XXVIIGUSTAVE A LUCILE.

Tout est perdu. Mon père s'est enrôlé dans le parti des confédérés et il parle de me faire suivre son exemple.

Non, non, chère Lucile, je ne te quitterai pas. Plutôt mourir que de m'éloigner de toi. Mon père n'est pas impitoyable. Pour m'arracher de tes bras, il faut qu'il me donne la mort.

Je vais lui parler; pourra-t-il ne pas être touché de mes larmes? Je me jetterai à ses pieds, j'embrasserai ses genoux, et ne le laisserai point qu'il ne m'ait permis de rester. S'il refuse, c'en est fait, je renonce à la vie.

De la rue Neuve, le 25 février 1770.


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