Depuis longtemps je ne connaissais plus le doux sommeil. La nuit dernière il revint poser sur mes yeux son aile caressante. Il amena à sa suite, non ces fantômes effrayants qui ont tant de fois assiégé mon esprit, mais la chère image de Gustave, suivie de la troupe riante des amours et des ris.
Durant mon repos, il a versé sur mes sens un baume restaurant; je commence à me sentir un peu soulagée du fardeau qui m'opprimait.
Ma mère me propose d'aller pour quelques jours avec elle prendre l'air en campagne. Venez-y aussi, cher Gustave; sans vous, je ne saurais goûter de plaisir nulle part.
Mardi matin, de la rue de Bressi.