Sur ces tablettes de santal rouge, un poète de Gwalior, dont le nom est perdu, à écrit un poème que les siècles avec leur sable ont effacé.
C’était peut-être un roi puissant qui traça ces vers dans la houdah de soie de son éléphant, c’était peut-être un ascète assis parmi les roseaux d’un marécage.
Un grand cri d’amour où les maximes de la sagesse ?… Douleur, espoir ou renoncement, nous ne saurons pas… Que de choses à jamais oubliées !
Moi aussi, sur du papier tressé de lin à Gwalior, j’ai écrit ton nom et la description de ta beauté et le sable inexorable des années effacera mes vers.
Qu’importe, ô Padmani, que les hommes plus tard ignorent tout de nous deux, si toi tu sais dans cette minute combien je t’ai aimée.