Servus. Famulus. Mancipium. Minister. Ancilla. Servitus. Servitium.1.Servus,ancilla,famulusetmancipium, personne qui n’est point libre, esclave ;minister,serviteur libre, subalterne.Plin.Ep. X, 97.“Ancillæquæ ministræ dicebantur.”“Des femmes esclaves qu’on appelait des servantes.”Il s’agit des réunions des chrétiens.2.Servus, l’esclave au sens politique et légal, comme soumis au joug, par opposition àdominus,δοῦλοςetδμώς;famulus, au sens patriarcal, comme membre et partie de la famille, par opposition àherus,οἰϰέτης; enfin,mancipium, au sens économique, comme propriété et marchandise,ἀνδράποδον.3.Serva, la femme esclave, quand il s’agit de faire ressortir l’état légal ;ancilla, la femme esclave dans la vie ordinaire, comme féminin usuel deservus.4.Servitus, l’esclavage, au sens indifférent, comme une condition régulière, naturelle, légale ;servitium, comme un état extraordinaire, violent, honteux, avec une idée de mépris ou de compassion. Mais la plupart des prosateurs n’emploient, comme terme abstrait, queservitus, et ils se servent deservitium, particulièrement deservitia, comme d’un terme concret en lieu et place deservi.Severitas. Gravitas. Strenuitas.Severitas, la gravité qui tient à la manière de penser et de juger ;gravitas, celle qui impose aux gens ;strenuitas, celle qui paraît dans les actions.Severus, v.AusterusetSerius.Sica, v. Gladius.Sicarius, v.Homicida.Sidus, v.Stella.Siccus, v.Aridus.Signum, v.Imago.Silere. Tacere. Reticere. Obticere.1.Silere, ne faire aucun bruit,σιωπᾷν, par opposition àstrepere;tacere, ne dire mot, se taire,σιγᾷν, par opposition àloqui,dicere. Le composéreticeresignifie se taire quand on a quelquechose à dire et qu’on le garde pour soi, par opposition àeloqui,proloqui; le composéobticere,obticescere, rester muet en face d’une personne qui adresse une question ou qui attend une explication, par opposition àrespondere.Cic.Harusp. 28.“Sed tamen faciletacentibuscæterisreticuissem.”“Il m’eût été facile d’être discret, si les autres avaient su se taire.”2.Tacensettacitusprésentent le silence comme un état temporaire :tacensse dit de toute personne qui ne parle point ;tacitus, de celle qui, ayant sujet de parler, à dessein ne parle point et observe un silence significatif ;taciturnusmarque une qualité habituelle, comme silencieux et taciturne.Silva. Saltus. Nemus. Lucus.Silva, forêt en général, abondante en arbres qui fournissent du bois,ὕλη;saltus, forêt considérée comme un lieu sauvage, bois de montagnes,νάπη;nemus, comme un lieu agréable, bocage, parc ;lucus, comme un lieu saint, bois consacré aux dieux,ἄλσος,ἄλτις.Simpuvium, v.Poculum.Simul, v.Una.Simulatio, v.Imitatio.Sinere, v.Ferre.Simulacrum, v.Imago.Simultas, v.Odium.Singularis, v.Eminens.Singuli, v.Quisque.Sinister. Lævus.Ils s’entendent tous les deux du côté gauche.Sinisterest le terme usuel et prosaïque, commeἀριστερός;lævus, le terme choisi et poétique, commeσϰαιός. Au figurésinisterest le symbole de la défaveur et de la mauvaise chance ;lævus, celui de la perversité et de la maladresse.Sinus, v.Gremium.Sistere. Inhibere. Statuere.Sistereetinhibere, rendre immobile, arrêter :sistere, en parlant d’un être qui vit et qui court ;inhibere, d’un objet inanimé qui a été mis en mouvement.Statuere, fixer à demeure, établir sur un pied solide.Situm esse, v.Cubare.Situs, v.Lutum.Societas, v.FœdusSocius. Sodalis. Sociennus. Amicus. Familiaris. Particeps. Consors.1.Socii, gens unis pour agir en commun par des intérêts mutuels, compagnons, etc. ;sodalesetsocienni,ἑταῖροι, pour jouir en commun de la vie, parce qu’ils se plaisent mutuellement, camarades :sodalis, terme noble ;sociennus, terme comique.Sociusse joint à un génitif qui marque le but de l’association ousociatio;sodalis, à un génitif ou à un adjectif possessif qui désigne l’autresodalis:socius periculi,culpæ, maissodalis meus.2.Sodalis, camarade avec lequel on a des rapports de société et surtout des rapports agréables ;amicus, ami avec lequel on fait échange des sentiments sacrés de l’amour et de l’estime ;familiaris, ami intime avec lequel on n’a qu’un cœur et qu’une âme, étant lié pour les affaires frivoles comme pour les affaires sérieuses.3. Lesocius reitravaille ou souffre avec un autre ; leparticepset leconsorspartagent une jouissance ou une possession : leparticeps, par une intervention volontaire, par opposition àexpers, commeμέτοχος; leconsors, parce qu’il lui échoit une part, par opposition àexsors.Cic.Balb. 28.“Fuit hic multorum illilaborum sociusaliquando ; est fortasse nunc nonnullorumparticeps commodorum.”“Il a été à plusieurs reprises le compagnon de ses nombreux travaux ; peut-être veut-il bien partager à présent quelques avantages avec lui.”L’associé à l’empire est unsocius imperii, en ce sens qu’il aide à expédier les affaires du gouvernement ; c’est unconsors, en ce sens qu’il a dû être appelé à cette dignité.Socordia, v.Ignavia.Sodalis, v.Socius.Solemnia. Feriæ. Dies festi. Festa.Solemnia, les fêtes considérées comme des institutions solennelles et périodiques ;feriæ, comme des jours de repos et de délassement ;festa, ou en prosedies festi, comme des jours de joie.Solere. Consuevisse. Adsolere.1.Soleres’emploie à propos d’événements et de toute sorte d’actions, comme avoir coutume,φιλεῖν;consuevissene se dit que d’une action personnelle, comme être habitué,εἰωθέναι. DansLiv.XXXVIII, 17.“Hæc quibusinsolitaatqueinsuetasunt Græci timeant.”“Les Grecs ne sont ni accoutumés ni habitués aux maux qui les menacent”:insolitusne fait allusion qu’à la fréquence du fait ;insuetusmarque qu’il faut que le sujet soit actif, soit passif, se familiarise avec lui.2.Soletse prend en bonne ou en mauvaise part ;assoletcontient un éloge et revient àrecteourite solet.Solers, v.Sapiens.Sollicitudo, v.Cura.Sollicitare, v.Lacessere.Solitudo. Vasta. Deserta. Tesca.Solitudoexprime la solitude d’un lieu dans un sens indifférent ou avec éloge ;vasta,deserta,tesca locase prennent en mauvaise part :vasta loca, lieux sans culture, par opposition àculta;deserta, espaces inhabités, par opposition àhabitata; ettesca,tesqua, désert où règne un silence effrayant, par opposition àcelebria loca.Solum. Fundus. Vadum. Fundamentum.Solum,fundusetvadum, base et fond naturel :solum, le sol sur lequel on a le pied ferme, par opposition aux éléments mobiles,à l’air, à l’eau ;fundus, fond d’un vase, par opposition au reste de l’espace que le vase enferme ;vadum, fond d’un cours d’eau, d’un lac, de la mer, par opposition à l’eau qui coule ou porte dessus.Fundamentum, fondement, base artificielle sur laquelle repose un édifice, etc., et qui n’est pas moins nécessaire que le sol même,solum, lorsqu’il s’agit d’élever une construction. On dit proverbialement :Omnis res jam invadoest, couler une affaire, à fond, par une métaphore empruntée d’un nageur qui atteint le fond de l’eau ; mais :Largitiofundumnon habet: Profusion n’a pas de fond, par une métaphore empruntée au tonneau des Danaïdes.Cic.Brut. 74.“Solumet quasifundamentumoratoris vides.”“Tu as sous les yeux le sol et même le fondement sur lequel bâtit l’orateur.”Solum, v.Tellus.Somnus. Sopor. Somnium. Insomnium.1.Somnus, terme usuel, prosaïque ;sopor, terme choisi, poétique, pour désigner le sommeil.Soporn’a en prose que la signification causative : c’est une drogue ou une influence soporifique ; ce n’est point un profond sommeil.2.Somnium, le rêve, en prose,ὄναρ;insomnium, en poésie,ἐνύπνιον.Sonitus, v.Fragor.Sopor, v.Somnus.Sospes, v.Salvus.Spatiari, v.Ambulare.Spectare, v.Videre.Sons, v.Culpa.Sordes, v.Lutum.Sparsi, v.Passi.Species, v.Figura.Spectrum. Mostellum. Manes. Lemures.Ces quatre termes se disent également d’un esprit qui revient après la mort. Ils diffèrent en ce quespectrumrenferme l’idée d’une apparition surnaturelle ;mostellum, celle d’une apparition effrayante ;manes, celle d’un esprit bienfaisant ;lemures, d’un esprit taquin.Speculator, v.Explorator.Specus. Caverna. Antrum. Spelunca. Spelæum. Fovea. Scrobs.1.Specusetcaverna, cavités soit souterraines, soit au niveau du sol, sorte de termes génériques, par rapport àantrum,speluncaetspelæum, cavités à ouverture verticale qui pénètrent dans une montagne, et àscrobs,foveaetfavissa, fosses à ouverture horizontale qui s’enfoncent sous terre.2.Specus, crevasse à ouverture longitudinale ;caverna, trou à ouverture ronde.3.Spelunca, caverne, au sens physique, avec allusion à son obscurité et à son aspect effrayant ;antrum, grotte, au sens esthétique, avec allusion à son aspect pittoresque et à sa fraîcheur ; enfin,spelæum, mot d’origine étrangère qui ne se trouve que chez les poëtes, tanière et repaire des bêtes.4.Fovea, fosse qu’on laisse ouverte ou qu’on recouvre pour servir de magasin et surtout de piége pour prendre une bête sauvage ;scrobs, fosse que l’on comble sur-le-champ et qu’on ne creuse que pour mettre quelque chose en terre, comme un plant d’arbre ou un cadavre.Sperare, v.Vereri.Spernere. Contemnere. Despicere. Aspernari. Recusare. Fastidire. Negligere.1.“Spernimusrejicienda, fugienda, ut libidines.”“Nous dédaignons ce qu’il convient de rejeter ou d’éviter, comme les caprices.”“Contemnimusmagna, metuenda, ut pericula, mortem.”“Nous méprisons les maux qui effrayent par leur grandeur, comme les dangers et la mort.”“Despicimusinfra nos posita, ut vulgi opiniones.”“Nous regardons de haut en bas ce qui est au-dessous de nous, comme les opinions du vulgaire”(Lambin). En d’autres termes,spernere,spernari,aspernari, ne pas se soucier, par opposition àappetere,concupiscere, à peu près commeἀποϐάλλειν;contemnere, et chez les poētestemnere, ne pas craindre, par opposition àtimere,metuere, commeϰαταφρονεῖν; enfin,despicere,despectare, ne faire aucun cas, par opposition àsuspicere,revereri,admirari, commeὀλιγωρεῖν.2.Spernereprésente le dédain sous l’aspect d’un sentiment qui se contient ; il est synonyme deparvi putare,negligere, comme mépriser et dédaigner ;spernarietaspernari, qui est plus usité, se disent de l’expression du dédain ; ils sont synonymes derecusare,abnuere,rejicere, comme repousser. L’idée saillante est dansspernerecelle du peu d’estime ; dansaspernari, celle de l’aversion.Spernerese rapporte à un objet qu’il ne tiendrait qu’à nous de posséder ;aspernari, à un objet qui nous est offert ou imposé.3.Aspernari, avouer son aversion sans pousser les choses plus loin ;recusare, protester et refuser irrévocablement.Curt.VI, 6, 7.“Principesaspernantesquidem, sedrecusarenon ausos Persicis ornaverat vestibus.”“Les chefs, qui ne cachaient point leur aversion, mais qui n’osaient aller jusqu’à un refus, se virent parés par ses mains du costume persan.”4. Lespernensobéit à une antipathie qu’autorisent la morale et la raison ; il a plus ou moins conscience des motifs qui lui font dédaigner quelque chose ; lefastidiensobéit à une antipathie physique et instinctive, innée ou accidentelle, qui provient d’un accès de satiété ou de quelque cause analogue ; enfin, lenegligensn’obéit ni aux suggestions de la raison ni à celles de l’instinct et du sentiment : il agit sans penser ni vouloir.Sphæra, v.Globus.Spica, v.Culmus.Spiritus, v.Anima.Spissus, v.Angustus.Splendere, v.Lucere.Spolia, v.Præda.Spoliare, v.Vastare.Spondere, v.Polliceri.Sponsor. Vas. Præs.Sponsor, caution en général, garantissant n’importe quoi ;vasetpræs, caution judiciaire ou légale :vas, celui qui s’engage à faire comparaître en justice le demandeur ou le défendeur ;præs, celui qui fournit une caution exigée par l’État.Sponte. Ultro. Sua sponte. Voluntate. Libenter.1.Sponte, de soi-même ;ultro, soudainement.Spontese rapporte à l’impulsion qui fait agir ;ultro, à l’effet.Liv.X, 19.“Orare ne collegæ auxilium, quod acciendumultrofuerit, suasponteoblatum sperneretur.”“On le prie de ne point dédaigner le secours de son collègue, qu’il aurait dû demander par une résolution soudaine et qu’on lui offrait de bon cœur.”Sponte accusareveut dire être porté de soi-même à intenter une accusation ;ultro accusare, aller jusqu’à prendre le rôle d’accusateur lorsqu’on devrait s’estimer heureux de n’être pas accusé soi-même. Cette expression elliptiqueultro accusavits’explique donc par la phrase complète :“Haud contentus non accusari ab alteroultroetiam progressus est, ut ipse accusaret alterum”, ou“ultroprogressus accusavit alterum”.2.Sponte, de propos délibéré, s’oppose àcasu, ànecessitate;sua sponte, par sa propre impulsion et par cette impulsion seule,αὐτομάτως, àrogatus,provocatusouinvitatus.3.Sponteetspontaneus,ἑϰὼνetἑϰούσιος, présentent une action volontaire et libre comme une affaire d’intelligence ;voluntateetvoluntarius,ἐθελοντὴς, comme une affaire de volonté, par opposition àinvite; enfin,libenteretlibens,ἄσμενος, comme une affaire de sentiment, par opposition àtædio.Squalor, v.Lutum.Statim, v.Repente.Statua, v.Imago.Statuere, v.DestinareetSistere.Status, v.Conditio.Stagnum, v.Lacuna.Stella. Astrum. Sidus.Stella, toute étoile prise à part dans le nombre immense des globes que contient l’univers,ἀστήρ;astrum, chacun des grands corps lumineux qui sont au ciel, le soleil, la lune et les principales étoiles distinguées par un nom propre,ἄστρον; enfin,sidus, assemblage d’étoiles, constellation et même, à cause de la parenté qu’il y a entre les idées de foule et de grandeur, étoile de première grandeur, astre,τέρας,τείρεα.Astrumetstella, étoiles, au sens physique, comme des corps célestes lumineux ;sidus, au sens astronomique et astrologique, comme des météores dont l’apparition possède un sens et exerce de l’influence sur les affaires de ce monde.Sen.Helv. 9.“Dumortus siderum, occasus intervallaque et causas investigare velocius meandi vel tardius, spectare tot per noctemstellas micantesliceat.”“Pourvu qu’on me permette d’observer le lever des constellations, leur coucher, leurs distances, les causes qui accélèrent ou retardent leur marche, d’arrêter mes regards sur cette foule d’étoiles qui brillent dans le cours de la nuit.”Stercus, v.Lutum.Stimulare, v.Pungere.Stilla, v.Gutta.Stipator, v.Satelles.Stipes. Vallus. Palus. Sudes.Stipesetvallus, gros pieu, poutre ou pilotis qui ne peut être enfoncé qu’à l’aide d’un mouton :stipes, bon à différents usages, à la guerre et ailleurs ;vallus, façonné tout exprès pour servir de palissade.Palusetsudes, menu pieu, perche ou branche,facile à enfoncer : lepaluss’emploie à toute sorte d’usages, comme pieu de haie, surtout comme piquet, échalas ou tuteur ; lesudessert spécialement par la pointe, comme palis, pique ou javelot.Stipula, v.Culmus.Stiria, v.Gutta.Stirps. Genus. Gens. Prosapia. Posteritas. Progenies. Proles. Suboles.1.Stirps,genusetgens, qui sont des termes abstraits et collectifs par rapport àmajores, désignent ordinairement la race ou la ligne ascendante ;prosapia,progenies,propago,proles,suboles, la lignée ou la ligne descendante, ce sont des termes abstraits et collectifs par rapport àposteri.2.Prosapia, terme archaïque et pompeux qui n’est d’usage qu’en parlant de familles d’une antique noblesse ;posteritas, terme usuel, prosaïque ;progenies, terme choisi, noble ;prolesetsuboles, termes poétiques :prolesprésente les enfants comme des fruits nouveaux, comme une jeune génération destinée à vivre à côté de l’ancienne ;suboles, comme des rejetons destinés à remplacer la génération qui s’en va.3.Gens, famille politique ;genus, famille naturelle. Lagensse compose de familles que le fondateur de l’État a réunies en communauté ou en association ; legenus, d’espèces et d’individus qui, en vertu de leurs caractères communs, appartiennent à une seule et même classe.Stirps. Truncus.Stirps, la tige ou partie essentielle par laquelle l’arbre vit et se conserve, par opposition aux branches et aux feuilles considérées comme des excroissances et des dépendances ;truncus, le tronc, partie nue et sèche, par opposition aux branches, aux feuilles, à la couronne qui servent de parure à l’arbre. Il correspond au tronc du corps humain.Stolidus, v.Stupidus.Stolo, v.Rami.Stomachari, v.Succensere.Strabo. Pætus.Strabo, celui qui louche par nature, infirmité ou mauvaise habitude ;pætus, celui qui fait des yeux louches à dessein et par espièglerie.Strages, v.Ruina.Strenuitas, v.Severitas.Strepitus, v.Fragor.Strues, v.Acervus.Studium. Benevolentia. Favor. Amor. Gratia.1.Studiumdésigne ordinairement l’amour et l’attachement de l’inférieur pour le supérieur, du soldat pour son général, du sujet pour son souverain, du disciple pour son maître, du partisan pour son chef et son parti ;favor, l’amour et la faveur du supérieur pour l’inférieur, du public pour un comédien, du peuple pour un candidat, du juge pour une des parties ; enfin,benevolentia, l’amour et la bienveillance pour un égal. DansCic.Rosc. Com. 10.“Quodstudiumet quemfavoremsecum in scenam attulit Panurgus ?”“Quel zèle et quelle faveur quand Panurge entre en scène ! il faut se représenter le public d’abord comme auditeur, puis comme juge de l’acteur.”Orat. I, 21.“Ego qui incensus essemstudioutriusque vestrum, Crassi vero etiamamore.”“Moi qui étais tout feu dans mon zèle pour vous deux, dans mon amour pour Crassus.”2.Studium,favoretbenevolentiaexpriment une inclination passagère occasionnée et limitée par les circonstances, calme ou même tiède ;amor, un amour enraciné au fond de l’âme et voisin de la passion.Cic.Fam. I, 9.“Nihil est quodstudioetbenevolentiavel potiusamoreeffici non possit.”“Je ne sais rien que le zèle et la bienveillance ou plutôt l’amour ne soit capable d’accomplir.”Att. V, 10.“Amoreshominum in te et in nos quædambenevolentia.”“L’amour qu’on te porte et une certaine bienveillance qu’on a pour nous.”3.Favor, faveur qu’on accorde, par opposition àinvidentia;gratia, faveur dont on jouit, par opposition àinvidia.Stupidus. Brutus. Bardus. Stultus. Fatuus. Stolidus.Stupidus,brutusetbardussont des termes exclusivement négatifs qui marquent un défaut d’intelligence :stupidus, celui de l’homme qui comprend difficilement, qui est épais,ἀναίσθητος;brutus, celui de la brute et de l’homme qu’un vice d’organisation ravale au niveau de la brute, qui n’entend rien, qui est dépourvu de raison,ϐλὰξ, idiot ;bardus, celui de l’homme qui ne comprend qu’avec lenteur, qui n’a aucun talent,ϐραδὺς, lourd.Stultus,fatuusetstolidusexpriment une qualité positive de l’esprit qui a des idées fausses et qui juge de travers :stultus, un défaut de sagesse pratique qui est de la déraison,μωρὸς, sot, par opposition àprudens;fatuus, un défaut de bon sens qui est de la puérilité, comme nigaud ;stolidus, un défaut de convenance et de modération qui est de la grossièreté, comme impertinent.Liv.XXV, 19.“Id non promissum magisstolidequamstultecreditum.”“Promesse impertinente, sotte crédulité.”Suavis. Dulcis.Suaviss’entend, commeἡδὺς, d’une odeur agréable, et au figuré d’un attrait qui se fait suivre ;dulciss’entend, commeγλυϰὺς, d’une saveur agréable, et au figuré d’un charme qui entraîne ; il sert à renchérir sursuavisdansPlin.Ep. V, 8, 10.“Hæc vel maxima vi, amaritudine, instantia ; illa tractu etsuavitateatque etiamdulcedineplacet.”“L’historien ne plaît guère que par la force, l’austérité, la chaleur ; l’orateur plaît par l’abondance, l’agrément et la grâce.”Plin.H. N. XV,2732.“Dulceet pingue etsuave.”“Le lait, qui n’est point précisément un corps gras, ne flatte que médiocrement l’odorat et la langue.”Suavium, v.Osculum.Sublime, v.AnimaetAltus.Subito, v.Repente.Suboles, v.Stirps.Succensere. Irasci. Indignari. Stomachari.Succensere, garder rancune, etægre,graviter,moleste,difficiliter ferre, prendre en mal, expriment un mécontentement contenu ;irasci,indignarietstomachari, un mécontentement qui éclate. La colère,ira, porte l’empreinte de la passion ; elle a soif de vengeance ; l’indignation,indignatio, offre l’image du sentiment moral qui se soulève ou se révolte ; elle proclame sa désapprobation ou son mépris ; l’emportement,stomachatio, est la marque d’un tempérament irritable, la bile déborde, la mauvaise humeur se fait jour, on est bruyant et querelleur. L’iratusse présente sous les traits d’un ennemi, il inspire de la crainte ; l’indignabundus, sous ceux d’un juge, il impose ; lestomachans, sous ceux d’un maniaque, il est ridicule.Sudes, v.FustisetStipes.Suffragium, v.Sententia.Sulcus, v.Porca.Suffugium, v.Perfuga.Sumere. Capere. Prehendere. Accipere. Excipere. Recipere. Suscipere. Recuperare.1.Sumere, se munir d’un objet pour s’en servir, commeαἱρεῖν;capere, s’en saisir pour le posséder, commeλαϐεῖν; enfin,prehendere, mettre la main dessus pour en être physiquement maître.Cic.Phil. XII, 7.“Sagasumpsimus, armacepimus.”“Nous avons pris des habits de guerre, nous avons saisi nos armes.”2.Accipere, recevoir ce qu’on nous offre,δέχεσθαι, on y met de l’empressement ;excipere, accueillir ce qui vient à nous, ce que nous attendions,ὑποδέχεσθαι;recipere, prendre sous sa protection, par générosité ;suscipere, prendre un fardeau sur soi, entreprendre par dévouement. L’accipiensprend dans la main, l’excipiensdans lesbras, lerecipienssur son cœur, lesuscipienssur les bras ou sur le dos.3.Recipere, recouvrer sans qu’il en coûte de la peine ;recuperare, regagner par ses efforts.Liv.XLII, 53.“Urbemrecipit”, par une simple occupation. ComparezXXVI, 39.“Urberecuperata”, par conquête.Summus. Supremus.Summus, marque le plus haut degré d’élévation dans un sens indifférent, ce n’est qu’une question de lieu,ἄϰρος, par opposition àimus;supremus, terme poétique et pompeux, contient une idée accessoire de sublimité, commeὕπατος, par opposition àinfimus.Sumptus. Impensæ.Sumptus, dépense qui ébrèche la fortune et le capital, voisine de la prodigalité ;impensæ, dépenses qui servent à atteindre un but et qui tiennent du sacrifice.Superare, v.Vincere.Superbia. Arrogantia. Fastus. Insolentia.Lasuperbiamet les autres au-dessous d’elle par contentement de soi-même, elle ne voit dans leurs qualités que des reflets de ses propres mérites, c’est l’orgueil par opposition à l’humilité ; l’arrogantiaveut se prévaloir aux dépens des autres d’avantages ou de priviléges qui ne lui appartiennent point, c’est l’arrogance opposée à la modestie ; lefastusrepousse les hommes, comme s’ils n’étaient pas dignes d’entrer en relation avec lui, c’est l’air superbe par opposition à la simplicité ; l’insolentiaabuse grossièrement de sa supériorité pour humilier le faible, c’est la hauteur par opposition à l’humanité et à la générosité. Lesuperbusveut éclipser les autres ; l’arrogans, empiéter sur eux ; lefastosusles méprise ; l’insolensles bafoue.Superesse, v.Restare.Supplementum, v.Complementum.Supplicare, v.Rogare.Supremus, v.Summus.Surripere, v.Demere.Surculus, v.Rami.
Servus. Famulus. Mancipium. Minister. Ancilla. Servitus. Servitium.1.Servus,ancilla,famulusetmancipium, personne qui n’est point libre, esclave ;minister,serviteur libre, subalterne.Plin.Ep. X, 97.“Ancillæquæ ministræ dicebantur.”“Des femmes esclaves qu’on appelait des servantes.”Il s’agit des réunions des chrétiens.2.Servus, l’esclave au sens politique et légal, comme soumis au joug, par opposition àdominus,δοῦλοςetδμώς;famulus, au sens patriarcal, comme membre et partie de la famille, par opposition àherus,οἰϰέτης; enfin,mancipium, au sens économique, comme propriété et marchandise,ἀνδράποδον.3.Serva, la femme esclave, quand il s’agit de faire ressortir l’état légal ;ancilla, la femme esclave dans la vie ordinaire, comme féminin usuel deservus.4.Servitus, l’esclavage, au sens indifférent, comme une condition régulière, naturelle, légale ;servitium, comme un état extraordinaire, violent, honteux, avec une idée de mépris ou de compassion. Mais la plupart des prosateurs n’emploient, comme terme abstrait, queservitus, et ils se servent deservitium, particulièrement deservitia, comme d’un terme concret en lieu et place deservi.
1.Servus,ancilla,famulusetmancipium, personne qui n’est point libre, esclave ;minister,serviteur libre, subalterne.Plin.Ep. X, 97.“Ancillæquæ ministræ dicebantur.”“Des femmes esclaves qu’on appelait des servantes.”Il s’agit des réunions des chrétiens.
2.Servus, l’esclave au sens politique et légal, comme soumis au joug, par opposition àdominus,δοῦλοςetδμώς;famulus, au sens patriarcal, comme membre et partie de la famille, par opposition àherus,οἰϰέτης; enfin,mancipium, au sens économique, comme propriété et marchandise,ἀνδράποδον.
3.Serva, la femme esclave, quand il s’agit de faire ressortir l’état légal ;ancilla, la femme esclave dans la vie ordinaire, comme féminin usuel deservus.
4.Servitus, l’esclavage, au sens indifférent, comme une condition régulière, naturelle, légale ;servitium, comme un état extraordinaire, violent, honteux, avec une idée de mépris ou de compassion. Mais la plupart des prosateurs n’emploient, comme terme abstrait, queservitus, et ils se servent deservitium, particulièrement deservitia, comme d’un terme concret en lieu et place deservi.
Severitas. Gravitas. Strenuitas.Severitas, la gravité qui tient à la manière de penser et de juger ;gravitas, celle qui impose aux gens ;strenuitas, celle qui paraît dans les actions.
Severitas, la gravité qui tient à la manière de penser et de juger ;gravitas, celle qui impose aux gens ;strenuitas, celle qui paraît dans les actions.
Silere. Tacere. Reticere. Obticere.1.Silere, ne faire aucun bruit,σιωπᾷν, par opposition àstrepere;tacere, ne dire mot, se taire,σιγᾷν, par opposition àloqui,dicere. Le composéreticeresignifie se taire quand on a quelquechose à dire et qu’on le garde pour soi, par opposition àeloqui,proloqui; le composéobticere,obticescere, rester muet en face d’une personne qui adresse une question ou qui attend une explication, par opposition àrespondere.Cic.Harusp. 28.“Sed tamen faciletacentibuscæterisreticuissem.”“Il m’eût été facile d’être discret, si les autres avaient su se taire.”2.Tacensettacitusprésentent le silence comme un état temporaire :tacensse dit de toute personne qui ne parle point ;tacitus, de celle qui, ayant sujet de parler, à dessein ne parle point et observe un silence significatif ;taciturnusmarque une qualité habituelle, comme silencieux et taciturne.
1.Silere, ne faire aucun bruit,σιωπᾷν, par opposition àstrepere;tacere, ne dire mot, se taire,σιγᾷν, par opposition àloqui,dicere. Le composéreticeresignifie se taire quand on a quelquechose à dire et qu’on le garde pour soi, par opposition àeloqui,proloqui; le composéobticere,obticescere, rester muet en face d’une personne qui adresse une question ou qui attend une explication, par opposition àrespondere.Cic.Harusp. 28.“Sed tamen faciletacentibuscæterisreticuissem.”“Il m’eût été facile d’être discret, si les autres avaient su se taire.”
2.Tacensettacitusprésentent le silence comme un état temporaire :tacensse dit de toute personne qui ne parle point ;tacitus, de celle qui, ayant sujet de parler, à dessein ne parle point et observe un silence significatif ;taciturnusmarque une qualité habituelle, comme silencieux et taciturne.
Silva. Saltus. Nemus. Lucus.Silva, forêt en général, abondante en arbres qui fournissent du bois,ὕλη;saltus, forêt considérée comme un lieu sauvage, bois de montagnes,νάπη;nemus, comme un lieu agréable, bocage, parc ;lucus, comme un lieu saint, bois consacré aux dieux,ἄλσος,ἄλτις.
Silva, forêt en général, abondante en arbres qui fournissent du bois,ὕλη;saltus, forêt considérée comme un lieu sauvage, bois de montagnes,νάπη;nemus, comme un lieu agréable, bocage, parc ;lucus, comme un lieu saint, bois consacré aux dieux,ἄλσος,ἄλτις.
Sinister. Lævus.Ils s’entendent tous les deux du côté gauche.Sinisterest le terme usuel et prosaïque, commeἀριστερός;lævus, le terme choisi et poétique, commeσϰαιός. Au figurésinisterest le symbole de la défaveur et de la mauvaise chance ;lævus, celui de la perversité et de la maladresse.
Ils s’entendent tous les deux du côté gauche.Sinisterest le terme usuel et prosaïque, commeἀριστερός;lævus, le terme choisi et poétique, commeσϰαιός. Au figurésinisterest le symbole de la défaveur et de la mauvaise chance ;lævus, celui de la perversité et de la maladresse.
Sistere. Inhibere. Statuere.Sistereetinhibere, rendre immobile, arrêter :sistere, en parlant d’un être qui vit et qui court ;inhibere, d’un objet inanimé qui a été mis en mouvement.Statuere, fixer à demeure, établir sur un pied solide.
Sistereetinhibere, rendre immobile, arrêter :sistere, en parlant d’un être qui vit et qui court ;inhibere, d’un objet inanimé qui a été mis en mouvement.Statuere, fixer à demeure, établir sur un pied solide.
Socius. Sodalis. Sociennus. Amicus. Familiaris. Particeps. Consors.1.Socii, gens unis pour agir en commun par des intérêts mutuels, compagnons, etc. ;sodalesetsocienni,ἑταῖροι, pour jouir en commun de la vie, parce qu’ils se plaisent mutuellement, camarades :sodalis, terme noble ;sociennus, terme comique.Sociusse joint à un génitif qui marque le but de l’association ousociatio;sodalis, à un génitif ou à un adjectif possessif qui désigne l’autresodalis:socius periculi,culpæ, maissodalis meus.2.Sodalis, camarade avec lequel on a des rapports de société et surtout des rapports agréables ;amicus, ami avec lequel on fait échange des sentiments sacrés de l’amour et de l’estime ;familiaris, ami intime avec lequel on n’a qu’un cœur et qu’une âme, étant lié pour les affaires frivoles comme pour les affaires sérieuses.3. Lesocius reitravaille ou souffre avec un autre ; leparticepset leconsorspartagent une jouissance ou une possession : leparticeps, par une intervention volontaire, par opposition àexpers, commeμέτοχος; leconsors, parce qu’il lui échoit une part, par opposition àexsors.Cic.Balb. 28.“Fuit hic multorum illilaborum sociusaliquando ; est fortasse nunc nonnullorumparticeps commodorum.”“Il a été à plusieurs reprises le compagnon de ses nombreux travaux ; peut-être veut-il bien partager à présent quelques avantages avec lui.”L’associé à l’empire est unsocius imperii, en ce sens qu’il aide à expédier les affaires du gouvernement ; c’est unconsors, en ce sens qu’il a dû être appelé à cette dignité.
1.Socii, gens unis pour agir en commun par des intérêts mutuels, compagnons, etc. ;sodalesetsocienni,ἑταῖροι, pour jouir en commun de la vie, parce qu’ils se plaisent mutuellement, camarades :sodalis, terme noble ;sociennus, terme comique.Sociusse joint à un génitif qui marque le but de l’association ousociatio;sodalis, à un génitif ou à un adjectif possessif qui désigne l’autresodalis:socius periculi,culpæ, maissodalis meus.
2.Sodalis, camarade avec lequel on a des rapports de société et surtout des rapports agréables ;amicus, ami avec lequel on fait échange des sentiments sacrés de l’amour et de l’estime ;familiaris, ami intime avec lequel on n’a qu’un cœur et qu’une âme, étant lié pour les affaires frivoles comme pour les affaires sérieuses.
3. Lesocius reitravaille ou souffre avec un autre ; leparticepset leconsorspartagent une jouissance ou une possession : leparticeps, par une intervention volontaire, par opposition àexpers, commeμέτοχος; leconsors, parce qu’il lui échoit une part, par opposition àexsors.Cic.Balb. 28.“Fuit hic multorum illilaborum sociusaliquando ; est fortasse nunc nonnullorumparticeps commodorum.”“Il a été à plusieurs reprises le compagnon de ses nombreux travaux ; peut-être veut-il bien partager à présent quelques avantages avec lui.”L’associé à l’empire est unsocius imperii, en ce sens qu’il aide à expédier les affaires du gouvernement ; c’est unconsors, en ce sens qu’il a dû être appelé à cette dignité.
Solemnia. Feriæ. Dies festi. Festa.Solemnia, les fêtes considérées comme des institutions solennelles et périodiques ;feriæ, comme des jours de repos et de délassement ;festa, ou en prosedies festi, comme des jours de joie.
Solemnia, les fêtes considérées comme des institutions solennelles et périodiques ;feriæ, comme des jours de repos et de délassement ;festa, ou en prosedies festi, comme des jours de joie.
Solere. Consuevisse. Adsolere.1.Soleres’emploie à propos d’événements et de toute sorte d’actions, comme avoir coutume,φιλεῖν;consuevissene se dit que d’une action personnelle, comme être habitué,εἰωθέναι. DansLiv.XXXVIII, 17.“Hæc quibusinsolitaatqueinsuetasunt Græci timeant.”“Les Grecs ne sont ni accoutumés ni habitués aux maux qui les menacent”:insolitusne fait allusion qu’à la fréquence du fait ;insuetusmarque qu’il faut que le sujet soit actif, soit passif, se familiarise avec lui.2.Soletse prend en bonne ou en mauvaise part ;assoletcontient un éloge et revient àrecteourite solet.
1.Soleres’emploie à propos d’événements et de toute sorte d’actions, comme avoir coutume,φιλεῖν;consuevissene se dit que d’une action personnelle, comme être habitué,εἰωθέναι. DansLiv.XXXVIII, 17.“Hæc quibusinsolitaatqueinsuetasunt Græci timeant.”“Les Grecs ne sont ni accoutumés ni habitués aux maux qui les menacent”:insolitusne fait allusion qu’à la fréquence du fait ;insuetusmarque qu’il faut que le sujet soit actif, soit passif, se familiarise avec lui.
2.Soletse prend en bonne ou en mauvaise part ;assoletcontient un éloge et revient àrecteourite solet.
Solitudo. Vasta. Deserta. Tesca.Solitudoexprime la solitude d’un lieu dans un sens indifférent ou avec éloge ;vasta,deserta,tesca locase prennent en mauvaise part :vasta loca, lieux sans culture, par opposition àculta;deserta, espaces inhabités, par opposition àhabitata; ettesca,tesqua, désert où règne un silence effrayant, par opposition àcelebria loca.
Solitudoexprime la solitude d’un lieu dans un sens indifférent ou avec éloge ;vasta,deserta,tesca locase prennent en mauvaise part :vasta loca, lieux sans culture, par opposition àculta;deserta, espaces inhabités, par opposition àhabitata; ettesca,tesqua, désert où règne un silence effrayant, par opposition àcelebria loca.
Solum. Fundus. Vadum. Fundamentum.Solum,fundusetvadum, base et fond naturel :solum, le sol sur lequel on a le pied ferme, par opposition aux éléments mobiles,à l’air, à l’eau ;fundus, fond d’un vase, par opposition au reste de l’espace que le vase enferme ;vadum, fond d’un cours d’eau, d’un lac, de la mer, par opposition à l’eau qui coule ou porte dessus.Fundamentum, fondement, base artificielle sur laquelle repose un édifice, etc., et qui n’est pas moins nécessaire que le sol même,solum, lorsqu’il s’agit d’élever une construction. On dit proverbialement :Omnis res jam invadoest, couler une affaire, à fond, par une métaphore empruntée d’un nageur qui atteint le fond de l’eau ; mais :Largitiofundumnon habet: Profusion n’a pas de fond, par une métaphore empruntée au tonneau des Danaïdes.Cic.Brut. 74.“Solumet quasifundamentumoratoris vides.”“Tu as sous les yeux le sol et même le fondement sur lequel bâtit l’orateur.”
Solum,fundusetvadum, base et fond naturel :solum, le sol sur lequel on a le pied ferme, par opposition aux éléments mobiles,à l’air, à l’eau ;fundus, fond d’un vase, par opposition au reste de l’espace que le vase enferme ;vadum, fond d’un cours d’eau, d’un lac, de la mer, par opposition à l’eau qui coule ou porte dessus.Fundamentum, fondement, base artificielle sur laquelle repose un édifice, etc., et qui n’est pas moins nécessaire que le sol même,solum, lorsqu’il s’agit d’élever une construction. On dit proverbialement :Omnis res jam invadoest, couler une affaire, à fond, par une métaphore empruntée d’un nageur qui atteint le fond de l’eau ; mais :Largitiofundumnon habet: Profusion n’a pas de fond, par une métaphore empruntée au tonneau des Danaïdes.Cic.Brut. 74.“Solumet quasifundamentumoratoris vides.”“Tu as sous les yeux le sol et même le fondement sur lequel bâtit l’orateur.”
Somnus. Sopor. Somnium. Insomnium.1.Somnus, terme usuel, prosaïque ;sopor, terme choisi, poétique, pour désigner le sommeil.Soporn’a en prose que la signification causative : c’est une drogue ou une influence soporifique ; ce n’est point un profond sommeil.2.Somnium, le rêve, en prose,ὄναρ;insomnium, en poésie,ἐνύπνιον.
1.Somnus, terme usuel, prosaïque ;sopor, terme choisi, poétique, pour désigner le sommeil.Soporn’a en prose que la signification causative : c’est une drogue ou une influence soporifique ; ce n’est point un profond sommeil.
2.Somnium, le rêve, en prose,ὄναρ;insomnium, en poésie,ἐνύπνιον.
Spectrum. Mostellum. Manes. Lemures.Ces quatre termes se disent également d’un esprit qui revient après la mort. Ils diffèrent en ce quespectrumrenferme l’idée d’une apparition surnaturelle ;mostellum, celle d’une apparition effrayante ;manes, celle d’un esprit bienfaisant ;lemures, d’un esprit taquin.
Ces quatre termes se disent également d’un esprit qui revient après la mort. Ils diffèrent en ce quespectrumrenferme l’idée d’une apparition surnaturelle ;mostellum, celle d’une apparition effrayante ;manes, celle d’un esprit bienfaisant ;lemures, d’un esprit taquin.
Specus. Caverna. Antrum. Spelunca. Spelæum. Fovea. Scrobs.1.Specusetcaverna, cavités soit souterraines, soit au niveau du sol, sorte de termes génériques, par rapport àantrum,speluncaetspelæum, cavités à ouverture verticale qui pénètrent dans une montagne, et àscrobs,foveaetfavissa, fosses à ouverture horizontale qui s’enfoncent sous terre.2.Specus, crevasse à ouverture longitudinale ;caverna, trou à ouverture ronde.3.Spelunca, caverne, au sens physique, avec allusion à son obscurité et à son aspect effrayant ;antrum, grotte, au sens esthétique, avec allusion à son aspect pittoresque et à sa fraîcheur ; enfin,spelæum, mot d’origine étrangère qui ne se trouve que chez les poëtes, tanière et repaire des bêtes.4.Fovea, fosse qu’on laisse ouverte ou qu’on recouvre pour servir de magasin et surtout de piége pour prendre une bête sauvage ;scrobs, fosse que l’on comble sur-le-champ et qu’on ne creuse que pour mettre quelque chose en terre, comme un plant d’arbre ou un cadavre.
1.Specusetcaverna, cavités soit souterraines, soit au niveau du sol, sorte de termes génériques, par rapport àantrum,speluncaetspelæum, cavités à ouverture verticale qui pénètrent dans une montagne, et àscrobs,foveaetfavissa, fosses à ouverture horizontale qui s’enfoncent sous terre.
2.Specus, crevasse à ouverture longitudinale ;caverna, trou à ouverture ronde.
3.Spelunca, caverne, au sens physique, avec allusion à son obscurité et à son aspect effrayant ;antrum, grotte, au sens esthétique, avec allusion à son aspect pittoresque et à sa fraîcheur ; enfin,spelæum, mot d’origine étrangère qui ne se trouve que chez les poëtes, tanière et repaire des bêtes.
4.Fovea, fosse qu’on laisse ouverte ou qu’on recouvre pour servir de magasin et surtout de piége pour prendre une bête sauvage ;scrobs, fosse que l’on comble sur-le-champ et qu’on ne creuse que pour mettre quelque chose en terre, comme un plant d’arbre ou un cadavre.
Spernere. Contemnere. Despicere. Aspernari. Recusare. Fastidire. Negligere.1.“Spernimusrejicienda, fugienda, ut libidines.”“Nous dédaignons ce qu’il convient de rejeter ou d’éviter, comme les caprices.”“Contemnimusmagna, metuenda, ut pericula, mortem.”“Nous méprisons les maux qui effrayent par leur grandeur, comme les dangers et la mort.”“Despicimusinfra nos posita, ut vulgi opiniones.”“Nous regardons de haut en bas ce qui est au-dessous de nous, comme les opinions du vulgaire”(Lambin). En d’autres termes,spernere,spernari,aspernari, ne pas se soucier, par opposition àappetere,concupiscere, à peu près commeἀποϐάλλειν;contemnere, et chez les poētestemnere, ne pas craindre, par opposition àtimere,metuere, commeϰαταφρονεῖν; enfin,despicere,despectare, ne faire aucun cas, par opposition àsuspicere,revereri,admirari, commeὀλιγωρεῖν.2.Spernereprésente le dédain sous l’aspect d’un sentiment qui se contient ; il est synonyme deparvi putare,negligere, comme mépriser et dédaigner ;spernarietaspernari, qui est plus usité, se disent de l’expression du dédain ; ils sont synonymes derecusare,abnuere,rejicere, comme repousser. L’idée saillante est dansspernerecelle du peu d’estime ; dansaspernari, celle de l’aversion.Spernerese rapporte à un objet qu’il ne tiendrait qu’à nous de posséder ;aspernari, à un objet qui nous est offert ou imposé.3.Aspernari, avouer son aversion sans pousser les choses plus loin ;recusare, protester et refuser irrévocablement.Curt.VI, 6, 7.“Principesaspernantesquidem, sedrecusarenon ausos Persicis ornaverat vestibus.”“Les chefs, qui ne cachaient point leur aversion, mais qui n’osaient aller jusqu’à un refus, se virent parés par ses mains du costume persan.”4. Lespernensobéit à une antipathie qu’autorisent la morale et la raison ; il a plus ou moins conscience des motifs qui lui font dédaigner quelque chose ; lefastidiensobéit à une antipathie physique et instinctive, innée ou accidentelle, qui provient d’un accès de satiété ou de quelque cause analogue ; enfin, lenegligensn’obéit ni aux suggestions de la raison ni à celles de l’instinct et du sentiment : il agit sans penser ni vouloir.
1.“Spernimusrejicienda, fugienda, ut libidines.”“Nous dédaignons ce qu’il convient de rejeter ou d’éviter, comme les caprices.”“Contemnimusmagna, metuenda, ut pericula, mortem.”“Nous méprisons les maux qui effrayent par leur grandeur, comme les dangers et la mort.”“Despicimusinfra nos posita, ut vulgi opiniones.”“Nous regardons de haut en bas ce qui est au-dessous de nous, comme les opinions du vulgaire”(Lambin). En d’autres termes,spernere,spernari,aspernari, ne pas se soucier, par opposition àappetere,concupiscere, à peu près commeἀποϐάλλειν;contemnere, et chez les poētestemnere, ne pas craindre, par opposition àtimere,metuere, commeϰαταφρονεῖν; enfin,despicere,despectare, ne faire aucun cas, par opposition àsuspicere,revereri,admirari, commeὀλιγωρεῖν.
2.Spernereprésente le dédain sous l’aspect d’un sentiment qui se contient ; il est synonyme deparvi putare,negligere, comme mépriser et dédaigner ;spernarietaspernari, qui est plus usité, se disent de l’expression du dédain ; ils sont synonymes derecusare,abnuere,rejicere, comme repousser. L’idée saillante est dansspernerecelle du peu d’estime ; dansaspernari, celle de l’aversion.Spernerese rapporte à un objet qu’il ne tiendrait qu’à nous de posséder ;aspernari, à un objet qui nous est offert ou imposé.
3.Aspernari, avouer son aversion sans pousser les choses plus loin ;recusare, protester et refuser irrévocablement.Curt.VI, 6, 7.“Principesaspernantesquidem, sedrecusarenon ausos Persicis ornaverat vestibus.”“Les chefs, qui ne cachaient point leur aversion, mais qui n’osaient aller jusqu’à un refus, se virent parés par ses mains du costume persan.”
4. Lespernensobéit à une antipathie qu’autorisent la morale et la raison ; il a plus ou moins conscience des motifs qui lui font dédaigner quelque chose ; lefastidiensobéit à une antipathie physique et instinctive, innée ou accidentelle, qui provient d’un accès de satiété ou de quelque cause analogue ; enfin, lenegligensn’obéit ni aux suggestions de la raison ni à celles de l’instinct et du sentiment : il agit sans penser ni vouloir.
Sponsor. Vas. Præs.Sponsor, caution en général, garantissant n’importe quoi ;vasetpræs, caution judiciaire ou légale :vas, celui qui s’engage à faire comparaître en justice le demandeur ou le défendeur ;præs, celui qui fournit une caution exigée par l’État.
Sponsor, caution en général, garantissant n’importe quoi ;vasetpræs, caution judiciaire ou légale :vas, celui qui s’engage à faire comparaître en justice le demandeur ou le défendeur ;præs, celui qui fournit une caution exigée par l’État.
Sponte. Ultro. Sua sponte. Voluntate. Libenter.1.Sponte, de soi-même ;ultro, soudainement.Spontese rapporte à l’impulsion qui fait agir ;ultro, à l’effet.Liv.X, 19.“Orare ne collegæ auxilium, quod acciendumultrofuerit, suasponteoblatum sperneretur.”“On le prie de ne point dédaigner le secours de son collègue, qu’il aurait dû demander par une résolution soudaine et qu’on lui offrait de bon cœur.”Sponte accusareveut dire être porté de soi-même à intenter une accusation ;ultro accusare, aller jusqu’à prendre le rôle d’accusateur lorsqu’on devrait s’estimer heureux de n’être pas accusé soi-même. Cette expression elliptiqueultro accusavits’explique donc par la phrase complète :“Haud contentus non accusari ab alteroultroetiam progressus est, ut ipse accusaret alterum”, ou“ultroprogressus accusavit alterum”.2.Sponte, de propos délibéré, s’oppose àcasu, ànecessitate;sua sponte, par sa propre impulsion et par cette impulsion seule,αὐτομάτως, àrogatus,provocatusouinvitatus.3.Sponteetspontaneus,ἑϰὼνetἑϰούσιος, présentent une action volontaire et libre comme une affaire d’intelligence ;voluntateetvoluntarius,ἐθελοντὴς, comme une affaire de volonté, par opposition àinvite; enfin,libenteretlibens,ἄσμενος, comme une affaire de sentiment, par opposition àtædio.
1.Sponte, de soi-même ;ultro, soudainement.Spontese rapporte à l’impulsion qui fait agir ;ultro, à l’effet.Liv.X, 19.“Orare ne collegæ auxilium, quod acciendumultrofuerit, suasponteoblatum sperneretur.”“On le prie de ne point dédaigner le secours de son collègue, qu’il aurait dû demander par une résolution soudaine et qu’on lui offrait de bon cœur.”Sponte accusareveut dire être porté de soi-même à intenter une accusation ;ultro accusare, aller jusqu’à prendre le rôle d’accusateur lorsqu’on devrait s’estimer heureux de n’être pas accusé soi-même. Cette expression elliptiqueultro accusavits’explique donc par la phrase complète :“Haud contentus non accusari ab alteroultroetiam progressus est, ut ipse accusaret alterum”, ou“ultroprogressus accusavit alterum”.
2.Sponte, de propos délibéré, s’oppose àcasu, ànecessitate;sua sponte, par sa propre impulsion et par cette impulsion seule,αὐτομάτως, àrogatus,provocatusouinvitatus.
3.Sponteetspontaneus,ἑϰὼνetἑϰούσιος, présentent une action volontaire et libre comme une affaire d’intelligence ;voluntateetvoluntarius,ἐθελοντὴς, comme une affaire de volonté, par opposition àinvite; enfin,libenteretlibens,ἄσμενος, comme une affaire de sentiment, par opposition àtædio.
Stella. Astrum. Sidus.Stella, toute étoile prise à part dans le nombre immense des globes que contient l’univers,ἀστήρ;astrum, chacun des grands corps lumineux qui sont au ciel, le soleil, la lune et les principales étoiles distinguées par un nom propre,ἄστρον; enfin,sidus, assemblage d’étoiles, constellation et même, à cause de la parenté qu’il y a entre les idées de foule et de grandeur, étoile de première grandeur, astre,τέρας,τείρεα.Astrumetstella, étoiles, au sens physique, comme des corps célestes lumineux ;sidus, au sens astronomique et astrologique, comme des météores dont l’apparition possède un sens et exerce de l’influence sur les affaires de ce monde.Sen.Helv. 9.“Dumortus siderum, occasus intervallaque et causas investigare velocius meandi vel tardius, spectare tot per noctemstellas micantesliceat.”“Pourvu qu’on me permette d’observer le lever des constellations, leur coucher, leurs distances, les causes qui accélèrent ou retardent leur marche, d’arrêter mes regards sur cette foule d’étoiles qui brillent dans le cours de la nuit.”
Stella, toute étoile prise à part dans le nombre immense des globes que contient l’univers,ἀστήρ;astrum, chacun des grands corps lumineux qui sont au ciel, le soleil, la lune et les principales étoiles distinguées par un nom propre,ἄστρον; enfin,sidus, assemblage d’étoiles, constellation et même, à cause de la parenté qu’il y a entre les idées de foule et de grandeur, étoile de première grandeur, astre,τέρας,τείρεα.Astrumetstella, étoiles, au sens physique, comme des corps célestes lumineux ;sidus, au sens astronomique et astrologique, comme des météores dont l’apparition possède un sens et exerce de l’influence sur les affaires de ce monde.Sen.Helv. 9.“Dumortus siderum, occasus intervallaque et causas investigare velocius meandi vel tardius, spectare tot per noctemstellas micantesliceat.”“Pourvu qu’on me permette d’observer le lever des constellations, leur coucher, leurs distances, les causes qui accélèrent ou retardent leur marche, d’arrêter mes regards sur cette foule d’étoiles qui brillent dans le cours de la nuit.”
Stipes. Vallus. Palus. Sudes.Stipesetvallus, gros pieu, poutre ou pilotis qui ne peut être enfoncé qu’à l’aide d’un mouton :stipes, bon à différents usages, à la guerre et ailleurs ;vallus, façonné tout exprès pour servir de palissade.Palusetsudes, menu pieu, perche ou branche,facile à enfoncer : lepaluss’emploie à toute sorte d’usages, comme pieu de haie, surtout comme piquet, échalas ou tuteur ; lesudessert spécialement par la pointe, comme palis, pique ou javelot.
Stipesetvallus, gros pieu, poutre ou pilotis qui ne peut être enfoncé qu’à l’aide d’un mouton :stipes, bon à différents usages, à la guerre et ailleurs ;vallus, façonné tout exprès pour servir de palissade.Palusetsudes, menu pieu, perche ou branche,facile à enfoncer : lepaluss’emploie à toute sorte d’usages, comme pieu de haie, surtout comme piquet, échalas ou tuteur ; lesudessert spécialement par la pointe, comme palis, pique ou javelot.
Stirps. Genus. Gens. Prosapia. Posteritas. Progenies. Proles. Suboles.1.Stirps,genusetgens, qui sont des termes abstraits et collectifs par rapport àmajores, désignent ordinairement la race ou la ligne ascendante ;prosapia,progenies,propago,proles,suboles, la lignée ou la ligne descendante, ce sont des termes abstraits et collectifs par rapport àposteri.2.Prosapia, terme archaïque et pompeux qui n’est d’usage qu’en parlant de familles d’une antique noblesse ;posteritas, terme usuel, prosaïque ;progenies, terme choisi, noble ;prolesetsuboles, termes poétiques :prolesprésente les enfants comme des fruits nouveaux, comme une jeune génération destinée à vivre à côté de l’ancienne ;suboles, comme des rejetons destinés à remplacer la génération qui s’en va.3.Gens, famille politique ;genus, famille naturelle. Lagensse compose de familles que le fondateur de l’État a réunies en communauté ou en association ; legenus, d’espèces et d’individus qui, en vertu de leurs caractères communs, appartiennent à une seule et même classe.
1.Stirps,genusetgens, qui sont des termes abstraits et collectifs par rapport àmajores, désignent ordinairement la race ou la ligne ascendante ;prosapia,progenies,propago,proles,suboles, la lignée ou la ligne descendante, ce sont des termes abstraits et collectifs par rapport àposteri.
2.Prosapia, terme archaïque et pompeux qui n’est d’usage qu’en parlant de familles d’une antique noblesse ;posteritas, terme usuel, prosaïque ;progenies, terme choisi, noble ;prolesetsuboles, termes poétiques :prolesprésente les enfants comme des fruits nouveaux, comme une jeune génération destinée à vivre à côté de l’ancienne ;suboles, comme des rejetons destinés à remplacer la génération qui s’en va.
3.Gens, famille politique ;genus, famille naturelle. Lagensse compose de familles que le fondateur de l’État a réunies en communauté ou en association ; legenus, d’espèces et d’individus qui, en vertu de leurs caractères communs, appartiennent à une seule et même classe.
Stirps. Truncus.Stirps, la tige ou partie essentielle par laquelle l’arbre vit et se conserve, par opposition aux branches et aux feuilles considérées comme des excroissances et des dépendances ;truncus, le tronc, partie nue et sèche, par opposition aux branches, aux feuilles, à la couronne qui servent de parure à l’arbre. Il correspond au tronc du corps humain.
Stirps, la tige ou partie essentielle par laquelle l’arbre vit et se conserve, par opposition aux branches et aux feuilles considérées comme des excroissances et des dépendances ;truncus, le tronc, partie nue et sèche, par opposition aux branches, aux feuilles, à la couronne qui servent de parure à l’arbre. Il correspond au tronc du corps humain.
Strabo. Pætus.Strabo, celui qui louche par nature, infirmité ou mauvaise habitude ;pætus, celui qui fait des yeux louches à dessein et par espièglerie.
Strabo, celui qui louche par nature, infirmité ou mauvaise habitude ;pætus, celui qui fait des yeux louches à dessein et par espièglerie.
Studium. Benevolentia. Favor. Amor. Gratia.1.Studiumdésigne ordinairement l’amour et l’attachement de l’inférieur pour le supérieur, du soldat pour son général, du sujet pour son souverain, du disciple pour son maître, du partisan pour son chef et son parti ;favor, l’amour et la faveur du supérieur pour l’inférieur, du public pour un comédien, du peuple pour un candidat, du juge pour une des parties ; enfin,benevolentia, l’amour et la bienveillance pour un égal. DansCic.Rosc. Com. 10.“Quodstudiumet quemfavoremsecum in scenam attulit Panurgus ?”“Quel zèle et quelle faveur quand Panurge entre en scène ! il faut se représenter le public d’abord comme auditeur, puis comme juge de l’acteur.”Orat. I, 21.“Ego qui incensus essemstudioutriusque vestrum, Crassi vero etiamamore.”“Moi qui étais tout feu dans mon zèle pour vous deux, dans mon amour pour Crassus.”2.Studium,favoretbenevolentiaexpriment une inclination passagère occasionnée et limitée par les circonstances, calme ou même tiède ;amor, un amour enraciné au fond de l’âme et voisin de la passion.Cic.Fam. I, 9.“Nihil est quodstudioetbenevolentiavel potiusamoreeffici non possit.”“Je ne sais rien que le zèle et la bienveillance ou plutôt l’amour ne soit capable d’accomplir.”Att. V, 10.“Amoreshominum in te et in nos quædambenevolentia.”“L’amour qu’on te porte et une certaine bienveillance qu’on a pour nous.”3.Favor, faveur qu’on accorde, par opposition àinvidentia;gratia, faveur dont on jouit, par opposition àinvidia.
1.Studiumdésigne ordinairement l’amour et l’attachement de l’inférieur pour le supérieur, du soldat pour son général, du sujet pour son souverain, du disciple pour son maître, du partisan pour son chef et son parti ;favor, l’amour et la faveur du supérieur pour l’inférieur, du public pour un comédien, du peuple pour un candidat, du juge pour une des parties ; enfin,benevolentia, l’amour et la bienveillance pour un égal. DansCic.Rosc. Com. 10.“Quodstudiumet quemfavoremsecum in scenam attulit Panurgus ?”“Quel zèle et quelle faveur quand Panurge entre en scène ! il faut se représenter le public d’abord comme auditeur, puis comme juge de l’acteur.”Orat. I, 21.“Ego qui incensus essemstudioutriusque vestrum, Crassi vero etiamamore.”“Moi qui étais tout feu dans mon zèle pour vous deux, dans mon amour pour Crassus.”
2.Studium,favoretbenevolentiaexpriment une inclination passagère occasionnée et limitée par les circonstances, calme ou même tiède ;amor, un amour enraciné au fond de l’âme et voisin de la passion.Cic.Fam. I, 9.“Nihil est quodstudioetbenevolentiavel potiusamoreeffici non possit.”“Je ne sais rien que le zèle et la bienveillance ou plutôt l’amour ne soit capable d’accomplir.”Att. V, 10.“Amoreshominum in te et in nos quædambenevolentia.”“L’amour qu’on te porte et une certaine bienveillance qu’on a pour nous.”
3.Favor, faveur qu’on accorde, par opposition àinvidentia;gratia, faveur dont on jouit, par opposition àinvidia.
Stupidus. Brutus. Bardus. Stultus. Fatuus. Stolidus.Stupidus,brutusetbardussont des termes exclusivement négatifs qui marquent un défaut d’intelligence :stupidus, celui de l’homme qui comprend difficilement, qui est épais,ἀναίσθητος;brutus, celui de la brute et de l’homme qu’un vice d’organisation ravale au niveau de la brute, qui n’entend rien, qui est dépourvu de raison,ϐλὰξ, idiot ;bardus, celui de l’homme qui ne comprend qu’avec lenteur, qui n’a aucun talent,ϐραδὺς, lourd.Stultus,fatuusetstolidusexpriment une qualité positive de l’esprit qui a des idées fausses et qui juge de travers :stultus, un défaut de sagesse pratique qui est de la déraison,μωρὸς, sot, par opposition àprudens;fatuus, un défaut de bon sens qui est de la puérilité, comme nigaud ;stolidus, un défaut de convenance et de modération qui est de la grossièreté, comme impertinent.Liv.XXV, 19.“Id non promissum magisstolidequamstultecreditum.”“Promesse impertinente, sotte crédulité.”
Stupidus,brutusetbardussont des termes exclusivement négatifs qui marquent un défaut d’intelligence :stupidus, celui de l’homme qui comprend difficilement, qui est épais,ἀναίσθητος;brutus, celui de la brute et de l’homme qu’un vice d’organisation ravale au niveau de la brute, qui n’entend rien, qui est dépourvu de raison,ϐλὰξ, idiot ;bardus, celui de l’homme qui ne comprend qu’avec lenteur, qui n’a aucun talent,ϐραδὺς, lourd.Stultus,fatuusetstolidusexpriment une qualité positive de l’esprit qui a des idées fausses et qui juge de travers :stultus, un défaut de sagesse pratique qui est de la déraison,μωρὸς, sot, par opposition àprudens;fatuus, un défaut de bon sens qui est de la puérilité, comme nigaud ;stolidus, un défaut de convenance et de modération qui est de la grossièreté, comme impertinent.Liv.XXV, 19.“Id non promissum magisstolidequamstultecreditum.”“Promesse impertinente, sotte crédulité.”
Suavis. Dulcis.Suaviss’entend, commeἡδὺς, d’une odeur agréable, et au figuré d’un attrait qui se fait suivre ;dulciss’entend, commeγλυϰὺς, d’une saveur agréable, et au figuré d’un charme qui entraîne ; il sert à renchérir sursuavisdansPlin.Ep. V, 8, 10.“Hæc vel maxima vi, amaritudine, instantia ; illa tractu etsuavitateatque etiamdulcedineplacet.”“L’historien ne plaît guère que par la force, l’austérité, la chaleur ; l’orateur plaît par l’abondance, l’agrément et la grâce.”Plin.H. N. XV,2732.“Dulceet pingue etsuave.”“Le lait, qui n’est point précisément un corps gras, ne flatte que médiocrement l’odorat et la langue.”
Suaviss’entend, commeἡδὺς, d’une odeur agréable, et au figuré d’un attrait qui se fait suivre ;dulciss’entend, commeγλυϰὺς, d’une saveur agréable, et au figuré d’un charme qui entraîne ; il sert à renchérir sursuavisdansPlin.Ep. V, 8, 10.“Hæc vel maxima vi, amaritudine, instantia ; illa tractu etsuavitateatque etiamdulcedineplacet.”“L’historien ne plaît guère que par la force, l’austérité, la chaleur ; l’orateur plaît par l’abondance, l’agrément et la grâce.”Plin.H. N. XV,2732.“Dulceet pingue etsuave.”“Le lait, qui n’est point précisément un corps gras, ne flatte que médiocrement l’odorat et la langue.”
Succensere. Irasci. Indignari. Stomachari.Succensere, garder rancune, etægre,graviter,moleste,difficiliter ferre, prendre en mal, expriment un mécontentement contenu ;irasci,indignarietstomachari, un mécontentement qui éclate. La colère,ira, porte l’empreinte de la passion ; elle a soif de vengeance ; l’indignation,indignatio, offre l’image du sentiment moral qui se soulève ou se révolte ; elle proclame sa désapprobation ou son mépris ; l’emportement,stomachatio, est la marque d’un tempérament irritable, la bile déborde, la mauvaise humeur se fait jour, on est bruyant et querelleur. L’iratusse présente sous les traits d’un ennemi, il inspire de la crainte ; l’indignabundus, sous ceux d’un juge, il impose ; lestomachans, sous ceux d’un maniaque, il est ridicule.
Succensere, garder rancune, etægre,graviter,moleste,difficiliter ferre, prendre en mal, expriment un mécontentement contenu ;irasci,indignarietstomachari, un mécontentement qui éclate. La colère,ira, porte l’empreinte de la passion ; elle a soif de vengeance ; l’indignation,indignatio, offre l’image du sentiment moral qui se soulève ou se révolte ; elle proclame sa désapprobation ou son mépris ; l’emportement,stomachatio, est la marque d’un tempérament irritable, la bile déborde, la mauvaise humeur se fait jour, on est bruyant et querelleur. L’iratusse présente sous les traits d’un ennemi, il inspire de la crainte ; l’indignabundus, sous ceux d’un juge, il impose ; lestomachans, sous ceux d’un maniaque, il est ridicule.
Sumere. Capere. Prehendere. Accipere. Excipere. Recipere. Suscipere. Recuperare.1.Sumere, se munir d’un objet pour s’en servir, commeαἱρεῖν;capere, s’en saisir pour le posséder, commeλαϐεῖν; enfin,prehendere, mettre la main dessus pour en être physiquement maître.Cic.Phil. XII, 7.“Sagasumpsimus, armacepimus.”“Nous avons pris des habits de guerre, nous avons saisi nos armes.”2.Accipere, recevoir ce qu’on nous offre,δέχεσθαι, on y met de l’empressement ;excipere, accueillir ce qui vient à nous, ce que nous attendions,ὑποδέχεσθαι;recipere, prendre sous sa protection, par générosité ;suscipere, prendre un fardeau sur soi, entreprendre par dévouement. L’accipiensprend dans la main, l’excipiensdans lesbras, lerecipienssur son cœur, lesuscipienssur les bras ou sur le dos.3.Recipere, recouvrer sans qu’il en coûte de la peine ;recuperare, regagner par ses efforts.Liv.XLII, 53.“Urbemrecipit”, par une simple occupation. ComparezXXVI, 39.“Urberecuperata”, par conquête.
1.Sumere, se munir d’un objet pour s’en servir, commeαἱρεῖν;capere, s’en saisir pour le posséder, commeλαϐεῖν; enfin,prehendere, mettre la main dessus pour en être physiquement maître.Cic.Phil. XII, 7.“Sagasumpsimus, armacepimus.”“Nous avons pris des habits de guerre, nous avons saisi nos armes.”
2.Accipere, recevoir ce qu’on nous offre,δέχεσθαι, on y met de l’empressement ;excipere, accueillir ce qui vient à nous, ce que nous attendions,ὑποδέχεσθαι;recipere, prendre sous sa protection, par générosité ;suscipere, prendre un fardeau sur soi, entreprendre par dévouement. L’accipiensprend dans la main, l’excipiensdans lesbras, lerecipienssur son cœur, lesuscipienssur les bras ou sur le dos.
3.Recipere, recouvrer sans qu’il en coûte de la peine ;recuperare, regagner par ses efforts.Liv.XLII, 53.“Urbemrecipit”, par une simple occupation. ComparezXXVI, 39.“Urberecuperata”, par conquête.
Summus. Supremus.Summus, marque le plus haut degré d’élévation dans un sens indifférent, ce n’est qu’une question de lieu,ἄϰρος, par opposition àimus;supremus, terme poétique et pompeux, contient une idée accessoire de sublimité, commeὕπατος, par opposition àinfimus.
Summus, marque le plus haut degré d’élévation dans un sens indifférent, ce n’est qu’une question de lieu,ἄϰρος, par opposition àimus;supremus, terme poétique et pompeux, contient une idée accessoire de sublimité, commeὕπατος, par opposition àinfimus.
Sumptus. Impensæ.Sumptus, dépense qui ébrèche la fortune et le capital, voisine de la prodigalité ;impensæ, dépenses qui servent à atteindre un but et qui tiennent du sacrifice.
Sumptus, dépense qui ébrèche la fortune et le capital, voisine de la prodigalité ;impensæ, dépenses qui servent à atteindre un but et qui tiennent du sacrifice.
Superbia. Arrogantia. Fastus. Insolentia.Lasuperbiamet les autres au-dessous d’elle par contentement de soi-même, elle ne voit dans leurs qualités que des reflets de ses propres mérites, c’est l’orgueil par opposition à l’humilité ; l’arrogantiaveut se prévaloir aux dépens des autres d’avantages ou de priviléges qui ne lui appartiennent point, c’est l’arrogance opposée à la modestie ; lefastusrepousse les hommes, comme s’ils n’étaient pas dignes d’entrer en relation avec lui, c’est l’air superbe par opposition à la simplicité ; l’insolentiaabuse grossièrement de sa supériorité pour humilier le faible, c’est la hauteur par opposition à l’humanité et à la générosité. Lesuperbusveut éclipser les autres ; l’arrogans, empiéter sur eux ; lefastosusles méprise ; l’insolensles bafoue.
Lasuperbiamet les autres au-dessous d’elle par contentement de soi-même, elle ne voit dans leurs qualités que des reflets de ses propres mérites, c’est l’orgueil par opposition à l’humilité ; l’arrogantiaveut se prévaloir aux dépens des autres d’avantages ou de priviléges qui ne lui appartiennent point, c’est l’arrogance opposée à la modestie ; lefastusrepousse les hommes, comme s’ils n’étaient pas dignes d’entrer en relation avec lui, c’est l’air superbe par opposition à la simplicité ; l’insolentiaabuse grossièrement de sa supériorité pour humilier le faible, c’est la hauteur par opposition à l’humanité et à la générosité. Lesuperbusveut éclipser les autres ; l’arrogans, empiéter sur eux ; lefastosusles méprise ; l’insolensles bafoue.