xxxix Texte

Croy pour la santé de ton corpsD’esculapion les raporsEt nompas de l’enchanteresseCircés/ qui trop est tromperesse.

Croy pour la santé de ton corpsD’esculapion les raporsEt nompas de l’enchanteresseCircés/ qui trop est tromperesse.

Croy pour la santé de ton corps

D’esculapion les rapors

Et nompas de l’enchanteresse

Circés/ qui trop est tromperesse.

xxxix Glose

Esculapius fut ung moult sage clerc qui trouva la science de medecine & en fist livres/ & pour ce dit au bon chevalier que il croye ses rapors sur sa santé/ c’est a dire se il a besoing que il se tourne vers les mires et medecins/ nonmie es sors de circés qui fut enchanteresse/ & peult estre dit pour ceulx qui en leurs maladies usent de sors/ de charmes & d’enchantemens & cuident par ce avoir garison qui est chose deffendue & contre les commandemens de saincte eglise & dont nul bon chrestien ne doibt user/ platon repudia & ardit les livres d’enchantemens & de sors fais sur medecine dont ung temps avoient usé et approuva & se tint a ceulx de science raisonnable & de experience.

xxxix Alegorie

Pour esculapion qui fut phisicien & mire pouons entendre le quint commandement qui dit. Tu n’occiras point/ c’est a dire ne de cueur/ ne de langue ne de main/ & si est deffendue toute violence percussion & corporelle blesseure & n’est ici deffendu aux princes aux juges & aux maistres de justice mettre a mort les malfaicteurs mais tant seulement a ceulx qui n’en ont point de auctorité/ mais que en cas de necessité la ou ung homme ne pourroit aultrement eschaper auquel cas les drois seuffrent bien tuer aultruy en son corps deffendant aultrement non. A ce propos dit l’evangile.

[Qui gladio occiderit oportet eum in gladio occidi. Luce xiii. cap.]

[Qui gladio occiderit oportet eum in gladio occidi. Luce xiii. cap.]


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