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Disertus. Facundus. Eloquens.Disertusetfacundusdésignent un talent oratoire donné par la nature ;eloquensun art de la parole acquis et perfectionné. Celui qui parle avec clarté et précision s’appelledisertus, celui qui parle avec élégance et agrément,facundus, celui qui réunit les deux, savoir la netteté et la beauté du discours,eloquens. Ledisertusfera un bon maître, mais il se peut qu’il n’ait pas également cultivé toutes les facultés de son esprit ; lefacundusbrille en société, mais tout son savoir-faire peut n’être qu’une facilité superficielle dans le maniement de la parole, sans profondeur et sans solidité ; l’eloquens, avant de prendre la parole comme homme d’état ou comme écrivain, doit s’être rendu parfaitement maître de la langue et de l’art à force de talent et d’études variées.Cic.Orat. 5, 19.“Antonius...disertosait se vidisse multos,eloquentemomnino neminem.”“J’ai souvent rencontré une parole nette, dit Antoine ; je n’ai jamais entendu une voix parfaitement éloquente.”Quintil, VIII, pr. 13.“Disertosatis dicere quæ oporteat ; ornate autem dicere proprium esteloquentissimi.”“On est disert quand on sait dire ce qu’il faut ; mais de parer la parole, c’est le fait de la plus haute éloquence.”Suet.Cal. 53.“Eloquentiæquam plurimum adtendit, quamvisfacundusetpromptus.”“Il s’applique fort à l’éloquence, quoiqu’il ait naturellement la parole agréable et facile.”Dispar, v.Æquus.Dispertire, v.Dividere.Disputare, v.Disserere.Disserere. Disputare.Disserere, soutenir son opinion en style didactique, en développant ses raisons ;disputareen style polémique en tenant compte des raisons contraires, en opposant à un adversaire imaginaire ou réel raison pour raison, afin de constater par une sorte de bilan de quel côté est la plus grosse somme de vérité. Ledisserensvise simplement à exprimer ses vues personnelles ; ledisputansveut faire prévaloir les siennes en qualité de vérités indépendantes de toute personnalité. En outredissereremarque une manière plus libre ;disputare, une manière plus méthodique de traiter le sujet.Distinguere, v.Discernere.Diu,diuturnus,diutinus, v.Pridem.Distribuere, v.Dividere.Divellere, v.Frangere.Diversus, v.Varius.Dividere. Partiri. Dirimere. Dispertire. Distribuere.1.Dividereetdirimere, diviser sans autre but que de détruire l’unité de l’ensemble et de réduire en parties ;partiri, dans le but d’obtenir par voie de séparation des parties dont il soit possible de disposer. De làdivide et imperaetdividere sententias, maispartiri prædam.2.Divisiomarque dans les traités de rhétorique la décomposition de l’espèce en variétés ;partitio, celle du tout en ses parties.3.Dividerene se rapporte qu’à une réunion matérielle dans l’espace et ne détruit qu’une relation extérieure ;maisdirimerese rapporte à l’union organique d’un tout et supprime des rapports intimes.Liv.XXII, 15.“Casilinum urbs... Volturno fluminediremtaFalernum ac Campanum agrumdividit.”C’est qu’aux yeux de l’auteur une rivière qui coupe une ville en deux constitue une séparation contre nature, tandis que la séparation de deux territoires contigus par une ville est toute naturelle.4.Divideresignifie encore distribuer sans idée accessoire ;dispertire, c’est répartir entre futurs propriétaires ;distribuere, entre propriétaires légitimes, ou encore mettre chaque partie à une place convenable et appropriée.Divinare. Præsagire. Præsentire. Prævidere. Vaticinari. Prædicere.1.Divinarese dit d’un pressentiment qui provient d’une inspiration divine et d’un secours surnaturel, commeμαντεύεσθαι;præsagire, d’un pressentiment par voie naturelle, par suite d’un tour d’esprit particulier qui confine au surnaturel ;præsentireetprævidere, par un développement extraordinaire des dons naturels de l’esprit, à savoirpræsentirepar une vision immédiate,prævidere, par de profondes et heureuses combinaisons, par prévoyance.2.Divinare, etc., simples actes de l’entendement ;vaticinatioetprædictio, expression et communication de ce qu’on pressent :vaticinatio, par le fait dudivinanset dupræsagiens, c’est la prophétie,προφητεία;prædictio, par le fait dupræsentienset duprævidens, c’est la prédiction.Divitiæ. Opes. Gazæ. Locuples. Opulentus. Copiosus.1.Divitiæetgazæ, la richesse en général, comme propriété, comme moyen de satisfaire ses désirs de toute sorte ;opes, comme le moyen de réaliser un but élevé, de se faire valoir, d’acquérir ou de conserver de l’influence.Divitiæ, la richesse du simple particulier,πλοῦτος;opes, la fortune mise au service de l’homme d’État ou de l’ambitieux politique ;gazæ, le trésor d’un roi ou d’un prince,θησαυροί.2.Dives, riche par opposition àpauper,πλούσιος;locuples, qui est dans l’aisance, par opposition àegens,egenus,ἀφνειός;opulentusetcopiosus, quia de grandes ressources par opposition àinops, commeεὔπορος.Divortium, v.Repudium.Divus, v.Numen.Doctor. Præceptor. Magister.Doctor, le maître qui expose la théorie considéré par rapport à la science ou à l’art qu’il enseigne, il s’oppose à l’auditeur ;præceptor, le maître qui initie à la pratique par rapport au pupille qu’il façonne, il s’oppose à l’écolier ;magister, le maître en général par rapport à sa supériorité et à son ascendant et par opposition aux profanes.Cic.Orat. III, 15.“Vetus illa doctrina eadem videtur et recte faciendi et bene dicendimagistra, neque disjunctidoctores, sed iidem erant vivendipræceptoresatque dicendi.”“On voit cette ancienne méthode gouverner à la fois la conduite et la parole ; point de maîtres distincts ; ceux qui forment à la parole forment en même temps à la vie.”Doctrina. Eruditio.Doctrina, le savoir considéré comme un des moyens divers par lesquels l’esprit se développe ;eruditio, la science qui transforme l’esprit et l’amène à la dernière perfection. Le savoir,doctrina, ne donne qu’une supériorité de connaissances, il se rattache et s’oppose à l’idée qu’exprime le motexercitatio, lequel implique une supériorité de savoir-faire ; réduit même à la théorie sèche et mis en regard de la pratique plus visiblement utile, il est exposé à être mal vu et ridiculisé. La science parfaite,eruditio, se rapproche beaucoup plus de la pratique, elle implique une certaine influence, des connaissances acquises et des études sur le perfectionnement de l’homme entier, elle représente la vraie humanité dans l’ordre intellectuel, commehumanitasdans l’ordre moral.Doctrina, v.Litteræ.Dolor. Tristitia. Mœstitia. Luctus.1.Dolor, le sentiment des douleurs, le déplaisir intérieur, par opposition àgaudium;tristitia,mœror,luctus, l’expression de ce sentiment.Tristitiaetmæstitia, manifestation naturelle qui perce involontairement dans l’attitude et dans la physionomie ;luctus, manifestation artificielle, faite à dessein, au grand jour, à l’aide de signes conventionnels, comme de se couper les cheveux, de mettre des habits de deuil, etc.,πένθος.Mœrorsert en même temps d’augmentatif àdolor, etluctusàmœrorettristitia, en ce sens que la manifestation extérieure vient se joindre au sentiment au lieu de lui être opposée.Cic.Att. XII, 28.“Mœrorem, minui,dolorem, nec potui, nec si possem vellem.”“J’ai retranché quelque chose des marques de ma douleur ; mais pour ma douleur même je n’ai rien pris sur elle, et je le pourrais que je ne le voudrais pas.”Phil. XI, 1.“Magno indoloresum, vel inmœrorepotius, quem ex miserabili morte C. Trebonii accepimus.”“Je suis dans la grande douleur, ou plutôt dans les effusions de douleur où nous jette la mort déplorable de C. Trébonius.”Plin.Ep. V, 9.“Illud nontristesolum, verum etiamluctuosumquod J. Avitus decessit.”“La perte de J. Avitus ne cause pas seulement un chagrin visible, c’est un deuil.”Tac.Agr. 43.“Finis vitæ ejus nobisluctuosus, amicistristis.”“Sa fin nous plonge dans le deuil, et ses amis dans la tristesse”(la parenté seule prend le deuil).Tac.Ann. II, 82.“Quanquam necinsignibus lugentiumabstinebant, altiusanimis mœrebant.”“Les marques de deuil ne faisaient pas défaut, mais c’étaient surtout les cœurs qui étaient contristés.”Cic.Sext. 29, 39.“Luctumnos hausimus majorem,doloremilleaniminon minorem.”“Ce fut pour nous la source d’une douleur plus expansive, pour lui celle d’une douleur concentrée tout aussi vive.”2.Tristitiaprésente la manifestation du chagrin par son côté repoussant, celui des idées noires, de l’ennui, de la mauvaise humeur, par opposition àhilaritas;mœstitia, par son côté pitoyable, celui de la désolation, d’une douleur ordinairement justifiée qui nous plonge dans la mélancolie, par opposition àlætus.Tristitiaest le fait de la réflexion,mæstitia, du sentiment. On reconnaît letristiscomme letruculentusà son regard farouche, à son front plissé, à ses sourcils contractés ; lemœstuscomme l’afflictusà ses yeux mornes et à son regard baissé.Tac.Hist. I, 82.“Rarus per vias populus,mœstaplebs ;dejectiin terram militum vultus ac plustristitiæquam pœnitentiæ.”“Très-peu de monde dans les rues, la population consternée ; des soldats qui baissaient les yeux, mais d’un air sombre plutôt que d’un air de regret.”Cic.Mur. 24, 49.“Tristemipsum,mœstosamicos.”“Vous-même soucieux, vos amis désolés.”Dolor, v.Cura.Donum. Munus. Largitio. Donarium. Donativum. Liberalitas.1.Donum, cadeau désintéressé, le donateur n’ayant pas d’autre vue que de faire plaisir,δῶρον;munus, présent qui engage la reconnaissance, qui est une marque d’amour ou de faveur de la part du donateur,γέρας; enfinlargitio, présent intéressé destiné à gagner et à corrompre les gens sous couleur de bienfaisance, la plupart du temps dans un but politique.Suet.Cæs. 28.“Aliis captivorum milliadonoafferens”, c’est-à-dire en pur don et non point seulement par manière de prêt. Comparez avecNer.46.“Auspicanti Sporus annulummuneriobtulit”, c’est-à-dire par honnêteté.Tac.Hist. I, 52.“Id comitatem bonitatemque faventes vocabant quod sine mododonaretsua,largireturaliena.”“Les partisans de Vitellius vantaient son caractère facile et bienveillant lorsqu’ils lui voyaient dissiper ses propres biens en cadeaux, ceux des autres en largesses.”2.Donarium, terme particulier pour une offrande qu’on fait à un temple ;donativum, pour un don militaire que le nouvel empereur accordait aux soldats à son avénement ;liberalitas, pour une munificence de l’empereur destinée à soutenir un noble tombé dans la pauvreté.Dorsum. Tergum.Dorsum, le dos au sens horizontal, celui de l’animal, par opposition au ventre,νῶτον;tergum, le dos au sens vertical, celui de l’homme par opposition à la poitrine,μετάφρενον.Dorsummontis, la crête ;tergum, le revers d’une montagne.Dubius. Ambiguus. Anceps.Dubiusetambiguus, douteux quand il ne s’agit que d’un bon ou d’un mauvais succès, d’un bonheur ou d’un malheur ;anceps, quand il y va de l’existence entière, d’être ou de ne pas être.Vell.P. II, 79.“Ea patrando bello mora fuit, quod posteadubiaetinterdum ancipitifortuna gestum est.”“Tels sont les retards que souffrit l’ouverture de cette guerre où la fortune intervint dans la suite avec des chances douteuses et quelquefois critiques.”Dudum, v.Pridem.Dulcis, v.Suavis.Dumi. Sentes. Vepres.Dumi, fourrés de broussailles qui offrent un aspect sauvage ;sentes, buissons épineux où l’on se blesse ;vepresréunit les deux idées : broussailles épineuses qui font du sol un lieu sauvage.Duplex. Duplum. Geminus. Dupliciter. Bifariam.1.Duplex, double en parlant de quantités déterminées qu’il suffit de compter ;duplum, en parlant de quantités indéterminées qu’il faut peser ou mesurer.Duplexs’emploie adjectivement,duplumsubstantivement.Quintil.VIII, 6, 42.“In quo et numerus estduplex, necduplumvirium.”“Armée deux fois plus nombreuse, mais sans offrir le double de forces.”2. Étant donnés des objets semblables et pareils au nombre de deux, c’est l’idée du nombre deux qui domine dansduplexcomme dansδιπλοῦς; c’est l’idée de ressemblance et de parité qui domine dansgeminuscomme dansδίδυμος. Dans ce passage deCic.Part. 6.“Verbageminataetduplicata, vel etiam sæpius iterata”,geminatase rapporte à la répétition d’une idée par le moyen de termes synonymes,duplicataà la répétition d’un même mot.3.Dupliciterest toujours adverbe de manière : de deux manières, à un double point de vue ;bifariamest adverbe de lieu : en deux endroits ou en deux parties.Cic.Fam. IX, 20.“Dupliciterdelectatus sum litteris tuis.”“Ta lettre me charme de deux manières.”Comparez avecTusc. III, 11.“Bifariamquatuor perturbationes æqualiter distributæ sunt.”“Les quatre passions fondamentales ont été également réparties en deux catégories.”EEbrius. Vinolentus. Temulentus. Crapula. Ebriosus.1.Ebrietasprésente par leur beau côté les suites d’un excès de vin, c’est l’exaltation, l’animation, qui touchent à l’inspiration,μέθη;vinolentiaet le terme archaïque detemulentiales font envisager par leur vilain côté, celuid’un homme qui se soûle et tombe dans l’abrutissement,οἶνωσις; enfin,crapulaexprime la cause matérielle de cet état, les fumées du vin, commeϰραιπάλη.2.Ebriuset le mot d’origine étrangèremadulsadésignent l’état passager d’un homme qui est ivre ;ebriosusl’habitude d’un homme qui s’enivre.Ecce, v.En.Editus, v.Altus.Edulia, v.Alimenta.Egestas, v.Paupertas.Egere, v.Carere.Egregius, v.Eminens.Ejulare, v.Lacrimare.Elaborare, v.Labor.Eligere, v.Deligere.Elonginquo, v.Procul.Eloquens, v.Disertus.Eloqui. Enunciare. Proloqui. Pronunciare. Recitare.1.Eloquietenunciaremarquent un acte de l’intelligence par lequel on exprime une idée qui était dans l’esprit : l’eloquenstient autant de compte de la forme que du fond ; il veut donner à la pensée le tour le plus parfait ; l’enunciansne s’attache qu’au fond ; son but est rempli dès qu’il a fait passer ses idées dans le domaine public, qu’il les a communiquées. Le style,elocutio, appartient à la rhétorique ; la proposition et le jugement,enunciatio, appartiennent à la grammaire et à la logique.2.Proloquimarque un acte moral par lequel on se résout à exprimer une pensée qu’on tenait secrète, par opposition àreticere, commeprofiteri; enfin,pronunciaremarque un acte physique par lequel on exprime mécaniquement et intelligiblement ce qu’on a pensé ou écrit, commerecitare.3.Pronunciareest un simple usage des organes de la parole et ne suppose pas d’autre but que de se faire pleinement entendre ;recitareest le fait de l’art : on vise à produire une impression agréable par une juste modulation de la voix conforme aux règles de la déclamation. Lapronunciatione s’applique qu’aux lettres, aux syllabes et aux mots considérés comme les éléments et le corps du discours ; larecitatiose rapporte, en outre, aux termes et au sens considérés comme l’âme du discours.Elucet, v.Constat.Emendare, v.Corrigere.Emere. Mercari. Redimere.1.Emere, faire une emplette ; c’est l’acquisition de l’objet qui est le point capital, et le prix à payer n’est qu’une idée accessoire,πρέασθαι;mercari, acheter, il s’agit de la conclusion d’un marché fait dans toutes les règles, généralement entre commerçants,ἐμπολᾷν.2.Emeres’applique à des objets de commerce proprement dits ;redimere, à des objets qui ne constituent point aux yeux de la loi et de la morale de vrais articles de commerce, que l’acquéreur pourrait réclamer comme un dû ou qu’il devrait obtenir par faveur sans bourse délier, par exemple, la paix, la justice, l’affection.Cic.Sext. 30, 66.“Quis autem rex qui illo anno non autemendumsibi quod non habebat, autredimendumquod habebat arbitrabatur ?”“Quel est le roi qui ne se soit cru réduit cette année ou à acheter ce qu’il n’avait point ou à racheter ce qu’il avait ?”Eminens. Excellens. Præclarus. Præstans. Insignis. Singularis. Unicus.1.Eminens,excellens,præclarusetpræstansservent à constater de sang-froid une supériorité ;egregius, à la proclamer avec enthousiasme ;eximius, avec admiration.2.Eximius, etc., se rapportent tous à des qualités louables et ne peuvent se joindre que par ironie à des vices ou à des fautes ;insignis,singularisetunicussont des termes indifférents qui expriment également la louange ou le blâme à un haut degré.Eminet, v.Apparet.Eminus, v.Procul.Emissarius, v.Explorator.Emolumentum, v.Lucrum.Emori, v.Mors.En. Ecce.En, vois ici ce qui était resté jusqu’à présent caché à tes yeux, commeἤν,ἠνί,ἠνίδε;ecce, vois là ce que tu n’aurais jamais soupçonné, commeἰδού.Ensis, v.Gladius.Enunciare, v.Eloqui.Epistola, v.Litteræ.Epulæ. Convivium. Dapes. Epulum. Comissatio.Epulæest le terme général, le repas, le manger, frugal ou recherché, en famille ou avec des convives, au logis ou en public ;convivium, repas de société, en compagnie ;dapes, banquet religieux à la suite d’un sacrifice ;epulum, banquet solennel, ordinairement politique, en l’honneur d’un personnage ou d’un succès ;comissatio, débauche de table, orgie.Equus. Caballus. Mannus. Canterius.Equus, terme général pour le cheval, c’est le nom de l’espèce ;caballus, cheval commun ;mannus, cheval de petite taille et de luxe, poney ;canterius, cheval coupé, hongre.Sen.Ep. 85.“Cato censoriuscanteriovehebatur et hippoperis quidem impositis. Oh ! quantum decus sæculi, Catonem unocaballoesse contentum et ne toto quidem ! Ita non obesis omnibusmanniset asturconibus et tolutariis præferres unum illumequumab ipso Catone defrictum ?”“Caton le censeur voyageait sur un hongre qui portait ses bagages. Oh ! quelle gloire pour un siècle que ce Caton qui se contentait d’un cheval commun ou plutôt d’une place sur ce cheval ! Est-ce que vous ne préférez pas à tous les poneys potelés, aux coursiers d’Asturie, aux trotteurs, cet unique cheval que Caton pansait lui-même ?”Ergastulum, v.Custodia.Eripere, v.Demere.Errare. Vagari. Palari.Errare, s’égarer,πλανᾶσθαι, aller çà et là malgré soi, faute de connaître le bon chemin ;vagarietpalari, errer de propos délibéré :vagari,ἀλᾶσθαι, par ennui d’un séjour fixe ou du droit chemin, en changeant souvent de direction ;palari, en s’éloignant de la société dans laquelle on se trouve pour courir seul.“Erramusignari ;vagamursoluti ;palamurdispersi.”“On s’égare par ignorance ; on mène une vie errante lorsqu’on ne tient à rien ; on s’écarte pour se disperser.”Tac.H. I, 68.“Undique populatio et cædes ; ipsi in mediovagi; abjectis armis magna pars, saucii autpalantesin montem Vocetium perfugiunt.”“Partout des ravages et des massacres ; errant entre les deux corps ennemis, jetant leurs armes, blessés ou dispersés pour la plupart, les Helvétiens cherchent un refuge sur le mont Vocétius.”Erudire. Formare. Instituere.Erudireetformareprésentent l’éducation par son côté idéal, comme un des éléments de la perfection humaine :erudire, en général, l’éducation délivre de l’ignorance ;formare, dans un sens particulier ; elle transporte l’homme dans une sphère spéciale ; elle le façonne pour un but déterminé vers lequel elle dirige l’âme ;instituereprésente la même éducation par son côté positif ; elle rend propre à un métier.Eruditio, v.Doctrina.Escendere, v.Scandere.Esca, v.Alimenta.Esuries, v.Fames.Et. Que. Ac. Atque.Etest la conjonction dont l’usage est le plus général ;queetet-etservent à unir des termes opposés :que, dès qu’il y a opposition, par exempleterra marique;et-et, pour marquer expressément l’opposition, par exempleet terra et mari;acetatqueunissent des synonymes :atquese place devant les voyelles et les consonnes gutturales ;ac, devant le reste des consonnes, par exemple,vir fortisacstrenuus.Evenire, v.Accidere.E vestigio, v.Repente.Evertere, v.Perdere.Evocare, v.Arcessere.Excellens, v.Eminens.Excelsus, v.Altus.Excipere, v.Sumere.Excors, v.Amens.Excubiæ. Stationes. Vigiliæ.Excubiæ, sentinelles devant un palais, garde d’honneur et sauve-garde ;stationes, garde placée à une porte, poste avancé ;vigiliæ, garde de nuit, patrouille.Excusatio, v.Purgatio.Exemplum. Exemplar.Exemplum, exemple pris entre beaucoup d’autres à cause de sa convenance relative ; il s’applique à un cas déterminé ;exemplar, exemple choisi de préférence à d’autres à cause de sa perfection ou de sa convenance absolue ; il représente une idée générale, modèle.Vell.P. II, 100.“Antonius singulareexemplumclementiæ Cæsaris.”“Antoine, exemple frappant de la clémence de César.”Comparez avecTac.Ann. XII, 37.“Si incolumem servaveris, æternumexemplarclementiæ ero”(clementiæ, et non pasclementiæ tuæ).“Si tu me sauves, au lieu de me frapper, ta conduite envers moi restera éternellement un modèle de clémence.”Exercitus. Copiæ.Exercitus, armée composée de plusieurs légions ;copiæ, troupes composées de plusieurs cohortes.Exhibere, v.Præbere.Exiguus, v.Parvus.Exigere, v.Petere.Exilis. Macer. Gracilis. Tenuis.Exilisetmacerse disent de l’exténuation considérée comme un vice interne et y rattachent directement une idée de blâme. C’est un rétrécissement causé par le défaut de sucs nourriciers.Exilisest un terme général qui se dit de toute espèce decorps et qui marque un appauvrissement et un manque de forces, par opposition àuber, misérable ;macer, maigre, se dit particulièrement du corps des animaux ; il désigne une certaine sécheresse, un certain épuisement, par opposition àpinguis.Gracilisettenuisse rapportent à la forme, à l’apparence et sont des termes indifférents ou des termes d’éloge :tenuis, mince, délicat, se dit en général de toute sorte de corps, par opposition àcrassus;gracilisa un air de ressemblance avecproceruset se dit en particulier du corps des animaux, élancé, par opposition àopimus, àobesus.Eximere, v.Demere.Existimare, v.Censere.Experiri, v.Tentare.Expilare, v.Vastare.Eximius, v.Eminens.Exitium,exitus, v.Lues.Expetere, v.Velle.Explorator. Speculator. Emissarius.Exploratores, éclaireurs chargés ouvertement de reconnaître le terrain ou l’ennemi ;speculatores, espions envoyés secrètement pour découvrir par ruse la situation et les plans de l’ennemi ;emissarii, agents secrets chargés au besoin de mesures et de missions extraordinaires.Exprobrare, v.Objicere.Exsequiæ, v.Funus.Exspectare, v.Manere.Exsecrari, v.Abominari.Exsomnis, v.Vigil.Exspes. Desperans.Exspesmarque en général l’état d’une personne qui a cessé d’espérer ;desperansprésente le désespoir sous l’aspect d’un sentiment douloureux.Exstructus, v.Præditus.Exta, v.Caro.Extemplo, v.Repente.Exsul, v.Perfuga.Exsultare, v.Gaudere.Exterus. Externus. Peregrinus. Alienigena. Extrarius. Extraneus. Advena. Hospes.1.Exterusetexternus, l’étranger dans son pays ;peregrinus,alienigena,advenaethospes, l’étranger qui réside temporairement dans notre pays.2.Externusne marque qu’un rapport de lieu et se dit également des choses et des personnes ;exterusmarque un rapport interne et ne se dit que des personnes.Externæ nationesest une expression purement géographique ; ce sont les peuples du dehors ;exteræ nationesest un terme politique ; ce sont les peuples étrangers.3.Extraneusse dit du monde extérieur, par opposition à la parenté, à la famille, à la patrie ;extrarius, par opposition au moi.Cic.ap. Colum. XII.“Comparata est opera mulieris addomesticamdiligentiam ; viri autem ad exercitationemforensemetextraneam.”“La femme est destinée à donner ses soins aux travaux du ménage ; l’homme, aux affaires du Forum et aux occupations extérieures.”Comparez avecInv. II, 56.“Utilitas aut in corpore posita est aut inextrariisrebus.”“L’utilité est en nous ou hors de nous.”4.Peregrinus, celui qui n’est pas citoyen, par opposition àcivis;alienigena, celui qui est né à l’étranger, par opposition àindigena;advena, l’émigrant établi dans un pays, par opposition àαὐτόχθων, àaboriginesou encore àindigena;hospes, le nouveau-venu, par opposition àpopularis.5.Peregrinus, l’étranger au titre politique, privé du droit de cité et de séjour, avec une idée de mépris ;hospes, l’étranger à titre d’homme et d’égal, en jouissance du droit d’hospitalité.Cic.Rull. II, 34.“Nos autem qui hinc Roma veneramus, jam nonhospitessedperegriniatqueadvenænominabamur.”“Mais nous qui n’arrivions que de Rome, on ne se bornait pas à nous traiter de nouveau-venus ; nous étions des étrangers sans droit de cité, des émigrants en quête d’un établissement.”Extorris, v.Perfuga.Extraneus,extrarius, v.Exterus.Extremus. Ultimus. Postremus. Novissimus.Extremusetultimus, le dernier, quand il s’agit d’une quantité indivise, d’un espace continu :extremusse dit de la partie extrême d’un espace ou d’une surface, par opposition àintimusetmedius, commeἔσχατος;ultimus, du point extrême d’une ligne, par opposition àcitimusetproximus, commeλοῖσθος.Postremusetnovissimus, le dernier quand il s’agit d’une quantité qui offre des subdivisions, d’une série numérique :postremus,ὕστατος, celui qui vient après les autres dans une série toute faite où il occupe la dernière place, par opposition à ceux qui tiennent la tête ;novissimus, le dernier dans une série en formation où il vient s’ajouter à tous les autres, le tout dernier, par opposition au néant qui vient ensuite, commeνέατος.Exuviæ, v.Præda.F

Disertus. Facundus. Eloquens.Disertusetfacundusdésignent un talent oratoire donné par la nature ;eloquensun art de la parole acquis et perfectionné. Celui qui parle avec clarté et précision s’appelledisertus, celui qui parle avec élégance et agrément,facundus, celui qui réunit les deux, savoir la netteté et la beauté du discours,eloquens. Ledisertusfera un bon maître, mais il se peut qu’il n’ait pas également cultivé toutes les facultés de son esprit ; lefacundusbrille en société, mais tout son savoir-faire peut n’être qu’une facilité superficielle dans le maniement de la parole, sans profondeur et sans solidité ; l’eloquens, avant de prendre la parole comme homme d’état ou comme écrivain, doit s’être rendu parfaitement maître de la langue et de l’art à force de talent et d’études variées.Cic.Orat. 5, 19.“Antonius...disertosait se vidisse multos,eloquentemomnino neminem.”“J’ai souvent rencontré une parole nette, dit Antoine ; je n’ai jamais entendu une voix parfaitement éloquente.”Quintil, VIII, pr. 13.“Disertosatis dicere quæ oporteat ; ornate autem dicere proprium esteloquentissimi.”“On est disert quand on sait dire ce qu’il faut ; mais de parer la parole, c’est le fait de la plus haute éloquence.”Suet.Cal. 53.“Eloquentiæquam plurimum adtendit, quamvisfacundusetpromptus.”“Il s’applique fort à l’éloquence, quoiqu’il ait naturellement la parole agréable et facile.”

Disertusetfacundusdésignent un talent oratoire donné par la nature ;eloquensun art de la parole acquis et perfectionné. Celui qui parle avec clarté et précision s’appelledisertus, celui qui parle avec élégance et agrément,facundus, celui qui réunit les deux, savoir la netteté et la beauté du discours,eloquens. Ledisertusfera un bon maître, mais il se peut qu’il n’ait pas également cultivé toutes les facultés de son esprit ; lefacundusbrille en société, mais tout son savoir-faire peut n’être qu’une facilité superficielle dans le maniement de la parole, sans profondeur et sans solidité ; l’eloquens, avant de prendre la parole comme homme d’état ou comme écrivain, doit s’être rendu parfaitement maître de la langue et de l’art à force de talent et d’études variées.Cic.Orat. 5, 19.“Antonius...disertosait se vidisse multos,eloquentemomnino neminem.”“J’ai souvent rencontré une parole nette, dit Antoine ; je n’ai jamais entendu une voix parfaitement éloquente.”Quintil, VIII, pr. 13.“Disertosatis dicere quæ oporteat ; ornate autem dicere proprium esteloquentissimi.”“On est disert quand on sait dire ce qu’il faut ; mais de parer la parole, c’est le fait de la plus haute éloquence.”Suet.Cal. 53.“Eloquentiæquam plurimum adtendit, quamvisfacundusetpromptus.”“Il s’applique fort à l’éloquence, quoiqu’il ait naturellement la parole agréable et facile.”

Disserere. Disputare.Disserere, soutenir son opinion en style didactique, en développant ses raisons ;disputareen style polémique en tenant compte des raisons contraires, en opposant à un adversaire imaginaire ou réel raison pour raison, afin de constater par une sorte de bilan de quel côté est la plus grosse somme de vérité. Ledisserensvise simplement à exprimer ses vues personnelles ; ledisputansveut faire prévaloir les siennes en qualité de vérités indépendantes de toute personnalité. En outredissereremarque une manière plus libre ;disputare, une manière plus méthodique de traiter le sujet.

Disserere, soutenir son opinion en style didactique, en développant ses raisons ;disputareen style polémique en tenant compte des raisons contraires, en opposant à un adversaire imaginaire ou réel raison pour raison, afin de constater par une sorte de bilan de quel côté est la plus grosse somme de vérité. Ledisserensvise simplement à exprimer ses vues personnelles ; ledisputansveut faire prévaloir les siennes en qualité de vérités indépendantes de toute personnalité. En outredissereremarque une manière plus libre ;disputare, une manière plus méthodique de traiter le sujet.

Dividere. Partiri. Dirimere. Dispertire. Distribuere.1.Dividereetdirimere, diviser sans autre but que de détruire l’unité de l’ensemble et de réduire en parties ;partiri, dans le but d’obtenir par voie de séparation des parties dont il soit possible de disposer. De làdivide et imperaetdividere sententias, maispartiri prædam.2.Divisiomarque dans les traités de rhétorique la décomposition de l’espèce en variétés ;partitio, celle du tout en ses parties.3.Dividerene se rapporte qu’à une réunion matérielle dans l’espace et ne détruit qu’une relation extérieure ;maisdirimerese rapporte à l’union organique d’un tout et supprime des rapports intimes.Liv.XXII, 15.“Casilinum urbs... Volturno fluminediremtaFalernum ac Campanum agrumdividit.”C’est qu’aux yeux de l’auteur une rivière qui coupe une ville en deux constitue une séparation contre nature, tandis que la séparation de deux territoires contigus par une ville est toute naturelle.4.Divideresignifie encore distribuer sans idée accessoire ;dispertire, c’est répartir entre futurs propriétaires ;distribuere, entre propriétaires légitimes, ou encore mettre chaque partie à une place convenable et appropriée.

1.Dividereetdirimere, diviser sans autre but que de détruire l’unité de l’ensemble et de réduire en parties ;partiri, dans le but d’obtenir par voie de séparation des parties dont il soit possible de disposer. De làdivide et imperaetdividere sententias, maispartiri prædam.

2.Divisiomarque dans les traités de rhétorique la décomposition de l’espèce en variétés ;partitio, celle du tout en ses parties.

3.Dividerene se rapporte qu’à une réunion matérielle dans l’espace et ne détruit qu’une relation extérieure ;maisdirimerese rapporte à l’union organique d’un tout et supprime des rapports intimes.Liv.XXII, 15.“Casilinum urbs... Volturno fluminediremtaFalernum ac Campanum agrumdividit.”C’est qu’aux yeux de l’auteur une rivière qui coupe une ville en deux constitue une séparation contre nature, tandis que la séparation de deux territoires contigus par une ville est toute naturelle.

4.Divideresignifie encore distribuer sans idée accessoire ;dispertire, c’est répartir entre futurs propriétaires ;distribuere, entre propriétaires légitimes, ou encore mettre chaque partie à une place convenable et appropriée.

Divinare. Præsagire. Præsentire. Prævidere. Vaticinari. Prædicere.1.Divinarese dit d’un pressentiment qui provient d’une inspiration divine et d’un secours surnaturel, commeμαντεύεσθαι;præsagire, d’un pressentiment par voie naturelle, par suite d’un tour d’esprit particulier qui confine au surnaturel ;præsentireetprævidere, par un développement extraordinaire des dons naturels de l’esprit, à savoirpræsentirepar une vision immédiate,prævidere, par de profondes et heureuses combinaisons, par prévoyance.2.Divinare, etc., simples actes de l’entendement ;vaticinatioetprædictio, expression et communication de ce qu’on pressent :vaticinatio, par le fait dudivinanset dupræsagiens, c’est la prophétie,προφητεία;prædictio, par le fait dupræsentienset duprævidens, c’est la prédiction.

1.Divinarese dit d’un pressentiment qui provient d’une inspiration divine et d’un secours surnaturel, commeμαντεύεσθαι;præsagire, d’un pressentiment par voie naturelle, par suite d’un tour d’esprit particulier qui confine au surnaturel ;præsentireetprævidere, par un développement extraordinaire des dons naturels de l’esprit, à savoirpræsentirepar une vision immédiate,prævidere, par de profondes et heureuses combinaisons, par prévoyance.

2.Divinare, etc., simples actes de l’entendement ;vaticinatioetprædictio, expression et communication de ce qu’on pressent :vaticinatio, par le fait dudivinanset dupræsagiens, c’est la prophétie,προφητεία;prædictio, par le fait dupræsentienset duprævidens, c’est la prédiction.

Divitiæ. Opes. Gazæ. Locuples. Opulentus. Copiosus.1.Divitiæetgazæ, la richesse en général, comme propriété, comme moyen de satisfaire ses désirs de toute sorte ;opes, comme le moyen de réaliser un but élevé, de se faire valoir, d’acquérir ou de conserver de l’influence.Divitiæ, la richesse du simple particulier,πλοῦτος;opes, la fortune mise au service de l’homme d’État ou de l’ambitieux politique ;gazæ, le trésor d’un roi ou d’un prince,θησαυροί.2.Dives, riche par opposition àpauper,πλούσιος;locuples, qui est dans l’aisance, par opposition àegens,egenus,ἀφνειός;opulentusetcopiosus, quia de grandes ressources par opposition àinops, commeεὔπορος.

1.Divitiæetgazæ, la richesse en général, comme propriété, comme moyen de satisfaire ses désirs de toute sorte ;opes, comme le moyen de réaliser un but élevé, de se faire valoir, d’acquérir ou de conserver de l’influence.Divitiæ, la richesse du simple particulier,πλοῦτος;opes, la fortune mise au service de l’homme d’État ou de l’ambitieux politique ;gazæ, le trésor d’un roi ou d’un prince,θησαυροί.

2.Dives, riche par opposition àpauper,πλούσιος;locuples, qui est dans l’aisance, par opposition àegens,egenus,ἀφνειός;opulentusetcopiosus, quia de grandes ressources par opposition àinops, commeεὔπορος.

Doctor. Præceptor. Magister.Doctor, le maître qui expose la théorie considéré par rapport à la science ou à l’art qu’il enseigne, il s’oppose à l’auditeur ;præceptor, le maître qui initie à la pratique par rapport au pupille qu’il façonne, il s’oppose à l’écolier ;magister, le maître en général par rapport à sa supériorité et à son ascendant et par opposition aux profanes.Cic.Orat. III, 15.“Vetus illa doctrina eadem videtur et recte faciendi et bene dicendimagistra, neque disjunctidoctores, sed iidem erant vivendipræceptoresatque dicendi.”“On voit cette ancienne méthode gouverner à la fois la conduite et la parole ; point de maîtres distincts ; ceux qui forment à la parole forment en même temps à la vie.”

Doctor, le maître qui expose la théorie considéré par rapport à la science ou à l’art qu’il enseigne, il s’oppose à l’auditeur ;præceptor, le maître qui initie à la pratique par rapport au pupille qu’il façonne, il s’oppose à l’écolier ;magister, le maître en général par rapport à sa supériorité et à son ascendant et par opposition aux profanes.Cic.Orat. III, 15.“Vetus illa doctrina eadem videtur et recte faciendi et bene dicendimagistra, neque disjunctidoctores, sed iidem erant vivendipræceptoresatque dicendi.”“On voit cette ancienne méthode gouverner à la fois la conduite et la parole ; point de maîtres distincts ; ceux qui forment à la parole forment en même temps à la vie.”

Doctrina. Eruditio.Doctrina, le savoir considéré comme un des moyens divers par lesquels l’esprit se développe ;eruditio, la science qui transforme l’esprit et l’amène à la dernière perfection. Le savoir,doctrina, ne donne qu’une supériorité de connaissances, il se rattache et s’oppose à l’idée qu’exprime le motexercitatio, lequel implique une supériorité de savoir-faire ; réduit même à la théorie sèche et mis en regard de la pratique plus visiblement utile, il est exposé à être mal vu et ridiculisé. La science parfaite,eruditio, se rapproche beaucoup plus de la pratique, elle implique une certaine influence, des connaissances acquises et des études sur le perfectionnement de l’homme entier, elle représente la vraie humanité dans l’ordre intellectuel, commehumanitasdans l’ordre moral.

Doctrina, le savoir considéré comme un des moyens divers par lesquels l’esprit se développe ;eruditio, la science qui transforme l’esprit et l’amène à la dernière perfection. Le savoir,doctrina, ne donne qu’une supériorité de connaissances, il se rattache et s’oppose à l’idée qu’exprime le motexercitatio, lequel implique une supériorité de savoir-faire ; réduit même à la théorie sèche et mis en regard de la pratique plus visiblement utile, il est exposé à être mal vu et ridiculisé. La science parfaite,eruditio, se rapproche beaucoup plus de la pratique, elle implique une certaine influence, des connaissances acquises et des études sur le perfectionnement de l’homme entier, elle représente la vraie humanité dans l’ordre intellectuel, commehumanitasdans l’ordre moral.

Dolor. Tristitia. Mœstitia. Luctus.1.Dolor, le sentiment des douleurs, le déplaisir intérieur, par opposition àgaudium;tristitia,mœror,luctus, l’expression de ce sentiment.Tristitiaetmæstitia, manifestation naturelle qui perce involontairement dans l’attitude et dans la physionomie ;luctus, manifestation artificielle, faite à dessein, au grand jour, à l’aide de signes conventionnels, comme de se couper les cheveux, de mettre des habits de deuil, etc.,πένθος.Mœrorsert en même temps d’augmentatif àdolor, etluctusàmœrorettristitia, en ce sens que la manifestation extérieure vient se joindre au sentiment au lieu de lui être opposée.Cic.Att. XII, 28.“Mœrorem, minui,dolorem, nec potui, nec si possem vellem.”“J’ai retranché quelque chose des marques de ma douleur ; mais pour ma douleur même je n’ai rien pris sur elle, et je le pourrais que je ne le voudrais pas.”Phil. XI, 1.“Magno indoloresum, vel inmœrorepotius, quem ex miserabili morte C. Trebonii accepimus.”“Je suis dans la grande douleur, ou plutôt dans les effusions de douleur où nous jette la mort déplorable de C. Trébonius.”Plin.Ep. V, 9.“Illud nontristesolum, verum etiamluctuosumquod J. Avitus decessit.”“La perte de J. Avitus ne cause pas seulement un chagrin visible, c’est un deuil.”Tac.Agr. 43.“Finis vitæ ejus nobisluctuosus, amicistristis.”“Sa fin nous plonge dans le deuil, et ses amis dans la tristesse”(la parenté seule prend le deuil).Tac.Ann. II, 82.“Quanquam necinsignibus lugentiumabstinebant, altiusanimis mœrebant.”“Les marques de deuil ne faisaient pas défaut, mais c’étaient surtout les cœurs qui étaient contristés.”Cic.Sext. 29, 39.“Luctumnos hausimus majorem,doloremilleaniminon minorem.”“Ce fut pour nous la source d’une douleur plus expansive, pour lui celle d’une douleur concentrée tout aussi vive.”2.Tristitiaprésente la manifestation du chagrin par son côté repoussant, celui des idées noires, de l’ennui, de la mauvaise humeur, par opposition àhilaritas;mœstitia, par son côté pitoyable, celui de la désolation, d’une douleur ordinairement justifiée qui nous plonge dans la mélancolie, par opposition àlætus.Tristitiaest le fait de la réflexion,mæstitia, du sentiment. On reconnaît letristiscomme letruculentusà son regard farouche, à son front plissé, à ses sourcils contractés ; lemœstuscomme l’afflictusà ses yeux mornes et à son regard baissé.Tac.Hist. I, 82.“Rarus per vias populus,mœstaplebs ;dejectiin terram militum vultus ac plustristitiæquam pœnitentiæ.”“Très-peu de monde dans les rues, la population consternée ; des soldats qui baissaient les yeux, mais d’un air sombre plutôt que d’un air de regret.”Cic.Mur. 24, 49.“Tristemipsum,mœstosamicos.”“Vous-même soucieux, vos amis désolés.”

1.Dolor, le sentiment des douleurs, le déplaisir intérieur, par opposition àgaudium;tristitia,mœror,luctus, l’expression de ce sentiment.Tristitiaetmæstitia, manifestation naturelle qui perce involontairement dans l’attitude et dans la physionomie ;luctus, manifestation artificielle, faite à dessein, au grand jour, à l’aide de signes conventionnels, comme de se couper les cheveux, de mettre des habits de deuil, etc.,πένθος.Mœrorsert en même temps d’augmentatif àdolor, etluctusàmœrorettristitia, en ce sens que la manifestation extérieure vient se joindre au sentiment au lieu de lui être opposée.Cic.Att. XII, 28.“Mœrorem, minui,dolorem, nec potui, nec si possem vellem.”“J’ai retranché quelque chose des marques de ma douleur ; mais pour ma douleur même je n’ai rien pris sur elle, et je le pourrais que je ne le voudrais pas.”Phil. XI, 1.“Magno indoloresum, vel inmœrorepotius, quem ex miserabili morte C. Trebonii accepimus.”“Je suis dans la grande douleur, ou plutôt dans les effusions de douleur où nous jette la mort déplorable de C. Trébonius.”Plin.Ep. V, 9.“Illud nontristesolum, verum etiamluctuosumquod J. Avitus decessit.”“La perte de J. Avitus ne cause pas seulement un chagrin visible, c’est un deuil.”Tac.Agr. 43.“Finis vitæ ejus nobisluctuosus, amicistristis.”“Sa fin nous plonge dans le deuil, et ses amis dans la tristesse”(la parenté seule prend le deuil).Tac.Ann. II, 82.“Quanquam necinsignibus lugentiumabstinebant, altiusanimis mœrebant.”“Les marques de deuil ne faisaient pas défaut, mais c’étaient surtout les cœurs qui étaient contristés.”Cic.Sext. 29, 39.“Luctumnos hausimus majorem,doloremilleaniminon minorem.”“Ce fut pour nous la source d’une douleur plus expansive, pour lui celle d’une douleur concentrée tout aussi vive.”

2.Tristitiaprésente la manifestation du chagrin par son côté repoussant, celui des idées noires, de l’ennui, de la mauvaise humeur, par opposition àhilaritas;mœstitia, par son côté pitoyable, celui de la désolation, d’une douleur ordinairement justifiée qui nous plonge dans la mélancolie, par opposition àlætus.Tristitiaest le fait de la réflexion,mæstitia, du sentiment. On reconnaît letristiscomme letruculentusà son regard farouche, à son front plissé, à ses sourcils contractés ; lemœstuscomme l’afflictusà ses yeux mornes et à son regard baissé.Tac.Hist. I, 82.“Rarus per vias populus,mœstaplebs ;dejectiin terram militum vultus ac plustristitiæquam pœnitentiæ.”“Très-peu de monde dans les rues, la population consternée ; des soldats qui baissaient les yeux, mais d’un air sombre plutôt que d’un air de regret.”Cic.Mur. 24, 49.“Tristemipsum,mœstosamicos.”“Vous-même soucieux, vos amis désolés.”

Donum. Munus. Largitio. Donarium. Donativum. Liberalitas.1.Donum, cadeau désintéressé, le donateur n’ayant pas d’autre vue que de faire plaisir,δῶρον;munus, présent qui engage la reconnaissance, qui est une marque d’amour ou de faveur de la part du donateur,γέρας; enfinlargitio, présent intéressé destiné à gagner et à corrompre les gens sous couleur de bienfaisance, la plupart du temps dans un but politique.Suet.Cæs. 28.“Aliis captivorum milliadonoafferens”, c’est-à-dire en pur don et non point seulement par manière de prêt. Comparez avecNer.46.“Auspicanti Sporus annulummuneriobtulit”, c’est-à-dire par honnêteté.Tac.Hist. I, 52.“Id comitatem bonitatemque faventes vocabant quod sine mododonaretsua,largireturaliena.”“Les partisans de Vitellius vantaient son caractère facile et bienveillant lorsqu’ils lui voyaient dissiper ses propres biens en cadeaux, ceux des autres en largesses.”2.Donarium, terme particulier pour une offrande qu’on fait à un temple ;donativum, pour un don militaire que le nouvel empereur accordait aux soldats à son avénement ;liberalitas, pour une munificence de l’empereur destinée à soutenir un noble tombé dans la pauvreté.

1.Donum, cadeau désintéressé, le donateur n’ayant pas d’autre vue que de faire plaisir,δῶρον;munus, présent qui engage la reconnaissance, qui est une marque d’amour ou de faveur de la part du donateur,γέρας; enfinlargitio, présent intéressé destiné à gagner et à corrompre les gens sous couleur de bienfaisance, la plupart du temps dans un but politique.Suet.Cæs. 28.“Aliis captivorum milliadonoafferens”, c’est-à-dire en pur don et non point seulement par manière de prêt. Comparez avecNer.46.“Auspicanti Sporus annulummuneriobtulit”, c’est-à-dire par honnêteté.Tac.Hist. I, 52.“Id comitatem bonitatemque faventes vocabant quod sine mododonaretsua,largireturaliena.”“Les partisans de Vitellius vantaient son caractère facile et bienveillant lorsqu’ils lui voyaient dissiper ses propres biens en cadeaux, ceux des autres en largesses.”

2.Donarium, terme particulier pour une offrande qu’on fait à un temple ;donativum, pour un don militaire que le nouvel empereur accordait aux soldats à son avénement ;liberalitas, pour une munificence de l’empereur destinée à soutenir un noble tombé dans la pauvreté.

Dorsum. Tergum.Dorsum, le dos au sens horizontal, celui de l’animal, par opposition au ventre,νῶτον;tergum, le dos au sens vertical, celui de l’homme par opposition à la poitrine,μετάφρενον.Dorsummontis, la crête ;tergum, le revers d’une montagne.

Dorsum, le dos au sens horizontal, celui de l’animal, par opposition au ventre,νῶτον;tergum, le dos au sens vertical, celui de l’homme par opposition à la poitrine,μετάφρενον.Dorsummontis, la crête ;tergum, le revers d’une montagne.

Dubius. Ambiguus. Anceps.Dubiusetambiguus, douteux quand il ne s’agit que d’un bon ou d’un mauvais succès, d’un bonheur ou d’un malheur ;anceps, quand il y va de l’existence entière, d’être ou de ne pas être.Vell.P. II, 79.“Ea patrando bello mora fuit, quod posteadubiaetinterdum ancipitifortuna gestum est.”“Tels sont les retards que souffrit l’ouverture de cette guerre où la fortune intervint dans la suite avec des chances douteuses et quelquefois critiques.”

Dubiusetambiguus, douteux quand il ne s’agit que d’un bon ou d’un mauvais succès, d’un bonheur ou d’un malheur ;anceps, quand il y va de l’existence entière, d’être ou de ne pas être.Vell.P. II, 79.“Ea patrando bello mora fuit, quod posteadubiaetinterdum ancipitifortuna gestum est.”“Tels sont les retards que souffrit l’ouverture de cette guerre où la fortune intervint dans la suite avec des chances douteuses et quelquefois critiques.”

Dumi. Sentes. Vepres.Dumi, fourrés de broussailles qui offrent un aspect sauvage ;sentes, buissons épineux où l’on se blesse ;vepresréunit les deux idées : broussailles épineuses qui font du sol un lieu sauvage.

Dumi, fourrés de broussailles qui offrent un aspect sauvage ;sentes, buissons épineux où l’on se blesse ;vepresréunit les deux idées : broussailles épineuses qui font du sol un lieu sauvage.

Duplex. Duplum. Geminus. Dupliciter. Bifariam.1.Duplex, double en parlant de quantités déterminées qu’il suffit de compter ;duplum, en parlant de quantités indéterminées qu’il faut peser ou mesurer.Duplexs’emploie adjectivement,duplumsubstantivement.Quintil.VIII, 6, 42.“In quo et numerus estduplex, necduplumvirium.”“Armée deux fois plus nombreuse, mais sans offrir le double de forces.”2. Étant donnés des objets semblables et pareils au nombre de deux, c’est l’idée du nombre deux qui domine dansduplexcomme dansδιπλοῦς; c’est l’idée de ressemblance et de parité qui domine dansgeminuscomme dansδίδυμος. Dans ce passage deCic.Part. 6.“Verbageminataetduplicata, vel etiam sæpius iterata”,geminatase rapporte à la répétition d’une idée par le moyen de termes synonymes,duplicataà la répétition d’un même mot.3.Dupliciterest toujours adverbe de manière : de deux manières, à un double point de vue ;bifariamest adverbe de lieu : en deux endroits ou en deux parties.Cic.Fam. IX, 20.“Dupliciterdelectatus sum litteris tuis.”“Ta lettre me charme de deux manières.”Comparez avecTusc. III, 11.“Bifariamquatuor perturbationes æqualiter distributæ sunt.”“Les quatre passions fondamentales ont été également réparties en deux catégories.”

1.Duplex, double en parlant de quantités déterminées qu’il suffit de compter ;duplum, en parlant de quantités indéterminées qu’il faut peser ou mesurer.Duplexs’emploie adjectivement,duplumsubstantivement.Quintil.VIII, 6, 42.“In quo et numerus estduplex, necduplumvirium.”“Armée deux fois plus nombreuse, mais sans offrir le double de forces.”

2. Étant donnés des objets semblables et pareils au nombre de deux, c’est l’idée du nombre deux qui domine dansduplexcomme dansδιπλοῦς; c’est l’idée de ressemblance et de parité qui domine dansgeminuscomme dansδίδυμος. Dans ce passage deCic.Part. 6.“Verbageminataetduplicata, vel etiam sæpius iterata”,geminatase rapporte à la répétition d’une idée par le moyen de termes synonymes,duplicataà la répétition d’un même mot.

3.Dupliciterest toujours adverbe de manière : de deux manières, à un double point de vue ;bifariamest adverbe de lieu : en deux endroits ou en deux parties.Cic.Fam. IX, 20.“Dupliciterdelectatus sum litteris tuis.”“Ta lettre me charme de deux manières.”Comparez avecTusc. III, 11.“Bifariamquatuor perturbationes æqualiter distributæ sunt.”“Les quatre passions fondamentales ont été également réparties en deux catégories.”

Ebrius. Vinolentus. Temulentus. Crapula. Ebriosus.1.Ebrietasprésente par leur beau côté les suites d’un excès de vin, c’est l’exaltation, l’animation, qui touchent à l’inspiration,μέθη;vinolentiaet le terme archaïque detemulentiales font envisager par leur vilain côté, celuid’un homme qui se soûle et tombe dans l’abrutissement,οἶνωσις; enfin,crapulaexprime la cause matérielle de cet état, les fumées du vin, commeϰραιπάλη.2.Ebriuset le mot d’origine étrangèremadulsadésignent l’état passager d’un homme qui est ivre ;ebriosusl’habitude d’un homme qui s’enivre.

1.Ebrietasprésente par leur beau côté les suites d’un excès de vin, c’est l’exaltation, l’animation, qui touchent à l’inspiration,μέθη;vinolentiaet le terme archaïque detemulentiales font envisager par leur vilain côté, celuid’un homme qui se soûle et tombe dans l’abrutissement,οἶνωσις; enfin,crapulaexprime la cause matérielle de cet état, les fumées du vin, commeϰραιπάλη.

2.Ebriuset le mot d’origine étrangèremadulsadésignent l’état passager d’un homme qui est ivre ;ebriosusl’habitude d’un homme qui s’enivre.

Eloqui. Enunciare. Proloqui. Pronunciare. Recitare.1.Eloquietenunciaremarquent un acte de l’intelligence par lequel on exprime une idée qui était dans l’esprit : l’eloquenstient autant de compte de la forme que du fond ; il veut donner à la pensée le tour le plus parfait ; l’enunciansne s’attache qu’au fond ; son but est rempli dès qu’il a fait passer ses idées dans le domaine public, qu’il les a communiquées. Le style,elocutio, appartient à la rhétorique ; la proposition et le jugement,enunciatio, appartiennent à la grammaire et à la logique.2.Proloquimarque un acte moral par lequel on se résout à exprimer une pensée qu’on tenait secrète, par opposition àreticere, commeprofiteri; enfin,pronunciaremarque un acte physique par lequel on exprime mécaniquement et intelligiblement ce qu’on a pensé ou écrit, commerecitare.3.Pronunciareest un simple usage des organes de la parole et ne suppose pas d’autre but que de se faire pleinement entendre ;recitareest le fait de l’art : on vise à produire une impression agréable par une juste modulation de la voix conforme aux règles de la déclamation. Lapronunciatione s’applique qu’aux lettres, aux syllabes et aux mots considérés comme les éléments et le corps du discours ; larecitatiose rapporte, en outre, aux termes et au sens considérés comme l’âme du discours.

1.Eloquietenunciaremarquent un acte de l’intelligence par lequel on exprime une idée qui était dans l’esprit : l’eloquenstient autant de compte de la forme que du fond ; il veut donner à la pensée le tour le plus parfait ; l’enunciansne s’attache qu’au fond ; son but est rempli dès qu’il a fait passer ses idées dans le domaine public, qu’il les a communiquées. Le style,elocutio, appartient à la rhétorique ; la proposition et le jugement,enunciatio, appartiennent à la grammaire et à la logique.

2.Proloquimarque un acte moral par lequel on se résout à exprimer une pensée qu’on tenait secrète, par opposition àreticere, commeprofiteri; enfin,pronunciaremarque un acte physique par lequel on exprime mécaniquement et intelligiblement ce qu’on a pensé ou écrit, commerecitare.

3.Pronunciareest un simple usage des organes de la parole et ne suppose pas d’autre but que de se faire pleinement entendre ;recitareest le fait de l’art : on vise à produire une impression agréable par une juste modulation de la voix conforme aux règles de la déclamation. Lapronunciatione s’applique qu’aux lettres, aux syllabes et aux mots considérés comme les éléments et le corps du discours ; larecitatiose rapporte, en outre, aux termes et au sens considérés comme l’âme du discours.

Emere. Mercari. Redimere.1.Emere, faire une emplette ; c’est l’acquisition de l’objet qui est le point capital, et le prix à payer n’est qu’une idée accessoire,πρέασθαι;mercari, acheter, il s’agit de la conclusion d’un marché fait dans toutes les règles, généralement entre commerçants,ἐμπολᾷν.2.Emeres’applique à des objets de commerce proprement dits ;redimere, à des objets qui ne constituent point aux yeux de la loi et de la morale de vrais articles de commerce, que l’acquéreur pourrait réclamer comme un dû ou qu’il devrait obtenir par faveur sans bourse délier, par exemple, la paix, la justice, l’affection.Cic.Sext. 30, 66.“Quis autem rex qui illo anno non autemendumsibi quod non habebat, autredimendumquod habebat arbitrabatur ?”“Quel est le roi qui ne se soit cru réduit cette année ou à acheter ce qu’il n’avait point ou à racheter ce qu’il avait ?”

1.Emere, faire une emplette ; c’est l’acquisition de l’objet qui est le point capital, et le prix à payer n’est qu’une idée accessoire,πρέασθαι;mercari, acheter, il s’agit de la conclusion d’un marché fait dans toutes les règles, généralement entre commerçants,ἐμπολᾷν.

2.Emeres’applique à des objets de commerce proprement dits ;redimere, à des objets qui ne constituent point aux yeux de la loi et de la morale de vrais articles de commerce, que l’acquéreur pourrait réclamer comme un dû ou qu’il devrait obtenir par faveur sans bourse délier, par exemple, la paix, la justice, l’affection.Cic.Sext. 30, 66.“Quis autem rex qui illo anno non autemendumsibi quod non habebat, autredimendumquod habebat arbitrabatur ?”“Quel est le roi qui ne se soit cru réduit cette année ou à acheter ce qu’il n’avait point ou à racheter ce qu’il avait ?”

Eminens. Excellens. Præclarus. Præstans. Insignis. Singularis. Unicus.1.Eminens,excellens,præclarusetpræstansservent à constater de sang-froid une supériorité ;egregius, à la proclamer avec enthousiasme ;eximius, avec admiration.2.Eximius, etc., se rapportent tous à des qualités louables et ne peuvent se joindre que par ironie à des vices ou à des fautes ;insignis,singularisetunicussont des termes indifférents qui expriment également la louange ou le blâme à un haut degré.

1.Eminens,excellens,præclarusetpræstansservent à constater de sang-froid une supériorité ;egregius, à la proclamer avec enthousiasme ;eximius, avec admiration.

2.Eximius, etc., se rapportent tous à des qualités louables et ne peuvent se joindre que par ironie à des vices ou à des fautes ;insignis,singularisetunicussont des termes indifférents qui expriment également la louange ou le blâme à un haut degré.

En. Ecce.En, vois ici ce qui était resté jusqu’à présent caché à tes yeux, commeἤν,ἠνί,ἠνίδε;ecce, vois là ce que tu n’aurais jamais soupçonné, commeἰδού.

En, vois ici ce qui était resté jusqu’à présent caché à tes yeux, commeἤν,ἠνί,ἠνίδε;ecce, vois là ce que tu n’aurais jamais soupçonné, commeἰδού.

Epulæ. Convivium. Dapes. Epulum. Comissatio.Epulæest le terme général, le repas, le manger, frugal ou recherché, en famille ou avec des convives, au logis ou en public ;convivium, repas de société, en compagnie ;dapes, banquet religieux à la suite d’un sacrifice ;epulum, banquet solennel, ordinairement politique, en l’honneur d’un personnage ou d’un succès ;comissatio, débauche de table, orgie.

Epulæest le terme général, le repas, le manger, frugal ou recherché, en famille ou avec des convives, au logis ou en public ;convivium, repas de société, en compagnie ;dapes, banquet religieux à la suite d’un sacrifice ;epulum, banquet solennel, ordinairement politique, en l’honneur d’un personnage ou d’un succès ;comissatio, débauche de table, orgie.

Equus. Caballus. Mannus. Canterius.Equus, terme général pour le cheval, c’est le nom de l’espèce ;caballus, cheval commun ;mannus, cheval de petite taille et de luxe, poney ;canterius, cheval coupé, hongre.Sen.Ep. 85.“Cato censoriuscanteriovehebatur et hippoperis quidem impositis. Oh ! quantum decus sæculi, Catonem unocaballoesse contentum et ne toto quidem ! Ita non obesis omnibusmanniset asturconibus et tolutariis præferres unum illumequumab ipso Catone defrictum ?”“Caton le censeur voyageait sur un hongre qui portait ses bagages. Oh ! quelle gloire pour un siècle que ce Caton qui se contentait d’un cheval commun ou plutôt d’une place sur ce cheval ! Est-ce que vous ne préférez pas à tous les poneys potelés, aux coursiers d’Asturie, aux trotteurs, cet unique cheval que Caton pansait lui-même ?”

Equus, terme général pour le cheval, c’est le nom de l’espèce ;caballus, cheval commun ;mannus, cheval de petite taille et de luxe, poney ;canterius, cheval coupé, hongre.Sen.Ep. 85.“Cato censoriuscanteriovehebatur et hippoperis quidem impositis. Oh ! quantum decus sæculi, Catonem unocaballoesse contentum et ne toto quidem ! Ita non obesis omnibusmanniset asturconibus et tolutariis præferres unum illumequumab ipso Catone defrictum ?”“Caton le censeur voyageait sur un hongre qui portait ses bagages. Oh ! quelle gloire pour un siècle que ce Caton qui se contentait d’un cheval commun ou plutôt d’une place sur ce cheval ! Est-ce que vous ne préférez pas à tous les poneys potelés, aux coursiers d’Asturie, aux trotteurs, cet unique cheval que Caton pansait lui-même ?”

Errare. Vagari. Palari.Errare, s’égarer,πλανᾶσθαι, aller çà et là malgré soi, faute de connaître le bon chemin ;vagarietpalari, errer de propos délibéré :vagari,ἀλᾶσθαι, par ennui d’un séjour fixe ou du droit chemin, en changeant souvent de direction ;palari, en s’éloignant de la société dans laquelle on se trouve pour courir seul.“Erramusignari ;vagamursoluti ;palamurdispersi.”“On s’égare par ignorance ; on mène une vie errante lorsqu’on ne tient à rien ; on s’écarte pour se disperser.”Tac.H. I, 68.“Undique populatio et cædes ; ipsi in mediovagi; abjectis armis magna pars, saucii autpalantesin montem Vocetium perfugiunt.”“Partout des ravages et des massacres ; errant entre les deux corps ennemis, jetant leurs armes, blessés ou dispersés pour la plupart, les Helvétiens cherchent un refuge sur le mont Vocétius.”

Errare, s’égarer,πλανᾶσθαι, aller çà et là malgré soi, faute de connaître le bon chemin ;vagarietpalari, errer de propos délibéré :vagari,ἀλᾶσθαι, par ennui d’un séjour fixe ou du droit chemin, en changeant souvent de direction ;palari, en s’éloignant de la société dans laquelle on se trouve pour courir seul.“Erramusignari ;vagamursoluti ;palamurdispersi.”“On s’égare par ignorance ; on mène une vie errante lorsqu’on ne tient à rien ; on s’écarte pour se disperser.”Tac.H. I, 68.“Undique populatio et cædes ; ipsi in mediovagi; abjectis armis magna pars, saucii autpalantesin montem Vocetium perfugiunt.”“Partout des ravages et des massacres ; errant entre les deux corps ennemis, jetant leurs armes, blessés ou dispersés pour la plupart, les Helvétiens cherchent un refuge sur le mont Vocétius.”

Erudire. Formare. Instituere.Erudireetformareprésentent l’éducation par son côté idéal, comme un des éléments de la perfection humaine :erudire, en général, l’éducation délivre de l’ignorance ;formare, dans un sens particulier ; elle transporte l’homme dans une sphère spéciale ; elle le façonne pour un but déterminé vers lequel elle dirige l’âme ;instituereprésente la même éducation par son côté positif ; elle rend propre à un métier.

Erudireetformareprésentent l’éducation par son côté idéal, comme un des éléments de la perfection humaine :erudire, en général, l’éducation délivre de l’ignorance ;formare, dans un sens particulier ; elle transporte l’homme dans une sphère spéciale ; elle le façonne pour un but déterminé vers lequel elle dirige l’âme ;instituereprésente la même éducation par son côté positif ; elle rend propre à un métier.

Et. Que. Ac. Atque.Etest la conjonction dont l’usage est le plus général ;queetet-etservent à unir des termes opposés :que, dès qu’il y a opposition, par exempleterra marique;et-et, pour marquer expressément l’opposition, par exempleet terra et mari;acetatqueunissent des synonymes :atquese place devant les voyelles et les consonnes gutturales ;ac, devant le reste des consonnes, par exemple,vir fortisacstrenuus.

Etest la conjonction dont l’usage est le plus général ;queetet-etservent à unir des termes opposés :que, dès qu’il y a opposition, par exempleterra marique;et-et, pour marquer expressément l’opposition, par exempleet terra et mari;acetatqueunissent des synonymes :atquese place devant les voyelles et les consonnes gutturales ;ac, devant le reste des consonnes, par exemple,vir fortisacstrenuus.

Excubiæ. Stationes. Vigiliæ.Excubiæ, sentinelles devant un palais, garde d’honneur et sauve-garde ;stationes, garde placée à une porte, poste avancé ;vigiliæ, garde de nuit, patrouille.

Excubiæ, sentinelles devant un palais, garde d’honneur et sauve-garde ;stationes, garde placée à une porte, poste avancé ;vigiliæ, garde de nuit, patrouille.

Exemplum. Exemplar.Exemplum, exemple pris entre beaucoup d’autres à cause de sa convenance relative ; il s’applique à un cas déterminé ;exemplar, exemple choisi de préférence à d’autres à cause de sa perfection ou de sa convenance absolue ; il représente une idée générale, modèle.Vell.P. II, 100.“Antonius singulareexemplumclementiæ Cæsaris.”“Antoine, exemple frappant de la clémence de César.”Comparez avecTac.Ann. XII, 37.“Si incolumem servaveris, æternumexemplarclementiæ ero”(clementiæ, et non pasclementiæ tuæ).“Si tu me sauves, au lieu de me frapper, ta conduite envers moi restera éternellement un modèle de clémence.”

Exemplum, exemple pris entre beaucoup d’autres à cause de sa convenance relative ; il s’applique à un cas déterminé ;exemplar, exemple choisi de préférence à d’autres à cause de sa perfection ou de sa convenance absolue ; il représente une idée générale, modèle.Vell.P. II, 100.“Antonius singulareexemplumclementiæ Cæsaris.”“Antoine, exemple frappant de la clémence de César.”Comparez avecTac.Ann. XII, 37.“Si incolumem servaveris, æternumexemplarclementiæ ero”(clementiæ, et non pasclementiæ tuæ).“Si tu me sauves, au lieu de me frapper, ta conduite envers moi restera éternellement un modèle de clémence.”

Exercitus. Copiæ.Exercitus, armée composée de plusieurs légions ;copiæ, troupes composées de plusieurs cohortes.

Exercitus, armée composée de plusieurs légions ;copiæ, troupes composées de plusieurs cohortes.

Exilis. Macer. Gracilis. Tenuis.Exilisetmacerse disent de l’exténuation considérée comme un vice interne et y rattachent directement une idée de blâme. C’est un rétrécissement causé par le défaut de sucs nourriciers.Exilisest un terme général qui se dit de toute espèce decorps et qui marque un appauvrissement et un manque de forces, par opposition àuber, misérable ;macer, maigre, se dit particulièrement du corps des animaux ; il désigne une certaine sécheresse, un certain épuisement, par opposition àpinguis.Gracilisettenuisse rapportent à la forme, à l’apparence et sont des termes indifférents ou des termes d’éloge :tenuis, mince, délicat, se dit en général de toute sorte de corps, par opposition àcrassus;gracilisa un air de ressemblance avecproceruset se dit en particulier du corps des animaux, élancé, par opposition àopimus, àobesus.

Exilisetmacerse disent de l’exténuation considérée comme un vice interne et y rattachent directement une idée de blâme. C’est un rétrécissement causé par le défaut de sucs nourriciers.Exilisest un terme général qui se dit de toute espèce decorps et qui marque un appauvrissement et un manque de forces, par opposition àuber, misérable ;macer, maigre, se dit particulièrement du corps des animaux ; il désigne une certaine sécheresse, un certain épuisement, par opposition àpinguis.Gracilisettenuisse rapportent à la forme, à l’apparence et sont des termes indifférents ou des termes d’éloge :tenuis, mince, délicat, se dit en général de toute sorte de corps, par opposition àcrassus;gracilisa un air de ressemblance avecproceruset se dit en particulier du corps des animaux, élancé, par opposition àopimus, àobesus.

Explorator. Speculator. Emissarius.Exploratores, éclaireurs chargés ouvertement de reconnaître le terrain ou l’ennemi ;speculatores, espions envoyés secrètement pour découvrir par ruse la situation et les plans de l’ennemi ;emissarii, agents secrets chargés au besoin de mesures et de missions extraordinaires.

Exploratores, éclaireurs chargés ouvertement de reconnaître le terrain ou l’ennemi ;speculatores, espions envoyés secrètement pour découvrir par ruse la situation et les plans de l’ennemi ;emissarii, agents secrets chargés au besoin de mesures et de missions extraordinaires.

Exspes. Desperans.Exspesmarque en général l’état d’une personne qui a cessé d’espérer ;desperansprésente le désespoir sous l’aspect d’un sentiment douloureux.

Exspesmarque en général l’état d’une personne qui a cessé d’espérer ;desperansprésente le désespoir sous l’aspect d’un sentiment douloureux.

Exterus. Externus. Peregrinus. Alienigena. Extrarius. Extraneus. Advena. Hospes.1.Exterusetexternus, l’étranger dans son pays ;peregrinus,alienigena,advenaethospes, l’étranger qui réside temporairement dans notre pays.2.Externusne marque qu’un rapport de lieu et se dit également des choses et des personnes ;exterusmarque un rapport interne et ne se dit que des personnes.Externæ nationesest une expression purement géographique ; ce sont les peuples du dehors ;exteræ nationesest un terme politique ; ce sont les peuples étrangers.3.Extraneusse dit du monde extérieur, par opposition à la parenté, à la famille, à la patrie ;extrarius, par opposition au moi.Cic.ap. Colum. XII.“Comparata est opera mulieris addomesticamdiligentiam ; viri autem ad exercitationemforensemetextraneam.”“La femme est destinée à donner ses soins aux travaux du ménage ; l’homme, aux affaires du Forum et aux occupations extérieures.”Comparez avecInv. II, 56.“Utilitas aut in corpore posita est aut inextrariisrebus.”“L’utilité est en nous ou hors de nous.”4.Peregrinus, celui qui n’est pas citoyen, par opposition àcivis;alienigena, celui qui est né à l’étranger, par opposition àindigena;advena, l’émigrant établi dans un pays, par opposition àαὐτόχθων, àaboriginesou encore àindigena;hospes, le nouveau-venu, par opposition àpopularis.5.Peregrinus, l’étranger au titre politique, privé du droit de cité et de séjour, avec une idée de mépris ;hospes, l’étranger à titre d’homme et d’égal, en jouissance du droit d’hospitalité.Cic.Rull. II, 34.“Nos autem qui hinc Roma veneramus, jam nonhospitessedperegriniatqueadvenænominabamur.”“Mais nous qui n’arrivions que de Rome, on ne se bornait pas à nous traiter de nouveau-venus ; nous étions des étrangers sans droit de cité, des émigrants en quête d’un établissement.”

1.Exterusetexternus, l’étranger dans son pays ;peregrinus,alienigena,advenaethospes, l’étranger qui réside temporairement dans notre pays.

2.Externusne marque qu’un rapport de lieu et se dit également des choses et des personnes ;exterusmarque un rapport interne et ne se dit que des personnes.Externæ nationesest une expression purement géographique ; ce sont les peuples du dehors ;exteræ nationesest un terme politique ; ce sont les peuples étrangers.

3.Extraneusse dit du monde extérieur, par opposition à la parenté, à la famille, à la patrie ;extrarius, par opposition au moi.Cic.ap. Colum. XII.“Comparata est opera mulieris addomesticamdiligentiam ; viri autem ad exercitationemforensemetextraneam.”“La femme est destinée à donner ses soins aux travaux du ménage ; l’homme, aux affaires du Forum et aux occupations extérieures.”Comparez avecInv. II, 56.“Utilitas aut in corpore posita est aut inextrariisrebus.”“L’utilité est en nous ou hors de nous.”

4.Peregrinus, celui qui n’est pas citoyen, par opposition àcivis;alienigena, celui qui est né à l’étranger, par opposition àindigena;advena, l’émigrant établi dans un pays, par opposition àαὐτόχθων, àaboriginesou encore àindigena;hospes, le nouveau-venu, par opposition àpopularis.

5.Peregrinus, l’étranger au titre politique, privé du droit de cité et de séjour, avec une idée de mépris ;hospes, l’étranger à titre d’homme et d’égal, en jouissance du droit d’hospitalité.Cic.Rull. II, 34.“Nos autem qui hinc Roma veneramus, jam nonhospitessedperegriniatqueadvenænominabamur.”“Mais nous qui n’arrivions que de Rome, on ne se bornait pas à nous traiter de nouveau-venus ; nous étions des étrangers sans droit de cité, des émigrants en quête d’un établissement.”

Extremus. Ultimus. Postremus. Novissimus.Extremusetultimus, le dernier, quand il s’agit d’une quantité indivise, d’un espace continu :extremusse dit de la partie extrême d’un espace ou d’une surface, par opposition àintimusetmedius, commeἔσχατος;ultimus, du point extrême d’une ligne, par opposition àcitimusetproximus, commeλοῖσθος.Postremusetnovissimus, le dernier quand il s’agit d’une quantité qui offre des subdivisions, d’une série numérique :postremus,ὕστατος, celui qui vient après les autres dans une série toute faite où il occupe la dernière place, par opposition à ceux qui tiennent la tête ;novissimus, le dernier dans une série en formation où il vient s’ajouter à tous les autres, le tout dernier, par opposition au néant qui vient ensuite, commeνέατος.

Extremusetultimus, le dernier, quand il s’agit d’une quantité indivise, d’un espace continu :extremusse dit de la partie extrême d’un espace ou d’une surface, par opposition àintimusetmedius, commeἔσχατος;ultimus, du point extrême d’une ligne, par opposition àcitimusetproximus, commeλοῖσθος.Postremusetnovissimus, le dernier quand il s’agit d’une quantité qui offre des subdivisions, d’une série numérique :postremus,ὕστατος, celui qui vient après les autres dans une série toute faite où il occupe la dernière place, par opposition à ceux qui tiennent la tête ;novissimus, le dernier dans une série en formation où il vient s’ajouter à tous les autres, le tout dernier, par opposition au néant qui vient ensuite, commeνέατος.


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