Invenire. Reperire. Deprehendere. Nancisci. Adipisci. Consequi. Assequi.1.Invenire, terme général, trouver dans toutes les conjonctures ;reperireetdeprehenderesupposent un objet caché qu’on songe et qu’on s’applique à trouver : mais lereperiensse borne à découvrir ce qu’il ne voyait point d’abord et qui s’offre ensuite à ses yeux,ἀνευρεῖν; ledeprehendensdécouvre ce qui voulait se cacherou échapper et qui tombe en son pouvoir.Tac.Ann. I, 74.“Perniciem aliis ac postremo sibiinvenere.”“De bourreaux qu’ils étaient, ils finirent par se trouver victimes.”Comparez avecXIV, 3.“Cædes quonam modo occultaretur nemoreperit.”“Personne ne vit jour à cacher le meurtre.”2.Invenire,reperire,deprehendereont pour terme un objet caché qu’on découvre ;nancisci,adipisci,assequietconsequi, un objet éloigné qu’on atteint : lenanciscensarrive au terme avec ou sans peine, parfois même sans le souhaiter ; c’est une rencontre ; l’adipiscensa une lutte à soutenir ; c’est une victoire ; leconsequensvoit ses désirs comblés, qu’il y ait ou non mis du sien ; c’est un bonheur ; l’assequensvoit sa constance et ses efforts couronnés ; c’est un succès.Suet.Tib. 10.“Titus ad primam statim mansionem febrimnactus.”“Titus prit la fièvre à la première halte.”Comparez avecDom. 15.“Nero inadipiscendamorte manu Epaphroditi adjutus est.”“Néron ne parvint à se donner la mort qu’en se faisant aider par la main d’Epaphroditus.”Cic.Att. X, 12.“NactusCurionem omnia me consecutum putavi.”“J’avais eu la chance de trouver Curion, je crus avoir tout gagné.”Rosc. Com. 4.“Ut neque nihil neque tantum quantumpostulavimus consequamur.”“Il ne s’agit plus de recevoir tout ce que nous avons demandé, il s’agit de ne pas être réduits à rien.”Dans Cicéron,Mil. 11:“Nihil dico quid respublicaconsecutasit, nihil quod vos, nihil quod omnes boni.”“Je ne tiens aucun compte de ce que gagne la république, de ce que vous gagnez vous-mêmes, de ce que gagnent tous les gens de bien”(à la mort de Clodius à laquelle Milon a seul contribué) ;assecuta sitne serait pas à sa place, et réciproquementconsequunturserait faible dans ce passage deSen.Brev. 17.“Operose assequuntur quæ volunt, anxie tenent quæassecutisunt.”“Ce qu’ils désirent est pénible à acquérir, ce qu’ils ont acquisest inquiétant à garder.”Cic.Fam. I, 7, 10.“Omnia quæ ne per populum quidem sine seditione seassequiarbitrabantur, per senatumconsecuti sunt.”“Ils ont reçu des mains du sénat tous les avantages qu’ils désespéraient d’acquérir par l’appui du peuple à moins de le soulever.”Invertere, v.Vertere.Investigare, v.Quærere.Invicem, v.Vicissim.Invidia. Livor. Invidentia. Malignitas. Obtrectatio. Detrectatio.1.Invidia, envie qui fait qu’on regarde les gens de travers et qu’on leur en veut pour des motifs tantôt avouables, tantôt immoraux, le plus souvent, mais non point toujours par égoïsme,ὑποψία;livor, envie dévorante qui infecte l’âme entière et qui ôte au corps même les fraîches couleurs de la vie.2.Invidia, terme usuel qui se prend au sens actif pour l’envie qu’on porte aux autres, et au sens passif pour l’envie dont on est l’objet de leur part ;invidentia, néologisme de Cicéron pour l’envie qu’on porte.3.Invidiaetlivorprésentent l’envie comme un accès passager ;malignitas, comme un défaut d’habitude et de nature, par opposition à la bonté d’âme ou de cœur. L’inviduset lelividusenvient certains biens à certaines personnes dans certaines circonstances ; lemalignusest incapable de rien souhaiter d’heureux à tout autre qu’à lui-même.4.Invidia,livor,malignitas, ne marquent qu’un sentiment ou un tour d’esprit ;obtrectatiomarque une action ou une façon d’agir qui procède de ce sentiment et qui tend à nuire à celui qu’on envie par des moyens honteux, comme le dénigrement, par exemple. On ne conçoit point l’obtrectatiosansinvidia, mais on peut concevoir l’invidiasansobtrectatioquand l’envie est trop lâche pour s’engager dans une lutte.5. L’obtrectatiosuppose un rival et tire son origine de la jalousie ; ladetrectatione suppose qu’un adversaire et provient de l’aversion.Invidia, v.Odium.Jocus, v.Ludus.Irasci, v.Succensere.Ire. Meare. Gradiri. Ingredi. Incedere. Vadere.1.Ireetmeareexpriment la marche, en général, comme mouvement d’un lieu vers un autre,ire,ἰέναι, se disant particulièrement des hommes, c’est la suite d’un acte de volonté ;meare,φοιτᾷν, se dit particulièrement des bêtes, des vaisseaux, des cours d’eau, des astres : c’est un mouvement mécanique auquel la volonté n’a point de part.Gradirietingredi,incedereetvadereajoutent à l’idée générale des idées accessoires et précises sur la manière de marcher :gradirietingredi, une idée de calme et de régularité, par opposition àserpere,currere,stare, commeϐαδίζειν;incedere, une idée de fierté, de mesure et de convenance à propos d’une cérémonie, d’une revue, par opposition àambulare, commeἐμϐαίνειν;vadere, une idée de bonne volonté et de vivacité, en voyage, dans une attaque de vive force, par opposition àrepere? commeχωρεῖν.2.Ingressus, la marche en général ;incessus, la démarche qui tient à l’individu et à laquelle on le reconnaît comme à une seconde physionomie.Ingressusest un terme purement physique ;incessus, un terme moral et esthétique.Irridere, v.Ridere.Irritus, v.Frustra.Irritare, v.IncitareetLacessere.Irruere. Irrumpere. Ingruere. Invadere.Irruere, entrer en courant, à la hâte et à l’étourdie ;irrumpere, pénétrer par force et violence ;ingruere, avec menaces et importunité ;invadere, tomber quelque part avec audace et brusquerie.Iter. Meatus. Via. Trames. Semita. Callis.1.Iteretmeatusexpriment, au sens abstrait, le chemin qu’on fait, la marche, le voyage :iter, le chemin que fait un être raisonnable ;meatus, celui que fait un être sans raison et sans volonté ; maisvia, c’est le chemin sur lequel on marche, c’est un terme concret.Hor.Od. III, 2, 22.“Virtus negata tentatiter via.”“La vertu se fraye des routes nouvelles.”Cic.Att. V, 14.“Iterconficiebamus æstuosa et pulverulenta via.”“Nous cheminions sur une route brûlante et poudreuse.”2.Iter, pris comme terme concret, chemin, direction qui mène au but, commeϰέλευθος; il n’est pas nécessaire que ce soit une voie frayée et fréquentée.Via, voie sinon construite, du moins régulière et battue, commeὁδός. César entend, par“viarumatqueitinerumduces”, des guides tenus de montrer les routes et les sentiers praticables et d’indiquer la direction à suivre quand les voies frayées venaient à manquer.3.Viaetiterpeuvent être étroits ou larges ;trames,callisetsemitane désignent qu’un chemin ou un sentier étroit :trames, un chemin ou une rue de traverse, à la campagne ou à la ville, propre à conduire au but plus promptement ou plus secrètement que la grand’route ;semita, un sentier pour les piétons, souvent un trottoir qui court à côté de la route carrossable,οἶμος;callis, un chemin de montagne ou de forêt qui n’est guère praticable que pour le bétail,ἀτραπός.Plaut.Cas. III, 5, 42.“Deviainsemitamdegredi.”“Quitter la route pour un sentier.”Cic.Phil. XIII, 9, 19.“Egressus est nonviissedtramitibuspaludatus”.“Il n’osa suivre les rues et prit les ruelles pour sortir de Rome en tenue de général.”Virg.Æn. IX, 383.“Rara per occultos lucebatsemitacalles”, c’est-à-dire qu’Euryale et Nisus cherchent à s’échapper par des sentiers,semita, mais qu’ils ont de la peine à en découvrir faute de clarté, d’autant que les ombres de la nuit et de la forêt leur cachent même les chemins,calles.Iter facere, v.Proficisci.Iterum. Rursus. Denuo. De integro. Repetere. Integrare.1.Iterumveut dire, commeδεύτερον, pour la seconde fois ;rursumourursus,αὖθιςetπάλιν, une fois de plus, encore une fois ;denuo,νέοθεν, de nouveau : il semble qu’on n’ait encore rien fait ;de integro,αὖθις ἐξ ὑπαρχῆς, derechef, sur de nouveaux frais : c’est l’idée précédente exprimée avec plus de force.Justin, XXI, 4, 6.“Нос consilio præventusiterumservitia concitat statutaquerursuscædium die, quumdenuose proditum videret.”“Prévenu dans ce dessein, il soulève une seconde fois les esclaves, fixe encore une fois le jour du massacre, et, se voyant de nouveau trahi...”2. De même,pugnam iteraresignifie livrer une seconde bataille ;pugnam repetere, reprendre le combat ;pugnam renovare, le renouveler, etpugnam integrare, recommencer la bataille sur de nouveaux frais.Auct.Herenn. II, 3, 47.“Enumeratio est per quam colligimus et commonemus quibus de rebus verba fecerimus, breviter, utrenovetur, nonredintegreturoratio.”“L’énumération résume et rappelle les points sur lesquels on a parlé ; elle est courte, il s’agit de reprendre, non de recommencer le discours.”Jubere. Imperare. Præcipere. Mandare.Jubere, ordonner une chose parce qu’on souhaite et qu’on veut qu’elle soit faite, par opposition àvetare, commeϰελεύειν;imperare, commander militairement en vertu de la supériorité de grade,ἄρχειν;præcipere, prescrire en vertu de l’autorité de précepteur, de gouverneur, à peu près commeἐντέλλεσθαι;mandare, charger d’une affaire une personne qui a toute notre confiance,ἐφίεσθαι.Jucundus, v.Gratus.Jugum, v.Mons.Jugulare, v.Interficere.Jumentum, v.Pecus.Jurgium, v.Disceptatio.Jusjurandum. Juramentum. Sacramentum.Jusjurandumetjuramentum, qui est d’une époque postérieure, serment civil par lequel on confirme ou promet quelque chose ;sacramentum, serment militaire par lequel le soldat s’engage et se lie au drapeau.Liv.XXII, 38.“Milites tunc quod nunquam antea factum eratjurejurandoa tribunis militum adacti jussu consulum conventuros neque injussu abituros ; nam ad eam diem nihil prætersacramentumfuerat.”“Les tribuns militaires firent jurer aux soldats qu’ils se réuniraient sur l’ordre des consuls et ne se retireraient point sans leur ordre. Cela ne s’était pas encore vu ; il n’y avait jamais eu jusqu’à ce jour que le serment aux aigles.”Juvare, v.Auxilium.Juvenis, v.Puer.Juventa. Juventus. Juventas. Juvenalis. Juvenilis.1.Juventa, la jeunesse considérée comme une période de la vie ;juventus, comme la classe des jeunes gens ;juventas, comme une déesse.2.Juvenalis, terme indifférent pour tout ce qui se rapporte aux jeunes gens ou élogieux, par opposition à la faiblesse de l’âge ;juveniliscontient une idée morale accessoire, celle des goûts que comporte le caractère des jeunes gens, la plupart du temps avec une teinte de blâme, par opposition à la maturité de l’âge.LLabare. Titubare. Vacillare. Nutare.Labarecaractérise le chancellement par rapport au corps entier qui ne pose point sur une base solide ;titubare, par rapport aux jambes qui refusent le service et se dérobent ;vacillare, par rapport au haut du corps qui n’a point une attitude droite, tranquille, sûre ; enfin,nutare, par rapport à la tête qui ne se soutient plus. Letitubansmenace de s’affaisser sur lui-même ; levacillans, de tomber à la renverse. Latitubatioest l’indice de la faiblesse corporelle ; lavacillatio, d’un manque de dignité extérieure, de calme et de décence.Labes, v.Vitium.Labi. Cadere.Labi, tomber, par rapport au point de départ et à l’espace que le corps traverse dans sa chute, tendre vers la terre,ὀλισθεῖν;cadere, tomber, par rapport au point que le corps atteint au bout de sa chute, arriver à terre,πεσεῖν.Virg.Æn. VI, 310.“Lapsacaduntfolia.”“Les feuilles se détachent, glissent et tombent.”Cic.Brut. 49.“Quibus vitiislabaturautcadatorator.”“Les défauts qui égarent ou renversent l’orateur.”Labor. Molestia. Ærumna.1.Labor, le travail qui met les forces en jeu et fatigue,πόνος;molestia, la peine qui fait naître la mauvaise humeur parce qu’elle est trop grande ou qu’elle vient mal à propos,χαλεπότης;ærumna, l’accablement qui surpasse presque les forces humaines et terrasse le héros même,ταλαιπωρία; c’est un terme archaïque et à demi poétique.Cic.Finn. V, 32.“Ut ubi virtus sit resque magnæ et summe laudabiles virtute res gestæ, ibiesse miseria etærumnanon possit, tamenlaborpossit, possitmolestia.”“Soyez vertueux, accomplissez par vertu de grandes choses dignes du plus haut éloge, vous ne succomberez jamais sous le poids du malheur, mais vous serez toujours sensible à la fatigue et à la peine.”2.Laborare, verbe intransitif, être au fort de la peine et du travail ;elaborare, verbe transitif, produire quelque chose par sa peine et son travail.Labor, v.Opera.Lacerare. Laniare.Lacerare, déchirer de vive force avec les mains, les griffes, les serres, les dents ;laniare, découper à l’aide d’un instrument tranchant, les dents, griffes et serres pouvant d’ailleurs être considérées comme des instruments de ce genre.Appul.Metam. IV, p. 84.“Morsibuslaceratusferroquelaniatus.”“Déchiré par les morsures, tailladé par le fer.”Lacertus, v.Ulna.Lacessere. Irritare. Sollicitare.1.Lacessere, pousser à la contradiction, à la résistance la raison et la volonté ;irritare, exciter jusqu’à la colère les sentiments ou les passions.Cic.Mil. 31.“Ut viirritareferroquelacesserefortissimum virum auderet.”“Il osa irriter par la violence, provoquer par la vue des armes le plus courageux des hommes.”2.Lacessere, exciter en troublant la paix d’une façon grossière ;sollicitare, en troublant par finesse le repos des gens.Lacrimare. Plorare. Flere. Lamentari. Ejulare. Deflere. Deplorare.1.Lacrimareexprime la conséquence physique d’un mouvement de l’âme joyeux ou triste, commeδαϰρύειν, répandre des larmes ;plorareest l’expression passionnée de la douleur, commeθρηνεῖν, hurler et crier. Entre les deux se trouveflere, qui a pour opposéridere; il a de commun aveclacrimarel’absence de passion, et avecplorarele ressentiment de la douleur, c’est le grecϰλαίειν, pleurer.Sen.Ep. 63.“Nec sicci sint oculi amisso amico, nec fluant ;lacrimandumest, nonplorandum.”“Vous perdez un ami je n’exige pas que vos yeux soient secs, mais ne fondez pas en pleurs ; versez des larmes, ne criez pas.”2.Lamentarietejularesont encore des augmentatifs deploratus:lamentarimarque, commeϰωχύειν, un hurlement prolongé ;ejulare, un hurlement interrompu par des cris et des sanglots, commeὀλολύζειν.3.Plorareetfleresont intransitifs ;deplorareetdeflere, transitifs.Lacuna. Lacus. Stagnum. Palus. Uligo. Lama. Lustrum.Lacunasignifie en langage poétique toute espèce d’eau dormante depuis la mer jusqu’à la mare ;lacusetstagnum, eaux dormantes, mais salubres, entretenues et rafraîchies par des sources ou par un cours d’eau qui s’y jette et qui en sort :lacus, lac de taille à rappeler l’image de la mer et opposé à la mer,λίμνη;stagnum, étang assez grand pour ne point ressembler à une simple mare, par opposition à une rivière,τέναγος.Palusetuligo, eaux dormantes altérées et corrompues :palus, marais, contrée recouverte d’une eau corrompue,ἔλος;uligo, fondrière, terrain pénétré par une eau corrompue. Le marais,palus, offre l’aspect d’une masse d’eau troublée par la vase et le limon, où on peut se noyer ; la fondrière,uligo, celui d’un sol amolli par l’eau, où on peut enfoncer. Enfinlamæetlustrasignifient des eaux dormantes de peu de circuit :lamæ, de simples flaques, humides et boueuses, sur des routes ;lustra, des mares croupissantesqui blessent l’odorat et la vue, dans des forêts et ailleurs.Lædere. Violare. Offendere.Lædere, endommager, blesser, exprime une atteinte physique ;violare, faire violence, une atteinte au droit ;offendere, choquer, offenser, une atteinte au sentiment.Læderese rapporte à un objet auquel il y a quelque chose à gâter ;violare, à un objet pour lequel on a le droit de prétendre à des ménagements ;offendere, à un être doué de raison et de sentiment.Cic.Off. I, 28, 99.“Justitiæ partes sunt nonviolarehomines, verecundiæ nonoffendere.”“Ne pas entreprendre sur les autres, c’est justice ; ne les choquer en rien, c’est délicatesse.”Sen.Ir. III, 18.“Pleraque eorum propter quæ irascimuroffenduntnos magis quamlædunt.”“Nos colères viennent très-souvent de ce qui nous choque plutôt que de ce qui nous nuit.”Const.4.“Contumelia tantum delicatis gravis est, qua nonlæduntur, sedoffenduntur.”“Une offense ne pèse qu’aux gens chatouilleux on ne leur a pas nui, mais on les a choqués.”Ovid.Am. III, 3, 31.“Formosas superi metuuntoffenderelæsi.”“Les dieux craignent d’offenser la beauté qui les a blessés.”Lætari, v.Gaudere.Lævis. Glaber. Fricare. Terere.1.Lævis,levis, lisse par opposition à ce qui est rude et raboteux, cela est joli et cause une impression agréable ;glaber, nu et uni, par opposition à ce qui est garni de poils ou de cheveux, couvert d’une végétation ; cela constitue un défaut et cause une impression désagréable.2.Fricare, polir pour rendre lisse,ψήχειν;terere, frotter pour diminuer le volume,τρίϐειν.Lævus, v.Sinister.Lama, v.Lacuna.Lambere. Lingere.Lambere, lécher lorsque la languesert d’instrument comme la main pour saisir ou toucher un objet, que ce soit ou non un aliment, qu’il ait du goût ou qu’il n’en ait pas ;lingere, lécher lorsqu’on emploie la langue comme organe du goût pour apprécier une saveur.Plin.H. N. XXXV, 7.“Canem ex ære vulnus suumlambentem.”“Un chien de bronze qui passe la langue sur sa blessure.”Comparez avecXXI, 4.“Pecoribus sal daturlingendus.”“On donne au bétail du sel à lécher.”Lamentari, v.Lacrimare.Laniare, v.Lacerare.Lancea, v.Missile.Laniena. Macellum.Laniena, étal sur lequel le boucher,lanius, expose en vente des bêtes tuées et dépecées ;macellum, marché où lemacellariusdébite toute sorte de viandes, menue viande, charcuterie, gibier, volaille, poisson.Lapis, v.Saxum.Laqueus. Funis. Restis.1.Laqueus, nœud coulant fait à une corde ;funisetrestis, la corde même :funis, grosse corde destinée à tirer, à haler, et qui doit pour cette raison avoir une certaine longueur,σχοῖνος;restis, corde mince qui servait plutôt à lier et à suspendre et qui pouvait être courte,σπάρτη. Le trait qui attache le cheval de volée,equus funalis, la corde sur laquelle danse le funambule, le câble qui remorque la chaloupe d’un vaisseau, ne s’appellent jamaisrestisen prose ; par contre une corde bonne pour se pendre, pour fouetter un esclave, pour servir de ceinture, ne prendra guère le nom defunis, à moins qu’un poète ne s’avise de préférer ce dernier terme comme le plus noble.2.Rudentes, les écoutes ;retinaculaetoræ, les câbles des ancres :retinacula, comme terme usuel et populaire ;oræ, dansoras solvere, comme terme technique.Largitio, v.Donum.Largus. Benignus. Liberalis. Munificus.Largusse dit de toute personne qui donne beaucoup, n’importe à qui, n’importe dans quelle vue, par opposition àparcus;benignus,liberalisetmunificusn’expriment que des vertus. Lebenignusobéit à un penchant de pure humanité, à l’amour du prochain ; leliberalis, à un noble orgueil, à une juste estime de soi-même ; lemunificus, à une vanité bien placée qui ferait honneur à un prince. Labenignitasdonne abondamment parce qu’elle ne veut ni posséder ni jouir seule, c’est de la bonté d’âme ; laliberalitasfait bien les choses, elle consiste à donner en proportion du rang qu’on tient et du mérite d’autrui, c’est le fait du galant homme chez lequel on ne retrouve aucune trace des calculs méticuleux du marchand ; lamunificentiadonne plutôt trop que trop peu par plaisir de rendre heureux et de surprendre, comme la générosité.Larva. Persona.Larva, masque grotesque et effrayant ;persona, masque bien fait qui représente un personnage connu.Lascivus, v.Petulans.Lassus, v.Fatigatus.Latebra. Latibulum.Latebra, lieu écarté ou obscur où l’on peut se cacher décemment ;latibulum, réduit où il faut se glisser en rampant, comme une bête.Latrare. Gannire. Baubari.Latrarese dit de l’aboiement hostile d’un gros chien, et au figuré d’une querelle,ὑλαϰτεῖν;gannire, des jappements inoffensifs d’un petit chien, et au figuré du clabaudage,ϰνυζᾶσθαι; enfin,baubari, des hurlements et gémissements du chien,ϐαΰζειν.Latro, v.Præda.Latus, v.Coxa.Lectus, v.Cubile.Lembus, v.Navigium.Legare, v.Mittere.Lemures, v.Spectrum.Lenis, v.Mitis.Lentus, v.Tardus.Lepidus. Facetus. Festivus. Salsus. Dicax. Cavillator.Lepos,facetiæetfestivitasexpriment un genre d’esprit inoffensif, la bonne humeur opposée à la gravité et propre à une âme bienveillante :lepos, l’esprit dispos et léger par opposition à la pesanteur ;festivitas, la gaieté d’esprit par opposition à une gravité sombre ;facetiæ, l’enjouement par opposition à un tour d’esprit grave et sérieux.Sales,dicacitas,cavillatio, expriment un genre d’esprit vif, caustique et pénétrant :sales, c’est le piquant opposé au fade et au trivial, voué à la recherche du trait, causant au hasard du plaisir ou de la peine ;dicacitas, l’esprit satirique qui s’exerce aux dépens d’autrui, mais en sorte que la plaisanterie reste le but principal et que la moquerie ne soit qu’un accessoire ;cavillatio, l’esprit moqueur pour lequel la blessure à faire est le point important, la plaisanterie un simple instrument et une forme comme une autre.Cic.Orat. 30.“Demosthenes non tamdicaxfuit quamfacetus. Est autem illud acrioris ingenii, hoc majoris artis.”“Démosthène est plutôt un esprit enjoué qu’un esprit satirique. La satire exige plus de vivacité naturelle, l’enjouement plus de savoir-faire.”Letum, v.Mors.Libare, v.Sapor.Liberalis, v.Largus.Levis, v.Lævis.Libenter, v.Sponte.Liberalitas, v.Donum.Libertus. Libertinus.Libertus, l’affranchi par rapport à son maître et par opposition àservus;libertinus, par rapport à sa condition et par opposition àcivisetingenuus.Sen.Contr. III, 21.“Quærendus mihi gener eratlibertinus; quid ergo ? alieno potiusliberto?”“J’étais réduità chercher un gendre dans la classe des affranchis. Eh bien, pourquoi pas le mien, plutôt que celui d’un autre ?”Cic.Verr. I, 47.“Trebonius fecit heredemlibertumsuum... Equiti Romanolibertinushomo fit heres.”“Trébonius prit son affranchi pour héritier. Un homme de la classe des affranchis devient héritier d’un chevalier romain.”Tac.Ann. XIII, 27.“Si separarenturlibertini, manifestam fore penuriam ingenuorum.”“On n’avait qu’à compter tout ce qui appartenait à la classe des affranchis ; on ne verrait que trop clairement combien on manquait d’hommes libres.”Libido, v.Cupido.Libra. Pondo.L’expression complète estlibra pondo, mot à mot une balance, un plateau de balance chargé de manière à faire équilibre à l’unité de poids, une livre pesant ;libraest la formule la plus vague : l’ellipse depondoouvre la porte à une équivoque, on pourrait croire qu’il s’agit de la balance même ;pondoest une expression elliptique, en ce sens que l’idée accessoire, celle du poids, représente en même temps l’idée principale, celle de l’unité de poids. Il y a la même différence entreoperæ pretium estd’une part, etoperæ est,pretium est, de l’autre.Librare. Vibrare.Librare hastam, balancer une pique horizontalement afin de la lancer avec plus de force et de justesse ;vibrare, la brandir d’avant en arrière, ou de haut en bas pour témoigner de l’envie qu’on a de combattre.Liburna, v.Navigium.Licet, v.Concessum est.Ligare. Viere. Vincire. Nectere. Obligare. Obstringere. Devincire.1.Ligareetviere, synonymes decopulare, lier pour empêcher que les parties ne se séparent,δέειν;vincireetnectere, synonymes decoercere, enchaîner pour prévenir la liberté des mouvements,δεσμεύειν.2.Ligareest le terme général ;viere, le terme technique à l’usage du tonnelier, du vannier, etc.3.Obligare, attacher par des prévenances ;obstringere, lier par des bienfaits ;devincire, enchaîner à soi par des relations intimes et durables. L’obligatusse sent engagé par les devoirs conventionnels de la vie du monde ; l’obstrictus, par des devoirs de morale ou de religion ; ledevinctus, par des devoirs de piété.Lima. Scobina.Lima, outil pour polir ;scobina, pour dégrossir.Limes, v.Finis.Lingere, v.Lambere.Limus, v.Lutum.Lingua. Sermo.Lingua, langage du premier peuple venu, même le plus grossier,gentisounationis, pourvu qu’il ait un vocabulaire particulier pour rendre ses idées ;sermo, langue d’un peuple civilisé,populi, servant d’expression à des pensées suivies. Notre idiome,lingua, nous est donné quand nous venons au monde comme la langue que nous avons dans la bouche, et ce terme se rapporte par préférence au matériel des mots ; lesermosuppose comme le discours une certaine initiative personnelle, il comprend les règles de la grammaire et du style.Cic.Finn. 3, 10.“Sæpe disserui latinamlinguamnon modo non inopem, sed locupletiorem etiam esse quam græcam.”“J’ai souvent essayé de démontrer que le latin, qui est notre idiome, n’est rien moins que pauvre, qu’il offre même plus de ressources que le grec.”Comparez avecOff.I, 31.“Sermonedebemus uti eo qui notus est nobis”.“Employons la langue que nous savons.”Linter, v.Navigium.Lira, v.Porca.Liquere, v.FluereetConstat.Littera. Elementum.Littera, la lettre comme élément indivisible de l’écriture,γράμμα;elementum, comme élément indivisible de la langue parlée, comme un des sons simples que la science grammaticale étudie,στοιχεῖον.Litteræ. Epistola. Codicilli.Litteræ, terme général, lettre ;epistola, lettre adressée à un ami éloigné et envoyée par un messager, missive ;codicilli, billet adressé dans l’enceinte d’une ville.Sen.Ep. 55.“Adeo tecum sum ut dubitem an incipiam nonepistolas, sedcodicillostibi scribere.”“Je vis si parfaitement avec toi en imagination, qu’il me prend des envies de t’écrire au lieu de longues missives de simples billets.”Cic.Fam. VI, 18.“Simul accepi a Seleuco tuolitteras; statim quæsivi e Balbo percodicillosquid esset in lege.”“Aussitôt ta lettre reçue des mains de Séleucus, j’écrivis un billet à Balbus pour savoir de lui la teneur de la loi.”
Invenire. Reperire. Deprehendere. Nancisci. Adipisci. Consequi. Assequi.1.Invenire, terme général, trouver dans toutes les conjonctures ;reperireetdeprehenderesupposent un objet caché qu’on songe et qu’on s’applique à trouver : mais lereperiensse borne à découvrir ce qu’il ne voyait point d’abord et qui s’offre ensuite à ses yeux,ἀνευρεῖν; ledeprehendensdécouvre ce qui voulait se cacherou échapper et qui tombe en son pouvoir.Tac.Ann. I, 74.“Perniciem aliis ac postremo sibiinvenere.”“De bourreaux qu’ils étaient, ils finirent par se trouver victimes.”Comparez avecXIV, 3.“Cædes quonam modo occultaretur nemoreperit.”“Personne ne vit jour à cacher le meurtre.”2.Invenire,reperire,deprehendereont pour terme un objet caché qu’on découvre ;nancisci,adipisci,assequietconsequi, un objet éloigné qu’on atteint : lenanciscensarrive au terme avec ou sans peine, parfois même sans le souhaiter ; c’est une rencontre ; l’adipiscensa une lutte à soutenir ; c’est une victoire ; leconsequensvoit ses désirs comblés, qu’il y ait ou non mis du sien ; c’est un bonheur ; l’assequensvoit sa constance et ses efforts couronnés ; c’est un succès.Suet.Tib. 10.“Titus ad primam statim mansionem febrimnactus.”“Titus prit la fièvre à la première halte.”Comparez avecDom. 15.“Nero inadipiscendamorte manu Epaphroditi adjutus est.”“Néron ne parvint à se donner la mort qu’en se faisant aider par la main d’Epaphroditus.”Cic.Att. X, 12.“NactusCurionem omnia me consecutum putavi.”“J’avais eu la chance de trouver Curion, je crus avoir tout gagné.”Rosc. Com. 4.“Ut neque nihil neque tantum quantumpostulavimus consequamur.”“Il ne s’agit plus de recevoir tout ce que nous avons demandé, il s’agit de ne pas être réduits à rien.”Dans Cicéron,Mil. 11:“Nihil dico quid respublicaconsecutasit, nihil quod vos, nihil quod omnes boni.”“Je ne tiens aucun compte de ce que gagne la république, de ce que vous gagnez vous-mêmes, de ce que gagnent tous les gens de bien”(à la mort de Clodius à laquelle Milon a seul contribué) ;assecuta sitne serait pas à sa place, et réciproquementconsequunturserait faible dans ce passage deSen.Brev. 17.“Operose assequuntur quæ volunt, anxie tenent quæassecutisunt.”“Ce qu’ils désirent est pénible à acquérir, ce qu’ils ont acquisest inquiétant à garder.”Cic.Fam. I, 7, 10.“Omnia quæ ne per populum quidem sine seditione seassequiarbitrabantur, per senatumconsecuti sunt.”“Ils ont reçu des mains du sénat tous les avantages qu’ils désespéraient d’acquérir par l’appui du peuple à moins de le soulever.”
1.Invenire, terme général, trouver dans toutes les conjonctures ;reperireetdeprehenderesupposent un objet caché qu’on songe et qu’on s’applique à trouver : mais lereperiensse borne à découvrir ce qu’il ne voyait point d’abord et qui s’offre ensuite à ses yeux,ἀνευρεῖν; ledeprehendensdécouvre ce qui voulait se cacherou échapper et qui tombe en son pouvoir.Tac.Ann. I, 74.“Perniciem aliis ac postremo sibiinvenere.”“De bourreaux qu’ils étaient, ils finirent par se trouver victimes.”Comparez avecXIV, 3.“Cædes quonam modo occultaretur nemoreperit.”“Personne ne vit jour à cacher le meurtre.”
2.Invenire,reperire,deprehendereont pour terme un objet caché qu’on découvre ;nancisci,adipisci,assequietconsequi, un objet éloigné qu’on atteint : lenanciscensarrive au terme avec ou sans peine, parfois même sans le souhaiter ; c’est une rencontre ; l’adipiscensa une lutte à soutenir ; c’est une victoire ; leconsequensvoit ses désirs comblés, qu’il y ait ou non mis du sien ; c’est un bonheur ; l’assequensvoit sa constance et ses efforts couronnés ; c’est un succès.Suet.Tib. 10.“Titus ad primam statim mansionem febrimnactus.”“Titus prit la fièvre à la première halte.”Comparez avecDom. 15.“Nero inadipiscendamorte manu Epaphroditi adjutus est.”“Néron ne parvint à se donner la mort qu’en se faisant aider par la main d’Epaphroditus.”Cic.Att. X, 12.“NactusCurionem omnia me consecutum putavi.”“J’avais eu la chance de trouver Curion, je crus avoir tout gagné.”Rosc. Com. 4.“Ut neque nihil neque tantum quantumpostulavimus consequamur.”“Il ne s’agit plus de recevoir tout ce que nous avons demandé, il s’agit de ne pas être réduits à rien.”Dans Cicéron,Mil. 11:“Nihil dico quid respublicaconsecutasit, nihil quod vos, nihil quod omnes boni.”“Je ne tiens aucun compte de ce que gagne la république, de ce que vous gagnez vous-mêmes, de ce que gagnent tous les gens de bien”(à la mort de Clodius à laquelle Milon a seul contribué) ;assecuta sitne serait pas à sa place, et réciproquementconsequunturserait faible dans ce passage deSen.Brev. 17.“Operose assequuntur quæ volunt, anxie tenent quæassecutisunt.”“Ce qu’ils désirent est pénible à acquérir, ce qu’ils ont acquisest inquiétant à garder.”Cic.Fam. I, 7, 10.“Omnia quæ ne per populum quidem sine seditione seassequiarbitrabantur, per senatumconsecuti sunt.”“Ils ont reçu des mains du sénat tous les avantages qu’ils désespéraient d’acquérir par l’appui du peuple à moins de le soulever.”
Invidia. Livor. Invidentia. Malignitas. Obtrectatio. Detrectatio.1.Invidia, envie qui fait qu’on regarde les gens de travers et qu’on leur en veut pour des motifs tantôt avouables, tantôt immoraux, le plus souvent, mais non point toujours par égoïsme,ὑποψία;livor, envie dévorante qui infecte l’âme entière et qui ôte au corps même les fraîches couleurs de la vie.2.Invidia, terme usuel qui se prend au sens actif pour l’envie qu’on porte aux autres, et au sens passif pour l’envie dont on est l’objet de leur part ;invidentia, néologisme de Cicéron pour l’envie qu’on porte.3.Invidiaetlivorprésentent l’envie comme un accès passager ;malignitas, comme un défaut d’habitude et de nature, par opposition à la bonté d’âme ou de cœur. L’inviduset lelividusenvient certains biens à certaines personnes dans certaines circonstances ; lemalignusest incapable de rien souhaiter d’heureux à tout autre qu’à lui-même.4.Invidia,livor,malignitas, ne marquent qu’un sentiment ou un tour d’esprit ;obtrectatiomarque une action ou une façon d’agir qui procède de ce sentiment et qui tend à nuire à celui qu’on envie par des moyens honteux, comme le dénigrement, par exemple. On ne conçoit point l’obtrectatiosansinvidia, mais on peut concevoir l’invidiasansobtrectatioquand l’envie est trop lâche pour s’engager dans une lutte.5. L’obtrectatiosuppose un rival et tire son origine de la jalousie ; ladetrectatione suppose qu’un adversaire et provient de l’aversion.
1.Invidia, envie qui fait qu’on regarde les gens de travers et qu’on leur en veut pour des motifs tantôt avouables, tantôt immoraux, le plus souvent, mais non point toujours par égoïsme,ὑποψία;livor, envie dévorante qui infecte l’âme entière et qui ôte au corps même les fraîches couleurs de la vie.
2.Invidia, terme usuel qui se prend au sens actif pour l’envie qu’on porte aux autres, et au sens passif pour l’envie dont on est l’objet de leur part ;invidentia, néologisme de Cicéron pour l’envie qu’on porte.
3.Invidiaetlivorprésentent l’envie comme un accès passager ;malignitas, comme un défaut d’habitude et de nature, par opposition à la bonté d’âme ou de cœur. L’inviduset lelividusenvient certains biens à certaines personnes dans certaines circonstances ; lemalignusest incapable de rien souhaiter d’heureux à tout autre qu’à lui-même.
4.Invidia,livor,malignitas, ne marquent qu’un sentiment ou un tour d’esprit ;obtrectatiomarque une action ou une façon d’agir qui procède de ce sentiment et qui tend à nuire à celui qu’on envie par des moyens honteux, comme le dénigrement, par exemple. On ne conçoit point l’obtrectatiosansinvidia, mais on peut concevoir l’invidiasansobtrectatioquand l’envie est trop lâche pour s’engager dans une lutte.
5. L’obtrectatiosuppose un rival et tire son origine de la jalousie ; ladetrectatione suppose qu’un adversaire et provient de l’aversion.
Ire. Meare. Gradiri. Ingredi. Incedere. Vadere.1.Ireetmeareexpriment la marche, en général, comme mouvement d’un lieu vers un autre,ire,ἰέναι, se disant particulièrement des hommes, c’est la suite d’un acte de volonté ;meare,φοιτᾷν, se dit particulièrement des bêtes, des vaisseaux, des cours d’eau, des astres : c’est un mouvement mécanique auquel la volonté n’a point de part.Gradirietingredi,incedereetvadereajoutent à l’idée générale des idées accessoires et précises sur la manière de marcher :gradirietingredi, une idée de calme et de régularité, par opposition àserpere,currere,stare, commeϐαδίζειν;incedere, une idée de fierté, de mesure et de convenance à propos d’une cérémonie, d’une revue, par opposition àambulare, commeἐμϐαίνειν;vadere, une idée de bonne volonté et de vivacité, en voyage, dans une attaque de vive force, par opposition àrepere? commeχωρεῖν.2.Ingressus, la marche en général ;incessus, la démarche qui tient à l’individu et à laquelle on le reconnaît comme à une seconde physionomie.Ingressusest un terme purement physique ;incessus, un terme moral et esthétique.
1.Ireetmeareexpriment la marche, en général, comme mouvement d’un lieu vers un autre,ire,ἰέναι, se disant particulièrement des hommes, c’est la suite d’un acte de volonté ;meare,φοιτᾷν, se dit particulièrement des bêtes, des vaisseaux, des cours d’eau, des astres : c’est un mouvement mécanique auquel la volonté n’a point de part.Gradirietingredi,incedereetvadereajoutent à l’idée générale des idées accessoires et précises sur la manière de marcher :gradirietingredi, une idée de calme et de régularité, par opposition àserpere,currere,stare, commeϐαδίζειν;incedere, une idée de fierté, de mesure et de convenance à propos d’une cérémonie, d’une revue, par opposition àambulare, commeἐμϐαίνειν;vadere, une idée de bonne volonté et de vivacité, en voyage, dans une attaque de vive force, par opposition àrepere? commeχωρεῖν.
2.Ingressus, la marche en général ;incessus, la démarche qui tient à l’individu et à laquelle on le reconnaît comme à une seconde physionomie.Ingressusest un terme purement physique ;incessus, un terme moral et esthétique.
Irruere. Irrumpere. Ingruere. Invadere.Irruere, entrer en courant, à la hâte et à l’étourdie ;irrumpere, pénétrer par force et violence ;ingruere, avec menaces et importunité ;invadere, tomber quelque part avec audace et brusquerie.
Irruere, entrer en courant, à la hâte et à l’étourdie ;irrumpere, pénétrer par force et violence ;ingruere, avec menaces et importunité ;invadere, tomber quelque part avec audace et brusquerie.
Iter. Meatus. Via. Trames. Semita. Callis.1.Iteretmeatusexpriment, au sens abstrait, le chemin qu’on fait, la marche, le voyage :iter, le chemin que fait un être raisonnable ;meatus, celui que fait un être sans raison et sans volonté ; maisvia, c’est le chemin sur lequel on marche, c’est un terme concret.Hor.Od. III, 2, 22.“Virtus negata tentatiter via.”“La vertu se fraye des routes nouvelles.”Cic.Att. V, 14.“Iterconficiebamus æstuosa et pulverulenta via.”“Nous cheminions sur une route brûlante et poudreuse.”2.Iter, pris comme terme concret, chemin, direction qui mène au but, commeϰέλευθος; il n’est pas nécessaire que ce soit une voie frayée et fréquentée.Via, voie sinon construite, du moins régulière et battue, commeὁδός. César entend, par“viarumatqueitinerumduces”, des guides tenus de montrer les routes et les sentiers praticables et d’indiquer la direction à suivre quand les voies frayées venaient à manquer.3.Viaetiterpeuvent être étroits ou larges ;trames,callisetsemitane désignent qu’un chemin ou un sentier étroit :trames, un chemin ou une rue de traverse, à la campagne ou à la ville, propre à conduire au but plus promptement ou plus secrètement que la grand’route ;semita, un sentier pour les piétons, souvent un trottoir qui court à côté de la route carrossable,οἶμος;callis, un chemin de montagne ou de forêt qui n’est guère praticable que pour le bétail,ἀτραπός.Plaut.Cas. III, 5, 42.“Deviainsemitamdegredi.”“Quitter la route pour un sentier.”Cic.Phil. XIII, 9, 19.“Egressus est nonviissedtramitibuspaludatus”.“Il n’osa suivre les rues et prit les ruelles pour sortir de Rome en tenue de général.”Virg.Æn. IX, 383.“Rara per occultos lucebatsemitacalles”, c’est-à-dire qu’Euryale et Nisus cherchent à s’échapper par des sentiers,semita, mais qu’ils ont de la peine à en découvrir faute de clarté, d’autant que les ombres de la nuit et de la forêt leur cachent même les chemins,calles.
1.Iteretmeatusexpriment, au sens abstrait, le chemin qu’on fait, la marche, le voyage :iter, le chemin que fait un être raisonnable ;meatus, celui que fait un être sans raison et sans volonté ; maisvia, c’est le chemin sur lequel on marche, c’est un terme concret.Hor.Od. III, 2, 22.“Virtus negata tentatiter via.”“La vertu se fraye des routes nouvelles.”Cic.Att. V, 14.“Iterconficiebamus æstuosa et pulverulenta via.”“Nous cheminions sur une route brûlante et poudreuse.”
2.Iter, pris comme terme concret, chemin, direction qui mène au but, commeϰέλευθος; il n’est pas nécessaire que ce soit une voie frayée et fréquentée.Via, voie sinon construite, du moins régulière et battue, commeὁδός. César entend, par“viarumatqueitinerumduces”, des guides tenus de montrer les routes et les sentiers praticables et d’indiquer la direction à suivre quand les voies frayées venaient à manquer.
3.Viaetiterpeuvent être étroits ou larges ;trames,callisetsemitane désignent qu’un chemin ou un sentier étroit :trames, un chemin ou une rue de traverse, à la campagne ou à la ville, propre à conduire au but plus promptement ou plus secrètement que la grand’route ;semita, un sentier pour les piétons, souvent un trottoir qui court à côté de la route carrossable,οἶμος;callis, un chemin de montagne ou de forêt qui n’est guère praticable que pour le bétail,ἀτραπός.Plaut.Cas. III, 5, 42.“Deviainsemitamdegredi.”“Quitter la route pour un sentier.”Cic.Phil. XIII, 9, 19.“Egressus est nonviissedtramitibuspaludatus”.“Il n’osa suivre les rues et prit les ruelles pour sortir de Rome en tenue de général.”Virg.Æn. IX, 383.“Rara per occultos lucebatsemitacalles”, c’est-à-dire qu’Euryale et Nisus cherchent à s’échapper par des sentiers,semita, mais qu’ils ont de la peine à en découvrir faute de clarté, d’autant que les ombres de la nuit et de la forêt leur cachent même les chemins,calles.
Iterum. Rursus. Denuo. De integro. Repetere. Integrare.1.Iterumveut dire, commeδεύτερον, pour la seconde fois ;rursumourursus,αὖθιςetπάλιν, une fois de plus, encore une fois ;denuo,νέοθεν, de nouveau : il semble qu’on n’ait encore rien fait ;de integro,αὖθις ἐξ ὑπαρχῆς, derechef, sur de nouveaux frais : c’est l’idée précédente exprimée avec plus de force.Justin, XXI, 4, 6.“Нос consilio præventusiterumservitia concitat statutaquerursuscædium die, quumdenuose proditum videret.”“Prévenu dans ce dessein, il soulève une seconde fois les esclaves, fixe encore une fois le jour du massacre, et, se voyant de nouveau trahi...”2. De même,pugnam iteraresignifie livrer une seconde bataille ;pugnam repetere, reprendre le combat ;pugnam renovare, le renouveler, etpugnam integrare, recommencer la bataille sur de nouveaux frais.Auct.Herenn. II, 3, 47.“Enumeratio est per quam colligimus et commonemus quibus de rebus verba fecerimus, breviter, utrenovetur, nonredintegreturoratio.”“L’énumération résume et rappelle les points sur lesquels on a parlé ; elle est courte, il s’agit de reprendre, non de recommencer le discours.”
1.Iterumveut dire, commeδεύτερον, pour la seconde fois ;rursumourursus,αὖθιςetπάλιν, une fois de plus, encore une fois ;denuo,νέοθεν, de nouveau : il semble qu’on n’ait encore rien fait ;de integro,αὖθις ἐξ ὑπαρχῆς, derechef, sur de nouveaux frais : c’est l’idée précédente exprimée avec plus de force.Justin, XXI, 4, 6.“Нос consilio præventusiterumservitia concitat statutaquerursuscædium die, quumdenuose proditum videret.”“Prévenu dans ce dessein, il soulève une seconde fois les esclaves, fixe encore une fois le jour du massacre, et, se voyant de nouveau trahi...”
2. De même,pugnam iteraresignifie livrer une seconde bataille ;pugnam repetere, reprendre le combat ;pugnam renovare, le renouveler, etpugnam integrare, recommencer la bataille sur de nouveaux frais.Auct.Herenn. II, 3, 47.“Enumeratio est per quam colligimus et commonemus quibus de rebus verba fecerimus, breviter, utrenovetur, nonredintegreturoratio.”“L’énumération résume et rappelle les points sur lesquels on a parlé ; elle est courte, il s’agit de reprendre, non de recommencer le discours.”
Jubere. Imperare. Præcipere. Mandare.Jubere, ordonner une chose parce qu’on souhaite et qu’on veut qu’elle soit faite, par opposition àvetare, commeϰελεύειν;imperare, commander militairement en vertu de la supériorité de grade,ἄρχειν;præcipere, prescrire en vertu de l’autorité de précepteur, de gouverneur, à peu près commeἐντέλλεσθαι;mandare, charger d’une affaire une personne qui a toute notre confiance,ἐφίεσθαι.
Jubere, ordonner une chose parce qu’on souhaite et qu’on veut qu’elle soit faite, par opposition àvetare, commeϰελεύειν;imperare, commander militairement en vertu de la supériorité de grade,ἄρχειν;præcipere, prescrire en vertu de l’autorité de précepteur, de gouverneur, à peu près commeἐντέλλεσθαι;mandare, charger d’une affaire une personne qui a toute notre confiance,ἐφίεσθαι.
Jusjurandum. Juramentum. Sacramentum.Jusjurandumetjuramentum, qui est d’une époque postérieure, serment civil par lequel on confirme ou promet quelque chose ;sacramentum, serment militaire par lequel le soldat s’engage et se lie au drapeau.Liv.XXII, 38.“Milites tunc quod nunquam antea factum eratjurejurandoa tribunis militum adacti jussu consulum conventuros neque injussu abituros ; nam ad eam diem nihil prætersacramentumfuerat.”“Les tribuns militaires firent jurer aux soldats qu’ils se réuniraient sur l’ordre des consuls et ne se retireraient point sans leur ordre. Cela ne s’était pas encore vu ; il n’y avait jamais eu jusqu’à ce jour que le serment aux aigles.”
Jusjurandumetjuramentum, qui est d’une époque postérieure, serment civil par lequel on confirme ou promet quelque chose ;sacramentum, serment militaire par lequel le soldat s’engage et se lie au drapeau.Liv.XXII, 38.“Milites tunc quod nunquam antea factum eratjurejurandoa tribunis militum adacti jussu consulum conventuros neque injussu abituros ; nam ad eam diem nihil prætersacramentumfuerat.”“Les tribuns militaires firent jurer aux soldats qu’ils se réuniraient sur l’ordre des consuls et ne se retireraient point sans leur ordre. Cela ne s’était pas encore vu ; il n’y avait jamais eu jusqu’à ce jour que le serment aux aigles.”
Juventa. Juventus. Juventas. Juvenalis. Juvenilis.1.Juventa, la jeunesse considérée comme une période de la vie ;juventus, comme la classe des jeunes gens ;juventas, comme une déesse.2.Juvenalis, terme indifférent pour tout ce qui se rapporte aux jeunes gens ou élogieux, par opposition à la faiblesse de l’âge ;juveniliscontient une idée morale accessoire, celle des goûts que comporte le caractère des jeunes gens, la plupart du temps avec une teinte de blâme, par opposition à la maturité de l’âge.
1.Juventa, la jeunesse considérée comme une période de la vie ;juventus, comme la classe des jeunes gens ;juventas, comme une déesse.
2.Juvenalis, terme indifférent pour tout ce qui se rapporte aux jeunes gens ou élogieux, par opposition à la faiblesse de l’âge ;juveniliscontient une idée morale accessoire, celle des goûts que comporte le caractère des jeunes gens, la plupart du temps avec une teinte de blâme, par opposition à la maturité de l’âge.
Labare. Titubare. Vacillare. Nutare.Labarecaractérise le chancellement par rapport au corps entier qui ne pose point sur une base solide ;titubare, par rapport aux jambes qui refusent le service et se dérobent ;vacillare, par rapport au haut du corps qui n’a point une attitude droite, tranquille, sûre ; enfin,nutare, par rapport à la tête qui ne se soutient plus. Letitubansmenace de s’affaisser sur lui-même ; levacillans, de tomber à la renverse. Latitubatioest l’indice de la faiblesse corporelle ; lavacillatio, d’un manque de dignité extérieure, de calme et de décence.
Labarecaractérise le chancellement par rapport au corps entier qui ne pose point sur une base solide ;titubare, par rapport aux jambes qui refusent le service et se dérobent ;vacillare, par rapport au haut du corps qui n’a point une attitude droite, tranquille, sûre ; enfin,nutare, par rapport à la tête qui ne se soutient plus. Letitubansmenace de s’affaisser sur lui-même ; levacillans, de tomber à la renverse. Latitubatioest l’indice de la faiblesse corporelle ; lavacillatio, d’un manque de dignité extérieure, de calme et de décence.
Labi. Cadere.Labi, tomber, par rapport au point de départ et à l’espace que le corps traverse dans sa chute, tendre vers la terre,ὀλισθεῖν;cadere, tomber, par rapport au point que le corps atteint au bout de sa chute, arriver à terre,πεσεῖν.Virg.Æn. VI, 310.“Lapsacaduntfolia.”“Les feuilles se détachent, glissent et tombent.”Cic.Brut. 49.“Quibus vitiislabaturautcadatorator.”“Les défauts qui égarent ou renversent l’orateur.”
Labi, tomber, par rapport au point de départ et à l’espace que le corps traverse dans sa chute, tendre vers la terre,ὀλισθεῖν;cadere, tomber, par rapport au point que le corps atteint au bout de sa chute, arriver à terre,πεσεῖν.Virg.Æn. VI, 310.“Lapsacaduntfolia.”“Les feuilles se détachent, glissent et tombent.”Cic.Brut. 49.“Quibus vitiislabaturautcadatorator.”“Les défauts qui égarent ou renversent l’orateur.”
Labor. Molestia. Ærumna.1.Labor, le travail qui met les forces en jeu et fatigue,πόνος;molestia, la peine qui fait naître la mauvaise humeur parce qu’elle est trop grande ou qu’elle vient mal à propos,χαλεπότης;ærumna, l’accablement qui surpasse presque les forces humaines et terrasse le héros même,ταλαιπωρία; c’est un terme archaïque et à demi poétique.Cic.Finn. V, 32.“Ut ubi virtus sit resque magnæ et summe laudabiles virtute res gestæ, ibiesse miseria etærumnanon possit, tamenlaborpossit, possitmolestia.”“Soyez vertueux, accomplissez par vertu de grandes choses dignes du plus haut éloge, vous ne succomberez jamais sous le poids du malheur, mais vous serez toujours sensible à la fatigue et à la peine.”2.Laborare, verbe intransitif, être au fort de la peine et du travail ;elaborare, verbe transitif, produire quelque chose par sa peine et son travail.
1.Labor, le travail qui met les forces en jeu et fatigue,πόνος;molestia, la peine qui fait naître la mauvaise humeur parce qu’elle est trop grande ou qu’elle vient mal à propos,χαλεπότης;ærumna, l’accablement qui surpasse presque les forces humaines et terrasse le héros même,ταλαιπωρία; c’est un terme archaïque et à demi poétique.Cic.Finn. V, 32.“Ut ubi virtus sit resque magnæ et summe laudabiles virtute res gestæ, ibiesse miseria etærumnanon possit, tamenlaborpossit, possitmolestia.”“Soyez vertueux, accomplissez par vertu de grandes choses dignes du plus haut éloge, vous ne succomberez jamais sous le poids du malheur, mais vous serez toujours sensible à la fatigue et à la peine.”
2.Laborare, verbe intransitif, être au fort de la peine et du travail ;elaborare, verbe transitif, produire quelque chose par sa peine et son travail.
Lacerare. Laniare.Lacerare, déchirer de vive force avec les mains, les griffes, les serres, les dents ;laniare, découper à l’aide d’un instrument tranchant, les dents, griffes et serres pouvant d’ailleurs être considérées comme des instruments de ce genre.Appul.Metam. IV, p. 84.“Morsibuslaceratusferroquelaniatus.”“Déchiré par les morsures, tailladé par le fer.”
Lacerare, déchirer de vive force avec les mains, les griffes, les serres, les dents ;laniare, découper à l’aide d’un instrument tranchant, les dents, griffes et serres pouvant d’ailleurs être considérées comme des instruments de ce genre.Appul.Metam. IV, p. 84.“Morsibuslaceratusferroquelaniatus.”“Déchiré par les morsures, tailladé par le fer.”
Lacessere. Irritare. Sollicitare.1.Lacessere, pousser à la contradiction, à la résistance la raison et la volonté ;irritare, exciter jusqu’à la colère les sentiments ou les passions.Cic.Mil. 31.“Ut viirritareferroquelacesserefortissimum virum auderet.”“Il osa irriter par la violence, provoquer par la vue des armes le plus courageux des hommes.”2.Lacessere, exciter en troublant la paix d’une façon grossière ;sollicitare, en troublant par finesse le repos des gens.
1.Lacessere, pousser à la contradiction, à la résistance la raison et la volonté ;irritare, exciter jusqu’à la colère les sentiments ou les passions.Cic.Mil. 31.“Ut viirritareferroquelacesserefortissimum virum auderet.”“Il osa irriter par la violence, provoquer par la vue des armes le plus courageux des hommes.”
2.Lacessere, exciter en troublant la paix d’une façon grossière ;sollicitare, en troublant par finesse le repos des gens.
Lacrimare. Plorare. Flere. Lamentari. Ejulare. Deflere. Deplorare.1.Lacrimareexprime la conséquence physique d’un mouvement de l’âme joyeux ou triste, commeδαϰρύειν, répandre des larmes ;plorareest l’expression passionnée de la douleur, commeθρηνεῖν, hurler et crier. Entre les deux se trouveflere, qui a pour opposéridere; il a de commun aveclacrimarel’absence de passion, et avecplorarele ressentiment de la douleur, c’est le grecϰλαίειν, pleurer.Sen.Ep. 63.“Nec sicci sint oculi amisso amico, nec fluant ;lacrimandumest, nonplorandum.”“Vous perdez un ami je n’exige pas que vos yeux soient secs, mais ne fondez pas en pleurs ; versez des larmes, ne criez pas.”2.Lamentarietejularesont encore des augmentatifs deploratus:lamentarimarque, commeϰωχύειν, un hurlement prolongé ;ejulare, un hurlement interrompu par des cris et des sanglots, commeὀλολύζειν.3.Plorareetfleresont intransitifs ;deplorareetdeflere, transitifs.
1.Lacrimareexprime la conséquence physique d’un mouvement de l’âme joyeux ou triste, commeδαϰρύειν, répandre des larmes ;plorareest l’expression passionnée de la douleur, commeθρηνεῖν, hurler et crier. Entre les deux se trouveflere, qui a pour opposéridere; il a de commun aveclacrimarel’absence de passion, et avecplorarele ressentiment de la douleur, c’est le grecϰλαίειν, pleurer.Sen.Ep. 63.“Nec sicci sint oculi amisso amico, nec fluant ;lacrimandumest, nonplorandum.”“Vous perdez un ami je n’exige pas que vos yeux soient secs, mais ne fondez pas en pleurs ; versez des larmes, ne criez pas.”
2.Lamentarietejularesont encore des augmentatifs deploratus:lamentarimarque, commeϰωχύειν, un hurlement prolongé ;ejulare, un hurlement interrompu par des cris et des sanglots, commeὀλολύζειν.
3.Plorareetfleresont intransitifs ;deplorareetdeflere, transitifs.
Lacuna. Lacus. Stagnum. Palus. Uligo. Lama. Lustrum.Lacunasignifie en langage poétique toute espèce d’eau dormante depuis la mer jusqu’à la mare ;lacusetstagnum, eaux dormantes, mais salubres, entretenues et rafraîchies par des sources ou par un cours d’eau qui s’y jette et qui en sort :lacus, lac de taille à rappeler l’image de la mer et opposé à la mer,λίμνη;stagnum, étang assez grand pour ne point ressembler à une simple mare, par opposition à une rivière,τέναγος.Palusetuligo, eaux dormantes altérées et corrompues :palus, marais, contrée recouverte d’une eau corrompue,ἔλος;uligo, fondrière, terrain pénétré par une eau corrompue. Le marais,palus, offre l’aspect d’une masse d’eau troublée par la vase et le limon, où on peut se noyer ; la fondrière,uligo, celui d’un sol amolli par l’eau, où on peut enfoncer. Enfinlamæetlustrasignifient des eaux dormantes de peu de circuit :lamæ, de simples flaques, humides et boueuses, sur des routes ;lustra, des mares croupissantesqui blessent l’odorat et la vue, dans des forêts et ailleurs.
Lacunasignifie en langage poétique toute espèce d’eau dormante depuis la mer jusqu’à la mare ;lacusetstagnum, eaux dormantes, mais salubres, entretenues et rafraîchies par des sources ou par un cours d’eau qui s’y jette et qui en sort :lacus, lac de taille à rappeler l’image de la mer et opposé à la mer,λίμνη;stagnum, étang assez grand pour ne point ressembler à une simple mare, par opposition à une rivière,τέναγος.Palusetuligo, eaux dormantes altérées et corrompues :palus, marais, contrée recouverte d’une eau corrompue,ἔλος;uligo, fondrière, terrain pénétré par une eau corrompue. Le marais,palus, offre l’aspect d’une masse d’eau troublée par la vase et le limon, où on peut se noyer ; la fondrière,uligo, celui d’un sol amolli par l’eau, où on peut enfoncer. Enfinlamæetlustrasignifient des eaux dormantes de peu de circuit :lamæ, de simples flaques, humides et boueuses, sur des routes ;lustra, des mares croupissantesqui blessent l’odorat et la vue, dans des forêts et ailleurs.
Lædere. Violare. Offendere.Lædere, endommager, blesser, exprime une atteinte physique ;violare, faire violence, une atteinte au droit ;offendere, choquer, offenser, une atteinte au sentiment.Læderese rapporte à un objet auquel il y a quelque chose à gâter ;violare, à un objet pour lequel on a le droit de prétendre à des ménagements ;offendere, à un être doué de raison et de sentiment.Cic.Off. I, 28, 99.“Justitiæ partes sunt nonviolarehomines, verecundiæ nonoffendere.”“Ne pas entreprendre sur les autres, c’est justice ; ne les choquer en rien, c’est délicatesse.”Sen.Ir. III, 18.“Pleraque eorum propter quæ irascimuroffenduntnos magis quamlædunt.”“Nos colères viennent très-souvent de ce qui nous choque plutôt que de ce qui nous nuit.”Const.4.“Contumelia tantum delicatis gravis est, qua nonlæduntur, sedoffenduntur.”“Une offense ne pèse qu’aux gens chatouilleux on ne leur a pas nui, mais on les a choqués.”Ovid.Am. III, 3, 31.“Formosas superi metuuntoffenderelæsi.”“Les dieux craignent d’offenser la beauté qui les a blessés.”
Lædere, endommager, blesser, exprime une atteinte physique ;violare, faire violence, une atteinte au droit ;offendere, choquer, offenser, une atteinte au sentiment.Læderese rapporte à un objet auquel il y a quelque chose à gâter ;violare, à un objet pour lequel on a le droit de prétendre à des ménagements ;offendere, à un être doué de raison et de sentiment.Cic.Off. I, 28, 99.“Justitiæ partes sunt nonviolarehomines, verecundiæ nonoffendere.”“Ne pas entreprendre sur les autres, c’est justice ; ne les choquer en rien, c’est délicatesse.”Sen.Ir. III, 18.“Pleraque eorum propter quæ irascimuroffenduntnos magis quamlædunt.”“Nos colères viennent très-souvent de ce qui nous choque plutôt que de ce qui nous nuit.”Const.4.“Contumelia tantum delicatis gravis est, qua nonlæduntur, sedoffenduntur.”“Une offense ne pèse qu’aux gens chatouilleux on ne leur a pas nui, mais on les a choqués.”Ovid.Am. III, 3, 31.“Formosas superi metuuntoffenderelæsi.”“Les dieux craignent d’offenser la beauté qui les a blessés.”
Lævis. Glaber. Fricare. Terere.1.Lævis,levis, lisse par opposition à ce qui est rude et raboteux, cela est joli et cause une impression agréable ;glaber, nu et uni, par opposition à ce qui est garni de poils ou de cheveux, couvert d’une végétation ; cela constitue un défaut et cause une impression désagréable.2.Fricare, polir pour rendre lisse,ψήχειν;terere, frotter pour diminuer le volume,τρίϐειν.
1.Lævis,levis, lisse par opposition à ce qui est rude et raboteux, cela est joli et cause une impression agréable ;glaber, nu et uni, par opposition à ce qui est garni de poils ou de cheveux, couvert d’une végétation ; cela constitue un défaut et cause une impression désagréable.
2.Fricare, polir pour rendre lisse,ψήχειν;terere, frotter pour diminuer le volume,τρίϐειν.
Lambere. Lingere.Lambere, lécher lorsque la languesert d’instrument comme la main pour saisir ou toucher un objet, que ce soit ou non un aliment, qu’il ait du goût ou qu’il n’en ait pas ;lingere, lécher lorsqu’on emploie la langue comme organe du goût pour apprécier une saveur.Plin.H. N. XXXV, 7.“Canem ex ære vulnus suumlambentem.”“Un chien de bronze qui passe la langue sur sa blessure.”Comparez avecXXI, 4.“Pecoribus sal daturlingendus.”“On donne au bétail du sel à lécher.”
Lambere, lécher lorsque la languesert d’instrument comme la main pour saisir ou toucher un objet, que ce soit ou non un aliment, qu’il ait du goût ou qu’il n’en ait pas ;lingere, lécher lorsqu’on emploie la langue comme organe du goût pour apprécier une saveur.Plin.H. N. XXXV, 7.“Canem ex ære vulnus suumlambentem.”“Un chien de bronze qui passe la langue sur sa blessure.”Comparez avecXXI, 4.“Pecoribus sal daturlingendus.”“On donne au bétail du sel à lécher.”
Laniena. Macellum.Laniena, étal sur lequel le boucher,lanius, expose en vente des bêtes tuées et dépecées ;macellum, marché où lemacellariusdébite toute sorte de viandes, menue viande, charcuterie, gibier, volaille, poisson.
Laniena, étal sur lequel le boucher,lanius, expose en vente des bêtes tuées et dépecées ;macellum, marché où lemacellariusdébite toute sorte de viandes, menue viande, charcuterie, gibier, volaille, poisson.
Laqueus. Funis. Restis.1.Laqueus, nœud coulant fait à une corde ;funisetrestis, la corde même :funis, grosse corde destinée à tirer, à haler, et qui doit pour cette raison avoir une certaine longueur,σχοῖνος;restis, corde mince qui servait plutôt à lier et à suspendre et qui pouvait être courte,σπάρτη. Le trait qui attache le cheval de volée,equus funalis, la corde sur laquelle danse le funambule, le câble qui remorque la chaloupe d’un vaisseau, ne s’appellent jamaisrestisen prose ; par contre une corde bonne pour se pendre, pour fouetter un esclave, pour servir de ceinture, ne prendra guère le nom defunis, à moins qu’un poète ne s’avise de préférer ce dernier terme comme le plus noble.2.Rudentes, les écoutes ;retinaculaetoræ, les câbles des ancres :retinacula, comme terme usuel et populaire ;oræ, dansoras solvere, comme terme technique.
1.Laqueus, nœud coulant fait à une corde ;funisetrestis, la corde même :funis, grosse corde destinée à tirer, à haler, et qui doit pour cette raison avoir une certaine longueur,σχοῖνος;restis, corde mince qui servait plutôt à lier et à suspendre et qui pouvait être courte,σπάρτη. Le trait qui attache le cheval de volée,equus funalis, la corde sur laquelle danse le funambule, le câble qui remorque la chaloupe d’un vaisseau, ne s’appellent jamaisrestisen prose ; par contre une corde bonne pour se pendre, pour fouetter un esclave, pour servir de ceinture, ne prendra guère le nom defunis, à moins qu’un poète ne s’avise de préférer ce dernier terme comme le plus noble.
2.Rudentes, les écoutes ;retinaculaetoræ, les câbles des ancres :retinacula, comme terme usuel et populaire ;oræ, dansoras solvere, comme terme technique.
Largus. Benignus. Liberalis. Munificus.Largusse dit de toute personne qui donne beaucoup, n’importe à qui, n’importe dans quelle vue, par opposition àparcus;benignus,liberalisetmunificusn’expriment que des vertus. Lebenignusobéit à un penchant de pure humanité, à l’amour du prochain ; leliberalis, à un noble orgueil, à une juste estime de soi-même ; lemunificus, à une vanité bien placée qui ferait honneur à un prince. Labenignitasdonne abondamment parce qu’elle ne veut ni posséder ni jouir seule, c’est de la bonté d’âme ; laliberalitasfait bien les choses, elle consiste à donner en proportion du rang qu’on tient et du mérite d’autrui, c’est le fait du galant homme chez lequel on ne retrouve aucune trace des calculs méticuleux du marchand ; lamunificentiadonne plutôt trop que trop peu par plaisir de rendre heureux et de surprendre, comme la générosité.
Largusse dit de toute personne qui donne beaucoup, n’importe à qui, n’importe dans quelle vue, par opposition àparcus;benignus,liberalisetmunificusn’expriment que des vertus. Lebenignusobéit à un penchant de pure humanité, à l’amour du prochain ; leliberalis, à un noble orgueil, à une juste estime de soi-même ; lemunificus, à une vanité bien placée qui ferait honneur à un prince. Labenignitasdonne abondamment parce qu’elle ne veut ni posséder ni jouir seule, c’est de la bonté d’âme ; laliberalitasfait bien les choses, elle consiste à donner en proportion du rang qu’on tient et du mérite d’autrui, c’est le fait du galant homme chez lequel on ne retrouve aucune trace des calculs méticuleux du marchand ; lamunificentiadonne plutôt trop que trop peu par plaisir de rendre heureux et de surprendre, comme la générosité.
Larva. Persona.Larva, masque grotesque et effrayant ;persona, masque bien fait qui représente un personnage connu.
Larva, masque grotesque et effrayant ;persona, masque bien fait qui représente un personnage connu.
Latebra. Latibulum.Latebra, lieu écarté ou obscur où l’on peut se cacher décemment ;latibulum, réduit où il faut se glisser en rampant, comme une bête.
Latebra, lieu écarté ou obscur où l’on peut se cacher décemment ;latibulum, réduit où il faut se glisser en rampant, comme une bête.
Latrare. Gannire. Baubari.Latrarese dit de l’aboiement hostile d’un gros chien, et au figuré d’une querelle,ὑλαϰτεῖν;gannire, des jappements inoffensifs d’un petit chien, et au figuré du clabaudage,ϰνυζᾶσθαι; enfin,baubari, des hurlements et gémissements du chien,ϐαΰζειν.
Latrarese dit de l’aboiement hostile d’un gros chien, et au figuré d’une querelle,ὑλαϰτεῖν;gannire, des jappements inoffensifs d’un petit chien, et au figuré du clabaudage,ϰνυζᾶσθαι; enfin,baubari, des hurlements et gémissements du chien,ϐαΰζειν.
Lepidus. Facetus. Festivus. Salsus. Dicax. Cavillator.Lepos,facetiæetfestivitasexpriment un genre d’esprit inoffensif, la bonne humeur opposée à la gravité et propre à une âme bienveillante :lepos, l’esprit dispos et léger par opposition à la pesanteur ;festivitas, la gaieté d’esprit par opposition à une gravité sombre ;facetiæ, l’enjouement par opposition à un tour d’esprit grave et sérieux.Sales,dicacitas,cavillatio, expriment un genre d’esprit vif, caustique et pénétrant :sales, c’est le piquant opposé au fade et au trivial, voué à la recherche du trait, causant au hasard du plaisir ou de la peine ;dicacitas, l’esprit satirique qui s’exerce aux dépens d’autrui, mais en sorte que la plaisanterie reste le but principal et que la moquerie ne soit qu’un accessoire ;cavillatio, l’esprit moqueur pour lequel la blessure à faire est le point important, la plaisanterie un simple instrument et une forme comme une autre.Cic.Orat. 30.“Demosthenes non tamdicaxfuit quamfacetus. Est autem illud acrioris ingenii, hoc majoris artis.”“Démosthène est plutôt un esprit enjoué qu’un esprit satirique. La satire exige plus de vivacité naturelle, l’enjouement plus de savoir-faire.”
Lepos,facetiæetfestivitasexpriment un genre d’esprit inoffensif, la bonne humeur opposée à la gravité et propre à une âme bienveillante :lepos, l’esprit dispos et léger par opposition à la pesanteur ;festivitas, la gaieté d’esprit par opposition à une gravité sombre ;facetiæ, l’enjouement par opposition à un tour d’esprit grave et sérieux.Sales,dicacitas,cavillatio, expriment un genre d’esprit vif, caustique et pénétrant :sales, c’est le piquant opposé au fade et au trivial, voué à la recherche du trait, causant au hasard du plaisir ou de la peine ;dicacitas, l’esprit satirique qui s’exerce aux dépens d’autrui, mais en sorte que la plaisanterie reste le but principal et que la moquerie ne soit qu’un accessoire ;cavillatio, l’esprit moqueur pour lequel la blessure à faire est le point important, la plaisanterie un simple instrument et une forme comme une autre.Cic.Orat. 30.“Demosthenes non tamdicaxfuit quamfacetus. Est autem illud acrioris ingenii, hoc majoris artis.”“Démosthène est plutôt un esprit enjoué qu’un esprit satirique. La satire exige plus de vivacité naturelle, l’enjouement plus de savoir-faire.”
Libertus. Libertinus.Libertus, l’affranchi par rapport à son maître et par opposition àservus;libertinus, par rapport à sa condition et par opposition àcivisetingenuus.Sen.Contr. III, 21.“Quærendus mihi gener eratlibertinus; quid ergo ? alieno potiusliberto?”“J’étais réduità chercher un gendre dans la classe des affranchis. Eh bien, pourquoi pas le mien, plutôt que celui d’un autre ?”Cic.Verr. I, 47.“Trebonius fecit heredemlibertumsuum... Equiti Romanolibertinushomo fit heres.”“Trébonius prit son affranchi pour héritier. Un homme de la classe des affranchis devient héritier d’un chevalier romain.”Tac.Ann. XIII, 27.“Si separarenturlibertini, manifestam fore penuriam ingenuorum.”“On n’avait qu’à compter tout ce qui appartenait à la classe des affranchis ; on ne verrait que trop clairement combien on manquait d’hommes libres.”
Libertus, l’affranchi par rapport à son maître et par opposition àservus;libertinus, par rapport à sa condition et par opposition àcivisetingenuus.Sen.Contr. III, 21.“Quærendus mihi gener eratlibertinus; quid ergo ? alieno potiusliberto?”“J’étais réduità chercher un gendre dans la classe des affranchis. Eh bien, pourquoi pas le mien, plutôt que celui d’un autre ?”Cic.Verr. I, 47.“Trebonius fecit heredemlibertumsuum... Equiti Romanolibertinushomo fit heres.”“Trébonius prit son affranchi pour héritier. Un homme de la classe des affranchis devient héritier d’un chevalier romain.”Tac.Ann. XIII, 27.“Si separarenturlibertini, manifestam fore penuriam ingenuorum.”“On n’avait qu’à compter tout ce qui appartenait à la classe des affranchis ; on ne verrait que trop clairement combien on manquait d’hommes libres.”
Libra. Pondo.L’expression complète estlibra pondo, mot à mot une balance, un plateau de balance chargé de manière à faire équilibre à l’unité de poids, une livre pesant ;libraest la formule la plus vague : l’ellipse depondoouvre la porte à une équivoque, on pourrait croire qu’il s’agit de la balance même ;pondoest une expression elliptique, en ce sens que l’idée accessoire, celle du poids, représente en même temps l’idée principale, celle de l’unité de poids. Il y a la même différence entreoperæ pretium estd’une part, etoperæ est,pretium est, de l’autre.
L’expression complète estlibra pondo, mot à mot une balance, un plateau de balance chargé de manière à faire équilibre à l’unité de poids, une livre pesant ;libraest la formule la plus vague : l’ellipse depondoouvre la porte à une équivoque, on pourrait croire qu’il s’agit de la balance même ;pondoest une expression elliptique, en ce sens que l’idée accessoire, celle du poids, représente en même temps l’idée principale, celle de l’unité de poids. Il y a la même différence entreoperæ pretium estd’une part, etoperæ est,pretium est, de l’autre.
Librare. Vibrare.Librare hastam, balancer une pique horizontalement afin de la lancer avec plus de force et de justesse ;vibrare, la brandir d’avant en arrière, ou de haut en bas pour témoigner de l’envie qu’on a de combattre.
Librare hastam, balancer une pique horizontalement afin de la lancer avec plus de force et de justesse ;vibrare, la brandir d’avant en arrière, ou de haut en bas pour témoigner de l’envie qu’on a de combattre.
Ligare. Viere. Vincire. Nectere. Obligare. Obstringere. Devincire.1.Ligareetviere, synonymes decopulare, lier pour empêcher que les parties ne se séparent,δέειν;vincireetnectere, synonymes decoercere, enchaîner pour prévenir la liberté des mouvements,δεσμεύειν.2.Ligareest le terme général ;viere, le terme technique à l’usage du tonnelier, du vannier, etc.3.Obligare, attacher par des prévenances ;obstringere, lier par des bienfaits ;devincire, enchaîner à soi par des relations intimes et durables. L’obligatusse sent engagé par les devoirs conventionnels de la vie du monde ; l’obstrictus, par des devoirs de morale ou de religion ; ledevinctus, par des devoirs de piété.
1.Ligareetviere, synonymes decopulare, lier pour empêcher que les parties ne se séparent,δέειν;vincireetnectere, synonymes decoercere, enchaîner pour prévenir la liberté des mouvements,δεσμεύειν.
2.Ligareest le terme général ;viere, le terme technique à l’usage du tonnelier, du vannier, etc.
3.Obligare, attacher par des prévenances ;obstringere, lier par des bienfaits ;devincire, enchaîner à soi par des relations intimes et durables. L’obligatusse sent engagé par les devoirs conventionnels de la vie du monde ; l’obstrictus, par des devoirs de morale ou de religion ; ledevinctus, par des devoirs de piété.
Lima. Scobina.Lima, outil pour polir ;scobina, pour dégrossir.
Lima, outil pour polir ;scobina, pour dégrossir.
Lingua. Sermo.Lingua, langage du premier peuple venu, même le plus grossier,gentisounationis, pourvu qu’il ait un vocabulaire particulier pour rendre ses idées ;sermo, langue d’un peuple civilisé,populi, servant d’expression à des pensées suivies. Notre idiome,lingua, nous est donné quand nous venons au monde comme la langue que nous avons dans la bouche, et ce terme se rapporte par préférence au matériel des mots ; lesermosuppose comme le discours une certaine initiative personnelle, il comprend les règles de la grammaire et du style.Cic.Finn. 3, 10.“Sæpe disserui latinamlinguamnon modo non inopem, sed locupletiorem etiam esse quam græcam.”“J’ai souvent essayé de démontrer que le latin, qui est notre idiome, n’est rien moins que pauvre, qu’il offre même plus de ressources que le grec.”Comparez avecOff.I, 31.“Sermonedebemus uti eo qui notus est nobis”.“Employons la langue que nous savons.”
Lingua, langage du premier peuple venu, même le plus grossier,gentisounationis, pourvu qu’il ait un vocabulaire particulier pour rendre ses idées ;sermo, langue d’un peuple civilisé,populi, servant d’expression à des pensées suivies. Notre idiome,lingua, nous est donné quand nous venons au monde comme la langue que nous avons dans la bouche, et ce terme se rapporte par préférence au matériel des mots ; lesermosuppose comme le discours une certaine initiative personnelle, il comprend les règles de la grammaire et du style.Cic.Finn. 3, 10.“Sæpe disserui latinamlinguamnon modo non inopem, sed locupletiorem etiam esse quam græcam.”“J’ai souvent essayé de démontrer que le latin, qui est notre idiome, n’est rien moins que pauvre, qu’il offre même plus de ressources que le grec.”Comparez avecOff.I, 31.“Sermonedebemus uti eo qui notus est nobis”.“Employons la langue que nous savons.”
Littera. Elementum.Littera, la lettre comme élément indivisible de l’écriture,γράμμα;elementum, comme élément indivisible de la langue parlée, comme un des sons simples que la science grammaticale étudie,στοιχεῖον.
Littera, la lettre comme élément indivisible de l’écriture,γράμμα;elementum, comme élément indivisible de la langue parlée, comme un des sons simples que la science grammaticale étudie,στοιχεῖον.
Litteræ. Epistola. Codicilli.Litteræ, terme général, lettre ;epistola, lettre adressée à un ami éloigné et envoyée par un messager, missive ;codicilli, billet adressé dans l’enceinte d’une ville.Sen.Ep. 55.“Adeo tecum sum ut dubitem an incipiam nonepistolas, sedcodicillostibi scribere.”“Je vis si parfaitement avec toi en imagination, qu’il me prend des envies de t’écrire au lieu de longues missives de simples billets.”Cic.Fam. VI, 18.“Simul accepi a Seleuco tuolitteras; statim quæsivi e Balbo percodicillosquid esset in lege.”“Aussitôt ta lettre reçue des mains de Séleucus, j’écrivis un billet à Balbus pour savoir de lui la teneur de la loi.”
Litteræ, terme général, lettre ;epistola, lettre adressée à un ami éloigné et envoyée par un messager, missive ;codicilli, billet adressé dans l’enceinte d’une ville.Sen.Ep. 55.“Adeo tecum sum ut dubitem an incipiam nonepistolas, sedcodicillostibi scribere.”“Je vis si parfaitement avec toi en imagination, qu’il me prend des envies de t’écrire au lieu de longues missives de simples billets.”Cic.Fam. VI, 18.“Simul accepi a Seleuco tuolitteras; statim quæsivi e Balbo percodicillosquid esset in lege.”“Aussitôt ta lettre reçue des mains de Séleucus, j’écrivis un billet à Balbus pour savoir de lui la teneur de la loi.”