Chapter 6

Clangere. Clamare. Vociferari.Clangerese dit du cri des animaux et du son des instruments, commeϰλάγγειν;clamareetvociferari, du cri de l’homme :clamareest l’expression de la volonté ;vociferari, celle de la passion dans la colère, la douleur, l’ivresse.Rhet.ad Her. III, 12.“Acutaexclamatiohabet quiddam illiberale et ad muliebrem potiusvociferationem, quam ad virilem dignitatem in dicendo accommodatum.”“Des éclats de voix aigus ont quelque chose de bas ; cela est bon pour des femmes qui criaillent, mais indigne d’un orateur.”Virg.Æn. II, 310.“Exoriturclamorque virûmclangorque tubarum.”“Les cris des hommes, le son des trompettes s’élèvent jusqu’à moi.”Cœnum, v.Lutum.Cœpisse, v.Incipere.Coercere. Compescere.Coercerese dit d’un acte de compression par force et abus de pouvoir ;compescere, d’un acte de répression par autorité et sagesse.Cœtus, v.Concilium.Cogere. Adigere.Cogere, obliger à quelque chose par contrainte et par force ;adigere, déterminer à quelque chose par des motifs qui donnent à réfléchir.Tac.Ann. VI, 27.“Se ea necessitate ad precescogi, per quas consularium aliqui capessere provinciasadigerentur.”“Dans cette extrémité il se voyait contraint de recourir aux prières pour engager des consulaires à se charger du gouvernement des provinces.”Cogitare. Meditari. Commentari.1.Cogitarese dit de l’activité habituelle de l’esprit qui est toujours occupé d’une chose ou d’une autre ;meditari, de l’activité d’esprit surexcitée, de l’effort qui tend vers un résultat déterminé. Le premier équivaut à penser, le second à penser à quelque chose.Ter.Heaut. III, 3, 46.“Quid nunc facerecogitas?”C’est-à-dire“qu’as-tu en tête à présent ?”Comparez avecAdelp. V, 6, 8.“Meditoresse affabilis”, c’est-à-dire :“je songe aux moyens d’être aimable.”Dans lesTusculanes (III, 6,)cogitatione désigne guère que la pensée qui a conscience d’elle-même ;meditatiodésigne la réflexion, la spéculation.2.Meditaris’emploie pour marquer l’intensité, c’est méditer sérieusement, avec effort, avec ardeur ;commentari(dans Cicéron seulement), pour marquer la durée, méditer à loisir, avec calme, à fond.Cognatus, v.Necessarius.Cognitio. Notitia. Scientia. Ignarus. Inscius. Nescius.1.Cognitio, acte par lequel l’esprit acquiert une connaissance ;notitiaetscientia, état de l’esprit :notitiaetnossese disent d’un état dans lequel l’âme est passive et ne fait que recevoir des impressions, quand elle a conscience d’un phénomène extérieur et en conserve le souvenir ;scientiaetscireimpliquent, comme le savoir, une certaine spontanéité et la conviction de la réalité des choses. Lanotitiapeut se borner à des notions de rencontre ; lascientiadoit s’être rendu l’objet familier, l’avoir approfondi à force de travail.Cic.Sen. 4, 12.“Quantanotitiaantiquitatis ! quantascientiajuris romani !”“Quelle pratique de l’antiquité ! quelle science du droit romain !”2. L’ignarusne possède pas cettenotitia, l’insciuscettescientia.Tac.Hist. I, 11.“Ægyptum provinciaminsciamlegum,ignarammagistratuum.”“La province d’Égypte qui n’est ni initiée à nos lois, ni façonnée à nos habitudes de gouvernement.”La législation exige une étude en règle, tandis qu’on peut apprendre l’administration par la pratique.3.Inscius, celui qui n’a rien appris ou qui n’a pas appris quelque chose, il y a lieu de blâmer ;nescius, celuiqui par hasard n’a pas entendu parler de quelque chose, n’en a pas fait l’expérience ; le mot se prend indifféremment en bonne ou en mauvaise part.Cic.Brut. 83.“Insciumomnium rerum et rudem.”“Ignare et brut.”Comparez avecPlin.EP. VIII, 23.“Absens et impendentis malinescius.”“J’étais absent, je ne me doutais pas du malheur suspendu sur ma tête.”Cognoscere, v.Intelligere.Cohors, v.Caterva.Colaphus, v.Alapa.Colere, v.Vereri.Collis. Clivus. Tumulus. Grumus.Collisetclivus, grande colline qui est une petite montagne :collis,ϰολωνὸς, hauteur, par opposition à la plaine qui est au-dessous, et, par suite colline assez raide ;clivus,ϰλιτὸς, plan incliné, par opposition à la plaine horizontale, et, par suite, colline en pente douce.Tumulusetgrumus, petite colline qui n’est qu’un gros tertre :tumulus, commeὄχθος, tertre naturel ou artificiel, par exemple un tumulus ;grumus, élévation exclusivement artificielle, faite de main d’homme,χῶμα.Colum.Arbor.vers la fin.“Collemautem etclivummodum jugeri continentem repastinabis operis sexaginta.”“Vous emploierez soixante manœuvres à défricher sur une colline une pente de la contenance d’un arpent.”Liv.XXI, 32.“Erigentibus in primos agmenclivosapparuerunt imminentestumulosinsidentes montani.”“Quand les têtes de colonne de l’armée d’Annibal s’élevèrent sur les premières pentes des Alpes, elles découvrirent les montagnards établis sur les mamelons qui dominaient la route.”Hirt.B. Hisp.“Exgrumoexcelsumtumulumcapiebat.”“Il voulut quitter son tertre pour gagner une éminence qui commandait les environs.”Colloquium, v.Sermo.Colonus, v.Incolere.Coluber, v.Repere.Comburere, v.Accendere.Coma, v.Crinis.Comere. Decorare. Ornare.1.Comereetdecorare, parer, pour embellir et pour flatter la vue ;ornare, orner en joignant l’utile à l’agréable.2.Comereprésente la parure comme une recherche minutieuse et efféminée, souvent avec une idée de blâme, commenitere; il s’oppose à la nature, à une simplicité noble, à une négligence gracieuse, parer,ϰομμοῦν;decorareetornarela présentent toujours sous un jour favorable, commesplendere, comme un signe d’aisance et de richesse :decorare, par opposition à ce qui est commun et n’a point d’apparence, embellir,ϰοσμεῖν;ornare, par opposition à ce qui est pauvre et incomplet, orner,ἀσϰεῖν.3. L’idée contenue danscomerene va pas au delà d’une question d’arrangement : on ajuste, on polit pour donner bonne mine, par exemple en peignant et tressant les cheveux ;decorareetornaresupposent une addition matérielle ; on emprunte des ornements extérieurs, par exemple, un diadème.Quintil.XII, 10, 47.“Comerecaput in gradus et annulos.”“Parer une tête de boucles disposées par étages.”EtVirg.Ecl. VI, 69.“Apio crinesornatusamaro.”Linus, qui orne ses cheveux de fleurs et d’ache amère.ТIB. II, 2, 6.“Sertisdecorarecomas.”“Relever de guirlandes la beauté des cheveux.”Comissatio, v.Epulæ.Comitari. Deducere. Prosequi.Comitari, accompagner, dans tous les sens,ἀϰολουθεῖν;prosequietdeducere, avec l’idée accessoire d’un témoignage d’estime ou d’amitié : leprosequensreconduit les gens comme leπροπέμπων, soit jusqu’au bout, soit pendant une partie du chemin ; lededucensles ramène chez eux ou les mène du moins au terme de leur voyage, comme leϰατάγων, soit qu’il se mette à leur suite dès le départ ou seulement en route.Comitas, v.Humanitas.Comitia, v.Concilium.Commentari, v.Cogitare.Committere, v.Fidere.Commodare. Mutuum dare.Commodare, prêter sans formalités ni stipulations, à charge de restituer l’objet tel quel, fût-il usé ;mutuum dare, faire un prêt avec ou sans intérêt, à charge de rendre au bout d’un certain temps l’équivalent du prêt. Lacommodatioest un service rendu par affection, lamutuum datioest une affaire.Communicare, v.Impertire.Comœdus, v.Actor.Compar, v.Æquus.Compedes, v.Vincula.Compendium, v.Lucrum.Compescere, v.Coercere.Complecti, v.Amplecti.Conari, v.Audere.Complementum. Supplementum.Complementum, ce qui sert, comme une clef de voûte, à compléter, à parfaire ;supplementum, ce qui sert à remplacer après coup, à remplir des lacunes.Concedere. Permittere. Indulgere. Connivere.Concedereetpermittere, accorder quelque chose dont on dispose en vertu d’un droit personnel illimité :concedere, à la suite d’une prière ou d’une insinuation, par opposition à refuser, concéder,συγχωρῆσαι;permittere, par confiance et générosité, par opposition à défendre, permettre,ἐφεῖναι.Indulgereetconnivere, souffrir une chose qui est officiellement défendue : l’indulgens, par longanimité patente, comme condescendre ; leconnivens, en feignant de fermer les yeux.Concessum est. Licet. Fas est.Concessum est,ἔξεστι, ce qui est permis en général ; ce terme est dans le rapport du genre à l’espèce aveclicet,licitum est, ce qui est permis aux yeux des hommes en vertu de maximes consacrées soit par des lois positives, soit par les mœurs et lacoutume, commeθέμις ἐστὶ, et avecfas est, ce qui est permis aux yeux des dieux en vertu de maximes révélées soit par la religion, soit par le sentiment moral, commeὅσιόν ἐστι.Concilium. Concio. Comitia. Cœtus. Conventus.1.Concilium,concioetcomitia, assemblées convoquées pour affaires :concilium, assemblée de nobles et de notables, de l’aristocratie, du sénat, dont les membres sont invités individuellement au conseil,συνέδριον;concioetcomitia, réunion de la commune convoquée par publication pour prendre une résolution ou pour en entendre communiquer une :concio,contio, se dit de toute assemblée régulière de la commune, soit peuple, soit armée, dans le premier pays ou le premier camp venu,σύλλογος;comitiaest le terme historique réservé pour l’assemblée du peuple romain, commeἐϰϰλησίαpour l’assemblée d’Athènes, etἁλίαpour celle de Sparte.2.Cœtusetconventus, assemblées volontaires qui se réunissent librement :cœtus, dans un but quelconque, par exemple, pour les plaisirs de la société, pour des conspirations,σύνοδος;conventus, dans un but sérieux, par exemple, pour célébrer une fête, pour écouter une proposition,ὁμήγυρις,πανήγυρις.Conclave. Cubiculum.Conclave, terme général pour toute pièce qui ferme et par préférence pièce de parade ;cubiculum, terme particulier pour la pièce où l’on se tient d’habitude.Concordia, v.Otium.Condere, v.CelareetSepelire.Conditio. Status.Conditio, état réglé par la volonté ;status, état créé par les circonstances.Cic.Fam. XII, 23.“Omnemconditionemimperii tuistatumque provinciæ demonstravit mihi Tratorius.”“Tratorius m’a rendu comptedes conditions auxquelles tu as pris le commandement et de l’état de ta province.”Confestim, v.Repente.Confidentia, v.Fides.Confidere, v.Fidere.Confinis, v.Vicinus.Confisus. Fretus.Confisus, plein de confiance et d’abandon, commesecurusetπεποιθώς;fretus, protégé, commetutusetἐῤῥωμένος.Confiteri, v.Fateri.Confligere, v.Pugnare.Confutare, v.Refutare.Congeries, v.Acervus.Conjux, v.Femina.Connivere, v.Concedere.Consanguineus, v.Necessarius.Conscendere, v.Scandere.Consecrare, v.Sacrare.Consequi, v.Invenire.Conjugium. Matrimonium. Contubernium. Nuptiæ.Conjugiumetmatrimonium, union durable de l’homme et de la femme en vue d’une communauté d’existence et de la reproduction :conjugium, terme général marquant une simple liaison naturelle qui existe même chez les animaux ;contubernium, union par mariage entre esclaves ;matrimonium, mariage véritable et légal entre personnes libres et citoyens, institution civile et politique ;nuptiæne désigne que le point de départ dumatrimonii, les noces ou la fête qui accompagne l’union.Considerare. Contemplari.Considerareprésente la contemplation comme un acte de l’intelligence qui cherche à former un jugement ;contemplari, comme un acte du sentiment qui s’abîme dans son objet, qui s’abandonne entièrement aux impressions agréables ou désagréables que l’objet éveille.Consors, v.Socius.Conspectus,conspicere, v.Videre.Constat. Apparet. Elucet. Liquet.Constatveut dire :c’est une vérité démontrée et établie, par opposition à un songe creux, à un bruit incertain ;apparet,elucetetliquetsignifient : c’est une chose claire et évidente.Apparetassocie à cette idée l’image d’une apparition qui se détache sur un fond ;elucet, celle de la lumière qui jaillit de l’obscurité ;liquet, celle d’une eau qui dégèle et redevient limpide.Constituere, v.Destinare.Consuetudo. Mos. Ritus. Cærimonia.1. Les trois premiers marquent l’observation régulière d’une pratique.Consuetudoest l’habitude qui se forme d’elle-même, qui a sa raison d’être dans les penchants de l’individu ou du peuple, dans ce qui leur est commode,έθος;mos, les mœurs procédant de la raison et de la volonté qui a conscience d’elle-même, ayant leur raison d’être dans les idées morales ou esthétiques du droit, de la vertu et de la décence,ἦθος;ritus, enfin, usage sacré ou implanté par l’instinct de la nature ou introduit par les dieux à titre de cérémonie, n’ayant en aucun cas une origine purement humaine. Lesconsuetudinesn’existent qu’à l’état de simples faits et n’ont point de valeur morale ; lesmoresont reçu une sanction morale par un consentement tacite, de même que lesjuralegesquepar une convention formelle ; lesritusexistent naturellement et sont consacrés par leur haute antiquité. C’est ce dernier mot que les bons auteurs en prose emploient par préférence en parlant de l’instinct des animaux à cause de la force avec laquelle il marque que l’habitude est primitive, naturelle, inséparable de l’être même.2.Ritus, usage sacré établi et enseigné par les dieux ou par la nature ;cærimonia, même usage considéré dans ses applications au culte.Consuevisse, v.Solere.Consummare, v.Finire.Contagium, v.Lues.Contaminare. Inquinare. Polluere.Contaminaredésigne la souillure par son côté nuisible comme venant gâter ce qui était sain et utile ;inquinare, par son côté dégoûtant, elle défigure la beauté ;polluere, par son côté moral, elle viole la sainteté et la pureté. Le second de ces trois verbes répond àμορύσσειν; le troisième àμιαίνειν.Cic.Cæcil. 21, 70.“Judiciis corruptis etcontaminatis.”“Les arrêts de la justice brisés et flétris.”Comparez avecCœl. 6.“Libidinibusinquinari.”“Porter les marques affreuses de la débauche.”EtRosc. Am. 26, 71.“Noluerunt in mare deferri ne ipsumpollueret, quo cætera quæ violata sunt expiari putantur.”“On ne voulut pas souffrir qu’il fût jeté à la mer, de peur de profaner la mer même, qui passe pour purifier toutes les souillures.”Contemnere, v.Spernere.Contemplari, v.Considerare.Contendere, v.Dicere.Contentio, v.Disceptatio.Contentum esse, v.Satis habere.Continentia, v.Modus.Contingere, v.Accidere.Continuo, v.Repente.Continuus. Perpetuus. Sempiternus. Æternus.1.Continuum, ce qui tient ensemble sans interruption, sans lacune ;perpetuum, ce qui va jusqu’à la fin et ne cesse pas avant la fin.Suet.Cæs. 76.“Continuosconsulatus,perpetuamdictaturam.”“Des consulats qui se succèdent coup sur coup, une dictature perpétuelle.”2.Perpetuus,sempiternusetæternusmarquent la continuité dans la durée :perpetuus, au sens relatif, par rapport à un terme arbitraire, par exemple à celui de la vie, ce qui dure autant que la vie ;sempiternusetæternus, au sens absolu, par rapport au terme du temps en général.Sempiternumveut dire, commeἀΐδιον, ce qui dure toujours, ce qui a une existence égale à la durée du temps, ce qui marche de pair avec le temps ;æternumsignifie, commeαἰώνιον, ce qui est éternel, ce qui est au-dessus du temps et ne se peut mesurer que par grandes périodes, car“le temps n’est qu’une faible partie de l’éternité”,“tempus est pars quædamæternitatis”.Cic.Inv. I, 27.L’idée sublime d’une durée qui ne commence ni ne finit, contenue dansæternus, ne l’est pas danssempiternus, qui fait plutôt songer à la longueur de la durée comprise entre le commencement et la fin, sans indiquer que l’éternité n’a ni commencement ni fin.Sempiternusrenferme l’expression mathématique ;æternus, l’expression métaphysique de l’éternité.Cic.Orat. II, 40, 69.“Barbarorum est indiemvivere, nostra consiliasempiternumtempus spectare debent.”“C’est affaire aux barbares de vivre au jour le jour ; nos plans doivent embrasser un temps indéfini.”Finn. I, 6, 17.“Motum atomorumnulloa principio sed exæternotempore intelligi convenire.”“Il va sans dire qu’il faut concevoir le mouvement des atomes comme n’ayant jamais eu de commencement, comme existant depuis un temps infini.”Contrarius, v.Varius.Controversia, v.Disceptatio.Contubernium, v.Conjugium.Contumacia, v.Pervicacia.Contueri, v.Videre.Contumelia. Injuria. Offensio.1.Contumelia, atteinte portée à l’honneur d’autrui, comme l’affront ;injuria, atteinte au droit d’autrui, comme l’injustice. Un coup est uneinjuriaen tant que je porte la main sur quelqu’un, et unecontumeliaen tant que je lui attire par une pareille action la réputation fâcheuse d’être un lâche ou un valet.Sen.Clem. I, 10.“Contumeliasquæ acerbiores principibus solent esse quaminjuriæ.”“Les affronts qui paraissent d’habitude plus amers aux princes que les injustices.”Pacuv. dans NON.“Patior facileinjuriamsi vacua estcontumelia.”“Je supporte aisément une injustice pourvu qu’il n’y ait pas d’affront.”2.Contumeliaetinjuriasont des actions ;offensioetoffensamarquent un état, à savoir : le chagrin de l’offensé, le ressentiment par opposition àgratiaou àdelectatio.Cic.Att. III, 23.“Mihi majorioffensionisunt quam delectationi possessiunculæ meæ.”“Mes pauvres petites propriétés me donnent plus de peine que de plaisir.”Plin.Ep. II, 18.“Oportet me non solumoffensas, verum etiam simultates æquo animo subire.”“C’est un devoir pour moi de m’exposer sans me laisser émouvoir et aux mécontentements et aux rancunes jalouses.”Conventus, v.Concilium.Convertere, v.Vertere.Convivium, v.Epulæ.Convicium, v.Maledictum.Copia, v.Occasio.Copiæ, v.Exercitus.Copiosus, v.Divitiæ.Cordatus, v.Sapiens.Corpulentus, v.Pinguis.Corpus, v.Cadaver.Corrigere. Emendare.Corrigere, corriger à la façon du pédagogue ou du censeur qui veut redresser ou rajuster ;emendare, à la façon du maître expérimenté et de l’ami bienveillant qui veut amender.Plin.Pan. 6, 2.“Corrupta est disciplina castrorum, ut tucorrectoremendatorque contingeres”(le premier par sévérité, le second par sagesse).“La discipline avait péri dans les camps, mais tu devais paraître pour la restaurer et la rétablir.”Cic.Mur. 29.“Verissime dixerim nulla in re te (Catonem) esse hujusmodi, utcorrigenduspotius quam leviterinflectendusviderere.”“Je puis dire en toute vérité que tu n’as montré nulle part un caractère qui voulût être tout à fait redressé plutôt que légèrement dirigé.”Comparez avecPLIN.Ep. I, 10.“Noncastigaterrantes, sedemendat.”“Il ne réprimande pas ceux qui s’égarent, il les rend meilleurs.”Corrumpere, v.Depravare.Coruscare, v.Lucere.Coxa. Latus. Femur.Coxaetcoxendix, la hanche ;latus, la partie comprise entre la hanche et l’aisselle ou le flanc ;femuretfemen, la partie située immédiatement au-dessus de la hanche ou partie supérieure de la cuisse.Crapula, v.Ebrius.Crater, v.Poculum.Creare. Gignere. Parere. Generare.1.Creare, faire passer une chose du néant à l’existence par sa volonté et sa puissance créatrice ;gignere, donner le jour, c’est le terme générique par rapport àgenerarequi ne se dit que du père, et àparerequi ne se dit que de la mère.2.Gignereappartient au langage usuel ;generare, au style élevé. Aussi dit-on pour l’ordinaire :homines et belluægignunt; natura et diigenerant, et corporagignuntur; poematagenerantur. DansCic.N. D. III, 16,“Herculem Jupitergenuit”est un simple renseignement mythologique ; maisLegg. I, 9,“Deus hominemgeneravit”, c’est une haute vérité métaphysique.Crebro, v.Sæpe.Credere, v.CensereetFidere.Cremare, v.Accendere.Crepitus, v.Fragor.Crepusculum, v.Mane.Criminari, v.Arguere.Crinis. Capillus. Coma. Cæsaries. Pilus. Cirrus. Cincinnus.1.Crinisetcapillus, les poils naturels, au sens physique,θρίξ:crinis, toute espèce de poil par opposition aux places nues ;capillus, le poil de la tête par opposition à la barbe, etc.Comaetcæsariesajoutent à cette idée celle d’une certaine beauté. Ce sont de beaux cheveux, c’est la chevelure prise comme un ornement naturel ducorps ou comme susceptible d’être parée.Comase dit par préférence des cheveux de femme,ϰόμη;cæsaries, des cheveux d’homme,ἔθειρα.Crinitusmarque simplement qu’on a des poils ou des cheveux ;capillatusest l’opposé d’une tête chauve, et on appelle les GauloisGalli comati, parce qu’ils portaient de longs cheveux,ϰαρηϰομόωντες.2.Crinis,capillus,coma,cæsaries, le poil au sens collectif, tout celui qui pousse ;pilus, le poil isolé, et par préférence le poil court et hérissé des animaux.Pilosuss’oppose à une belle peau bien lisse ;crinitusetcapillatusà la nudité laide et à la calvitie.3.Cirrus,cincinnus, cheveux bouclés ; maiscirrusse dit d’une boucle naturelle ;cincinnus, d’une boucle artificielle.Cruciatus. Tormentum.Cruciatus,cruciamenta, terme général pour toute espèce de tourments naturels et artificiels ;tormenta, terme spécial pour les tourments de la question, tortures.Cic.Phil. XI, 4.“Nec vero graviora sunt carnificumtormentaquam interdumcruciamentamalorum.”“Les tortures de la question ne sont pas toujours plus pénibles que les souffrances qui viennent de nos maux.”Crudelitas, v.Sævitia.Cruentus,cruor, v.Sanguis.Cubare. Jacere. Situm esse.Cubarese dit d’êtres vivants ;situm esse, d’objets inanimés qui sont couchés ou étendus ;jacere, des deux.Cubareetjaceresont neutres ;situm essese prend toujours au sens passif. De pluscubarerappelle toujours l’image d’une personne fatiguée qui cherche à reprendre des forces, par opposition à l’effort qu’il en coûte pour se tenir debout ;jacere, l’image de la faiblesse sans idée accessoire par opposition à la manifestation de force qui consiste à se tenir debout.Cubiculum, v.Conclave.Cubile. Lectus.Cubile, couche naturelle pour les hommes et les animaux, gîte,ϰοίτη,εὐνή;lectus, couche artificielle, exclusivement à l’usage de l’homme, le lit,λέϰτρον.Cubitus, v.Ulna.Cudere, v.Verberare.Cudo, v.Cassis.Culcita. Pulvinus. Pulvinar.Culcita, coussin dur ;pulvinusetpulvinar, coussins moelleux et élastiques :pulvinus, pour l’usage ordinaire ;pulvinar, pour un usage solennel et religieux.Culmen. Fastigium.Culmen, la ligne faîtière du toit ;fastigium, l’extrémité de cette ligne, le point où les solives du toit forment un angle par leur inclinaison et leur rencontre.Fastigiumest une partie duculmendansVirg.Æn. II, 458.“Evado ad summifastigiaculminis.”“Je m’élance aux angles de la dernière terrasse.”Au figuréculmendésigne simplement le sommet comme le point supérieur, le plus élevé, à peu près commeϰολοφὸν, ce n’est qu’un rapport de lieu ;fastigiumcontient une idée de prééminence, c’est le plus haut degré, le degré suprême, à peu près commeϰορυφή.Culmen tecti, la dernière partie de la construction ;fastigium, la couronne de l’édifice.Fastigiumdésignera le trône, tandis queculmina montiumest bien plus usité quefastigia.

Clangere. Clamare. Vociferari.Clangerese dit du cri des animaux et du son des instruments, commeϰλάγγειν;clamareetvociferari, du cri de l’homme :clamareest l’expression de la volonté ;vociferari, celle de la passion dans la colère, la douleur, l’ivresse.Rhet.ad Her. III, 12.“Acutaexclamatiohabet quiddam illiberale et ad muliebrem potiusvociferationem, quam ad virilem dignitatem in dicendo accommodatum.”“Des éclats de voix aigus ont quelque chose de bas ; cela est bon pour des femmes qui criaillent, mais indigne d’un orateur.”Virg.Æn. II, 310.“Exoriturclamorque virûmclangorque tubarum.”“Les cris des hommes, le son des trompettes s’élèvent jusqu’à moi.”

Clangerese dit du cri des animaux et du son des instruments, commeϰλάγγειν;clamareetvociferari, du cri de l’homme :clamareest l’expression de la volonté ;vociferari, celle de la passion dans la colère, la douleur, l’ivresse.Rhet.ad Her. III, 12.“Acutaexclamatiohabet quiddam illiberale et ad muliebrem potiusvociferationem, quam ad virilem dignitatem in dicendo accommodatum.”“Des éclats de voix aigus ont quelque chose de bas ; cela est bon pour des femmes qui criaillent, mais indigne d’un orateur.”Virg.Æn. II, 310.“Exoriturclamorque virûmclangorque tubarum.”“Les cris des hommes, le son des trompettes s’élèvent jusqu’à moi.”

Coercere. Compescere.Coercerese dit d’un acte de compression par force et abus de pouvoir ;compescere, d’un acte de répression par autorité et sagesse.

Coercerese dit d’un acte de compression par force et abus de pouvoir ;compescere, d’un acte de répression par autorité et sagesse.

Cogere. Adigere.Cogere, obliger à quelque chose par contrainte et par force ;adigere, déterminer à quelque chose par des motifs qui donnent à réfléchir.Tac.Ann. VI, 27.“Se ea necessitate ad precescogi, per quas consularium aliqui capessere provinciasadigerentur.”“Dans cette extrémité il se voyait contraint de recourir aux prières pour engager des consulaires à se charger du gouvernement des provinces.”

Cogere, obliger à quelque chose par contrainte et par force ;adigere, déterminer à quelque chose par des motifs qui donnent à réfléchir.Tac.Ann. VI, 27.“Se ea necessitate ad precescogi, per quas consularium aliqui capessere provinciasadigerentur.”“Dans cette extrémité il se voyait contraint de recourir aux prières pour engager des consulaires à se charger du gouvernement des provinces.”

Cogitare. Meditari. Commentari.1.Cogitarese dit de l’activité habituelle de l’esprit qui est toujours occupé d’une chose ou d’une autre ;meditari, de l’activité d’esprit surexcitée, de l’effort qui tend vers un résultat déterminé. Le premier équivaut à penser, le second à penser à quelque chose.Ter.Heaut. III, 3, 46.“Quid nunc facerecogitas?”C’est-à-dire“qu’as-tu en tête à présent ?”Comparez avecAdelp. V, 6, 8.“Meditoresse affabilis”, c’est-à-dire :“je songe aux moyens d’être aimable.”Dans lesTusculanes (III, 6,)cogitatione désigne guère que la pensée qui a conscience d’elle-même ;meditatiodésigne la réflexion, la spéculation.2.Meditaris’emploie pour marquer l’intensité, c’est méditer sérieusement, avec effort, avec ardeur ;commentari(dans Cicéron seulement), pour marquer la durée, méditer à loisir, avec calme, à fond.

1.Cogitarese dit de l’activité habituelle de l’esprit qui est toujours occupé d’une chose ou d’une autre ;meditari, de l’activité d’esprit surexcitée, de l’effort qui tend vers un résultat déterminé. Le premier équivaut à penser, le second à penser à quelque chose.Ter.Heaut. III, 3, 46.“Quid nunc facerecogitas?”C’est-à-dire“qu’as-tu en tête à présent ?”Comparez avecAdelp. V, 6, 8.“Meditoresse affabilis”, c’est-à-dire :“je songe aux moyens d’être aimable.”Dans lesTusculanes (III, 6,)cogitatione désigne guère que la pensée qui a conscience d’elle-même ;meditatiodésigne la réflexion, la spéculation.

2.Meditaris’emploie pour marquer l’intensité, c’est méditer sérieusement, avec effort, avec ardeur ;commentari(dans Cicéron seulement), pour marquer la durée, méditer à loisir, avec calme, à fond.

Cognitio. Notitia. Scientia. Ignarus. Inscius. Nescius.1.Cognitio, acte par lequel l’esprit acquiert une connaissance ;notitiaetscientia, état de l’esprit :notitiaetnossese disent d’un état dans lequel l’âme est passive et ne fait que recevoir des impressions, quand elle a conscience d’un phénomène extérieur et en conserve le souvenir ;scientiaetscireimpliquent, comme le savoir, une certaine spontanéité et la conviction de la réalité des choses. Lanotitiapeut se borner à des notions de rencontre ; lascientiadoit s’être rendu l’objet familier, l’avoir approfondi à force de travail.Cic.Sen. 4, 12.“Quantanotitiaantiquitatis ! quantascientiajuris romani !”“Quelle pratique de l’antiquité ! quelle science du droit romain !”2. L’ignarusne possède pas cettenotitia, l’insciuscettescientia.Tac.Hist. I, 11.“Ægyptum provinciaminsciamlegum,ignarammagistratuum.”“La province d’Égypte qui n’est ni initiée à nos lois, ni façonnée à nos habitudes de gouvernement.”La législation exige une étude en règle, tandis qu’on peut apprendre l’administration par la pratique.3.Inscius, celui qui n’a rien appris ou qui n’a pas appris quelque chose, il y a lieu de blâmer ;nescius, celuiqui par hasard n’a pas entendu parler de quelque chose, n’en a pas fait l’expérience ; le mot se prend indifféremment en bonne ou en mauvaise part.Cic.Brut. 83.“Insciumomnium rerum et rudem.”“Ignare et brut.”Comparez avecPlin.EP. VIII, 23.“Absens et impendentis malinescius.”“J’étais absent, je ne me doutais pas du malheur suspendu sur ma tête.”

1.Cognitio, acte par lequel l’esprit acquiert une connaissance ;notitiaetscientia, état de l’esprit :notitiaetnossese disent d’un état dans lequel l’âme est passive et ne fait que recevoir des impressions, quand elle a conscience d’un phénomène extérieur et en conserve le souvenir ;scientiaetscireimpliquent, comme le savoir, une certaine spontanéité et la conviction de la réalité des choses. Lanotitiapeut se borner à des notions de rencontre ; lascientiadoit s’être rendu l’objet familier, l’avoir approfondi à force de travail.Cic.Sen. 4, 12.“Quantanotitiaantiquitatis ! quantascientiajuris romani !”“Quelle pratique de l’antiquité ! quelle science du droit romain !”

2. L’ignarusne possède pas cettenotitia, l’insciuscettescientia.Tac.Hist. I, 11.“Ægyptum provinciaminsciamlegum,ignarammagistratuum.”“La province d’Égypte qui n’est ni initiée à nos lois, ni façonnée à nos habitudes de gouvernement.”La législation exige une étude en règle, tandis qu’on peut apprendre l’administration par la pratique.

3.Inscius, celui qui n’a rien appris ou qui n’a pas appris quelque chose, il y a lieu de blâmer ;nescius, celuiqui par hasard n’a pas entendu parler de quelque chose, n’en a pas fait l’expérience ; le mot se prend indifféremment en bonne ou en mauvaise part.Cic.Brut. 83.“Insciumomnium rerum et rudem.”“Ignare et brut.”Comparez avecPlin.EP. VIII, 23.“Absens et impendentis malinescius.”“J’étais absent, je ne me doutais pas du malheur suspendu sur ma tête.”

Collis. Clivus. Tumulus. Grumus.Collisetclivus, grande colline qui est une petite montagne :collis,ϰολωνὸς, hauteur, par opposition à la plaine qui est au-dessous, et, par suite colline assez raide ;clivus,ϰλιτὸς, plan incliné, par opposition à la plaine horizontale, et, par suite, colline en pente douce.Tumulusetgrumus, petite colline qui n’est qu’un gros tertre :tumulus, commeὄχθος, tertre naturel ou artificiel, par exemple un tumulus ;grumus, élévation exclusivement artificielle, faite de main d’homme,χῶμα.Colum.Arbor.vers la fin.“Collemautem etclivummodum jugeri continentem repastinabis operis sexaginta.”“Vous emploierez soixante manœuvres à défricher sur une colline une pente de la contenance d’un arpent.”Liv.XXI, 32.“Erigentibus in primos agmenclivosapparuerunt imminentestumulosinsidentes montani.”“Quand les têtes de colonne de l’armée d’Annibal s’élevèrent sur les premières pentes des Alpes, elles découvrirent les montagnards établis sur les mamelons qui dominaient la route.”Hirt.B. Hisp.“Exgrumoexcelsumtumulumcapiebat.”“Il voulut quitter son tertre pour gagner une éminence qui commandait les environs.”

Collisetclivus, grande colline qui est une petite montagne :collis,ϰολωνὸς, hauteur, par opposition à la plaine qui est au-dessous, et, par suite colline assez raide ;clivus,ϰλιτὸς, plan incliné, par opposition à la plaine horizontale, et, par suite, colline en pente douce.Tumulusetgrumus, petite colline qui n’est qu’un gros tertre :tumulus, commeὄχθος, tertre naturel ou artificiel, par exemple un tumulus ;grumus, élévation exclusivement artificielle, faite de main d’homme,χῶμα.Colum.Arbor.vers la fin.“Collemautem etclivummodum jugeri continentem repastinabis operis sexaginta.”“Vous emploierez soixante manœuvres à défricher sur une colline une pente de la contenance d’un arpent.”Liv.XXI, 32.“Erigentibus in primos agmenclivosapparuerunt imminentestumulosinsidentes montani.”“Quand les têtes de colonne de l’armée d’Annibal s’élevèrent sur les premières pentes des Alpes, elles découvrirent les montagnards établis sur les mamelons qui dominaient la route.”Hirt.B. Hisp.“Exgrumoexcelsumtumulumcapiebat.”“Il voulut quitter son tertre pour gagner une éminence qui commandait les environs.”

Comere. Decorare. Ornare.1.Comereetdecorare, parer, pour embellir et pour flatter la vue ;ornare, orner en joignant l’utile à l’agréable.2.Comereprésente la parure comme une recherche minutieuse et efféminée, souvent avec une idée de blâme, commenitere; il s’oppose à la nature, à une simplicité noble, à une négligence gracieuse, parer,ϰομμοῦν;decorareetornarela présentent toujours sous un jour favorable, commesplendere, comme un signe d’aisance et de richesse :decorare, par opposition à ce qui est commun et n’a point d’apparence, embellir,ϰοσμεῖν;ornare, par opposition à ce qui est pauvre et incomplet, orner,ἀσϰεῖν.3. L’idée contenue danscomerene va pas au delà d’une question d’arrangement : on ajuste, on polit pour donner bonne mine, par exemple en peignant et tressant les cheveux ;decorareetornaresupposent une addition matérielle ; on emprunte des ornements extérieurs, par exemple, un diadème.Quintil.XII, 10, 47.“Comerecaput in gradus et annulos.”“Parer une tête de boucles disposées par étages.”EtVirg.Ecl. VI, 69.“Apio crinesornatusamaro.”Linus, qui orne ses cheveux de fleurs et d’ache amère.ТIB. II, 2, 6.“Sertisdecorarecomas.”“Relever de guirlandes la beauté des cheveux.”

1.Comereetdecorare, parer, pour embellir et pour flatter la vue ;ornare, orner en joignant l’utile à l’agréable.

2.Comereprésente la parure comme une recherche minutieuse et efféminée, souvent avec une idée de blâme, commenitere; il s’oppose à la nature, à une simplicité noble, à une négligence gracieuse, parer,ϰομμοῦν;decorareetornarela présentent toujours sous un jour favorable, commesplendere, comme un signe d’aisance et de richesse :decorare, par opposition à ce qui est commun et n’a point d’apparence, embellir,ϰοσμεῖν;ornare, par opposition à ce qui est pauvre et incomplet, orner,ἀσϰεῖν.

3. L’idée contenue danscomerene va pas au delà d’une question d’arrangement : on ajuste, on polit pour donner bonne mine, par exemple en peignant et tressant les cheveux ;decorareetornaresupposent une addition matérielle ; on emprunte des ornements extérieurs, par exemple, un diadème.Quintil.XII, 10, 47.“Comerecaput in gradus et annulos.”“Parer une tête de boucles disposées par étages.”EtVirg.Ecl. VI, 69.“Apio crinesornatusamaro.”Linus, qui orne ses cheveux de fleurs et d’ache amère.ТIB. II, 2, 6.“Sertisdecorarecomas.”“Relever de guirlandes la beauté des cheveux.”

Comitari. Deducere. Prosequi.Comitari, accompagner, dans tous les sens,ἀϰολουθεῖν;prosequietdeducere, avec l’idée accessoire d’un témoignage d’estime ou d’amitié : leprosequensreconduit les gens comme leπροπέμπων, soit jusqu’au bout, soit pendant une partie du chemin ; lededucensles ramène chez eux ou les mène du moins au terme de leur voyage, comme leϰατάγων, soit qu’il se mette à leur suite dès le départ ou seulement en route.

Comitari, accompagner, dans tous les sens,ἀϰολουθεῖν;prosequietdeducere, avec l’idée accessoire d’un témoignage d’estime ou d’amitié : leprosequensreconduit les gens comme leπροπέμπων, soit jusqu’au bout, soit pendant une partie du chemin ; lededucensles ramène chez eux ou les mène du moins au terme de leur voyage, comme leϰατάγων, soit qu’il se mette à leur suite dès le départ ou seulement en route.

Commodare. Mutuum dare.Commodare, prêter sans formalités ni stipulations, à charge de restituer l’objet tel quel, fût-il usé ;mutuum dare, faire un prêt avec ou sans intérêt, à charge de rendre au bout d’un certain temps l’équivalent du prêt. Lacommodatioest un service rendu par affection, lamutuum datioest une affaire.

Commodare, prêter sans formalités ni stipulations, à charge de restituer l’objet tel quel, fût-il usé ;mutuum dare, faire un prêt avec ou sans intérêt, à charge de rendre au bout d’un certain temps l’équivalent du prêt. Lacommodatioest un service rendu par affection, lamutuum datioest une affaire.

Complementum. Supplementum.Complementum, ce qui sert, comme une clef de voûte, à compléter, à parfaire ;supplementum, ce qui sert à remplacer après coup, à remplir des lacunes.

Complementum, ce qui sert, comme une clef de voûte, à compléter, à parfaire ;supplementum, ce qui sert à remplacer après coup, à remplir des lacunes.

Concedere. Permittere. Indulgere. Connivere.Concedereetpermittere, accorder quelque chose dont on dispose en vertu d’un droit personnel illimité :concedere, à la suite d’une prière ou d’une insinuation, par opposition à refuser, concéder,συγχωρῆσαι;permittere, par confiance et générosité, par opposition à défendre, permettre,ἐφεῖναι.Indulgereetconnivere, souffrir une chose qui est officiellement défendue : l’indulgens, par longanimité patente, comme condescendre ; leconnivens, en feignant de fermer les yeux.

Concedereetpermittere, accorder quelque chose dont on dispose en vertu d’un droit personnel illimité :concedere, à la suite d’une prière ou d’une insinuation, par opposition à refuser, concéder,συγχωρῆσαι;permittere, par confiance et générosité, par opposition à défendre, permettre,ἐφεῖναι.Indulgereetconnivere, souffrir une chose qui est officiellement défendue : l’indulgens, par longanimité patente, comme condescendre ; leconnivens, en feignant de fermer les yeux.

Concessum est. Licet. Fas est.Concessum est,ἔξεστι, ce qui est permis en général ; ce terme est dans le rapport du genre à l’espèce aveclicet,licitum est, ce qui est permis aux yeux des hommes en vertu de maximes consacrées soit par des lois positives, soit par les mœurs et lacoutume, commeθέμις ἐστὶ, et avecfas est, ce qui est permis aux yeux des dieux en vertu de maximes révélées soit par la religion, soit par le sentiment moral, commeὅσιόν ἐστι.

Concessum est,ἔξεστι, ce qui est permis en général ; ce terme est dans le rapport du genre à l’espèce aveclicet,licitum est, ce qui est permis aux yeux des hommes en vertu de maximes consacrées soit par des lois positives, soit par les mœurs et lacoutume, commeθέμις ἐστὶ, et avecfas est, ce qui est permis aux yeux des dieux en vertu de maximes révélées soit par la religion, soit par le sentiment moral, commeὅσιόν ἐστι.

Concilium. Concio. Comitia. Cœtus. Conventus.1.Concilium,concioetcomitia, assemblées convoquées pour affaires :concilium, assemblée de nobles et de notables, de l’aristocratie, du sénat, dont les membres sont invités individuellement au conseil,συνέδριον;concioetcomitia, réunion de la commune convoquée par publication pour prendre une résolution ou pour en entendre communiquer une :concio,contio, se dit de toute assemblée régulière de la commune, soit peuple, soit armée, dans le premier pays ou le premier camp venu,σύλλογος;comitiaest le terme historique réservé pour l’assemblée du peuple romain, commeἐϰϰλησίαpour l’assemblée d’Athènes, etἁλίαpour celle de Sparte.2.Cœtusetconventus, assemblées volontaires qui se réunissent librement :cœtus, dans un but quelconque, par exemple, pour les plaisirs de la société, pour des conspirations,σύνοδος;conventus, dans un but sérieux, par exemple, pour célébrer une fête, pour écouter une proposition,ὁμήγυρις,πανήγυρις.

1.Concilium,concioetcomitia, assemblées convoquées pour affaires :concilium, assemblée de nobles et de notables, de l’aristocratie, du sénat, dont les membres sont invités individuellement au conseil,συνέδριον;concioetcomitia, réunion de la commune convoquée par publication pour prendre une résolution ou pour en entendre communiquer une :concio,contio, se dit de toute assemblée régulière de la commune, soit peuple, soit armée, dans le premier pays ou le premier camp venu,σύλλογος;comitiaest le terme historique réservé pour l’assemblée du peuple romain, commeἐϰϰλησίαpour l’assemblée d’Athènes, etἁλίαpour celle de Sparte.

2.Cœtusetconventus, assemblées volontaires qui se réunissent librement :cœtus, dans un but quelconque, par exemple, pour les plaisirs de la société, pour des conspirations,σύνοδος;conventus, dans un but sérieux, par exemple, pour célébrer une fête, pour écouter une proposition,ὁμήγυρις,πανήγυρις.

Conclave. Cubiculum.Conclave, terme général pour toute pièce qui ferme et par préférence pièce de parade ;cubiculum, terme particulier pour la pièce où l’on se tient d’habitude.

Conclave, terme général pour toute pièce qui ferme et par préférence pièce de parade ;cubiculum, terme particulier pour la pièce où l’on se tient d’habitude.

Conditio. Status.Conditio, état réglé par la volonté ;status, état créé par les circonstances.Cic.Fam. XII, 23.“Omnemconditionemimperii tuistatumque provinciæ demonstravit mihi Tratorius.”“Tratorius m’a rendu comptedes conditions auxquelles tu as pris le commandement et de l’état de ta province.”

Conditio, état réglé par la volonté ;status, état créé par les circonstances.Cic.Fam. XII, 23.“Omnemconditionemimperii tuistatumque provinciæ demonstravit mihi Tratorius.”“Tratorius m’a rendu comptedes conditions auxquelles tu as pris le commandement et de l’état de ta province.”

Confisus. Fretus.Confisus, plein de confiance et d’abandon, commesecurusetπεποιθώς;fretus, protégé, commetutusetἐῤῥωμένος.

Confisus, plein de confiance et d’abandon, commesecurusetπεποιθώς;fretus, protégé, commetutusetἐῤῥωμένος.

Conjugium. Matrimonium. Contubernium. Nuptiæ.Conjugiumetmatrimonium, union durable de l’homme et de la femme en vue d’une communauté d’existence et de la reproduction :conjugium, terme général marquant une simple liaison naturelle qui existe même chez les animaux ;contubernium, union par mariage entre esclaves ;matrimonium, mariage véritable et légal entre personnes libres et citoyens, institution civile et politique ;nuptiæne désigne que le point de départ dumatrimonii, les noces ou la fête qui accompagne l’union.

Conjugiumetmatrimonium, union durable de l’homme et de la femme en vue d’une communauté d’existence et de la reproduction :conjugium, terme général marquant une simple liaison naturelle qui existe même chez les animaux ;contubernium, union par mariage entre esclaves ;matrimonium, mariage véritable et légal entre personnes libres et citoyens, institution civile et politique ;nuptiæne désigne que le point de départ dumatrimonii, les noces ou la fête qui accompagne l’union.

Considerare. Contemplari.Considerareprésente la contemplation comme un acte de l’intelligence qui cherche à former un jugement ;contemplari, comme un acte du sentiment qui s’abîme dans son objet, qui s’abandonne entièrement aux impressions agréables ou désagréables que l’objet éveille.

Considerareprésente la contemplation comme un acte de l’intelligence qui cherche à former un jugement ;contemplari, comme un acte du sentiment qui s’abîme dans son objet, qui s’abandonne entièrement aux impressions agréables ou désagréables que l’objet éveille.

Constat. Apparet. Elucet. Liquet.Constatveut dire :c’est une vérité démontrée et établie, par opposition à un songe creux, à un bruit incertain ;apparet,elucetetliquetsignifient : c’est une chose claire et évidente.Apparetassocie à cette idée l’image d’une apparition qui se détache sur un fond ;elucet, celle de la lumière qui jaillit de l’obscurité ;liquet, celle d’une eau qui dégèle et redevient limpide.

Constatveut dire :c’est une vérité démontrée et établie, par opposition à un songe creux, à un bruit incertain ;apparet,elucetetliquetsignifient : c’est une chose claire et évidente.Apparetassocie à cette idée l’image d’une apparition qui se détache sur un fond ;elucet, celle de la lumière qui jaillit de l’obscurité ;liquet, celle d’une eau qui dégèle et redevient limpide.

Consuetudo. Mos. Ritus. Cærimonia.1. Les trois premiers marquent l’observation régulière d’une pratique.Consuetudoest l’habitude qui se forme d’elle-même, qui a sa raison d’être dans les penchants de l’individu ou du peuple, dans ce qui leur est commode,έθος;mos, les mœurs procédant de la raison et de la volonté qui a conscience d’elle-même, ayant leur raison d’être dans les idées morales ou esthétiques du droit, de la vertu et de la décence,ἦθος;ritus, enfin, usage sacré ou implanté par l’instinct de la nature ou introduit par les dieux à titre de cérémonie, n’ayant en aucun cas une origine purement humaine. Lesconsuetudinesn’existent qu’à l’état de simples faits et n’ont point de valeur morale ; lesmoresont reçu une sanction morale par un consentement tacite, de même que lesjuralegesquepar une convention formelle ; lesritusexistent naturellement et sont consacrés par leur haute antiquité. C’est ce dernier mot que les bons auteurs en prose emploient par préférence en parlant de l’instinct des animaux à cause de la force avec laquelle il marque que l’habitude est primitive, naturelle, inséparable de l’être même.2.Ritus, usage sacré établi et enseigné par les dieux ou par la nature ;cærimonia, même usage considéré dans ses applications au culte.

1. Les trois premiers marquent l’observation régulière d’une pratique.Consuetudoest l’habitude qui se forme d’elle-même, qui a sa raison d’être dans les penchants de l’individu ou du peuple, dans ce qui leur est commode,έθος;mos, les mœurs procédant de la raison et de la volonté qui a conscience d’elle-même, ayant leur raison d’être dans les idées morales ou esthétiques du droit, de la vertu et de la décence,ἦθος;ritus, enfin, usage sacré ou implanté par l’instinct de la nature ou introduit par les dieux à titre de cérémonie, n’ayant en aucun cas une origine purement humaine. Lesconsuetudinesn’existent qu’à l’état de simples faits et n’ont point de valeur morale ; lesmoresont reçu une sanction morale par un consentement tacite, de même que lesjuralegesquepar une convention formelle ; lesritusexistent naturellement et sont consacrés par leur haute antiquité. C’est ce dernier mot que les bons auteurs en prose emploient par préférence en parlant de l’instinct des animaux à cause de la force avec laquelle il marque que l’habitude est primitive, naturelle, inséparable de l’être même.

2.Ritus, usage sacré établi et enseigné par les dieux ou par la nature ;cærimonia, même usage considéré dans ses applications au culte.

Contaminare. Inquinare. Polluere.Contaminaredésigne la souillure par son côté nuisible comme venant gâter ce qui était sain et utile ;inquinare, par son côté dégoûtant, elle défigure la beauté ;polluere, par son côté moral, elle viole la sainteté et la pureté. Le second de ces trois verbes répond àμορύσσειν; le troisième àμιαίνειν.Cic.Cæcil. 21, 70.“Judiciis corruptis etcontaminatis.”“Les arrêts de la justice brisés et flétris.”Comparez avecCœl. 6.“Libidinibusinquinari.”“Porter les marques affreuses de la débauche.”EtRosc. Am. 26, 71.“Noluerunt in mare deferri ne ipsumpollueret, quo cætera quæ violata sunt expiari putantur.”“On ne voulut pas souffrir qu’il fût jeté à la mer, de peur de profaner la mer même, qui passe pour purifier toutes les souillures.”

Contaminaredésigne la souillure par son côté nuisible comme venant gâter ce qui était sain et utile ;inquinare, par son côté dégoûtant, elle défigure la beauté ;polluere, par son côté moral, elle viole la sainteté et la pureté. Le second de ces trois verbes répond àμορύσσειν; le troisième àμιαίνειν.Cic.Cæcil. 21, 70.“Judiciis corruptis etcontaminatis.”“Les arrêts de la justice brisés et flétris.”Comparez avecCœl. 6.“Libidinibusinquinari.”“Porter les marques affreuses de la débauche.”EtRosc. Am. 26, 71.“Noluerunt in mare deferri ne ipsumpollueret, quo cætera quæ violata sunt expiari putantur.”“On ne voulut pas souffrir qu’il fût jeté à la mer, de peur de profaner la mer même, qui passe pour purifier toutes les souillures.”

Continuus. Perpetuus. Sempiternus. Æternus.1.Continuum, ce qui tient ensemble sans interruption, sans lacune ;perpetuum, ce qui va jusqu’à la fin et ne cesse pas avant la fin.Suet.Cæs. 76.“Continuosconsulatus,perpetuamdictaturam.”“Des consulats qui se succèdent coup sur coup, une dictature perpétuelle.”2.Perpetuus,sempiternusetæternusmarquent la continuité dans la durée :perpetuus, au sens relatif, par rapport à un terme arbitraire, par exemple à celui de la vie, ce qui dure autant que la vie ;sempiternusetæternus, au sens absolu, par rapport au terme du temps en général.Sempiternumveut dire, commeἀΐδιον, ce qui dure toujours, ce qui a une existence égale à la durée du temps, ce qui marche de pair avec le temps ;æternumsignifie, commeαἰώνιον, ce qui est éternel, ce qui est au-dessus du temps et ne se peut mesurer que par grandes périodes, car“le temps n’est qu’une faible partie de l’éternité”,“tempus est pars quædamæternitatis”.Cic.Inv. I, 27.L’idée sublime d’une durée qui ne commence ni ne finit, contenue dansæternus, ne l’est pas danssempiternus, qui fait plutôt songer à la longueur de la durée comprise entre le commencement et la fin, sans indiquer que l’éternité n’a ni commencement ni fin.Sempiternusrenferme l’expression mathématique ;æternus, l’expression métaphysique de l’éternité.Cic.Orat. II, 40, 69.“Barbarorum est indiemvivere, nostra consiliasempiternumtempus spectare debent.”“C’est affaire aux barbares de vivre au jour le jour ; nos plans doivent embrasser un temps indéfini.”Finn. I, 6, 17.“Motum atomorumnulloa principio sed exæternotempore intelligi convenire.”“Il va sans dire qu’il faut concevoir le mouvement des atomes comme n’ayant jamais eu de commencement, comme existant depuis un temps infini.”

1.Continuum, ce qui tient ensemble sans interruption, sans lacune ;perpetuum, ce qui va jusqu’à la fin et ne cesse pas avant la fin.Suet.Cæs. 76.“Continuosconsulatus,perpetuamdictaturam.”“Des consulats qui se succèdent coup sur coup, une dictature perpétuelle.”

2.Perpetuus,sempiternusetæternusmarquent la continuité dans la durée :perpetuus, au sens relatif, par rapport à un terme arbitraire, par exemple à celui de la vie, ce qui dure autant que la vie ;sempiternusetæternus, au sens absolu, par rapport au terme du temps en général.Sempiternumveut dire, commeἀΐδιον, ce qui dure toujours, ce qui a une existence égale à la durée du temps, ce qui marche de pair avec le temps ;æternumsignifie, commeαἰώνιον, ce qui est éternel, ce qui est au-dessus du temps et ne se peut mesurer que par grandes périodes, car“le temps n’est qu’une faible partie de l’éternité”,“tempus est pars quædamæternitatis”.Cic.Inv. I, 27.L’idée sublime d’une durée qui ne commence ni ne finit, contenue dansæternus, ne l’est pas danssempiternus, qui fait plutôt songer à la longueur de la durée comprise entre le commencement et la fin, sans indiquer que l’éternité n’a ni commencement ni fin.Sempiternusrenferme l’expression mathématique ;æternus, l’expression métaphysique de l’éternité.Cic.Orat. II, 40, 69.“Barbarorum est indiemvivere, nostra consiliasempiternumtempus spectare debent.”“C’est affaire aux barbares de vivre au jour le jour ; nos plans doivent embrasser un temps indéfini.”Finn. I, 6, 17.“Motum atomorumnulloa principio sed exæternotempore intelligi convenire.”“Il va sans dire qu’il faut concevoir le mouvement des atomes comme n’ayant jamais eu de commencement, comme existant depuis un temps infini.”

Contumelia. Injuria. Offensio.1.Contumelia, atteinte portée à l’honneur d’autrui, comme l’affront ;injuria, atteinte au droit d’autrui, comme l’injustice. Un coup est uneinjuriaen tant que je porte la main sur quelqu’un, et unecontumeliaen tant que je lui attire par une pareille action la réputation fâcheuse d’être un lâche ou un valet.Sen.Clem. I, 10.“Contumeliasquæ acerbiores principibus solent esse quaminjuriæ.”“Les affronts qui paraissent d’habitude plus amers aux princes que les injustices.”Pacuv. dans NON.“Patior facileinjuriamsi vacua estcontumelia.”“Je supporte aisément une injustice pourvu qu’il n’y ait pas d’affront.”2.Contumeliaetinjuriasont des actions ;offensioetoffensamarquent un état, à savoir : le chagrin de l’offensé, le ressentiment par opposition àgratiaou àdelectatio.Cic.Att. III, 23.“Mihi majorioffensionisunt quam delectationi possessiunculæ meæ.”“Mes pauvres petites propriétés me donnent plus de peine que de plaisir.”Plin.Ep. II, 18.“Oportet me non solumoffensas, verum etiam simultates æquo animo subire.”“C’est un devoir pour moi de m’exposer sans me laisser émouvoir et aux mécontentements et aux rancunes jalouses.”

1.Contumelia, atteinte portée à l’honneur d’autrui, comme l’affront ;injuria, atteinte au droit d’autrui, comme l’injustice. Un coup est uneinjuriaen tant que je porte la main sur quelqu’un, et unecontumeliaen tant que je lui attire par une pareille action la réputation fâcheuse d’être un lâche ou un valet.Sen.Clem. I, 10.“Contumeliasquæ acerbiores principibus solent esse quaminjuriæ.”“Les affronts qui paraissent d’habitude plus amers aux princes que les injustices.”Pacuv. dans NON.“Patior facileinjuriamsi vacua estcontumelia.”“Je supporte aisément une injustice pourvu qu’il n’y ait pas d’affront.”

2.Contumeliaetinjuriasont des actions ;offensioetoffensamarquent un état, à savoir : le chagrin de l’offensé, le ressentiment par opposition àgratiaou àdelectatio.Cic.Att. III, 23.“Mihi majorioffensionisunt quam delectationi possessiunculæ meæ.”“Mes pauvres petites propriétés me donnent plus de peine que de plaisir.”Plin.Ep. II, 18.“Oportet me non solumoffensas, verum etiam simultates æquo animo subire.”“C’est un devoir pour moi de m’exposer sans me laisser émouvoir et aux mécontentements et aux rancunes jalouses.”

Corrigere. Emendare.Corrigere, corriger à la façon du pédagogue ou du censeur qui veut redresser ou rajuster ;emendare, à la façon du maître expérimenté et de l’ami bienveillant qui veut amender.Plin.Pan. 6, 2.“Corrupta est disciplina castrorum, ut tucorrectoremendatorque contingeres”(le premier par sévérité, le second par sagesse).“La discipline avait péri dans les camps, mais tu devais paraître pour la restaurer et la rétablir.”Cic.Mur. 29.“Verissime dixerim nulla in re te (Catonem) esse hujusmodi, utcorrigenduspotius quam leviterinflectendusviderere.”“Je puis dire en toute vérité que tu n’as montré nulle part un caractère qui voulût être tout à fait redressé plutôt que légèrement dirigé.”Comparez avecPLIN.Ep. I, 10.“Noncastigaterrantes, sedemendat.”“Il ne réprimande pas ceux qui s’égarent, il les rend meilleurs.”

Corrigere, corriger à la façon du pédagogue ou du censeur qui veut redresser ou rajuster ;emendare, à la façon du maître expérimenté et de l’ami bienveillant qui veut amender.Plin.Pan. 6, 2.“Corrupta est disciplina castrorum, ut tucorrectoremendatorque contingeres”(le premier par sévérité, le second par sagesse).“La discipline avait péri dans les camps, mais tu devais paraître pour la restaurer et la rétablir.”Cic.Mur. 29.“Verissime dixerim nulla in re te (Catonem) esse hujusmodi, utcorrigenduspotius quam leviterinflectendusviderere.”“Je puis dire en toute vérité que tu n’as montré nulle part un caractère qui voulût être tout à fait redressé plutôt que légèrement dirigé.”Comparez avecPLIN.Ep. I, 10.“Noncastigaterrantes, sedemendat.”“Il ne réprimande pas ceux qui s’égarent, il les rend meilleurs.”

Coxa. Latus. Femur.Coxaetcoxendix, la hanche ;latus, la partie comprise entre la hanche et l’aisselle ou le flanc ;femuretfemen, la partie située immédiatement au-dessus de la hanche ou partie supérieure de la cuisse.

Coxaetcoxendix, la hanche ;latus, la partie comprise entre la hanche et l’aisselle ou le flanc ;femuretfemen, la partie située immédiatement au-dessus de la hanche ou partie supérieure de la cuisse.

Creare. Gignere. Parere. Generare.1.Creare, faire passer une chose du néant à l’existence par sa volonté et sa puissance créatrice ;gignere, donner le jour, c’est le terme générique par rapport àgenerarequi ne se dit que du père, et àparerequi ne se dit que de la mère.2.Gignereappartient au langage usuel ;generare, au style élevé. Aussi dit-on pour l’ordinaire :homines et belluægignunt; natura et diigenerant, et corporagignuntur; poematagenerantur. DansCic.N. D. III, 16,“Herculem Jupitergenuit”est un simple renseignement mythologique ; maisLegg. I, 9,“Deus hominemgeneravit”, c’est une haute vérité métaphysique.

1.Creare, faire passer une chose du néant à l’existence par sa volonté et sa puissance créatrice ;gignere, donner le jour, c’est le terme générique par rapport àgenerarequi ne se dit que du père, et àparerequi ne se dit que de la mère.

2.Gignereappartient au langage usuel ;generare, au style élevé. Aussi dit-on pour l’ordinaire :homines et belluægignunt; natura et diigenerant, et corporagignuntur; poematagenerantur. DansCic.N. D. III, 16,“Herculem Jupitergenuit”est un simple renseignement mythologique ; maisLegg. I, 9,“Deus hominemgeneravit”, c’est une haute vérité métaphysique.

Crinis. Capillus. Coma. Cæsaries. Pilus. Cirrus. Cincinnus.1.Crinisetcapillus, les poils naturels, au sens physique,θρίξ:crinis, toute espèce de poil par opposition aux places nues ;capillus, le poil de la tête par opposition à la barbe, etc.Comaetcæsariesajoutent à cette idée celle d’une certaine beauté. Ce sont de beaux cheveux, c’est la chevelure prise comme un ornement naturel ducorps ou comme susceptible d’être parée.Comase dit par préférence des cheveux de femme,ϰόμη;cæsaries, des cheveux d’homme,ἔθειρα.Crinitusmarque simplement qu’on a des poils ou des cheveux ;capillatusest l’opposé d’une tête chauve, et on appelle les GauloisGalli comati, parce qu’ils portaient de longs cheveux,ϰαρηϰομόωντες.2.Crinis,capillus,coma,cæsaries, le poil au sens collectif, tout celui qui pousse ;pilus, le poil isolé, et par préférence le poil court et hérissé des animaux.Pilosuss’oppose à une belle peau bien lisse ;crinitusetcapillatusà la nudité laide et à la calvitie.3.Cirrus,cincinnus, cheveux bouclés ; maiscirrusse dit d’une boucle naturelle ;cincinnus, d’une boucle artificielle.

1.Crinisetcapillus, les poils naturels, au sens physique,θρίξ:crinis, toute espèce de poil par opposition aux places nues ;capillus, le poil de la tête par opposition à la barbe, etc.Comaetcæsariesajoutent à cette idée celle d’une certaine beauté. Ce sont de beaux cheveux, c’est la chevelure prise comme un ornement naturel ducorps ou comme susceptible d’être parée.Comase dit par préférence des cheveux de femme,ϰόμη;cæsaries, des cheveux d’homme,ἔθειρα.Crinitusmarque simplement qu’on a des poils ou des cheveux ;capillatusest l’opposé d’une tête chauve, et on appelle les GauloisGalli comati, parce qu’ils portaient de longs cheveux,ϰαρηϰομόωντες.

2.Crinis,capillus,coma,cæsaries, le poil au sens collectif, tout celui qui pousse ;pilus, le poil isolé, et par préférence le poil court et hérissé des animaux.Pilosuss’oppose à une belle peau bien lisse ;crinitusetcapillatusà la nudité laide et à la calvitie.

3.Cirrus,cincinnus, cheveux bouclés ; maiscirrusse dit d’une boucle naturelle ;cincinnus, d’une boucle artificielle.

Cruciatus. Tormentum.Cruciatus,cruciamenta, terme général pour toute espèce de tourments naturels et artificiels ;tormenta, terme spécial pour les tourments de la question, tortures.Cic.Phil. XI, 4.“Nec vero graviora sunt carnificumtormentaquam interdumcruciamentamalorum.”“Les tortures de la question ne sont pas toujours plus pénibles que les souffrances qui viennent de nos maux.”

Cruciatus,cruciamenta, terme général pour toute espèce de tourments naturels et artificiels ;tormenta, terme spécial pour les tourments de la question, tortures.Cic.Phil. XI, 4.“Nec vero graviora sunt carnificumtormentaquam interdumcruciamentamalorum.”“Les tortures de la question ne sont pas toujours plus pénibles que les souffrances qui viennent de nos maux.”

Cubare. Jacere. Situm esse.Cubarese dit d’êtres vivants ;situm esse, d’objets inanimés qui sont couchés ou étendus ;jacere, des deux.Cubareetjaceresont neutres ;situm essese prend toujours au sens passif. De pluscubarerappelle toujours l’image d’une personne fatiguée qui cherche à reprendre des forces, par opposition à l’effort qu’il en coûte pour se tenir debout ;jacere, l’image de la faiblesse sans idée accessoire par opposition à la manifestation de force qui consiste à se tenir debout.

Cubarese dit d’êtres vivants ;situm esse, d’objets inanimés qui sont couchés ou étendus ;jacere, des deux.Cubareetjaceresont neutres ;situm essese prend toujours au sens passif. De pluscubarerappelle toujours l’image d’une personne fatiguée qui cherche à reprendre des forces, par opposition à l’effort qu’il en coûte pour se tenir debout ;jacere, l’image de la faiblesse sans idée accessoire par opposition à la manifestation de force qui consiste à se tenir debout.

Cubile. Lectus.Cubile, couche naturelle pour les hommes et les animaux, gîte,ϰοίτη,εὐνή;lectus, couche artificielle, exclusivement à l’usage de l’homme, le lit,λέϰτρον.

Cubile, couche naturelle pour les hommes et les animaux, gîte,ϰοίτη,εὐνή;lectus, couche artificielle, exclusivement à l’usage de l’homme, le lit,λέϰτρον.

Culcita. Pulvinus. Pulvinar.Culcita, coussin dur ;pulvinusetpulvinar, coussins moelleux et élastiques :pulvinus, pour l’usage ordinaire ;pulvinar, pour un usage solennel et religieux.

Culcita, coussin dur ;pulvinusetpulvinar, coussins moelleux et élastiques :pulvinus, pour l’usage ordinaire ;pulvinar, pour un usage solennel et religieux.

Culmen. Fastigium.Culmen, la ligne faîtière du toit ;fastigium, l’extrémité de cette ligne, le point où les solives du toit forment un angle par leur inclinaison et leur rencontre.Fastigiumest une partie duculmendansVirg.Æn. II, 458.“Evado ad summifastigiaculminis.”“Je m’élance aux angles de la dernière terrasse.”Au figuréculmendésigne simplement le sommet comme le point supérieur, le plus élevé, à peu près commeϰολοφὸν, ce n’est qu’un rapport de lieu ;fastigiumcontient une idée de prééminence, c’est le plus haut degré, le degré suprême, à peu près commeϰορυφή.Culmen tecti, la dernière partie de la construction ;fastigium, la couronne de l’édifice.Fastigiumdésignera le trône, tandis queculmina montiumest bien plus usité quefastigia.

Culmen, la ligne faîtière du toit ;fastigium, l’extrémité de cette ligne, le point où les solives du toit forment un angle par leur inclinaison et leur rencontre.Fastigiumest une partie duculmendansVirg.Æn. II, 458.“Evado ad summifastigiaculminis.”“Je m’élance aux angles de la dernière terrasse.”Au figuréculmendésigne simplement le sommet comme le point supérieur, le plus élevé, à peu près commeϰολοφὸν, ce n’est qu’un rapport de lieu ;fastigiumcontient une idée de prééminence, c’est le plus haut degré, le degré suprême, à peu près commeϰορυφή.Culmen tecti, la dernière partie de la construction ;fastigium, la couronne de l’édifice.Fastigiumdésignera le trône, tandis queculmina montiumest bien plus usité quefastigia.


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