xviii Texte.

Sur toute rien toute ta vieFuys la faulse deesse envieQui fist devenir plus vert que yerreAglaros qui puis devint pierre

Sur toute rien toute ta vieFuys la faulse deesse envieQui fist devenir plus vert que yerreAglaros qui puis devint pierre

Sur toute rien toute ta vie

Fuys la faulse deesse envie

Qui fist devenir plus vert que yerre

Aglaros qui puis devint pierre

xviii Glose.

Aglaros ce dit une fable fut soeur hercé qui tant fut belle que pour sa beauté eut espouse mercurius le dieu de language et furent filles cycrops le roy d’athenes mais tant eut aglaros envie sur sa seur hercé qui pour sa beauté tant fut avancee comme d’estre mariee au dieu que toute d’envie se defrisoit/ et seche devint et descoulouree/ & verte comme yerre pour l’envie que elle portoit a sa seur. ung jour estoit aglaros sur le sueil de l’huis assise et a mercurius qui entrer vouloit en l’ostel veoir l’entree ne pour priere qu’il luy fist entrer ens ne le vouloit laisser. Adonc le dieu se courroussa et dit que tousjours y peust elle remaindre aussi dure comme elle avoit le courage : et lors devint aglaros dure comme pierre si peult estre averee la fable par semblable cas advenir a aulcunes personnes/ Mercurius peult estre ung puissant homme bien emparlé qui fist sa serourge emprisonner ou mourir pour aulcun desplaisir que elle luy avoit fait. Et pour ce dit que elle fut muee en pierre/ et pour cause que trop est villaine tache/ & contre gentillesse estre envieux dit au bon chevalier que il s’en garde sur toute riens. Et dit socrates. Celuy qui porte le faisseau d’envie a peine perpetuelle.

xviii Allegorie

Sicomme l’auctorité defend envie au bon chevalier. Celluy mesmes peché defend la sainte escripture au bon esperit/ et dit Sainct augustin. Envie est la hayne de felicité d’autruy : et se estend l’envie de l’envieux contre ceulz qui sont plus grant de soy/ pour ce que il n’est ainsy grant que eulx/ et contre ceulx qui sont moindres de soy de paour qu’ilz ne devienent aussi grans comme luy/ et a ce propos dit l’escripture.

Nequam est oculus mundi et avertens faciem suam. ecclesiastici. xiiii. ca.

Nequam est oculus mundi et avertens faciem suam. ecclesiastici. xiiii. ca.


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