Page 36, avant Herrade de Landsberg (...-1195), lire:
La femme de Geoffroi Martel (fils de Foulques Nerra ou le Noir, comte d'Anjou; Geoffroi Martel: 1006 ou 1007-1060) aimait la lecture, mais telle était alors la rareté des livres, qu'elle fut obligée de donner deux cents moutons, cinq quartiers de froment et autant de seigle et de millet pour avoir un manuscrit renfermant des homélies. (Cf. VictorDURUY,Histoire de France, t. I, p. 247; Paris, Hachette, 1898.)
Tout le monde connaît le nom d'Héloïse, l'amante passionnée d'Abélard (1101-1164), qui, toute jeune, avait étudié, à l'abbaye d'Argenteuil, le latin, le grec, l'hébreu et la philosophie.Per abundantiam litterarum erat suprema, dit d'elle Abélard. (Cf.MICHELET,Histoire de France, t. II, p. 324; Paris, Marpon et Flammarion, 1879;—etVILLENAVE, Notice, en tête desLettres d'Héloïse et d'Abélard, p. 10; Paris, Charpentier 1865.)