Chapter 21

Vastare. Populari. Diripere. Agere ferre. Expilare. Spoliare. Peculari.1.Vastare, ravager, détruire par fureur ou par politique la propriété de l’ennemi,πέρθειν,πορθεῖν;populari,diripereetagere ferre, piller par intérêt personnel :populari, en grand, par exemple, enlever la moisson entière, emmener les troupeaux ;diripere, en petit, entrer dans les maisons, rompre les armoires ;agere ferre, des deux manières, commeἄγειν ϰαὶ φέρειν.2.Spoliareetpopulari, s’approprier des dépouilles en temps de guerre ;expilareetpeculari,depeculari, en temps de paix :expilare, par violence ;peculari, par escroquerie et détournement de la propriété de l’État.Cic.Parad. VI, 1.“Si sociosspolias, ærariumexpilas.”“Si tu dépouilles les alliés, si tu portes la main sur le trésor.”Vates, v.Canere.Vaticinari, v.DivinareetHariolari.Vecors, v.Amens.Vehemens, v.Acer.Vegetus, v.Vigens.Velle. Optare. Expetere. Cupere. Avere. Gestire.1.Velle,optareetexpetereexpriment des actes de la raison qui se possède et se gouverne ;cupere,avereetgestire, des actes du sentiment surexcité et de la passion.Sen.Ep. 116.“Cum tibicupereinterdixero,vellepermittam.”“Après t’avoir interdit les désirs, je te permettrai d’avoir des volontés.”2.Velle, vouloir et coopérer à la réalisation de sa propre volonté,θέλεινetϐούλεσθαι;optare, souhaiter et s’en remettre à d’autres ou au destin pour la réalisation du souhait,ποθεῖν;expetere, exiger et mettre les autres en demeure de remplir cette exigence,ὀρέγεσθαι.Sen.Ep. 95.“Sæpe aliudvolumus, aliudoptamus.”“Nos volontés sont souvent en désaccord avec nos souhaits.”Cic.Off. I, 20.“Nihil nisi quod honestum sit homines aut admirari, autoptare, autexpetereoportet.”“Il convient que les hommes n’admirent, ne souhaitent, n’exigent rien qui ne soit honorable.”3.Cupereexprime un désir violent, passionné ;gestire, un désir vif qui se manifeste par des gestes ;avere,havere, un désir impatient, pressant.Cupidus, désireux,ἐπιθυμῶν;gestiens, qui se réjouit à l’idée d’avoir une chose,χρῄζων;avidus, avide.Cic.Sen. 8.“Græcas litteras sicavidearripui, quasi diuturnam sitim explerecupiens.”“Je me suis jeté sur la littérature grecque avec avidité, avec la passion d’apaiser une soif qui durait depuis longtemps.”Comparez avecAtt. II, 18.“Intellexi quam suspenso animo et sollicito scireaveres, quid esset novi.”“J’ai compris tes incertitudes et tes soucis, ton impatience de connaître les nouvelles.”EtIV, 11.“Perge reliqua ;gestioscire ista omnia.”“Continue, je me fais une fête de savoir tous ces détails.”Vellus, v.Tergus.Velox, v.Citus.Vendere. Venundare. Mancipare.Vendereetvenundareprésentent la vente comme une transaction commerciale : dansvendere, l’idée principale est, comme dans vendre, la livraison de l’objet, et le prix d’achat n’est qu’un accessoire ; il est opposé àemere; c’est le grecἀποδόσθαι;venundarefait ressortir, comme étaler, la mise en vente, l’offre de la marchandise,πιπράσϰειν,πωλεῖν,ἀπεμπολᾷν.Mancipare, aliéner, présente la vente comme un acte juridique par lequel on cède et transporte à un autre la propriété d’une chose avec toutes les prétentions qu’on y avait jusque-là, en due forme.Venditatio, v.Jactatio.Venenum, v.Toxicum.Venerari, v.Vereri.Veniam dare, v.Ignoscere.Ventus. Procella. Tempestas. Vortex. Turbo.Ventus, le vent, comme terme générique ;procellaettempestas, vent violent :procella, bourrasque, coup de vent ;tempestas, tempête, orage complet, accompagné d’éclairs, de tonnerre, de pluie ou de grêle.Vortexetturbo, tourbillon :vortex, tourbillon faible qui ne soulève que la poussière ;turbo, tourbillon impétueux qui cause des dégâts.Venundare, v.Vendere.Vepres, v.Dumi.Venustus, v.Formosus.Verberare. Icere. Ferire. Cedere. Pulsare. Mulcare. Pavire. Cudere.1.Verberare,ferireeticere, frapper en général, de loin, de près, de toute manière. Leverberansporte un coup qui rebondit ; l’icienset leferiens, un coup qui pénètre, blesse ou brise : l’icienslance son coup, par exemple,fulmine ictus; leferienspousse et heurte, par exemple,murum ariete ferire.Cædere,pulsareetmulcaresont des termes plus particuliers et signifient battre avec un instrument fait exprès :cædere, avec un instrument tranchant qui fait une blessure, hache, sabre, fouet, verges, étrivières ;pulsareetmulcare, avec un instrument contondant, un bâton ou le poing.Pulsareprend, comme battre, un complément quelconque ;mulcare, comme bâtonner, ne peut avoir pour complément que le nom d’un être sensible à la douleur, surtout l’homme.2. Au sens restreint,verberareexprime un châtiment administré de sang-froid et qui consiste en coups de bâton, c’est une punition en forme infligée par l’autorité compétente ;pulsareetmulcaresignifient un mauvais traitement par coups ou bourrades, exercé par des personnes qui n’y sont point autorisées, c’est une vengeance.Pulsares’entend d’un traitement grossier ; on frappe avec la main ou avec une canne, on n’en veut guère qu’à l’honneur et à la dignité des gens ;mulcaremarque un traitement brutal ; on se sert pour frapper des poings ou d’un gourdin ; on a surtout en vue de causer des douleurs physiques, on rosse.3.Pavire, battre, pour solidifier à force de coups une masse molle ;cudere, pour aplatir et élargir une masse dure.Fulgere,battuereetcajaresont des termes vieillis ou communs pour battre.Verbosus, v.Garrire.Verbum. Vocabulum. Vox. Dictum. Dicterium.1.Verbum, le mot considéré comme une partie de la phrase ;vocabulum, comme un élément de la langue. Les mots,verba, sont du ressort de l’usage ; les termes,vocabula, sont du ressort du dictionnaire.2.Verba, les mots par rapport à leur signification ;voces, par rapport à leur forme et à leur son.3. Comme terme technique de grammaire,voxcomprend toutes les huit parties du discours ;vocabulum, tous les mots proprement dits, à l’exception des interjections ou sons naturels ;nomen, seulement les noms appellatifs, adjectifs, substantifs et pronoms ; etverbum, seulement les verbes.4. Au sens collectif,verbums’entend d’une pensée générale, comme sentence ;vox,dictumetdicterium, d’unesaillie qui appartient à telle ou telle personne :voxest l’expression du sentiment ou de la passion, c’est une exclamation ;dictumest un trait d’esprit et d’intelligence, comme un bon mot.Tac.H. III, 39.“Audita estsævissimaVitelliivox, qua se pavisse oculos spectata inimici morte jactavit.”“Vitellius eut une exclamation cruelle ; on l’entendit qui se vantait crûment d’avoir rassasié ses yeux au spectacle de la mort d’un de ses ennemis particuliers.”Comparez avecAnn. VI, 20.“Scitum Passienidictumpercrebuit, neque meliorem unquam servum, neque deteriorem dominum fuisse.”“Un trait spirituel de l’orateur Passiénus et qui courut partout, c’est qu’il n’y avait jamais eu ni de meilleur esclave ni de plus mauvais maître.”5.Dictum, terme général et populaire pour toute parole piquante ;dicterium, terme savant d’une époque postérieure pour une parole piquante par excellence qui est le fruit de l’esprit naturel développé par l’étude des lettres et le commerce de la bonne société.Verecundia, v.Castus.Vereri. Timere. Metuere. Spes. Fiducia. Timor. Timiditas. Ignavia. Formido. Horror.1.Vereriexprime, commeαἰδεῖσθαι, un effet qui a sa raison d’être dans une dignité qui nous impose ;metuereettimereexpriment, commeδεῖσαιetφοϐεῖσθαι, un effet qui résulte du caractère dangereux et menaçant d’un objet. Letimenset lemetuenscraignent de courir un danger ; leverenscraint d’être couvert de honte et de confusion.Cic.Phil. XII, 12:“Quid ? veteranos nonveremur? nam timeri ne ipsi quidem volunt.”“Eh quoi ! est-ce que nous ne révérons point les vétérans ? car, pour aller jusqu’à la peur, c’est ce qu’ils ne veulent point eux-mêmes.”Sen.II, 37.“Metuebanteum servi,verebanturliberi, carum omnes habebant.”“Ses esclaves lecraignaient, ses enfants le révéraient, tout le monde le chérissait.”Liv.XXXIX, 37.“Veremurquidem vos, Romani, et si ita vultis etiamtimemus.”“Nous vous révérons, ô Romains, et nous avons même peur de vous, si c’est là ce que vous voulez.”Afran. ap.Gell.XV, 13.“Ubi maluntmetuiquamvererise ab suis.”“Dès qu’ils aiment mieux être craints que révérés par les leurs.”Sen.Ir. III, 32.“Quibusdamtimeamusirasci, quibusdamvereamur.”“Ne nous fâchons point contre certains personnages, contre ceux-là par peur, contre ceux-ci par une crainte respectueuse.”2.Metus, la crainte prise comme l’attente d’un mal qu’on a en perspective, auquel on songe, l’inquiétude par prévoyance et prudence, commeδέος, synonyme decautio;timor, la peur par lâcheté et faiblesse. En d’autres termes, la crainte,metus, est une affaire d’intelligence, elle occupe la pensée ; la peur,timor, est une affaire de sentiment, elle saisit le cœur.Metuss’oppose àspes;timor, àfiducia,animus.Cic.Tusc. IV, 31.“Confideredecet,timerenon decet.”“Il s’agit d’avoir pleine confiance, il ne s’agit point d’avoir peur.”3. Même différence entrespes, l’espérance, etfiducia, la confiance.Sen.Ep. 16.“Jam de tespemhabeo, nondumfiduciam.”“Tu me donnes déjà des espérances, tu ne m’inspires pas encore de confiance.”Tac.Agr. 3.“Necspemmodo ac votum securitas publica, sed ipsius votifiduciamac robur assumpserit.”“On ne se borne plus à espérer et à appeler de ses vœux la sécurité publique, mais on en jouit avec un sentiment de confiance et de stabilité.”Suet, Cl. 10.“Aliquanto minorespequamfiducia.”“Il y avait un peu moins d’espérance que de confiance.”4.Timorprésente la peur comme un état passager ;timiditasprésente la timidité comme une qualité habituelle qui se comporte, par rapport à l’ignavia, commele terme précis par rapport au terme général.Lactant.III, 17.“Epicurus...ignavumprohibet accedere ad rem publicam, pigrum exercere,timidum militare.”“Epicure ôte aux gens incapables l’accès des affaires, aux gens paresseux leur maniement, aux gens timides la guerre.”L’ignaviaest l’incapacité de faire aucune action noble et particulièrement aucun exploit courageux ; latimiditasest excusable dans certaines circonstances ; l’ignaviaest toujours condamnable.5. La crainte,metus, et la peur,timor, naissent de la réflexion qui distingue nettement l’objet et la cause de l’inquiétude. L’effroi,horror, et l’épouvante,formido, naissent d’une émotion vive et subite qui accable l’esprit en lui présentant des images pénibles, des visions affreuses et qui le rend incapable de se raisonner : maisformido, l’épouvante, exprime directement un état de l’âme,ὀῤῥωδία;horror, l’effroi, n’exprime que la manifestation de cet état lorsqu’il se révèle par des cheveux qui se dressent, par des yeux égarés, etc., commeφρίϰη.Tac.H. IV, 46.“Metusper omnes ac præcipua Germanici militisformido.”“La crainte partout, l’épouvante au plus haut chez les troupes de Germanie.”Vereri. Revereri. Venerari. Colere. Observare. Adorare. Admirari. Suspicere.1.Vererietrevereri, avoir du respect ;venerari, témoigner du respect.Tac.Ann. XIV, 13.“Venerationem sui”, les respects qu’on lui rendrait ; comparez avecmatris reverentia, le respect que lui inspirait sa mère.2.Vererimarque la considération poussée jusqu’à la crainte et à la timidité ;revereri, la crainte et la timidité inspirées par la considération. Dansvereri, c’est la crainte ; dansrevereri, la considération qui est l’idée principale.Verecundiasignifie la peur de se mettre dans son tortvis-à-vis d’une personne que l’on considère ;reverentia, la conviction intime que le mérite de la personne justifie cette peur.3.Venerarine s’emploie (du moins dans Cicéron) qu’en parlant des honneurs qu’on rend aux dieux ou à des êtres supérieurs ;observarese dit de ceux qu’on rend aux hommes ;colere, des deux.Cic.Rep. I, 12.“Ut... Africanum utdeum coleretLælius, domi vicissim Læliumobservaretin parentis loco Scipio.”“Lélius honorerait comme un dieu Scipion l’Africain ; à Rome, Scipion à son tour aurait pour Lélius toutes les attentions qu’on a pour un père.”Leveneransne vise qu’à exprimer le respect qu’il doit, et à détourner de lui par son humilité la colère des dieux ; lecolensvise par des complaisances, des services et des égards de toute sorte, à gagner la faveur de quelqu’un et à en retirer des fruits comme d’un champ cultivé. Laveneratiose marque surtout par la prière, lecultuspar le sacrifice ; laveneratioest un acte isolé, passager, lecultus, une manifestation permanente de respect.Tac.H. I, 10.“Vespasianus... Titum filium advenerationemcultumque (Galbæ) miserat”, c’est-à-dire que Titus devait présenter au nouvel empereur l’hommage de Vespasien et rester à la cour.4.Observarecomparé àcoleredonne à la pensée un tour indirect et se dit des égards auxquels on ne manque pas, par opposition à la négligence ; mais il ne suit point de là que l’un des deux termes soit plus fort et l’autre plus faible.Coleres’entend de démonstrations palpables,operam;observare, d’attentions délicates,pietatem, et c’est tantôt aux unes, tantôt aux autres qu’on attache le plus de prix.5.Adorare, terme général pour toute espèce de culte rendu aux dieux ; laveneratiotend à se restreindre aux gestes, laprecatioaux formules.6.“Reveremurvalidas auctoritates ;admiramurraras virtutes ;suspicimusexcellentia dignitate.”“Nous respectons l’autorité, nous admirons la vertu, nous levons les yeux vers les grandeurs.”Je me représente d’ailleurs lereverensdans un état de crainte silencieuse ; l’admirans, dans un enthousiasme bruyant ou du moins visible ; lesuspiciens, sous les traits d’une personne étonnée qui sent humblement sa propre infériorité.Revererise rapporte particulièrement à une supériorité morale ;admirari, à une supériorité intellectuelle et morale ;suspicere, à une supériorité quelconque, même de hasard.Vernalis. Vernilis.Vernalitercontient un éloge : avec l’adresse et la prestesse d’un serviteur bien appris et zélé ; il est synonyme desedulo.Vernilitercontient un blâme : d’une manière ignoble et commune qui sent l’esclavage ; il est synonyme deserviliter; maisverniliterse rapporte à la grossièreté des façons, comme rustiquement ;serviliter, à la bassesse des sentiments, comme servilement.Verres, v.Sus.Versutus, v.Astutus.Versicolor, v.Varius.Vertere. Torquere. Convertere. Invertere. Pervertere.1.Vertere, tourner ou retourner, c’est-à-dire remuer un objet pour lui donner une autre position ou une autre place,τρέπειν;torquere, tourner dans le sens de mouvoir autour d’un point fixe ou d’un axe,στρέφειν.2.Converteresignifie 1º avec un sujet au pluriel : tourner tous à la fois, par exempleCæs.B. C. I, 80.“Ut pæne tergaconvertant”,“peu s’en faut qu’ils ne tournent le dos tous à la fois”; 2º par rapport à l’achèvement de l’action : tourner tout à fait.Invertereveut dire seulement tourner à moitié, en sorte que l’objet prenne la position inverse et montre l’envers ; enfin,pervertere, tourner en sorteque l’objet prenne une fausse position, soit hors d’usage, ou perdu, mettre sens dessus dessous.Verutum, v.Missile.Vesanus, v.Amens.Vestis. Vestitus. Vestimentum. Amictus. Amiculum. Cultus. Habitus.1.Vestis, terme général qui signifie tantôt l’habillement entier,vestitus, tantôt une pièce de l’habillement,vestimentum.Vestem mutareveut dire prendre le deuil ;vestimenta mutare, changer d’habits.2.Vestisetvestimentum, vêtement qui couvre le corps par raison de nécessité ou de décence ;amictusetamiculum, vêtement qu’on met par-dessus les autres pour avoir plus chaud ou pour se parer :amictus, tout l’habillement de dessus ;amiculum, pièce détachée, surtout.Tac.G. 17.“Feminæ sæpius lineisamictibusvelantur, partemquevestitussuperioris in manicas non extendunt.”“Les femmes portent plus souvent que les hommes des vêtements de dessus en lin, et il n’y a point de manches dans le haut de leur habillement.”3.Cultusethabitusexpriment des idées plus complexes quevestis:cultuscomprend tout ce qui se rattache à la mise, ceinture, chapeau, parures, armes ;habitus, tout ce qui touche de près ou de loin à la toilette, propreté, coiffure, tenue.Suet.Cæs. 44.“Dicam ea quæ ad formam ethabitumetcultumet mores pertineant.”“Je vais esquisser son portrait et dire un mot de sa toilette, de sa mise, de ses mœurs.”Cal. 52.“Vestitucalceatuque cæteroquehabitu.”“Dans son habillement, dans sa chaussure, dans toute sa toilette.”Vetare. Interdicere.Vetare, défendre au nom de la loi par opposition àjubere;interdicere, interdire en vertu des pouvoirs qu’on tient de sa charge par opposition àaddicere,permittere.Veternus, v.Antiquus.Vetula, v.Anus.Vetus. Senex. Grandævus. Longævus. Senecta. Senectus. Senium.1.Vetus homo, l’homme vieux à partir de la cinquantaine, par opposition àjuvenis, l’homme jeune, commeγέρων;senex, le vieillard à partir de la soixantième année avec une idée accessoire de dignité, commeπρεσϐυτής: enfingrandævusetlongævus, vieillard chargé de jours qui a dépassé la durée ordinaire de la vie, c’est-à-dire à partir à peu près de la quatre-vingtième année.2.Senecta, la vieillesse au sens indifférent, comme degré de la vie ;senectus, la vieillesse vénérable et expérimentée qui impose du respect et des égards ;senium, le grand âge qui affaiblit, accable et qu’on peut regarder comme une infirmité.Vetus,vetustus, v.AntiquusetPuer.Via, v.Iter.Vibrare, v.Librare.Vicinus. Finitimus. Confinis.Vicini, voisins, d’une maison, d’une cour à l’autre ;finitimietconfines, d’un pays à l’autre :finitimi, au sens simple et incomplexe, nos voisins, ceux qui habitent à notre frontière, c’est un simple terme géographique ;confines, exprime une relation réciproque, il s’agit de peuples mutuellement voisins qui ont une frontière en commun, avec une idée morale accessoire, celle d’une amitié qui se joint au voisinage. Lesfinitimisont séparés par une démarcation,finibus diremti; lesconfinesouconfinio conjunctiont des points de contact.Vicissim. Invicem. Mutuo.Vicissimmarque comme alternativement et vice versa que deux personnes ou deux objets font ou éprouvent successivement quelque chose :invicemetmutuo, qu’ils le font ou l’éprouvent en même temps :invicema plus de rapport à des actions ;mutuo, à des situations réciproques. Ils répondent à réciproquement et mutuellement.Victus, v.Vita.Videre. Cernere. Spectare. Intueri. Conspicere. Adspicere. Adspectus. Conspectus. Obtutus.1.Videreetcernere, voir, prendre connaissance par l’organe de la vue :videre, prendre connaissance en gros, commeὁρᾷν, par opposition à ne pas voir à cause de quelque obstacle qui boucherait la vue ;cernere, prendre une connaissance précise et claire, par opposition à une vue incertaine et troublée.Spectare,intueri,tuerietcontueri, regarder, arrêter les yeux sur un objet :spectare, regarder tranquillement un objet qui intéresse l’esprit et s’y arrêter comme à un spectacle, considérer,θεᾶσθαι;intueri, fixer son regard sur un objet qui attire l’imagination ou le cœur, contempler,θεωρεῖν.Cic.Famm. VII, 1.“Neque nos qui hæcspectavimus, quidquam novividimus.”“Et nous-mêmes qui avions les yeux ouverts sur cela, nous n’avons rien vu de nouveau.”2.Intuerisignifie simplement contempler avec attention, maiscontueri, contempler avec fixité, avec pénétration et avec de grands yeux.3.Conspicere, apercevoir, c’est-à-dire avoir la vue frappée d’un objet et le plus souvent sans s’y attendre ;adspicere, regarder, c’est-à-dire jeter les yeux sur un objet, qu’on ait ou non conscience de la sensation.4.Adspectusa le sens actif, c’est le sujet qui regarde ;conspectusa le sens passif, c’est le sujet qui est vu, qui fait tableau, c’est encore et souvent le cercle que la vue embrasse.Obtutus, le regard, a le sens neutre.Suet.Tib. 43.“Utadspectudeficientes libidines excitaret.”“Pour rallumer par cette vue ses feux épuisés.”Comparez avecCal. 9.“Tumultuantesconspectusuo flexit.”“Sa vue fit reculer les soldats soulevés.”Et avecCic.Orat. III, 5.“Qui vultum ejus quum ei dicendum esset,obtutumqueoculorumin cogitando probe nosset.”“Lui qui connaissait parfaitement l’air qu’il prenait au moment de parler et le regard qu’il avait quand il réfléchissait.”Viere, v.Ligare.Vigens. Vegetus. Vividus. Vivus. Animans. Vitalis. Vivax.1.Vigensse dit d’un homme frais et vigoureux de corps et d’esprit ;vegetus, d’un homme éveillé et vif sous le rapport de l’esprit ;vividus, d’un homme plein de vie et d’énergie au moral.Liv.VI, 22.“Exactæ jam ætatis Camillus erat... sedvegetumingenium invividopectore vigebat, virebatque integris sensibus.”“Camille conservait dans un âge avancé un esprit vif et frais, un cœur énergique, une constitution intacte et florissante.”2.Vivus, vivant par opposition à mort ;animans, animé par opposition à inanimé.3.Vitalis, qui a la vie longue ;vivax, qui a la vie dure.Vigil. Insomnis. Exsomnis.Vigilprésente l’état de veille par le côté positif : on sait ce qu’on fait, on veut le faire, on y applique ses forces, on est éveillé et agissant, c’est le grecἄγρυπνος.Insomnisetexsomnisne présentent ce même état que par le côté négatif, comme une privation de sommeil,ἄύπνος; mais l’insomnisne peut pas, l’exsomnis, ne veut pas dormir.Tac.Ann. I, 65.“Cum oberrarent tentoriisinsomnesmagis quampervigiles.”“Ils erraient le long des tentes faute de pouvoir dormir plutôt que par un surcroît de vigilance.”Vell. Pat.II, 88.“Mæcenas ubi resvigiliamexigeret, saneexsomnis.”“Quand les affaires exigeaient de la vigilance, Mécène se privait tout à fait de sommeil.”Hor.Od. III, 7, 6.“Noctes non sine multisinsomniislacrimis agit.”“Il passe ses nuits dans les pleurs sans sommeil.”Comparez avec25, 7.“Non secus in jugisexsomnisstupet Evias.”“Comme une bacchante qui court la montagne et qui lutte contre le sommeil reste stupéfaite à la vue de l’Hèbre.”Villa. Fundus. Prædium. Ager. Campus. Rus. Arvum.1.Villa, maison de campagne ordinairement avec une pièce de terre ;fundus, pièce de terre ordinairement avec une maison de campagne ;prædium, tantôt la maison, tantôt la pièce, comme bien de campagne.Villaest d’ailleurs un terme d’architecture ;fundus, un terme économique ;prædium, un terme de droit.Cat.R. R. 3.“Ita ædifices, nevillafundumquærat, nevefundusvillam.”“Bâtissez dans de justes proportions en sorte que la maison n’ait pas l’air de courir après le domaine, ni le domaine après la maison.”2.Villa,fundusetprædiumsupposent un propriétaire, commeportio;ager,arvum,rusetcampusse conçoivent sans aucun rapport à un propriétaire, commepars.3.Ageretcampus, la campagne, cultivée ou non :ager, le sol par opposition au terrain occupé par des constructions ou des plantations d’arbres, àurbs,oppidum,vicus,hortus,silva, commeἀγρός;campus, les basses terres et les plaines, commeπεδίον, par opposition aux hauteurs, àmonsetcollis.4.Rusetarvum, le champ, la terre à blé :rus, par opposition au village ou à la ville, commeἄρουρα;arvum, par opposition aux pâturages et aux plantations d’arbres, àpabulum,pascuum,pratum,olivetum, commeἄροτος.Cic.Fr. ap. Quintil. IV, 2, 131.“Fundumhabet inagroThurino Tullius paternum.”“Tullius possède un bien patrimonial dans la banlieue de Thurium.”Orat. III, 33.“Defundoemendo, deagrocolendo.”“Un domaine à acheter, un sol à cultiver.”Tac.G. 26.“Arvaper annos mutant, et superestager.”“Ils changent tous les ans de champs de blé, et ce n’est pas le sol qui leur manque.”Vincere. Superare. Opprimere.1.Vincere, chasser l’adversaire de sa position, comme vaincre,νιϰᾷν;superare, prendre le dessus sur son adversaire, commeὑπερϐάλλεσθαι. Levincensest aux prises avec des ennemis, lesuperansavec des obstacles.Tac.Ann. II, 25.“Invictoset nullis casibussuperabilesRomanos.”“Les Romains sont invincibles et supérieurs à tous les événements[1].”2.Evinceremarque en particulier l’acharnement et la durée du combat ;devincere, le succès du combat et la plénitude de la victoire.3.Vincere, vaincre à la suite d’un combat ;opprimere, sans combat, en paraissant, par surprise ou par une supériorité de forces décisive.Cic.Mil. II.“Vivictavis vel potiusoppressavirtute audacia est.”“La force a vaincu la force, ou pour mieux dire, le vrai courage a d’abord accablé l’audace.”Et de mêmeMuren. 15.“Mithridatem L. Murenarepressummagna ex parte, nonoppressumreliquit.”“Au départ de L. Muréna, Mithridate était fort empêché, mais point accablé.”1Traduction Panckoucke.Vincire, v.Ligare.Vincula. Catenæ. Compedes. Pedicæ. Manicæ.Vincula, toute sorte de liens, terme générique par rapport àcatenæ, commeδεσμοί;catenæ, chaînes, soit pour enchaîner, soitpour d’autres usages, commeἁλύσεις;compedes, fers en général pour les mains ou les pieds :pedicæ, pour enchaîner les pieds ;manicæ, pour enchaîner les mains, menottes.Tac.Ann. VI, 14.“Celsus invinclislaxatamcatenamet circumdatam in diversum tendens suam ipse cervicem perfregit.”“Celsus était lié ; à force de tirer sur une chaîne lâche qui faisait le tour du cou il réussit à se casser le cou.”Vindicta. Ultio. Talio. Pœna. Mulcta. Castigatio. Puniri.1.Vindicta, acte de justice comme la punition ;ultio, acte de colère comme la vengeance ;talio, acte de représailles.2.Ultio,vindictaettalio, actes d’autorité privée ;punitio,mulctatioetcastigatio, actes d’autorité publique :pœna, peine afflictive qu’exige la loi violée et offensée ;mulcta, satisfaction que réclament la justice et l’équité en compensation d’un dommage et qui consiste de préférence en une amende ;castigatio, correction qui s’adresse à un individu, surtout par voie de réprimande. Lapœnaprofite au public, lamulctaà la partie adverse, lacastigatioau coupable.3.Punire, punir suivant les principes de la justice ;puniri, dans Cicéron, exercer une vengeance personnelle.Vinolentus, v.Ebrius.Vinum. Temetum.Vinum, nom général et usuel ;temetum, nom archaïque et poétique du vin.Violare, v.Lædere.Virga,virgultum, v.Rami.Vir, v.HomoetPuer.Virgo. Puella. Virago.Virgo, fille qui n’est point mariée, jeune ou vieille, par opposition àmulier,παρθένός;puella, jeune femme mariée ou non, par exemple l’épouse de Néron, Octavie, à l’âge de vingt ans, dansTac.Ann. XIV, 64,ϰόρη;virago, jeune fille forte comme un homme, héroïque, par exemple les amazones,ἀντιάνειραι.Virtus. Innocentia. Honestas.Virtus, la vertu qui se manifeste par des actions solides et méritoires ;innocentia, par une conduite irréprochable et surtout désintéressée ;honestas, par des sentiments vertueux et nobles.Virtus, v.Ferocia.Viscera, v.Caro.Vis, v.Potentia.

Vastare. Populari. Diripere. Agere ferre. Expilare. Spoliare. Peculari.1.Vastare, ravager, détruire par fureur ou par politique la propriété de l’ennemi,πέρθειν,πορθεῖν;populari,diripereetagere ferre, piller par intérêt personnel :populari, en grand, par exemple, enlever la moisson entière, emmener les troupeaux ;diripere, en petit, entrer dans les maisons, rompre les armoires ;agere ferre, des deux manières, commeἄγειν ϰαὶ φέρειν.2.Spoliareetpopulari, s’approprier des dépouilles en temps de guerre ;expilareetpeculari,depeculari, en temps de paix :expilare, par violence ;peculari, par escroquerie et détournement de la propriété de l’État.Cic.Parad. VI, 1.“Si sociosspolias, ærariumexpilas.”“Si tu dépouilles les alliés, si tu portes la main sur le trésor.”

1.Vastare, ravager, détruire par fureur ou par politique la propriété de l’ennemi,πέρθειν,πορθεῖν;populari,diripereetagere ferre, piller par intérêt personnel :populari, en grand, par exemple, enlever la moisson entière, emmener les troupeaux ;diripere, en petit, entrer dans les maisons, rompre les armoires ;agere ferre, des deux manières, commeἄγειν ϰαὶ φέρειν.

2.Spoliareetpopulari, s’approprier des dépouilles en temps de guerre ;expilareetpeculari,depeculari, en temps de paix :expilare, par violence ;peculari, par escroquerie et détournement de la propriété de l’État.Cic.Parad. VI, 1.“Si sociosspolias, ærariumexpilas.”“Si tu dépouilles les alliés, si tu portes la main sur le trésor.”

Velle. Optare. Expetere. Cupere. Avere. Gestire.1.Velle,optareetexpetereexpriment des actes de la raison qui se possède et se gouverne ;cupere,avereetgestire, des actes du sentiment surexcité et de la passion.Sen.Ep. 116.“Cum tibicupereinterdixero,vellepermittam.”“Après t’avoir interdit les désirs, je te permettrai d’avoir des volontés.”2.Velle, vouloir et coopérer à la réalisation de sa propre volonté,θέλεινetϐούλεσθαι;optare, souhaiter et s’en remettre à d’autres ou au destin pour la réalisation du souhait,ποθεῖν;expetere, exiger et mettre les autres en demeure de remplir cette exigence,ὀρέγεσθαι.Sen.Ep. 95.“Sæpe aliudvolumus, aliudoptamus.”“Nos volontés sont souvent en désaccord avec nos souhaits.”Cic.Off. I, 20.“Nihil nisi quod honestum sit homines aut admirari, autoptare, autexpetereoportet.”“Il convient que les hommes n’admirent, ne souhaitent, n’exigent rien qui ne soit honorable.”3.Cupereexprime un désir violent, passionné ;gestire, un désir vif qui se manifeste par des gestes ;avere,havere, un désir impatient, pressant.Cupidus, désireux,ἐπιθυμῶν;gestiens, qui se réjouit à l’idée d’avoir une chose,χρῄζων;avidus, avide.Cic.Sen. 8.“Græcas litteras sicavidearripui, quasi diuturnam sitim explerecupiens.”“Je me suis jeté sur la littérature grecque avec avidité, avec la passion d’apaiser une soif qui durait depuis longtemps.”Comparez avecAtt. II, 18.“Intellexi quam suspenso animo et sollicito scireaveres, quid esset novi.”“J’ai compris tes incertitudes et tes soucis, ton impatience de connaître les nouvelles.”EtIV, 11.“Perge reliqua ;gestioscire ista omnia.”“Continue, je me fais une fête de savoir tous ces détails.”

1.Velle,optareetexpetereexpriment des actes de la raison qui se possède et se gouverne ;cupere,avereetgestire, des actes du sentiment surexcité et de la passion.Sen.Ep. 116.“Cum tibicupereinterdixero,vellepermittam.”“Après t’avoir interdit les désirs, je te permettrai d’avoir des volontés.”

2.Velle, vouloir et coopérer à la réalisation de sa propre volonté,θέλεινetϐούλεσθαι;optare, souhaiter et s’en remettre à d’autres ou au destin pour la réalisation du souhait,ποθεῖν;expetere, exiger et mettre les autres en demeure de remplir cette exigence,ὀρέγεσθαι.Sen.Ep. 95.“Sæpe aliudvolumus, aliudoptamus.”“Nos volontés sont souvent en désaccord avec nos souhaits.”Cic.Off. I, 20.“Nihil nisi quod honestum sit homines aut admirari, autoptare, autexpetereoportet.”“Il convient que les hommes n’admirent, ne souhaitent, n’exigent rien qui ne soit honorable.”

3.Cupereexprime un désir violent, passionné ;gestire, un désir vif qui se manifeste par des gestes ;avere,havere, un désir impatient, pressant.Cupidus, désireux,ἐπιθυμῶν;gestiens, qui se réjouit à l’idée d’avoir une chose,χρῄζων;avidus, avide.Cic.Sen. 8.“Græcas litteras sicavidearripui, quasi diuturnam sitim explerecupiens.”“Je me suis jeté sur la littérature grecque avec avidité, avec la passion d’apaiser une soif qui durait depuis longtemps.”Comparez avecAtt. II, 18.“Intellexi quam suspenso animo et sollicito scireaveres, quid esset novi.”“J’ai compris tes incertitudes et tes soucis, ton impatience de connaître les nouvelles.”EtIV, 11.“Perge reliqua ;gestioscire ista omnia.”“Continue, je me fais une fête de savoir tous ces détails.”

Vendere. Venundare. Mancipare.Vendereetvenundareprésentent la vente comme une transaction commerciale : dansvendere, l’idée principale est, comme dans vendre, la livraison de l’objet, et le prix d’achat n’est qu’un accessoire ; il est opposé àemere; c’est le grecἀποδόσθαι;venundarefait ressortir, comme étaler, la mise en vente, l’offre de la marchandise,πιπράσϰειν,πωλεῖν,ἀπεμπολᾷν.Mancipare, aliéner, présente la vente comme un acte juridique par lequel on cède et transporte à un autre la propriété d’une chose avec toutes les prétentions qu’on y avait jusque-là, en due forme.

Vendereetvenundareprésentent la vente comme une transaction commerciale : dansvendere, l’idée principale est, comme dans vendre, la livraison de l’objet, et le prix d’achat n’est qu’un accessoire ; il est opposé àemere; c’est le grecἀποδόσθαι;venundarefait ressortir, comme étaler, la mise en vente, l’offre de la marchandise,πιπράσϰειν,πωλεῖν,ἀπεμπολᾷν.Mancipare, aliéner, présente la vente comme un acte juridique par lequel on cède et transporte à un autre la propriété d’une chose avec toutes les prétentions qu’on y avait jusque-là, en due forme.

Ventus. Procella. Tempestas. Vortex. Turbo.Ventus, le vent, comme terme générique ;procellaettempestas, vent violent :procella, bourrasque, coup de vent ;tempestas, tempête, orage complet, accompagné d’éclairs, de tonnerre, de pluie ou de grêle.Vortexetturbo, tourbillon :vortex, tourbillon faible qui ne soulève que la poussière ;turbo, tourbillon impétueux qui cause des dégâts.

Ventus, le vent, comme terme générique ;procellaettempestas, vent violent :procella, bourrasque, coup de vent ;tempestas, tempête, orage complet, accompagné d’éclairs, de tonnerre, de pluie ou de grêle.Vortexetturbo, tourbillon :vortex, tourbillon faible qui ne soulève que la poussière ;turbo, tourbillon impétueux qui cause des dégâts.

Verberare. Icere. Ferire. Cedere. Pulsare. Mulcare. Pavire. Cudere.1.Verberare,ferireeticere, frapper en général, de loin, de près, de toute manière. Leverberansporte un coup qui rebondit ; l’icienset leferiens, un coup qui pénètre, blesse ou brise : l’icienslance son coup, par exemple,fulmine ictus; leferienspousse et heurte, par exemple,murum ariete ferire.Cædere,pulsareetmulcaresont des termes plus particuliers et signifient battre avec un instrument fait exprès :cædere, avec un instrument tranchant qui fait une blessure, hache, sabre, fouet, verges, étrivières ;pulsareetmulcare, avec un instrument contondant, un bâton ou le poing.Pulsareprend, comme battre, un complément quelconque ;mulcare, comme bâtonner, ne peut avoir pour complément que le nom d’un être sensible à la douleur, surtout l’homme.2. Au sens restreint,verberareexprime un châtiment administré de sang-froid et qui consiste en coups de bâton, c’est une punition en forme infligée par l’autorité compétente ;pulsareetmulcaresignifient un mauvais traitement par coups ou bourrades, exercé par des personnes qui n’y sont point autorisées, c’est une vengeance.Pulsares’entend d’un traitement grossier ; on frappe avec la main ou avec une canne, on n’en veut guère qu’à l’honneur et à la dignité des gens ;mulcaremarque un traitement brutal ; on se sert pour frapper des poings ou d’un gourdin ; on a surtout en vue de causer des douleurs physiques, on rosse.3.Pavire, battre, pour solidifier à force de coups une masse molle ;cudere, pour aplatir et élargir une masse dure.Fulgere,battuereetcajaresont des termes vieillis ou communs pour battre.

1.Verberare,ferireeticere, frapper en général, de loin, de près, de toute manière. Leverberansporte un coup qui rebondit ; l’icienset leferiens, un coup qui pénètre, blesse ou brise : l’icienslance son coup, par exemple,fulmine ictus; leferienspousse et heurte, par exemple,murum ariete ferire.Cædere,pulsareetmulcaresont des termes plus particuliers et signifient battre avec un instrument fait exprès :cædere, avec un instrument tranchant qui fait une blessure, hache, sabre, fouet, verges, étrivières ;pulsareetmulcare, avec un instrument contondant, un bâton ou le poing.Pulsareprend, comme battre, un complément quelconque ;mulcare, comme bâtonner, ne peut avoir pour complément que le nom d’un être sensible à la douleur, surtout l’homme.

2. Au sens restreint,verberareexprime un châtiment administré de sang-froid et qui consiste en coups de bâton, c’est une punition en forme infligée par l’autorité compétente ;pulsareetmulcaresignifient un mauvais traitement par coups ou bourrades, exercé par des personnes qui n’y sont point autorisées, c’est une vengeance.Pulsares’entend d’un traitement grossier ; on frappe avec la main ou avec une canne, on n’en veut guère qu’à l’honneur et à la dignité des gens ;mulcaremarque un traitement brutal ; on se sert pour frapper des poings ou d’un gourdin ; on a surtout en vue de causer des douleurs physiques, on rosse.

3.Pavire, battre, pour solidifier à force de coups une masse molle ;cudere, pour aplatir et élargir une masse dure.Fulgere,battuereetcajaresont des termes vieillis ou communs pour battre.

Verbum. Vocabulum. Vox. Dictum. Dicterium.1.Verbum, le mot considéré comme une partie de la phrase ;vocabulum, comme un élément de la langue. Les mots,verba, sont du ressort de l’usage ; les termes,vocabula, sont du ressort du dictionnaire.2.Verba, les mots par rapport à leur signification ;voces, par rapport à leur forme et à leur son.3. Comme terme technique de grammaire,voxcomprend toutes les huit parties du discours ;vocabulum, tous les mots proprement dits, à l’exception des interjections ou sons naturels ;nomen, seulement les noms appellatifs, adjectifs, substantifs et pronoms ; etverbum, seulement les verbes.4. Au sens collectif,verbums’entend d’une pensée générale, comme sentence ;vox,dictumetdicterium, d’unesaillie qui appartient à telle ou telle personne :voxest l’expression du sentiment ou de la passion, c’est une exclamation ;dictumest un trait d’esprit et d’intelligence, comme un bon mot.Tac.H. III, 39.“Audita estsævissimaVitelliivox, qua se pavisse oculos spectata inimici morte jactavit.”“Vitellius eut une exclamation cruelle ; on l’entendit qui se vantait crûment d’avoir rassasié ses yeux au spectacle de la mort d’un de ses ennemis particuliers.”Comparez avecAnn. VI, 20.“Scitum Passienidictumpercrebuit, neque meliorem unquam servum, neque deteriorem dominum fuisse.”“Un trait spirituel de l’orateur Passiénus et qui courut partout, c’est qu’il n’y avait jamais eu ni de meilleur esclave ni de plus mauvais maître.”5.Dictum, terme général et populaire pour toute parole piquante ;dicterium, terme savant d’une époque postérieure pour une parole piquante par excellence qui est le fruit de l’esprit naturel développé par l’étude des lettres et le commerce de la bonne société.

1.Verbum, le mot considéré comme une partie de la phrase ;vocabulum, comme un élément de la langue. Les mots,verba, sont du ressort de l’usage ; les termes,vocabula, sont du ressort du dictionnaire.

2.Verba, les mots par rapport à leur signification ;voces, par rapport à leur forme et à leur son.

3. Comme terme technique de grammaire,voxcomprend toutes les huit parties du discours ;vocabulum, tous les mots proprement dits, à l’exception des interjections ou sons naturels ;nomen, seulement les noms appellatifs, adjectifs, substantifs et pronoms ; etverbum, seulement les verbes.

4. Au sens collectif,verbums’entend d’une pensée générale, comme sentence ;vox,dictumetdicterium, d’unesaillie qui appartient à telle ou telle personne :voxest l’expression du sentiment ou de la passion, c’est une exclamation ;dictumest un trait d’esprit et d’intelligence, comme un bon mot.Tac.H. III, 39.“Audita estsævissimaVitelliivox, qua se pavisse oculos spectata inimici morte jactavit.”“Vitellius eut une exclamation cruelle ; on l’entendit qui se vantait crûment d’avoir rassasié ses yeux au spectacle de la mort d’un de ses ennemis particuliers.”Comparez avecAnn. VI, 20.“Scitum Passienidictumpercrebuit, neque meliorem unquam servum, neque deteriorem dominum fuisse.”“Un trait spirituel de l’orateur Passiénus et qui courut partout, c’est qu’il n’y avait jamais eu ni de meilleur esclave ni de plus mauvais maître.”

5.Dictum, terme général et populaire pour toute parole piquante ;dicterium, terme savant d’une époque postérieure pour une parole piquante par excellence qui est le fruit de l’esprit naturel développé par l’étude des lettres et le commerce de la bonne société.

Vereri. Timere. Metuere. Spes. Fiducia. Timor. Timiditas. Ignavia. Formido. Horror.1.Vereriexprime, commeαἰδεῖσθαι, un effet qui a sa raison d’être dans une dignité qui nous impose ;metuereettimereexpriment, commeδεῖσαιetφοϐεῖσθαι, un effet qui résulte du caractère dangereux et menaçant d’un objet. Letimenset lemetuenscraignent de courir un danger ; leverenscraint d’être couvert de honte et de confusion.Cic.Phil. XII, 12:“Quid ? veteranos nonveremur? nam timeri ne ipsi quidem volunt.”“Eh quoi ! est-ce que nous ne révérons point les vétérans ? car, pour aller jusqu’à la peur, c’est ce qu’ils ne veulent point eux-mêmes.”Sen.II, 37.“Metuebanteum servi,verebanturliberi, carum omnes habebant.”“Ses esclaves lecraignaient, ses enfants le révéraient, tout le monde le chérissait.”Liv.XXXIX, 37.“Veremurquidem vos, Romani, et si ita vultis etiamtimemus.”“Nous vous révérons, ô Romains, et nous avons même peur de vous, si c’est là ce que vous voulez.”Afran. ap.Gell.XV, 13.“Ubi maluntmetuiquamvererise ab suis.”“Dès qu’ils aiment mieux être craints que révérés par les leurs.”Sen.Ir. III, 32.“Quibusdamtimeamusirasci, quibusdamvereamur.”“Ne nous fâchons point contre certains personnages, contre ceux-là par peur, contre ceux-ci par une crainte respectueuse.”2.Metus, la crainte prise comme l’attente d’un mal qu’on a en perspective, auquel on songe, l’inquiétude par prévoyance et prudence, commeδέος, synonyme decautio;timor, la peur par lâcheté et faiblesse. En d’autres termes, la crainte,metus, est une affaire d’intelligence, elle occupe la pensée ; la peur,timor, est une affaire de sentiment, elle saisit le cœur.Metuss’oppose àspes;timor, àfiducia,animus.Cic.Tusc. IV, 31.“Confideredecet,timerenon decet.”“Il s’agit d’avoir pleine confiance, il ne s’agit point d’avoir peur.”3. Même différence entrespes, l’espérance, etfiducia, la confiance.Sen.Ep. 16.“Jam de tespemhabeo, nondumfiduciam.”“Tu me donnes déjà des espérances, tu ne m’inspires pas encore de confiance.”Tac.Agr. 3.“Necspemmodo ac votum securitas publica, sed ipsius votifiduciamac robur assumpserit.”“On ne se borne plus à espérer et à appeler de ses vœux la sécurité publique, mais on en jouit avec un sentiment de confiance et de stabilité.”Suet, Cl. 10.“Aliquanto minorespequamfiducia.”“Il y avait un peu moins d’espérance que de confiance.”4.Timorprésente la peur comme un état passager ;timiditasprésente la timidité comme une qualité habituelle qui se comporte, par rapport à l’ignavia, commele terme précis par rapport au terme général.Lactant.III, 17.“Epicurus...ignavumprohibet accedere ad rem publicam, pigrum exercere,timidum militare.”“Epicure ôte aux gens incapables l’accès des affaires, aux gens paresseux leur maniement, aux gens timides la guerre.”L’ignaviaest l’incapacité de faire aucune action noble et particulièrement aucun exploit courageux ; latimiditasest excusable dans certaines circonstances ; l’ignaviaest toujours condamnable.5. La crainte,metus, et la peur,timor, naissent de la réflexion qui distingue nettement l’objet et la cause de l’inquiétude. L’effroi,horror, et l’épouvante,formido, naissent d’une émotion vive et subite qui accable l’esprit en lui présentant des images pénibles, des visions affreuses et qui le rend incapable de se raisonner : maisformido, l’épouvante, exprime directement un état de l’âme,ὀῤῥωδία;horror, l’effroi, n’exprime que la manifestation de cet état lorsqu’il se révèle par des cheveux qui se dressent, par des yeux égarés, etc., commeφρίϰη.Tac.H. IV, 46.“Metusper omnes ac præcipua Germanici militisformido.”“La crainte partout, l’épouvante au plus haut chez les troupes de Germanie.”

1.Vereriexprime, commeαἰδεῖσθαι, un effet qui a sa raison d’être dans une dignité qui nous impose ;metuereettimereexpriment, commeδεῖσαιetφοϐεῖσθαι, un effet qui résulte du caractère dangereux et menaçant d’un objet. Letimenset lemetuenscraignent de courir un danger ; leverenscraint d’être couvert de honte et de confusion.Cic.Phil. XII, 12:“Quid ? veteranos nonveremur? nam timeri ne ipsi quidem volunt.”“Eh quoi ! est-ce que nous ne révérons point les vétérans ? car, pour aller jusqu’à la peur, c’est ce qu’ils ne veulent point eux-mêmes.”Sen.II, 37.“Metuebanteum servi,verebanturliberi, carum omnes habebant.”“Ses esclaves lecraignaient, ses enfants le révéraient, tout le monde le chérissait.”Liv.XXXIX, 37.“Veremurquidem vos, Romani, et si ita vultis etiamtimemus.”“Nous vous révérons, ô Romains, et nous avons même peur de vous, si c’est là ce que vous voulez.”Afran. ap.Gell.XV, 13.“Ubi maluntmetuiquamvererise ab suis.”“Dès qu’ils aiment mieux être craints que révérés par les leurs.”Sen.Ir. III, 32.“Quibusdamtimeamusirasci, quibusdamvereamur.”“Ne nous fâchons point contre certains personnages, contre ceux-là par peur, contre ceux-ci par une crainte respectueuse.”

2.Metus, la crainte prise comme l’attente d’un mal qu’on a en perspective, auquel on songe, l’inquiétude par prévoyance et prudence, commeδέος, synonyme decautio;timor, la peur par lâcheté et faiblesse. En d’autres termes, la crainte,metus, est une affaire d’intelligence, elle occupe la pensée ; la peur,timor, est une affaire de sentiment, elle saisit le cœur.Metuss’oppose àspes;timor, àfiducia,animus.Cic.Tusc. IV, 31.“Confideredecet,timerenon decet.”“Il s’agit d’avoir pleine confiance, il ne s’agit point d’avoir peur.”

3. Même différence entrespes, l’espérance, etfiducia, la confiance.Sen.Ep. 16.“Jam de tespemhabeo, nondumfiduciam.”“Tu me donnes déjà des espérances, tu ne m’inspires pas encore de confiance.”Tac.Agr. 3.“Necspemmodo ac votum securitas publica, sed ipsius votifiduciamac robur assumpserit.”“On ne se borne plus à espérer et à appeler de ses vœux la sécurité publique, mais on en jouit avec un sentiment de confiance et de stabilité.”Suet, Cl. 10.“Aliquanto minorespequamfiducia.”“Il y avait un peu moins d’espérance que de confiance.”

4.Timorprésente la peur comme un état passager ;timiditasprésente la timidité comme une qualité habituelle qui se comporte, par rapport à l’ignavia, commele terme précis par rapport au terme général.Lactant.III, 17.“Epicurus...ignavumprohibet accedere ad rem publicam, pigrum exercere,timidum militare.”“Epicure ôte aux gens incapables l’accès des affaires, aux gens paresseux leur maniement, aux gens timides la guerre.”L’ignaviaest l’incapacité de faire aucune action noble et particulièrement aucun exploit courageux ; latimiditasest excusable dans certaines circonstances ; l’ignaviaest toujours condamnable.

5. La crainte,metus, et la peur,timor, naissent de la réflexion qui distingue nettement l’objet et la cause de l’inquiétude. L’effroi,horror, et l’épouvante,formido, naissent d’une émotion vive et subite qui accable l’esprit en lui présentant des images pénibles, des visions affreuses et qui le rend incapable de se raisonner : maisformido, l’épouvante, exprime directement un état de l’âme,ὀῤῥωδία;horror, l’effroi, n’exprime que la manifestation de cet état lorsqu’il se révèle par des cheveux qui se dressent, par des yeux égarés, etc., commeφρίϰη.Tac.H. IV, 46.“Metusper omnes ac præcipua Germanici militisformido.”“La crainte partout, l’épouvante au plus haut chez les troupes de Germanie.”

Vereri. Revereri. Venerari. Colere. Observare. Adorare. Admirari. Suspicere.1.Vererietrevereri, avoir du respect ;venerari, témoigner du respect.Tac.Ann. XIV, 13.“Venerationem sui”, les respects qu’on lui rendrait ; comparez avecmatris reverentia, le respect que lui inspirait sa mère.2.Vererimarque la considération poussée jusqu’à la crainte et à la timidité ;revereri, la crainte et la timidité inspirées par la considération. Dansvereri, c’est la crainte ; dansrevereri, la considération qui est l’idée principale.Verecundiasignifie la peur de se mettre dans son tortvis-à-vis d’une personne que l’on considère ;reverentia, la conviction intime que le mérite de la personne justifie cette peur.3.Venerarine s’emploie (du moins dans Cicéron) qu’en parlant des honneurs qu’on rend aux dieux ou à des êtres supérieurs ;observarese dit de ceux qu’on rend aux hommes ;colere, des deux.Cic.Rep. I, 12.“Ut... Africanum utdeum coleretLælius, domi vicissim Læliumobservaretin parentis loco Scipio.”“Lélius honorerait comme un dieu Scipion l’Africain ; à Rome, Scipion à son tour aurait pour Lélius toutes les attentions qu’on a pour un père.”Leveneransne vise qu’à exprimer le respect qu’il doit, et à détourner de lui par son humilité la colère des dieux ; lecolensvise par des complaisances, des services et des égards de toute sorte, à gagner la faveur de quelqu’un et à en retirer des fruits comme d’un champ cultivé. Laveneratiose marque surtout par la prière, lecultuspar le sacrifice ; laveneratioest un acte isolé, passager, lecultus, une manifestation permanente de respect.Tac.H. I, 10.“Vespasianus... Titum filium advenerationemcultumque (Galbæ) miserat”, c’est-à-dire que Titus devait présenter au nouvel empereur l’hommage de Vespasien et rester à la cour.4.Observarecomparé àcoleredonne à la pensée un tour indirect et se dit des égards auxquels on ne manque pas, par opposition à la négligence ; mais il ne suit point de là que l’un des deux termes soit plus fort et l’autre plus faible.Coleres’entend de démonstrations palpables,operam;observare, d’attentions délicates,pietatem, et c’est tantôt aux unes, tantôt aux autres qu’on attache le plus de prix.5.Adorare, terme général pour toute espèce de culte rendu aux dieux ; laveneratiotend à se restreindre aux gestes, laprecatioaux formules.6.“Reveremurvalidas auctoritates ;admiramurraras virtutes ;suspicimusexcellentia dignitate.”“Nous respectons l’autorité, nous admirons la vertu, nous levons les yeux vers les grandeurs.”Je me représente d’ailleurs lereverensdans un état de crainte silencieuse ; l’admirans, dans un enthousiasme bruyant ou du moins visible ; lesuspiciens, sous les traits d’une personne étonnée qui sent humblement sa propre infériorité.Revererise rapporte particulièrement à une supériorité morale ;admirari, à une supériorité intellectuelle et morale ;suspicere, à une supériorité quelconque, même de hasard.

1.Vererietrevereri, avoir du respect ;venerari, témoigner du respect.Tac.Ann. XIV, 13.“Venerationem sui”, les respects qu’on lui rendrait ; comparez avecmatris reverentia, le respect que lui inspirait sa mère.

2.Vererimarque la considération poussée jusqu’à la crainte et à la timidité ;revereri, la crainte et la timidité inspirées par la considération. Dansvereri, c’est la crainte ; dansrevereri, la considération qui est l’idée principale.Verecundiasignifie la peur de se mettre dans son tortvis-à-vis d’une personne que l’on considère ;reverentia, la conviction intime que le mérite de la personne justifie cette peur.

3.Venerarine s’emploie (du moins dans Cicéron) qu’en parlant des honneurs qu’on rend aux dieux ou à des êtres supérieurs ;observarese dit de ceux qu’on rend aux hommes ;colere, des deux.Cic.Rep. I, 12.“Ut... Africanum utdeum coleretLælius, domi vicissim Læliumobservaretin parentis loco Scipio.”“Lélius honorerait comme un dieu Scipion l’Africain ; à Rome, Scipion à son tour aurait pour Lélius toutes les attentions qu’on a pour un père.”Leveneransne vise qu’à exprimer le respect qu’il doit, et à détourner de lui par son humilité la colère des dieux ; lecolensvise par des complaisances, des services et des égards de toute sorte, à gagner la faveur de quelqu’un et à en retirer des fruits comme d’un champ cultivé. Laveneratiose marque surtout par la prière, lecultuspar le sacrifice ; laveneratioest un acte isolé, passager, lecultus, une manifestation permanente de respect.Tac.H. I, 10.“Vespasianus... Titum filium advenerationemcultumque (Galbæ) miserat”, c’est-à-dire que Titus devait présenter au nouvel empereur l’hommage de Vespasien et rester à la cour.

4.Observarecomparé àcoleredonne à la pensée un tour indirect et se dit des égards auxquels on ne manque pas, par opposition à la négligence ; mais il ne suit point de là que l’un des deux termes soit plus fort et l’autre plus faible.Coleres’entend de démonstrations palpables,operam;observare, d’attentions délicates,pietatem, et c’est tantôt aux unes, tantôt aux autres qu’on attache le plus de prix.

5.Adorare, terme général pour toute espèce de culte rendu aux dieux ; laveneratiotend à se restreindre aux gestes, laprecatioaux formules.

6.“Reveremurvalidas auctoritates ;admiramurraras virtutes ;suspicimusexcellentia dignitate.”“Nous respectons l’autorité, nous admirons la vertu, nous levons les yeux vers les grandeurs.”Je me représente d’ailleurs lereverensdans un état de crainte silencieuse ; l’admirans, dans un enthousiasme bruyant ou du moins visible ; lesuspiciens, sous les traits d’une personne étonnée qui sent humblement sa propre infériorité.Revererise rapporte particulièrement à une supériorité morale ;admirari, à une supériorité intellectuelle et morale ;suspicere, à une supériorité quelconque, même de hasard.

Vernalis. Vernilis.Vernalitercontient un éloge : avec l’adresse et la prestesse d’un serviteur bien appris et zélé ; il est synonyme desedulo.Vernilitercontient un blâme : d’une manière ignoble et commune qui sent l’esclavage ; il est synonyme deserviliter; maisverniliterse rapporte à la grossièreté des façons, comme rustiquement ;serviliter, à la bassesse des sentiments, comme servilement.

Vernalitercontient un éloge : avec l’adresse et la prestesse d’un serviteur bien appris et zélé ; il est synonyme desedulo.Vernilitercontient un blâme : d’une manière ignoble et commune qui sent l’esclavage ; il est synonyme deserviliter; maisverniliterse rapporte à la grossièreté des façons, comme rustiquement ;serviliter, à la bassesse des sentiments, comme servilement.

Vertere. Torquere. Convertere. Invertere. Pervertere.1.Vertere, tourner ou retourner, c’est-à-dire remuer un objet pour lui donner une autre position ou une autre place,τρέπειν;torquere, tourner dans le sens de mouvoir autour d’un point fixe ou d’un axe,στρέφειν.2.Converteresignifie 1º avec un sujet au pluriel : tourner tous à la fois, par exempleCæs.B. C. I, 80.“Ut pæne tergaconvertant”,“peu s’en faut qu’ils ne tournent le dos tous à la fois”; 2º par rapport à l’achèvement de l’action : tourner tout à fait.Invertereveut dire seulement tourner à moitié, en sorte que l’objet prenne la position inverse et montre l’envers ; enfin,pervertere, tourner en sorteque l’objet prenne une fausse position, soit hors d’usage, ou perdu, mettre sens dessus dessous.

1.Vertere, tourner ou retourner, c’est-à-dire remuer un objet pour lui donner une autre position ou une autre place,τρέπειν;torquere, tourner dans le sens de mouvoir autour d’un point fixe ou d’un axe,στρέφειν.

2.Converteresignifie 1º avec un sujet au pluriel : tourner tous à la fois, par exempleCæs.B. C. I, 80.“Ut pæne tergaconvertant”,“peu s’en faut qu’ils ne tournent le dos tous à la fois”; 2º par rapport à l’achèvement de l’action : tourner tout à fait.Invertereveut dire seulement tourner à moitié, en sorte que l’objet prenne la position inverse et montre l’envers ; enfin,pervertere, tourner en sorteque l’objet prenne une fausse position, soit hors d’usage, ou perdu, mettre sens dessus dessous.

Vestis. Vestitus. Vestimentum. Amictus. Amiculum. Cultus. Habitus.1.Vestis, terme général qui signifie tantôt l’habillement entier,vestitus, tantôt une pièce de l’habillement,vestimentum.Vestem mutareveut dire prendre le deuil ;vestimenta mutare, changer d’habits.2.Vestisetvestimentum, vêtement qui couvre le corps par raison de nécessité ou de décence ;amictusetamiculum, vêtement qu’on met par-dessus les autres pour avoir plus chaud ou pour se parer :amictus, tout l’habillement de dessus ;amiculum, pièce détachée, surtout.Tac.G. 17.“Feminæ sæpius lineisamictibusvelantur, partemquevestitussuperioris in manicas non extendunt.”“Les femmes portent plus souvent que les hommes des vêtements de dessus en lin, et il n’y a point de manches dans le haut de leur habillement.”3.Cultusethabitusexpriment des idées plus complexes quevestis:cultuscomprend tout ce qui se rattache à la mise, ceinture, chapeau, parures, armes ;habitus, tout ce qui touche de près ou de loin à la toilette, propreté, coiffure, tenue.Suet.Cæs. 44.“Dicam ea quæ ad formam ethabitumetcultumet mores pertineant.”“Je vais esquisser son portrait et dire un mot de sa toilette, de sa mise, de ses mœurs.”Cal. 52.“Vestitucalceatuque cæteroquehabitu.”“Dans son habillement, dans sa chaussure, dans toute sa toilette.”

1.Vestis, terme général qui signifie tantôt l’habillement entier,vestitus, tantôt une pièce de l’habillement,vestimentum.Vestem mutareveut dire prendre le deuil ;vestimenta mutare, changer d’habits.

2.Vestisetvestimentum, vêtement qui couvre le corps par raison de nécessité ou de décence ;amictusetamiculum, vêtement qu’on met par-dessus les autres pour avoir plus chaud ou pour se parer :amictus, tout l’habillement de dessus ;amiculum, pièce détachée, surtout.Tac.G. 17.“Feminæ sæpius lineisamictibusvelantur, partemquevestitussuperioris in manicas non extendunt.”“Les femmes portent plus souvent que les hommes des vêtements de dessus en lin, et il n’y a point de manches dans le haut de leur habillement.”

3.Cultusethabitusexpriment des idées plus complexes quevestis:cultuscomprend tout ce qui se rattache à la mise, ceinture, chapeau, parures, armes ;habitus, tout ce qui touche de près ou de loin à la toilette, propreté, coiffure, tenue.Suet.Cæs. 44.“Dicam ea quæ ad formam ethabitumetcultumet mores pertineant.”“Je vais esquisser son portrait et dire un mot de sa toilette, de sa mise, de ses mœurs.”Cal. 52.“Vestitucalceatuque cæteroquehabitu.”“Dans son habillement, dans sa chaussure, dans toute sa toilette.”

Vetare. Interdicere.Vetare, défendre au nom de la loi par opposition àjubere;interdicere, interdire en vertu des pouvoirs qu’on tient de sa charge par opposition àaddicere,permittere.

Vetare, défendre au nom de la loi par opposition àjubere;interdicere, interdire en vertu des pouvoirs qu’on tient de sa charge par opposition àaddicere,permittere.

Vetus. Senex. Grandævus. Longævus. Senecta. Senectus. Senium.1.Vetus homo, l’homme vieux à partir de la cinquantaine, par opposition àjuvenis, l’homme jeune, commeγέρων;senex, le vieillard à partir de la soixantième année avec une idée accessoire de dignité, commeπρεσϐυτής: enfingrandævusetlongævus, vieillard chargé de jours qui a dépassé la durée ordinaire de la vie, c’est-à-dire à partir à peu près de la quatre-vingtième année.2.Senecta, la vieillesse au sens indifférent, comme degré de la vie ;senectus, la vieillesse vénérable et expérimentée qui impose du respect et des égards ;senium, le grand âge qui affaiblit, accable et qu’on peut regarder comme une infirmité.

1.Vetus homo, l’homme vieux à partir de la cinquantaine, par opposition àjuvenis, l’homme jeune, commeγέρων;senex, le vieillard à partir de la soixantième année avec une idée accessoire de dignité, commeπρεσϐυτής: enfingrandævusetlongævus, vieillard chargé de jours qui a dépassé la durée ordinaire de la vie, c’est-à-dire à partir à peu près de la quatre-vingtième année.

2.Senecta, la vieillesse au sens indifférent, comme degré de la vie ;senectus, la vieillesse vénérable et expérimentée qui impose du respect et des égards ;senium, le grand âge qui affaiblit, accable et qu’on peut regarder comme une infirmité.

Vicinus. Finitimus. Confinis.Vicini, voisins, d’une maison, d’une cour à l’autre ;finitimietconfines, d’un pays à l’autre :finitimi, au sens simple et incomplexe, nos voisins, ceux qui habitent à notre frontière, c’est un simple terme géographique ;confines, exprime une relation réciproque, il s’agit de peuples mutuellement voisins qui ont une frontière en commun, avec une idée morale accessoire, celle d’une amitié qui se joint au voisinage. Lesfinitimisont séparés par une démarcation,finibus diremti; lesconfinesouconfinio conjunctiont des points de contact.

Vicini, voisins, d’une maison, d’une cour à l’autre ;finitimietconfines, d’un pays à l’autre :finitimi, au sens simple et incomplexe, nos voisins, ceux qui habitent à notre frontière, c’est un simple terme géographique ;confines, exprime une relation réciproque, il s’agit de peuples mutuellement voisins qui ont une frontière en commun, avec une idée morale accessoire, celle d’une amitié qui se joint au voisinage. Lesfinitimisont séparés par une démarcation,finibus diremti; lesconfinesouconfinio conjunctiont des points de contact.

Vicissim. Invicem. Mutuo.Vicissimmarque comme alternativement et vice versa que deux personnes ou deux objets font ou éprouvent successivement quelque chose :invicemetmutuo, qu’ils le font ou l’éprouvent en même temps :invicema plus de rapport à des actions ;mutuo, à des situations réciproques. Ils répondent à réciproquement et mutuellement.

Vicissimmarque comme alternativement et vice versa que deux personnes ou deux objets font ou éprouvent successivement quelque chose :invicemetmutuo, qu’ils le font ou l’éprouvent en même temps :invicema plus de rapport à des actions ;mutuo, à des situations réciproques. Ils répondent à réciproquement et mutuellement.

Videre. Cernere. Spectare. Intueri. Conspicere. Adspicere. Adspectus. Conspectus. Obtutus.1.Videreetcernere, voir, prendre connaissance par l’organe de la vue :videre, prendre connaissance en gros, commeὁρᾷν, par opposition à ne pas voir à cause de quelque obstacle qui boucherait la vue ;cernere, prendre une connaissance précise et claire, par opposition à une vue incertaine et troublée.Spectare,intueri,tuerietcontueri, regarder, arrêter les yeux sur un objet :spectare, regarder tranquillement un objet qui intéresse l’esprit et s’y arrêter comme à un spectacle, considérer,θεᾶσθαι;intueri, fixer son regard sur un objet qui attire l’imagination ou le cœur, contempler,θεωρεῖν.Cic.Famm. VII, 1.“Neque nos qui hæcspectavimus, quidquam novividimus.”“Et nous-mêmes qui avions les yeux ouverts sur cela, nous n’avons rien vu de nouveau.”2.Intuerisignifie simplement contempler avec attention, maiscontueri, contempler avec fixité, avec pénétration et avec de grands yeux.3.Conspicere, apercevoir, c’est-à-dire avoir la vue frappée d’un objet et le plus souvent sans s’y attendre ;adspicere, regarder, c’est-à-dire jeter les yeux sur un objet, qu’on ait ou non conscience de la sensation.4.Adspectusa le sens actif, c’est le sujet qui regarde ;conspectusa le sens passif, c’est le sujet qui est vu, qui fait tableau, c’est encore et souvent le cercle que la vue embrasse.Obtutus, le regard, a le sens neutre.Suet.Tib. 43.“Utadspectudeficientes libidines excitaret.”“Pour rallumer par cette vue ses feux épuisés.”Comparez avecCal. 9.“Tumultuantesconspectusuo flexit.”“Sa vue fit reculer les soldats soulevés.”Et avecCic.Orat. III, 5.“Qui vultum ejus quum ei dicendum esset,obtutumqueoculorumin cogitando probe nosset.”“Lui qui connaissait parfaitement l’air qu’il prenait au moment de parler et le regard qu’il avait quand il réfléchissait.”

1.Videreetcernere, voir, prendre connaissance par l’organe de la vue :videre, prendre connaissance en gros, commeὁρᾷν, par opposition à ne pas voir à cause de quelque obstacle qui boucherait la vue ;cernere, prendre une connaissance précise et claire, par opposition à une vue incertaine et troublée.Spectare,intueri,tuerietcontueri, regarder, arrêter les yeux sur un objet :spectare, regarder tranquillement un objet qui intéresse l’esprit et s’y arrêter comme à un spectacle, considérer,θεᾶσθαι;intueri, fixer son regard sur un objet qui attire l’imagination ou le cœur, contempler,θεωρεῖν.Cic.Famm. VII, 1.“Neque nos qui hæcspectavimus, quidquam novividimus.”“Et nous-mêmes qui avions les yeux ouverts sur cela, nous n’avons rien vu de nouveau.”

2.Intuerisignifie simplement contempler avec attention, maiscontueri, contempler avec fixité, avec pénétration et avec de grands yeux.

3.Conspicere, apercevoir, c’est-à-dire avoir la vue frappée d’un objet et le plus souvent sans s’y attendre ;adspicere, regarder, c’est-à-dire jeter les yeux sur un objet, qu’on ait ou non conscience de la sensation.

4.Adspectusa le sens actif, c’est le sujet qui regarde ;conspectusa le sens passif, c’est le sujet qui est vu, qui fait tableau, c’est encore et souvent le cercle que la vue embrasse.Obtutus, le regard, a le sens neutre.Suet.Tib. 43.“Utadspectudeficientes libidines excitaret.”“Pour rallumer par cette vue ses feux épuisés.”Comparez avecCal. 9.“Tumultuantesconspectusuo flexit.”“Sa vue fit reculer les soldats soulevés.”Et avecCic.Orat. III, 5.“Qui vultum ejus quum ei dicendum esset,obtutumqueoculorumin cogitando probe nosset.”“Lui qui connaissait parfaitement l’air qu’il prenait au moment de parler et le regard qu’il avait quand il réfléchissait.”

Vigens. Vegetus. Vividus. Vivus. Animans. Vitalis. Vivax.1.Vigensse dit d’un homme frais et vigoureux de corps et d’esprit ;vegetus, d’un homme éveillé et vif sous le rapport de l’esprit ;vividus, d’un homme plein de vie et d’énergie au moral.Liv.VI, 22.“Exactæ jam ætatis Camillus erat... sedvegetumingenium invividopectore vigebat, virebatque integris sensibus.”“Camille conservait dans un âge avancé un esprit vif et frais, un cœur énergique, une constitution intacte et florissante.”2.Vivus, vivant par opposition à mort ;animans, animé par opposition à inanimé.3.Vitalis, qui a la vie longue ;vivax, qui a la vie dure.

1.Vigensse dit d’un homme frais et vigoureux de corps et d’esprit ;vegetus, d’un homme éveillé et vif sous le rapport de l’esprit ;vividus, d’un homme plein de vie et d’énergie au moral.Liv.VI, 22.“Exactæ jam ætatis Camillus erat... sedvegetumingenium invividopectore vigebat, virebatque integris sensibus.”“Camille conservait dans un âge avancé un esprit vif et frais, un cœur énergique, une constitution intacte et florissante.”

2.Vivus, vivant par opposition à mort ;animans, animé par opposition à inanimé.

3.Vitalis, qui a la vie longue ;vivax, qui a la vie dure.

Vigil. Insomnis. Exsomnis.Vigilprésente l’état de veille par le côté positif : on sait ce qu’on fait, on veut le faire, on y applique ses forces, on est éveillé et agissant, c’est le grecἄγρυπνος.Insomnisetexsomnisne présentent ce même état que par le côté négatif, comme une privation de sommeil,ἄύπνος; mais l’insomnisne peut pas, l’exsomnis, ne veut pas dormir.Tac.Ann. I, 65.“Cum oberrarent tentoriisinsomnesmagis quampervigiles.”“Ils erraient le long des tentes faute de pouvoir dormir plutôt que par un surcroît de vigilance.”Vell. Pat.II, 88.“Mæcenas ubi resvigiliamexigeret, saneexsomnis.”“Quand les affaires exigeaient de la vigilance, Mécène se privait tout à fait de sommeil.”Hor.Od. III, 7, 6.“Noctes non sine multisinsomniislacrimis agit.”“Il passe ses nuits dans les pleurs sans sommeil.”Comparez avec25, 7.“Non secus in jugisexsomnisstupet Evias.”“Comme une bacchante qui court la montagne et qui lutte contre le sommeil reste stupéfaite à la vue de l’Hèbre.”

Vigilprésente l’état de veille par le côté positif : on sait ce qu’on fait, on veut le faire, on y applique ses forces, on est éveillé et agissant, c’est le grecἄγρυπνος.Insomnisetexsomnisne présentent ce même état que par le côté négatif, comme une privation de sommeil,ἄύπνος; mais l’insomnisne peut pas, l’exsomnis, ne veut pas dormir.Tac.Ann. I, 65.“Cum oberrarent tentoriisinsomnesmagis quampervigiles.”“Ils erraient le long des tentes faute de pouvoir dormir plutôt que par un surcroît de vigilance.”Vell. Pat.II, 88.“Mæcenas ubi resvigiliamexigeret, saneexsomnis.”“Quand les affaires exigeaient de la vigilance, Mécène se privait tout à fait de sommeil.”Hor.Od. III, 7, 6.“Noctes non sine multisinsomniislacrimis agit.”“Il passe ses nuits dans les pleurs sans sommeil.”Comparez avec25, 7.“Non secus in jugisexsomnisstupet Evias.”“Comme une bacchante qui court la montagne et qui lutte contre le sommeil reste stupéfaite à la vue de l’Hèbre.”

Villa. Fundus. Prædium. Ager. Campus. Rus. Arvum.1.Villa, maison de campagne ordinairement avec une pièce de terre ;fundus, pièce de terre ordinairement avec une maison de campagne ;prædium, tantôt la maison, tantôt la pièce, comme bien de campagne.Villaest d’ailleurs un terme d’architecture ;fundus, un terme économique ;prædium, un terme de droit.Cat.R. R. 3.“Ita ædifices, nevillafundumquærat, nevefundusvillam.”“Bâtissez dans de justes proportions en sorte que la maison n’ait pas l’air de courir après le domaine, ni le domaine après la maison.”2.Villa,fundusetprædiumsupposent un propriétaire, commeportio;ager,arvum,rusetcampusse conçoivent sans aucun rapport à un propriétaire, commepars.3.Ageretcampus, la campagne, cultivée ou non :ager, le sol par opposition au terrain occupé par des constructions ou des plantations d’arbres, àurbs,oppidum,vicus,hortus,silva, commeἀγρός;campus, les basses terres et les plaines, commeπεδίον, par opposition aux hauteurs, àmonsetcollis.4.Rusetarvum, le champ, la terre à blé :rus, par opposition au village ou à la ville, commeἄρουρα;arvum, par opposition aux pâturages et aux plantations d’arbres, àpabulum,pascuum,pratum,olivetum, commeἄροτος.Cic.Fr. ap. Quintil. IV, 2, 131.“Fundumhabet inagroThurino Tullius paternum.”“Tullius possède un bien patrimonial dans la banlieue de Thurium.”Orat. III, 33.“Defundoemendo, deagrocolendo.”“Un domaine à acheter, un sol à cultiver.”Tac.G. 26.“Arvaper annos mutant, et superestager.”“Ils changent tous les ans de champs de blé, et ce n’est pas le sol qui leur manque.”

1.Villa, maison de campagne ordinairement avec une pièce de terre ;fundus, pièce de terre ordinairement avec une maison de campagne ;prædium, tantôt la maison, tantôt la pièce, comme bien de campagne.Villaest d’ailleurs un terme d’architecture ;fundus, un terme économique ;prædium, un terme de droit.Cat.R. R. 3.“Ita ædifices, nevillafundumquærat, nevefundusvillam.”“Bâtissez dans de justes proportions en sorte que la maison n’ait pas l’air de courir après le domaine, ni le domaine après la maison.”

2.Villa,fundusetprædiumsupposent un propriétaire, commeportio;ager,arvum,rusetcampusse conçoivent sans aucun rapport à un propriétaire, commepars.

3.Ageretcampus, la campagne, cultivée ou non :ager, le sol par opposition au terrain occupé par des constructions ou des plantations d’arbres, àurbs,oppidum,vicus,hortus,silva, commeἀγρός;campus, les basses terres et les plaines, commeπεδίον, par opposition aux hauteurs, àmonsetcollis.

4.Rusetarvum, le champ, la terre à blé :rus, par opposition au village ou à la ville, commeἄρουρα;arvum, par opposition aux pâturages et aux plantations d’arbres, àpabulum,pascuum,pratum,olivetum, commeἄροτος.Cic.Fr. ap. Quintil. IV, 2, 131.“Fundumhabet inagroThurino Tullius paternum.”“Tullius possède un bien patrimonial dans la banlieue de Thurium.”Orat. III, 33.“Defundoemendo, deagrocolendo.”“Un domaine à acheter, un sol à cultiver.”Tac.G. 26.“Arvaper annos mutant, et superestager.”“Ils changent tous les ans de champs de blé, et ce n’est pas le sol qui leur manque.”

Vincere. Superare. Opprimere.1.Vincere, chasser l’adversaire de sa position, comme vaincre,νιϰᾷν;superare, prendre le dessus sur son adversaire, commeὑπερϐάλλεσθαι. Levincensest aux prises avec des ennemis, lesuperansavec des obstacles.Tac.Ann. II, 25.“Invictoset nullis casibussuperabilesRomanos.”“Les Romains sont invincibles et supérieurs à tous les événements[1].”2.Evinceremarque en particulier l’acharnement et la durée du combat ;devincere, le succès du combat et la plénitude de la victoire.3.Vincere, vaincre à la suite d’un combat ;opprimere, sans combat, en paraissant, par surprise ou par une supériorité de forces décisive.Cic.Mil. II.“Vivictavis vel potiusoppressavirtute audacia est.”“La force a vaincu la force, ou pour mieux dire, le vrai courage a d’abord accablé l’audace.”Et de mêmeMuren. 15.“Mithridatem L. Murenarepressummagna ex parte, nonoppressumreliquit.”“Au départ de L. Muréna, Mithridate était fort empêché, mais point accablé.”1Traduction Panckoucke.

1.Vincere, chasser l’adversaire de sa position, comme vaincre,νιϰᾷν;superare, prendre le dessus sur son adversaire, commeὑπερϐάλλεσθαι. Levincensest aux prises avec des ennemis, lesuperansavec des obstacles.Tac.Ann. II, 25.“Invictoset nullis casibussuperabilesRomanos.”“Les Romains sont invincibles et supérieurs à tous les événements[1].”

2.Evinceremarque en particulier l’acharnement et la durée du combat ;devincere, le succès du combat et la plénitude de la victoire.

3.Vincere, vaincre à la suite d’un combat ;opprimere, sans combat, en paraissant, par surprise ou par une supériorité de forces décisive.Cic.Mil. II.“Vivictavis vel potiusoppressavirtute audacia est.”“La force a vaincu la force, ou pour mieux dire, le vrai courage a d’abord accablé l’audace.”Et de mêmeMuren. 15.“Mithridatem L. Murenarepressummagna ex parte, nonoppressumreliquit.”“Au départ de L. Muréna, Mithridate était fort empêché, mais point accablé.”

Vincula. Catenæ. Compedes. Pedicæ. Manicæ.Vincula, toute sorte de liens, terme générique par rapport àcatenæ, commeδεσμοί;catenæ, chaînes, soit pour enchaîner, soitpour d’autres usages, commeἁλύσεις;compedes, fers en général pour les mains ou les pieds :pedicæ, pour enchaîner les pieds ;manicæ, pour enchaîner les mains, menottes.Tac.Ann. VI, 14.“Celsus invinclislaxatamcatenamet circumdatam in diversum tendens suam ipse cervicem perfregit.”“Celsus était lié ; à force de tirer sur une chaîne lâche qui faisait le tour du cou il réussit à se casser le cou.”

Vincula, toute sorte de liens, terme générique par rapport àcatenæ, commeδεσμοί;catenæ, chaînes, soit pour enchaîner, soitpour d’autres usages, commeἁλύσεις;compedes, fers en général pour les mains ou les pieds :pedicæ, pour enchaîner les pieds ;manicæ, pour enchaîner les mains, menottes.Tac.Ann. VI, 14.“Celsus invinclislaxatamcatenamet circumdatam in diversum tendens suam ipse cervicem perfregit.”“Celsus était lié ; à force de tirer sur une chaîne lâche qui faisait le tour du cou il réussit à se casser le cou.”

Vindicta. Ultio. Talio. Pœna. Mulcta. Castigatio. Puniri.1.Vindicta, acte de justice comme la punition ;ultio, acte de colère comme la vengeance ;talio, acte de représailles.2.Ultio,vindictaettalio, actes d’autorité privée ;punitio,mulctatioetcastigatio, actes d’autorité publique :pœna, peine afflictive qu’exige la loi violée et offensée ;mulcta, satisfaction que réclament la justice et l’équité en compensation d’un dommage et qui consiste de préférence en une amende ;castigatio, correction qui s’adresse à un individu, surtout par voie de réprimande. Lapœnaprofite au public, lamulctaà la partie adverse, lacastigatioau coupable.3.Punire, punir suivant les principes de la justice ;puniri, dans Cicéron, exercer une vengeance personnelle.

1.Vindicta, acte de justice comme la punition ;ultio, acte de colère comme la vengeance ;talio, acte de représailles.

2.Ultio,vindictaettalio, actes d’autorité privée ;punitio,mulctatioetcastigatio, actes d’autorité publique :pœna, peine afflictive qu’exige la loi violée et offensée ;mulcta, satisfaction que réclament la justice et l’équité en compensation d’un dommage et qui consiste de préférence en une amende ;castigatio, correction qui s’adresse à un individu, surtout par voie de réprimande. Lapœnaprofite au public, lamulctaà la partie adverse, lacastigatioau coupable.

3.Punire, punir suivant les principes de la justice ;puniri, dans Cicéron, exercer une vengeance personnelle.

Vinum. Temetum.Vinum, nom général et usuel ;temetum, nom archaïque et poétique du vin.

Vinum, nom général et usuel ;temetum, nom archaïque et poétique du vin.

Virgo. Puella. Virago.Virgo, fille qui n’est point mariée, jeune ou vieille, par opposition àmulier,παρθένός;puella, jeune femme mariée ou non, par exemple l’épouse de Néron, Octavie, à l’âge de vingt ans, dansTac.Ann. XIV, 64,ϰόρη;virago, jeune fille forte comme un homme, héroïque, par exemple les amazones,ἀντιάνειραι.

Virgo, fille qui n’est point mariée, jeune ou vieille, par opposition àmulier,παρθένός;puella, jeune femme mariée ou non, par exemple l’épouse de Néron, Octavie, à l’âge de vingt ans, dansTac.Ann. XIV, 64,ϰόρη;virago, jeune fille forte comme un homme, héroïque, par exemple les amazones,ἀντιάνειραι.

Virtus. Innocentia. Honestas.Virtus, la vertu qui se manifeste par des actions solides et méritoires ;innocentia, par une conduite irréprochable et surtout désintéressée ;honestas, par des sentiments vertueux et nobles.

Virtus, la vertu qui se manifeste par des actions solides et méritoires ;innocentia, par une conduite irréprochable et surtout désintéressée ;honestas, par des sentiments vertueux et nobles.


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