desCroniques de London(Camden Society, p. 46) et par beaucoup d'autres.[223]On avait construit une chapelle sur la «mountaigne» où le comte avait été décapité. Les offrandes que les pèlerins y apportaient furent, en 1334, le sujet d'un curieux démêlé entre le prieur et le couvent de Pontefract, d'une part, et le seigneur de Wake, d'autre part, lequel seigneur avait «occupé la dite chapele et les offrandes illukes venauntz, et [avoit] pris les clefs devers lui.» Le prieur et le couvent, dans une pétition au parlement, réclament l'«administration de ces offrandes», comme «choses espirituels deinz lour paroche et apendauntz à lour église». (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 84.)[224]«Ne.... pro sancto vel justo reputetur, cum in excommunicatione sit defunctus, sicut sancta tenet ecclesia.»Dictum de Kenilworth;Select charters, publiées par Stubbs, 1870, p. 410.[225]Salve Symon Montis Fortis,Tocius flos milicie,Duras penas passus mortis,Protector gentis Anglie.. . . . . . . . . . . . . .«Ora pro nobis, beate Symon, ut digni efficiamur promissionibus Christi.» Hymne composée peu après la mort de Simon, et citée en note de la p. 48, t. II de l'History of English poetryde Wharton, édition Hazlitt, 1871, 4 vol. 8o.[226]Rymer,Fœdera, édition de 1704, t. IV, p. 20.[227]Fœdera, t. XIV, p. 1033. A peine Édouard III était-il monté sur le trône que les communes demandèrent la canonisation de Thomas de Lancastre (Pétition au parlement, 1 Ed. III, année 1326-7;Rotuli parliamentorum, t. II, p. 7).[228]Patente de Richard II, la dix-neuvième année de son règne, en appendice dans l'essai de M. Karkeek,Chaucer's schipman and his barge «the Maudelayne», Chaucer society, Londres, 1884.[229]Les étrangers, comme les Anglais, avaient une grande vénération pour saint Thomas de Cantorbéry et allaient faire offrande à sa châsse quand ils pouvaient. Le 3 août 1402, un décret du sénat vénitien autorisa Lorenzo Contarini, capitaine des galères vénitiennes en partance pour les Flandres, à visiter cette châsse conformément à son vœu. Il devait le faire quand les galères seraient à Sandwich, et aller et revenir en un jour, n'ayant pas le droit de dormir hors de son vaisseau. (Calendar of state papers and mss. relating to english affairs existing in the archives and collections of Venice and in other libraries of northern Italy; edited by Rawdon Brown, Londres, 1864, 8o, t. I, p. 42.)[230]Ordinance for the state of the wardrobe and the account ofthe household, Juin 1323 (King Edward II's household and wardrobe ordinances, Chaucer society, éd. Furnivall, 1876, p. 62.)[231]L'auteur de la suite desCanterbury Tales(commencement duXVesiècle) montre les pèlerins, une fois arrivés à Cantorbéry, achetant de ces sortes de médailles,signysoubrochis. C. Roach Smith en décrit plusieurs des treizième et quatorzième siècles, et il en donne le dessin (Journal of the archæological association, t. I, p. 200). Le pardonneur de Chaucer avait un vernicle à son chapeau.[232]Les louenges du roy Louys XII de ce noms, nouvellement composées.... par maistre Claude de Seyssel, docteur en tous droits, Paris, 1508, 4o.[233]Ces histoires des pèlerins et des voyageurs revenant de pays étrangers, Chaucer les avaient bien souvent entendues; loin d'y croire, il en avait ri. Pèlerins, matelots, messagers rivalisaient de son temps dans leurs récits de merveilles lointaines:And, lord! this hous in alle tymesWas ful of shipmen and pilgrimes,With scrippes bret-ful of leseyngs,Entremelled with tydynges,And eke allone be hemselve,O, many a thousand tymes twelveSangh I eke of these pardoners,Currours and eke messangers,With boystes crammed ful of lyes:As ever vessel was with lyes.(House of Fame, vers 1031.)[234]Voir le dessin de cet anneau dans le tome VIII duJournal of the archæological association, p. 360. Le bâton ou bourdon et le sac ou «écharpe» étaient les insignes notoires des pèlerins. Dans le roman deKing Horn, le héros rencontre sur sa route unpalmer, et, pour se déguiser, change d'habits avec lui; dans cette transformation, l'auteur ne signale que les points caractéristiques, c'est-à-dire le bâton et le sac:Horn tok burdon and scrippe.(King Horn, with fragments of Floriz and Blauncheflur, ed. byJ. R. Lumby, Early english text society, 1866, 8o.)[235]12 Ric. II, chap. 7,Statutes of the realm.[236]Rotuli parliamentorum, 13 Rich. II, t. III, p. 275.[237]Pétition des bourgeois de Calais,ibidem, t. III, page 500, 4 Henri IV, 1402.[238]Lettre de M. J. W. Hales à l'Academy, Avril 1882.[239]L'auteur des voyages connus sous le nom deVoyages de Mandevilleavait vu la tête d'Amiens et fut bien surpris d'en rencontrer une autre à Constantinople. Quelle est la vraie? se demande-t-il: «I wot nere, but God knowethe: but in what wyse that men worschippen it, the blessed seynt John holt him a payd.» (Édition Halliwell; p. 108.)[240]Paston letters.Lettre de Marguerite Paston du 20 sept. 1443.[241]Rocamadour était bien connu des Anglais; voir laVision concerning the Piers Plowman(édition Skeat), texte B,passus XII, vers 37.[242]Le livre du chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de ses filles, éd. Montaiglon, 1854.[243]William Wey, au quinzième siècle, mentionne ainsi les catacombes: «Item ibi est una spelunca nuncupata Sancti Kalixti cimiterium, et qui eam pertransit cum devocione, illi indulgentur omnia sua peccata. Et ibi multa corpora sanctorum sunt, que nullus hominum numerare nequit nisi solus Deus.» (The itineraries of William Wey, Roxburghe club, p. 147.) Wey, comme l'auteur du poème, mentionne quelquefois des nombres prodigieux de corps de martyrs; à l'église diteScala Celi, «sunt ossa sanctorum decem millia militum»; dans une seule partie de Saint-Pierre de Rome, il y a «Petronella et xiij millia sanctorum martirum».[244]Dans un autre texte du poème, publié par M. Furnivall en 1866 (Political, religious and love poems), on trouve plus de détails sur cette idole; elle avait un chapeau ou couvercle de cuivre qui fut arraché par le vent et emporté à la basilique de Saint-Pierre.[245]William Wey (XVesiècle) dit de l'église de la Sainte-Croix: «Item ibi sunt duo ciphi, unus plenus sanguine Jhesu Christi, et alter plenus lacte beate Marie Virginis.» (Itineraries, p. 146.) Ceux qui boivent aux trois fontaines qui jaillirent à la mort de saint Paul sont guéris de toutes les maladies; ceux qui visitent l'église de Sainte-Marie de l'Annonciation ne seront jamais frappés de la foudre; à l'église Sainte-Viviane il y a «herba crescens quam ipsa plantavit et valet contra caducum morbum». (Ibidem, pp. 145-147.)[246]Dans la chapelle Borghèse.[247]Toulmin Smith,English gilds; the original ordinances, etc., pp. 157, 177, 180, 182, 231.[248]Issues of the exchequer, p. 159.[249]Chronica monasterii de Melsa, édition de E. A. Bond, Londres, 1868, 3 vol. 8o. L'abbé de Meaux prétend que Clément VI répondait aux reproches de son confesseur sur ses mauvaises mœurs: «Quod facimus modo facimus consilio medicorum» (t. II, p. 189).[250]T. III, p. 88.[251]«Quo quidem anno (1350) venerunt in Angliam poenitentes, viri nobiles et alienigenæ, qui sua corpora nuda usque ad effusionem sanguinis nunc flendo, nunc canendo, acerrime flagellabant: tamen ut dicebatur, nimis hoc faciebant inconsulte, quia sine licentia sedis apostolicæ.» (Walsingham, _Historia anglicana_. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 275.) Cf. Robert de Avesbury, _Historia Edvardi tertii_, Oxonii, 1720, 8o, p. 179: les flagellants se fouettaient avec des cordes à noeuds garnies de clous; ils se prosternaient à terre, les bras en croix et en chantant.[252]Les flagellants furent condamnés par Clément VI en 1350; il prescrivit aux archevêques, évêques, etc., de les faire emprisonner (Labbe, _Sacrosancta concilia_, édition de Florence, t. XXV, col, 1157).[253]Lettre de l'archevêque d'York à son official (_Historical papers from the northern registers_, édition Raine, pp. 397-399). Les coupables n'étaient pas des vagabonds sans importance: l'un a le titre de _magister_; l'autre est professeur de droit civil.[254]«Nam quidam illorum credebant, ut asseritur, nullum Deum esse, nihil esse sacramentum altaris, nullam post mortem resurrectionem, sed ut jumentum moritur, ita et hominem finire.» (Historia anglicana, t. II, p. 12.) Langland se plaint de même du scepticisme des nobles qui mettent les mystères en question et font de ces graves matières le sujet de conversations légères après les repas. (texte C,passus XII, vers 35.)[255]Les louenges du roy Louys XII, par Claude de Seyssel. Paris, 1508, 4o.[256]A collection of the wills.... of the kings and queens of England; édition Nichols, Londres, 1780, 4o. Testament d'Humphrey de Bohun, comte d'Hereford et d'Essex, mort en 1361.[257]Robert de Avesbury,Historia Edvardi tertii, édition Hearne, Oxford, 1720, 8o, p. 63.[258]Ibidem, p. 115.[259]Langland parle des Sarrasins sans les maudire: ils pourraient être sauvés; c'est Mahomet qui les a trompés, par colère de n'avoir pu être pape; on devrait les convertir; le pape fait bien des évêques de Nazareth, de Ninive, etc., mais ils se gardent d'aller visiter leurs ouailles indociles. (Texte C de l'édition de Skeat,passus XVIII, pp. 314-318.)[260]
With merthe and mynstralsye, with mote[gh] at hor wylleThay maden as mery as any men mo[gh]ten.(Sir Gawayne, éd. Morris, 1864, pp. 16 et 53 et vers 1952.)
With merthe and mynstralsye, with mote[gh] at hor wylleThay maden as mery as any men mo[gh]ten.
With merthe and mynstralsye, with mote[gh] at hor wylle
Thay maden as mery as any men mo[gh]ten.
(Sir Gawayne, éd. Morris, 1864, pp. 16 et 53 et vers 1952.)
(Sir Gawayne, éd. Morris, 1864, pp. 16 et 53 et vers 1952.)
[124]
And so bifel that, after the thridde cours,Whyl that this king sit thus in his nobleye,Herkning his minstralles her thinges pleyeBiforn him at the bord deliciously.....(Squieres tale.)
And so bifel that, after the thridde cours,Whyl that this king sit thus in his nobleye,Herkning his minstralles her thinges pleyeBiforn him at the bord deliciously.....
And so bifel that, after the thridde cours,
Whyl that this king sit thus in his nobleye,
Herkning his minstralles her thinges pleye
Biforn him at the bord deliciously.....
(Squieres tale.)
(Squieres tale.)
[125]Texte du contrat:
«Ceste endenture, faite leVjour de juyn, l'an tierce nostre sovereigne seigneur le roi Henri, puis le conquest quint, tesmoigne que John Clyff ministral, et autresXVIIministralls, ount resceuz de nostre dit seigneur le roy, par le mayns de Thomas count d'Arundell et de Surrie, tresorer d'Engleterre,XLl. s. sur lour gages a chescun de ceuxXIId. le jour pur demy quarter de l'an, pur servir nostre dit seigneur le roy es parties de Guyen, ou aillours,» etc. Rymer,Fœdera, année 1415.
[126]Fœdera, sub anno 1387.
[127]Ibidem, sub anno 1464.
[128]Issue roll of Thomas de Brantingham; édition Devon, 1835, 4o, pp. 54 et suiv. et 296 et suiv. Ces pensions étaient accordées pour la vie.
[129]Wharton, édition d'Hazlitt, t. II, p. 98. Langland note de même le bon accueil que l'on faisait aux ménestrels du roi quand ils étaient de passage, afin de plaire au maître, qu'on savait sensible à ces marques de bon vouloir. (Voir la note suivante.)
[130]
Clerkus and knygtes welcometh kynges mynstrales,And for loue of here lordes lithen hem at festes;Much more me thenketh riche men auhteHaue beggers by-fore hem whiche beth godes mynstrales.(Texte C,passusVIII, vers 97.)
Clerkus and knygtes welcometh kynges mynstrales,And for loue of here lordes lithen hem at festes;Much more me thenketh riche men auhteHaue beggers by-fore hem whiche beth godes mynstrales.
Clerkus and knygtes welcometh kynges mynstrales,
And for loue of here lordes lithen hem at festes;
Much more me thenketh riche men auhte
Haue beggers by-fore hem whiche beth godes mynstrales.
(Texte C,passusVIII, vers 97.)
(Texte C,passusVIII, vers 97.)
[131]Voir un dessin de cette galerie dans une miniature reproduite par Eccleston (Introduction to english antiquities, Londres, 1847, 8o, p. 221). Aux sons de la musique des ménestrels, quatrehommes sauvagesdansent en faisant des contorsions, des bâtons sont par terre, sans doute pour leurs exercices; un chien saute au milieu d'eux en aboyant.
[132]Treizième siècle (Album de Villard de Honecourt, publié par Lassus et Darcel, 1858, 4o, planche IV).
[133]Francisque Michel,La riote du monde, etc., Paris, 1834, 8o, p. 28.
[134]On peut voir à la cathédrale d'Exeter les instruments de musique dont on se servait au quatorzième siècle, sculptés dans laMinstrels' gallery(série d'anges jouant de la musique).
[135]«.... de loco tamen ad locum in diebus festivalibus discurrunt et proficua illa totaliter percipiunt e quibus ministralli nostri prædicti, et cæteri ministralli nostri pro tempore existentes, in arte sive occupatione prædicta sufficienter eruditi et instructi, nullisque aliis laboribus, occupationibus sive misteris utentes, vivere deberent.»
[136]«Volumus ... quod nullus ministrallus regni nostri prædicti, quamvis in hujusmodi arte sive occupatione sufficienter eruditus existat, eadem arte... de cætero, nisi de fraternitate sive gilda prædicta sit et ad eandem admissus fuerit et cum fratribus ejusdem contribuerit, aliquo modo utatur.»
[137]Rymer,Fœdera, 24 avril 1469.
[138]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 508.
[139]Les ballades concernant Robin Hood ont été recueillies par Ritson:Robin Hood ballads, 2 vol., Londres, 1832. La grande majorité des chants qui nous sont parvenus sur ce héros n'est malheureusement que du seizième siècle; mais il en est quelques-uns d'antérieurs; sa popularité au quatorzième siècle était très grande.
[140]The wyf of Bathes tale(68 vers sur l'égalité des hommes et sur la noblesse); de même dans lePersones tale: «Eeck for to pride him of his gentrie is ful gret folye.... we ben alle of oon fader and of oon moder; and alle we ben of oon nature roten and corrupt, bothe riche and pore» (édition Morris, t. III, p. 301).
Cf. ces vers d'une pièce française du même siècle (cités dans le Discours sur l'état des lettres au quatorzième siècle,Histoire littéraire de la France, t.XXIV):
Nus qui bien face n'est vilains,Mès de vilonie est toz plainsHauz hom qui laide vie maine:Nus n'est vilains s'il ne vilaine.
Nus qui bien face n'est vilains,Mès de vilonie est toz plainsHauz hom qui laide vie maine:Nus n'est vilains s'il ne vilaine.
Nus qui bien face n'est vilains,
Mès de vilonie est toz plains
Hauz hom qui laide vie maine:
Nus n'est vilains s'il ne vilaine.
[141]«Sicut lex justissima, provida circumspectione sacrorum principum stabilita, hortatur et statuit ut, quod omnes tangit ab omnibus approbetur, sic,» etc.,Fœdera, sub anno 1295. Les appels directs d'Édouard Ierà son peuple contribuèrent à développer de bonne heure chez les Anglais le sens des devoirs, des droits et des responsabilités politiques. Dans une de ses nécessités, alors que le parlement existe à peine, il en vient à expliquer sa conduite au peuple et à se justifier: «...Lui rois, sur ceo, et sur l'estat de lui, e de sun reaume, e coment les busoignes du reaume sunt alées à une pies, fait asavoir e voet que tutz en sachent la vérité, laquelle s'enseut...»Fœdera, sub anno 1297.
En France, les proclamations de principes très libéraux sont fréquentes dans les édits royaux, mais ces grands mots ne sont qu'un leurre, et on prend à peine le soin de le dissimuler. Dans son ordonnance du 2 juillet 1315, Louis X déclare que, «comme selon le droit de nature chacun doit naistre franc», il a résolu d'affranchir les serfs de ses domaines, mais il ajoute qu'il le fera pour de l'argent; et trois jours après, craignant que son bienfait ne soit pas suffisamment prisé, il ajoute de nouvelles considérations où la philosophie intervient encore d'une étrange manière: «Pourroit estre que aucuns par mauvez conseil et par deffaute de bons avis, charroient en desconnessance de si grant benefice et de si grant grace, que il voudroit mieus demourer en la chetivité de servitude que venir à estat de franchise, nous vous mandons et commettons que vous de telles personnes,pour l'aide de nostre présente guerre, considérée la quantité de leurs biens, et les conditions de servitude de chascun, vous en leviez si souffisamment et si grandement comme la condition et la richesse des personnes pourront bonnement souffrir etla nécessité de nostre guerre le requiert.» (Recueil d'Isambert, t. III, p. 102.)
[142]«.... Quorum adeo error invaluit, ut a præclaris domibus non arceantur, etiam illi qui obscenis partibus corporis oculis omnium eam ingerunt turpitudinem, quam erubescat videre vel cynicus,» etc. (Polycraticus, liv. Ier, chap.VIII.)
[143]Historical papers from the northern registers; édition Raine (Collection du Maître des rôles).
[144]
Ich can nat tabre ne trompe ne telle faire gestes,Farten ne fithelen at testes ne harpen,Japen ne jogelen ne gentilliche pipe,Nother sailen ne sautrien ne singe with the giterne.Édition Skeat, (texte C,passus, XVI, vers 200.)
Ich can nat tabre ne trompe ne telle faire gestes,Farten ne fithelen at testes ne harpen,Japen ne jogelen ne gentilliche pipe,Nother sailen ne sautrien ne singe with the giterne.
Ich can nat tabre ne trompe ne telle faire gestes,
Farten ne fithelen at testes ne harpen,
Japen ne jogelen ne gentilliche pipe,
Nother sailen ne sautrien ne singe with the giterne.
Édition Skeat, (texte C,passus, XVI, vers 200.)
Édition Skeat, (texte C,passus, XVI, vers 200.)
[145]Wright donne dans sesDomestic manners and sentiments, 1862, p. 167, la reproduction des miniatures de deux manuscrits du British Museum, qui représentent la danse d'Hérodiade sur les mains.
[146]Issue rolls of the exchequer, édition Devon, p. 212.
[147]The Nut-Brown Maid, Skeat,Specimens of English Literature, Clarendon Press, 1871.
[148]Statut de Winchester, 13 Éd. I, chap.IV, confirmé par Édouard III (Statutes of the realm).
[149]«Item videtur nulla esse utlagarda si factum pro quo interrogatus est civile sit et non criminale.» (Bracton, Collection du Maître des rôles, t. II, p. 330.)
[150]Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 533 (Collection du Maître des rôles).
[151]Yearbooks of Edward I, années 30-31, pp. 537-538.
[152]Liv. I, chap.XXVII.
[153]Bracton, t. II, pp. 340-342.
[154]Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 515. Quelquefois on profitait de l'absence de son ennemi sur le continent pour affirmer au magistrat qu'il était en fuite et le faire déclarer outlaw: ainsi, le clerc Jean Crochille se plaint au parlement d'avoir été mis injustement hors la loi pendant un voyage qu'il avait fait en cour de Rome, 1347 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 171); le clerc Robert de Thresk est de même déclaré outlaw pendant son absence du royaume «par malice de ses accusours». (Ibidem, même année, p. 183.)
[155]Yearbooks of Edward I, années 21-22, p. 447.
[156]D'après Seebohm (The Black Death and its place in English History; deux articles dans laFortnightly Reviewen 1865), plus de la moitié de la population mourut pendant l'année 1348-1349. Voici le tableau frappant que trace Knyghton, un contemporain, de la peste à Leicester: «Et moriebantur quasi tota valitudo villæ....valde pauci erant qui de divitiis vel quibuslibet rebus curam agerent.... Et oves et boves per campos et inter segetes vagabant.... sed in sulcis deviis et sepibus morte perierunt numero incomputabili.» A l'automne, la main-d'œuvre est hors de prix et une partie de la récolte est laissée sur pied (Decem scriptoresde Twysden; col. 2598).
[157]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 233. Cf. les ordonnances françaises; celle de Jean, de cette même année (Recueil d'Isambert, t. IV, p. 576), prescrit aux «gens oiseux» de Paris de travailler ou de s'en aller, ce qui était moins radical et encore moins utile que les règlements anglais. Une autre ordonnance de Jean (nov. 1354) est dirigée contre les ouvriers qui vont de ville en ville chercher de gros gages, partout «où les ordonnances ne sont mie adroit gardées» (Ibid., p. 700). Ils sont menacés de la prison, du pilori et du fer rouge.
[158]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 261; parlement de 1354.
[159]Statut, 34 Éd. III, chap.IX, année 1361-2.
[160]Rotuli parliamentorum, t. II, p. 312 et 340.
[161]Rotuli parliamentorum, p. 340; parlement de 1376.
[162]Langland montre, de même, le mendiant éhonté qui va, sac sur le dos, quêter de porte en porte, et qui pourrait fort bien, s'il voulait, gagner son pain et sa bière en travaillant; il sait un métier, mais il préfère ne pas l'exercer:
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .And can som manere craft in cas he wolde hit vse,Thorgh whiche crafte he couthe come to bred and to ale.(Texte C,passusX, vers 151.)
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .And can som manere craft in cas he wolde hit vse,Thorgh whiche crafte he couthe come to bred and to ale.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
And can som manere craft in cas he wolde hit vse,
Thorgh whiche crafte he couthe come to bred and to ale.
(Texte C,passusX, vers 151.)
(Texte C,passusX, vers 151.)
[163]Statutes of the realm, 23 Ed. III, chap.VII.
[164]Rotuli parliamentorum, t. III. pp. 17, 46, 65.
[165]Statutes of the realm, 7 Ric. II, chap.V.
[166]Statutes, 12 Ric. II, chap.III.
[167]Voir au British Museum, dans un manuscrit des décrétales (10 É. IV), la représentation d'un moine mis dans des ceps; un autre moine lie l'extrémité des poutres avec des cordes (fol. 222). Voir aussi ces instruments de torture dans Foxe,Actes and monuments, Londres, 1562, fol., pp. 390, 1272, etc.
[168]Gleanings from the public records, par M. H. Hewlett, dans l'Antiquaryde mars 1882.
[169]12 Rich. II, chap.VII.
[170]12 Rich. II, chap.VII.
[171]Statutes, 13 Rich. II, chap.XIII.
[172]Walsingham,Historia anglicana, sub anno 1381.
[173]The statutes at large, édition O. Ruffhead, Londres, 1763, t. I, pp. 53 et 343, 3 Éd. I, ch.XXXIV, et 2 Rich. II, ch.V.
[174]Rotuli parliamentorum, t. III, p. 294.
[175]5 Rich. II, st. 2, chap.V.
[176]On l'a souvent considéré comme un Wyclifite; mais, de même que beaucoup de ses pareils, il ne partageait pas toutes les idées du maître, et en avait d'autres, de son côté, qui lui étaient propres; ainsi, suivant lui, les enfants naturels ne pouvaient aller au ciel.
[177]Chronicon Angliæ, 1328-1388, édition Thompson, 1874, 8o.
[178]English prose treatises of Richard Rolle de Hampole, édition Perry, Londres, 1866, 8o.
[179]Jack Straw, d'après la confession que rapporte de lui son contemporain le moine, Thomas Walsingham, n'aurait voulu conserver d'autres religieux sur la terre que les frères mendiants: «Soli mendicantes vixissent super terram qui suffecissent pro sacris celebrandis aut conferendis universæ terræ.» (Historia anglicana, 1867-1869, t. II, p. 10.)
[180]The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat, texte C,passus XXIII, vers 274.
[181]The vision of William concerning Piers the Plowman, texte C,passus XVII, vers 352.
[182]Thomas d'Eccleston, auteur duLiber de adventu minorum in Angliam(publié par Brewer dans sesMonumenta franciscana), vit la période la plus florissante des ordres moindres. Son livre est d'une naïveté extrême et abonde en récits de visions et de faits merveilleux. La vision dont il est question ici se trouve à la page 28 desMonumenta.
[183]Matthieu Paris,Historia Anglorum, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. III, p. 145.
[184]Speculum vitæ B. Francisci et sociorum eius; opera fratris G. Spoelberch. Anvers, 1620, 1repartie, chap.IV.
[185]Il y avait à peine trente ans que les frères avaient paru en Angleterre et ils y possédaient déjà quarante-neuf couvents (Monumenta franciscana, édition Brewer, Londres, 1858, 8o, p. 10). On trouvera dans Matthieu Paris un très bon exposé du rôle des frères mineurs en Angleterre à leur arrivée dans ce pays, de la vie pauvre, humble et utile qu'ils menèrent d'abord.Historia Anglorum, édition Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. II, p. 109.
[186]Voir laDefensionem curatorum contra eos qui privilegiatos se dicunt(4o, sans date), discours prononcé en 1357 par Richard Fitz-Ralph, archevêque d'Armagh, et où sont dénoncés les empiètements successifs des frères mendiants au détriment des curés et autres ecclésiastiques.
[187]Monumenta franciscanaut supra; pp. 514 et suivantes. Cette bibliothèque avait été fondée par le célèbre Richard Whittington maire de Londres en 1397, 1406 et 1419.
[188]Il y avait dans la même église le cœur de la reine Éléonore, mère d'Édouard Ier. En rapportant qu'il y fut déposé, le moine Rishanger, un contemporain, fait la cruelle remarque suivante, que Walsingham ne manque pas de reproduire dans sonHistoria anglicana(sub anno 1291-1292): «Sepultum est itaque corpus ejus in monasterio Ambresburiæ, cor vero Londoniis, in ecclesia fratrum minorum; qui sicut et cuncti fratres reliquorum ordinum aliquid de corporibus quorumcumque potentium morientium sibimet vendicabant, more canum cadaveribus assistentium, ubi quisque suam particulam avide consumendam expectat.»
[189]«Freres bylden mony grete chirchis and costily waste housis, and cloystris as hit were castels, and that withoute nede... grete housis make not men holy, and onely by holynesse is god wel served.» (Select english works, t. II, p. 380.)
[190]Monumenta franciscana, p. 541. De là les reproches des satiristes.
Of thes frer mynours me thenkes moch wonder,That waxen are thus hauteyn, that som tyme weren under.
Th. Wright,Political poems and songs, Londres, 1859, 2 vol. 8o, t. I,p. 268, chanson de la deuxième moitié du quatorzième siècle.
[191]Ms. 10 E. IV. au British Museum, fol. 109 et suivants.
[192]«En le mesme temps (20 Éd. II) les frères prechours se mistrent à le fuite pur ceo qe ils se doterent estre maubailiz et destrutz, pur ceo qe le comunalté les avoyent mult encountre queor (cœur) pur lour orgelousse port, qu'ils ne se porteient come frères duissent.» (Croniques de London, Camden society, p. 54.)
«Sciatis quod intelleximus qualiter aliquæ personæ de regno nostro Angliæ, per instigationem maligni spiritus... faciunt et in dies facere nituntur dampna et scandala dilectis nobis in Christo religiosis viris fratribus de ordine minorum.... moventes populum nostrum in aperto et in secretis contra eos, ad destruendum domos dictorum fratrum, dilacerando habitus eorum super eos, et aliquos verberando et male tractando, contra pacem nostram....» (Proclamation de Richard II en 1385. Rymer,Fœdera, édition de 1704, t. VII, p. 458.)
[193]20 Éd. III, 1346,Rotuli parliamentorum, t. II, p. 162.
[194]«... Bi siche resouns thinken many men that thes lettris mai do good for to covere mostard pottis.» (Select english works, t. III, p. 381.) Autre allusion à ces lettres dans lesPolitical poemspubliés par Wright, 1859, t. I, p. 257.
[195]Eulogium historiarum, édition Haydon, Collection du Maître des rôles, Londres, 1858, 3 vol. 8o, t. III, p. 391, année 1402.
[196]Holinshed,Chronicles, Londres, 1587, 5 vol. fol., t. III, p. 945. Ce frère avait refusé le serment de suprématie.
[197]D'après Hardy:Registrum palatinum Dunelmense, Introduction.
Théodore, archevêque de Cantorbéry, au neuvième siècle, dressa une sorte de tarif de ces échanges: «Pro uno mense quem in pane et aqua pœnitere debet psalmos mille ducentos flexis genibus decantet.—Item, alio modo, duodecim triduanæ singulæ cum psalteriis tribus impletis et cum palmatis trecentis per singula psalteria excusant unius anni pœnitentiam.—Centum solidi dati in eleemosynam annum excusant.» (Theodori archiepiscopi Cantuariensis pœnitentiale, dans laPatrologiede Migne, t. XCIX, col. 938 et 940.)
Halitgarius, aussi au neuvième siècle, s'occupa de même de dresser des tables de pénitences: «Pro uno mense, quem in pane et aqua jejunare debet, psalmos mille ducentos genibus flexis, vel sine genuum flexione mille DLXXX psalmos decantet.» Il ajoute qu'on continue de même, s'il y a lieu, pour toute la première année de pénitence, soit 20 160 psaumes à chanter si on ne se met pas à genoux. (Halitgarii episcopi Cameracensis liber pœnitentialis, dans laPatrologiede Migne, t. CV, col. 706).
[198]VoirChaucer's pardoner and the pope's pardoners, by DrJ. J. Jusserand. London, Chaucer society, 8o.
[199]
Suche glaring eyghen hadde he as an hare.
[200]«Cum sit statutum in canone, ne qui eleemosynarum quæstores ad prædicandum aut indulgentias clero et populo insinuandum sine literis dioecesanis aut apostolicis admittantur, literæque apostolicæ quæstoribus hujusmodi concessæ ante admissionem eorum per dioecesanos examinari debeant diligenter; ex gravi tamen multorum querela ad nostrum pervenit auditum, quod nonnulli ex hujusmodi quæstoribus, non sine multa temeritatis audacia, motu suo proprio, in animarum subditorum nostrorum periculum et jurisdictionis nostræ elusionem manifestam, indulgentias populo concedunt, super votis dispensant, et perjuriis, homicidiis, usuris et peccatis aliis, sibi confitentes absolvunt, et male ablata, data sibi aliqua pecuniæ quantitate, remittunt ac alias abusiones quamplurimas faciunt et exponunt....» (Registrum palatinum Dunelmense, édition Hardy, t. III.)
[201]Prologe of the pardoner.
[202]«Excommunicatis gratiam absolutionis impendit. Vota peregrinationis ad apostolorum limina, ad Terram Sanctam, ad Sanctum Jacobum non prius remisit quam tantam pecuniam recepisset, quantam, juxta veram æstimationem, in eisdem peregrinationibus expendere debuissent, et ut cuncta concludam brevibus, nihil omnino petendum erat, quod non censuit, intercedente pecunia, concedendum» (Historia anglicana; Collection du Maître des rôles, t. I, p. 452).
[203]V. J. J. Jusserand,Le Théâtre en Angleterre depuis la conquête jusqu'aux prédécesseurs immédiats de Shakespeare(1066-1583), 2eéd., Leroux, 1881, ch.IV.
[204]«Perciocche divotissimi tutti vi conosco del baron messer santo Antonio, di spezial grazia vi mosterrò una santissima e bella reliquia, la quale io medesimo già recai dalle sante terre d'oltremare; e questa è una delle penne dello agnolo Gabriello, la quale nella camera della Virgine Maria rimase quando egli la venne ad annunziare in Nazzaret.»
[205]«Egli primieramente mi mostrò il dito dello Spirito Santo, cosi intero e saldo come fu mai; ... e una dell'unghie de' gherubini; ... e aliquanti de' raggi della stella che apparve à tre magi in oriente, e una ampolla del sudore di San Michele quando combattè col diavolo.» (Décaméron, journée VI, nouvelle X.)
[206]The Leofric Missal(1050-1072) éd. F. E. Warren (Clarendon press.)
[207]Historia anglorum, éd. Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8o, t. III p. 60.
[208]Issues of the exchequer; éd. Devon, pp. 176 et 141.
[209]Le livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles, éd. Michaut, Paris, 1836, 2 vol. 8o, t. I, p. 633, ch.XXXIII.
[210]Psautier de la reine Marie (commencement du quatorzième siècle), ms. 2. B VII, au British Museum. Cette allégorie était un sujet favori parmi les miniaturistes et on la retrouve dans beaucoup d'autres mss.
[211]Labbe,Sacrosancta concilia, édition de Florence, t. XXV, col. 1177, et t. XXVI, col. 462. En 1419, Henri Chicheley, archevêque de Cantorbéry, prescrit des prières publiques, des litanies et des processions pour protéger le roi d'Angleterre et son armée contre les opérations néfastes des magiciens (Wilkins,Concilia Magnæ Britanniæ, t. III, p. 393).
[212]«Si masculus quisquam voluerit, ut est moris, ejusdem defuncti vel defuncte nocturnis vigiliis interesse, hoc fieri permittatur, dumtamen nec monstra larvarum inducere, nec corporis vel fame sue ludibria, nec ludos alios inhonestos presumat aliqualiter attemptare.» (Toulmin Smith,English gilds, the original ordinances, etc., p. 194).
[213]«.... Araneis et aliis vermibus nigris ad modum scorpionum, cum quadam herba quæ dicitur millefolium et aliis herbis et vermibus detestabilibus.» (The proceedings against Dame Alice Kyteler, 1324; édition Wright, 1843, 4o, Camden Society.)
[214]The chanounes yemannes tale.
[215]Tout le livre VII de saConfessio amantisest consacré à l'exposition d'un système du monde et à la description de la nature intime des êtres et des substances qu'il est difficile de connaître. LeRoman de la rosen'est pas moins explicite sur ces matières (confession deNatureàGenius).
[216]De proprietatibus rerum, liv. XVI.
[217]Les amants magnifiques.
[218]Les confesseurs donnaient fréquemment comme pénitence un pèlerinage à faire, et prescrivaient parfois qu'on voyageat soit nu-pieds soit en chemise, sinon même tout à fait nu: «Comune penaunce,» dit, dans son grand sermon, leparsonde Chaucer, «is that prestes enjoynen men comunly in certeyn caas, as for to goon peradventure naked in pilgrimage or barfot,» (Works, éd. Morris, t. III, p. 266.)
[219]Cousin d'Édouard II, exécuté en 1322. Froissart, n'a aucun doute sur l'authenticité de ses miracles: «.... le comte de Lancastre qui moult étoit bon homme et saint, et fit depuis assez de beaux miracles au lieu où il fut décolé.» (1repartie, liv. I, chap. V.) Le corps de Charles de Blois fait aussi des miracles et Froissart imagine qu'Urbain V le canonisa: «lequel corps de lui sanctifia par la grâce de Dieu, et l'appelle-t-on saint Charles; et l'approuva et canonisa le pape Urbain Ve, qui régnait pour le temps; car il faisoit et fait encore au pays de Bretagne plusieurs miracles tous les jours.» (Liv. I, part. 2, chap. CXCI.)
[220]«.... Non absque homicidiis aliisque lætalibus verberibus.... et de majoribus periculis verisimiliter imminentibus multipliciter formidatur....» (Année 1323.Historical papers from the northern registers; édition Raine, p. 340).
[221]L'archevêque écrit en effet dans ce sens au pape (Jean XXII), le 24 février 1327 (Historical papers from the northern registers, p. 340.)
[222]Memorials of London, Riley, 1868, 8o, p. 203. L'influence miraculeuse du même Thomas de Lancastre est constatée encore par l'auteur contemporain desCroniques de London(Camden Society, p. 46) et par beaucoup d'autres.
[223]On avait construit une chapelle sur la «mountaigne» où le comte avait été décapité. Les offrandes que les pèlerins y apportaient furent, en 1334, le sujet d'un curieux démêlé entre le prieur et le couvent de Pontefract, d'une part, et le seigneur de Wake, d'autre part, lequel seigneur avait «occupé la dite chapele et les offrandes illukes venauntz, et [avoit] pris les clefs devers lui.» Le prieur et le couvent, dans une pétition au parlement, réclament l'«administration de ces offrandes», comme «choses espirituels deinz lour paroche et apendauntz à lour église». (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 84.)
[224]«Ne.... pro sancto vel justo reputetur, cum in excommunicatione sit defunctus, sicut sancta tenet ecclesia.»Dictum de Kenilworth;Select charters, publiées par Stubbs, 1870, p. 410.
[225]
Salve Symon Montis Fortis,Tocius flos milicie,Duras penas passus mortis,Protector gentis Anglie.. . . . . . . . . . . . . .
Salve Symon Montis Fortis,Tocius flos milicie,Duras penas passus mortis,Protector gentis Anglie.. . . . . . . . . . . . . .
Salve Symon Montis Fortis,
Tocius flos milicie,
Duras penas passus mortis,
Protector gentis Anglie.
. . . . . . . . . . . . . .
«Ora pro nobis, beate Symon, ut digni efficiamur promissionibus Christi.» Hymne composée peu après la mort de Simon, et citée en note de la p. 48, t. II de l'History of English poetryde Wharton, édition Hazlitt, 1871, 4 vol. 8o.
[226]Rymer,Fœdera, édition de 1704, t. IV, p. 20.
[227]Fœdera, t. XIV, p. 1033. A peine Édouard III était-il monté sur le trône que les communes demandèrent la canonisation de Thomas de Lancastre (Pétition au parlement, 1 Ed. III, année 1326-7;Rotuli parliamentorum, t. II, p. 7).
[228]Patente de Richard II, la dix-neuvième année de son règne, en appendice dans l'essai de M. Karkeek,Chaucer's schipman and his barge «the Maudelayne», Chaucer society, Londres, 1884.
[229]Les étrangers, comme les Anglais, avaient une grande vénération pour saint Thomas de Cantorbéry et allaient faire offrande à sa châsse quand ils pouvaient. Le 3 août 1402, un décret du sénat vénitien autorisa Lorenzo Contarini, capitaine des galères vénitiennes en partance pour les Flandres, à visiter cette châsse conformément à son vœu. Il devait le faire quand les galères seraient à Sandwich, et aller et revenir en un jour, n'ayant pas le droit de dormir hors de son vaisseau. (Calendar of state papers and mss. relating to english affairs existing in the archives and collections of Venice and in other libraries of northern Italy; edited by Rawdon Brown, Londres, 1864, 8o, t. I, p. 42.)
[230]Ordinance for the state of the wardrobe and the account ofthe household, Juin 1323 (King Edward II's household and wardrobe ordinances, Chaucer society, éd. Furnivall, 1876, p. 62.)
[231]L'auteur de la suite desCanterbury Tales(commencement duXVesiècle) montre les pèlerins, une fois arrivés à Cantorbéry, achetant de ces sortes de médailles,signysoubrochis. C. Roach Smith en décrit plusieurs des treizième et quatorzième siècles, et il en donne le dessin (Journal of the archæological association, t. I, p. 200). Le pardonneur de Chaucer avait un vernicle à son chapeau.
[232]Les louenges du roy Louys XII de ce noms, nouvellement composées.... par maistre Claude de Seyssel, docteur en tous droits, Paris, 1508, 4o.
[233]Ces histoires des pèlerins et des voyageurs revenant de pays étrangers, Chaucer les avaient bien souvent entendues; loin d'y croire, il en avait ri. Pèlerins, matelots, messagers rivalisaient de son temps dans leurs récits de merveilles lointaines:
And, lord! this hous in alle tymesWas ful of shipmen and pilgrimes,With scrippes bret-ful of leseyngs,Entremelled with tydynges,And eke allone be hemselve,O, many a thousand tymes twelveSangh I eke of these pardoners,Currours and eke messangers,With boystes crammed ful of lyes:As ever vessel was with lyes.(House of Fame, vers 1031.)
And, lord! this hous in alle tymesWas ful of shipmen and pilgrimes,With scrippes bret-ful of leseyngs,Entremelled with tydynges,And eke allone be hemselve,O, many a thousand tymes twelveSangh I eke of these pardoners,Currours and eke messangers,With boystes crammed ful of lyes:As ever vessel was with lyes.
And, lord! this hous in alle tymes
Was ful of shipmen and pilgrimes,
With scrippes bret-ful of leseyngs,
Entremelled with tydynges,
And eke allone be hemselve,
O, many a thousand tymes twelve
Sangh I eke of these pardoners,
Currours and eke messangers,
With boystes crammed ful of lyes:
As ever vessel was with lyes.
(House of Fame, vers 1031.)
(House of Fame, vers 1031.)
[234]Voir le dessin de cet anneau dans le tome VIII duJournal of the archæological association, p. 360. Le bâton ou bourdon et le sac ou «écharpe» étaient les insignes notoires des pèlerins. Dans le roman deKing Horn, le héros rencontre sur sa route unpalmer, et, pour se déguiser, change d'habits avec lui; dans cette transformation, l'auteur ne signale que les points caractéristiques, c'est-à-dire le bâton et le sac:
Horn tok burdon and scrippe.
(King Horn, with fragments of Floriz and Blauncheflur, ed. byJ. R. Lumby, Early english text society, 1866, 8o.)
[235]12 Ric. II, chap. 7,Statutes of the realm.
[236]Rotuli parliamentorum, 13 Rich. II, t. III, p. 275.
[237]Pétition des bourgeois de Calais,ibidem, t. III, page 500, 4 Henri IV, 1402.
[238]Lettre de M. J. W. Hales à l'Academy, Avril 1882.
[239]L'auteur des voyages connus sous le nom deVoyages de Mandevilleavait vu la tête d'Amiens et fut bien surpris d'en rencontrer une autre à Constantinople. Quelle est la vraie? se demande-t-il: «I wot nere, but God knowethe: but in what wyse that men worschippen it, the blessed seynt John holt him a payd.» (Édition Halliwell; p. 108.)
[240]Paston letters.Lettre de Marguerite Paston du 20 sept. 1443.
[241]Rocamadour était bien connu des Anglais; voir laVision concerning the Piers Plowman(édition Skeat), texte B,passus XII, vers 37.
[242]Le livre du chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de ses filles, éd. Montaiglon, 1854.
[243]William Wey, au quinzième siècle, mentionne ainsi les catacombes: «Item ibi est una spelunca nuncupata Sancti Kalixti cimiterium, et qui eam pertransit cum devocione, illi indulgentur omnia sua peccata. Et ibi multa corpora sanctorum sunt, que nullus hominum numerare nequit nisi solus Deus.» (The itineraries of William Wey, Roxburghe club, p. 147.) Wey, comme l'auteur du poème, mentionne quelquefois des nombres prodigieux de corps de martyrs; à l'église diteScala Celi, «sunt ossa sanctorum decem millia militum»; dans une seule partie de Saint-Pierre de Rome, il y a «Petronella et xiij millia sanctorum martirum».
[244]Dans un autre texte du poème, publié par M. Furnivall en 1866 (Political, religious and love poems), on trouve plus de détails sur cette idole; elle avait un chapeau ou couvercle de cuivre qui fut arraché par le vent et emporté à la basilique de Saint-Pierre.
[245]William Wey (XVesiècle) dit de l'église de la Sainte-Croix: «Item ibi sunt duo ciphi, unus plenus sanguine Jhesu Christi, et alter plenus lacte beate Marie Virginis.» (Itineraries, p. 146.) Ceux qui boivent aux trois fontaines qui jaillirent à la mort de saint Paul sont guéris de toutes les maladies; ceux qui visitent l'église de Sainte-Marie de l'Annonciation ne seront jamais frappés de la foudre; à l'église Sainte-Viviane il y a «herba crescens quam ipsa plantavit et valet contra caducum morbum». (Ibidem, pp. 145-147.)
[246]Dans la chapelle Borghèse.
[247]Toulmin Smith,English gilds; the original ordinances, etc., pp. 157, 177, 180, 182, 231.
[248]Issues of the exchequer, p. 159.
[249]Chronica monasterii de Melsa, édition de E. A. Bond, Londres, 1868, 3 vol. 8o. L'abbé de Meaux prétend que Clément VI répondait aux reproches de son confesseur sur ses mauvaises mœurs: «Quod facimus modo facimus consilio medicorum» (t. II, p. 189).
[250]T. III, p. 88.
[251]«Quo quidem anno (1350) venerunt in Angliam poenitentes, viri nobiles et alienigenæ, qui sua corpora nuda usque ad effusionem sanguinis nunc flendo, nunc canendo, acerrime flagellabant: tamen ut dicebatur, nimis hoc faciebant inconsulte, quia sine licentia sedis apostolicæ.» (Walsingham, _Historia anglicana_. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 275.) Cf. Robert de Avesbury, _Historia Edvardi tertii_, Oxonii, 1720, 8o, p. 179: les flagellants se fouettaient avec des cordes à noeuds garnies de clous; ils se prosternaient à terre, les bras en croix et en chantant.
[252]Les flagellants furent condamnés par Clément VI en 1350; il prescrivit aux archevêques, évêques, etc., de les faire emprisonner (Labbe, _Sacrosancta concilia_, édition de Florence, t. XXV, col, 1157).
[253]Lettre de l'archevêque d'York à son official (_Historical papers from the northern registers_, édition Raine, pp. 397-399). Les coupables n'étaient pas des vagabonds sans importance: l'un a le titre de _magister_; l'autre est professeur de droit civil.
[254]«Nam quidam illorum credebant, ut asseritur, nullum Deum esse, nihil esse sacramentum altaris, nullam post mortem resurrectionem, sed ut jumentum moritur, ita et hominem finire.» (Historia anglicana, t. II, p. 12.) Langland se plaint de même du scepticisme des nobles qui mettent les mystères en question et font de ces graves matières le sujet de conversations légères après les repas. (texte C,passus XII, vers 35.)
[255]Les louenges du roy Louys XII, par Claude de Seyssel. Paris, 1508, 4o.
[256]A collection of the wills.... of the kings and queens of England; édition Nichols, Londres, 1780, 4o. Testament d'Humphrey de Bohun, comte d'Hereford et d'Essex, mort en 1361.
[257]Robert de Avesbury,Historia Edvardi tertii, édition Hearne, Oxford, 1720, 8o, p. 63.
[258]Ibidem, p. 115.
[259]Langland parle des Sarrasins sans les maudire: ils pourraient être sauvés; c'est Mahomet qui les a trompés, par colère de n'avoir pu être pape; on devrait les convertir; le pape fait bien des évêques de Nazareth, de Ninive, etc., mais ils se gardent d'aller visiter leurs ouailles indociles. (Texte C de l'édition de Skeat,passus XVIII, pp. 314-318.)
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