Chapter 13

On a prétendu que beaucoup des volumes de la bibliothèque de Trianon étaient d'un genre ultra-léger; Ernest Quentin-Bauchart conteste, avec raison, cette assertion, et estime que ces volumes ne sont pas plus «scandaleux» que ceux de tant d'autres grandes dames de cette époque. Ils n'ont même rien de scandaleux du tout[412].

Les livres de la seconde bibliothèque de Marie-Antoinette, de la Bibliothèque du château des Tuileries, «portaient presque tous, soit au dos, soit sur les plats, au bas des armes, les initiales couronnées C. T. [Château des Tuileries]. Ils furent transportés, en 1793, à la Bibliothèque nationale, où ils sont aujourd'hui[413].» Le catalogue de cette bibliothèque a été dressé, et forme un volume manuscrit, conservé à la Bibliothèque nationale; il comprend 146 pages in-4. Dans l'avertissement placé au début de ce catalogue, on trouve d'intéressants détails sur le classement et le rangement des livres de la reine:

«Son cabinet de livres est composé de dix armoires séparées chacune par une cloison, et chaque armoire contient huit tablettes ou rayons. Chaque armoire est marquée par une lettre de l'alphabet, à commencer par celle que Sa Majesté a à sa main gauche en passant la porte par laquelle elle va de sa chambre dans sa bibliothèque. Cette armoire est désignée par la lettre A. Celle qui se trouve à droite de la même porte est l'armoire B, et ainsi de suite en faisant le tour jusqu'à la lettre K[414].»

Ce catalogue est divisé en deux parties; dans la première les livres sont inscrits par ordre de matière, dans la seconde ils sont rangés par ordre alphabétique. Les divisions par ordre de matière avaient été faites par le roi lui-même: «Pour ces divisions, on a suivi celles que le roi a indiquées lui-même, en faisant le premier arrangement des livres, qui a épargné au bibliothécaire plus de la moitié de son travail[415].»

Les divisions sont au nombre de quatre: Religion, Histoire, Arts (Sciences et Arts), Belles-Lettres.

La division de la Religion comprenait d'abord 53 articles, qui, plus tard, ont été portés à 69; l'Histoire, 140; les Sciences et Arts, 60; les Belles-Lettres, 93. On remarque, dans cette dernière division:les Femmes illustres, de Scudéry;la Princesse de ClèvesetZaïde, de Mmede la Fayette;les Aventures de Télémaque; lesMémoires du Chevalier de Grammont, par Hamilton;Gil-Blas; lesContes moraux, de Marmontel; presque tous les romans de MmeRiccoboni;Robinson Crusoé,Gulliver,Tom Jones, de Fielding;Clarisse HarloweetGrandisson, de Richardson; lesContesde fées, de Mmed'Aulnoy; la traduction de Shakespeare, par Letourneur; etc.

LaCOMTESSE D'ARTOIS, Marie-Thérèse de Savoie, seconde fille du duc Victor-Amédée III, mariée en 1773 au comte d'Artois, futur Charles X, sœur de la comtesse de Provence (1756-1805).

Sa bibliothèque, une des plus importantes de l'époque, fut formée par les soins du littérateur François-Félix Nogaret, l'auteur duFond du sac. Ses livres étaient reliés en maroquin rouge, avec un simple «trois filets», comme ceux de sa sœur, avec lesquels on les confond souvent[416].

Le duc deDEVONSHIRE, William (1748-1811), épousa en premières noces la fille du comte Spencer,GEORGINA(1757-1806), et en secondes noces la fille de lord Hervey,ÉLISABETH(1759-1824), qui, toutes les deux, montrèrent un vif penchant pour les lettres et les livres[417].

LOUISE-ADÉLAIDE DE BOURBON-CONDÉ, tante du duc d'Enghien (1757-1824).

Elle témoigna toute sa vie d'une austère piété, fut abbesse de Remiremont, et vécut pour ainsi dire dans les couvents,—ce qui ne l'empêcha pas d'entretenir, en 1786 et 1787, avec un jeune officier, M. de la Gervaisais, une correspondance galante, qui a été publiée, en 1834, par Ballanche[418].

On l'a dite aussi amie des livres.

MADAME ÉLISABETH, Philippine-Marie-Hélène de France, sœur de Louis XVI (1764-1794).

Sa bibliothèque était «la plus considérable après celle de la reine» (Marie-Antoinette).

Madame Élisabeth, qui périt sur l'échafaud, après son frère, «vécut retirée, fuyant les plaisirs, s'appliquant avec ardeur à l'étude des mathématiques»: elle composa même une table de logarithmes très ingénieuse, admirée par le savant Lalande[419].

«Madame Élisabeth, écrit de son côté Eugène Asse[420], avait reçu une éducation sévère, sous la surveillance de la comtesse de Marsan, gouvernante des Enfants de France, et surtout de la baronne de Mackau, sous-gouvernante. C'est à leurs soins patients que fut due la transformation qui eut lieu dans le caractère de la jeune princesse, née emportée et violente: ce fut une répétition de ce qu'autrefois Fénelon avait fait pour le duc de Bourgogne... Toutefois il est juste de dire, en ce qui concerne Madame Élisabeth, que si l'éducation en fit la plus vertueuse des princesses, elle laissa subsister en elle une énergie qu'on aurait souhaitée à son frère.

«Elle reçut de Guillaume Le Blond des leçons d'histoire et de géographie, suivit même assidûment les cours de physique de l'abbé Nollet. Le docteur Le Monnier, médecin des Enfants de France, et le docteur Dassy lui apprirent la botanique, dans les longues excursions qu'ils faisaient avec elle dans la forêt de Fontainebleau, pendant les séjours de la cour dans cette résidence royale. La fille de la célèbre MmeGeoffrin, la marquise de la Ferté-Imbault, lui avait donnéun goût très vif pour Plutarque, en composant pour elle une analyse desVies des hommes illustres.

«Devenue, à quatorze ans (1778), maîtresse de ses actions, elle s'était arrangé dans sa maison de Montreuil, près de Versailles, une vie toute d'étude et de charité pratique.

«Elle a, pour secrétaire ordinaire et de cabinet, Chamfort l'académicien; pour page, ce jeune Adalbert de Chamisso de Boncourt, que l'émigration jettera en Allemagne, et qui écrira plus tard le roman dePierre Schlemihl(1814).

«Madame Élisabeth aima les livres. Ceux de sa bibliothèque étaient élégamment reliés, timbrés d'un écusson en losange[421]aux armes de France, surmonté d'une couronne ducale. La Bibliothèque de l'Arsenal en possède un, l'Office de Saint-Symphorien, qui rappelle les habitudes pieuses de la jeune princesse, et qui a dû l'accompagner bien souvent dans ses visites à sa paroisse. Cette église de Saint-Symphorien était celle de Montreuil: église très simple, assez laide, au style de temple grec, surmontée d'une sorte de pigeonnier carré, où sonnait une uniquecloche, dont Madame Élisabeth avait été la marraine. Comme la maison de Montreuil n'avait pas de chapelle, la princesse s'y rendait à pied par les ruelles, souvent «par une crotte indigne», car l'accès en était difficile aux carrosses.»

C'est à propos de cette église que Madame Élisabeth écrivait à Mmede Raigecourt, un lundi de Pâques:

«J'ai l'air d'une vraie campagnarde: c'est que je suis à Montreuil depuis midi. J'ai été à vêpres à la paroisse. Elles sont aussi longues que l'année dernière, et ton cher vicaire chanteO Filiid'une manière aussi agréable. Des Essarts a pensé éclater [de rire], et moi de même.»

Les vraies fêtes, les seules fêtes même de l'humble château de Montreuil étaient celles de l'étude et de l'amitié. Entre Mmede Mackau et son vieux maître Le Monnier, qui tous deux habitaient dans le voisinage, «la princesse passait des heures délicieuses». «Le Monnier, raconte Mmed'Armaillé, associait Madame Élisabeth à ses recherches de botanique dans son jardin, à ses expériences de physique dans son cabinet. Le jeune Chamisso y assistait souvent à la suite de la princesse, et il en acquit des connaissances qui, plus tard, ne furent pas inutiles à sa carrière et à sa réputation.

«Chez elle, nous voyons souvent Madame Élisabeth adonnée à de vrais plaisirs de bibliophile. Plus d'une de ses matinées est occupée par le rangement de ses livres.

«Ma bibliothèque est presque finie, écrit-elle à Mmede Raigecourt; les tablettes se placent; tu n'imagines pas quel joli effet font les livres[422].»

LaDUCHESSE DE MONTESQUIOU-FEZENSAC, Louise-Joséphine de la Live (1764-1832)[423].

CHARLOTTE CORDAY, Marianne-Charlotte de Corday d'Armans ou d'Armont, qui assassina Marat (1768-1793).

Elle était arrière-petite-nièce de Corneille et fut élevée à Caen, à l'abbaye des Dames.

«Ses vrais amis étaient ses livres, écrit d'elle Michelet[424]. La philosophie du siècle envahissait les couvents. Lectures fortuites et peu choisies. Raynal pêle-mêle avec Rousseau. «Sa tête, ditun journaliste, était une furie de lectures de toutes sortes.»

En quittant le domicile de sa tante, à Caen, pour se rendre à Paris et y exécuter son sinistre dessein, «elle distribua ses livres, sauf un volume de Plutarque, qu'elle emporta avec elle», ajoute Michelet, et, la veille du 13 juillet, où elle assassina Marat, «elle passa le jour à lire tranquillement lesViesde Plutarque, la bible des forts».

On a trouvé un volume ayant appartenu à Charlotte Corday:Typus mundi..., dont le feuillet de garde porte son nom: C.CORDAY DARMONT[425].

MADAME ROYALE, Marie-Thérèse-Charlotte de France, dite Madame Royale, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, mariée en 1799 à son cousin le duc d'Angoulême (1778-1851).

Elle est mise aussi au rang des bibliophiles par Quentin-Bauchart[426].

Dans sesMémoires d'outre-tombe, particulièrement dans le tome VI, pages 139 et suivantes(édition Edmond Biré), Chateaubriand donne d'abondants et curieux détails sur la duchesse d'Angoulême.

MmeSWETCHINE, née Anne-Sophie Soymonoff (1782-1857). «C'était une grande liseuse, et qui (chose rare chez son sexe) savait lire, ne perdant rien de ses lectures, crayonnant, écrivant à la marge du livre, prenant des notes, copiant des extraits, rédigeant des résumés, tenant des journaux intimes, se formant des recueils de renseignements et d'arguments», dit le critique Jules Levallois[427].

M. de Falloux a raconté la vie et publié la correspondance et diverses œuvres de MmeSwetchine, qui, de son vivant, a joui d'une grande réputation dans le monde religieux: il a même été question de la canoniser. Elle poussait la piété jusqu'au plus singulier mysticisme, à l'hallucination ou à l'enfantillage, et nombre d'anecdotesont couru à ce sujet. Elle obligea un jour son mari, de vingt-cinq ans plus âgé qu'elle, à se priver d'une montre à laquelle il tenait beaucoup: «Il faut vous mortifier!» lui déclara-t-elle. Une mouche tombait-elle dans sa baignoire, elle la retirait de l'eau, la mettait au soleil, lui faisait reprendre vie: «N'est-ce pas une petite créature du bon Dieu?[428]»

MARIE-AMÉLIE DE BOURBON, femme de Louis-Philippe Ier, roi des Français (1782-1866), est aussi classée au nombre des bibliophiles[429].

De même,HORTENSE DE BEAUHARNAIS, mariée, en 1802, à Louis Bonaparte, roi de Hollande (1783-1837)[430].

MmeDE TRACY, Sarah ou Sara Newton (1789-1850), femme en premières noces du colonel puis général Le Tort, et en secondes noces du marquisAlexandre-César-Victor-Charles Destutt de Tracy, qui fut ministre de la marine en 1848-1849 et protesta contre le coup d'État de Napoléon III.

On a publié d'elle trois volumes d'Essais, Lettres et Pensées[431], auxquels Sainte-Beuve a consacré un très intéressant article[432].

Mmede Tracy, qui appartenait à la famille du grand Newton, avait la passion de la lecture et de l'étude, et dissertait longuement sur ce double sujet avec son amie Mmede Coigny. «Mmede Coigny me donne des leçons de prononciation, de ponctuation, et me recommande de faire des notes sur tout ce que je lis, et d'écrire tous les jours ce que je pense: c'est une façon de savoir si on est bête[433].»

C'est à MlleNewton que l'helléniste Boissonade adressait un jour ce reproche et ces très sagaces conseils:

«Vous ne savez pas lire.Vous lisez comme si vous mangiez des cerises.Une fois la lecture faite, vous ne pensez plus à ce que vous avez lu, et il ne vous en reste rien. Il ne faut pas liretoutes sortes de choses au hasard; il faut mettre de l'ordre dans ses lectures, y réfléchir, et s'en rendre compte[434].»

Les notes recueillies par Mmede Tracy sont, au point de vue de l'étude et de la lecture, très dignes d'attention, des plus fructueuses, et prouvent bien qu'elle était loin d'«être bête».

«J'ai organisé mon travail, et je suis décidée à traduire tout de bon le livre desOfficesde saint Ambroise, dont je n'avais fait que de courts extraits. Quel bonheur d'avoir de la volonté et de l'aptitude pour une occupation quelconque. Que de charme à voir là, devant moi, cette multitude de gros volumes que je n'aurai jamais le temps de lire jusqu'au bout!»

«...Je retire chaque jour de mes lectures un fruit inappréciable. Je goûte le bonheur d'avoir devant moi une occupation plus longue que la vie.Ne pas savoir se créer une occupation sérieuse lorsque la vieillesse commence, c'est vouloir mourir d'une mort anticipée.Que font de leur vie les femmes oisives, quand elles ne peuvent plus la dépenser dans le monde? elles la passent dans leur lit. La vieillesse est pour elles commel'Enfer de Dante, à la porte duquel on laisse toutes les espérances[435].

«La vraie philosophie, écrit-elle encore[436], c'est de préférer ce qu'on a, et de voir toutes choses du bon côté. De même, le vrai Christianisme consiste à faire à tous les êtres animés, bêtes et gens, le plus de bien possible, et à attendre la mort sans crainte comme sans impatience.»

Une étrange particularité à signaler à propos de cette femme remarquable: «elle regretta si vivement son premier mari, le général Le Tort, qu'elle s'obstina à garder, assure-t-on, le cercueil du mort dans sa chambre à coucher, jusque dans les premiers temps de son second mariage[437]».

LaPRINCESSE D'ISENGHIEN, Marguerite-Camille Grimaldi (1790-....)[438].

LaDUCHESSE DE BERRY, Marie-Caroline, fille du roi de Naples Ferdinand Ier, mariée, en 1816,à Charles-Ferdinand de Bourbon, duc de Berry, deuxième fils du comte d'Artois, depuis Charles X (1798-1870).

Elle avait un esprit très vif et l'amour des lettres et des arts, remarque Eugène Asse, dans son étude surles Bourbons bibliophiles[439]. Même après l'assassinat de son mari, frappé d'un coup de poignard par Louvel, à la porte de l'Opéra, en 1820, elle resta la protectrice des artistes et des gens de lettres. Sa collection de tableaux et la bibliothèque qu'elle s'était formée au château de Rosny, près de Mantes, furent également célèbres. Les événements de 1830 les dispersèrent l'une et l'autre.

«La bibliothèque du château de Rosny fut une des mieux choisies, des plus élégantes par ses exemplaires et par ses reliures, que l'on ait comptées dans la première moitié du dix-neuvième siècle. Les livres en étaient presque tous timbrés sur le plat recto aux armes de la duchesse:de France à la bordure engrêlée de gueules qui est de Berry, accolé des Deux-Siciles; sur le plat verso, de son chiffre C couronné[440].»

La vente de cette bibliothèque eut lieu en 1837. LeCatalogue, où figurent, sur la feuille de titre, les armes de la duchesse, très finement gravées en taille-douce, entourées de la cordelière des veuves et de deux branches de lis, comprend 2578 numéros pour les livres et 74 pour les estampes. La théologie y est représentée par 141 articles, la jurisprudence par 36, les sciences et arts par 445, les belles-lettres par 565, l'histoire par 1163; les manuscrits sont au nombre de 86 et les lettres autographes de 54.

L'auteur de la préface de ceCatalogue[441]considère comme «superflu» l'éloge de cette bibliothèque, où chaque article annonce presque toujours le plus bel exemplaire, enrichi de gravures, de portraits ou d'une somptueuse et élégante reliure. Les manuscrits doivent exciter la curiosité à un très haut degré. Depuis plus de trente ans, ajoute l'auteur de cette préface, il ne s'est pas présenté de collection aussi précieuse sous le rapport de l'antiquité historique; une grande partie de ces richesses proviennent du célèbre Pithou et ont été recueillies par lui.

Parmi ces manuscrits nous mentionnerons: leCode Théodosien, du sixième siècle, qu'une note de Pithou (XVIesiècle) dit avoir servi à Cujas pour sa publication des Codes;—leRoman de la Rose, manuscrit sur vélin, du treizième siècle;—leRoman de Gaides, en vers, manuscrit de la fin du treizième siècle.

Quelques années avant la mort de la duchesse de Berry, survenue en 1870, eut lieu une seconde vente de manuscrits lui ayant appartenu. Cette collection avait été distraite de la première, et ne comprenait que 35 articles. La vente produisit 98.085 francs. Un seulLivre d'heures—l'incomparableLivre d'heuresde Henri II et de Catherine de Médicis,—fut adjugé au prix de 60.000 francs pour le Musée des Souverains[442].

LaCOMTESSE DE CHESSY-FOURCY, Madeleine Boucherat (....-1714).

Son mari était prévôt des marchands de Paris en 1684[443].

LaDUCHESSE DE DURFORT DE DURAS, Marguerite-Félicité de Lévis-Ventadour (....-1717)[444].

MmeDE SÉGUR, Charlotte-Émilie Le Fèvre de Caumartin, femme du président de Ségur (....-1729)[445].

LaDUCHESSE DE NOAILLES, Françoise-Charlotte-Amable d'Aubigné, nièce de Mmede Maintenon, épouse du duc de Noailles, maréchal de France (....-1739)[446].

ÉLISABETH DE LA ROCHEFOUCAULD DE ROYE DE ROUCY, religieuse, abbesse de Saint-Pierre de Reims (....-1744)[447].

LaMARQUISE D'ARGOUGES, Françoise Le Pelletier (....-1745)[448].

ÉLISABETH-ÉLÉONORE DE LA TOUR D'AUVERGNE, abbesse de Thorigny, en Normandie (....-1746)[449].

LaDUCHESSE DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG, Marie-Sophie-Honorate Colbert de Seignelay (....-1747)[450].

MARIE-ANNE DE LA VIEFVILLE, abbesse de Gomerfontaine (....-1751)[451].

LaDUCHESSE D'AUMONT, Victoire-Félicité de Durfort-Duras (....-1753)[452].

LaMARQUISE DE MONTMORENCY-LAVAL, Marie-Thérèse de Hautefort (....-1753)[453].

LaCOMTESSEouMARQUISE D'ANGENNES, Marie-Françoise de Mailly (....-1760).

La vente de ses livres eut lieu à Paris, après son décès, le 21 juillet 1760[454].

LaMARQUISE DE GALLIFETouGALLIFFET, Marie-Denise-Élisabeth Pucelle (....-1761)[455].

LaDUCHESSE DE LUYNES ET DE CHEVREUSE, Marie Bruslart ou Brûlart (....-1763)[456].

MmeTHIROUX DE LAILLY, Claude Buffaut de Millery (....-1766), femme de Jean-Louis-Lazare Thiroux de Lailly, seigneur d'Arconville (1682-1742), fermier général, puis trésorier général de la maison du Roi, qu'elle avait épousé en 1709 et dont elle eut trois fils.

La vente de ses livres eut lieu à Paris, après son décès, le 12 mai 1766 et jours suivants[457].

LaMARQUISE DE MANCINI, Gabrielle-Yolande-Claude-Martine de Polastron (....-1773?)

La vente de sa bibliothèque eut lieu à Paris, et sans doute après son décès, le 26 juillet 1773 et jours suivants[458].

MmeDE LA HAYE, Marie-Adélaïde-Victoire Bouret de Valroche (....-1776).

Son mari était fermier général[459].

MmeDE L'ÉPINETTE LE MAIRATouDE LESPINETTE DE MEIRAT, Marie-Thérèse-Geneviève, marquisede Bruyères, Pecquot de Saint-Maurice (....-1783).

Son mari était président à la Cour des comptes en 1755[460].

LaDUCHESSE DE DURFORT-CIVRAC, Anne-Marie de la Faurie de Monbadon (ou Monbardon?) (....-1786)[461].

LaCOMTESSE DE VERGENNES, Anne de Vivier (ou du Vivier?) (....-1787)[462].

LaCITOYENNE MONTESQUIEU; peut-être Françoise-Catherine de Narbonne,—ou Jeanne-Marie Hocquart (....-1793).

Quel que soit le nom véritable de cette femme, elle a laissé une importante bibliothèque dont Quentin-Bauchart donne la liste des ouvrages[463].

MmeDE PÉRUSSE D'ESCARS(ouDE PEYRUSSE DES CARS), Marie-Élisabeth de Lastic (....-1793)[464].

MmeD'ALIGRE, Madeleine-Catherine Boivin de Bonnetot, mariée, en 1711, à Étienne d'Aligre (XVIIIesiècle)[465].

MARIE DE BASTARD DE LA FITTE, abbesse du monastère royal de Favas, diocèse de Comminges, en 1722 (XVIIIesiècle)[466].

MmeDE BAUYN D'ANGERVILLIERS, née Mathefelon (XVIIIesiècle)[467].

ANNE-MARIE-LOUISE DE BELZUNCE(ouBELSUNCE), grande prieure de l'abbaye de Saintes, puisabbesse du Roncerai, à Angers, vers 1709 (XVIIIesiècle)[468].

LaVICOMTESSE DE BELZUNCE(ouBELSUNCE), N. de la Live d'Épinay (XVIIIesiècle)[469].

MmeBLONDEL D'AUBERS, Marie-Anne de Calonne, sœur du ministre de Louis XVI (XVIIIesiècle)[470].

HENRIETTE DE BOURBON DE LA GUICHE, dite Mademoiselle de Verneuil, fille naturelle et légitimée de Louis-Henri de Bourbon,—prince de Condé, premier ministre de Louis XV (XVIIIesiècle)[471].

MmeGUILLAUME DE BURE, mère des deux libraires de Bure (XVIIIesiècle).

«Deux classes de livres surtout composaient sa précieuse bibliothèque: les livres de piété et les livres espagnols», écrit Silvestre de Sacy[472].

MmeCAMUS DE PONTCARRÉ, Angélique-Élisabeth, fille de Geoffroy-Macé (XVIIIesiècle)[473].

LaDUCHESSE DE CHATILLON, Adrienne-Félicité de la Baume Le Blanc de la Vallière, fille unique du célèbre bibliophile, le duc Louis-César de la Vallière, petit-neveu de la maîtresse de Louis XIV, et qui, mort en 1780, à soixante-douze ans, rassembla, dans son château de Montrouge, «la plus riche bibliothèque que jamais particulier ait possédée en France[474]». La duchesse de Châtillon avait ainsi reçu le goût des livres en héritage[475](XVIIIesiècle).

LaMARQUISE CROZAT DU CHATEL; Marguerite Legendre, mariée, en 1696, à Antoine Crozat, marquis du Châtel, receveur des finances à Bordeaux (XVIIIesiècle)[476].

MmeVEUVE DIEZ(XVIIIesiècle)[477].

Originaire d'une famille espagnole, mère d'un des pères de l'ancien collège des Jésuites de Paris, ou collège de Clermont, devenu depuis le lycée Louis-le-Grand, elle fit don à cet établissement de 72 volumes,—ce qui a paru suffisant à Joannis Guigard pour inscrire le nom de cette pieuse veuve sur le livre d'or des femmes bibliophiles.

LaCOMTESSE DU DRENEUC, Catherine de Martin de Champoléon (XVIIIesiècle)[478].

CLAUDE DE DURFORT, religieuse, abbesse de Faremoutier, diocèse de Meaux, et dernièreabbesse de cet établissement, détruit en 1792 (XVIIIesiècle)[479].

LaDUCHESSE DE DURFORT DE LORGES, Marie-Marguerite-Reine de Butault de Marzan (XVIIIesiècle)[480].

MmeFAURIS, Julie de Villeneuve de Vence, femme du président Fauris (XVIIIesiècle)[481].

LaBARONNE DE FONTAINE-CHALANDRAY(ouCHALENDRAI), Marie-Antoinette du Mas (ou Dumas) (XVIIIesiècle).

Le baron de Fontaine-Chalandray était receveur général des finances de Lorraine et Barrois en 1749[482].

LA MARQUISE DE KERHOENT, née N. de Champagne (XVIIIesiècle)[483].

MmeDE LA BORDE(XVIIIesiècle).

La vente de ses livres eut lieu à Paris, le 20 mai 1799 et jours suivants. Le catalogue, dressé par G. de Bure l'aîné, comprenait 167 numéros[484].

LaCOMTESSE DE LA FEUILLADE, Catherine-Scholastique Bazin de Bezons (XVIIIesiècle)[485].

LaMARQUISE DE LA QUEUILLE, Louise-Jacqueline de Lastic de Saint-Jal (XVIIIesiècle)[486].

LaDUCHESSE DE LA TRÉMOILLE-THOUARS, Marie-Maximilienne-Louise-Françoise-Sophie, princesse de Salm-Kirbourg (XVIIIesiècle)[487].

MmeLE BAS DE MONTARGIS, Henriette-Catherine Hardouin-Mansart, femme de Claude Le Basde Montargis, conseiller d'État en 1722 (XVIIIesiècle)[488].

MlleLE DUC, marquise de Tourvoie, danseuse à l'Opéra, maîtresse puis femme de Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont (XVIIIesiècle).

Elle rassembla un grand nombre d'ouvrages de théologie,—ce qui est assez étrange, vu la profession de ladite marquise,—et habilla richement ses volumes de maroquin avec dentelles[489].

Le catalogue des livres de MlleLe Duc, daté de 1757, et dressé par Prault fils aîné, libraire, quai de Conty (sic), se trouve actuellement à la Bibliothèque de l'Arsenal; c'est un très beau manuscrit in-4 de 225 pages.

MmeLEFÉBURE DE LA BASSE-BOULOGNE, née N. Couthier (XVIIIesiècle)[490].

LaMARQUISE DE LESTEVENON, Marie-Wilhelmine van der Duyn (XVIIIesiècle).

Son mari était ambassadeur de la province de Hollande en France 1740[491].

LaCOMTESSE DE LÉVIS-CHATEAU-MORAND, Philiberte de Languet de Gergy (XVIIIesiècle)[492].

LaPRINCESSE DE LIGNE, Henriette-Eugénie de Béthisy (ou Béthizy) de Mézières (XVIIIesiècle)[493].

CUNÉGONDE DE MAILLÉ DE KERMAVAN(ouKERMAOUEN, ouKERMAN, ouCARMAN), abbesse de Monré, près d'Amboise (XVIIIesiècle)[494].

MmeMÉGRET OU MAIGRET, Françoise-Thomas de Pange, femme de Mégret ou Maigret, baron d'Étigny et de Theil (XVIIIesiècle)[495].

MARIE-ALEXANDRINE DE MONTJOUVENT, abbesse de l'abbaye de la Déserte, à Lyon (XVIIIesiècle)[496].

LaDUCHESSE DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG, Charlotte-Anne-Françoise de Montmorency-Luxembourg, mariée au duc de Montmorency-Luxembourg (XVIIIesiècle)[497].

LaDUCHESSE DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG, Marie-Jeanne-Thérèse de l'Espinay (XVIIIesiècle)[498].

LaCOMTESSE DE RIEUX, Suzanne-Henriette-Marie de Boulainvilliers de Bernard (XVIIIesiècle)[499].

MmeROLAND DE CHALLERAUGE(ouDE CHALLERANGES?), née N. de Brosses, femme d'un conseiller au Parlement (XVIIIesiècle?)[500].

LaMARQUISE DE SAINTE-MAURE, Marie des Chiens de la Neuville (ou Neufville) (XVIIIesiècle)[501].

LaDUCHESSE DE SAULX DE TAVANNES, Marie de Choiseul-Gouffier (XVIIIesiècle)[502].

MARIE-AUGUSTE DE SULTZBACH, femme de Charles-Philippe de Sultzbach, son cousin-germain, comte palatin du Rhin (XVIIIesiècle)[503].

LaDUCHESSE DE TALLEYRAND-PÉRIGORD, Marie-Françoise de Rochechouart, femme de Jean-CharlesTalleyrand, duc et pair de France (XVIIIeouXIXesiècle)[504].

LaPRINCESSE DE TALMONT, Marie-Jablonowska, fille du comte Jablonowski, grand enseigne de la couronne de Pologne; mariée, en 1730, à Frédéric de la Trémouille, prince de Talmont (XVIIIesiècle).

Elle possédait une belle bibliothèque qui fut vendue en 1774[505].

LaMARQUISE DE VALBELLE DE TOURVES, Marguerite-Delphine (XVIIIesiècle)[506].

L'Intermédiaire des chercheurs et curieuxa publié, dans son numéro du 20 juin 1908[507], et au-dessus de la signature Sy, «une liste d'ex-librisde dames, dont la plupart ont vécu au dix-huitième siècle».

Voici cette liste, de laquelle je me borne à supprimer les noms mentionnés par moi précédemment:


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