Frenum. Habena. Oreæ.1.Frenum, le frein à l’aide duquel le cavalier maîtrise le cheval sauvage,χαλινός;habena, la bride avec laquelle il dirige le cheval docile,ἠνίον.Hor.Ep. I, 15, 13.“Læva stomachosushabenadicet eques ; sed equifrenatoest auris in ore”, c’est-à-dire il n’obéit pas à la bride et il faut qu’il sente le frein.Cic.Orat. I, 53.“Senatum servire populo, cui populus ipse moderandi et regendi sui quasi quasdamhabenastradidisset.”“Le sénat devenir l’esclave du peuple, quand le peuple même lui avait donné tout pouvoir de le conduire et de le gouverner et mis pour ainsi dire les rênes en main !”Comparez avecTac.Dial. 38.“Pompeius adstrinxit imposuitque quasifrenoseloquentiæ.”“Pompée rétrécit la carrière et mit pour ainsi dire un frein à l’éloquence.”2.Oreæ,aureæ, qui n’est plus usité que dans le composéauriga, était peut-être le terme générique defrenumet d’habenaà peu près comme harnais.Frequenter, v.Sæpe.Fricare, v.Lævis.Fretus, v.Confisus.Frigere. Algere. Algidus. Alsus. Gelidus. Frigus. Gelu. Glacies.1.Frigere, être froid par opposition àcalere;algere, avoir froid par opposition àæstuare.2.Algidusse dit du froid qui fait une impression désagréable ;alsus, de la fraîcheur qui apporte du soulagement.3.Frigidusse dit d’un degré de froid modéré par opposition àcalidus;gelidus, du degré de froid qui amène la congélation par opposition àfervidus.4.Frigus, le froid en lui-même, celui qui arrive et s’en va ;frigedo, l’état d’un homme saisi par le froid, état qui commence et qui cesse ; c’est une forme archaïque tombée en désuétude par l’emploi général defrigus.5.Gelu,gelus,gelummarquent, commeϰρύος, le froid capable de produire la glace ;gelicidium, une manifestation isolée de ce froid, une nuit où il gèle, commeϰρυμός; etglacies, commeϰρύσταλλος, l’effet de ce froid, la glace.Fructuosus, v.Fœcundus.Frugifer, v.Fœcundus.Frugi, v.Bonus.Frui,frunisci, v.Uti.Frustra. Nequidquam. Incassum. Irritus.1.Frustra, en vain, par rapport au sujet qui se voit trompé dans son attente et ses calculs ;nequidquam, inutilement, pour rien, pour moins que rien, par rapport à la chose qui ne s’est point faite.2. Même différence entrefrustraemployé adjectivement qui se rapporte à la personne, et le véritable adjectifirritus, qui se rapporte à la chose.3.Frustraetnequidquammarquent simplement le manque de succès, commeμάτην, sans allusion à une faute ;incassumrenferme l’idée accessoire d’un défaut de réflexion, de cette réflexion qui aurait pu calculer et prévoir l’échec, comme dans bâtir en l’air, bâtir des châteaux en Espagne,εἰς ϰενόν.Frustrari, v.Fallere.Fruticetum, v.Rami.Fugitivus, v.Perfuga.Fulciri. Niti.Fulciri,fultus, se soutenir, soutenu pour se garantir d’une chute, en s’appuyant par exemple contre un pilier ;niti,nisus, pour s’élancer en l’air ou avancer en prenant un point d’appui sur une base.Fulgur. Fulguratio. Fulmen.Fulgur,fulgetrumetfulguratiodésignent, commeἀστραπή, les apparitions de l’éclair à l’horizon :fulgurprésente le phénomène comme momentané et isolé ;fulguratio, comme durable et répété.Fulmen, c’est, commeϰεραυνός, l’effet de l’éclair qui tombe à terre, la foudre.Liv.XL, 59.“Fulguribuspræstringentibus aciem oculorum, sedfulminaetiam sic undique micabant ut peti viderentur corpora.”“Au milieu des éclairs qui éblouissaient les yeux, la foudre même étincelait de toute part au point de faire craindre pour les hommes.”Plin.H. N. II, 43.“Si in nube erumpat ardens,fulmina; si longiore tractu nitatur,fulgetra; his findi nubem, illis perrumpi.”“Quand le feu du ciel éclate dans un nuage, c’est la foudre ; quand l’effet se produit en longueur, c’est l’éclair : l’éclair sillonne la nue que la foudre déchire.”Funale, v.Fax.Fundus, v.Villa.Fundamentum,fundus, v.Solum.Funis, v.Laqueus.Funus. Exsequiæ. Pompa.Funus, le transport du cadavre commeἐϰφορά;exsequiæetpompa, le cortége solennel qui accompagne le corps :exsequiæ, le cortége vivant composé de parents et d’amis ;pompa, la pompe inanimée composée des statues des ancêtres et autres ornements.Cic.Quint. 15.“Funus quo amici conveniunt adexsequiascohonestandas.”“Le convoi où les amis se pressent pour embellir le cortége.”Nep.Att. 22.“Elatus est in lecticula, sine ullafunerispompa,comitantibusomnibus bonis, maxima vulgi frequentia.”“On l’emporta dans une petite litière ; nulle pompe au convoi, mais un cortége de tous les gens de bien et un très-grand concours de peuple.”Furari, v.Demere.Furor, v.Amens.Fustis. Ferula. Sudes. Trudis. Rudis. Scipio. Baculus.1.Fustisetferula, bâton qui sert à frapper ;sudes,trudisetrudis, à porter un coup de pointe ;scipioetbaculus, à marcher.2.Fustis, gourdin, bâton noueux assez gros pour donner la mort ;ferula, baguette ou verge pour corriger la jeunesse des écoles ;sudesettrudis, armes de guerre ;rudis, bâton servant de fleuret dans les salles d’armes ;scipio, bâton d’apparat et de dignité, symbole du pouvoir ou d’un âge vénérable ;baculus,bacillum, bâton utile et commode sur lequel on s’appuie, mais qui sert d’arme au besoin.GGalea, v.Cassis.Gannire, v.Latrare.Ganeum, v.Deversorium.Garrire. Fabulari. Blatire. Blaterare. Loquax. Verbosus.1.Garrirese dit du bavardage par allusion à la démangeaison de parler ;fabularipar allusion à la nullité,blatireet l’augmentatifblaterareà la folie de ce qu’on dit.2. Legarrulusassomme par la nature, leloquaxpar lenombre de ses propos. En effet,garrulitasexprime le bavardage enfantin ou frivole né du plaisir de parler ou de s’entendre parler, sans égard à la valeur et au sens des paroles, ayant sa source dans un excès de vivacité juvénile ou même dans l’abus d’un talent distingué,λαλία;loquacitasest le flux de paroles propre aux vieilles gens qui se croient sages, venant d’une incapacité d’être bref, qui a pour cause l’affaiblissement de l’âge,ἀδολεσχία. Legarruluslasse et agace aisément par envie de plaire et de distraire ; leloquaxennuie souvent par envie d’instruire et d’être clair.3.Garrulusetloquaxse disent des personnes, des orateurs ;verbosus, des choses, des discours, des écrits.Gaudere. Lætari. Hilaris. Alacer. Gestire. Exsultare.1.Gaudereprésente la joie comme un état de l’âme, par opposition àdolor,ἥδεσθαι;lætariethilarem esse, comme une manifestation de cet état.Tac.H. II, 29.“Ut Valens processit,gaudium, miseratio, favor ; versi inlætitiam... laudantes gratantesque.”“L’apparition de Valens dispose les soldats à la joie, à l’attendrissement, à l’amour ; leur joie se montre, ils le louent, le félicitent.”2. Lelætusmanifeste sa joie par une sérénité qui révèle un parfait contentement des circonstances présentes, par opposition àmœstus; l’hilaris, par une surexcitation et une gaieté qui porte à la plaisanterie et au rire, par opposition àtristis; l’alacerenfin par une vivacité qui dénote un excès de courage et d’ardeur, par opposition àterritus. Legaudens,lætus,hilarisa de la joie à propos d’un bonheur, l’alacera en outre du plaisir à ce qu’il fait.Cic.Divin. I, 33, 73.“Equumalacremlætusadspexit.”“Il regarda avec une joie visible ce généreux coursier.”Lalætitias’annonce de préférence par un front déridé et par une bouche qui sourit ; l’hilaritaspar le mouvement des yeuxqui brillent et rayonnent de joie ; l’alacritas, par des regards animés, pleins de feu et de courage.Sen.Ep. 116.“Quantamserenitatemlætitiadat !”“Quel air de sérénité donne l’expression de la joie !”Tac.Agr. 39.“Fronte latus, pectore anxius.”“Le front riant, le cœur troublé.”Cic.Pis. 5.“Tehilarioribusoculis quam solitus es intuente.”“Tu avais dans les yeux et les regards plus de gaieté que de coutume.”3.Gaudereetlætarimarquent une joie modérée ;exsultare,gestireet peut-être encore le verbe archaïquevitulari, une joie passionnée, excessive, comme jubiler ou triompher : legestienstrahit la sienne par une surexcitation involontaire de tout son être, par des yeux étincelants, par l’impossibilité de se tenir tranquille ; l’exsultans, en s’abandonnant de plein gré et sans réserve à la joie, et sinon par des sauts et des bonds, au moins par des explosions de joie que rien n’arrête et qui frisent l’extravagance.4.Jucundusmarque commejuvatme un mouvement de joie,lætusun état plus durable ; aussilætussert-il àPline, Ep. V, 12, à exprimer l’idée avec plus de force.“Quam mihi a quocumque excolijucundum, a te verolætissimumest.”“Venant de quelqu’un d’autre, les embellissements de notre ville natale me procurent une émotion de plaisir, venant de toi un plaisir infini.”Gazæ, v.Divitiæ.Gelicidium,gelidus,gelu, v.Frigere.Geminus, v.Duplex.Generare, v.Creare.Gena, v.Mala.Gens. Natio. Populus. Civitas.1.Gensetnatio, peuple au sens physique et ethnographique, comme une sociétéfondée sur une origine et une parenté commune qui peut exister en dehors de tout progrès dans la civilisation ;populusetcivitas, peuple au sens politique, comme société perfectionnée, civilisée et dotée d’une constitution.Sall.Cat. 10, 1.“Nationesferæ etpopuliingentes subacti.”“Des tribus sauvages et de grands peuples soumis par la force.”2.Gens, race entière qui peut contenir plusieurs peuples ou peuplades,φύλον;natio, tribu, peuplade, peuple issu et détaché de cette race,ἔθνος.Vell. Pat.II, 98.“Omnibus ejusgentisnationibusin arma accensis.”“Ayant allumé le feu de la guerre chez toutes les tribus de cette race.”Mais de même quegensdans ce sens physique d’un ensemble de peuplades est un terme plus étendu quenatio, de même dans son sens politique et accessoire d’un groupe de familles qui se rattachent à une souche commune,γένος, c’est un terme moins étendu quepopulus; d’où vient qu’on voit tantôt lepopulusformer en qualité de peuple civilisé une branche,natio, de la race ougentisnaturelle.Liv.IV, 49.“Bolanis suægentispopulo.”“Les Èques refusèrent leur appui aux Bolans”, quoique peuple de leur race : tantôt lagensformer en qualité de société politique une partie dupopuli.Just.VII, 1.“Adunatisgentibusvariorumpopulorum.”“Par la fusion des grandes familles de plusieurs peuples.”3.Civitas, la cité,πόλις, envisagée dans ses rapports intérieurs, la réunion des habitants qui jouissent de la plénitude des droits de cité et qui sont les vrais maîtres du pays ;populus, le peuple,δῆμος, dans une acception plus générale, au point de vue des relations sociales tant au dedans qu’au dehors ; il comprend tous ceux qui appartiennent à l’État. Un peuple peut se décider à la guerre en qualité decivitas, mais il ne peut la faire que commepopulus. Lacivitasest de toute nécessité sédentaire, lepopuluspeut être une population nomade.Gens,genus, v.Stirps.Gestire, v.VelleetGaudere.Gilvus, v.Luteus.Gerere, v.FerreetAgere.Gignere, v.Creare.Glaber, v.Lævis.Glacies, v.Frigere.Gladius. Ensis. Pugio. Sica.1.Gladius, terme ordinaire ;ensis, terme noble et poétique pour désigner l’épée.2.Pugio, le poignard comme arme licite et apparente du soldat outre l’épée ;sica, comme arme déshonnête et cachée du bandit, venant en aide au poison.Globus. Sphæra.Globus, terme populaire pour toute espèce de corps sphérique ;sphæra, terme scientifique emprunté au grec pour la sphère mathématique.Globus, v.Caterva.Gloria. Claritas.Gloria, la gloire qui fait parler des gens,ϰλέος;claritas, la gloire éclatante qui attire les regards,δόξα.Gloriatio, v.Jactatio.Gnavitas, v.Opera.Gradatim, v.Paulatim.Glutus, v.Faux.Gracilis, v.Exilis.Gradiri, v.Ire.Gradus. Gressus. Passus.1.Gressus, le pas rapporté à la personne qui marche ;gradus, le pas même. Legressusa lieu par le fait et l’action de la personne, legradusest une distance à franchir.2.Gressusne se dit que de la marche ;passusse dit en outre de la station, pourvu que les pieds soient écartés comme pour marcher.Gressusdésigne toute espèce d’allure trop courte ou trop longue, trop lente ou trop rapide pour mériter de s’appeler un pas ;passusne désignequ’un pas régulier et réglé qui pourrait servir au besoin de mesure de longueur.Virg.En. I,414410.“Tenderegressusad mœnia.”“Diriger sa marche vers les murs.”Comparez avecII, 723.“Julus... sequitur patrem nonpassibusæquis”,“Jule suit son père d’un pas inégal.”Græci. Graii. Græculi. Græcanicus.1.Græci, nom ethnographique et historique des Grecs, sans idée accessoire ;Graii, terme d’éloge pour désigner le peuple classique et héroïque de l’antiquité ;Græculi, terme de blâme pour le peuple dégénéré sans foi ni loi du temps des écrivains romains.2.Græcum, ce qui est authentiquement grec, ce qui existe en Grèce ou qui en vient ;græcanicum, ce qui n’est grec que par imitation et plagiat.Grandævus, v.Vetus.Grandis, v.Magnus.Gratia, v.Studium.Gratias agere, Habere, Referre. Grates. Gratari. Gratulari.1.Gratiamougratias habere, savoir gré du fond du cœur,χάριν εἰδέναι;gratias agere, remercier en paroles,εὐχαριστεῖν; enfin,gratiam referre, prouver sa reconnaissance par des actes,χάριν φέρειν,ἀντιχαρίζεσθαι.Cic.Магс. 11, 33.“Maximas tibi omnesgratias agimus, majores etiamhabemus.”“Nous t’offrons tous les plus vives actions de grâces, et notre reconnaissance va encore au delà.”Off. II, 20.“Inops etiamsireferregratiam non potest,haberetamen potest.”“L’indigence, impuissante à payer de retour, peut néanmoins être reconnaissante.”2.Gratias agereest la formule du langage ordinaire ;grates agere, celle du style noble et choisi.Cic.Somn.“Gratestibi ago, summe sol, vobisque, reliqui cœlites.”“Souverain soleil, dieux du ciel, ma voix vous rend grâces.”3. De mêmegratularidésigne des remercîments faitspar occasion, sans accompagnement de sacrifice et des félicitations familières ;gratari, des prières de remercîment ou des félicitations solennelles.Liv.VII, 3.“Jovis templumgratantesovantesque adire.”“Porter en triomphe au temple de Jupiter des remercîments solennels.”Comparez avecTer.Heaut. V, 1, 6.“Desine deosgratulandoobtundere.”“Cesse d’assourdir les dieux de tes remercîments.”Gratus. Jucundus. Acceptus. Gratiosus.1.Gratum, ce qui nous agrée, parce que nous y attachons du prix, ce qui nous paraît précieux, intéressant, ce qui vaut des remercîments ;jucundum, ce qui nous agrée, parce que nous y prenons du plaisir.Gratuspeut se dire d’une nouvelle fâcheuse qui nous met à même de prendre nos mesures en temps utile ; la nouvelle n’en sera pas moinsinjucunda.Cic.Att. III, 24.“Ista veritas etiamsijucundanon est, mihi tamengrataest.”“Quoique cette vérité ne me fasse point plaisir, elle ne laisse pas de m’être précieuse.”Famm.V, 18.“Cujus officiajucundiorascilicet sæpe mihi fuerunt, nunquamgratiora.”“Ses bons offices m’ont souvent paru plus agréables, ils ne m’ont jamais été plus chers.”2.Gratuss’entend d’un sentiment ; il s’agit de ce qu’on souhaite ;acceptus, de l’expression de ce sentiment, lorsqu’on avoue que les choses viennent à propos.3. Legratus alicuine rencontre point de défaveur, on l’aime ; legratiosus apud aliquemest l’objet d’une faveur marquée et d’un attachement passionné, c’est le favori.Gravitas, v.MolesetSeveritas.Gremium. Sinus.Gremium, le giron, entre la ceinture et les genoux d’une personne assise, et au figuré le symbole de la sollicitude maternelle ;sinus, le sein, et au figuréle symbole de l’obscurité qui abrite et protége.Cic.Pis. 37.“Ætolia procul a barbaris disjuncta gentibus insinu pacisposita medio fere Græciægremiocontinetur.”“Séparée des races barbares par son éloignement, située au sein de la paix, l’Étolie ne s’étend pas hors du giron de la Grèce.”Gressus, v.Gradus.Grumus, v.Collis.Grex, v.CatervaetPecus.Gula, v.Faux.Gurgulio, v.Faux.Gurges, v.Vorago.Gustus,gustare, v.Sapor.Gutta. Stilla. Stiria.Gutta, goutte naturelle ;stilla, goutte mesurée artificiellement. C’est d’ailleurs l’idée de petitesse qui domine dansgutta, d’oùguttatim, goutte à goutte ; dansstilla, c’est l’idée d’humidité, d’oùstillatim, en dégouttant.Stilla, goutte liquide ;stiria, goutte gelée.Guttur, v.Faux.Gyrus, v.Orbis.HHabena, v.Frenum.Habitare, v.Incolere.Hactenus, v.Adhuc.Habere, v.Tenere.Habitus, v.Vestis.Hædus, v.Caper.Hærere. Pendere.Hærere, rester empêché sans qu’on puisse se détacher ou avancer ;pendere, être suspendu et ne pouvoir tomber à terre.Cic.Acadd. II, 39.“Ut videamus terra penitusne defixa sit et radicibus suishæreat, anmediapendeat.”“Pour voir si la terre est fixée par sa base et retenue par ses racines ou suspendue dans l’espace.”Hæsitare, v.Cunctari.Hamus, v.Uncus.Hariolari. Vaticinari.Hariolari, prédire, avec une idée accessoire de charlatanisme,χρησμολογεῖν;vaticinari, avec une idée accessoire d’inspiration, prophétiser,μαντεύεσθαι. Dans ce passage de Cicéron,Divin. I, 2.“Hariolorumetvatumfuribundæ prædictiones”;harioli, ce sont ceux qui passent d’avance aux yeux du public pour des charlatans de profession ;vates, ceux que Cicéron, du haut de sa philosophie, regarde comme autant d’autres charlatans.Hasta, v.Missile.Helluo, v.Prodigus.Heros, v.Numen.Hircus, v.Caper.Hirsutus,hirtus,hispidus, v.Horridus.Historiæ, v.Annales.Hœdus, v.Caper.Haud scio an, v.Casu.Helvus, v.Luteus.Hilaris, v.Gaudere.Histrio, v.Actor.Homicida. Interfector. Peremptor. Interemptor. Percussor. Sicarius. Carnifex.1.Homicida, meurtrier, en général, coupable du crime de meurtre,ἀνδροφόνος;interfector,peremptoretinteremptor, celui qui porte le coup mortel à une personne donnée, que cette action soit un crime ou non,φονεύς;percussoretsicarius, instruments d’autrui et simples exécuteurs d’une volonté étrangère : lepercussorexécute une condamnation officielle ; le sicaire ousicariusloue et prête son bras pour un assassinat.Cic.Rosc. Am. 33, 93.“Erat tum multitudosicariorum... et homines impune occidebantur... Si eos putas... quos qui leviore nomine appellant,percussoresvocant, quæro in cujus fide sint et tutela.”“Il y avait alors de nombreux sicaires et on tuait avec impunité. Si vous entendez parler des assassins que les gens qui leur veulent donner le nom le plus légerappellent exécuteurs, cherchez quel est leur protecteur et leur appui.”2. Lepercussorest aux ordres de la puissance politique ; il frappe des citoyens, des proscrits ; lecarnifex, aux ordres de la justice ; il sévit contre des coupables.Homo. Mas. Vir. Homunculus. Homuncio. Homullus.1.Homo, l’être humain, homme ou femme, par opposition àdeusetbellua,ἄνθρωπος;masetvir, l’homme seul :mas, au sens physique, par opposition àfemina, commeἄρσην;vir, au sens moral, par opposition àmulier, commeἀνήρ.Sen.Polyb. 36.“Non sentire mala sua non esthominis, at non ferre non estviri.”“Il faut n’avoir rien d’humain pour ne pas sentir ses maux, rien de viril pour ne pas les supporter.”2.Homunculussert à marquer la faiblesse et l’impuissance de l’homme comme étant le lot de l’espèce entière, du genre humain, par opposition à la toute-puissance de la Divinité, à la grandeur de la nature et de l’univers ;homuncioethomullusdésignent l’homme faible et sans conséquence en sa qualité d’individu, par opposition à d’autres hommes :homuncio, avec un sentiment de compassion ;homullus, avec un sentiment de mépris.Honestus, v.VirtusetBonus.Honorare. Honestare.Honorare, honorer quelqu’un par une distinction qu’on lui accorde en passant, lui faire honneur ;honestare, couvrir quelqu’un d’honneur en attachant à sa personne un éclat durable.Hornus. Hornotinus.Hornus, terme poétique ;hornotinus, forme prosaïque du même mot pour désigner ce qui a lieu pendant l’année.Horridus. Hirtus. Hirsutus. Hispidus. Asper.Horridus, terme général pour tout ce qui est grossier et rudepar défaut de culture ;hirtusethirsutusont un rapport particulier à la rudesse du poil ou autre couverture, par opposition à moelleux ;hispidusetasperse rapportent à de fortes inégalités de surface, par opposition à lisse :hispidusmarque que ces aspérités nuisent à la beauté ; c’est une question de coup d’œil ;asper, qu’elles blessent ; c’est une question de toucher.Vell.P. II, 4, caractérise d’abord par l’emploi d’hirtus, l’extérieur négligé de Marius, puis la rudesse de sa nature par l’emploi d’horridus.Horror, v.Vereri.Hortari. Monere.L’exhortation,hortatio, s’adresse directement à la volonté pour l’obliger à prendre un parti, tandis que l’avertissement,monitio, s’adresse à la conscience et au jugement. L’hortatioa pour but l’action même ; lamonitio, une représentation qui sert de voie pour conduire à l’action.Sall.Jug. 60.“Monerealii, aliihortari.”“Ils avertissaient, exhortaient.”Cat. 60[1].“Sed ego vos quo paucamonerem, convocavi.”“Je vous ai réunis pour vous donner quelques avertissements.”Sen.Ep. 13.“Nimium diu tecohortorquum tibi admonitione magis quamexhortationeopus sit.”“Je perds mon temps à vous exhorter ; vous avez plus besoin d’avis que de conseils.”Cic.Fam. X, 40.“Si aut aliter sentirem, certe admonitio tua me reprimere, aut si dubitarem, hortatio impellere posset.”“Si j’étais d’un autre sentiment, un avis de vous m’arrêterait ; si j’hésitais, un conseil de vous m’entraînerait.”1Chap. LVIII, dans la collection Lemaire et la collection Panckoucke.Hospes. Adventor.Hospes, celui qui va loger chez un ami ;adventor, chez un aubergiste.Sen.Benef. I, 14.“Nemo se stabularii autcauponis hospitemjudicat.”“Personne nese croit en relation d’hospitalité avec un logeur ou un aubergiste.”Hospes, v.Exterus.Hospitium, v.Deversorium.Hosticus,hostis, v.Adversarius.Hucusque, v.Adhuc.Humanitas. Comitas. Facilitas. Civilitas.Humanitas, vertu qui tient à l’éducation, qui part de l’intelligence pour ennoblir l’homme entier, esprit et cœur, qui change son être en douceur et en philanthropie, par opposition àferitas;comitas, vertu morale, comme l’affabilité, qui traite le premier venu en homme sans s’arrêter au rang ;facilitas, vertu de société, comme l’obligeance indulgente et prévenante, qui rend aisé et agréable le commerce de la vie ;civilitas, vertu politique, comme l’humeur républicaine d’un prince qui ne fait point sentir la différence relative du maître au peuple et qui traite ses sujets en concitoyens.Nep.Milt. 8.“In Miltiade erat quum summahumanitas, tum miracomitas, ut nemo tam humilis esset cui non ad eum aditus pateret.”“Miltiade joignait à une humanité exquise une affabilité étonnante ; les plus humbles avaient un libre accès auprès de lui.”Humanitus. Humane. Humaniter.Humanitusfait allusion aux rapports extérieurs de l’homme avec les dieux ou la nature, et particulièrement à sa faiblesse et à sa fragilité, commeἀνθρωπείωςetἀνθρωπίνως;humaneethumaniters’entendent de l’homme pris en lui-même, des facultés et de la vocation qui en font un être perfectible, et alorshumane facereest l’expression du développement moral, de la noblesse dans les sentiments, commeφιλανθρώπως;humaniter facere, celle du progrès dans l’usage du monde, de la politesse, de l’aménité, commeἐπιειϰῶς.Cic.Phil. I, 4.“Si quid mihihumanitusaccidisset.”“S’ilm’arrivait un de ces accidents auxquels la pauvre humanité est sujette.”Comparez avecTusc. II, 27, 65.“Græci morbos tolerantes ethumaneferunt.”“Contre des maladies à supporter les Grecs sont forts, ils sont hommes”, etQu. Fr. II, 1.“FecithumaniterLicinius, quod ad me misso senatu vesperi venit.”“C’est un aimable homme que Licinius ; il est venu chez moi le soir après la clôture du sénat.”Humare, v.Sepelire.Humidus, v.Udus.Humerus, v.Armus.Humus, v.Tellus.I-JJacere, v.Cubare.
Frenum. Habena. Oreæ.1.Frenum, le frein à l’aide duquel le cavalier maîtrise le cheval sauvage,χαλινός;habena, la bride avec laquelle il dirige le cheval docile,ἠνίον.Hor.Ep. I, 15, 13.“Læva stomachosushabenadicet eques ; sed equifrenatoest auris in ore”, c’est-à-dire il n’obéit pas à la bride et il faut qu’il sente le frein.Cic.Orat. I, 53.“Senatum servire populo, cui populus ipse moderandi et regendi sui quasi quasdamhabenastradidisset.”“Le sénat devenir l’esclave du peuple, quand le peuple même lui avait donné tout pouvoir de le conduire et de le gouverner et mis pour ainsi dire les rênes en main !”Comparez avecTac.Dial. 38.“Pompeius adstrinxit imposuitque quasifrenoseloquentiæ.”“Pompée rétrécit la carrière et mit pour ainsi dire un frein à l’éloquence.”2.Oreæ,aureæ, qui n’est plus usité que dans le composéauriga, était peut-être le terme générique defrenumet d’habenaà peu près comme harnais.
1.Frenum, le frein à l’aide duquel le cavalier maîtrise le cheval sauvage,χαλινός;habena, la bride avec laquelle il dirige le cheval docile,ἠνίον.Hor.Ep. I, 15, 13.“Læva stomachosushabenadicet eques ; sed equifrenatoest auris in ore”, c’est-à-dire il n’obéit pas à la bride et il faut qu’il sente le frein.Cic.Orat. I, 53.“Senatum servire populo, cui populus ipse moderandi et regendi sui quasi quasdamhabenastradidisset.”“Le sénat devenir l’esclave du peuple, quand le peuple même lui avait donné tout pouvoir de le conduire et de le gouverner et mis pour ainsi dire les rênes en main !”Comparez avecTac.Dial. 38.“Pompeius adstrinxit imposuitque quasifrenoseloquentiæ.”“Pompée rétrécit la carrière et mit pour ainsi dire un frein à l’éloquence.”
2.Oreæ,aureæ, qui n’est plus usité que dans le composéauriga, était peut-être le terme générique defrenumet d’habenaà peu près comme harnais.
Frigere. Algere. Algidus. Alsus. Gelidus. Frigus. Gelu. Glacies.1.Frigere, être froid par opposition àcalere;algere, avoir froid par opposition àæstuare.2.Algidusse dit du froid qui fait une impression désagréable ;alsus, de la fraîcheur qui apporte du soulagement.3.Frigidusse dit d’un degré de froid modéré par opposition àcalidus;gelidus, du degré de froid qui amène la congélation par opposition àfervidus.4.Frigus, le froid en lui-même, celui qui arrive et s’en va ;frigedo, l’état d’un homme saisi par le froid, état qui commence et qui cesse ; c’est une forme archaïque tombée en désuétude par l’emploi général defrigus.5.Gelu,gelus,gelummarquent, commeϰρύος, le froid capable de produire la glace ;gelicidium, une manifestation isolée de ce froid, une nuit où il gèle, commeϰρυμός; etglacies, commeϰρύσταλλος, l’effet de ce froid, la glace.
1.Frigere, être froid par opposition àcalere;algere, avoir froid par opposition àæstuare.
2.Algidusse dit du froid qui fait une impression désagréable ;alsus, de la fraîcheur qui apporte du soulagement.
3.Frigidusse dit d’un degré de froid modéré par opposition àcalidus;gelidus, du degré de froid qui amène la congélation par opposition àfervidus.
4.Frigus, le froid en lui-même, celui qui arrive et s’en va ;frigedo, l’état d’un homme saisi par le froid, état qui commence et qui cesse ; c’est une forme archaïque tombée en désuétude par l’emploi général defrigus.
5.Gelu,gelus,gelummarquent, commeϰρύος, le froid capable de produire la glace ;gelicidium, une manifestation isolée de ce froid, une nuit où il gèle, commeϰρυμός; etglacies, commeϰρύσταλλος, l’effet de ce froid, la glace.
Frustra. Nequidquam. Incassum. Irritus.1.Frustra, en vain, par rapport au sujet qui se voit trompé dans son attente et ses calculs ;nequidquam, inutilement, pour rien, pour moins que rien, par rapport à la chose qui ne s’est point faite.2. Même différence entrefrustraemployé adjectivement qui se rapporte à la personne, et le véritable adjectifirritus, qui se rapporte à la chose.3.Frustraetnequidquammarquent simplement le manque de succès, commeμάτην, sans allusion à une faute ;incassumrenferme l’idée accessoire d’un défaut de réflexion, de cette réflexion qui aurait pu calculer et prévoir l’échec, comme dans bâtir en l’air, bâtir des châteaux en Espagne,εἰς ϰενόν.
1.Frustra, en vain, par rapport au sujet qui se voit trompé dans son attente et ses calculs ;nequidquam, inutilement, pour rien, pour moins que rien, par rapport à la chose qui ne s’est point faite.
2. Même différence entrefrustraemployé adjectivement qui se rapporte à la personne, et le véritable adjectifirritus, qui se rapporte à la chose.
3.Frustraetnequidquammarquent simplement le manque de succès, commeμάτην, sans allusion à une faute ;incassumrenferme l’idée accessoire d’un défaut de réflexion, de cette réflexion qui aurait pu calculer et prévoir l’échec, comme dans bâtir en l’air, bâtir des châteaux en Espagne,εἰς ϰενόν.
Fulciri. Niti.Fulciri,fultus, se soutenir, soutenu pour se garantir d’une chute, en s’appuyant par exemple contre un pilier ;niti,nisus, pour s’élancer en l’air ou avancer en prenant un point d’appui sur une base.
Fulciri,fultus, se soutenir, soutenu pour se garantir d’une chute, en s’appuyant par exemple contre un pilier ;niti,nisus, pour s’élancer en l’air ou avancer en prenant un point d’appui sur une base.
Fulgur. Fulguratio. Fulmen.Fulgur,fulgetrumetfulguratiodésignent, commeἀστραπή, les apparitions de l’éclair à l’horizon :fulgurprésente le phénomène comme momentané et isolé ;fulguratio, comme durable et répété.Fulmen, c’est, commeϰεραυνός, l’effet de l’éclair qui tombe à terre, la foudre.Liv.XL, 59.“Fulguribuspræstringentibus aciem oculorum, sedfulminaetiam sic undique micabant ut peti viderentur corpora.”“Au milieu des éclairs qui éblouissaient les yeux, la foudre même étincelait de toute part au point de faire craindre pour les hommes.”Plin.H. N. II, 43.“Si in nube erumpat ardens,fulmina; si longiore tractu nitatur,fulgetra; his findi nubem, illis perrumpi.”“Quand le feu du ciel éclate dans un nuage, c’est la foudre ; quand l’effet se produit en longueur, c’est l’éclair : l’éclair sillonne la nue que la foudre déchire.”
Fulgur,fulgetrumetfulguratiodésignent, commeἀστραπή, les apparitions de l’éclair à l’horizon :fulgurprésente le phénomène comme momentané et isolé ;fulguratio, comme durable et répété.Fulmen, c’est, commeϰεραυνός, l’effet de l’éclair qui tombe à terre, la foudre.Liv.XL, 59.“Fulguribuspræstringentibus aciem oculorum, sedfulminaetiam sic undique micabant ut peti viderentur corpora.”“Au milieu des éclairs qui éblouissaient les yeux, la foudre même étincelait de toute part au point de faire craindre pour les hommes.”Plin.H. N. II, 43.“Si in nube erumpat ardens,fulmina; si longiore tractu nitatur,fulgetra; his findi nubem, illis perrumpi.”“Quand le feu du ciel éclate dans un nuage, c’est la foudre ; quand l’effet se produit en longueur, c’est l’éclair : l’éclair sillonne la nue que la foudre déchire.”
Funus. Exsequiæ. Pompa.Funus, le transport du cadavre commeἐϰφορά;exsequiæetpompa, le cortége solennel qui accompagne le corps :exsequiæ, le cortége vivant composé de parents et d’amis ;pompa, la pompe inanimée composée des statues des ancêtres et autres ornements.Cic.Quint. 15.“Funus quo amici conveniunt adexsequiascohonestandas.”“Le convoi où les amis se pressent pour embellir le cortége.”Nep.Att. 22.“Elatus est in lecticula, sine ullafunerispompa,comitantibusomnibus bonis, maxima vulgi frequentia.”“On l’emporta dans une petite litière ; nulle pompe au convoi, mais un cortége de tous les gens de bien et un très-grand concours de peuple.”
Funus, le transport du cadavre commeἐϰφορά;exsequiæetpompa, le cortége solennel qui accompagne le corps :exsequiæ, le cortége vivant composé de parents et d’amis ;pompa, la pompe inanimée composée des statues des ancêtres et autres ornements.Cic.Quint. 15.“Funus quo amici conveniunt adexsequiascohonestandas.”“Le convoi où les amis se pressent pour embellir le cortége.”Nep.Att. 22.“Elatus est in lecticula, sine ullafunerispompa,comitantibusomnibus bonis, maxima vulgi frequentia.”“On l’emporta dans une petite litière ; nulle pompe au convoi, mais un cortége de tous les gens de bien et un très-grand concours de peuple.”
Fustis. Ferula. Sudes. Trudis. Rudis. Scipio. Baculus.1.Fustisetferula, bâton qui sert à frapper ;sudes,trudisetrudis, à porter un coup de pointe ;scipioetbaculus, à marcher.2.Fustis, gourdin, bâton noueux assez gros pour donner la mort ;ferula, baguette ou verge pour corriger la jeunesse des écoles ;sudesettrudis, armes de guerre ;rudis, bâton servant de fleuret dans les salles d’armes ;scipio, bâton d’apparat et de dignité, symbole du pouvoir ou d’un âge vénérable ;baculus,bacillum, bâton utile et commode sur lequel on s’appuie, mais qui sert d’arme au besoin.
1.Fustisetferula, bâton qui sert à frapper ;sudes,trudisetrudis, à porter un coup de pointe ;scipioetbaculus, à marcher.
2.Fustis, gourdin, bâton noueux assez gros pour donner la mort ;ferula, baguette ou verge pour corriger la jeunesse des écoles ;sudesettrudis, armes de guerre ;rudis, bâton servant de fleuret dans les salles d’armes ;scipio, bâton d’apparat et de dignité, symbole du pouvoir ou d’un âge vénérable ;baculus,bacillum, bâton utile et commode sur lequel on s’appuie, mais qui sert d’arme au besoin.
Garrire. Fabulari. Blatire. Blaterare. Loquax. Verbosus.1.Garrirese dit du bavardage par allusion à la démangeaison de parler ;fabularipar allusion à la nullité,blatireet l’augmentatifblaterareà la folie de ce qu’on dit.2. Legarrulusassomme par la nature, leloquaxpar lenombre de ses propos. En effet,garrulitasexprime le bavardage enfantin ou frivole né du plaisir de parler ou de s’entendre parler, sans égard à la valeur et au sens des paroles, ayant sa source dans un excès de vivacité juvénile ou même dans l’abus d’un talent distingué,λαλία;loquacitasest le flux de paroles propre aux vieilles gens qui se croient sages, venant d’une incapacité d’être bref, qui a pour cause l’affaiblissement de l’âge,ἀδολεσχία. Legarruluslasse et agace aisément par envie de plaire et de distraire ; leloquaxennuie souvent par envie d’instruire et d’être clair.3.Garrulusetloquaxse disent des personnes, des orateurs ;verbosus, des choses, des discours, des écrits.
1.Garrirese dit du bavardage par allusion à la démangeaison de parler ;fabularipar allusion à la nullité,blatireet l’augmentatifblaterareà la folie de ce qu’on dit.
2. Legarrulusassomme par la nature, leloquaxpar lenombre de ses propos. En effet,garrulitasexprime le bavardage enfantin ou frivole né du plaisir de parler ou de s’entendre parler, sans égard à la valeur et au sens des paroles, ayant sa source dans un excès de vivacité juvénile ou même dans l’abus d’un talent distingué,λαλία;loquacitasest le flux de paroles propre aux vieilles gens qui se croient sages, venant d’une incapacité d’être bref, qui a pour cause l’affaiblissement de l’âge,ἀδολεσχία. Legarruluslasse et agace aisément par envie de plaire et de distraire ; leloquaxennuie souvent par envie d’instruire et d’être clair.
3.Garrulusetloquaxse disent des personnes, des orateurs ;verbosus, des choses, des discours, des écrits.
Gaudere. Lætari. Hilaris. Alacer. Gestire. Exsultare.1.Gaudereprésente la joie comme un état de l’âme, par opposition àdolor,ἥδεσθαι;lætariethilarem esse, comme une manifestation de cet état.Tac.H. II, 29.“Ut Valens processit,gaudium, miseratio, favor ; versi inlætitiam... laudantes gratantesque.”“L’apparition de Valens dispose les soldats à la joie, à l’attendrissement, à l’amour ; leur joie se montre, ils le louent, le félicitent.”2. Lelætusmanifeste sa joie par une sérénité qui révèle un parfait contentement des circonstances présentes, par opposition àmœstus; l’hilaris, par une surexcitation et une gaieté qui porte à la plaisanterie et au rire, par opposition àtristis; l’alacerenfin par une vivacité qui dénote un excès de courage et d’ardeur, par opposition àterritus. Legaudens,lætus,hilarisa de la joie à propos d’un bonheur, l’alacera en outre du plaisir à ce qu’il fait.Cic.Divin. I, 33, 73.“Equumalacremlætusadspexit.”“Il regarda avec une joie visible ce généreux coursier.”Lalætitias’annonce de préférence par un front déridé et par une bouche qui sourit ; l’hilaritaspar le mouvement des yeuxqui brillent et rayonnent de joie ; l’alacritas, par des regards animés, pleins de feu et de courage.Sen.Ep. 116.“Quantamserenitatemlætitiadat !”“Quel air de sérénité donne l’expression de la joie !”Tac.Agr. 39.“Fronte latus, pectore anxius.”“Le front riant, le cœur troublé.”Cic.Pis. 5.“Tehilarioribusoculis quam solitus es intuente.”“Tu avais dans les yeux et les regards plus de gaieté que de coutume.”3.Gaudereetlætarimarquent une joie modérée ;exsultare,gestireet peut-être encore le verbe archaïquevitulari, une joie passionnée, excessive, comme jubiler ou triompher : legestienstrahit la sienne par une surexcitation involontaire de tout son être, par des yeux étincelants, par l’impossibilité de se tenir tranquille ; l’exsultans, en s’abandonnant de plein gré et sans réserve à la joie, et sinon par des sauts et des bonds, au moins par des explosions de joie que rien n’arrête et qui frisent l’extravagance.4.Jucundusmarque commejuvatme un mouvement de joie,lætusun état plus durable ; aussilætussert-il àPline, Ep. V, 12, à exprimer l’idée avec plus de force.“Quam mihi a quocumque excolijucundum, a te verolætissimumest.”“Venant de quelqu’un d’autre, les embellissements de notre ville natale me procurent une émotion de plaisir, venant de toi un plaisir infini.”
1.Gaudereprésente la joie comme un état de l’âme, par opposition àdolor,ἥδεσθαι;lætariethilarem esse, comme une manifestation de cet état.Tac.H. II, 29.“Ut Valens processit,gaudium, miseratio, favor ; versi inlætitiam... laudantes gratantesque.”“L’apparition de Valens dispose les soldats à la joie, à l’attendrissement, à l’amour ; leur joie se montre, ils le louent, le félicitent.”
2. Lelætusmanifeste sa joie par une sérénité qui révèle un parfait contentement des circonstances présentes, par opposition àmœstus; l’hilaris, par une surexcitation et une gaieté qui porte à la plaisanterie et au rire, par opposition àtristis; l’alacerenfin par une vivacité qui dénote un excès de courage et d’ardeur, par opposition àterritus. Legaudens,lætus,hilarisa de la joie à propos d’un bonheur, l’alacera en outre du plaisir à ce qu’il fait.Cic.Divin. I, 33, 73.“Equumalacremlætusadspexit.”“Il regarda avec une joie visible ce généreux coursier.”Lalætitias’annonce de préférence par un front déridé et par une bouche qui sourit ; l’hilaritaspar le mouvement des yeuxqui brillent et rayonnent de joie ; l’alacritas, par des regards animés, pleins de feu et de courage.Sen.Ep. 116.“Quantamserenitatemlætitiadat !”“Quel air de sérénité donne l’expression de la joie !”Tac.Agr. 39.“Fronte latus, pectore anxius.”“Le front riant, le cœur troublé.”Cic.Pis. 5.“Tehilarioribusoculis quam solitus es intuente.”“Tu avais dans les yeux et les regards plus de gaieté que de coutume.”
3.Gaudereetlætarimarquent une joie modérée ;exsultare,gestireet peut-être encore le verbe archaïquevitulari, une joie passionnée, excessive, comme jubiler ou triompher : legestienstrahit la sienne par une surexcitation involontaire de tout son être, par des yeux étincelants, par l’impossibilité de se tenir tranquille ; l’exsultans, en s’abandonnant de plein gré et sans réserve à la joie, et sinon par des sauts et des bonds, au moins par des explosions de joie que rien n’arrête et qui frisent l’extravagance.
4.Jucundusmarque commejuvatme un mouvement de joie,lætusun état plus durable ; aussilætussert-il àPline, Ep. V, 12, à exprimer l’idée avec plus de force.“Quam mihi a quocumque excolijucundum, a te verolætissimumest.”“Venant de quelqu’un d’autre, les embellissements de notre ville natale me procurent une émotion de plaisir, venant de toi un plaisir infini.”
Gens. Natio. Populus. Civitas.1.Gensetnatio, peuple au sens physique et ethnographique, comme une sociétéfondée sur une origine et une parenté commune qui peut exister en dehors de tout progrès dans la civilisation ;populusetcivitas, peuple au sens politique, comme société perfectionnée, civilisée et dotée d’une constitution.Sall.Cat. 10, 1.“Nationesferæ etpopuliingentes subacti.”“Des tribus sauvages et de grands peuples soumis par la force.”2.Gens, race entière qui peut contenir plusieurs peuples ou peuplades,φύλον;natio, tribu, peuplade, peuple issu et détaché de cette race,ἔθνος.Vell. Pat.II, 98.“Omnibus ejusgentisnationibusin arma accensis.”“Ayant allumé le feu de la guerre chez toutes les tribus de cette race.”Mais de même quegensdans ce sens physique d’un ensemble de peuplades est un terme plus étendu quenatio, de même dans son sens politique et accessoire d’un groupe de familles qui se rattachent à une souche commune,γένος, c’est un terme moins étendu quepopulus; d’où vient qu’on voit tantôt lepopulusformer en qualité de peuple civilisé une branche,natio, de la race ougentisnaturelle.Liv.IV, 49.“Bolanis suægentispopulo.”“Les Èques refusèrent leur appui aux Bolans”, quoique peuple de leur race : tantôt lagensformer en qualité de société politique une partie dupopuli.Just.VII, 1.“Adunatisgentibusvariorumpopulorum.”“Par la fusion des grandes familles de plusieurs peuples.”3.Civitas, la cité,πόλις, envisagée dans ses rapports intérieurs, la réunion des habitants qui jouissent de la plénitude des droits de cité et qui sont les vrais maîtres du pays ;populus, le peuple,δῆμος, dans une acception plus générale, au point de vue des relations sociales tant au dedans qu’au dehors ; il comprend tous ceux qui appartiennent à l’État. Un peuple peut se décider à la guerre en qualité decivitas, mais il ne peut la faire que commepopulus. Lacivitasest de toute nécessité sédentaire, lepopuluspeut être une population nomade.
1.Gensetnatio, peuple au sens physique et ethnographique, comme une sociétéfondée sur une origine et une parenté commune qui peut exister en dehors de tout progrès dans la civilisation ;populusetcivitas, peuple au sens politique, comme société perfectionnée, civilisée et dotée d’une constitution.Sall.Cat. 10, 1.“Nationesferæ etpopuliingentes subacti.”“Des tribus sauvages et de grands peuples soumis par la force.”
2.Gens, race entière qui peut contenir plusieurs peuples ou peuplades,φύλον;natio, tribu, peuplade, peuple issu et détaché de cette race,ἔθνος.Vell. Pat.II, 98.“Omnibus ejusgentisnationibusin arma accensis.”“Ayant allumé le feu de la guerre chez toutes les tribus de cette race.”Mais de même quegensdans ce sens physique d’un ensemble de peuplades est un terme plus étendu quenatio, de même dans son sens politique et accessoire d’un groupe de familles qui se rattachent à une souche commune,γένος, c’est un terme moins étendu quepopulus; d’où vient qu’on voit tantôt lepopulusformer en qualité de peuple civilisé une branche,natio, de la race ougentisnaturelle.Liv.IV, 49.“Bolanis suægentispopulo.”“Les Èques refusèrent leur appui aux Bolans”, quoique peuple de leur race : tantôt lagensformer en qualité de société politique une partie dupopuli.Just.VII, 1.“Adunatisgentibusvariorumpopulorum.”“Par la fusion des grandes familles de plusieurs peuples.”
3.Civitas, la cité,πόλις, envisagée dans ses rapports intérieurs, la réunion des habitants qui jouissent de la plénitude des droits de cité et qui sont les vrais maîtres du pays ;populus, le peuple,δῆμος, dans une acception plus générale, au point de vue des relations sociales tant au dedans qu’au dehors ; il comprend tous ceux qui appartiennent à l’État. Un peuple peut se décider à la guerre en qualité decivitas, mais il ne peut la faire que commepopulus. Lacivitasest de toute nécessité sédentaire, lepopuluspeut être une population nomade.
Gladius. Ensis. Pugio. Sica.1.Gladius, terme ordinaire ;ensis, terme noble et poétique pour désigner l’épée.2.Pugio, le poignard comme arme licite et apparente du soldat outre l’épée ;sica, comme arme déshonnête et cachée du bandit, venant en aide au poison.
1.Gladius, terme ordinaire ;ensis, terme noble et poétique pour désigner l’épée.
2.Pugio, le poignard comme arme licite et apparente du soldat outre l’épée ;sica, comme arme déshonnête et cachée du bandit, venant en aide au poison.
Globus. Sphæra.Globus, terme populaire pour toute espèce de corps sphérique ;sphæra, terme scientifique emprunté au grec pour la sphère mathématique.
Globus, terme populaire pour toute espèce de corps sphérique ;sphæra, terme scientifique emprunté au grec pour la sphère mathématique.
Gloria. Claritas.Gloria, la gloire qui fait parler des gens,ϰλέος;claritas, la gloire éclatante qui attire les regards,δόξα.
Gloria, la gloire qui fait parler des gens,ϰλέος;claritas, la gloire éclatante qui attire les regards,δόξα.
Gradus. Gressus. Passus.1.Gressus, le pas rapporté à la personne qui marche ;gradus, le pas même. Legressusa lieu par le fait et l’action de la personne, legradusest une distance à franchir.2.Gressusne se dit que de la marche ;passusse dit en outre de la station, pourvu que les pieds soient écartés comme pour marcher.Gressusdésigne toute espèce d’allure trop courte ou trop longue, trop lente ou trop rapide pour mériter de s’appeler un pas ;passusne désignequ’un pas régulier et réglé qui pourrait servir au besoin de mesure de longueur.Virg.En. I,414410.“Tenderegressusad mœnia.”“Diriger sa marche vers les murs.”Comparez avecII, 723.“Julus... sequitur patrem nonpassibusæquis”,“Jule suit son père d’un pas inégal.”
1.Gressus, le pas rapporté à la personne qui marche ;gradus, le pas même. Legressusa lieu par le fait et l’action de la personne, legradusest une distance à franchir.
2.Gressusne se dit que de la marche ;passusse dit en outre de la station, pourvu que les pieds soient écartés comme pour marcher.Gressusdésigne toute espèce d’allure trop courte ou trop longue, trop lente ou trop rapide pour mériter de s’appeler un pas ;passusne désignequ’un pas régulier et réglé qui pourrait servir au besoin de mesure de longueur.Virg.En. I,414410.“Tenderegressusad mœnia.”“Diriger sa marche vers les murs.”Comparez avecII, 723.“Julus... sequitur patrem nonpassibusæquis”,“Jule suit son père d’un pas inégal.”
Græci. Graii. Græculi. Græcanicus.1.Græci, nom ethnographique et historique des Grecs, sans idée accessoire ;Graii, terme d’éloge pour désigner le peuple classique et héroïque de l’antiquité ;Græculi, terme de blâme pour le peuple dégénéré sans foi ni loi du temps des écrivains romains.2.Græcum, ce qui est authentiquement grec, ce qui existe en Grèce ou qui en vient ;græcanicum, ce qui n’est grec que par imitation et plagiat.
1.Græci, nom ethnographique et historique des Grecs, sans idée accessoire ;Graii, terme d’éloge pour désigner le peuple classique et héroïque de l’antiquité ;Græculi, terme de blâme pour le peuple dégénéré sans foi ni loi du temps des écrivains romains.
2.Græcum, ce qui est authentiquement grec, ce qui existe en Grèce ou qui en vient ;græcanicum, ce qui n’est grec que par imitation et plagiat.
Gratias agere, Habere, Referre. Grates. Gratari. Gratulari.1.Gratiamougratias habere, savoir gré du fond du cœur,χάριν εἰδέναι;gratias agere, remercier en paroles,εὐχαριστεῖν; enfin,gratiam referre, prouver sa reconnaissance par des actes,χάριν φέρειν,ἀντιχαρίζεσθαι.Cic.Магс. 11, 33.“Maximas tibi omnesgratias agimus, majores etiamhabemus.”“Nous t’offrons tous les plus vives actions de grâces, et notre reconnaissance va encore au delà.”Off. II, 20.“Inops etiamsireferregratiam non potest,haberetamen potest.”“L’indigence, impuissante à payer de retour, peut néanmoins être reconnaissante.”2.Gratias agereest la formule du langage ordinaire ;grates agere, celle du style noble et choisi.Cic.Somn.“Gratestibi ago, summe sol, vobisque, reliqui cœlites.”“Souverain soleil, dieux du ciel, ma voix vous rend grâces.”3. De mêmegratularidésigne des remercîments faitspar occasion, sans accompagnement de sacrifice et des félicitations familières ;gratari, des prières de remercîment ou des félicitations solennelles.Liv.VII, 3.“Jovis templumgratantesovantesque adire.”“Porter en triomphe au temple de Jupiter des remercîments solennels.”Comparez avecTer.Heaut. V, 1, 6.“Desine deosgratulandoobtundere.”“Cesse d’assourdir les dieux de tes remercîments.”
1.Gratiamougratias habere, savoir gré du fond du cœur,χάριν εἰδέναι;gratias agere, remercier en paroles,εὐχαριστεῖν; enfin,gratiam referre, prouver sa reconnaissance par des actes,χάριν φέρειν,ἀντιχαρίζεσθαι.Cic.Магс. 11, 33.“Maximas tibi omnesgratias agimus, majores etiamhabemus.”“Nous t’offrons tous les plus vives actions de grâces, et notre reconnaissance va encore au delà.”Off. II, 20.“Inops etiamsireferregratiam non potest,haberetamen potest.”“L’indigence, impuissante à payer de retour, peut néanmoins être reconnaissante.”
2.Gratias agereest la formule du langage ordinaire ;grates agere, celle du style noble et choisi.Cic.Somn.“Gratestibi ago, summe sol, vobisque, reliqui cœlites.”“Souverain soleil, dieux du ciel, ma voix vous rend grâces.”
3. De mêmegratularidésigne des remercîments faitspar occasion, sans accompagnement de sacrifice et des félicitations familières ;gratari, des prières de remercîment ou des félicitations solennelles.Liv.VII, 3.“Jovis templumgratantesovantesque adire.”“Porter en triomphe au temple de Jupiter des remercîments solennels.”Comparez avecTer.Heaut. V, 1, 6.“Desine deosgratulandoobtundere.”“Cesse d’assourdir les dieux de tes remercîments.”
Gratus. Jucundus. Acceptus. Gratiosus.1.Gratum, ce qui nous agrée, parce que nous y attachons du prix, ce qui nous paraît précieux, intéressant, ce qui vaut des remercîments ;jucundum, ce qui nous agrée, parce que nous y prenons du plaisir.Gratuspeut se dire d’une nouvelle fâcheuse qui nous met à même de prendre nos mesures en temps utile ; la nouvelle n’en sera pas moinsinjucunda.Cic.Att. III, 24.“Ista veritas etiamsijucundanon est, mihi tamengrataest.”“Quoique cette vérité ne me fasse point plaisir, elle ne laisse pas de m’être précieuse.”Famm.V, 18.“Cujus officiajucundiorascilicet sæpe mihi fuerunt, nunquamgratiora.”“Ses bons offices m’ont souvent paru plus agréables, ils ne m’ont jamais été plus chers.”2.Gratuss’entend d’un sentiment ; il s’agit de ce qu’on souhaite ;acceptus, de l’expression de ce sentiment, lorsqu’on avoue que les choses viennent à propos.3. Legratus alicuine rencontre point de défaveur, on l’aime ; legratiosus apud aliquemest l’objet d’une faveur marquée et d’un attachement passionné, c’est le favori.
1.Gratum, ce qui nous agrée, parce que nous y attachons du prix, ce qui nous paraît précieux, intéressant, ce qui vaut des remercîments ;jucundum, ce qui nous agrée, parce que nous y prenons du plaisir.Gratuspeut se dire d’une nouvelle fâcheuse qui nous met à même de prendre nos mesures en temps utile ; la nouvelle n’en sera pas moinsinjucunda.Cic.Att. III, 24.“Ista veritas etiamsijucundanon est, mihi tamengrataest.”“Quoique cette vérité ne me fasse point plaisir, elle ne laisse pas de m’être précieuse.”Famm.V, 18.“Cujus officiajucundiorascilicet sæpe mihi fuerunt, nunquamgratiora.”“Ses bons offices m’ont souvent paru plus agréables, ils ne m’ont jamais été plus chers.”
2.Gratuss’entend d’un sentiment ; il s’agit de ce qu’on souhaite ;acceptus, de l’expression de ce sentiment, lorsqu’on avoue que les choses viennent à propos.
3. Legratus alicuine rencontre point de défaveur, on l’aime ; legratiosus apud aliquemest l’objet d’une faveur marquée et d’un attachement passionné, c’est le favori.
Gremium. Sinus.Gremium, le giron, entre la ceinture et les genoux d’une personne assise, et au figuré le symbole de la sollicitude maternelle ;sinus, le sein, et au figuréle symbole de l’obscurité qui abrite et protége.Cic.Pis. 37.“Ætolia procul a barbaris disjuncta gentibus insinu pacisposita medio fere Græciægremiocontinetur.”“Séparée des races barbares par son éloignement, située au sein de la paix, l’Étolie ne s’étend pas hors du giron de la Grèce.”
Gremium, le giron, entre la ceinture et les genoux d’une personne assise, et au figuré le symbole de la sollicitude maternelle ;sinus, le sein, et au figuréle symbole de l’obscurité qui abrite et protége.Cic.Pis. 37.“Ætolia procul a barbaris disjuncta gentibus insinu pacisposita medio fere Græciægremiocontinetur.”“Séparée des races barbares par son éloignement, située au sein de la paix, l’Étolie ne s’étend pas hors du giron de la Grèce.”
Gutta. Stilla. Stiria.Gutta, goutte naturelle ;stilla, goutte mesurée artificiellement. C’est d’ailleurs l’idée de petitesse qui domine dansgutta, d’oùguttatim, goutte à goutte ; dansstilla, c’est l’idée d’humidité, d’oùstillatim, en dégouttant.Stilla, goutte liquide ;stiria, goutte gelée.
Gutta, goutte naturelle ;stilla, goutte mesurée artificiellement. C’est d’ailleurs l’idée de petitesse qui domine dansgutta, d’oùguttatim, goutte à goutte ; dansstilla, c’est l’idée d’humidité, d’oùstillatim, en dégouttant.Stilla, goutte liquide ;stiria, goutte gelée.
Hærere. Pendere.Hærere, rester empêché sans qu’on puisse se détacher ou avancer ;pendere, être suspendu et ne pouvoir tomber à terre.Cic.Acadd. II, 39.“Ut videamus terra penitusne defixa sit et radicibus suishæreat, anmediapendeat.”“Pour voir si la terre est fixée par sa base et retenue par ses racines ou suspendue dans l’espace.”
Hærere, rester empêché sans qu’on puisse se détacher ou avancer ;pendere, être suspendu et ne pouvoir tomber à terre.Cic.Acadd. II, 39.“Ut videamus terra penitusne defixa sit et radicibus suishæreat, anmediapendeat.”“Pour voir si la terre est fixée par sa base et retenue par ses racines ou suspendue dans l’espace.”
Hariolari. Vaticinari.Hariolari, prédire, avec une idée accessoire de charlatanisme,χρησμολογεῖν;vaticinari, avec une idée accessoire d’inspiration, prophétiser,μαντεύεσθαι. Dans ce passage de Cicéron,Divin. I, 2.“Hariolorumetvatumfuribundæ prædictiones”;harioli, ce sont ceux qui passent d’avance aux yeux du public pour des charlatans de profession ;vates, ceux que Cicéron, du haut de sa philosophie, regarde comme autant d’autres charlatans.
Hariolari, prédire, avec une idée accessoire de charlatanisme,χρησμολογεῖν;vaticinari, avec une idée accessoire d’inspiration, prophétiser,μαντεύεσθαι. Dans ce passage de Cicéron,Divin. I, 2.“Hariolorumetvatumfuribundæ prædictiones”;harioli, ce sont ceux qui passent d’avance aux yeux du public pour des charlatans de profession ;vates, ceux que Cicéron, du haut de sa philosophie, regarde comme autant d’autres charlatans.
Homicida. Interfector. Peremptor. Interemptor. Percussor. Sicarius. Carnifex.1.Homicida, meurtrier, en général, coupable du crime de meurtre,ἀνδροφόνος;interfector,peremptoretinteremptor, celui qui porte le coup mortel à une personne donnée, que cette action soit un crime ou non,φονεύς;percussoretsicarius, instruments d’autrui et simples exécuteurs d’une volonté étrangère : lepercussorexécute une condamnation officielle ; le sicaire ousicariusloue et prête son bras pour un assassinat.Cic.Rosc. Am. 33, 93.“Erat tum multitudosicariorum... et homines impune occidebantur... Si eos putas... quos qui leviore nomine appellant,percussoresvocant, quæro in cujus fide sint et tutela.”“Il y avait alors de nombreux sicaires et on tuait avec impunité. Si vous entendez parler des assassins que les gens qui leur veulent donner le nom le plus légerappellent exécuteurs, cherchez quel est leur protecteur et leur appui.”2. Lepercussorest aux ordres de la puissance politique ; il frappe des citoyens, des proscrits ; lecarnifex, aux ordres de la justice ; il sévit contre des coupables.
1.Homicida, meurtrier, en général, coupable du crime de meurtre,ἀνδροφόνος;interfector,peremptoretinteremptor, celui qui porte le coup mortel à une personne donnée, que cette action soit un crime ou non,φονεύς;percussoretsicarius, instruments d’autrui et simples exécuteurs d’une volonté étrangère : lepercussorexécute une condamnation officielle ; le sicaire ousicariusloue et prête son bras pour un assassinat.Cic.Rosc. Am. 33, 93.“Erat tum multitudosicariorum... et homines impune occidebantur... Si eos putas... quos qui leviore nomine appellant,percussoresvocant, quæro in cujus fide sint et tutela.”“Il y avait alors de nombreux sicaires et on tuait avec impunité. Si vous entendez parler des assassins que les gens qui leur veulent donner le nom le plus légerappellent exécuteurs, cherchez quel est leur protecteur et leur appui.”
2. Lepercussorest aux ordres de la puissance politique ; il frappe des citoyens, des proscrits ; lecarnifex, aux ordres de la justice ; il sévit contre des coupables.
Homo. Mas. Vir. Homunculus. Homuncio. Homullus.1.Homo, l’être humain, homme ou femme, par opposition àdeusetbellua,ἄνθρωπος;masetvir, l’homme seul :mas, au sens physique, par opposition àfemina, commeἄρσην;vir, au sens moral, par opposition àmulier, commeἀνήρ.Sen.Polyb. 36.“Non sentire mala sua non esthominis, at non ferre non estviri.”“Il faut n’avoir rien d’humain pour ne pas sentir ses maux, rien de viril pour ne pas les supporter.”2.Homunculussert à marquer la faiblesse et l’impuissance de l’homme comme étant le lot de l’espèce entière, du genre humain, par opposition à la toute-puissance de la Divinité, à la grandeur de la nature et de l’univers ;homuncioethomullusdésignent l’homme faible et sans conséquence en sa qualité d’individu, par opposition à d’autres hommes :homuncio, avec un sentiment de compassion ;homullus, avec un sentiment de mépris.
1.Homo, l’être humain, homme ou femme, par opposition àdeusetbellua,ἄνθρωπος;masetvir, l’homme seul :mas, au sens physique, par opposition àfemina, commeἄρσην;vir, au sens moral, par opposition àmulier, commeἀνήρ.Sen.Polyb. 36.“Non sentire mala sua non esthominis, at non ferre non estviri.”“Il faut n’avoir rien d’humain pour ne pas sentir ses maux, rien de viril pour ne pas les supporter.”
2.Homunculussert à marquer la faiblesse et l’impuissance de l’homme comme étant le lot de l’espèce entière, du genre humain, par opposition à la toute-puissance de la Divinité, à la grandeur de la nature et de l’univers ;homuncioethomullusdésignent l’homme faible et sans conséquence en sa qualité d’individu, par opposition à d’autres hommes :homuncio, avec un sentiment de compassion ;homullus, avec un sentiment de mépris.
Honorare. Honestare.Honorare, honorer quelqu’un par une distinction qu’on lui accorde en passant, lui faire honneur ;honestare, couvrir quelqu’un d’honneur en attachant à sa personne un éclat durable.
Honorare, honorer quelqu’un par une distinction qu’on lui accorde en passant, lui faire honneur ;honestare, couvrir quelqu’un d’honneur en attachant à sa personne un éclat durable.
Hornus. Hornotinus.Hornus, terme poétique ;hornotinus, forme prosaïque du même mot pour désigner ce qui a lieu pendant l’année.
Hornus, terme poétique ;hornotinus, forme prosaïque du même mot pour désigner ce qui a lieu pendant l’année.
Horridus. Hirtus. Hirsutus. Hispidus. Asper.Horridus, terme général pour tout ce qui est grossier et rudepar défaut de culture ;hirtusethirsutusont un rapport particulier à la rudesse du poil ou autre couverture, par opposition à moelleux ;hispidusetasperse rapportent à de fortes inégalités de surface, par opposition à lisse :hispidusmarque que ces aspérités nuisent à la beauté ; c’est une question de coup d’œil ;asper, qu’elles blessent ; c’est une question de toucher.Vell.P. II, 4, caractérise d’abord par l’emploi d’hirtus, l’extérieur négligé de Marius, puis la rudesse de sa nature par l’emploi d’horridus.
Horridus, terme général pour tout ce qui est grossier et rudepar défaut de culture ;hirtusethirsutusont un rapport particulier à la rudesse du poil ou autre couverture, par opposition à moelleux ;hispidusetasperse rapportent à de fortes inégalités de surface, par opposition à lisse :hispidusmarque que ces aspérités nuisent à la beauté ; c’est une question de coup d’œil ;asper, qu’elles blessent ; c’est une question de toucher.Vell.P. II, 4, caractérise d’abord par l’emploi d’hirtus, l’extérieur négligé de Marius, puis la rudesse de sa nature par l’emploi d’horridus.
Hortari. Monere.L’exhortation,hortatio, s’adresse directement à la volonté pour l’obliger à prendre un parti, tandis que l’avertissement,monitio, s’adresse à la conscience et au jugement. L’hortatioa pour but l’action même ; lamonitio, une représentation qui sert de voie pour conduire à l’action.Sall.Jug. 60.“Monerealii, aliihortari.”“Ils avertissaient, exhortaient.”Cat. 60[1].“Sed ego vos quo paucamonerem, convocavi.”“Je vous ai réunis pour vous donner quelques avertissements.”Sen.Ep. 13.“Nimium diu tecohortorquum tibi admonitione magis quamexhortationeopus sit.”“Je perds mon temps à vous exhorter ; vous avez plus besoin d’avis que de conseils.”Cic.Fam. X, 40.“Si aut aliter sentirem, certe admonitio tua me reprimere, aut si dubitarem, hortatio impellere posset.”“Si j’étais d’un autre sentiment, un avis de vous m’arrêterait ; si j’hésitais, un conseil de vous m’entraînerait.”1Chap. LVIII, dans la collection Lemaire et la collection Panckoucke.
L’exhortation,hortatio, s’adresse directement à la volonté pour l’obliger à prendre un parti, tandis que l’avertissement,monitio, s’adresse à la conscience et au jugement. L’hortatioa pour but l’action même ; lamonitio, une représentation qui sert de voie pour conduire à l’action.Sall.Jug. 60.“Monerealii, aliihortari.”“Ils avertissaient, exhortaient.”Cat. 60[1].“Sed ego vos quo paucamonerem, convocavi.”“Je vous ai réunis pour vous donner quelques avertissements.”Sen.Ep. 13.“Nimium diu tecohortorquum tibi admonitione magis quamexhortationeopus sit.”“Je perds mon temps à vous exhorter ; vous avez plus besoin d’avis que de conseils.”Cic.Fam. X, 40.“Si aut aliter sentirem, certe admonitio tua me reprimere, aut si dubitarem, hortatio impellere posset.”“Si j’étais d’un autre sentiment, un avis de vous m’arrêterait ; si j’hésitais, un conseil de vous m’entraînerait.”
Hospes. Adventor.Hospes, celui qui va loger chez un ami ;adventor, chez un aubergiste.Sen.Benef. I, 14.“Nemo se stabularii autcauponis hospitemjudicat.”“Personne nese croit en relation d’hospitalité avec un logeur ou un aubergiste.”
Hospes, celui qui va loger chez un ami ;adventor, chez un aubergiste.Sen.Benef. I, 14.“Nemo se stabularii autcauponis hospitemjudicat.”“Personne nese croit en relation d’hospitalité avec un logeur ou un aubergiste.”
Humanitas. Comitas. Facilitas. Civilitas.Humanitas, vertu qui tient à l’éducation, qui part de l’intelligence pour ennoblir l’homme entier, esprit et cœur, qui change son être en douceur et en philanthropie, par opposition àferitas;comitas, vertu morale, comme l’affabilité, qui traite le premier venu en homme sans s’arrêter au rang ;facilitas, vertu de société, comme l’obligeance indulgente et prévenante, qui rend aisé et agréable le commerce de la vie ;civilitas, vertu politique, comme l’humeur républicaine d’un prince qui ne fait point sentir la différence relative du maître au peuple et qui traite ses sujets en concitoyens.Nep.Milt. 8.“In Miltiade erat quum summahumanitas, tum miracomitas, ut nemo tam humilis esset cui non ad eum aditus pateret.”“Miltiade joignait à une humanité exquise une affabilité étonnante ; les plus humbles avaient un libre accès auprès de lui.”
Humanitas, vertu qui tient à l’éducation, qui part de l’intelligence pour ennoblir l’homme entier, esprit et cœur, qui change son être en douceur et en philanthropie, par opposition àferitas;comitas, vertu morale, comme l’affabilité, qui traite le premier venu en homme sans s’arrêter au rang ;facilitas, vertu de société, comme l’obligeance indulgente et prévenante, qui rend aisé et agréable le commerce de la vie ;civilitas, vertu politique, comme l’humeur républicaine d’un prince qui ne fait point sentir la différence relative du maître au peuple et qui traite ses sujets en concitoyens.Nep.Milt. 8.“In Miltiade erat quum summahumanitas, tum miracomitas, ut nemo tam humilis esset cui non ad eum aditus pateret.”“Miltiade joignait à une humanité exquise une affabilité étonnante ; les plus humbles avaient un libre accès auprès de lui.”
Humanitus. Humane. Humaniter.Humanitusfait allusion aux rapports extérieurs de l’homme avec les dieux ou la nature, et particulièrement à sa faiblesse et à sa fragilité, commeἀνθρωπείωςetἀνθρωπίνως;humaneethumaniters’entendent de l’homme pris en lui-même, des facultés et de la vocation qui en font un être perfectible, et alorshumane facereest l’expression du développement moral, de la noblesse dans les sentiments, commeφιλανθρώπως;humaniter facere, celle du progrès dans l’usage du monde, de la politesse, de l’aménité, commeἐπιειϰῶς.Cic.Phil. I, 4.“Si quid mihihumanitusaccidisset.”“S’ilm’arrivait un de ces accidents auxquels la pauvre humanité est sujette.”Comparez avecTusc. II, 27, 65.“Græci morbos tolerantes ethumaneferunt.”“Contre des maladies à supporter les Grecs sont forts, ils sont hommes”, etQu. Fr. II, 1.“FecithumaniterLicinius, quod ad me misso senatu vesperi venit.”“C’est un aimable homme que Licinius ; il est venu chez moi le soir après la clôture du sénat.”
Humanitusfait allusion aux rapports extérieurs de l’homme avec les dieux ou la nature, et particulièrement à sa faiblesse et à sa fragilité, commeἀνθρωπείωςetἀνθρωπίνως;humaneethumaniters’entendent de l’homme pris en lui-même, des facultés et de la vocation qui en font un être perfectible, et alorshumane facereest l’expression du développement moral, de la noblesse dans les sentiments, commeφιλανθρώπως;humaniter facere, celle du progrès dans l’usage du monde, de la politesse, de l’aménité, commeἐπιειϰῶς.Cic.Phil. I, 4.“Si quid mihihumanitusaccidisset.”“S’ilm’arrivait un de ces accidents auxquels la pauvre humanité est sujette.”Comparez avecTusc. II, 27, 65.“Græci morbos tolerantes ethumaneferunt.”“Contre des maladies à supporter les Grecs sont forts, ils sont hommes”, etQu. Fr. II, 1.“FecithumaniterLicinius, quod ad me misso senatu vesperi venit.”“C’est un aimable homme que Licinius ; il est venu chez moi le soir après la clôture du sénat.”