ii. Texte.
Et a celle fin que tu sachesQu’il te fault faire/ & que tu facesA toy les vertus plus propicesPour mieulx parvenir aux premissesDe vaillance chevalereuseEt tout soit elle aventureuseEncor te diray qui me maineJ’ay une mienne seur germaineRemplie de toute beaultéMais sur toute especiaultéEst doulce/ coye/ & attrempeeNe jamais d’ire/ n’est frappeeA riens fors mesure ne penseC’est la deesse d’attrempanceSi ne peulx s’a par elle nomAvoir de grant grace le nomCar s’elle n’en faisoit le poisTout ne te vauldroit pas sept pois.Pour ce vueil qu’avec moy t’amyeCelle soit/ ne l’oublies myeC’est la deesse tres appriseQui sage est/ moult l’ayme & prise.
Et a celle fin que tu sachesQu’il te fault faire/ & que tu facesA toy les vertus plus propicesPour mieulx parvenir aux premissesDe vaillance chevalereuseEt tout soit elle aventureuseEncor te diray qui me maineJ’ay une mienne seur germaineRemplie de toute beaultéMais sur toute especiaultéEst doulce/ coye/ & attrempeeNe jamais d’ire/ n’est frappeeA riens fors mesure ne penseC’est la deesse d’attrempanceSi ne peulx s’a par elle nomAvoir de grant grace le nomCar s’elle n’en faisoit le poisTout ne te vauldroit pas sept pois.Pour ce vueil qu’avec moy t’amyeCelle soit/ ne l’oublies myeC’est la deesse tres appriseQui sage est/ moult l’ayme & prise.
Et a celle fin que tu saches
Qu’il te fault faire/ & que tu faces
A toy les vertus plus propices
Pour mieulx parvenir aux premisses
De vaillance chevalereuse
Et tout soit elle aventureuse
Encor te diray qui me maine
J’ay une mienne seur germaine
Remplie de toute beaulté
Mais sur toute especiaulté
Est doulce/ coye/ & attrempee
Ne jamais d’ire/ n’est frappee
A riens fors mesure ne pense
C’est la deesse d’attrempance
Si ne peulx s’a par elle nom
Avoir de grant grace le nom
Car s’elle n’en faisoit le pois
Tout ne te vauldroit pas sept pois.
Pour ce vueil qu’avec moy t’amye
Celle soit/ ne l’oublies mye
C’est la deesse tres apprise
Qui sage est/ moult l’ayme & prise.
ii. Glose.
Dit othea que attrempance est sa seur/ laquelle il doibt aymer. La vertu d’attrempance vrayement peult estre dicte seur et est semblable a prudence. Car attrempance est demonstrance de prudence/ & de prudence s’ensuyt attrempance. Pour ce dit que il la tienne pour s’amie. ce que semblablement doibvent faire tous bons chevaliers desirans le louyer donné aux bons. Si comme dit le philozophe nommé democritus.
Attrempance amodere les vices/ et parfait les vertus
ii Alegorie
La vertu d’attrempance qui a proprieté de limiter les superfluitez doit avoir le bon esperit. Et dit sainct augustin au livre des meurs de l’eglise que l’office de attrempance est refraindre & appaiser les meurs de concupiscence qui nous sont contraires & qui nous destournent de la loy de dieu. Et aussi despiter delices charnelles & louenge mondaine. A ce propos parle sainct pierre l’apostre en sa premiere epistre.
Obsecro vos tanquam advenas et peregrinos abstinere vos a carnalibus desideriis que militant adversus animam. Prima petri secundo capitulo
Obsecro vos tanquam advenas et peregrinos abstinere vos a carnalibus desideriis que militant adversus animam. Prima petri secundo capitulo