Ce chapitre sera bref, pour l’excellente raison que le Noir d’Afrique occidentale ignore totalement cet interprète divin de l’amour : le baiser. Il paraît même fort peu disposé à l’apprendre, car depuis que nous nous sommes mêlés à lui et que nous lui montrons le bon exemple, il n’a pas fait le moindre progrès. Ce barbare ne se sert prosaïquement de sa bouche que pour boire et manger. Sur ce point, je me permets de trouver en défaut la théorie de Darwin. S’il est vrai que la fonction développe l’organe, comment les lèvres des nègres, qui n’embrassent jamais, sont-elles considérablement plus développées que les nôtres, à nous Européens qui embrassons à bouche que veux-tu ?
A la science de répondre.