Faber. Opifex. Artifex.Fabri, ouvriers dont le travail consiste en une dépense de forces physiques, charpentiers et forgerons,χειρώναϰτες;opifices, artisans qui ne sauraient se passer d’adresse mécanique et d’application,ϐάναυσοι;artifices, artistes qui font preuve d’esprit et d’invention même dans des travaux mécaniques.Fabulari, v.DicereetGarrire.Facere, v.Agere.Facetiæ, v.Lepidus.Facies. Os. Vultus. Oculi.Faciesetoculi, le visage et les yeux, au sens physique, comme traits naturels et comme organe de la vue ;osetvultusexpriment en outreun rapport moral : l’état temporaire et même habituel de l’âme se révèle par les airs et les yeux.Osse dit du regard et de l’expression correspondante de la bouche ;vultusse dit des mouvements de l’œil et de l’aspect simultané des traits qui l’avoisinent, du front serein ou sombre.Tac.Agr. 44.“Nihil metus invultu, gratiaorissupererat.”“Son regard ne trahissait pas la moindre crainte et la grâce était le trait dominant de sa physionomie.”Cic.Orat. 18, 60.“Ut imago animi estvultus, sic indicesoculi.”“Le front et les yeux sont le miroir de l’âme ; les yeux sont même des délateurs.”Facilitas, v.Humanitas.Factio, v.Partes.Facultas, v.Occasio.Fallaciter, v.Perperam.Facinus, v.Delictum.Factum, v.Agere.Facundus, v.Disertus.Fallere. Frustrari. Decipere. Circumvenire. Fraudare. Imponere.Fallere,frustrarietimponere, induire en erreur et causer une confusion du vrai avec le faux,σφάλλειν: lefallenstrompe parce qu’il voit les choses sous un jour faux ; lefrustrans, parce qu’il a de fausses espérances ; l’imponensmet à profit la crédulité d’autrui.Decipereetcircumvenire, surprendre par ruse et gagner un avantage déshonnête,ἀπατᾷν: ledecipiens, par une ruse instantanée ; lecircumveniens, par une machination, comme circonvenir.Fraudare, duper, nuire, dépouiller quelqu’un par abus de confiance.False,falso, v.Perperam.Fama, v.Rumor.Fames. Esuries. Inedia.Fames, la faim, comme conséquence du défaut de nourriture,λιμὸς, par opposition àsatietas;esuries, l’envie de manger, comme conséquence du vide et de l’irritation de l’estomac, par opposition àsitis; enfin,inedia, l’abstinence en général, sans assignation de cause, mais de préférence, par acte volontaire, commeἀσιτία.Fameetesurie periresignifient périr de faim ;inedia perire, se laisser mourir de faim.Familia, v.Ædificium.Famulus, v.Servus.Fas est, v.Concessum est.Fastigium, v.Culmen.Familiaris, v.Socius.Fanum, v.Templum.Fastidium, v.Spernere.Fastus, v.Superbia.Fateri. Profiteri. Confiteri.Fateri, avouer, sans idée accessoire, par opposition àcelare;profiteri, reconnaître librement ou ouvertement, sans crainte et sans réticence, qu’on soit interrogé ou non ;confiteri, confesser par suite de questions, de menaces, de contrainte. Laprofessioa sa raison d’être dans un noble effort sur soi-même ; c’est le fait d’une personne qui dédaigne les déguisements et n’a pas à rougir de ce qu’elle tenait caché ; mais laconfessioa pour cause un effort honteux qui fait qu’on renonce au secret quoiqu’on ait à rougir de l’aveu.Cic.Cæc. IX, 24.“Ita libenterconfitetur, ut non solumfateri, sed etiamprofiterivideatur.”“C’est une confession si franche qu’elle ressemble moins à un aveu qu’à une déclaration.”Fatigatus. Fessus. Lassus.Fatigatusetfessusexpriment l’état d’une personne qui soupire après le repos à la suite d’un effort dont elle se ressent désagréablement :fatigatus, au sens passif ; il se dit de celui que la fatigue a gagné ;fessus, au sens neutre ; il se dit de celui que la fatigue accable.Lassusetlassatusexpriment, comme las et lassé, un état dans lequel on a besoin de repos, parce qu’on est affaibli par le travail ou le mouvement.Cels.I, 2, 15.“Exercitationis finis esse debet sudor aut certelassitudo, quæ citrafatigationemsit.”“Il faut suspendre l’exercice à la première sueur, ou du moins à l’arrivée de la lassitude qui précède le sentiment de la fatigue.”Sall.Jug. 57[1].“Opere castrorum et præliorumfessilassique erant.”“Les campements et les combats les avaient fatigués et lassés.”1Chap. LIII de la collection Lemaire et de la collection Panckoucke.Factum, v.Casus.Fatuus, v.Stupidus.Faustus, v.Felix.Faux. Glutus. Ingluvies. Guttur. Gurgulio. Gula.Faux,glutusetingluvies, l’intérieur du conduit alimentaire, le gosier :glutus, chez l’homme ;ingluvies, chez les animaux ;faux, la partie supérieure, l’entrée du conduit.Guttur,gurgulioetgula, la gorge ou partie du corps qui sert d’enveloppe au conduit :gurgulio, chez les animaux ;gula, chez l’homme ;guttur, chez les animaux et chez l’homme.Fax. Tæda. Funale.Fax, terme général pour toute espèce de flambeaux ;tæda, flambeau naturel en bois résineux ;funale, flambeau de cire qui est un produit de l’art.Fel. Bilis.Fel, le fiel des animaux, et au figuré le symbole de l’amertume dans le goût ;bilis, le fiel du corps humain, et au figuré le symbole de l’amertume dans les sentiments.Felix. Prosper. Faustus. Fortunatus. Beatus.Felix,fœlix, terme général en parlant du bonheur ; il a le sens actif et le sens neutre qui rend heureux et qui est heureux ;prosperetfaustusn’ont que le sens actif : qui donne, qui apporte le bonheur ;prosperumse dit de ce qui vient remplir les espérances et les vœux de l’homme, de ce qui arrive comme à souhait ;faustum, de ce qui est un effet de la faveur, de la grâce des dieux, une sorte de bénédiction.Fortunatusetbeatusont, par préférence ou même exclusivement la signification intransitive ou passive, fortuné, comblé par le bonheur : lefortunatusest un favori de la fortune, commeεὐτυχής; lebeatusse sent heureux et content, comme lesθεοὶ ῥεῖα ζάωντες,μαϰάριος.Femina. Mulier. Uxor. Conjux. Marita.1.Femina, la femme considérée dans sa nature physique, par opposition àmas;mulier, la femme sous son aspect moral, comme un être faible et tendre, par opposition àvir.Feminaseul sert à désigner la femelle de l’animal.2.Muliersignifie encore la femme mariée, par opposition àvirgo;uxoretconjux, la femme, par opposition au mari :uxor, dans le simple rapport de la femme à l’homme auquel elle est confiée, par opposition àmaritus;conjux, dans ses rapports mutuels avec le mari, comme une des moitiés du couple et par opposition àliberi. Et en tant que l’uxorappartient à l’homme, tandis que laconjuxest son égale,uxorse dit d’un mariage du commun, comme femme ;conjux, d’un mariage dans un rang élevé, comme épouse.3.Uxorappartient à la langue courante ;maritaest un mot poétique.Femur, v.Coxa.Ferax, v.Disertus.Feriæ, v.Solemnia.Ferire, v.Verberare.Fera, v.Animal.Fere, v.Pæne.Feriari, v.Vacare.Ferme, v.Pæne.Ferocia. Ferocitas. Virtus. Fortitudo.Ferociaetferocitas, le courage naturel et sauvage que peuvent posséder le barbare et la bête ;ferociadans l’application,ferocitascomme instinct.Virtusetfortitudo, le courage moral dont l’homme ne devient capable qu’à un haut degré de civilisation :virtus, lorsqu’il se manifeste par l’action etpar l’offensive, comme l’industria;fortitudo, lorsqu’il se manifeste par la résistance et la défensive, comme laconstantia.Tac.Ann. XI, 19.“Nosvirtutemauximus, barbariferociaminfregere.”“Cela rehaussa le courage discipliné des Romains en rabaissant le courage brutal des barbares.”Ferre. Portare. Bajulare. Gerere.1.Ferre,φέρειν, porter, en général ;portareetbajulare,ϐαστάζειν, transporter un fardeau :portare, pour soi ou pour les autres ;bajulare, en qualité de portefaix. DansCæs.B. G. I, 16.“Ædui frumentum...conferri,comportari, adesse dicere”,conferrese rapporte à la livraison que chaque sujet vient faire de sa contribution partielle entre les mains des autorités locales ;comportare, à la remise à César de toutes les réquisitions réunies.2.Ferre,portareetbajularen’expriment qu’un rapport éventuel, celui du porteur à son fardeau ;gerere,gestareexpriment, commeφορεῖν, un rapport plus particulier, celui du propriétaire à son bien.Bellum ferrene signifie guère queinferreoutolerare bellum.Bellum gererese rapproche debellum habereet ne s’applique qu’au peuple entier ou au souverain, à celui qui a pris la résolution de faire la guerre et qui est en état de guerre, mais nullement à l’armée qui combat, ni au général chargé de diriger les opérations.Geritbellum populus Romanus, administrat consul, capessit miles.Le peuple romain a la charge de la guerre, le consul la conduit, le soldat la fait.Ferre. Tolerare. Perferre. Perpeti. Sustinere. Sinere. Sustentare.1.Ferrene fait voir dans la souffrance qu’un fardeau à porter : c’est un terme impersonnel, commeφέρειν;tolerare,perferreetpati,perpetipeignent la situation d’esprit de la personne qui porte et qui souffre :letoleranset leperferens,τολμῶν, supportent la souffrance sans y succomber, avec force et fermeté ; ce sont des synonymes desustinens; lepatienset leperpetienssouffrent sans lutter, de bonne grâce ou avec résignation, avec patience ; ce sont des synonymes desinens.Ferreettolerarene peuvent avoir pour régime qu’un nom ;patipeut avoir un nom ou un infinitif.2.Perferre, et en vieux latinecferre, est un augmentatif detolerare, commeperpetidepati, supporter et souffrir héroïquement.Poet.ap.CicTusc. IV, 29.“Nec est malum, quod non natura humanapatiendoecferat.”“Et il n’y a point de mal dont la nature humaine ne triomphe à l’aide de la résignation.”ComparezSen.Thyest. 307.“Leve est miseriasferre,perferreest grave.”“Il est aisé d’être malheureux, il est difficile de l’être avec constance.”Plin.H. N. XXXVI, 21.“Quiperpetimedicinam nontoleraverant.”“Ceux qui n’avaient pas eu la force d’endurer le remède.”Tac.Ann. III, 3.“Magnitudinem maliperferrevisu nontoleravit.”“Elle n’eut point la force de braver la vue de ce grand malheur.”3.Tolerare, continuer à se tenir droit et ne pas succomber sous un fardeau ;sustinere, soutenir le fardeau même et ne point le laisser tomber.4.Pati, laisser faire sans objection, se dit d’un assentiment d’esprit ;sinere, ne pas retenir, n’empêcher en aucune façon, d’un consentement en forme, comme permettre.Patia régulièrement pour régime l’action même et se construit avec l’infinitif ;sinere, la personne, et il se construit avecut.5.Sustineresignifie en général soutenir ;sustentare, soutenir à force de mal et de peine.Cic.Muren. 2.“Quis mihi in republica... debet esse conjunctior quam is cui respublica a me uno traditursustinenda, magnis meis laboribus ac periculissustentata?”“Quel est l’homme d’État sur l’attachement duquel je dois compter ? N’est-ce pas celui que j’appelle moi-même, et moi seul, à devenir l’appui de l’État que j’ai péniblement étayé au prix de grandes fatigues et de grands dangers ?”Curt.VIII, 4, 15.“Forte Macedo gregarius miles seque et armasustentansin castra venit.”“Le hasard amena enfin dans le camp un simple soldat macédonien qui se traînait avec ses armes.”Comparez avecV, 1, 11.“Tandem Laconum acies languescere, lubrica arma sudorevix sustinens.”“La ligne des Spartiates faiblit enfin, leurs armes leur échappaient de fatigue, ils en soutenaient à peine le poids.”Fertilis, v.Disertus.Fervere, v.Calere.Festa, v.Solemnia.Festivus, v.Lepidus.Fidelitas, v.Fides.Ferula, v.Fustis.Fessus, v.Fatigatus.Festinus, v.Citus.Fidelis, v.Fidus.Fidere. Confidere. Fidem habere. Credere. Committere. Permittere.1.Fidere, se fier ;confidere, se confier à une force et à un secours ;fidem habere, croire sur parole à une bonne intention, etcredere, y croire de soi-même.Liv.II, 45.“Consules magis nonconfiderequam noncrederesuis militibus.”“Les consuls, sans se défier de leurs soldats, ne comptaient plus sur eux.”Le premier verbe,confidere, se rapporte à leur courage ; le second,credere, à leur fidélité.2.Fidere, etc., présente la confiance à l’état de sentiment ;committere,permittere, se disent de la confiance en action : lecommittensagit par pleine conviction de la capacité et de la bonne volonté de son mandataire, ce qui impose à celui-ci une responsabilité morale ; lepermittensne songe qu’à se débarrasser du fardeau d’une affaire, en sorte que le mandataire n’a qu’une responsabilité politique ou légale.Cic.Font. 14.“Ita utcommissussit fidei,permissuspotestati.”“On le confie à votre honneur, on le remet en votre pouvoir.”Fides. Fidelitas. Fiducia. Confidentia. Audacia. Audentia.1.Fidesetfidelitas, la fidélité que l’on garde soi-même aux autres :fides, dans un sens général, commeπίστις, l’habitude de tenir parole, la réputation d’homme sûr qu’on doit à une honnêteté scrupuleuse, la confiance qu’on inspire par là aux autres, l’honneur ;fidelitas, dans un sens particulier, commeπιστότης, la fidélité dans l’attachement à des personnes auxquelles on s’est une fois donné.Fiduciaetconfidentia, la confiance qu’on a dans les autres :fiducia, la bonne et louable confiance en des choses auxquelles il est réellement permis de se fier, l’assurance qui est parente du courage, par opposition àtimor, commeθάρσος;confidentia, la confiance aveugle et blâmable, particulièrement en sa propre force, par opposition à la prévoyance et à la modestie, la suffisance, parente de l’orgueil,θράσος.2.Fiduciaetconfidentiaont leur raison d’être dans la confiance du succès ;audaciaetaudentia, dans le mépris du danger : l’audaciaest tantôt une hardiesse louable et comme un augmentatif defiducia, tantôt une effronterie blâmable, et il se dit alors par euphémisme pourtemeritas, commeτόλμα; l’audentiaest toujours un esprit d’entreprise louable.Juven.XIII, 108.“Quum magna malæ superestaudaciacausæ, creditur a multisfiducia.”“Qu’on paye d’audace dans une méchante cause, la foule croit à une noble confiance.”Sen.Ep. 87.“Quæ bona suntfiduciamfaciunt, divitiæaudaciam.”“Les vrais biens inspirent une louable confiance, les richesses de l’audace.”Fides, v.Religio.Fides, v.Chorda.Fiducia, v.Fides.Fidus. Fidelis. Infidus. Infidelis. Perfidus. Perfidiosus.1.Fidusmarque une qualité native ; c’est quelquefois un éloge ;fidelismarque une vertu morale, un trait de caractère ; c’est toujours un éloge.Liv.XXII, 22.“Eo vinculo Hispaniam vir unus solerti magis quamfideliconsilio exsolvit. Abellex erat Sagunti, nobilis Hispanus,fidusante Pœnis.”“L’Espagne fut dégagée de ce lien par un seul homme à l’aide d’une combinaison qui marquait plus de génie que de fidélité. Il y avait à Sagonte un certain Abellex, noble Espagnol, auparavant attaché à la cause punique.”2.Infidus, qui n’est pas sûr ;infidelis, infidèle ;perfidusetperfidiosus, sans foi :perfidus, perfide à l’occasion ;perfidiosus, plein de perfidie, traître dans l’âme.Figura. Forma. Species.Figura, forme quelconque au sens mathématique, pourvu qu’elle ait des contours déterminés, commeσχῆμα, la figure ;forma, la forme au sens esthétique, comme expression visible et comme empreinte de l’être intérieur, en correspondance avec cet être, commeμορφή; enfin,species, l’apparence physique opposée à l’être intérieur et invisible auquel elle sert simplement de couverture, commeεἶδος.Figurare, donner une forme arrêtée à une matière entièrement informe ;formare, façonner, c’est-à-dire donner à une masse grossière la forme qu’elle doit avoir ; et enfin,speciem addere, parer, c’est-à-dire donner à une matière déjà façonnée un caractère extérieur qui plaise à l’œil.Figurase rapporterait donc exclusivement aux contours ou linéaments, tandis queformaou du moinsspeciescomprendrait la couleur, la grandeur et autres détails.Fimus, v.Lutum.Findere. Scindere.Findere, diviser un corps dans lesens de ses joints naturels, le décomposer pour ainsi dire en ses parties élémentaires, comme fendre et cliver ;scindere, le diviser par force sans aucun égard aux joints et le mettre en pièces, comme couper et déchirer.Findere lignumveut dire fendre une bûche de bois en s’aidant de la nature même du bois, dans le sens de la longueur ; maisscindere, casser par pure force, en largeur. Lefindens æquor naveconsidère la mer comme un assemblage de parties liquides ; lescindens, comme n’ayant fait qu’un tout dès l’origine.Finire. Terminare. Consummare. Absolvere. Perficere.Finireetterminaremarquent la fin d’une action sans égard au progrès qu’on a pu faire vers le but :finire, finir, par opposition àincipere; maisterminare, mettre un terme, une limite, par opposition àcontinuare.Consummare,absolvereetperficeremarquent l’achèvement d’un ouvrage :consummare(qui ne paraît qu’après le siècle d’Auguste), comme terme général ; il s’oppose à une demi-besogne ;absolvere, par allusion à un devoir accompli, à un travail pénible qui vient d’être terminé et qui rend l’ouvrier à la liberté ; il s’oppose àinchoare;perficere, par allusion à un but qu’on a atteint, à une tâche qu’on s’était soi-même imposée, laquelle est terminée et parfaite ; il s’oppose àconari.Absolutusne suppose d’ailleurs que l’exécution complète de l’ouvrage, commeἐντελής, tandis queperfectusmarque la perfection de l’œuvre, commeτέλειος.Finis. Terminus. Limes.Finis, limite considérée comme une ligne mathématique,τέλος;terminusetlimes, démarcation matérielle :terminus, borne qui indique un point extrême,τέρμα;limes, bande qui trace une ligne de séparation,ὄρος.Cic.Læl. 16.“Constituendi sunt qui sint in amicitiafineset quasiterminidiligendi.”“Il faut établirquelles doivent être entre amis les limites et, pour ainsi dire, les bornes de l’affection.”Hor.Carm. II, 18, 24.“Revellis agriterminoset ultralimitesclientium salis avarus.”“Tu arraches les bornes du champ et tu sautes dans ton avarice par-dessus les limites de tes clients.”Finitimus, v.Vicinus.Fiscus, v.Ærarium.Flagitium, v.Delictum.Flavus, v.Luteus.Fluctus, v.Aqua.Firmus, v.Validus.Flagitare, v.Petere.Flagrare, v.Ardere.Flere, v.Lacrimare.Fluere. Manare. Liquere.Fluerese dit d’une eau qui court, d’un liquide en mouvement ;manare, d’une eau qui jaillit et déborde, d’un liquide qui se répand ;liquere, d’une eau ou d’un liquide qui se disperse en vertu de sa nature physique. La cause de l’effet que marquefluereest dans l’absence de digue qui permet au corps liquide de couler en descendant par la loi de la pesanteur ; celle de l’effet que marquemanareest dans le trop-plein de la source ; enfin,liquere, être à l’état liquide, marque l’absence de cohésion, la condition négative indispensable pour donner lieu aux effets que désignentfluereetmanare.Fluerese rapproche delabiet a pour opposéshærere,stare;manare, d’effundi, et il a pour opposéscontineri,claudi; enfin,liquere, dedissolvi, et il a pour opposésconcrevisse,rigere.Gell.XVII, 11.“Plato potum dixitdeflueread pulmonem, eoque satis humectatodemanareper eum quia sit rimosior etconfluereinde in vesicam.”“D’après une opinion attribuée à Platon, l’eau que nous buvons coule de haut en bas jusqu’au poumon, puis, quand elle l’a suffisamment humecté, elle en ressort par une multitude de pores et va se réunir dans la vessie.”Fluvius. Flumen. Amnis.Fluvius,flumen, marquent,commeῥόος,ῥεῦμα, un cours d’eau ordinaire, par opposition à un étang ou à un lac ;amnis, un grand fleuve,ποταμὸς, par opposition à la mer.Cic.Divin. I, 35, 78.“Utfluminain contrarias partes fluxerint atque inamnesmare influxerit.”“Les rivières remontèrent leur propre cours et la mer se jeta dans les fleuves.”Sen.N. Q. III, 19.“Habet ergo non tantum venas aquarum terra, ex quibus corrivatisfluminaeffici possunt, sed etamnesmagnitudinis vastæ.”“La terre ne contient pas seulement des filets d’eau qui peuvent former des rivières en se réunissant, mais encore des fleuves d’un volume immense.”Et un peu plus loin :“Hanc magnisamnibusæternam esse materiam, cujus non tangantur extrema sicutfluminumetfontium.”“Tel est le réservoir qui alimente éternellement les grands fleuves, mais dont l’origine n’est pas accessible comme celle des rivières et des sources.”Tac.Hist. V, 13.“Quo MosæfluminisosamnemRhenum Oceano affundit.”“Dans les parages où la Meuse, qui est une rivière, prête son embouchure à un fleuve, au Rhin, pour le verser dans l’Océan.”Fœcundus. Fertilis. Ferax. Uber. Frugifer. Fructuosus.1.Fœcundusmarque, commeεὔτοχος, la fécondité chez les êtres vivants qui font des petits ; il est opposé àeffœtus;fertilisetferaxmarquent, commeεὔφορος, la fécondité de la nature et des éléments inanimés qui produisent ; ils ont pour opposésterilis.Tac.Ann. XII, 63.“Byzantiumfertilisolofœcundoque mari quia vis piscium hos ad portus adfertur.”Byzance possède un sol fertile et une mer féconde, car des circonstances locales poussent une multitude de poissons vers les ports de cette côte. Le trope employé ici par Tacite consiste à personnifier la mer, ce qui était bien plus aisé que de personnifier le sol. C’est la terre, non le sol, qui, après avoir d’abord paru comme élément, figure ensuite comme personne dans les passagessuivants.Tac.Germ. 5.“Terra satisferax, frugiferarum arborum impatiens,pecorum fœcunda, sed plerumque improcera.”“La terre, qui paraît assez fertile, repousse les arbres fruitiers ; elle est féconde en bestiaux, mais la plupart de petite taille.”Mela.I, 9, 1.“Terra mirefertiliset animaliumperfœcundagenetrix.”“C’est une terre d’une fertilité étonnante et d’une fécondité extrême à engendrer pour ainsi dire des animaux.”2.Fertilismarque la fertilité réelle subordonnée à la culture ;ferax, la fertilité possible fondée sur la nature du sol. Cicéron emploiefertilisdans le sens propre,feraxdans le sens figuré.3.Fertilisetferaxassocient à l’idée de la fécondité celle d’une force créatrice et productive, l’image du père et de la mère ;uber, une idée de nourriture et d’entretien, l’image de la nourrice, commeεὐθηνής;frugifer, l’image de la campagne qui porte des moissons ;fructuosus, celle de l’arbre chargé de fruits, commeἔγϰαρπος.Fœdus. Societas.Fœdus, association de sûreté mutuelle sur le pied d’un contrat consacré par la religion ;societas, association de simple convenance pour des entreprises communes.Liv.XXIV, 6.“Hieronymus legatos Carthaginem mittit adfœdusexsocietatefaciendum.”“Hiéronyme envoie des ambassadeurs à Carthage pour transformer l’engagement en alliance.”Cic.Phil. II, 35.“Neque ullamsocietatem...fœdereullo confirmari possecredidi.”“Je crus que tous les traités du monde ne parviendraient pas à cimenter un engagement.”Fœdus, v.Teter.Fœmina, v.Femina.Fœnus. Usura.Fœnusprésente les intérêts comme le revenu du capital,τόϰος;usura, comme le prix de louage payé par le débiteur qui utilise le capital,δάνος.Fores, v.Ostium.Forma, v.Figura.Formido, v.Vereri.Formare, v.Erudire.Formosus. Pulcher. Venustus.1.Formosusse dit du beau qui contente, attire et fait plaisir par sa régularité ;pulchrum, de celui qui se fait admirer, qui impose et satisfait par sa perfection ;venustum, de celui qui charme, éveille et fait naître le désir d’une jouissance. Laformositasagit sur le sentiment naturel du beau, lapulchritudo, sur le sens cultivé de l’art, lavenustas, sur les ressorts les plus délicats de la sensualité.Suet.Ner. 51.“Fuit vultupulchromagis quamvenusto”, c’est-à-dire qu’il avait dans les traits plus de perfection et de beauté régulière que d’agrément, que c’était une beauté froide et impassible vers laquelle personne ne se sentait entraîné.2.Venustas, le charme, est un augmentatif degratia, la grâce ; celui-là entraîne, celle-ci attire.Fors, v.Casus.Fortitudo, v.Ferocia.Fortunatus, v.Felix.Fovere, v.Calere.Forte,fortuito, v.Casu.Fortuna, v.Casus.Fovea, v.Specus.Fragor. Strepitus. Crepitus. Sonitus.Fragor, son creux, sourd, craquement,δοῦπος;strepitus, son retentissant, bruyant, mugissement, bruissement, cri,ϰτύπος;crepitus, son isolé ou souvent répété, claquement, cliquetis,ϰροῦσις,ϰρότος;sonitus, son qui provient des vibrations de corps élastiques, tintement, résonnance,ἠχή.Cic.Top. 12.“Quæruntur pedumcrepitus,strepitushominum.”“Il y a lieu de chercher si l’on n’a pas entendu quelque bruit de pas ou de cris.”Fragrare, v.Olere.Frangere. Rumpere. Divellere.1.Frangere, briserun corps dur en morceaux ;rumpere, déchirer un corps flexible.Cato. ap. PRISC.“Si quis membrumrupitaut osfregit”, parce que dans le membre rompu ce n’est point l’os invisible, mais les chairs visibles qui paraissent séparées.“Catenæfranguntur, vincularumpuntur”.“On brise des chaînes, on déchire des liens.”Quandrumperes’applique à quelque corps dur, il implique l’idée d’un effort et d’un danger : lefrangensmet en pièces ce qui est entier, lerumpensce qui le gêne.2.Disrumpereetdiffringere, mettre en pièces, en morceaux ce qui formait dans l’origine un tout ;divellere, séparer ce qui n’était qu’assemblé.Fraudare, v.Fallere.
Faber. Opifex. Artifex.Fabri, ouvriers dont le travail consiste en une dépense de forces physiques, charpentiers et forgerons,χειρώναϰτες;opifices, artisans qui ne sauraient se passer d’adresse mécanique et d’application,ϐάναυσοι;artifices, artistes qui font preuve d’esprit et d’invention même dans des travaux mécaniques.
Fabri, ouvriers dont le travail consiste en une dépense de forces physiques, charpentiers et forgerons,χειρώναϰτες;opifices, artisans qui ne sauraient se passer d’adresse mécanique et d’application,ϐάναυσοι;artifices, artistes qui font preuve d’esprit et d’invention même dans des travaux mécaniques.
Facies. Os. Vultus. Oculi.Faciesetoculi, le visage et les yeux, au sens physique, comme traits naturels et comme organe de la vue ;osetvultusexpriment en outreun rapport moral : l’état temporaire et même habituel de l’âme se révèle par les airs et les yeux.Osse dit du regard et de l’expression correspondante de la bouche ;vultusse dit des mouvements de l’œil et de l’aspect simultané des traits qui l’avoisinent, du front serein ou sombre.Tac.Agr. 44.“Nihil metus invultu, gratiaorissupererat.”“Son regard ne trahissait pas la moindre crainte et la grâce était le trait dominant de sa physionomie.”Cic.Orat. 18, 60.“Ut imago animi estvultus, sic indicesoculi.”“Le front et les yeux sont le miroir de l’âme ; les yeux sont même des délateurs.”
Faciesetoculi, le visage et les yeux, au sens physique, comme traits naturels et comme organe de la vue ;osetvultusexpriment en outreun rapport moral : l’état temporaire et même habituel de l’âme se révèle par les airs et les yeux.Osse dit du regard et de l’expression correspondante de la bouche ;vultusse dit des mouvements de l’œil et de l’aspect simultané des traits qui l’avoisinent, du front serein ou sombre.Tac.Agr. 44.“Nihil metus invultu, gratiaorissupererat.”“Son regard ne trahissait pas la moindre crainte et la grâce était le trait dominant de sa physionomie.”Cic.Orat. 18, 60.“Ut imago animi estvultus, sic indicesoculi.”“Le front et les yeux sont le miroir de l’âme ; les yeux sont même des délateurs.”
Fallere. Frustrari. Decipere. Circumvenire. Fraudare. Imponere.Fallere,frustrarietimponere, induire en erreur et causer une confusion du vrai avec le faux,σφάλλειν: lefallenstrompe parce qu’il voit les choses sous un jour faux ; lefrustrans, parce qu’il a de fausses espérances ; l’imponensmet à profit la crédulité d’autrui.Decipereetcircumvenire, surprendre par ruse et gagner un avantage déshonnête,ἀπατᾷν: ledecipiens, par une ruse instantanée ; lecircumveniens, par une machination, comme circonvenir.Fraudare, duper, nuire, dépouiller quelqu’un par abus de confiance.
Fallere,frustrarietimponere, induire en erreur et causer une confusion du vrai avec le faux,σφάλλειν: lefallenstrompe parce qu’il voit les choses sous un jour faux ; lefrustrans, parce qu’il a de fausses espérances ; l’imponensmet à profit la crédulité d’autrui.Decipereetcircumvenire, surprendre par ruse et gagner un avantage déshonnête,ἀπατᾷν: ledecipiens, par une ruse instantanée ; lecircumveniens, par une machination, comme circonvenir.Fraudare, duper, nuire, dépouiller quelqu’un par abus de confiance.
Fames. Esuries. Inedia.Fames, la faim, comme conséquence du défaut de nourriture,λιμὸς, par opposition àsatietas;esuries, l’envie de manger, comme conséquence du vide et de l’irritation de l’estomac, par opposition àsitis; enfin,inedia, l’abstinence en général, sans assignation de cause, mais de préférence, par acte volontaire, commeἀσιτία.Fameetesurie periresignifient périr de faim ;inedia perire, se laisser mourir de faim.
Fames, la faim, comme conséquence du défaut de nourriture,λιμὸς, par opposition àsatietas;esuries, l’envie de manger, comme conséquence du vide et de l’irritation de l’estomac, par opposition àsitis; enfin,inedia, l’abstinence en général, sans assignation de cause, mais de préférence, par acte volontaire, commeἀσιτία.Fameetesurie periresignifient périr de faim ;inedia perire, se laisser mourir de faim.
Fateri. Profiteri. Confiteri.Fateri, avouer, sans idée accessoire, par opposition àcelare;profiteri, reconnaître librement ou ouvertement, sans crainte et sans réticence, qu’on soit interrogé ou non ;confiteri, confesser par suite de questions, de menaces, de contrainte. Laprofessioa sa raison d’être dans un noble effort sur soi-même ; c’est le fait d’une personne qui dédaigne les déguisements et n’a pas à rougir de ce qu’elle tenait caché ; mais laconfessioa pour cause un effort honteux qui fait qu’on renonce au secret quoiqu’on ait à rougir de l’aveu.Cic.Cæc. IX, 24.“Ita libenterconfitetur, ut non solumfateri, sed etiamprofiterivideatur.”“C’est une confession si franche qu’elle ressemble moins à un aveu qu’à une déclaration.”
Fateri, avouer, sans idée accessoire, par opposition àcelare;profiteri, reconnaître librement ou ouvertement, sans crainte et sans réticence, qu’on soit interrogé ou non ;confiteri, confesser par suite de questions, de menaces, de contrainte. Laprofessioa sa raison d’être dans un noble effort sur soi-même ; c’est le fait d’une personne qui dédaigne les déguisements et n’a pas à rougir de ce qu’elle tenait caché ; mais laconfessioa pour cause un effort honteux qui fait qu’on renonce au secret quoiqu’on ait à rougir de l’aveu.Cic.Cæc. IX, 24.“Ita libenterconfitetur, ut non solumfateri, sed etiamprofiterivideatur.”“C’est une confession si franche qu’elle ressemble moins à un aveu qu’à une déclaration.”
Fatigatus. Fessus. Lassus.Fatigatusetfessusexpriment l’état d’une personne qui soupire après le repos à la suite d’un effort dont elle se ressent désagréablement :fatigatus, au sens passif ; il se dit de celui que la fatigue a gagné ;fessus, au sens neutre ; il se dit de celui que la fatigue accable.Lassusetlassatusexpriment, comme las et lassé, un état dans lequel on a besoin de repos, parce qu’on est affaibli par le travail ou le mouvement.Cels.I, 2, 15.“Exercitationis finis esse debet sudor aut certelassitudo, quæ citrafatigationemsit.”“Il faut suspendre l’exercice à la première sueur, ou du moins à l’arrivée de la lassitude qui précède le sentiment de la fatigue.”Sall.Jug. 57[1].“Opere castrorum et præliorumfessilassique erant.”“Les campements et les combats les avaient fatigués et lassés.”1Chap. LIII de la collection Lemaire et de la collection Panckoucke.
Fatigatusetfessusexpriment l’état d’une personne qui soupire après le repos à la suite d’un effort dont elle se ressent désagréablement :fatigatus, au sens passif ; il se dit de celui que la fatigue a gagné ;fessus, au sens neutre ; il se dit de celui que la fatigue accable.Lassusetlassatusexpriment, comme las et lassé, un état dans lequel on a besoin de repos, parce qu’on est affaibli par le travail ou le mouvement.Cels.I, 2, 15.“Exercitationis finis esse debet sudor aut certelassitudo, quæ citrafatigationemsit.”“Il faut suspendre l’exercice à la première sueur, ou du moins à l’arrivée de la lassitude qui précède le sentiment de la fatigue.”Sall.Jug. 57[1].“Opere castrorum et præliorumfessilassique erant.”“Les campements et les combats les avaient fatigués et lassés.”
Faux. Glutus. Ingluvies. Guttur. Gurgulio. Gula.Faux,glutusetingluvies, l’intérieur du conduit alimentaire, le gosier :glutus, chez l’homme ;ingluvies, chez les animaux ;faux, la partie supérieure, l’entrée du conduit.Guttur,gurgulioetgula, la gorge ou partie du corps qui sert d’enveloppe au conduit :gurgulio, chez les animaux ;gula, chez l’homme ;guttur, chez les animaux et chez l’homme.
Faux,glutusetingluvies, l’intérieur du conduit alimentaire, le gosier :glutus, chez l’homme ;ingluvies, chez les animaux ;faux, la partie supérieure, l’entrée du conduit.Guttur,gurgulioetgula, la gorge ou partie du corps qui sert d’enveloppe au conduit :gurgulio, chez les animaux ;gula, chez l’homme ;guttur, chez les animaux et chez l’homme.
Fax. Tæda. Funale.Fax, terme général pour toute espèce de flambeaux ;tæda, flambeau naturel en bois résineux ;funale, flambeau de cire qui est un produit de l’art.
Fax, terme général pour toute espèce de flambeaux ;tæda, flambeau naturel en bois résineux ;funale, flambeau de cire qui est un produit de l’art.
Fel. Bilis.Fel, le fiel des animaux, et au figuré le symbole de l’amertume dans le goût ;bilis, le fiel du corps humain, et au figuré le symbole de l’amertume dans les sentiments.
Fel, le fiel des animaux, et au figuré le symbole de l’amertume dans le goût ;bilis, le fiel du corps humain, et au figuré le symbole de l’amertume dans les sentiments.
Felix. Prosper. Faustus. Fortunatus. Beatus.Felix,fœlix, terme général en parlant du bonheur ; il a le sens actif et le sens neutre qui rend heureux et qui est heureux ;prosperetfaustusn’ont que le sens actif : qui donne, qui apporte le bonheur ;prosperumse dit de ce qui vient remplir les espérances et les vœux de l’homme, de ce qui arrive comme à souhait ;faustum, de ce qui est un effet de la faveur, de la grâce des dieux, une sorte de bénédiction.Fortunatusetbeatusont, par préférence ou même exclusivement la signification intransitive ou passive, fortuné, comblé par le bonheur : lefortunatusest un favori de la fortune, commeεὐτυχής; lebeatusse sent heureux et content, comme lesθεοὶ ῥεῖα ζάωντες,μαϰάριος.
Felix,fœlix, terme général en parlant du bonheur ; il a le sens actif et le sens neutre qui rend heureux et qui est heureux ;prosperetfaustusn’ont que le sens actif : qui donne, qui apporte le bonheur ;prosperumse dit de ce qui vient remplir les espérances et les vœux de l’homme, de ce qui arrive comme à souhait ;faustum, de ce qui est un effet de la faveur, de la grâce des dieux, une sorte de bénédiction.Fortunatusetbeatusont, par préférence ou même exclusivement la signification intransitive ou passive, fortuné, comblé par le bonheur : lefortunatusest un favori de la fortune, commeεὐτυχής; lebeatusse sent heureux et content, comme lesθεοὶ ῥεῖα ζάωντες,μαϰάριος.
Femina. Mulier. Uxor. Conjux. Marita.1.Femina, la femme considérée dans sa nature physique, par opposition àmas;mulier, la femme sous son aspect moral, comme un être faible et tendre, par opposition àvir.Feminaseul sert à désigner la femelle de l’animal.2.Muliersignifie encore la femme mariée, par opposition àvirgo;uxoretconjux, la femme, par opposition au mari :uxor, dans le simple rapport de la femme à l’homme auquel elle est confiée, par opposition àmaritus;conjux, dans ses rapports mutuels avec le mari, comme une des moitiés du couple et par opposition àliberi. Et en tant que l’uxorappartient à l’homme, tandis que laconjuxest son égale,uxorse dit d’un mariage du commun, comme femme ;conjux, d’un mariage dans un rang élevé, comme épouse.3.Uxorappartient à la langue courante ;maritaest un mot poétique.
1.Femina, la femme considérée dans sa nature physique, par opposition àmas;mulier, la femme sous son aspect moral, comme un être faible et tendre, par opposition àvir.Feminaseul sert à désigner la femelle de l’animal.
2.Muliersignifie encore la femme mariée, par opposition àvirgo;uxoretconjux, la femme, par opposition au mari :uxor, dans le simple rapport de la femme à l’homme auquel elle est confiée, par opposition àmaritus;conjux, dans ses rapports mutuels avec le mari, comme une des moitiés du couple et par opposition àliberi. Et en tant que l’uxorappartient à l’homme, tandis que laconjuxest son égale,uxorse dit d’un mariage du commun, comme femme ;conjux, d’un mariage dans un rang élevé, comme épouse.
3.Uxorappartient à la langue courante ;maritaest un mot poétique.
Ferocia. Ferocitas. Virtus. Fortitudo.Ferociaetferocitas, le courage naturel et sauvage que peuvent posséder le barbare et la bête ;ferociadans l’application,ferocitascomme instinct.Virtusetfortitudo, le courage moral dont l’homme ne devient capable qu’à un haut degré de civilisation :virtus, lorsqu’il se manifeste par l’action etpar l’offensive, comme l’industria;fortitudo, lorsqu’il se manifeste par la résistance et la défensive, comme laconstantia.Tac.Ann. XI, 19.“Nosvirtutemauximus, barbariferociaminfregere.”“Cela rehaussa le courage discipliné des Romains en rabaissant le courage brutal des barbares.”
Ferociaetferocitas, le courage naturel et sauvage que peuvent posséder le barbare et la bête ;ferociadans l’application,ferocitascomme instinct.Virtusetfortitudo, le courage moral dont l’homme ne devient capable qu’à un haut degré de civilisation :virtus, lorsqu’il se manifeste par l’action etpar l’offensive, comme l’industria;fortitudo, lorsqu’il se manifeste par la résistance et la défensive, comme laconstantia.Tac.Ann. XI, 19.“Nosvirtutemauximus, barbariferociaminfregere.”“Cela rehaussa le courage discipliné des Romains en rabaissant le courage brutal des barbares.”
Ferre. Portare. Bajulare. Gerere.1.Ferre,φέρειν, porter, en général ;portareetbajulare,ϐαστάζειν, transporter un fardeau :portare, pour soi ou pour les autres ;bajulare, en qualité de portefaix. DansCæs.B. G. I, 16.“Ædui frumentum...conferri,comportari, adesse dicere”,conferrese rapporte à la livraison que chaque sujet vient faire de sa contribution partielle entre les mains des autorités locales ;comportare, à la remise à César de toutes les réquisitions réunies.2.Ferre,portareetbajularen’expriment qu’un rapport éventuel, celui du porteur à son fardeau ;gerere,gestareexpriment, commeφορεῖν, un rapport plus particulier, celui du propriétaire à son bien.Bellum ferrene signifie guère queinferreoutolerare bellum.Bellum gererese rapproche debellum habereet ne s’applique qu’au peuple entier ou au souverain, à celui qui a pris la résolution de faire la guerre et qui est en état de guerre, mais nullement à l’armée qui combat, ni au général chargé de diriger les opérations.Geritbellum populus Romanus, administrat consul, capessit miles.Le peuple romain a la charge de la guerre, le consul la conduit, le soldat la fait.
1.Ferre,φέρειν, porter, en général ;portareetbajulare,ϐαστάζειν, transporter un fardeau :portare, pour soi ou pour les autres ;bajulare, en qualité de portefaix. DansCæs.B. G. I, 16.“Ædui frumentum...conferri,comportari, adesse dicere”,conferrese rapporte à la livraison que chaque sujet vient faire de sa contribution partielle entre les mains des autorités locales ;comportare, à la remise à César de toutes les réquisitions réunies.
2.Ferre,portareetbajularen’expriment qu’un rapport éventuel, celui du porteur à son fardeau ;gerere,gestareexpriment, commeφορεῖν, un rapport plus particulier, celui du propriétaire à son bien.
Bellum ferrene signifie guère queinferreoutolerare bellum.Bellum gererese rapproche debellum habereet ne s’applique qu’au peuple entier ou au souverain, à celui qui a pris la résolution de faire la guerre et qui est en état de guerre, mais nullement à l’armée qui combat, ni au général chargé de diriger les opérations.Geritbellum populus Romanus, administrat consul, capessit miles.Le peuple romain a la charge de la guerre, le consul la conduit, le soldat la fait.
Ferre. Tolerare. Perferre. Perpeti. Sustinere. Sinere. Sustentare.1.Ferrene fait voir dans la souffrance qu’un fardeau à porter : c’est un terme impersonnel, commeφέρειν;tolerare,perferreetpati,perpetipeignent la situation d’esprit de la personne qui porte et qui souffre :letoleranset leperferens,τολμῶν, supportent la souffrance sans y succomber, avec force et fermeté ; ce sont des synonymes desustinens; lepatienset leperpetienssouffrent sans lutter, de bonne grâce ou avec résignation, avec patience ; ce sont des synonymes desinens.Ferreettolerarene peuvent avoir pour régime qu’un nom ;patipeut avoir un nom ou un infinitif.2.Perferre, et en vieux latinecferre, est un augmentatif detolerare, commeperpetidepati, supporter et souffrir héroïquement.Poet.ap.CicTusc. IV, 29.“Nec est malum, quod non natura humanapatiendoecferat.”“Et il n’y a point de mal dont la nature humaine ne triomphe à l’aide de la résignation.”ComparezSen.Thyest. 307.“Leve est miseriasferre,perferreest grave.”“Il est aisé d’être malheureux, il est difficile de l’être avec constance.”Plin.H. N. XXXVI, 21.“Quiperpetimedicinam nontoleraverant.”“Ceux qui n’avaient pas eu la force d’endurer le remède.”Tac.Ann. III, 3.“Magnitudinem maliperferrevisu nontoleravit.”“Elle n’eut point la force de braver la vue de ce grand malheur.”3.Tolerare, continuer à se tenir droit et ne pas succomber sous un fardeau ;sustinere, soutenir le fardeau même et ne point le laisser tomber.4.Pati, laisser faire sans objection, se dit d’un assentiment d’esprit ;sinere, ne pas retenir, n’empêcher en aucune façon, d’un consentement en forme, comme permettre.Patia régulièrement pour régime l’action même et se construit avec l’infinitif ;sinere, la personne, et il se construit avecut.5.Sustineresignifie en général soutenir ;sustentare, soutenir à force de mal et de peine.Cic.Muren. 2.“Quis mihi in republica... debet esse conjunctior quam is cui respublica a me uno traditursustinenda, magnis meis laboribus ac periculissustentata?”“Quel est l’homme d’État sur l’attachement duquel je dois compter ? N’est-ce pas celui que j’appelle moi-même, et moi seul, à devenir l’appui de l’État que j’ai péniblement étayé au prix de grandes fatigues et de grands dangers ?”Curt.VIII, 4, 15.“Forte Macedo gregarius miles seque et armasustentansin castra venit.”“Le hasard amena enfin dans le camp un simple soldat macédonien qui se traînait avec ses armes.”Comparez avecV, 1, 11.“Tandem Laconum acies languescere, lubrica arma sudorevix sustinens.”“La ligne des Spartiates faiblit enfin, leurs armes leur échappaient de fatigue, ils en soutenaient à peine le poids.”
1.Ferrene fait voir dans la souffrance qu’un fardeau à porter : c’est un terme impersonnel, commeφέρειν;tolerare,perferreetpati,perpetipeignent la situation d’esprit de la personne qui porte et qui souffre :letoleranset leperferens,τολμῶν, supportent la souffrance sans y succomber, avec force et fermeté ; ce sont des synonymes desustinens; lepatienset leperpetienssouffrent sans lutter, de bonne grâce ou avec résignation, avec patience ; ce sont des synonymes desinens.Ferreettolerarene peuvent avoir pour régime qu’un nom ;patipeut avoir un nom ou un infinitif.
2.Perferre, et en vieux latinecferre, est un augmentatif detolerare, commeperpetidepati, supporter et souffrir héroïquement.Poet.ap.CicTusc. IV, 29.“Nec est malum, quod non natura humanapatiendoecferat.”“Et il n’y a point de mal dont la nature humaine ne triomphe à l’aide de la résignation.”ComparezSen.Thyest. 307.“Leve est miseriasferre,perferreest grave.”“Il est aisé d’être malheureux, il est difficile de l’être avec constance.”Plin.H. N. XXXVI, 21.“Quiperpetimedicinam nontoleraverant.”“Ceux qui n’avaient pas eu la force d’endurer le remède.”Tac.Ann. III, 3.“Magnitudinem maliperferrevisu nontoleravit.”“Elle n’eut point la force de braver la vue de ce grand malheur.”
3.Tolerare, continuer à se tenir droit et ne pas succomber sous un fardeau ;sustinere, soutenir le fardeau même et ne point le laisser tomber.
4.Pati, laisser faire sans objection, se dit d’un assentiment d’esprit ;sinere, ne pas retenir, n’empêcher en aucune façon, d’un consentement en forme, comme permettre.Patia régulièrement pour régime l’action même et se construit avec l’infinitif ;sinere, la personne, et il se construit avecut.
5.Sustineresignifie en général soutenir ;sustentare, soutenir à force de mal et de peine.Cic.Muren. 2.“Quis mihi in republica... debet esse conjunctior quam is cui respublica a me uno traditursustinenda, magnis meis laboribus ac periculissustentata?”“Quel est l’homme d’État sur l’attachement duquel je dois compter ? N’est-ce pas celui que j’appelle moi-même, et moi seul, à devenir l’appui de l’État que j’ai péniblement étayé au prix de grandes fatigues et de grands dangers ?”Curt.VIII, 4, 15.“Forte Macedo gregarius miles seque et armasustentansin castra venit.”“Le hasard amena enfin dans le camp un simple soldat macédonien qui se traînait avec ses armes.”Comparez avecV, 1, 11.“Tandem Laconum acies languescere, lubrica arma sudorevix sustinens.”“La ligne des Spartiates faiblit enfin, leurs armes leur échappaient de fatigue, ils en soutenaient à peine le poids.”
Fidere. Confidere. Fidem habere. Credere. Committere. Permittere.1.Fidere, se fier ;confidere, se confier à une force et à un secours ;fidem habere, croire sur parole à une bonne intention, etcredere, y croire de soi-même.Liv.II, 45.“Consules magis nonconfiderequam noncrederesuis militibus.”“Les consuls, sans se défier de leurs soldats, ne comptaient plus sur eux.”Le premier verbe,confidere, se rapporte à leur courage ; le second,credere, à leur fidélité.2.Fidere, etc., présente la confiance à l’état de sentiment ;committere,permittere, se disent de la confiance en action : lecommittensagit par pleine conviction de la capacité et de la bonne volonté de son mandataire, ce qui impose à celui-ci une responsabilité morale ; lepermittensne songe qu’à se débarrasser du fardeau d’une affaire, en sorte que le mandataire n’a qu’une responsabilité politique ou légale.Cic.Font. 14.“Ita utcommissussit fidei,permissuspotestati.”“On le confie à votre honneur, on le remet en votre pouvoir.”
1.Fidere, se fier ;confidere, se confier à une force et à un secours ;fidem habere, croire sur parole à une bonne intention, etcredere, y croire de soi-même.Liv.II, 45.“Consules magis nonconfiderequam noncrederesuis militibus.”“Les consuls, sans se défier de leurs soldats, ne comptaient plus sur eux.”Le premier verbe,confidere, se rapporte à leur courage ; le second,credere, à leur fidélité.
2.Fidere, etc., présente la confiance à l’état de sentiment ;committere,permittere, se disent de la confiance en action : lecommittensagit par pleine conviction de la capacité et de la bonne volonté de son mandataire, ce qui impose à celui-ci une responsabilité morale ; lepermittensne songe qu’à se débarrasser du fardeau d’une affaire, en sorte que le mandataire n’a qu’une responsabilité politique ou légale.Cic.Font. 14.“Ita utcommissussit fidei,permissuspotestati.”“On le confie à votre honneur, on le remet en votre pouvoir.”
Fides. Fidelitas. Fiducia. Confidentia. Audacia. Audentia.1.Fidesetfidelitas, la fidélité que l’on garde soi-même aux autres :fides, dans un sens général, commeπίστις, l’habitude de tenir parole, la réputation d’homme sûr qu’on doit à une honnêteté scrupuleuse, la confiance qu’on inspire par là aux autres, l’honneur ;fidelitas, dans un sens particulier, commeπιστότης, la fidélité dans l’attachement à des personnes auxquelles on s’est une fois donné.Fiduciaetconfidentia, la confiance qu’on a dans les autres :fiducia, la bonne et louable confiance en des choses auxquelles il est réellement permis de se fier, l’assurance qui est parente du courage, par opposition àtimor, commeθάρσος;confidentia, la confiance aveugle et blâmable, particulièrement en sa propre force, par opposition à la prévoyance et à la modestie, la suffisance, parente de l’orgueil,θράσος.2.Fiduciaetconfidentiaont leur raison d’être dans la confiance du succès ;audaciaetaudentia, dans le mépris du danger : l’audaciaest tantôt une hardiesse louable et comme un augmentatif defiducia, tantôt une effronterie blâmable, et il se dit alors par euphémisme pourtemeritas, commeτόλμα; l’audentiaest toujours un esprit d’entreprise louable.Juven.XIII, 108.“Quum magna malæ superestaudaciacausæ, creditur a multisfiducia.”“Qu’on paye d’audace dans une méchante cause, la foule croit à une noble confiance.”Sen.Ep. 87.“Quæ bona suntfiduciamfaciunt, divitiæaudaciam.”“Les vrais biens inspirent une louable confiance, les richesses de l’audace.”
1.Fidesetfidelitas, la fidélité que l’on garde soi-même aux autres :fides, dans un sens général, commeπίστις, l’habitude de tenir parole, la réputation d’homme sûr qu’on doit à une honnêteté scrupuleuse, la confiance qu’on inspire par là aux autres, l’honneur ;fidelitas, dans un sens particulier, commeπιστότης, la fidélité dans l’attachement à des personnes auxquelles on s’est une fois donné.Fiduciaetconfidentia, la confiance qu’on a dans les autres :fiducia, la bonne et louable confiance en des choses auxquelles il est réellement permis de se fier, l’assurance qui est parente du courage, par opposition àtimor, commeθάρσος;confidentia, la confiance aveugle et blâmable, particulièrement en sa propre force, par opposition à la prévoyance et à la modestie, la suffisance, parente de l’orgueil,θράσος.
2.Fiduciaetconfidentiaont leur raison d’être dans la confiance du succès ;audaciaetaudentia, dans le mépris du danger : l’audaciaest tantôt une hardiesse louable et comme un augmentatif defiducia, tantôt une effronterie blâmable, et il se dit alors par euphémisme pourtemeritas, commeτόλμα; l’audentiaest toujours un esprit d’entreprise louable.Juven.XIII, 108.“Quum magna malæ superestaudaciacausæ, creditur a multisfiducia.”“Qu’on paye d’audace dans une méchante cause, la foule croit à une noble confiance.”Sen.Ep. 87.“Quæ bona suntfiduciamfaciunt, divitiæaudaciam.”“Les vrais biens inspirent une louable confiance, les richesses de l’audace.”
Fidus. Fidelis. Infidus. Infidelis. Perfidus. Perfidiosus.1.Fidusmarque une qualité native ; c’est quelquefois un éloge ;fidelismarque une vertu morale, un trait de caractère ; c’est toujours un éloge.Liv.XXII, 22.“Eo vinculo Hispaniam vir unus solerti magis quamfideliconsilio exsolvit. Abellex erat Sagunti, nobilis Hispanus,fidusante Pœnis.”“L’Espagne fut dégagée de ce lien par un seul homme à l’aide d’une combinaison qui marquait plus de génie que de fidélité. Il y avait à Sagonte un certain Abellex, noble Espagnol, auparavant attaché à la cause punique.”2.Infidus, qui n’est pas sûr ;infidelis, infidèle ;perfidusetperfidiosus, sans foi :perfidus, perfide à l’occasion ;perfidiosus, plein de perfidie, traître dans l’âme.
1.Fidusmarque une qualité native ; c’est quelquefois un éloge ;fidelismarque une vertu morale, un trait de caractère ; c’est toujours un éloge.Liv.XXII, 22.“Eo vinculo Hispaniam vir unus solerti magis quamfideliconsilio exsolvit. Abellex erat Sagunti, nobilis Hispanus,fidusante Pœnis.”“L’Espagne fut dégagée de ce lien par un seul homme à l’aide d’une combinaison qui marquait plus de génie que de fidélité. Il y avait à Sagonte un certain Abellex, noble Espagnol, auparavant attaché à la cause punique.”
2.Infidus, qui n’est pas sûr ;infidelis, infidèle ;perfidusetperfidiosus, sans foi :perfidus, perfide à l’occasion ;perfidiosus, plein de perfidie, traître dans l’âme.
Figura. Forma. Species.Figura, forme quelconque au sens mathématique, pourvu qu’elle ait des contours déterminés, commeσχῆμα, la figure ;forma, la forme au sens esthétique, comme expression visible et comme empreinte de l’être intérieur, en correspondance avec cet être, commeμορφή; enfin,species, l’apparence physique opposée à l’être intérieur et invisible auquel elle sert simplement de couverture, commeεἶδος.Figurare, donner une forme arrêtée à une matière entièrement informe ;formare, façonner, c’est-à-dire donner à une masse grossière la forme qu’elle doit avoir ; et enfin,speciem addere, parer, c’est-à-dire donner à une matière déjà façonnée un caractère extérieur qui plaise à l’œil.Figurase rapporterait donc exclusivement aux contours ou linéaments, tandis queformaou du moinsspeciescomprendrait la couleur, la grandeur et autres détails.
Figura, forme quelconque au sens mathématique, pourvu qu’elle ait des contours déterminés, commeσχῆμα, la figure ;forma, la forme au sens esthétique, comme expression visible et comme empreinte de l’être intérieur, en correspondance avec cet être, commeμορφή; enfin,species, l’apparence physique opposée à l’être intérieur et invisible auquel elle sert simplement de couverture, commeεἶδος.Figurare, donner une forme arrêtée à une matière entièrement informe ;formare, façonner, c’est-à-dire donner à une masse grossière la forme qu’elle doit avoir ; et enfin,speciem addere, parer, c’est-à-dire donner à une matière déjà façonnée un caractère extérieur qui plaise à l’œil.Figurase rapporterait donc exclusivement aux contours ou linéaments, tandis queformaou du moinsspeciescomprendrait la couleur, la grandeur et autres détails.
Findere. Scindere.Findere, diviser un corps dans lesens de ses joints naturels, le décomposer pour ainsi dire en ses parties élémentaires, comme fendre et cliver ;scindere, le diviser par force sans aucun égard aux joints et le mettre en pièces, comme couper et déchirer.Findere lignumveut dire fendre une bûche de bois en s’aidant de la nature même du bois, dans le sens de la longueur ; maisscindere, casser par pure force, en largeur. Lefindens æquor naveconsidère la mer comme un assemblage de parties liquides ; lescindens, comme n’ayant fait qu’un tout dès l’origine.
Findere, diviser un corps dans lesens de ses joints naturels, le décomposer pour ainsi dire en ses parties élémentaires, comme fendre et cliver ;scindere, le diviser par force sans aucun égard aux joints et le mettre en pièces, comme couper et déchirer.Findere lignumveut dire fendre une bûche de bois en s’aidant de la nature même du bois, dans le sens de la longueur ; maisscindere, casser par pure force, en largeur. Lefindens æquor naveconsidère la mer comme un assemblage de parties liquides ; lescindens, comme n’ayant fait qu’un tout dès l’origine.
Finire. Terminare. Consummare. Absolvere. Perficere.Finireetterminaremarquent la fin d’une action sans égard au progrès qu’on a pu faire vers le but :finire, finir, par opposition àincipere; maisterminare, mettre un terme, une limite, par opposition àcontinuare.Consummare,absolvereetperficeremarquent l’achèvement d’un ouvrage :consummare(qui ne paraît qu’après le siècle d’Auguste), comme terme général ; il s’oppose à une demi-besogne ;absolvere, par allusion à un devoir accompli, à un travail pénible qui vient d’être terminé et qui rend l’ouvrier à la liberté ; il s’oppose àinchoare;perficere, par allusion à un but qu’on a atteint, à une tâche qu’on s’était soi-même imposée, laquelle est terminée et parfaite ; il s’oppose àconari.Absolutusne suppose d’ailleurs que l’exécution complète de l’ouvrage, commeἐντελής, tandis queperfectusmarque la perfection de l’œuvre, commeτέλειος.
Finireetterminaremarquent la fin d’une action sans égard au progrès qu’on a pu faire vers le but :finire, finir, par opposition àincipere; maisterminare, mettre un terme, une limite, par opposition àcontinuare.Consummare,absolvereetperficeremarquent l’achèvement d’un ouvrage :consummare(qui ne paraît qu’après le siècle d’Auguste), comme terme général ; il s’oppose à une demi-besogne ;absolvere, par allusion à un devoir accompli, à un travail pénible qui vient d’être terminé et qui rend l’ouvrier à la liberté ; il s’oppose àinchoare;perficere, par allusion à un but qu’on a atteint, à une tâche qu’on s’était soi-même imposée, laquelle est terminée et parfaite ; il s’oppose àconari.Absolutusne suppose d’ailleurs que l’exécution complète de l’ouvrage, commeἐντελής, tandis queperfectusmarque la perfection de l’œuvre, commeτέλειος.
Finis. Terminus. Limes.Finis, limite considérée comme une ligne mathématique,τέλος;terminusetlimes, démarcation matérielle :terminus, borne qui indique un point extrême,τέρμα;limes, bande qui trace une ligne de séparation,ὄρος.Cic.Læl. 16.“Constituendi sunt qui sint in amicitiafineset quasiterminidiligendi.”“Il faut établirquelles doivent être entre amis les limites et, pour ainsi dire, les bornes de l’affection.”Hor.Carm. II, 18, 24.“Revellis agriterminoset ultralimitesclientium salis avarus.”“Tu arraches les bornes du champ et tu sautes dans ton avarice par-dessus les limites de tes clients.”
Finis, limite considérée comme une ligne mathématique,τέλος;terminusetlimes, démarcation matérielle :terminus, borne qui indique un point extrême,τέρμα;limes, bande qui trace une ligne de séparation,ὄρος.Cic.Læl. 16.“Constituendi sunt qui sint in amicitiafineset quasiterminidiligendi.”“Il faut établirquelles doivent être entre amis les limites et, pour ainsi dire, les bornes de l’affection.”Hor.Carm. II, 18, 24.“Revellis agriterminoset ultralimitesclientium salis avarus.”“Tu arraches les bornes du champ et tu sautes dans ton avarice par-dessus les limites de tes clients.”
Fluere. Manare. Liquere.Fluerese dit d’une eau qui court, d’un liquide en mouvement ;manare, d’une eau qui jaillit et déborde, d’un liquide qui se répand ;liquere, d’une eau ou d’un liquide qui se disperse en vertu de sa nature physique. La cause de l’effet que marquefluereest dans l’absence de digue qui permet au corps liquide de couler en descendant par la loi de la pesanteur ; celle de l’effet que marquemanareest dans le trop-plein de la source ; enfin,liquere, être à l’état liquide, marque l’absence de cohésion, la condition négative indispensable pour donner lieu aux effets que désignentfluereetmanare.Fluerese rapproche delabiet a pour opposéshærere,stare;manare, d’effundi, et il a pour opposéscontineri,claudi; enfin,liquere, dedissolvi, et il a pour opposésconcrevisse,rigere.Gell.XVII, 11.“Plato potum dixitdeflueread pulmonem, eoque satis humectatodemanareper eum quia sit rimosior etconfluereinde in vesicam.”“D’après une opinion attribuée à Platon, l’eau que nous buvons coule de haut en bas jusqu’au poumon, puis, quand elle l’a suffisamment humecté, elle en ressort par une multitude de pores et va se réunir dans la vessie.”
Fluerese dit d’une eau qui court, d’un liquide en mouvement ;manare, d’une eau qui jaillit et déborde, d’un liquide qui se répand ;liquere, d’une eau ou d’un liquide qui se disperse en vertu de sa nature physique. La cause de l’effet que marquefluereest dans l’absence de digue qui permet au corps liquide de couler en descendant par la loi de la pesanteur ; celle de l’effet que marquemanareest dans le trop-plein de la source ; enfin,liquere, être à l’état liquide, marque l’absence de cohésion, la condition négative indispensable pour donner lieu aux effets que désignentfluereetmanare.Fluerese rapproche delabiet a pour opposéshærere,stare;manare, d’effundi, et il a pour opposéscontineri,claudi; enfin,liquere, dedissolvi, et il a pour opposésconcrevisse,rigere.Gell.XVII, 11.“Plato potum dixitdeflueread pulmonem, eoque satis humectatodemanareper eum quia sit rimosior etconfluereinde in vesicam.”“D’après une opinion attribuée à Platon, l’eau que nous buvons coule de haut en bas jusqu’au poumon, puis, quand elle l’a suffisamment humecté, elle en ressort par une multitude de pores et va se réunir dans la vessie.”
Fluvius. Flumen. Amnis.Fluvius,flumen, marquent,commeῥόος,ῥεῦμα, un cours d’eau ordinaire, par opposition à un étang ou à un lac ;amnis, un grand fleuve,ποταμὸς, par opposition à la mer.Cic.Divin. I, 35, 78.“Utfluminain contrarias partes fluxerint atque inamnesmare influxerit.”“Les rivières remontèrent leur propre cours et la mer se jeta dans les fleuves.”Sen.N. Q. III, 19.“Habet ergo non tantum venas aquarum terra, ex quibus corrivatisfluminaeffici possunt, sed etamnesmagnitudinis vastæ.”“La terre ne contient pas seulement des filets d’eau qui peuvent former des rivières en se réunissant, mais encore des fleuves d’un volume immense.”Et un peu plus loin :“Hanc magnisamnibusæternam esse materiam, cujus non tangantur extrema sicutfluminumetfontium.”“Tel est le réservoir qui alimente éternellement les grands fleuves, mais dont l’origine n’est pas accessible comme celle des rivières et des sources.”Tac.Hist. V, 13.“Quo MosæfluminisosamnemRhenum Oceano affundit.”“Dans les parages où la Meuse, qui est une rivière, prête son embouchure à un fleuve, au Rhin, pour le verser dans l’Océan.”
Fluvius,flumen, marquent,commeῥόος,ῥεῦμα, un cours d’eau ordinaire, par opposition à un étang ou à un lac ;amnis, un grand fleuve,ποταμὸς, par opposition à la mer.Cic.Divin. I, 35, 78.“Utfluminain contrarias partes fluxerint atque inamnesmare influxerit.”“Les rivières remontèrent leur propre cours et la mer se jeta dans les fleuves.”Sen.N. Q. III, 19.“Habet ergo non tantum venas aquarum terra, ex quibus corrivatisfluminaeffici possunt, sed etamnesmagnitudinis vastæ.”“La terre ne contient pas seulement des filets d’eau qui peuvent former des rivières en se réunissant, mais encore des fleuves d’un volume immense.”Et un peu plus loin :“Hanc magnisamnibusæternam esse materiam, cujus non tangantur extrema sicutfluminumetfontium.”“Tel est le réservoir qui alimente éternellement les grands fleuves, mais dont l’origine n’est pas accessible comme celle des rivières et des sources.”Tac.Hist. V, 13.“Quo MosæfluminisosamnemRhenum Oceano affundit.”“Dans les parages où la Meuse, qui est une rivière, prête son embouchure à un fleuve, au Rhin, pour le verser dans l’Océan.”
Fœcundus. Fertilis. Ferax. Uber. Frugifer. Fructuosus.1.Fœcundusmarque, commeεὔτοχος, la fécondité chez les êtres vivants qui font des petits ; il est opposé àeffœtus;fertilisetferaxmarquent, commeεὔφορος, la fécondité de la nature et des éléments inanimés qui produisent ; ils ont pour opposésterilis.Tac.Ann. XII, 63.“Byzantiumfertilisolofœcundoque mari quia vis piscium hos ad portus adfertur.”Byzance possède un sol fertile et une mer féconde, car des circonstances locales poussent une multitude de poissons vers les ports de cette côte. Le trope employé ici par Tacite consiste à personnifier la mer, ce qui était bien plus aisé que de personnifier le sol. C’est la terre, non le sol, qui, après avoir d’abord paru comme élément, figure ensuite comme personne dans les passagessuivants.Tac.Germ. 5.“Terra satisferax, frugiferarum arborum impatiens,pecorum fœcunda, sed plerumque improcera.”“La terre, qui paraît assez fertile, repousse les arbres fruitiers ; elle est féconde en bestiaux, mais la plupart de petite taille.”Mela.I, 9, 1.“Terra mirefertiliset animaliumperfœcundagenetrix.”“C’est une terre d’une fertilité étonnante et d’une fécondité extrême à engendrer pour ainsi dire des animaux.”2.Fertilismarque la fertilité réelle subordonnée à la culture ;ferax, la fertilité possible fondée sur la nature du sol. Cicéron emploiefertilisdans le sens propre,feraxdans le sens figuré.3.Fertilisetferaxassocient à l’idée de la fécondité celle d’une force créatrice et productive, l’image du père et de la mère ;uber, une idée de nourriture et d’entretien, l’image de la nourrice, commeεὐθηνής;frugifer, l’image de la campagne qui porte des moissons ;fructuosus, celle de l’arbre chargé de fruits, commeἔγϰαρπος.
1.Fœcundusmarque, commeεὔτοχος, la fécondité chez les êtres vivants qui font des petits ; il est opposé àeffœtus;fertilisetferaxmarquent, commeεὔφορος, la fécondité de la nature et des éléments inanimés qui produisent ; ils ont pour opposésterilis.Tac.Ann. XII, 63.“Byzantiumfertilisolofœcundoque mari quia vis piscium hos ad portus adfertur.”Byzance possède un sol fertile et une mer féconde, car des circonstances locales poussent une multitude de poissons vers les ports de cette côte. Le trope employé ici par Tacite consiste à personnifier la mer, ce qui était bien plus aisé que de personnifier le sol. C’est la terre, non le sol, qui, après avoir d’abord paru comme élément, figure ensuite comme personne dans les passagessuivants.Tac.Germ. 5.“Terra satisferax, frugiferarum arborum impatiens,pecorum fœcunda, sed plerumque improcera.”“La terre, qui paraît assez fertile, repousse les arbres fruitiers ; elle est féconde en bestiaux, mais la plupart de petite taille.”Mela.I, 9, 1.“Terra mirefertiliset animaliumperfœcundagenetrix.”“C’est une terre d’une fertilité étonnante et d’une fécondité extrême à engendrer pour ainsi dire des animaux.”
2.Fertilismarque la fertilité réelle subordonnée à la culture ;ferax, la fertilité possible fondée sur la nature du sol. Cicéron emploiefertilisdans le sens propre,feraxdans le sens figuré.
3.Fertilisetferaxassocient à l’idée de la fécondité celle d’une force créatrice et productive, l’image du père et de la mère ;uber, une idée de nourriture et d’entretien, l’image de la nourrice, commeεὐθηνής;frugifer, l’image de la campagne qui porte des moissons ;fructuosus, celle de l’arbre chargé de fruits, commeἔγϰαρπος.
Fœdus. Societas.Fœdus, association de sûreté mutuelle sur le pied d’un contrat consacré par la religion ;societas, association de simple convenance pour des entreprises communes.Liv.XXIV, 6.“Hieronymus legatos Carthaginem mittit adfœdusexsocietatefaciendum.”“Hiéronyme envoie des ambassadeurs à Carthage pour transformer l’engagement en alliance.”Cic.Phil. II, 35.“Neque ullamsocietatem...fœdereullo confirmari possecredidi.”“Je crus que tous les traités du monde ne parviendraient pas à cimenter un engagement.”
Fœdus, association de sûreté mutuelle sur le pied d’un contrat consacré par la religion ;societas, association de simple convenance pour des entreprises communes.Liv.XXIV, 6.“Hieronymus legatos Carthaginem mittit adfœdusexsocietatefaciendum.”“Hiéronyme envoie des ambassadeurs à Carthage pour transformer l’engagement en alliance.”Cic.Phil. II, 35.“Neque ullamsocietatem...fœdereullo confirmari possecredidi.”“Je crus que tous les traités du monde ne parviendraient pas à cimenter un engagement.”
Fœnus. Usura.Fœnusprésente les intérêts comme le revenu du capital,τόϰος;usura, comme le prix de louage payé par le débiteur qui utilise le capital,δάνος.
Fœnusprésente les intérêts comme le revenu du capital,τόϰος;usura, comme le prix de louage payé par le débiteur qui utilise le capital,δάνος.
Formosus. Pulcher. Venustus.1.Formosusse dit du beau qui contente, attire et fait plaisir par sa régularité ;pulchrum, de celui qui se fait admirer, qui impose et satisfait par sa perfection ;venustum, de celui qui charme, éveille et fait naître le désir d’une jouissance. Laformositasagit sur le sentiment naturel du beau, lapulchritudo, sur le sens cultivé de l’art, lavenustas, sur les ressorts les plus délicats de la sensualité.Suet.Ner. 51.“Fuit vultupulchromagis quamvenusto”, c’est-à-dire qu’il avait dans les traits plus de perfection et de beauté régulière que d’agrément, que c’était une beauté froide et impassible vers laquelle personne ne se sentait entraîné.2.Venustas, le charme, est un augmentatif degratia, la grâce ; celui-là entraîne, celle-ci attire.
1.Formosusse dit du beau qui contente, attire et fait plaisir par sa régularité ;pulchrum, de celui qui se fait admirer, qui impose et satisfait par sa perfection ;venustum, de celui qui charme, éveille et fait naître le désir d’une jouissance. Laformositasagit sur le sentiment naturel du beau, lapulchritudo, sur le sens cultivé de l’art, lavenustas, sur les ressorts les plus délicats de la sensualité.Suet.Ner. 51.“Fuit vultupulchromagis quamvenusto”, c’est-à-dire qu’il avait dans les traits plus de perfection et de beauté régulière que d’agrément, que c’était une beauté froide et impassible vers laquelle personne ne se sentait entraîné.
2.Venustas, le charme, est un augmentatif degratia, la grâce ; celui-là entraîne, celle-ci attire.
Fragor. Strepitus. Crepitus. Sonitus.Fragor, son creux, sourd, craquement,δοῦπος;strepitus, son retentissant, bruyant, mugissement, bruissement, cri,ϰτύπος;crepitus, son isolé ou souvent répété, claquement, cliquetis,ϰροῦσις,ϰρότος;sonitus, son qui provient des vibrations de corps élastiques, tintement, résonnance,ἠχή.Cic.Top. 12.“Quæruntur pedumcrepitus,strepitushominum.”“Il y a lieu de chercher si l’on n’a pas entendu quelque bruit de pas ou de cris.”
Fragor, son creux, sourd, craquement,δοῦπος;strepitus, son retentissant, bruyant, mugissement, bruissement, cri,ϰτύπος;crepitus, son isolé ou souvent répété, claquement, cliquetis,ϰροῦσις,ϰρότος;sonitus, son qui provient des vibrations de corps élastiques, tintement, résonnance,ἠχή.Cic.Top. 12.“Quæruntur pedumcrepitus,strepitushominum.”“Il y a lieu de chercher si l’on n’a pas entendu quelque bruit de pas ou de cris.”
Frangere. Rumpere. Divellere.1.Frangere, briserun corps dur en morceaux ;rumpere, déchirer un corps flexible.Cato. ap. PRISC.“Si quis membrumrupitaut osfregit”, parce que dans le membre rompu ce n’est point l’os invisible, mais les chairs visibles qui paraissent séparées.“Catenæfranguntur, vincularumpuntur”.“On brise des chaînes, on déchire des liens.”Quandrumperes’applique à quelque corps dur, il implique l’idée d’un effort et d’un danger : lefrangensmet en pièces ce qui est entier, lerumpensce qui le gêne.2.Disrumpereetdiffringere, mettre en pièces, en morceaux ce qui formait dans l’origine un tout ;divellere, séparer ce qui n’était qu’assemblé.
1.Frangere, briserun corps dur en morceaux ;rumpere, déchirer un corps flexible.Cato. ap. PRISC.“Si quis membrumrupitaut osfregit”, parce que dans le membre rompu ce n’est point l’os invisible, mais les chairs visibles qui paraissent séparées.“Catenæfranguntur, vincularumpuntur”.“On brise des chaînes, on déchire des liens.”Quandrumperes’applique à quelque corps dur, il implique l’idée d’un effort et d’un danger : lefrangensmet en pièces ce qui est entier, lerumpensce qui le gêne.
2.Disrumpereetdiffringere, mettre en pièces, en morceaux ce qui formait dans l’origine un tout ;divellere, séparer ce qui n’était qu’assemblé.