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Sus. Verres. Scrofa. Porcus.Sus, terme général, nom du cochon en histoire naturelle,ὗς;verres,scrofa,porcus, termes d’économie rurale :verres, verrat ;scrofa, truie ;porcus, jeune porc ou goret. Le motsuscontient une idée accessoire de malpropreté ; le motporcus, de graisse et d’embonpoint.Suscipere, v.Sumere.Suspicere, v.Vereri.Suspirare. Gemere.Suspirare, soupirer, s’entend d’une aspiration profonde et d’une forte expiration, à la suite d’un serrement de cœur ;gemere, gémir, tient plus de la volonté, on donne de l’air à une poitrine oppressée. Un soupir,suspiriumexprime la gêne ; un gémissement,gemitus, la douleur.Cic.Att. II, 21.“Cum diu occultesuspirassent, postea jamgemere, ad extremum vero loqui omnes et clamare cœperunt.”“A des soupirs longtemps étouffés succèdent les gémissements, puis enfin, un concert de plaintes et de cris.”Sustinere,sustentare, v.Ferre.TTaberna, v.Deversorium.Tacere,taciturnus, v.Silere.Tæda, v.Fax.Tæter, v.Teter.Talio, v.Vindicta.Tabulæ, v.Axes.Tædet, v.Piget.Talea, v.Rami.Tardare, v.Manere.Tardus. Lentus.Tardus, marque la lenteur qui perd du temps par opposition àcitus;lentus, celle qui prendses aises et marche à pas comptés, par opposition àacer.Tellus. Terra. Solum. Humus.Tellus, la terre considérée comme un tout, comme le centre du monde, comme une déesse, par opposition à d’autres corps célestes ou à d’autres divinités,γαῖα,γῆ;terra, comme matière et élément par opposition aux autres éléments,γαῖα,γῆ;solum, comme l’élément solide opposé particulièrement à l’eau,πέδον; enfinhumus, comme la partie la plus basse du monde visible par opposition à la région de l’air. Les désinences des dérivésterrenusopposé àigneus,solidusàfluidus,humilisàsublimis, correspondent à ces différentes significations.Temetum, v.Vinum.Tempestas, v.Ventus.Temperatio, v.Modus.Templum. Fanum. Delubrum. Ædes. Sacellum.1.Templum,fanumetdelubrum, le temple avec le terrain consacré qui l’entoure,ἱερόν;ædes, l’édifice même,ναός; enfin,sacellum, emplacement consacré, sans édifice, avec un simple autel.2. Au sens restreinttemplum, temple monumental d’une grande divinité ;fanumetdelubrum, temple modeste d’un dieu inférieur ou d’un héros.Tempus, v.Dies.Tenebræ, v.Obscurum.Temulentus, v.Ebrius.Tenere. Habere. Possidere.Tenere, tenir dans sa main, c’est la possession physique ;habere, avoir en son pouvoir, c’est la possession de fait ;possidere, avoir en propriété, c’est la possession de droit.Plin.Ep. I, 16.“Tenet,habet,possidet.”“Saturninus m’attache, me domine, me possède.”Tentare. Periclitari. Experiri. Periculum. Discrimen.1.Tentareetpericlitari, faire une tentative pour s’éclairer :tentare, avec le désir de s’instruire, en prenant de la peine, c’est un essai ;periclitari, avec courage, en méprisant le danger qu’il peut y avoir, c’est une épreuve ;experiri, acquérir des lumières par cette tentative, c’est une expérience.2.Periculum, le danger considéré dans sa durée ;discrimen, comme un simple point dans le temps, comme le moment critique et le point culminant dupericuli.Liv.VI, 17.“In ipsodiscriminepericulidestituat.”“Abandonner au plus fort de la crise.”Tenuis, v.Exilis.Tergum, v.Dorsum.Terere, v.Lævis.Tergus. Cutis. Pellis. Vellus.Tergusetcutis, couverture extérieure des chairs à l’état de membrane nue et lisse :tergus, peau grossière des animaux recouvrant une chair tendre et bonne à manger, le cuirδέρμα;cutis, peau fine de l’homme protégeant la chair vive et sensible,χρώς.Pellisetvellus, peau avec sa garniture :pellis, peau garnie de poils oupili, fourrure,δορά;vellus, peau laineuse, garnie de flocons ouvilli, toison,μαλλός. On dit en parlant des hommes,cutem; des éléphants, serpents, etc.,tergora; des lions, chèvres, chiens, etc.,pelles; des brebis,vellera.Juven.X, 192.“Deformem procutepellem.”“Une peau fine autrefois, pleine à présent de rides et de poils.”Termes, v.Rami.Terminare,terminus, v.FinireetFinis.Teter. Fœdus. Turpis. Deformis.Teter,tæter, ce qui nous paraît odieux parce qu’il trouble notre sécurité ennous inspirant de la crainte ou en nous donnant des frissons, à peu près comme effroyable, épouvantable,ϐλοσυρός;fœdus, parce qu’il offense la nature, parce qu’il excite en nous du dégoût ou de l’horreur, comme affreux,μιαρός;turpis, parce qu’il offense le sens moral ou les convenances en provoquant notre désapprobation ou notre mépris, par opposition àhonestus,gloriosus, comme laid, honteux,αἰσχρός;deformis, parce qu’il blesse le goût et déplaît, par opposition àformosus, comme mal fait,δυσειδής.Cic.Off. I, 34.“Luxuria cum omni ætateturpis, tum senectutifœdissimaest.”“La débauche honteuse à tout âge est affreuse dans la vieillesse.”Rep.II, 26.“Tyrannus quo nequetetriusnequefœdius... animal ullum cogitari potest.”“Un tyran, l’être le plus effroyable, le plus affreux que l’imagination puisse concevoir.”Vatin.3.“Quanquam sis omnidiritate teterrimus.”“Quoique ta dureté fasse de toi un effroyable personnage.”Vell.P. II, 69.“In Vatiniodeformitas corporiscumturpitudinecertabat ingenii.”“Chez Vatinius la difformité allait de pair avec la turpitude.”Tesca, v.Solitudo.Tetricus, v.Austerus.Tignum, v.Trabes.Timere,timor, v.Vereri.Titubare, v.Labare.Tolerare, v.Ferre.Tormentum, v.Cruciatus.Torquere, v.Vertere.Torridus, v.Aridus.Torvus, v.Atrox.Totus, v.Quisque.Toxicum. Venenum. Virus.Toxicum, terme d’histoire naturelle, poison, sans idée accessoire ;venenum, liqueur ou potion empoisonnée qui peut être douce et séduisante ;virus, liqueur ou breuvage malfaisant et repoussant.Liv.II, 52.“Tribuni plebem agitare suoveneno, agraria lege.”“Le peuple que travaille le poison préparé par les tribuns, la loi agraire.”ComparezCic.Læl. 23.“Evomatvirusacerbitatis suæ.”“Qu’il vomisse le venin de sa misanthropie.”Trabes. Tignum.Trabes,trabs, poutrelle longue et mince qui se rapproche de la perche ;tignum, poutre courte et épaisse qui se rapproche de la bille. Un radeau se compose detrabibuset non point detignis; au contraire, les pièces de charpente destinées à servir de supports dans une construction se composent detigniset non point detrabibus, car ce dernier terme désigne de préférence les traverses supportées.Cæs.B. C. II, 9.“Supra eum locum duotignatransversa injecerunt, quibussuspenderenteam contignationem, supraque eatignadirecto transversastrabesinjecerunt, easque axibus religaverunt.”“Ils jetèrent par-dessus deux poutres[1]qui se croisaient à angle droit et qui devaient supporter la plate-forme, sur les poutres un grillage de poutrelles[2]reliées par des ais[3].”1Sablières.2Longrines et traverses.3Voliges.Tractus, v.Locus.Trames, v.Iter.Tragulum, v.Missile.Tranquillus, v.Quies.Trans. Uls. Ultra.Transetuls, de l’autre côté,πέραν, par opposition àcis; ce sont des prépositions qu’on n’accentue pas et qui servent simplement à distinguer un côté de l’autre, elles appartiennent à la même classe quesuper:trans, est le terme usuel ;ulsa vieilli, il est tombé en désuétude.Ultra, au delà,πέρα, par opposition àcitra; on appuie sur le mot pour donner une haute idée de l’éloignement de cet autre côté au delà duquel il faut chercher l’objet, c’est une particule de la même classe quesupra. La séparation exprimée parultrafait songer à une frontière, la séparation exprimée partransà un obstacle.Tac.Germ. 29.“Protulit magnitudo populi RomaniultraRhenumultraque veteres terminos imperii reverentiam... Non numeraverim inter Germaniæ populos, quamquamtransRhenum Danubiumque consederint, eos qui decumates agros exercent.”“La grandeur du peuple romain a porté au delà du Rhin et au delà des vieilles bornes le respect de son autorité... Je ne compte point parmi les peuples de la Germanie, quoiqu’établis de l’autre côté du Rhin et du Danube, ceux qui cultivent les champs soumis à la dîme.”Transfuga, v.Perfuga.Transversus. Obliquus.Transversum, perpendiculaire, ce qui se dirige à angles droits à partir d’un point donné sur une droite ;obliquum, oblique, ce qui s’éloigne du même point en faisant un angle aigu ou obtus.Tribuere, v.Impertire.Troicus,troius, v.Achivi.Truculentus, v.Atrox.Truncare, v.Mutilare.Trux, v.Atrox.Tristitia, v.Dolor.Trucidare, v.Interficere.Trudis, v.Fustis.Truncus, v.Stirps.Tueri. Defendere.Tuerine suppose qu’un danger possible, comme protéger, par opposition ànegligere;defendere, suppose une attaque, comme défendre, par opposition àdeserere. Les mineurs ont des protecteurs ou tuteurs,tutores, les accusés des défenseurs,defensores. Letuensfait preuve de sollicitude et d’amour en cherchant à prévenir le danger ; ledefendens, de courage et de force en faisant face au danger.Sen.Tranq. 11.“Neque ille solum militat qui in acie stat et dextrum lævumquecornu defendit; sed et quiportas tuetur.”“Le nom de soldat n’est pas exclusivement réservé à celui qui tient ferme àson rang de bataille et qui défend l’aile droite ou l’aile gauche ; il convient également à celui qui garde les portes.”Tum. Tunc.Tum, adverbe qui correspond àis, comme en ce temps-ci ;tunc, adverbe qui correspond àille, comme en ce temps-là.Tumere, v.Turgere.Tumulus, v.Collis.Turba, v.Caterva.Turbæ. Tumultus. Seditio. Secessio. Deficere. Desciscere.1.Turbæettumultus, désordres de police :turbæ, attentatoires au bon ordre ;tumultus, à la tranquillité publique.Seditioetsecessio, mouvements politiques par suite d’une différence d’opinions nette et tranchée, de principes contradictoires :seditio, quand l’union vient seulement d’être troublée et que la lutte des partis se passe encore en paroles ;secessio, quand on a renoncé à tout espoir de conciliation et que les partis sont en présence prêts à se battre ou qu’ils ont du moins rompu tout commerce.2. Lesseditiosiet lessecedentessont citoyens et membres d’une communauté libre dont ils troublent seulement l’union ; lesdeficientesetdesciscentesviolent un contrat en qualité de sujets qui se soulèvent ou d’alliés qui font défaut :deficere, terme général, présente la défection par son côté moral, comme une désertion qui provient d’infidélité, d’hésitation et de lâcheté ;desciscere, par son côté politique, comme un changement de principes et de système.Turbo, v.Ventus.Turgere. Tumere.Turgere, exprime une augmentation de volume qui tient à un excès de force et d’abondance,commeσπαργᾷν,σφριγᾷν;tumere, contient l’idée du néant et du vide déguisés sous l’enflure, commeοἰδᾷν. On appelle les voilesturgidalorsque le vent qui les gonfle est considéré comme un corps réel, capable en effet de les remplir, ettumida, lorsqu’on ne veut voir dans le même vent que de l’air, un air qui n’est rien et qui paraît seulement remplir les voiles.Turio, v.Rami.Turpis, v.Teter.Tutus. Securus. Incuriosus.1.Tutusse rapporte à la réalité de la chose et s’entend de celui qui est en sûreté, commeἀσφαλής;securusse rapporte à la persuasion de l’esprit et s’entend de celui qui se croit en sûreté. Au sens réfléchi,tutusarrive à exprimer l’idée de prévoyance, etsecuruscelle d’imprévoyance par euphémisme.Sen.Ep. 97.“Tutascelera esse possunt,securanon possunt.”“Le crime peut être en sûreté, mais il ne possède jamais la sécurité.”Cependant, comme il n’existe point de substantif tiré detutus,securitasse prend aussi par catachrèse dans le sens de sûreté.2.Securus,securitasexpriment l’absence d’inquiétude et de soucis comme un état de l’âme, c’est la sécurité,ἀμέριμνος, par opposition àsollicitus;incuriosus,incuria, expriment le manque de soin et d’attention, au point de vue pratique, comme insouciant,ὀλίγωρος, par opposition àcura.Sen.Ep. 100.“Fabianus non eratnegligensin oratione, sedsecurus.”“Il y avait dans les discours de Fabianus un air je ne dis pas de négligence, mais d’assurance.”UUber, v.Fœcundus.Udus. Uvidus. Humidus. Aquosus. Madidus.1.Uvidumetudum,ὑγρὸν, humide, dans tout le sens du mot, ce qui est entièrement composé d’eau ou d’un autre liquide, en réalité, en apparence, ou encore par hyperbole,humore constans;humidumethumectum, humide au sens restreint, ce qui est seulement imprégné de parties aqueuses,“humore mixtum”.Sen.N. Q. II, 25.“Dicis nubes attritas edere ignem cum sinthumidæ, imoudæ.”“Tu dis qu’il sort du feu des nuages qui sont chargés ou plutôt composés d’eau.”Udus, qui a pour opposéssudusetsolidus, est synonyme d’aquanusdans Tertullien ; maishumidus, qui a pour opposéaridus, est synonyme d’aquosus, à cette différence près qu’en employantaquosus, on se représente encore le sec et l’humide comme distincts ; ils existent l’un à côté de l’autre, tandis qu’en employanthumidus, on se les représente comme mélangés et confondus.Pratum aquosumsignifierait une prairie où il y a des mares et des étangs ; maispratum humidum, une prairie arrosée.2.Udusn’est qu’une contraction d’uvidus;humectusn’est que le participe d’humidus.Pacuv.ap. Varr.“Terra exhalabat auroramhumidam,humectam.”“La terre exhalait une vapeur humide, chargée d’eau.”3.Humidus,humensse rapporte, comme humide. à la constitution intérieure du corps ;madidus,madens,μυδαλέος, ruisselant, ne se rapporte qu’à l’extérieur et à la surface du corps, par opposition àsiccus.Cic.Phil. XIV, 3.“Imbutisanguine gladii legionum exercituumque nostrorum, velmadefactipotius duobus consulum, tertio Cæsaris prælio.”“L’épée de nos légions et de nos armées est trempée dans le sang ; elle a ruisselé de sang dans les deux combats livrés par les consuls, dans le troisième combat livré par César.”Imbuere, causatif d’imbibere, se rapporte, en effet, à l’humidité qui pénètre à l’intérieur ;madefieri, à celle qui s’amasse au dehors et qui peut provenir indifféremment de deux causes, savoir d’un trop-plein au dedans ou de la nature imperméable d’une surface.Ulcus, v.Vulnus.Uligo, v.Lacuna.Ulna. Lacertus. Brachium. Cubitus.Ulna, le bras entier, depuis l’épaule jusqu’à la main, servant à mesurer l’aune ;lacertus, le haut du bras, depuis l’épaule jusqu’au coude ;brachium, l’avant-bras ;cubitus, le pli entre deux, le coude.Uls,ultra, v.Trans.Ultio, v.Vindicta.Ultimus, v.Extremus.Ultro, v.PrætereaetSponte.Umbrosus, v.Obscurum.Una. Simul.Una, ensemble, dans le même lieu,ὁμοῦ;simul, à la fois, dans le même temps ou le même instant,ἅμα.Unctus, v.Delibutus.Uncus. Hamus.Uncus, grand crochet comparable à une ancre ;hamus, petit crochet comparable à un hameçon.Uncus, v.Curvus.Unicus, v.Eminens.Unda, v.Aqua.Universus,unusquisque, v.Quisque.Usque, v.Semper.Usura, v.Fœnus.Usurpare, v.Uti.Uterque. Ambo. Utervis. Uterlibet.1.Uterque, chacun des deux, s’applique à un tout dans lequel on distingue deux unités, commeἑϰάτερος;ambo, tous les deux, à un tout dans lequel on distingue deux moitiés, commeἄμφω.Cic.Finn. II, 7.“Hic, quiutramqueprobat,ambobusdebuit uti.”“Puisqu’on admet les deux points de fait, on devrait les représenter tous les deux par un terme spécial.”Ter.Ad. I, 2, 50.“Curemus æquamuterquepartem ; tu alterum, ego item alterum ; namamboscurare proреmоdum reposcere illum est quem dedisti.”“Prenons chacun une part égale de la tâche ; garde Ctésiphon, moi Eschine. T’occuper ainsi de tous les deux, c’est presque me redemander celui que tu m’as donné.”La différence de construction est visible dansCic.Muren. 18, 37.“Duæ res in prætura desideratæ sunt, quæambæin consulatu Murenæ profuerunt...Horum utrumqueei fortuna ad consulatus petitionem reservavit.”“Deux choses manquèrent à Muréna dans la demande de la préture ; et toutes deux l’ont merveilleusement servi quand il a sollicité le consulat... La fortune lui réservait chacun de ces deux avantages dans ses démarches pour le consulat.”EtOrat. III, 26.“Aquibus utrisquesubmittitur aliquid.”“Le poëte et le compositeur sacrifient chacun à la simplicité.”2.Uterqueetambosont copulatifs et se décomposent enunusetalter; l’attribut est nécessairement commun ;utervis, celui des deux que vous voudrez, etuterlibet, celui des deux qu’il vous plaira, sont disjonctifs et se décomposent enunus vel alter; l’attribut est commun par accident.Ter.Andr. Prol. 10.“Quiutramvisrecte norit,ambasnoverit.”“Il suffit de posséder une de ces deux pièces de Ménandre, celle que vous voudrez, pour les posséder toutes les deux.”Uti. Usurpare. Frui. Frunisci.Utietusurpareexpriment l’action de faire usage d’une chose, d’en disposer à son avantage ; maisutise dit d’un usage permanent ;usurpare, d’un acte isolé.Fruiet la vieille formefrunisciexpriment le sentiment agréable qui accompagne cet usage, comme jouir :fruiest le verbe primitif,frunisci, le verbe inchoatif.Sen.Vit. B. 10.“Tu voluptatefrueris, egoutor.”“Tu ne cherches dans le plaisir que la jouissance, j’y cherche le profit.”Flor.II, 6.“Hannibal quum victoria possetuti,fruimaluit.”“Annibal pouvait user de sa victoire, il aima mieux en jouir.”Cic.Rosc. Am. 45, 131.“Commoda, quibusutimur, lucem, quafruimur, spiritumque, quem ducimus, a Deo nobis dari.”“Les avantages dont nous profitons tous les jours, la lumière dont nous jouissons, l’air que nous respirons sont des dons de Dieu.”Cic.Cat. III, 2, 5.“Quorum opera... assidueutor.”“Je profite constamment de leur activité.”Comparez avecFinn. II, 35, 118.“In ea, quamsæpe usurpabas, tranquillitate degere omnem vitam.”“Laisser couler sa vie entière dans la tranquillité que tu as su trouver en mainte occasion.”Cic.Orat. 51, 169.“Post inventa conclusio est, qua credousurosveteres illos fuisse, si jam nota etusurpatares esset.”“La période oratoire fut inventée plus tard ; je crois que les anciens en auraient fait usage s’ils l’avaient connue et vu employer.”Utique, v.Plane.Uxor, v.Femina.Uvidus, v.Udus.VVacare. Otiari. Feriari. Cessare. Nihil agere.Vacare, avoir son temps libre, par opposition à l’occupatio, qui oblige au travail ;otiari, n’avoir point d’affaires, par opposition auxnegotia, qui font du travail un devoir ;feriari, jouir du repos des jours de fête, par opposition à la besogne journalière ;cessare, cesser son travail et se reposer, par opposition à la peine qu’on vient de prendre ;nihil agere, ne rien faire, par opposition à l’activité en général.Vacuus, v.Inanis.Vacillare, v.Labare.Vadum, v.Solum.Vadere, v.Ire.Vagari, v.Errare.Vafer, v.Astutus.Vale, v.Ave.Valde, v.Perquam.Valere, v.Posse.Valens, v.Salus.Valetudo, v.Æger.Validus. Firmus. Robustus.1.Validus, fort, au sens actif, pour l’attaque et l’exécution, vigoureux, par opposition àimbecillis, commeσθεναρός;firmusetrobustus, fort, au sens passif, pour la défense, pour supporter quelque chose : lefirmumtire sa force d’une assiette inébranlable, on y met sa confiance, il s’oppose àlabans,vacillanset même àimbecillus, en grecϐέϐαιος, ferme ; lerobustumtire la sienne de sa nature compacte, de l’impénétrabilité de sa matière, il dure, par opposition àtenerum, commeῥωμαλέοςetἰσχυρὸς, solide.2.Imbecillitasconvient à la faiblesse d’esprit ;infirmitas, à la faiblesse corporelle.Cic.Finn. V, 45.“Ininfirmaætateimbecillaque mente”:“un âge qui n’est point fait, une intelligence qui n’a point de ressort”. Et quand ils ne se disent tous deux de l’esprit,imbecillitassignifie une faiblesse naturelle de tête ou de cœur, par exemple, un défaut de talent ou de courage ;infirmitas, une faiblesse morale, par exemple, la versatilité qui empêche qu’on ne se fie à nous.Cæs.B. G. VII, 77.“Nolite stultitia ac temeritate vestra autimbecillitateanimi omnem Galliam prosternere.”“Ne cédez ni à une folle hardiesse ni à une faiblesse d’esprit qui causerait la chute de toute la Gaule.”Comparez avecIV, 5.“CæsarinfirmitatemGallorum veritus quod sunt in consiliis capiendis mobiles et rebus plerumque novis student.”“César avait peur de la versatilité des Gaulois, qui sont inconstants dans leurs desseins et amoureux de changements.”Vallum, v.Agger.Vallus, v.Stipes.Valvæ, v.Ostium.Varius. Diversus. Contrarius. Versicolor. Variegare.1.Variumexprime les différences qu’on remarque dans un seul et même objet ;diversum, celles qui distinguent un objet d’un autre.Catull.47, 10.“Quos longe simul a domo profectosdiversevariæviæ reportant”, c’est-à-dire que toutes sortes de voies ramènent chez eux dans des directions tout à fait différentes.Tac.H. I, 25.“Otho postquamvariosermone callidos et audaces cognovit, pretio et promissis onerat... Suspensos cæterorum animosdiversisartibus (i. e. spe et metu) stimulant.”“Othon cause avec eux, varie l’entretien, s’assure qu’ils sont rusés et hardis, les achète à prix d’or et les comble de promesses... Pour les autres, on aiguillonne par divers moyens ces esprits incertains.”2. Lesdiversan’ont rien de commun entre eux et s’en vont dans des directions divergentes ou même opposées ; lescontrariase font face et sont diamétralement opposés. D’où la gradationCic.Divin. II, 55.“Diversasaut etiamcontrarias.”“Tout ce qui est du domaine de la conjecture... est sujet de la part des hommes aux interprétations les plus diverses et souvent les plus opposées[1].”Vell.P. II, 75.“Diversapræsentibus etcontrariaexspectatis sperare.”“Avoir des espérances qui s’écartent des conjonctures et qui sont contraires aux probabilités.”3.Varium, bigarré, qui offre plusieurs couleurs à la fois,ποιϰίλον;versicolor, chatoyant, qui change autant de fois de couleur qu’il y a de manières de l’exposer à la lumière,αἴολον.Propert.III, 13, 32.“Autvariamplumæversicolorisavem.”“Un oiseau bigarré dont le plumage chatoie.”Pline (XXXVII, 10) exprime les deux idées par des périphrases lorsqu’il appelle à la fois la pierre mithraxmulticoloret“contra solemvarierefulgens”.4.Variaresignifie en général donner un aspect varié ;variegaresignifie en particulier donner un aspect dont la variété est dans les couleurs, barioler.1Traduction de la collection Panckoucke.Vas, v.Sponsor.Vasta, v.Solitudo.

Sus. Verres. Scrofa. Porcus.Sus, terme général, nom du cochon en histoire naturelle,ὗς;verres,scrofa,porcus, termes d’économie rurale :verres, verrat ;scrofa, truie ;porcus, jeune porc ou goret. Le motsuscontient une idée accessoire de malpropreté ; le motporcus, de graisse et d’embonpoint.

Sus, terme général, nom du cochon en histoire naturelle,ὗς;verres,scrofa,porcus, termes d’économie rurale :verres, verrat ;scrofa, truie ;porcus, jeune porc ou goret. Le motsuscontient une idée accessoire de malpropreté ; le motporcus, de graisse et d’embonpoint.

Suspirare. Gemere.Suspirare, soupirer, s’entend d’une aspiration profonde et d’une forte expiration, à la suite d’un serrement de cœur ;gemere, gémir, tient plus de la volonté, on donne de l’air à une poitrine oppressée. Un soupir,suspiriumexprime la gêne ; un gémissement,gemitus, la douleur.Cic.Att. II, 21.“Cum diu occultesuspirassent, postea jamgemere, ad extremum vero loqui omnes et clamare cœperunt.”“A des soupirs longtemps étouffés succèdent les gémissements, puis enfin, un concert de plaintes et de cris.”

Suspirare, soupirer, s’entend d’une aspiration profonde et d’une forte expiration, à la suite d’un serrement de cœur ;gemere, gémir, tient plus de la volonté, on donne de l’air à une poitrine oppressée. Un soupir,suspiriumexprime la gêne ; un gémissement,gemitus, la douleur.Cic.Att. II, 21.“Cum diu occultesuspirassent, postea jamgemere, ad extremum vero loqui omnes et clamare cœperunt.”“A des soupirs longtemps étouffés succèdent les gémissements, puis enfin, un concert de plaintes et de cris.”

Tardus. Lentus.Tardus, marque la lenteur qui perd du temps par opposition àcitus;lentus, celle qui prendses aises et marche à pas comptés, par opposition àacer.

Tardus, marque la lenteur qui perd du temps par opposition àcitus;lentus, celle qui prendses aises et marche à pas comptés, par opposition àacer.

Tellus. Terra. Solum. Humus.Tellus, la terre considérée comme un tout, comme le centre du monde, comme une déesse, par opposition à d’autres corps célestes ou à d’autres divinités,γαῖα,γῆ;terra, comme matière et élément par opposition aux autres éléments,γαῖα,γῆ;solum, comme l’élément solide opposé particulièrement à l’eau,πέδον; enfinhumus, comme la partie la plus basse du monde visible par opposition à la région de l’air. Les désinences des dérivésterrenusopposé àigneus,solidusàfluidus,humilisàsublimis, correspondent à ces différentes significations.

Tellus, la terre considérée comme un tout, comme le centre du monde, comme une déesse, par opposition à d’autres corps célestes ou à d’autres divinités,γαῖα,γῆ;terra, comme matière et élément par opposition aux autres éléments,γαῖα,γῆ;solum, comme l’élément solide opposé particulièrement à l’eau,πέδον; enfinhumus, comme la partie la plus basse du monde visible par opposition à la région de l’air. Les désinences des dérivésterrenusopposé àigneus,solidusàfluidus,humilisàsublimis, correspondent à ces différentes significations.

Templum. Fanum. Delubrum. Ædes. Sacellum.1.Templum,fanumetdelubrum, le temple avec le terrain consacré qui l’entoure,ἱερόν;ædes, l’édifice même,ναός; enfin,sacellum, emplacement consacré, sans édifice, avec un simple autel.2. Au sens restreinttemplum, temple monumental d’une grande divinité ;fanumetdelubrum, temple modeste d’un dieu inférieur ou d’un héros.

1.Templum,fanumetdelubrum, le temple avec le terrain consacré qui l’entoure,ἱερόν;ædes, l’édifice même,ναός; enfin,sacellum, emplacement consacré, sans édifice, avec un simple autel.

2. Au sens restreinttemplum, temple monumental d’une grande divinité ;fanumetdelubrum, temple modeste d’un dieu inférieur ou d’un héros.

Tenere. Habere. Possidere.Tenere, tenir dans sa main, c’est la possession physique ;habere, avoir en son pouvoir, c’est la possession de fait ;possidere, avoir en propriété, c’est la possession de droit.Plin.Ep. I, 16.“Tenet,habet,possidet.”“Saturninus m’attache, me domine, me possède.”

Tenere, tenir dans sa main, c’est la possession physique ;habere, avoir en son pouvoir, c’est la possession de fait ;possidere, avoir en propriété, c’est la possession de droit.Plin.Ep. I, 16.“Tenet,habet,possidet.”“Saturninus m’attache, me domine, me possède.”

Tentare. Periclitari. Experiri. Periculum. Discrimen.1.Tentareetpericlitari, faire une tentative pour s’éclairer :tentare, avec le désir de s’instruire, en prenant de la peine, c’est un essai ;periclitari, avec courage, en méprisant le danger qu’il peut y avoir, c’est une épreuve ;experiri, acquérir des lumières par cette tentative, c’est une expérience.2.Periculum, le danger considéré dans sa durée ;discrimen, comme un simple point dans le temps, comme le moment critique et le point culminant dupericuli.Liv.VI, 17.“In ipsodiscriminepericulidestituat.”“Abandonner au plus fort de la crise.”

1.Tentareetpericlitari, faire une tentative pour s’éclairer :tentare, avec le désir de s’instruire, en prenant de la peine, c’est un essai ;periclitari, avec courage, en méprisant le danger qu’il peut y avoir, c’est une épreuve ;experiri, acquérir des lumières par cette tentative, c’est une expérience.

2.Periculum, le danger considéré dans sa durée ;discrimen, comme un simple point dans le temps, comme le moment critique et le point culminant dupericuli.Liv.VI, 17.“In ipsodiscriminepericulidestituat.”“Abandonner au plus fort de la crise.”

Tergus. Cutis. Pellis. Vellus.Tergusetcutis, couverture extérieure des chairs à l’état de membrane nue et lisse :tergus, peau grossière des animaux recouvrant une chair tendre et bonne à manger, le cuirδέρμα;cutis, peau fine de l’homme protégeant la chair vive et sensible,χρώς.Pellisetvellus, peau avec sa garniture :pellis, peau garnie de poils oupili, fourrure,δορά;vellus, peau laineuse, garnie de flocons ouvilli, toison,μαλλός. On dit en parlant des hommes,cutem; des éléphants, serpents, etc.,tergora; des lions, chèvres, chiens, etc.,pelles; des brebis,vellera.Juven.X, 192.“Deformem procutepellem.”“Une peau fine autrefois, pleine à présent de rides et de poils.”

Tergusetcutis, couverture extérieure des chairs à l’état de membrane nue et lisse :tergus, peau grossière des animaux recouvrant une chair tendre et bonne à manger, le cuirδέρμα;cutis, peau fine de l’homme protégeant la chair vive et sensible,χρώς.Pellisetvellus, peau avec sa garniture :pellis, peau garnie de poils oupili, fourrure,δορά;vellus, peau laineuse, garnie de flocons ouvilli, toison,μαλλός. On dit en parlant des hommes,cutem; des éléphants, serpents, etc.,tergora; des lions, chèvres, chiens, etc.,pelles; des brebis,vellera.Juven.X, 192.“Deformem procutepellem.”“Une peau fine autrefois, pleine à présent de rides et de poils.”

Teter. Fœdus. Turpis. Deformis.Teter,tæter, ce qui nous paraît odieux parce qu’il trouble notre sécurité ennous inspirant de la crainte ou en nous donnant des frissons, à peu près comme effroyable, épouvantable,ϐλοσυρός;fœdus, parce qu’il offense la nature, parce qu’il excite en nous du dégoût ou de l’horreur, comme affreux,μιαρός;turpis, parce qu’il offense le sens moral ou les convenances en provoquant notre désapprobation ou notre mépris, par opposition àhonestus,gloriosus, comme laid, honteux,αἰσχρός;deformis, parce qu’il blesse le goût et déplaît, par opposition àformosus, comme mal fait,δυσειδής.Cic.Off. I, 34.“Luxuria cum omni ætateturpis, tum senectutifœdissimaest.”“La débauche honteuse à tout âge est affreuse dans la vieillesse.”Rep.II, 26.“Tyrannus quo nequetetriusnequefœdius... animal ullum cogitari potest.”“Un tyran, l’être le plus effroyable, le plus affreux que l’imagination puisse concevoir.”Vatin.3.“Quanquam sis omnidiritate teterrimus.”“Quoique ta dureté fasse de toi un effroyable personnage.”Vell.P. II, 69.“In Vatiniodeformitas corporiscumturpitudinecertabat ingenii.”“Chez Vatinius la difformité allait de pair avec la turpitude.”

Teter,tæter, ce qui nous paraît odieux parce qu’il trouble notre sécurité ennous inspirant de la crainte ou en nous donnant des frissons, à peu près comme effroyable, épouvantable,ϐλοσυρός;fœdus, parce qu’il offense la nature, parce qu’il excite en nous du dégoût ou de l’horreur, comme affreux,μιαρός;turpis, parce qu’il offense le sens moral ou les convenances en provoquant notre désapprobation ou notre mépris, par opposition àhonestus,gloriosus, comme laid, honteux,αἰσχρός;deformis, parce qu’il blesse le goût et déplaît, par opposition àformosus, comme mal fait,δυσειδής.Cic.Off. I, 34.“Luxuria cum omni ætateturpis, tum senectutifœdissimaest.”“La débauche honteuse à tout âge est affreuse dans la vieillesse.”Rep.II, 26.“Tyrannus quo nequetetriusnequefœdius... animal ullum cogitari potest.”“Un tyran, l’être le plus effroyable, le plus affreux que l’imagination puisse concevoir.”Vatin.3.“Quanquam sis omnidiritate teterrimus.”“Quoique ta dureté fasse de toi un effroyable personnage.”Vell.P. II, 69.“In Vatiniodeformitas corporiscumturpitudinecertabat ingenii.”“Chez Vatinius la difformité allait de pair avec la turpitude.”

Toxicum. Venenum. Virus.Toxicum, terme d’histoire naturelle, poison, sans idée accessoire ;venenum, liqueur ou potion empoisonnée qui peut être douce et séduisante ;virus, liqueur ou breuvage malfaisant et repoussant.Liv.II, 52.“Tribuni plebem agitare suoveneno, agraria lege.”“Le peuple que travaille le poison préparé par les tribuns, la loi agraire.”ComparezCic.Læl. 23.“Evomatvirusacerbitatis suæ.”“Qu’il vomisse le venin de sa misanthropie.”

Toxicum, terme d’histoire naturelle, poison, sans idée accessoire ;venenum, liqueur ou potion empoisonnée qui peut être douce et séduisante ;virus, liqueur ou breuvage malfaisant et repoussant.Liv.II, 52.“Tribuni plebem agitare suoveneno, agraria lege.”“Le peuple que travaille le poison préparé par les tribuns, la loi agraire.”ComparezCic.Læl. 23.“Evomatvirusacerbitatis suæ.”“Qu’il vomisse le venin de sa misanthropie.”

Trabes. Tignum.Trabes,trabs, poutrelle longue et mince qui se rapproche de la perche ;tignum, poutre courte et épaisse qui se rapproche de la bille. Un radeau se compose detrabibuset non point detignis; au contraire, les pièces de charpente destinées à servir de supports dans une construction se composent detigniset non point detrabibus, car ce dernier terme désigne de préférence les traverses supportées.Cæs.B. C. II, 9.“Supra eum locum duotignatransversa injecerunt, quibussuspenderenteam contignationem, supraque eatignadirecto transversastrabesinjecerunt, easque axibus religaverunt.”“Ils jetèrent par-dessus deux poutres[1]qui se croisaient à angle droit et qui devaient supporter la plate-forme, sur les poutres un grillage de poutrelles[2]reliées par des ais[3].”1Sablières.2Longrines et traverses.3Voliges.

Trabes,trabs, poutrelle longue et mince qui se rapproche de la perche ;tignum, poutre courte et épaisse qui se rapproche de la bille. Un radeau se compose detrabibuset non point detignis; au contraire, les pièces de charpente destinées à servir de supports dans une construction se composent detigniset non point detrabibus, car ce dernier terme désigne de préférence les traverses supportées.Cæs.B. C. II, 9.“Supra eum locum duotignatransversa injecerunt, quibussuspenderenteam contignationem, supraque eatignadirecto transversastrabesinjecerunt, easque axibus religaverunt.”“Ils jetèrent par-dessus deux poutres[1]qui se croisaient à angle droit et qui devaient supporter la plate-forme, sur les poutres un grillage de poutrelles[2]reliées par des ais[3].”

Trans. Uls. Ultra.Transetuls, de l’autre côté,πέραν, par opposition àcis; ce sont des prépositions qu’on n’accentue pas et qui servent simplement à distinguer un côté de l’autre, elles appartiennent à la même classe quesuper:trans, est le terme usuel ;ulsa vieilli, il est tombé en désuétude.Ultra, au delà,πέρα, par opposition àcitra; on appuie sur le mot pour donner une haute idée de l’éloignement de cet autre côté au delà duquel il faut chercher l’objet, c’est une particule de la même classe quesupra. La séparation exprimée parultrafait songer à une frontière, la séparation exprimée partransà un obstacle.Tac.Germ. 29.“Protulit magnitudo populi RomaniultraRhenumultraque veteres terminos imperii reverentiam... Non numeraverim inter Germaniæ populos, quamquamtransRhenum Danubiumque consederint, eos qui decumates agros exercent.”“La grandeur du peuple romain a porté au delà du Rhin et au delà des vieilles bornes le respect de son autorité... Je ne compte point parmi les peuples de la Germanie, quoiqu’établis de l’autre côté du Rhin et du Danube, ceux qui cultivent les champs soumis à la dîme.”

Transetuls, de l’autre côté,πέραν, par opposition àcis; ce sont des prépositions qu’on n’accentue pas et qui servent simplement à distinguer un côté de l’autre, elles appartiennent à la même classe quesuper:trans, est le terme usuel ;ulsa vieilli, il est tombé en désuétude.Ultra, au delà,πέρα, par opposition àcitra; on appuie sur le mot pour donner une haute idée de l’éloignement de cet autre côté au delà duquel il faut chercher l’objet, c’est une particule de la même classe quesupra. La séparation exprimée parultrafait songer à une frontière, la séparation exprimée partransà un obstacle.Tac.Germ. 29.“Protulit magnitudo populi RomaniultraRhenumultraque veteres terminos imperii reverentiam... Non numeraverim inter Germaniæ populos, quamquamtransRhenum Danubiumque consederint, eos qui decumates agros exercent.”“La grandeur du peuple romain a porté au delà du Rhin et au delà des vieilles bornes le respect de son autorité... Je ne compte point parmi les peuples de la Germanie, quoiqu’établis de l’autre côté du Rhin et du Danube, ceux qui cultivent les champs soumis à la dîme.”

Transversus. Obliquus.Transversum, perpendiculaire, ce qui se dirige à angles droits à partir d’un point donné sur une droite ;obliquum, oblique, ce qui s’éloigne du même point en faisant un angle aigu ou obtus.

Transversum, perpendiculaire, ce qui se dirige à angles droits à partir d’un point donné sur une droite ;obliquum, oblique, ce qui s’éloigne du même point en faisant un angle aigu ou obtus.

Tueri. Defendere.Tuerine suppose qu’un danger possible, comme protéger, par opposition ànegligere;defendere, suppose une attaque, comme défendre, par opposition àdeserere. Les mineurs ont des protecteurs ou tuteurs,tutores, les accusés des défenseurs,defensores. Letuensfait preuve de sollicitude et d’amour en cherchant à prévenir le danger ; ledefendens, de courage et de force en faisant face au danger.Sen.Tranq. 11.“Neque ille solum militat qui in acie stat et dextrum lævumquecornu defendit; sed et quiportas tuetur.”“Le nom de soldat n’est pas exclusivement réservé à celui qui tient ferme àson rang de bataille et qui défend l’aile droite ou l’aile gauche ; il convient également à celui qui garde les portes.”

Tuerine suppose qu’un danger possible, comme protéger, par opposition ànegligere;defendere, suppose une attaque, comme défendre, par opposition àdeserere. Les mineurs ont des protecteurs ou tuteurs,tutores, les accusés des défenseurs,defensores. Letuensfait preuve de sollicitude et d’amour en cherchant à prévenir le danger ; ledefendens, de courage et de force en faisant face au danger.Sen.Tranq. 11.“Neque ille solum militat qui in acie stat et dextrum lævumquecornu defendit; sed et quiportas tuetur.”“Le nom de soldat n’est pas exclusivement réservé à celui qui tient ferme àson rang de bataille et qui défend l’aile droite ou l’aile gauche ; il convient également à celui qui garde les portes.”

Tum. Tunc.Tum, adverbe qui correspond àis, comme en ce temps-ci ;tunc, adverbe qui correspond àille, comme en ce temps-là.

Tum, adverbe qui correspond àis, comme en ce temps-ci ;tunc, adverbe qui correspond àille, comme en ce temps-là.

Turbæ. Tumultus. Seditio. Secessio. Deficere. Desciscere.1.Turbæettumultus, désordres de police :turbæ, attentatoires au bon ordre ;tumultus, à la tranquillité publique.Seditioetsecessio, mouvements politiques par suite d’une différence d’opinions nette et tranchée, de principes contradictoires :seditio, quand l’union vient seulement d’être troublée et que la lutte des partis se passe encore en paroles ;secessio, quand on a renoncé à tout espoir de conciliation et que les partis sont en présence prêts à se battre ou qu’ils ont du moins rompu tout commerce.2. Lesseditiosiet lessecedentessont citoyens et membres d’une communauté libre dont ils troublent seulement l’union ; lesdeficientesetdesciscentesviolent un contrat en qualité de sujets qui se soulèvent ou d’alliés qui font défaut :deficere, terme général, présente la défection par son côté moral, comme une désertion qui provient d’infidélité, d’hésitation et de lâcheté ;desciscere, par son côté politique, comme un changement de principes et de système.

1.Turbæettumultus, désordres de police :turbæ, attentatoires au bon ordre ;tumultus, à la tranquillité publique.Seditioetsecessio, mouvements politiques par suite d’une différence d’opinions nette et tranchée, de principes contradictoires :seditio, quand l’union vient seulement d’être troublée et que la lutte des partis se passe encore en paroles ;secessio, quand on a renoncé à tout espoir de conciliation et que les partis sont en présence prêts à se battre ou qu’ils ont du moins rompu tout commerce.

2. Lesseditiosiet lessecedentessont citoyens et membres d’une communauté libre dont ils troublent seulement l’union ; lesdeficientesetdesciscentesviolent un contrat en qualité de sujets qui se soulèvent ou d’alliés qui font défaut :deficere, terme général, présente la défection par son côté moral, comme une désertion qui provient d’infidélité, d’hésitation et de lâcheté ;desciscere, par son côté politique, comme un changement de principes et de système.

Turgere. Tumere.Turgere, exprime une augmentation de volume qui tient à un excès de force et d’abondance,commeσπαργᾷν,σφριγᾷν;tumere, contient l’idée du néant et du vide déguisés sous l’enflure, commeοἰδᾷν. On appelle les voilesturgidalorsque le vent qui les gonfle est considéré comme un corps réel, capable en effet de les remplir, ettumida, lorsqu’on ne veut voir dans le même vent que de l’air, un air qui n’est rien et qui paraît seulement remplir les voiles.

Turgere, exprime une augmentation de volume qui tient à un excès de force et d’abondance,commeσπαργᾷν,σφριγᾷν;tumere, contient l’idée du néant et du vide déguisés sous l’enflure, commeοἰδᾷν. On appelle les voilesturgidalorsque le vent qui les gonfle est considéré comme un corps réel, capable en effet de les remplir, ettumida, lorsqu’on ne veut voir dans le même vent que de l’air, un air qui n’est rien et qui paraît seulement remplir les voiles.

Tutus. Securus. Incuriosus.1.Tutusse rapporte à la réalité de la chose et s’entend de celui qui est en sûreté, commeἀσφαλής;securusse rapporte à la persuasion de l’esprit et s’entend de celui qui se croit en sûreté. Au sens réfléchi,tutusarrive à exprimer l’idée de prévoyance, etsecuruscelle d’imprévoyance par euphémisme.Sen.Ep. 97.“Tutascelera esse possunt,securanon possunt.”“Le crime peut être en sûreté, mais il ne possède jamais la sécurité.”Cependant, comme il n’existe point de substantif tiré detutus,securitasse prend aussi par catachrèse dans le sens de sûreté.2.Securus,securitasexpriment l’absence d’inquiétude et de soucis comme un état de l’âme, c’est la sécurité,ἀμέριμνος, par opposition àsollicitus;incuriosus,incuria, expriment le manque de soin et d’attention, au point de vue pratique, comme insouciant,ὀλίγωρος, par opposition àcura.Sen.Ep. 100.“Fabianus non eratnegligensin oratione, sedsecurus.”“Il y avait dans les discours de Fabianus un air je ne dis pas de négligence, mais d’assurance.”

1.Tutusse rapporte à la réalité de la chose et s’entend de celui qui est en sûreté, commeἀσφαλής;securusse rapporte à la persuasion de l’esprit et s’entend de celui qui se croit en sûreté. Au sens réfléchi,tutusarrive à exprimer l’idée de prévoyance, etsecuruscelle d’imprévoyance par euphémisme.Sen.Ep. 97.“Tutascelera esse possunt,securanon possunt.”“Le crime peut être en sûreté, mais il ne possède jamais la sécurité.”Cependant, comme il n’existe point de substantif tiré detutus,securitasse prend aussi par catachrèse dans le sens de sûreté.

2.Securus,securitasexpriment l’absence d’inquiétude et de soucis comme un état de l’âme, c’est la sécurité,ἀμέριμνος, par opposition àsollicitus;incuriosus,incuria, expriment le manque de soin et d’attention, au point de vue pratique, comme insouciant,ὀλίγωρος, par opposition àcura.Sen.Ep. 100.“Fabianus non eratnegligensin oratione, sedsecurus.”“Il y avait dans les discours de Fabianus un air je ne dis pas de négligence, mais d’assurance.”

Udus. Uvidus. Humidus. Aquosus. Madidus.1.Uvidumetudum,ὑγρὸν, humide, dans tout le sens du mot, ce qui est entièrement composé d’eau ou d’un autre liquide, en réalité, en apparence, ou encore par hyperbole,humore constans;humidumethumectum, humide au sens restreint, ce qui est seulement imprégné de parties aqueuses,“humore mixtum”.Sen.N. Q. II, 25.“Dicis nubes attritas edere ignem cum sinthumidæ, imoudæ.”“Tu dis qu’il sort du feu des nuages qui sont chargés ou plutôt composés d’eau.”Udus, qui a pour opposéssudusetsolidus, est synonyme d’aquanusdans Tertullien ; maishumidus, qui a pour opposéaridus, est synonyme d’aquosus, à cette différence près qu’en employantaquosus, on se représente encore le sec et l’humide comme distincts ; ils existent l’un à côté de l’autre, tandis qu’en employanthumidus, on se les représente comme mélangés et confondus.Pratum aquosumsignifierait une prairie où il y a des mares et des étangs ; maispratum humidum, une prairie arrosée.2.Udusn’est qu’une contraction d’uvidus;humectusn’est que le participe d’humidus.Pacuv.ap. Varr.“Terra exhalabat auroramhumidam,humectam.”“La terre exhalait une vapeur humide, chargée d’eau.”3.Humidus,humensse rapporte, comme humide. à la constitution intérieure du corps ;madidus,madens,μυδαλέος, ruisselant, ne se rapporte qu’à l’extérieur et à la surface du corps, par opposition àsiccus.Cic.Phil. XIV, 3.“Imbutisanguine gladii legionum exercituumque nostrorum, velmadefactipotius duobus consulum, tertio Cæsaris prælio.”“L’épée de nos légions et de nos armées est trempée dans le sang ; elle a ruisselé de sang dans les deux combats livrés par les consuls, dans le troisième combat livré par César.”Imbuere, causatif d’imbibere, se rapporte, en effet, à l’humidité qui pénètre à l’intérieur ;madefieri, à celle qui s’amasse au dehors et qui peut provenir indifféremment de deux causes, savoir d’un trop-plein au dedans ou de la nature imperméable d’une surface.

1.Uvidumetudum,ὑγρὸν, humide, dans tout le sens du mot, ce qui est entièrement composé d’eau ou d’un autre liquide, en réalité, en apparence, ou encore par hyperbole,humore constans;humidumethumectum, humide au sens restreint, ce qui est seulement imprégné de parties aqueuses,“humore mixtum”.Sen.N. Q. II, 25.“Dicis nubes attritas edere ignem cum sinthumidæ, imoudæ.”“Tu dis qu’il sort du feu des nuages qui sont chargés ou plutôt composés d’eau.”Udus, qui a pour opposéssudusetsolidus, est synonyme d’aquanusdans Tertullien ; maishumidus, qui a pour opposéaridus, est synonyme d’aquosus, à cette différence près qu’en employantaquosus, on se représente encore le sec et l’humide comme distincts ; ils existent l’un à côté de l’autre, tandis qu’en employanthumidus, on se les représente comme mélangés et confondus.Pratum aquosumsignifierait une prairie où il y a des mares et des étangs ; maispratum humidum, une prairie arrosée.

2.Udusn’est qu’une contraction d’uvidus;humectusn’est que le participe d’humidus.Pacuv.ap. Varr.“Terra exhalabat auroramhumidam,humectam.”“La terre exhalait une vapeur humide, chargée d’eau.”

3.Humidus,humensse rapporte, comme humide. à la constitution intérieure du corps ;madidus,madens,μυδαλέος, ruisselant, ne se rapporte qu’à l’extérieur et à la surface du corps, par opposition àsiccus.Cic.Phil. XIV, 3.“Imbutisanguine gladii legionum exercituumque nostrorum, velmadefactipotius duobus consulum, tertio Cæsaris prælio.”“L’épée de nos légions et de nos armées est trempée dans le sang ; elle a ruisselé de sang dans les deux combats livrés par les consuls, dans le troisième combat livré par César.”Imbuere, causatif d’imbibere, se rapporte, en effet, à l’humidité qui pénètre à l’intérieur ;madefieri, à celle qui s’amasse au dehors et qui peut provenir indifféremment de deux causes, savoir d’un trop-plein au dedans ou de la nature imperméable d’une surface.

Ulna. Lacertus. Brachium. Cubitus.Ulna, le bras entier, depuis l’épaule jusqu’à la main, servant à mesurer l’aune ;lacertus, le haut du bras, depuis l’épaule jusqu’au coude ;brachium, l’avant-bras ;cubitus, le pli entre deux, le coude.

Ulna, le bras entier, depuis l’épaule jusqu’à la main, servant à mesurer l’aune ;lacertus, le haut du bras, depuis l’épaule jusqu’au coude ;brachium, l’avant-bras ;cubitus, le pli entre deux, le coude.

Una. Simul.Una, ensemble, dans le même lieu,ὁμοῦ;simul, à la fois, dans le même temps ou le même instant,ἅμα.

Una, ensemble, dans le même lieu,ὁμοῦ;simul, à la fois, dans le même temps ou le même instant,ἅμα.

Uncus. Hamus.Uncus, grand crochet comparable à une ancre ;hamus, petit crochet comparable à un hameçon.

Uncus, grand crochet comparable à une ancre ;hamus, petit crochet comparable à un hameçon.

Uterque. Ambo. Utervis. Uterlibet.1.Uterque, chacun des deux, s’applique à un tout dans lequel on distingue deux unités, commeἑϰάτερος;ambo, tous les deux, à un tout dans lequel on distingue deux moitiés, commeἄμφω.Cic.Finn. II, 7.“Hic, quiutramqueprobat,ambobusdebuit uti.”“Puisqu’on admet les deux points de fait, on devrait les représenter tous les deux par un terme spécial.”Ter.Ad. I, 2, 50.“Curemus æquamuterquepartem ; tu alterum, ego item alterum ; namamboscurare proреmоdum reposcere illum est quem dedisti.”“Prenons chacun une part égale de la tâche ; garde Ctésiphon, moi Eschine. T’occuper ainsi de tous les deux, c’est presque me redemander celui que tu m’as donné.”La différence de construction est visible dansCic.Muren. 18, 37.“Duæ res in prætura desideratæ sunt, quæambæin consulatu Murenæ profuerunt...Horum utrumqueei fortuna ad consulatus petitionem reservavit.”“Deux choses manquèrent à Muréna dans la demande de la préture ; et toutes deux l’ont merveilleusement servi quand il a sollicité le consulat... La fortune lui réservait chacun de ces deux avantages dans ses démarches pour le consulat.”EtOrat. III, 26.“Aquibus utrisquesubmittitur aliquid.”“Le poëte et le compositeur sacrifient chacun à la simplicité.”2.Uterqueetambosont copulatifs et se décomposent enunusetalter; l’attribut est nécessairement commun ;utervis, celui des deux que vous voudrez, etuterlibet, celui des deux qu’il vous plaira, sont disjonctifs et se décomposent enunus vel alter; l’attribut est commun par accident.Ter.Andr. Prol. 10.“Quiutramvisrecte norit,ambasnoverit.”“Il suffit de posséder une de ces deux pièces de Ménandre, celle que vous voudrez, pour les posséder toutes les deux.”

1.Uterque, chacun des deux, s’applique à un tout dans lequel on distingue deux unités, commeἑϰάτερος;ambo, tous les deux, à un tout dans lequel on distingue deux moitiés, commeἄμφω.Cic.Finn. II, 7.“Hic, quiutramqueprobat,ambobusdebuit uti.”“Puisqu’on admet les deux points de fait, on devrait les représenter tous les deux par un terme spécial.”Ter.Ad. I, 2, 50.“Curemus æquamuterquepartem ; tu alterum, ego item alterum ; namamboscurare proреmоdum reposcere illum est quem dedisti.”“Prenons chacun une part égale de la tâche ; garde Ctésiphon, moi Eschine. T’occuper ainsi de tous les deux, c’est presque me redemander celui que tu m’as donné.”La différence de construction est visible dansCic.Muren. 18, 37.“Duæ res in prætura desideratæ sunt, quæambæin consulatu Murenæ profuerunt...Horum utrumqueei fortuna ad consulatus petitionem reservavit.”“Deux choses manquèrent à Muréna dans la demande de la préture ; et toutes deux l’ont merveilleusement servi quand il a sollicité le consulat... La fortune lui réservait chacun de ces deux avantages dans ses démarches pour le consulat.”EtOrat. III, 26.“Aquibus utrisquesubmittitur aliquid.”“Le poëte et le compositeur sacrifient chacun à la simplicité.”

2.Uterqueetambosont copulatifs et se décomposent enunusetalter; l’attribut est nécessairement commun ;utervis, celui des deux que vous voudrez, etuterlibet, celui des deux qu’il vous plaira, sont disjonctifs et se décomposent enunus vel alter; l’attribut est commun par accident.Ter.Andr. Prol. 10.“Quiutramvisrecte norit,ambasnoverit.”“Il suffit de posséder une de ces deux pièces de Ménandre, celle que vous voudrez, pour les posséder toutes les deux.”

Uti. Usurpare. Frui. Frunisci.Utietusurpareexpriment l’action de faire usage d’une chose, d’en disposer à son avantage ; maisutise dit d’un usage permanent ;usurpare, d’un acte isolé.Fruiet la vieille formefrunisciexpriment le sentiment agréable qui accompagne cet usage, comme jouir :fruiest le verbe primitif,frunisci, le verbe inchoatif.Sen.Vit. B. 10.“Tu voluptatefrueris, egoutor.”“Tu ne cherches dans le plaisir que la jouissance, j’y cherche le profit.”Flor.II, 6.“Hannibal quum victoria possetuti,fruimaluit.”“Annibal pouvait user de sa victoire, il aima mieux en jouir.”Cic.Rosc. Am. 45, 131.“Commoda, quibusutimur, lucem, quafruimur, spiritumque, quem ducimus, a Deo nobis dari.”“Les avantages dont nous profitons tous les jours, la lumière dont nous jouissons, l’air que nous respirons sont des dons de Dieu.”Cic.Cat. III, 2, 5.“Quorum opera... assidueutor.”“Je profite constamment de leur activité.”Comparez avecFinn. II, 35, 118.“In ea, quamsæpe usurpabas, tranquillitate degere omnem vitam.”“Laisser couler sa vie entière dans la tranquillité que tu as su trouver en mainte occasion.”Cic.Orat. 51, 169.“Post inventa conclusio est, qua credousurosveteres illos fuisse, si jam nota etusurpatares esset.”“La période oratoire fut inventée plus tard ; je crois que les anciens en auraient fait usage s’ils l’avaient connue et vu employer.”

Utietusurpareexpriment l’action de faire usage d’une chose, d’en disposer à son avantage ; maisutise dit d’un usage permanent ;usurpare, d’un acte isolé.Fruiet la vieille formefrunisciexpriment le sentiment agréable qui accompagne cet usage, comme jouir :fruiest le verbe primitif,frunisci, le verbe inchoatif.Sen.Vit. B. 10.“Tu voluptatefrueris, egoutor.”“Tu ne cherches dans le plaisir que la jouissance, j’y cherche le profit.”Flor.II, 6.“Hannibal quum victoria possetuti,fruimaluit.”“Annibal pouvait user de sa victoire, il aima mieux en jouir.”Cic.Rosc. Am. 45, 131.“Commoda, quibusutimur, lucem, quafruimur, spiritumque, quem ducimus, a Deo nobis dari.”“Les avantages dont nous profitons tous les jours, la lumière dont nous jouissons, l’air que nous respirons sont des dons de Dieu.”Cic.Cat. III, 2, 5.“Quorum opera... assidueutor.”“Je profite constamment de leur activité.”Comparez avecFinn. II, 35, 118.“In ea, quamsæpe usurpabas, tranquillitate degere omnem vitam.”“Laisser couler sa vie entière dans la tranquillité que tu as su trouver en mainte occasion.”Cic.Orat. 51, 169.“Post inventa conclusio est, qua credousurosveteres illos fuisse, si jam nota etusurpatares esset.”“La période oratoire fut inventée plus tard ; je crois que les anciens en auraient fait usage s’ils l’avaient connue et vu employer.”

Vacare. Otiari. Feriari. Cessare. Nihil agere.Vacare, avoir son temps libre, par opposition à l’occupatio, qui oblige au travail ;otiari, n’avoir point d’affaires, par opposition auxnegotia, qui font du travail un devoir ;feriari, jouir du repos des jours de fête, par opposition à la besogne journalière ;cessare, cesser son travail et se reposer, par opposition à la peine qu’on vient de prendre ;nihil agere, ne rien faire, par opposition à l’activité en général.

Vacare, avoir son temps libre, par opposition à l’occupatio, qui oblige au travail ;otiari, n’avoir point d’affaires, par opposition auxnegotia, qui font du travail un devoir ;feriari, jouir du repos des jours de fête, par opposition à la besogne journalière ;cessare, cesser son travail et se reposer, par opposition à la peine qu’on vient de prendre ;nihil agere, ne rien faire, par opposition à l’activité en général.

Validus. Firmus. Robustus.1.Validus, fort, au sens actif, pour l’attaque et l’exécution, vigoureux, par opposition àimbecillis, commeσθεναρός;firmusetrobustus, fort, au sens passif, pour la défense, pour supporter quelque chose : lefirmumtire sa force d’une assiette inébranlable, on y met sa confiance, il s’oppose àlabans,vacillanset même àimbecillus, en grecϐέϐαιος, ferme ; lerobustumtire la sienne de sa nature compacte, de l’impénétrabilité de sa matière, il dure, par opposition àtenerum, commeῥωμαλέοςetἰσχυρὸς, solide.2.Imbecillitasconvient à la faiblesse d’esprit ;infirmitas, à la faiblesse corporelle.Cic.Finn. V, 45.“Ininfirmaætateimbecillaque mente”:“un âge qui n’est point fait, une intelligence qui n’a point de ressort”. Et quand ils ne se disent tous deux de l’esprit,imbecillitassignifie une faiblesse naturelle de tête ou de cœur, par exemple, un défaut de talent ou de courage ;infirmitas, une faiblesse morale, par exemple, la versatilité qui empêche qu’on ne se fie à nous.Cæs.B. G. VII, 77.“Nolite stultitia ac temeritate vestra autimbecillitateanimi omnem Galliam prosternere.”“Ne cédez ni à une folle hardiesse ni à une faiblesse d’esprit qui causerait la chute de toute la Gaule.”Comparez avecIV, 5.“CæsarinfirmitatemGallorum veritus quod sunt in consiliis capiendis mobiles et rebus plerumque novis student.”“César avait peur de la versatilité des Gaulois, qui sont inconstants dans leurs desseins et amoureux de changements.”

1.Validus, fort, au sens actif, pour l’attaque et l’exécution, vigoureux, par opposition àimbecillis, commeσθεναρός;firmusetrobustus, fort, au sens passif, pour la défense, pour supporter quelque chose : lefirmumtire sa force d’une assiette inébranlable, on y met sa confiance, il s’oppose àlabans,vacillanset même àimbecillus, en grecϐέϐαιος, ferme ; lerobustumtire la sienne de sa nature compacte, de l’impénétrabilité de sa matière, il dure, par opposition àtenerum, commeῥωμαλέοςetἰσχυρὸς, solide.

2.Imbecillitasconvient à la faiblesse d’esprit ;infirmitas, à la faiblesse corporelle.Cic.Finn. V, 45.“Ininfirmaætateimbecillaque mente”:“un âge qui n’est point fait, une intelligence qui n’a point de ressort”. Et quand ils ne se disent tous deux de l’esprit,imbecillitassignifie une faiblesse naturelle de tête ou de cœur, par exemple, un défaut de talent ou de courage ;infirmitas, une faiblesse morale, par exemple, la versatilité qui empêche qu’on ne se fie à nous.Cæs.B. G. VII, 77.“Nolite stultitia ac temeritate vestra autimbecillitateanimi omnem Galliam prosternere.”“Ne cédez ni à une folle hardiesse ni à une faiblesse d’esprit qui causerait la chute de toute la Gaule.”Comparez avecIV, 5.“CæsarinfirmitatemGallorum veritus quod sunt in consiliis capiendis mobiles et rebus plerumque novis student.”“César avait peur de la versatilité des Gaulois, qui sont inconstants dans leurs desseins et amoureux de changements.”

Varius. Diversus. Contrarius. Versicolor. Variegare.1.Variumexprime les différences qu’on remarque dans un seul et même objet ;diversum, celles qui distinguent un objet d’un autre.Catull.47, 10.“Quos longe simul a domo profectosdiversevariæviæ reportant”, c’est-à-dire que toutes sortes de voies ramènent chez eux dans des directions tout à fait différentes.Tac.H. I, 25.“Otho postquamvariosermone callidos et audaces cognovit, pretio et promissis onerat... Suspensos cæterorum animosdiversisartibus (i. e. spe et metu) stimulant.”“Othon cause avec eux, varie l’entretien, s’assure qu’ils sont rusés et hardis, les achète à prix d’or et les comble de promesses... Pour les autres, on aiguillonne par divers moyens ces esprits incertains.”2. Lesdiversan’ont rien de commun entre eux et s’en vont dans des directions divergentes ou même opposées ; lescontrariase font face et sont diamétralement opposés. D’où la gradationCic.Divin. II, 55.“Diversasaut etiamcontrarias.”“Tout ce qui est du domaine de la conjecture... est sujet de la part des hommes aux interprétations les plus diverses et souvent les plus opposées[1].”Vell.P. II, 75.“Diversapræsentibus etcontrariaexspectatis sperare.”“Avoir des espérances qui s’écartent des conjonctures et qui sont contraires aux probabilités.”3.Varium, bigarré, qui offre plusieurs couleurs à la fois,ποιϰίλον;versicolor, chatoyant, qui change autant de fois de couleur qu’il y a de manières de l’exposer à la lumière,αἴολον.Propert.III, 13, 32.“Autvariamplumæversicolorisavem.”“Un oiseau bigarré dont le plumage chatoie.”Pline (XXXVII, 10) exprime les deux idées par des périphrases lorsqu’il appelle à la fois la pierre mithraxmulticoloret“contra solemvarierefulgens”.4.Variaresignifie en général donner un aspect varié ;variegaresignifie en particulier donner un aspect dont la variété est dans les couleurs, barioler.1Traduction de la collection Panckoucke.

1.Variumexprime les différences qu’on remarque dans un seul et même objet ;diversum, celles qui distinguent un objet d’un autre.Catull.47, 10.“Quos longe simul a domo profectosdiversevariæviæ reportant”, c’est-à-dire que toutes sortes de voies ramènent chez eux dans des directions tout à fait différentes.Tac.H. I, 25.“Otho postquamvariosermone callidos et audaces cognovit, pretio et promissis onerat... Suspensos cæterorum animosdiversisartibus (i. e. spe et metu) stimulant.”“Othon cause avec eux, varie l’entretien, s’assure qu’ils sont rusés et hardis, les achète à prix d’or et les comble de promesses... Pour les autres, on aiguillonne par divers moyens ces esprits incertains.”

2. Lesdiversan’ont rien de commun entre eux et s’en vont dans des directions divergentes ou même opposées ; lescontrariase font face et sont diamétralement opposés. D’où la gradationCic.Divin. II, 55.“Diversasaut etiamcontrarias.”“Tout ce qui est du domaine de la conjecture... est sujet de la part des hommes aux interprétations les plus diverses et souvent les plus opposées[1].”Vell.P. II, 75.“Diversapræsentibus etcontrariaexspectatis sperare.”“Avoir des espérances qui s’écartent des conjonctures et qui sont contraires aux probabilités.”

3.Varium, bigarré, qui offre plusieurs couleurs à la fois,ποιϰίλον;versicolor, chatoyant, qui change autant de fois de couleur qu’il y a de manières de l’exposer à la lumière,αἴολον.Propert.III, 13, 32.“Autvariamplumæversicolorisavem.”“Un oiseau bigarré dont le plumage chatoie.”Pline (XXXVII, 10) exprime les deux idées par des périphrases lorsqu’il appelle à la fois la pierre mithraxmulticoloret“contra solemvarierefulgens”.

4.Variaresignifie en général donner un aspect varié ;variegaresignifie en particulier donner un aspect dont la variété est dans les couleurs, barioler.


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