E

Don Quichotte. Le seul des livres espagnols «qui soit bon est celui qui a fait voir le ridicule de tous les autres.» LXXVIII.

Droit barbare. Lois franques, etc., abandonnées pour le droit romain. CI.

Droit canon. Constitutions des papes (Décrétales), adoptées par les Français.Ibid.

Droit civil. Il règle les affaires des particuliers.

Identité rationnelle du droit civil et du droit public. XCV.

Droit coutumierpresque toujours modifié selon le droit romain. CI.

Droit des gens(voyez Droit public), doit prohiber les inventions meurtrières. CVI.

Droit publicfaussé par les passions des princes, la patience des peuples, la flatterie des écrivains; science qui apprend aux princes jusqu'à quel point ils peuvent violer la justice. XCV.

Le droit public devrait être considéré comme un droit civil étendu au monde entier.Ibid.

Il est plus connu en Europe qu'en Asie.Ibid.

Sanctions du droit public: la guerre; les représailles; la suppression des avantages mutuels; la renonciation aux alliances. XCVI.

Les principes du droit public sont ceux du droit privé.Ibid.

Droit romain. Fond du droit français, rédigé en partie par les Byzantins. CI.

Droitssurannés rétablis au détriment du peuple par les fauteurs d'intrigues princières. CXLV.

Duel. Edit de Louis XIV contre les duels, loué par un homme qui «reçut cent coups de bâton pour ne le pas violer.» LIX.

Contradiction entre les lois de la nation et les lois de l'honneur.

Inutilité et injustice des lois sur le duel. XCI.

Sottise du duel, qui met le droit à la merci de la force ou de l'adresse corporelle.

Injustice du duel par champions.

Rôle des seconds.

Le duel survit à toutes les interdictions et à toutes les peines.Ibid.XCI.

Eaufroide pour les ablutions du matin. XLVI.

Manque à Venise pour les purifications musulmanes.

(Voir Venise.)

Ecclésiastiques. On leur demande de prouver ce qu'on est résolu de ne pas croire. LXI, LXXV.

Ecriture sainte. Tortures que lui infligent les glossateurs ecclésiastiques. CXXXIV.

Diversité des interprétations.Ibid.

Edit de Nantes. «En proscrivant les Arméniens (les protestants), on pensa détruire en un seul jour tous les négociants et presque tous les artisans du royaume.»

Coup porté à l'industrie par la dévotion. LXXXVI.

Education. Tristes résultats de celle que les enfants, en Orient, reçoivent des esclaves. XXXIV.

Education des femmes. Entre les hommes et les femmes, «les forces seroient égales si l'éducation l'étoit aussi.» XXXVIII.

Egalité. L'égalité civique, amenant l'égalité des fortunes porte l'abondance et la vie dans toutes les parties du corps politique. CXXIII.

Chez les Guèbres la femme était l'égale de son mari. LXVII.

Eglise. L'histoire de l'Église et des Papes, faite pour édifier, produit l'effet contraire. CXXXVI.

Egyptedépeuplée. CXIII.

Egyptiens. Autorité de la femme établie chez eux par une loi en l'honneur d'Isis. XXXVIII.

Eléphant. Ses ordures font pencher l'arche et engendrent le pourceau. XVIII.

Emollients. Molina, Escobar, Vasquez, etc., en clystère. CXLIII.

Empire romain. Gouvernement militaire et violent sous lequel gémit l'Europe. CXXXI.

Démembré par les barbares.Ibid.

Empire d'Allemagne(voyez Allemagne).

Empirescomparés à un arbre dont les branches trop étendues ôtent le suc du tronc. CXXII.

Enfants. Les enfants nés dans la misère, ou issus de mariages précoces, meurent en bas-âge ou forment des générations étiolées. CXXIII.

Tout enfant né dans le mariage est censé être au mari. LXXXVII.

Enrhumé. «Tout Espagnol qui n'est pas enrhumé ne saurait passer pour galant.» LXXVIII.

Eole. Fils qu'il eut d'une nymphe de la Calédonie (Law), et auquel il apprit l'art d'enfermer du vent dans des outres.

Voyages de ce fils en compagnie du dieu du hasard; son séjour en Bétique (France); ses discours; il escamote la fortune des crédules auditeurs. CXLII.

Epée(gens d'), méprisent les gens de robe, qui le leur rendent. XLIV.

Epigrammes. Petites flèches déliées qui font une plaie profonde. CXXXVII.

Episodes intercalés. Les Troglodytes. XI-XIV.

Aphéridon et Astarté. LXVII.

L'immortelle Anaïs. CXLI.

Fragments d'un mythologiste. CXLII.

Epitaphed'un Français mort de lassitude en la soixantième année de son âge. LXXXVIII.

Epopées. Les connaisseurs disent qu'il n'y en a que deux et qu'on n'en peut plus faire. CXXXVII.

Equité. «Libres que nous serions du joug de la religion, nous ne devrions pas l'être de celui de l'équité.» LXXXIV.

Erivan, ville où s'achètent les esclaves géorgiennes et circassiennes. LXXX.

Erzeron(Erzeroum), ville de Turquie d'Asie. Lettres IV, V, VI, XVI.

Esclavageaboli par les rois dans leurs États, rétabli dans leurs conquêtes. Pour quelles raisons? LXXVI.

Esclaves. Leur dégradation morale; danger de leur fréquentation. XXXIV.

Esclaves romains. Leur multiplication favorisée; leur pécule, leurs industries; aisance dans la servitude, espoir de liberté; affranchissement et libération. CXVI.

Escobar. Casuiste espagnol (XVIe-XVIIesiècles). Emollient. CXLIII.

Espagne,espagnols. Espagnols et Portugais, deux peuples qui «méprisant tous les autres, font aux seuls François l'honneur de les haïr.» Orgueilleux, ennemis de tout travail, amoureux, dévots jusqu'à enfermer leurs femmes avec un novice ou un franciscain; jaloux; leurs politesses bizarres; leur ignorance. Extravagance de leurs livres. LXXVIII.

L'abaissement de l'Espagne correspond aux progrès du protestantisme. CXVIII.

L'inquisition en Espagne. XXIX, LXXVIII.

Dépopulation. CXIII.

L'expulsion des maures. CXXII.

Les Espagnols ont été logiquement conduits à massacrer les indigènes de leurs colonies.

Ils n'ont pu repeupler l'Amérique dévastée par eux. Au lieu de passer aux Indes, ils feraient mieux de rappeler en Espagne tous les métis et tous les indiens. CXXII.

Dans l'Espagne, ou Hespérie, au temps des colonies grecques, on ne voit guère de monarchies. CXXXI.

Résumé de l'histoire d'Espagne. Expulsion des princes mahométans. Eclat momentané, fausse opulence. La nation vit sur l'orgueil de son passé. CXXXVI.

Esprit(homme d'). Portrait de l'homme d'esprit, ses défauts, ses ennuis. CXLV.

Estomac, son influence sur l'intensité des croyances religieuses. LXXV.

États. Il y a en France trois états: église, épée, robe, qui se méprisent mutuellement. XLIV.

États. Les plus puissants États de l'Europe sont l'Empire, la France, l'Espagne et l'Angleterre. CIII.

Eunuques. Leurs fonctions, devoirs; situation dans le sérail. II, XV.

Plaintes contre leur autorité. IV, VII, IX, CLVI-CLIX.

Leur état détruit l'effet des passions sans en éteindre la cause, IX; leur jalouse impuissance, leurs souffrances.Ibid.

Confiance et mépris de leurs maîtres. XXI.

Leur position entre les deux sexes. XXII.

Leurs mariages. LII, LXVII.

Ils n'ont pas sur leurs femmes la même autorité que les autres maris. LXVII.

Leur multitude en Asie est une cause de dépopulation. CXV.

Voir encore CXLVII-CLXI.

Eunuques(blancs). L'eunuque blanc n'a pas d'accès près des femmes; Nadir, eunuque blanc, trouvé seul avec Zachi, est menacé de mort par Usbek. XXI.

Le chef des eunuques blancs sévèrement blâmé. XXII.

Passion de Cosrou, eunuque blanc, pour Zélide. Sorte de volupté que les eunuques goûtent, dit-on, dans le mariage. LIII.

Eunuques(noirs), chargés spécialement de la direction des femmes dans le sérail, de l'examen et de l'achat des esclaves, des corrections, même manuelles.Passim.

Histoire du grand eunuque noir, racontée par lui-même. IX, LXIV.

Ce qui lui arrive en mettant une femme au bain. IX.

Tours que lui jouent les femmes.

Châtiment obtenu contre lui par une femme, dans un de ces moments où le mari ne refuse rien.

Il veut mutiler un esclave noir qui résiste, XLI, XLII.

Achète une Circassienne. LXXX.

Une femme jaune de Visapour. XCVII.

Sa mort; désordres qui la suivent. CXLIX.

Eunuques chrétiens. Prêtres et dervis de l'un et l'autre sexe. CXVIII.

Agents de dépopulation.Ibid.

Europe. Sa capitale, Paris. XXIII.

Ses plus puissants États, la plupart monarchiques. CIII.

Européens. Ils font tout le commerce des Turcs, XIX; aussi punis par une peine légère que les Asiatiques par la perte d'un membre. LXXXI.

Evêques, gens de loi subordonnés au pape; unis au pape ils font des articles de foi; en particulier, ils dispensent d'accomplir la loi. XXIX.

Evêque vantant son mandement. CII.

Extravagance humaine. A propos des pompes funèbres. XL.

Famille. Puissance paternelle chez les Romains. LXXIX.

Chez les Français, les familles se gouvernent toutes seules. LXXXVII.

Leurs différends portés devant les tribunaux.Ibid..

Les membres de la famille ne sont liés que par l'amour et la gratitude. CV.

Infériorité de la famille polygamique. VII, CXV, XXXIV.

Fat. Son portrait. L.

Fatalisme musulman. Cause de dépopulation. CXX.

Fatmérappelle à Usbek sa beauté, lui raconte ses désirs amoureux et les soins qu'elle prend de sa personne. VII.

Faveur. C'est la grande divinité des Français. LXXXIX.

Félicitations. Tout pour les Français est matière à félicitations et compliments. LXXXVIII.

Femme jaunede Visapour, achetée cent tomans. Sa beauté supérieure à «tous les charmes de la Circassie.» XCVII.

Femmes. Liberté des femmes européennes. XXIII, XXVI.

Indignation des Françaises contre laConstitution(bulle de 1710) qui leur interdit la lecture de la Bible. XXIV.

Coquetterie des Françaises de tout âge. LII.

Leur légèreté, leurs infidélités qui ne choquent personne. LV.

«Ce n'est pas qu'il n'y ait des dames vertueuses... mais si laides qu'il faut être un saint pour ne pas haïr la vertu.»Ibid.

Les femmes, surtout lorsqu'elles vieillissent, s'adonnent au jeu avec passion. LVI.

Comment elles ruinent leurs maris.Ibid.

Vieilles femmes qui ont travaillé tout le matin à se rajeunir et passent le soir à louer le temps de leur jeunesse. LIX.

Leur situation en Espagne; elles laissent souvent aux hommes «un long et fâcheux souvenir d'une passion éteinte.» LXXVIII.

Les femmes adorent ceux qui savent parler sans rien dire. LXXXIII.

La loi naturelle soumet-elle les femmes aux hommes?

Chez les peuples les plus polis, les femmes ont de l'autorité sur leurs maris.

Les hommes, dit Mahomet, ont un degré sur elles. XXXVIII.

En France, les femmes gouvernent, distribuent les faveurs et les places. CVIII.

Elles forment une sorte de république (nous dirions franc-maçonnerie).Ibid.

Gravité du rôle d'une jolie femme. CXI.

Femmes(musulmanes). (Voirsérail). La femme, selon Mahomet, est d'une «création inférieure;» elle n'entrera pas dans le paradis. XXIV.

«Les femmes sont vos labourages, elles vous sont nécessaires comme vos vêtements, et vous à elles,» dit le prophète. CXV.

Quatre femmes, permises par la loi, et autant de concubines qu'un homme en peut entretenir et satisfaire.Ibid.

Fermier général. Portrait du fermier général suffisant. XLVIII.

Ceux qui lèvent les tributs nagent au milieu des trésors. XCIX.

Leur situation terrible devant la chambre de justice.Ibid.

Fermiers. En vain les accable-t-on de frais; ils payent leurs loyers toujours en retard. CXXXII.

Fidélité. La fidélité n'empêche point le dégoût qui suit les passions satisfaites. XXXVIII.

Filles. Fille modeste avouant devant les juges les tourments d'une trop longue virginité. LXXXVII.

Filles ravies ou séduites; elles font les hommes beaucoup plus mauvais qu'il ne sont.Ibid.

Les filles des laquais enrichissent les seigneurs ruinés. XCIX.

En Europe, on sait à la minute le moment où elles cessent de l'être. En Orient, quoique mariées, elles se défendent longtemps. LV.

Filles de joie. Il y en a à Paris autant que de dervis. LVII.

L'interdiction du divorce leur livre les maris désespérés. CXVII.

Filles musulmanesconfiées aux eunuques noirs dès leur septième année; quelquefois on attend leur dixième. LXII.

Finances. En trois ans quatre systèmes. Bouleversées par Law. CXXXVIII.

Financiers. Leurs bureaux, leurs inventions, leur impertinence CXXXVIII.

Flamel(Nicolas), a découvert la pierre philosophale. XLV. (La légende paraît avoir fait sans raison un alchimiste de Flamel, riche écrivain—juré de l'Université de Paris, mort en 1418.)

Fléchier(M. de N.). Ses oraisons funèbres ne peuvent entrer dans levomitifindiqué par le médecin de province. CXLIII.

Flegmedes grands seigneurs. LXXIV.

Des Espagnols et Portugais. LXXVIII.

Formalités. pernicieuses dans la jurisprudence et dans la médecine. CI.

Fortune. Instabilité des fortunes en France. (Allusion à Law.) XCIX.

Fouet. Châtiment qu'on inflige aux femmes persanes. CLVII.

Fous. Les Français «enferment quelques fous dans une maison, pour prouver que les autres ne le sont pas.» LXXVIII.

Fragmentd'un ancien mythologiste, sur le fils d'Eole, Law. CXLII.

Français. Leur activité: «ils courent, ils volent.» XXIV.

Leur vanité, exploitée par Louis XIV,Ibid.

Le roi les fait penser comme il veut.Ibid.

Leurs perpétuelles accolades. XXVIII.

Leur gaieté, leur liberté d'esprit inconnues aux Persans et aux Turcs. XXXIV.

Ils parlent beaucoup. LXXXIII.

Leur badinage. LXIII.

Leurs modes. C.

Leur prééminence en toilette, cuisine, coiffures. CI.

Leur amour de la gloire. XC.

Ils ont pris de leurs voisins tout ce qui concerne le gouvernement politique et civil. CI.

Leur droit écrit, coutumier et canonique.Ibid.

France. Sa population n'est rien en comparaison de celle de l'ancienne Gaule. CXIII.

Un des plus puissants États d'Europe. CIII.

Allusion à la guerre avec l'Espagne, sous la Régence. CXXXII.

Gaité. Gaieté des Français, inconnue des Persans, surtout des Turcs. XXXIV.

Gale. Remède recommandé contre la gale, gratelle, teigne, etc. CXLIII.

Galice, province d'Espagne, lieu de pèlerinage. XXIX.

Gardes. En quelle occasion les rois de France se donnèrent des gardes. CIII.

Gaules. Colonies grecques dans les Gaules.

Dans les temps les plus reculés, on ne voit guère de monarchies chez les Gaulois. CXXXI.

Gemchid(nom du fondateur légendaire de la royauté Perse), dervis du brillant monastère de Tauris. Usbek lui énumère les conformités du christianisme et de l'islamisme, et lui demande si les chrétiens iront en enfer. XXXV.

Généalogiste. Pauvre métier. Espérances que fonde un généalogiste sur les enrichissements subits dûs au système de Law. CXXXII.

Gênes, république, qui n'est remarquable que par ses bâtiments. CXXXVI.

Gengiskan, ses conquêtes mises au-dessus de celles d'Alexandre. LXXXII.

Géomètre. Esprit exclusif d'un géomètre, sa rencontre avec un traducteur d'Horace. CXXIX.

Les géomètres obligent un homme malgré lui d'être persuadé. CXXXV.

Géorgie, royaume jadis vassal de la Perse. XCII.

Gloire. C'est une nouvelle vie qu'on acquiert.

Le désir de la gloire croît avec la liberté; la gloire n'est jamais compagne de la servitude.

Amour des Français pour la gloire. XC.

Glossateurs, peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.

Goa. Les habitants de Goa prêtent vingt mille pistoles sur une des moustaches de Jean de Castro. LXXVIII.

Gortz(baron de), ministre suédois condamné à mort. CXXVIII.

Goths, déposaient leurs rois dès qu'ils n'en étaient pas satisfaits. CXXXI.

Gouvernements, monarchiques en Europe, avec tempéraments; absolus en Orient. CIII.

Diversité des gouvernements en Europe. Le plus parfait est celui qui va à son but à moins de frais et qui conduit les hommes selon leur inclination.

Supériorité rationnelle d'un gouvernement doux. LXXXI.

La douceur du gouvernement, les républiques, Suisse et Hollande, en sont une preuve constante, contribue à la propagation de l'espèce. CXXIII.

Grace. Le droit de grâce, attribut des rois en Europe. CIII.

Grammairiens, peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.

Grands. En Perse, il n'y a de grands que ceux à qui le monarque donne quelque part au gouvernement. LXXXIX.

Gravitation, la clef de la nature. XCVIII.

Gravité. Causes de la gravité des Asiatiques. XXXIV.

La gravité est le caractère saillant des Espagnols et des Portugais. LXXVIII.

Grèce, aujourd'hui réduite à la centième partie de ses habitants. CXIII.

Tira ses colonies d'Egypte et d'Asie, renversa ses tyrans, se divisa en républiques qui tinrent en échec la Perse, répandirent les arts, peuplèrent l'Italie, colonisèrent la Gaule, et l'Espagne. CXXXI.

Guèbres. Antiquité de leur religion; mariage de la sœur avec le frère, «usage introduit par Cambyse» (?) LXVII (Aphéridon et Astarté).

La persécution a privé la Perse de «cette nation si appliquée au labourage» (allusion à l'édit de Nantes). LXXXVI.

Guerre. Deux sortes de guerres justes: pour défendre le sol, pour secourir un allié.

La guerre, c'est la peine de mort transportée dans le droit public.

La déclaration de guerre est régie par les mêmes principes que l'accusation en droit privé. XCVI.

Il n'y a jamais eu autant de guerres civiles que dans l'empire du Christ. XXIX.

Les guerres de religion ne sont pas dues à la multiplicité des religions, mais à l'intolérance. LXXXVI.

Guerrier. Vanité et babil du vieux guerrier. Les officiers médiocres languissent dans les emplois obscurs. XLVIII.

Guilan, province où Cha-Abbas déporta les Arméniens. CXXII.

Guinée. Vanité d'un roi de Guinée dont tous les ornements consistaient en sa peau noire et luisante et quelques bagues. XLIV.

Ses côtes dépeuplées par la traite des nègres;

Ses rois vendent leurs sujets. CXIX.

Guitare. Abus qu'en font les Espagnols. LXXVIII.

Guriel, petit État d'Asie, peu peuplé. CXIII.

Gustape(Hystaspe), nom d'un héros perse, quatrième roi de l'antique dynastie Kaïanienne, sous lequel vivait Zoroastre. LXVII.

Les Tartares se sont assis sur le trône de Cyrus et Gustape. LXXXII.

Habillement, son influence sur la curiosité publique en France. XXX.

Hagi, qui a fait le pèlerinage de la Mecque. XXXIX.

Hassein, dervis de la montagne de Jaron. Usbek lui adresse la lettre sur les philosophes rationalistes. XCVIII.

Hérésie. Les savants en sont naturellement accusés. CXLV.

Hérétiques. Ceux qui mettent au jour quelque proposition nouvelle sans avoir présenté au moins une distinction. XXIX.

Brûlés par les dervis en Espagne et Portugal. LIX, LXXVIII.

Allusion à l'édit de Nantes. LIX.

Héros, se ruinent à conquérir des pays qu'ils perdent soudain. CXXII.

Les héros de roman français et orientaux. CXXXVII.

Hibernois(?), chassés de leur pays, viennent utiliser en France leur talent pour la dispute. XXXVI.

(Note de l'édition Lefèvre. 1820.)

Historiensde l'Église, de la décadence romaine, de l'empire d'Allemagne, de France, d'Espagne, d'Angleterre, de Hollande, d'Italie, de Suisse, de Venise, de Gênes, du Nord, de la Pologne.

Caractère et destinée des différents peuples. CXXXVI.

Hohoraspe(le cheval de l'asoura ou le cheval-être), divinité persique (?), nom donné à un fabuleux Cambyse, père de Gustape et troisième roi de la dynastie Kaïanienne. LXVII.

Hollande, république citée avec éloge. LXXII.

Seconde reine de la mer, respectée en Europe, formidable en Asie. CXXXVI.

Les Hollandais poussèrent les colonies portugaises à la révolte pour s'en emparer. CXXII.

Homère. Dispute sur les poëmes et le mérite d'Homère. XXXVI.

Hommes(en général) nés pour être vertueux; la justice leur est aussi propre que l'existence. X.

Ils rapportent tout à leurs idées, XLIV; à leurs souvenirs, LIX; s'exagèrent leur place dans l'univers, LXXVI; cèdent trop volontiers aux passions et à l'intérêt immédiat qui leur voilent les avantages de la justice, si nécessaire à leur sécurité et à leur bonheur. LXXXIV.

La fausseté de leurs espérances et de leurs craintes les rend malheureux. CXLIII.

Il semble que le fait d'être assemblés en grand nombre rétrécisse leur esprit. CX.

Ils n'ont sur les femmes qu'un pouvoir tyrannique. Ils sont les plus forts. XXXVIII.

Les soupçons et la jalousie les mettent dans la dépendance des femmes. LXII.

Hommes lâches qui abandonnent leur foi pour une médiocre pension. CXLV.

Hommes a bonnes fortunes, leur fatuité, leur indignité sociale. XLVIII.

Honneur. Le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la vertu, semble être établi dans les républiques.

Un sujet blessé dans son honneur par son prince quitte sur-le-champ sa cour, son emploi, son service. XC.

Huguenots. La persécution qui les a jetés en exil n'a point profité à la France. LX.

Humanité. Les devoirs de l'humanité priment les règles de la religion. A ce point que toutes les religions les ont inscrits en tête de leurs préceptes. XLVI.

Ibben, un des correspondants ordinaires d'Usbek et de Rica, négociant à Smyrne, oncle de Rhédi. XXIII, XXIV, XXV, XXIX, XXX, XXXIV, XXXVII, XXXVIII, XL, LV, LVI, LX, LXVIII, LXXVI, LXXVII, LXXXIII, XC, CXIX, CIII-CV, CVIII, CXXVIII, CXXXVIII.

Ibbi, esclave qui a suivi Usbek, correspondant du grand eunuque noir. IX.

Ibbi(hagi), écrit à Ben Josué sur la naissance merveilleuse de Mahomet. XXXIX.

Ignorance. Les monarchies n'ont été fondées que sur l'ignorance et ne subsistent que par elle, témoins les royautés d'Orient. CVI.

Heureuse ignorance des musulmans.Ibid.

Ignorants. Un ignorant se dédommage en méprisant le mérite. CXLV.

Ilespeuplées par des malades que quelques vaisseaux y avaient abandonnés. (L'île de France et la Réunion.) CXXII.

Immaums(Imans), saints et prophètes musulmans. Il y en a douze (les douze premiers successeurs de Mahomet). Treizième iman est un compliment comme dixième muse. Les imans sont des prêtres chargés de faire la prière publique, de prêcher le vendredi; ils assistent à la circoncision, aux mariages, aux enterrement XVI, XCIV.

Immeubles. Deux appréciations de ce genre de biens. CXXXII.

Immortalité(de l'âme). On y croit par semestre. LXXV,

Pour «mourir du côté de l'espérance.»Ibid.

Impie. Impie ou dévot, selon le tempérament, la digestion, la santé. LXXV.

Impôts. Ils pèsent sur l'agriculture, l'industrie, CXXV,

Et la nourriture du peuple.Ibid.

Le vin, très-imposé, est cher à Paris. XXXIII.

Impureté, viandes immondes, impureté des cadavres.

«Les choses ne sont en elles-mêmes ni pures, ni impures... La boue ne nous paroît sale que parce qu'elle blesse notre vue ou quelque autre de nos sens.» XVII.

Légende musulmane sur l'impureté du cochon et du rat. XIX.

Inde. Les «hommes de chair blanche» dans l'Inde. Leur orgueil. LXXVIII.

Industrie. Les revenus industriels supérieurs à ceux de l'agriculture.

Avec une pistole de couleurs le peintre en gagne cinquante, etc., etc. CVII.

Infaillibilitéde ceux que l'Esprit-Saint éclaire—et qui ont grand besoin d'être éclairés. CII.

Injustice. Les hommes peuvent faire des injustices, parce qu'ils ont intérêt de les commettre; nul n'est mauvais gratuitement. LXXXIII.

Inquisition. Elle sévit en Espagne et en Portugal. Sa cruauté et son hypocrisie. XXIX.

Elle ne fait jamais brûler un juif «sans lui faire des excuses.» LXXVIII.

Elle présume l'accusé coupable. XXIX.

Instabilitédes honneurs et des fortunes en Orient. Aujourd'hui général, cuisinier demain. XC.

Intercesseur. Chrétiens et mahométans croient à la nécessité d'un intercesseur auprès de Dieu. XXXV.

Intérêt. «L'intérêt particulier se trouve dans l'intérêt commun.» XII.

La raison de l'injustice est toujours «une raison d'intérêt.» LXXXIV.

Leur intérêt est toujours ce qu'ils (les hommes) voient le mieux.Ibid.

«L'intérêt est le plus grand monarque de la terre.» CVII.

Interprètes, ont cherché dans l'Ecriture la confirmation de leurs idées particulières. CXXXIV.

Intolérance, ses résultats funestes, son iniquité. LXXXVI.

Intrigants, souffleurs, magiciens, devins, femmes fardées, gens de loi, maîtres de langues et d'arts, boutiquiers, etc. LVIII.

Invalides. Éloge des Invalides. LXXXV.

Irimette, petit royaume voisin de la Perse. CXIII.

Fort dépeuplé.Ibid.

Irréligion. Les savants en sont nécessairement accusés. CXLV.

Isben-Aben, historien arabe. XXXIX.

Isis, divinité égyptienne, symbolisant l'autorité de la femme. XXXVIII.

Ispahan(ville des chevaux, ou du soleil considéré comme le coursier céleste), capitale de la Perse, dépérit et serait changée en désert par la polygamie, si les rois n'y transportaient sans cesse des nations entières. CXV.

Italie, partagée en un nombre infini de petits États ouverts comme des caravansérails. CIII.

Au temps des premières colonies grecques, il n'y avait guère de monarchies en Italie. CXXXI.

Jadis maîtresse du monde, aujourd'hui esclave des autres nations. CXXXVI.

Jalousie. Jalousie musulmane. VI.

Jalousie française. LV.

Jalousie espagnole. LXXVIII.

La jalousie des hommes prouve leur dépendance. LXII.

Jalousie mutuelle des sectes religieuses; elle descend jusqu'aux particuliers. LXXXVI.

Jaloux. Ridicules en France. LV.

Jamblique, purgatif. CXLIII.

Jansénistes, désignés. XXIV.

Japhetraconte, par ordre de Mahomet, les légendes de l'arche de Noé. XVIII.

Jaron, eunuque noir en correspondance avec le grand eunuque. XV, XXII.

Jésuites. Constitution des Jésuites, purgatif violent;

Pièces des Jésuites français, vomitif puissant. CXLIII.

Jeu. «Très en usage en Europe: c'est un état que d'être joueur.» LVI.

Les jeux de hasard interdits par Mahomet.Ibid.

Jeunes. Les chrétiens en ont comme les musulmans. XXXV.

Joueuses, leur portrait. LVI.

Journalistes. Ils ne parlent que des livres nouveaux et flattent les auteurs. CIX.

Journaux. Livres par fragments. Leurs avantages et leurs défauts.

Ils flattent la paresse. CIX.

Judaïsme, «vieux tronc qui a produit deux branches qui ont couvert toute la terre.» LX.

Juges. Ils ne s'enflent point d'une vaine science. Les avocats travaillent pour eux. LXVIII.

Ils présument qu'un accusé est innocent. XXIX.

Juifs. Ils font en France ce qu'ils font en Perse. Leur obstination invincible pour leur religion. LX.

«Ils n'ont jamais eu dans l'Europe un calme pareil à celui dont ils jouissent... On s'est mal trouvé en Espagne de les avoir chassés.»Ibid.

Les Juifs lèvent les impôts en Turquie; persécutés par les pachas. XIX.

Ils achètent les enfants. LXVII.

Les Juifs se maintiennent et multiplient, par l'espoir d'engendrer un Messie. CXX.

Transportés en Sardaigne par les Romains. CXXII.

Justesse, «Martyr de sa justesse» un esprit trop régulier, trop géométrique, ressemble à Tarquin, à Thrasybule ou à Périandre coupant avec leur épée «la tête des fleurs qui s'élevaient au-dessus des autres.» CXXIX.

Justice. Les hommes sont «nés pour être vertueux; la justice est une qualité qui leur est aussi propre que l'existence.» X.

La justice est inséparable de la solidarité, de la garantie mutuelle du droit.

«L'intérêt des particuliers se trouve dans l'intérêt commun.» XII.

La justice est un rapport de convenance qui se trouve réellement entre deux choses.

Dès qu'on suppose que Dieu voit la justice, il faut nécessairement qu'il la suive.

Quand il n'y aurait pas de Dieu, nous devrions toujours aimer la justice.

La justice est éternelle. Si elle ne l'était pas, ce serait une vérité terrible qu'il faudrait se dérober à soi-même.

Plaisir d'être juste. LXXXIV.

La justice est violée par le droit public faussé. XCV.

En France elle se mêle de tous les différends de famille; elle est toujours contre le mari jaloux, le père chagrin, le maître incommode. LXXXVII.

Justice divine, incompatible avec la prescience. LXIX.

Lacédémone. Les récompenses à Lacédémone. XC.

Si Lycurgue avait établi que les maris changeassent de femmes tous les ans, il en serait né un peuple innombrable. CXVII.

Lapin, immonde pour le juif. Discussion du Juif, du Turc, de l'Arménien, du brachmane à propos d'un lapin. XLVI.

Laquais. En France, le corps des laquais est un séminaire de grands seigneurs. XCVIII.

Leurs enrichissements subits par la spéculation.

Leur vanité. CXXXVIII.

Law. Un étranger est venu... qui a tourné l'État comme un fripier tourne un habit, etc. CXXXVIII.

Son portrait allégorique en tant que fils d'Eole. CXLII.

Corruption qui résulte du système et de l'agiotage effréné. CXLVI.

Légendes mahométanessur les viandes et les animaux immondes, XVIII.

Sur la naissance de Mahomet. XXXIX.

Législateurs, leurs défauts ordinaires et leurs ridicules: étroitesse, puérilité, subtilité, emploi d'une langue morte, etc. LXXIX.

Lèse-majesté, seul crime politique qui entraîne la mort pour les grands d'Europe. CIII.

Selon les Anglais, c'est le crime que le plus faible commet contre le plus fort, aussi bien s'il est roi que s'il est peuple. CV.

Lettres, avantages du roman par lettres: «l'on rend compte soi-même de sa situation actuelle; ce qui fait plus sentir les passions, que tous les récits qu'on en pourrait faire.»

(Quelques réflexions sur lesLettres Persanes.)

Lettres intercalées dans d'autres:

D'une comédienne perdue par un jeune abbé. XXVIII.

D'une jeune russe qui veut être battue. LI.

D'un Français voyageant en Espagne. LXXVIII.

D'un savant. CXLV.

Trois de nouvellistes. CXXX.

D'un antiquaire. CXLII.

D'un médecin de province. CXLIII.

Lever. La présence assidue au lever du roi est un titre aux libéralités et aux faveurs. XXXVII, CXXV.

Libéralités. Grâces et pensions accordées par les princes aux courtisans, aux dépens de l'agriculture et de l'industrie. CXXIV.

Libertésupprimée par la prescience divine. Liberté d'indifférence. LXIX.

La liberté existe surtout dans les républiques; favorable à la propagation de l'espèce et aux progrès de l'opulence. Elle attire les étrangers. CXXIII.

La liberté semble faite pour le génie des peuples d'Europe. CXXXI.

La liberté chez les ancêtres des peuples du Nord.Ibid.

Libre arbitre, incompatible avec la prescience. LXIX.

Lionne(M. de L.) président des nouvellistes. CXXX.

Livourne, ville nouvelle, témoignage du génie des ducs de Toscane. XXIII.

Livres. Contre les faiseurs de livres inutiles.

Respect qu'on doit aux ouvrages originaux. LXVI.

Absence de bon sens dans les livres espagnols, romans ou scolastiques. Exception en faveur de Don Quichotte. LXXVIII.

Le sujet est délayé selon le format des livres. CIX.

Jusqu'à ce qu'un homme ait lu tous les livres anciens, il n'a aucune raison de leur préférer les nouveaux.Ibid.

Les diverses espèces de livres. CXXXIII-CXXXVII.

Lois. Lois variables des législateurs.

Lois éternelles, immuables, de la nature. XCVIII.

Lois anciennes établies par les rois Francs, oubliées pour des lois romaines en partie rédigées par les Byzantins.

Ajoutez les constitutions des papes et quelques coutumes de villes et provinces, récemment rédigées; plus les commentaires, les formalités et la jurisprudence.

«Cette abondance de lois, en France, accable également la justice et les juges.» CI, LXXIX.

Il ne faut toucher aux lois que d'une main tremblante. LXXIX.

Les lois contre les suicidés sont injustes parce qu'elles sont sans objet. Elles ne lient pas les morts. LXXVI.

Chez les barbares germaniques, les lois étaient faites dans les assemblées de la nation. CXXXI.

LouisXIV, son portrait, sa dévotion, sa puissance, sa maîtresse, ses ministres, sa vieillesse. XXIV, XXXVII.

Trop peu modéré envers les ennemis. XXIV.

Son goût pour les femmes. CVIII.

Sa mort et son testament. XCIII.

Son amour pour la politique orientale, c'est-à-dire le despotisme. XXXVII.

LouisXV, son enfance. XCIII.

Son portrait. Les espérances qu'il donne. CVIII.

Luciferjeté au fond de la mer, lors de la naissance de Mahomet, nage quarante jours. XXXIX.

Lumière, son trajet du soleil à la terre. XCVIII.

Lunettes, insignes de la gravité espagnole et portugaise, symbole de science. LXXVIII.

Luxe, nécessaire à la prospérité des nations. CVII.

Mages, prêtres du magisme ou mazdéisme. LXVII.

Adorateurs du soleil, des étoiles, du feu et des éléments;

Mais leur religion, calomniée par les musulmans, est, selon Montesquieu, un pur monothéisme.Ibid.

(Le mazdéisme est une polythéisme dualiste où la lumière et les ténèbres (le bien et le mal) luttent dans le temps et l'espace sans bornes.)

Les mages enseignaient que les actes les plus méritoires sont: faire un enfant, labourer un champ, planter un arbre. CXX.

Magiciens. Ils promettent «de vous faire coucher avec les esprits aériens, pourvu que vous soyez seulement trente ans sans voir de femmes.» LVIII.

Magie. Les savants en sont accusés. CXLV.

Magistrats. Ils doivent rendre la justice de citoyen à citoyen. XCVI.

Mahomet, sa naissance merveilleuse. XXXIX.

Il naît circoncis.Ibid.

Ses prescriptions relatives aux viandes immondes. XVIII.

Il a enchaîné Satan et l'a précipité dans les abîmes;

Il a purifié la terre. XCIV.

Mahométans. Plus persuadés de leur religion que les chrétiens. LXXV.

Croient à la vertu des amulettes et talismans. CXLIII.

Mahométisme. Peu favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.

Issu du judaïsme, LX.

Comparé au christianisme, XXXV.

Ferme la vie future aux femmes. LXVII.

Etabli par conquête et non par persuasion.Ibid.

Maimbourg, bon contre l'asthme. CXLIII.

(Louis Maimbourg, né à Nangis en 1610, exclu de la compagnie de Jésus par Innocent XI, pour avoir écrit contre Rome, en faveur du clergé de France (1682); mort en 1686.)

Maine(duc du). Arrestation du duc du Maine, oncle naturel du roi mineur. CXXVII.

Maîtres de sciences,arts, etc., enseignent souvent ce qu'ils ignorent. LVIII.

Maîtresse. Maîtresse et confesseur, les deux grandes épreuves d'un roi. CVIII.

Une femme est la maîtresse d'un ministre, non pour coucher avec lui, mais pour lui présenter cinq ou six placets tous les matins.Ibid.

Louis XIV a une maîtresse de quatre-vingts ans. XXXVII.

Malheurs. Pour un vrai musulman, les malheurs sont moins des châtiments que des menaces. LXXVII.

Malte(chevaliers de), bravent l'empire ottoman. XIX.

Mandement. Evêque qui a «bien sué» pour le faire. CII.

Marchandes. A Paris «une jeune marchande cajole un homme une heure entière, pour lui faire acheter un paquet de curedents.» LVIII.

Nombre infini de jeunes marchandes aux abords du palais. LXXXVII.

Mariages. Il y a «des mariages heureux et des femmes dont la vertu est un gardien sévère.» XLVII.

Mariages d'eunuques: Cosrou et Zélide. LIII; Astarté, sœur d'Aphéridon. LXVII.

Mariages entre frère et sœur.Ibid.

Avanie faite par Suphis à sa jeune femme. LXX.

Charges du mariage chez les musulmans. CXV.

Chez les chrétiens, l'interdiction du divorce porte atteinte à la fin même du mariage. CXVII.

Le mariage chrétien est une image, une figure, un mystère incompréhensible.Ibid.

En fait, il est stérilisé par l'impuissance de le rompre.Ibid.

Mariages précoces causés par la crainte d'un enrôlement forcé. De là, dépopulation. CXXIII.

Maris. Facilité des maris français.

Les jaloux sont haïs et ridicules. LV.

Les maris eunuques «n'ont pas sur leurs femmes la même autorité que les autres.» LXVII.

Une veuve indienne renonce au bûcher dès qu'elle sait que son mari l'attend au ciel. CXXVI.

Matière, son mouvement universel. CXIV.

Quelques-uns ne peuvent comprendre qu'elle n'ait que six mille ans.Ibid.

Maures. Vide irréparable causé en Espagne par l'expulsion des Maures. CXXII.

Mazarin. Pataquès qu'on lui prête, chanson qu'on fait sur lui. Allusion à ses pages. CXII.

Mécontents. Vieux guerrier. XLVIII.

Vieilles femmes, goutteux, vieux seigneurs, ecclésiastiques, etc. LIX.

Mecque(la). Les musulmans croient s'y purifier des souillures contractées parmi les chrétiens. XV.

Médecine. Ravages de laformeen médecine. CI.

Les livres de médecine font trembler, même quand ils traitent des maladies les plus légères. CXXXV.

Médecins. Toujours trop estimés ou trop méprisés. Les héritiers s'en accommodent mieux que des confesseurs. LVII.

Lettre d'un médecin de province. CXLIII.

«Il y a dans tous les coins de Paris des gens qui ont des remèdes infaillibles contre toutes les maladies imaginables.» LVIII.

Médiocrité(d'esprit). L'homme médiocre est en général préféré à l'homme d'esprit. CXLV.

Méditerranée. Décadence de ses côtes. CXIII.

Méhémet-Ali, mollak, gardien des trois tombeaux, à Com, correspondant d'Usbek. XVI, XVII, XVIII, CXXIV.

Mercure(vif-argent), son usage continuel et forcé fait périr par milliers les indigènes de l'Amérique espagnole. CXIX.

Messianiques, croyances juives. Point de famille juive qui n'espère engendrer le messie. CXX.

Mesuredes fluides et des liquides, des esprits interplanétaires. XCVIII.

Métaphysique. L'infini s'y rencontre partout. CXXXV.

Métempsycosealléguée par un brachmane contre un mangeur de lapin. XLVI.

Meurtre. Les curieux qui regardent les Persane de trop près sont tués impunément par les eunuques, même dans une rivière et hors du sérail. XLVII.

Mexique. Orgueil et paresse des conquérants espagnols au Mexique. LXXVIII.

Mines. Sont, en Amérique, le tombeau des indigènes et des nègres. CXIX.

Le roi d'Espagne possède des mines d'or. XXIV.

Ministres. Enclins à calomnier la nation; toujours plus méchants que le prince dont ils attisent les haines. Le premier ministre de Charles XII, condamné à mort. CXXVIII.

Louis XIV a un ministre de dix-huit ans. XXXVII.

Les ministères se succèdent comme les saisons. CXXXVIII.

Danger de l'autorité sans bornes des ministres de Louis XIV.Ibid.

Le mauvais exemple donné par un ministre est un crime. CXLVI.

Minorité. On ne lit plus que des mémoires sur la minorité de Louis XIV. CXII.

Miracle chimiquemanifesté dans une mixture d'infusion Quesnel et d'infusion Lallemand. CXLIII.

Miracles. «Pour s'assurer qu'un effet qui peut être produit par cent mille causes naturelles est surnaturel, il faut avoir examiné si aucune de ces causes n'a agi; ce qui est impossible.» CXLIII.

Mirza, ami et correspondant d'Usbek. XI, XII, XIII, XIV, LXXXVI.

Mirza (deMard=mort-alis. = μβροτ-ος, homme) est un titre honorifique persan que les gens de lettres mettent avant leur nom et les princes après.

Misère. Chez les peuples misérables, l'espèce perd et même dégénère. CXXIII.

Le pauvre évitera de faire des enfants plus pauvres que lui.Ibid.

Mode. Ses caprices étonnants chez les Français. C.

C'est d'après elle qu'ils jugent «tout ce qui se fait chez les autres nations.» CI.

Modestie. Vertu nécessaire au talent. L.

Eloge des hommes modestes. CXLIV.

Mœurs.Les Français changent de mœurs selon l'âge de leur roi. C.

Mogol. Le grand Mogol se fait peser tous les ans. XL.

Les Tartares dominent sur les vastes pays qui forment l'empire du Mogol. LXXXII.

Expulsion d'un ambassadeur mogol. CXXVII. (Allusion à la conspiration de Cellamare.)

Moines. Voy. Dervis.

Moisen'enseigne pas le dogme de la prescience absolue. LXX.

Molina. Emollient. CXLIII. (Casuiste espagnol, XVIesiècle.)

Mollaks(ou mollahs), prêtres musulmans, qui «me désespèrent avec leurs passages de l'alcoran.» Lettre X.

(En Perse, les mollahs sont des prêtres; en Turquie des juges.)

Monachisme, porte partout la mort. CXVIII.

Monarchie. État où la vertu n'est plus qu'obéissance au caprice d'un seul. XIV.

Très-inférieure moralement au régime républicain, elle abaisse le niveau des mœurs en substituant à la loi et à la vertu l'autorité et l'arbitraire.Ibid.

La monarchie pure, état violent qui dégénère toujours en despotisme ou en république. CIII.

Monde. N'a-t-il que six mille ans? Il ne faut pas compter ses années. CXIV.

Dépopulation croissante du monde. Ses causes. CXIII et suivantes.

Monde(nouveau). Découvertes immenses et dévastatrices des Portugais et des Espagnols. LXXVIII.

Monde romain, mieux organisé pour la propagation de l'espèce que les mondes chrétien et musulman. CXV.

Monnaies. Le décri des monnaies est un artifice financier proche du faux-monnayage et pratiqué par Louis XIV. XXIV.

Montesquieuparaît se peindre dans Usbek. XLVIII, Ibben, LXXVII, Rica, CXXVII.

Semble annoncer laDécadence des Romains. CXXXVI.

Morale. Les livres de morale, plus utiles que les ouvrages de dévotion. CXXXIV.

Mortifications. Chrétiens et musulmans en usent pour fléchir la miséricorde divine. XXXV, XCIV.

Moscovie. Les Tartares «ont soumis la Moscovie.» LXXXII.

Mouches. Leur abus. C.

Moustache, importance de la moustache en Espagne et en Portugal.

La moustache de Jean de Castro. LXXVIII.

Mouvement. Ses lois constituent le système du monde. XCVIII.

La nature y est soumise, sans exception,Ibid.

Et la terre n'y peut échapper. CXIV.

Mustaphaproclamé, à la place d'Osman, empereur des Turcs. LXXXI.

Musulman. Sa vie est laborieuse. La polygamie l'épuise. CXV.

Mystiques, dévots qui ont le cœur tendre. Leurs extases, délire de la dévotion. Leurs livres. CXXXIV.

Mythologiste. Fragment d'un ancien mythologiste (portrait allégorique de Law). CXLII.

Nadir. Eunuque blanc, trouvé seul avec Zachi. XX, XXI.

Naissance. Il y a en Europe des sens qui sont grands par leur naissance. LXXXIX.

Nargum, ambassadeur Persan à Moscou. LI, LXXXII.

Narsit, eunuque peu clairvoyant. CXLIX, CL, CLII.

Nathanael Lévi, médecin juif à Livourne, croit aux talismans CXLIII.

Nations. Leurs rapports, d'où résulte la notion du droit public. Deux peuples ne peuvent s'allier pour l'oppression d'un troisième. XCVI.

Nature. Elle a perdu sa fécondité des premiers temps CXIII.

Elle agit avec lenteur et épargne. Si on la surmène, elle tombe dans la langueur et perd sa force génératrice. CXV.

Nègres. Leurs dieux sont noirs et leur diable blanc. LIX.

Leurs rois les vendent comme esclaves. CXIX.

Et les princes chrétiens autorisent la traite. LXXV.

Les noirs d'Afrique meurent par milliers dans les mines américaines. CXIX, CXXII.

Nessir, ami et correspondant d'Usbek. VI, XXVII, CLV.

Noailles(N***), ministre hardi qui prit le fer à la main, etc. CXXXVIII.

Connu par son esprit, il honore de ses plaisanteries les traitants livrés à la chambre de justice. XCIX.

Noblesse. «En Espagne, c'est sur des chaises que la noblesse s'acquiert.» LXXVIII.

Les laquais enrichis voudront se faire nobles. Espoir d'un généalogiste. CXXXII.

Nord. Autrefois plein d'hommes; est fort dégarni. CXXIII.

C'est du Nord qu'une foule de nations inconnues fondirent sur l'empire romain;

Ces peuples étaient libres, et leurs rois n'étaient que des généraux. CXXXI.

Ils n'étaient point barbares puisqu'ils étaient libres; ils le sont devenus. CXXXV.

Notre-Dame. Superbe édifice. LXI.

Nouvellistes. Inventeurs de nouvelles. Leurs ridicules, leurs prédictions, leurs paris. Lettres plaisantes de nouvellistes à des particuliers et à des ministres. Leurs lieux de réunions. Leur président, le comte de Lionne. CXXX.

Nouvelliste trembleur. CXXXII.

Obéissance; n'est pas une vertu anglaise. Les Anglais la fondent sur la gratitude. CV.

Occultes. Livres de science, ou mieux d'ignorance occulte, plus pitoyables qu'exécrables. CXXXV.

Opéra. Lettre de la plus vertueuse actrice de l'Opéra. XXVIII.

Opéras nouveaux. Vomitif. CXLIII.

Opulencetoujours compagne de la liberté des peuples. CXXIII.

Omar, troisième successeur de Mahomet, au mépris des droits d'Ali. Les persans, Chiites, c'est-à-dire sectateurs d'Ali, disent qu'Omar, Apôtre des Sonnites «a dévoyé» les enfants du prophète. CXXIV.

Or. Le roi de France n'a pas de mines d'or comme le roi d'Espagne. XXIV.

L'or et l'argent, prix de toutes marchandises, gage de leur valeur. Pernicieux effets de leur diffusion. CVI.

Nombre innombrable d'hommes sacrifiés pour extraire l'or et l'argent du fond de la terre. CXIX.

Oraisons funèbres. Leur fausseté. XI.

Entrent dans le vomitif du docteur de province, sauf celles de Fléchier. CXXXV.

Orateurs. Leur talent de persuader indépendamment des raisons. CXXXV.

Ordonnance, concernant les services des courtisans et l'établissement des impôts nécessaires aux libéralités des princes. CXXV.

Orgueil. Orgueil de l'homme, qui veut «être compté dans l'univers.» LXXXVII.

Orgueil de religion et de race chez les Portugais et les Espagnols. LXXVIII.

Lesvieux chrétiensen Espagne;

Lesblancsen Amérique.Ibid.

Orientales. moins gaies que les Européennes. XLVIII. (VoirFemmes.)

Orientaux. Le sérail tue leurs désirs sans éteindre leur jalousie. VI.

Leur gravité, la froideur de leurs relations. XXXIV.

Leurs poésies, leurs romans. CXXXVII.

Le despotisme de leurs princes et la rigueur des châtiments les portent à la révolte et aux derniers excès. LXXXI, CIII.

Osman, sultan déposé par des suppliants. LXXXI.

Osmanlins. Voir Turcs.


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