Arrivait l'Exposition de cette année 1853. LeBain Turcde Coriolis y obtenait un grand et franc succès.
Ceux qui n'avaient voulu voir en lui qu'un joli «faiseur de taches» étaient forcés de reconnaître le peintre, le dessinateur, le coloriste puissant, s'affirmant dans une toile dont les dimensions n'avaient guère été abordées, pour de pareils sujets, que par Delacroix et Chasseriau. Tout le public était frappé de l'ensoleillement de ce corps de femme, d'un certain lumineux que Coriolis avait tiré de son dernier travail dans l'éclat du jour. Les premiers admirateurs du peintre, tout fiers de l'avoir pressenti et prophétisé, se répandaient en enthousiasme. Et la persistance de quelques injustices rancunières passionnait les éloges.
Il fut le nom nouveau, leliondu Salon. Le gouvernement lui acheta son tableau pour le Musée du Luxembourg, et les journaux donnèrent la nouvelle presque officielle de sa décoration.