OUVRAGES ET FOURNITURESDE COUVREURS.

Les Entrepreneurs des Couvertures des Batimens du Roy dénommez en l’article fait exprès, entreprennent aussi pour le public.

Entre les autres Maitres Couvreurs de Paris qui font des entreprises considérables, sont Messieurs Rottier rue saint Joseph, Bourgoin rue Françoise près l’Hôtel de Bourgogne[1], etc.

[1]Il s’établit plus tard à l’apport-Paris. Ses noms étoient Pierre Bourgoing.

[1]Il s’établit plus tard à l’apport-Paris. Ses noms étoient Pierre Bourgoing.

M. Bidot rue saint Martin au Colombier, tient magasin d’ardoises d’Anjou[2].

[2]On ne se servoit à Paris que de ces ardoises et de celles de Mézières, qui étoient moins estimées.

[2]On ne se servoit à Paris que de ces ardoises et de celles de Mézières, qui étoient moins estimées.

Il y a d’ailleurs des magasins d’Ardoises sur le quay de la Tournelle[3]et sur le quay neuf[4]où l’on vend encore Briques, Tuiles et Carreaux.

[3]Au port des Miramionnes. On y débarquoit aussi les tuiles et les briques, comme on verra un peu plus loin. Il en avoit pris le nom de « port aux tuiles et ardoises ».

[3]Au port des Miramionnes. On y débarquoit aussi les tuiles et les briques, comme on verra un peu plus loin. Il en avoit pris le nom de « port aux tuiles et ardoises ».

[4]Le quai Le Pelletier, comme on l’a vu plus haut.

[4]Le quai Le Pelletier, comme on l’a vu plus haut.

La Tuille commune se fabrique en divers endroits du fauxbourg saint Antoine.

Il y a au bas de Passy une Tuillerie où l’on fait une sorte de Thuille meilleure, et plus chère[5].

[5]Les tuileries avoient été nombreuses de ce côté, depuis Passy jusque bien au-delà d’Auteuil. Il en est parlé dans un titre de 1233, à propos d’un droit qu’y percevoient les génovéfains de Paris. Celle dont il est parlé ici fut une des dernières, du moins sous Passy.

[5]Les tuileries avoient été nombreuses de ce côté, depuis Passy jusque bien au-delà d’Auteuil. Il en est parlé dans un titre de 1233, à propos d’un droit qu’y percevoient les génovéfains de Paris. Celle dont il est parlé ici fut une des dernières, du moins sous Passy.

La Thuille de Bourgogne se décharge sur le quay de la Tournelle, on tient que c’est la meilleure espèce de Tuilles.

Le bardeau de Douves de tonneau est façonné par les Menuisiers.

Pour ce qui est des Ouvrages de couvreurs, ils se payent ordinairement suivant le tarif qu’on va lire.

La Toise carrée de couverture d’Ardoyses avec lattes et contrelattes de chêne de trois pouces neuf lignes de pureau[6], se paye à neuf livres la toise carrée, ou seulement à vingt cinq sols pour façon en fournissant par l’entrepreneur les ardoises, clouds et lattes.

[6]« Lepureaud’une tuile, dit Félibien, est la partie qui est à découvert et qui n’est pas cachée par les autres. »Des principes de l’Architecture, 1676, in-4o, p. 711.

[6]« Lepureaud’une tuile, dit Félibien, est la partie qui est à découvert et qui n’est pas cachée par les autres. »Des principes de l’Architecture, 1676, in-4o, p. 711.

La Toise carrée de couverture d’Ardoises sortes de cartelettes[7]pour les dômes depuis deux jusqu’à trois pouces de pureau lattées comme aux precedentes à 16 livres.

[7]Ou petites cartelles, c’est-à-dire planchettes.

[7]Ou petites cartelles, c’est-à-dire planchettes.

Le millier d’Ardoises communes vaut vingt huit livres, et le millier de fortes depuis 36 jusqu’à 40 livres.

Les couvertures de tuille neuve du grand moule de Passy ou du fauxbourg saint Germain[8], latées de quatre pouces de pureau ouéchantillon, se payent à sept livres la toise carrée.

[8]Le faubourg Saint-Germain avoit eu ses tuileries, qui se rattachoient à celles du Petit-Vaugirard et de Vaugirard. Il en existe encore un souvenir dans le nom dela Cour des vieilles Tuileries, située à l’extrémité de la rue du Cherche-Midi, qui, elle-même, s’étoit longtemps appelée ainsi, depuis la rue du Regard, jusqu’à la rue du Petit-Vaugirard. En 1389, il est déjà parlé des « Tuileries près Saint-Germain des Prés ».Reg. crimin. du Châtelet, 1389-1392, t. I, p. 20.

[8]Le faubourg Saint-Germain avoit eu ses tuileries, qui se rattachoient à celles du Petit-Vaugirard et de Vaugirard. Il en existe encore un souvenir dans le nom dela Cour des vieilles Tuileries, située à l’extrémité de la rue du Cherche-Midi, qui, elle-même, s’étoit longtemps appelée ainsi, depuis la rue du Regard, jusqu’à la rue du Petit-Vaugirard. En 1389, il est déjà parlé des « Tuileries près Saint-Germain des Prés ».Reg. crimin. du Châtelet, 1389-1392, t. I, p. 20.

Pour façon en tout fournissant quinze sols en batimens à lucarnes, et huit sols en simple grange.

Les couvertures de tuilles neuves du grand moule de Passy à claire voye, lattées comme dessus, se payent à quatre livres quinze sols la toise carrée.

La toise carrée de trente six pieds de superficie, se paye de quinze à vingt sols pour les recherches.

La couverture de tuille maniée à bout, latée de neuf, découverte et recouverte, se paye pour chaque toise de trente six pieds de superficie à 4 livres.

Les recherches[9]de couvertures d’Ardoises, et raccommodement des anciennes combles[10]dans les ouvrages neufs, à une livre cinq sols la toise carrée.

[9]« En termes de couvreurs et de paveurs, lisons-nous dans le Manuel lexique de l’abbé Prévost, t. II, p. 339, on appellerecherche de pavé, recherche de couverture, la réparation qui s’y fait lorsque l’on met de nouvelles ardoises ou de nouvelles pierres à la place de celles qui manquent. »

[9]« En termes de couvreurs et de paveurs, lisons-nous dans le Manuel lexique de l’abbé Prévost, t. II, p. 339, on appellerecherche de pavé, recherche de couverture, la réparation qui s’y fait lorsque l’on met de nouvelles ardoises ou de nouvelles pierres à la place de celles qui manquent. »

[10]Ce mot avoit été d’abord du féminin, mais l’usage auquel se conforma l’Académie lui avoit donné enfin le genre qu’il a gardé.

[10]Ce mot avoit été d’abord du féminin, mais l’usage auquel se conforma l’Académie lui avoit donné enfin le genre qu’il a gardé.


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