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Litteræ. Artes. Doctrinæ. Disciplinæ.Litteræetartes, les lettres et les sciences considérées en général comme le but des études :litteræ, au sens restreint, la littérature d’imagination ou de raisonnement consignée dans les livres, comme moyen direct d’enrichir la mémoire, et moyen indirect d’aiguiser l’intelligence et de former le goût ;artes, les lettres et les sciences dans l’acception la plus haute quand les connaissances qu’on acquiert servent immédiatement à développer l’esprit et le talent.Doctrinæetdisciplinæ, les diverses branches du domaine général de la science réduites en systèmes :doctrinæ, se disant par préférence des sciences spéculatives, abstraites, des études philosophiques et savantes ;disciplinæ, des sciences pratiques appliquées aux usages de la vie.Litigatio, v.Disceptatio.Livor, v.Invidia.Littus, v.Ripa.Locuples, v.Divitiæ.Locus. Tractus. Regio. Plaga.Locus, espace pris comme un point isolé, endroit,τόπος;tractus, espace considéré comme une ligne, bande, zone qui s’étend au loin, c’est à peu près le grecϰλίμα;regio, espace pris comme un cercle, comprenant les environs d’un centre, contrée,χῶρος;plaga, espace pris comme une surface en général.Longævus, v.Vetus.Loquax, v.Garrire.Longe, v.Procul.Loqui, v.Dicere.Lucere. Fulgere. Splendere. Nitere. Renidere. Coruscare. Micare. Radiare.1.Lucere,fulgere,splendere,nitere, désignent une clarté fixe et permanente :fulgere, celle d’une lumière intense ou d’une couleur de feu qui éblouit, commeφλέγω;lucere, celle d’une lumière bienfaisante et d’une couleur de feu plus douce, commeφαίνω,φέγγω;splendere, l’éclat d’une surface polie et nette, par opposition àsordere, commeλάμπω;nitereen prose et en versrenidere, le lustre d’un corps humide, huilé, graissé, verni ou lavé, par opposition àsqualere, commeστίλϐω.2.Coruscare,micare,radiare, désignent une clarté intermittente et mobile comme étinceler et scintiller :coruscare, briller comme l’éclair qui sort brusquement de la nue ;micare, étinceler comme le métal qu’on agite au soleil ;radiare, lancer des jets de lumière comme le soleil qui darde ses rayons.Cic.Cat. II, 3.“Quinitentunguentis, quifulgentpurpura.”“Ceux qui empruntent le lustre des parfums, l’éclat de la pourpre.”Auct. ad Herenn. IV, 33.“Tantus erat inarmis splendorutsolis fulgorobscurior videretur.”“Ses armes resplendissantes semblaient obscurcir les feux ardents du soleil.”Plin.H. N. XXXVII, 2.“Splendormurrhinis sine viribus,nitorque verius quamsplendor.”“Il n’y a rien qui frappe dans l’éclat de ces vases, et ils ont même, à vrai dire, plus de lustre que d’éclat.”Splendorprésente en effet l’éclat sous son aspect majestueux,nitorsous son aspect aimable, comme dansAuct. ad Herenn. IV, 50.“Gemmænitoreet aurisplendore.”“Par le lustre des pierreries et par l’éclat de l’or.”Au figurésplendormarque la magnificence,nitorl’élégance.Lucerna, v.Candela.Lucrum. Emolumentum. Quæstus. Compendium.Lucrumetemolumentum, gain dans toutes les circonstances de la vie :lucrum, gain qu’on doit à ses propres efforts, par opposition àdamnum,ϰέρδος;emolumentum, avantage qui échoit à quelqu’un, par opposition àdetrimentum,ὠφέλημα.Quæstusetcompendium, bénéfice dans le domaine du commerce :quæstus, bénéfice soutenu, permanent, par opposition àsumptus,χρηματισμός;compendium, profit accidentel et considérable, par opposition àdispendium.Luctus, v.Dolor.Luculentus. Illustris.Luculentus, synonyme deprobabilis, ce qui supporte les regards et n’a point de raison de fuir la lumière, ce qui est comme il faut ;illustris, synonyme d’excellens, ce qui attire les regards, ce qui saute aux yeux et brille au soleil.Luculentusne contient jamais un éloge emphatique.Cic.Off. III, 14, 60.“Нос quidem satis luculente”, c’est-à-dire cela s’entend. EtFinn. I, 5, 15:“Cum græce, ut videor,luculentersciam.”“Je crois savoir convenablement le grec, ce qui n’est nullement prétentieux.”C’est comme si on disait :sic satis.Lucus, v.Silva.Ludio, v.Actor.Ludus. Schola.Ludus, école élémentaire pour les enfants qui ont besoin d’apprendre et qu’on y oblige ;schola, école d’enseignement supérieur pour les jeunes gens etles hommes qui veulent s’instruire. Leludussuppose des écoliers,discipulos, un maître,ludi magistrum, et une discipline classique ; lascholasuppose des auditeurs,auditores, un professeur,doctorem, et un genre d’exposition académique.Ludus. Lusus. Ludicrum. Jocus.1.Ludus, le jeu qui offre à l’homme un moyen de divertissement ;lusus, le jeu auquel l’homme se livre, qu’il met en train, qu’il imagine.Ludusprésente le jeu comme une récréation, par opposition à la peine ;lusus, comme une action puérile et vaine, par opposition aux occupations sérieuses.Plin.Ep. IX, 33, 3.“Pueri quos otiumludusque sollicitat.”“Les enfants que dérangent le désœuvrement et le jeu.”Comparez avecIX, 25:“Lususet ineptias nostras legis”.“Tu lis les bagatelles et les sottises auxquelles nous nous sommes amusés.”Cic.Flacc. 5, 12.“Græci quibus jusjurandum jocus est, testimoniumludus”, c’est-à-dire les Grecs pour lesquels c’est fort peu de chose que de porter un faux témoignage. Comparez avecSen.Contr. I, 2.“Piratas... quibus omne fas nefasquelususest”, c’est-à-dire les pirates aux yeux desquels la différence entre le juste et l’injuste n’est qu’un amusement, un jeu de mots sans conséquence.2. Le plurielludiprend la signification particulière de spectacles publics, et, dans cette acception, il a pour singulierludicrum.3.Ludusetlususont un tour négatif ; ce sont de simples passe-temps, des distractions, comme moyen préservatif contre l’ennui ;jocusest un terme positif, amusements, plaisanteries, comme manifestation de la bonne humeur et de la vivacité d’esprit. Leludensne demande qu’à n’être point astreint, à ne rien faire de sérieux et à se délasser ; lejocansdépense en frivolités autant d’ardeur qu’on en peut mettre aux affaires.Lues. Contagium. Pestilentia. Pestis. Pernicies. Exitium. Interitus. Exitus.1.Lues, terme général, miasme, principe impur et délétère ;contagium, mal contagieux ;pestilentia, maladie contagieuse, et de plus régnante, ou au sens restreint, la peste proprement dite.Sall.Cat. 10.“Post ubicontagioquasipestilentiainvasit.”“Puis, quand ce mal contagieux eut fait, comme la peste, d’irrésistibles progrès.”Plin.H. N. XXIII, 28.“Laurus foliapestilentiæcontagia prohibent.”“Les feuilles du laurier de Delphes préservent des atteintes contagieuses de la peste.”Lucan.VI, 89.“Fluidæcontagiapestis.”“L’air se charge d’exhalaisons pestilentielles[1].”2. La poésie seule emploiepestispour la peste même ; hors de là,pestisexprime, commeexitiumetpernicies, un fléau en général, sans qu’il soit question de maladie ; maispestiss’emploie régulièrement comme terme concret,exitiumetperniciescomme termes abstraits.Sen.N. Q. III, pr.“Philippi aut Alexandri... quiexitiogentium clari non minores fuerepestesmortalium quam inundatio.”“Les Philippe et les Alexandre, fameux par la destruction de tant de peuples, fléaux de l’humanité aussi désastreux qu’un déluge.”3.Perniciesa la signification active ; il exprime qu’on fait périr par meurtre des êtres vivants ;exitiuma la signification passive et s’entend même de la destruction d’objets inanimés ; enfin,interitusa, commeexitus, la signification neutre et se dit d’êtres animés ou inanimés qui tombent en décadence.Tac.Ann. XVI, 63.“Poppæa non nisi inperniciemuxoris nupta ; postremo crimen omniexitiogravius.”“Poppée, qui ne s’était fait épouser que pour perdre la femme légitime ; une accusation enfin pluspénible que mille morts.”Cic.Cat. IV, 3.“Cum deperniciepopuli Romani,exitiohujus urbis cogitarit.”“L’extermination du peuple romain, la destruction de la ville à laquelle il songeait sans cesse.”Rull. II, 4, 10.“Extremiexitiorumexitus.”4.Exitium, fin violente ;exitus, fin naturelle.Cic.Rull. II, 4, 10.“Qui civitatum afflictarum perditis jam rebus extremiexitiorumsolent esseexitus.”“Cela exprime pour ainsi dire le dernier soupir d’un État qui périt dans les convulsions.”Verr. V, 6, 12.“Exitusexitiales.”1Traduction de la collection Panckoucke. Lucain, tome II, p. 9.Lumen. Lux.Lumen, le corps lumineux qui éclaire,φέγγος;lux, la lumière émise,φάος.Cic.Finn. III, 14, 45.“Ut obscuratur et offunditurlucesolislumenlucernæ.”“De même que la simple lumière du soleil fait pâlir et presque évanouir la flamme d’une lampe.”Curt. VIII, 2, 21.“Sed aditus specus accipitlucem; interiora nisi allatolumineobscura sunt.”“L’entrée de la caverne est accessible à la lumière ; l’intérieur est plongé dans les ténèbres tant qu’on n’y porte point de flambeaux.”Cic.Acadd. pr. II, 8, 26.“Si ista vera sunt, ratio omnis tollitur, quasi quædamluxlumenque vitæ”, c’est-à-dire que la raison, qui est seule claire et lumineuse en elle-même et par elle-même, répand sur la vie sa clarté et sa lumière. Et au sens figuré,lumense rapporte au principe,lux, au simple fait de la célébrité. Cicéron,Man. 5, appelle Corinthe :“Græciæ totiuslumen”, maisRome, Cat. IV, 6:“lucemorbis terrarum”. C’est comparer Corinthe à un foyer de lumières ; c’est dire de Rome que toutes les autres villes ne sont en comparaison que des cités obscures.Lucidaoratio, discours plein de clarté, aisé à entendre ;luminosa, discours lumineux, plein de beautés éclatantes.Luridus, v.Luteus.Lusus, v.Ludus.Lustrum, v.Lacuna.Luteus. Gilvus. Helvus. Flavus. Luridus.Luteus, jaune par excellence, par exemple, jaune d’œuf ;gilvusethelvus, jaune obscur qui tire sur le rouge, celui du miel ;flavusetluridus, jaune clair qui tire sur le blanc ;flavus, jaune agréable et brillant, celui des cheveux blonds ;luridus, jaune pâle, désagréable, le jaune livide de la mort.Lutum. Limus. Cœnum. Sordes. Squalor. Pædor. Situs. Stercus. Fimus. Oletum. Merda.1.Lutum,limus,cœnum, matière malpropre et humidelutum, boue des rues et des routes,πηλός;limus, limon des fleuves,ἴλυς;cœnum, vase des marais,ϐόρϐορος.Tac.Ann. I, 63.“Cæteralimosa, tenacia gravicœnoaut rivis incerta erant.”“Hors de là des terrains limoneux où l’on reste fortement engagé dans la vase ou des terrains coupés par des ruisseaux.”Sordes,squalor,pædor,situs, matière malpropre et sèche :sordes, opposé àsplendor, crasse des pauvres, de la populace, des avares qui porteront, par exemple, des vêtements hors d’usage,ῥύπος;squalor, opposé ànitor, malpropreté des gens qui manquent de savoir-vivre et de goût, qui oublieront, par exemple, de se peigner les cheveux,αὐχμός;pædor, opposé àmunditiæ, saleté des gens qui ne prennent aucun soin de leur personne, vermine, gale,πίνος;situs, opposé àusus, moisissure, rouille, qui proviennent d’un abandon prolongé,ἄζη. De là viennent les formes différentes des adjectifs :lutosus,limosus,cœnosus, c’est-à-dire plein de boue, de limon, de vase ; maissordidus,squalidus,pædidus, c’est-à-dire qui se sent dessordibus, etc. ; et dans les périphrases :oblitus luto,limo,cœno, maisobsitus sordibus,squalore,pædore.2.Stercus, le femier considéré par son vilain côté, comme amas d’immondices,ϰόπρος;fimus, par son côté utile, comme engrais.3.Cœnum, terme général pour les excréments qui inspirent du dégoût ;oletum, excréments de l’homme ;merda, des animaux.Lux, v.Lumen.Luxus. Luxuria.Luxus, usage ou étalage du luxe, parfois même objet de luxe ;luxuriamet toujours l’homme en jeu ; c’est une disposition, une inclination, un penchant au luxe.Sen.Ir. I, 11.“Animis delicias,luxum, opes ignorantibus.”“Ces âmes auxquelles les jouissances, le luxe, les richesses sont inconnues.”Et un peu plus loin :“Opinionemluxuriæsegnitiæque”.“Les lenteurs de Scipion le firent soupçonner d’aimer le luxe et le repos.”Sall.Cat. 13.“Romani famem aut sitim...luxuante capere”, c’est-à-dire par un raffinement que le luxe avait introduit. Comparez avecJug. 90(ou85[1], vers la fin du discours de Marius).“Luxuriaatque ignavia, pessimæ artes,luxuria”, c’est-à-dire la manie du plaisir.1Dans la collection Lemaire et la collection Panckoucke.Lymphatus, v.Amens.MMacellum, v.Laniena.Maceria, v.Murus.Madidus, v.Udus.Magnopere, v.Perquam.Macer, v.Exilis.Macula, v.Vitium.Magister, v.Doctor.Magnus. Grandis. Amplus. Ingens. Immanis. Vastus.1.Magnus,grandisetamplusexpriment une grandeur convenable ;ingens,immanisetvastus, une grandeur excessive.Sen.Ir. I, 16, 26.“Nec enimmagnitudoista est, sedimmanitas.”“Ce n’est pas le langage d’un grand homme, c’est celui d’un monstre.”2.Magnusexprime la grandeur sans idée accessoire, par opposition àparvus, commeμέγας;grandis, avec uneidée accessoire de force et de majesté naturelle, grandiose, par opposition àexilis,subtilis,tumidus,minutus,exiguus; enfin,amplus, avec l’idée accessoire d’une dignité extérieure qui impose et fait impression.3.Ingens,ἄπλετος, fait ressortir ce qu’il y a d’extraordinaire ;immanis,πελώριος, ce qu’il y a d’effrayant ;vastus,ἀχανὴς, ce qu’il y a de disgracieux dans une grandeur excessive.Mala. Maxilla. Gena.1.Mala, la mâchoire supérieure ;maxilla, la mâchoire inférieure.2.Mala, terme usuel, la joue au sens physiologique ;gena, terme archaïque et choisi, la joue, avec une idée accessoire de beauté.Maledictum. Probrum. Convicium.Maledictum, tout ce qu’on dit pour nuire à autrui, soit en forme de malédiction pour lui porter malheur, soit en forme de paroles injurieuses pour le couvrir de honte,ϰαϰηγορία.Probrumetconvicium, ce qu’on dit pour couvrir quelqu’un de honte :probrum,ὄνειδος, l’invective composée de phrases et de propos déshonorants ;convicium,λοιδορία, l’insulte composée de mots détachés et de surnoms déshonorants.Fur !est unconvicium;fur es !unprobrum; l’un et l’autre sont desmaledicta.Malefactum,maleficium, v.Delictum.Malitia. Malignitas. Malevolentia. Malus. Nequam. Pravus.1.Malitia, la méchanceté qui aime à mentir et à tromper parce qu’elle est devenue insensible aux avertissements de la conscience ;malignitas, la malignité qui est une forme de l’amour de soi, qui ne souhaite de bien qu’à soi, jamais aux autres et provient d’un égoïsme qui court les rues ;malevolentia, la malveillance qui souhaiteplutôt du mal que du bien à quelqu’un par aversion personnelle. Lamalitiaest une façon de penser et d’agir punissable parce qu’elle compromet la sécurité publique ; lamalignitas, un sentiment méprisable qui annonce un fond de misanthropie ; lamalevolentiaenfin est un défaut haïssable parce qu’elle est portée à se réjouir du mal qui arrive aux autres. La malice ne s’appelle jamais en latinmalitia, mais plutôtmalevolentia, et mieux encorestudium nocendi.2.Malus homo, homme immoral ;nequam, homme qui n’est bon à rien, dont le travers est de fuir les travaux utiles et de se plaire aux mauvais tours, vaurien, par opposition àfrugi; enfin,pravus, homme qui a pris une mauvaise direction au sens physique, intellectuel ou moral, par opposition àrectus.Quintil.VIII, 3, 48.“Nec parricidamnequamdixeris hominem, nec meretrici forte deditumnefarium, quod alterum parum, alterum nimium est.”“Vous ne traiterez ni un parricide de vaurien ni un amoureux de monstre ; le premier dit trop peu, le second dit trop.”Malignitas, v.Invidia.Mancipare, v.Vendere.Mandare, v.Jubere.Manare, v.Fluere.Mancipium, v.Servus.Mane. Crepusculo. Diluculo.Mane, le matin,ὄρθρῳ; il s’entend des premiers pas que le jour fait dans sa carrière, par opposition, d’une part, à la nuit, de l’autre, aux heures de la journée qui précèdent midi ;crepusculo,ἦρι, le matin, au crépuscule, par opposition au grand jour ;diluculo, enfin, le matin, à l’aube, par opposition aux ténèbres de la nuit,λυϰόφως.Manere. Morari. Tardare. Detinere.1.Manere, rester, par opposition à partir ;morari, s’arrêter en route,interrompre un mouvement au lieu d’aller de l’avant.Cic.Sen. 23.“Commorandinatura deversorium nobis, nonhabitandidedit.”“C’est un asile passager, ce n’est point une demeure fixe que nous a donné la nature.”DansTac.H. II, 48.“Irentpropereneuremanendoiram victoris asperarent.”“Il fallait se hâter d’y aller et éviter tous les retards qui pourraient irriter le courroux du vainqueur”: la varianteremorandomérite la préférence.2.Morari aliquem, décider quelqu’un à s’arrêter de son plein gré,διατρίϐειν;tardare, lui susciter des difficultés qui l’empêchent de parcourir rapidement son chemin,ϐραδύνειν;detinere, l’empêcher par force d’avancer,ϰατέχειν.Tardarese rapporte par préférence à l’action ;detinere, à la personne ;morari, aux deux.Manere. Exspectare. Præstolari. Opperiri.1.Maneren’exprime qu’une action physique, comme d’attendre et de rester en un lieu jusqu’à ce qu’une chose arrive ;exspectare,præstolarietoppeririexpriment une action de l’âme, comme d’attendre quelque chose ou quelqu’un avec une certaine tension d’esprit.2.Exspectareprésente l’attente comme un acte simple de l’esprit, sans idée accessoire d’application pratique ;præstolarietoppeririexpriment en outre cette idée accessoire que celui qui attend compte agir quand la chose ou la personne attendue sera arrivée.3. Lepræstolansattend une personne au service et à la disposition de laquelle il veut se mettre ; l’opperiens, un événement par lequel il ne veut point se laisser surprendre. Lepræstolansest un inférieur ; l’opperiens, un égal, soit ami, soit ennemi, par rapport à la personne attendue. Enfin,præstolariest un terme prosaïque,opperiri, un terme poétique ou du moins choisi. Les Latins n’ont point de synonymes qui correspondent à la distinction qu’onfait en allemand entrewartenetharren, entre l’attente paisible, calme, et l’attente impatiente qui tend tous les ressorts de l’âme.Manes, v.Spectrum.Manifesto, v.Aperire.Manice, v.Vincula.Mannus, v.Equus.Mansuetudo. Clementia.Mansuetudo, la douceur et la magnanimité de l’homme et du particulier qui ne tire point vengeance d’une injure, par opposition àiracundia;clementia, l’indulgence et l’humanité du souverain ou du juge qui ne fait point subir au coupable un châtiment mérité, par opposition àcrudelitas.Mansuetus, v.Cicur.Manubiæ, v.Præda.Mare. Æquor. Pontus. Pelagus.1.Mare, la mer prise comme un amas d’eau, par opposition àterraetaer,ἄλς,θάλασσα;æquor,pelagusetpontus, la mer au point de vue de ses dimensions :æquoretpelagus, de sa dimension horizontale, la surface de la mer, commeπέλαγος, d’où vientπελαγίζειν, inonder ;pontus, de sa dimension verticale, la profondeur de la mer, commeπόντος, d’oùποντίζειν, submerger.Colum.VIII, 17.“Ut in solo piscinæ posita libella septem pedibus sublimius essetmarisæquor.”“En sorte qu’un niveau placé sur le fond du vivier marque sept pieds au-dessous du niveau de la mer.”Ovid.Met. II, 872.“Mediique peræquorapontifert prædam.”“Il traverse les plaines de la haute mer avec la proie qu’il emporte.”2.Æquor, la surface de la mer au simple sens physique ;pelagus, avec l’idée accessoire de sa vaste étendue, de son immensité.Margo. Ora.Margo, le bord, la limite naturelle d’une surface conçue comme une ligne mathématique, et ne comprenant que par extension la partie extrême de la surface ou bordure ;ora, la frange, la bordure artificielle de la surface, ajoutée le plus souvent dans un but d’ornement et occupant elle-même une certaine largeur. Aussi dit-onora togæet nonmargo, et vice versamargo fluminisetripæ, quand il s’agit de désigner la ligne de bord à l’exclusion de la rive.Marita, v.Femina.Mas, v.Homo.Matrimonium, v.Conjugium.Maxilla, v.Mala.Meare, v.Ire.Mederi. Medicari. Sanare. Medicamen. Medicina. Remedium.1.Mederiet en versmedicari, synonymes decurare,ἰᾶσθαι, présentent la guérison comme le résultat obtenu par le médecin et dû à ses soins, à sa prudence, à son art ;sanare, synonyme derestituere,ἀϰεῖσθαι, comme l’effet du remède qui rend la santé au malade par une action physique.2.Medicamentum, médecine considérée dans sa substance matérielle, telle qu’elle sort des mains du pharmacien,φάρμαϰον;medicina, médecine considérée au point de vue de sa vertu curative, telle qu’elle est prescrite par le médecin : c’est d’une maladie qu’il s’agit dans les deux cas.Remedium, toute espèce de secours contre un mal donné,ἄϰος.CIC, N. D. II, 53,“Medicamentorumsalutarium plenissimæ terræ.”“Terres qui abondent en simples salutaires.”Comparez avecDivin. II, 51.“A medico peteremedicinam.”Demander une ordonnance au médecin.Meditari, v.Cogitare.Medius. Modicus. Mediocris.Mediusest toujours adjectif de lieu, au milieu, entre deux, par opposition aux points extrêmes ;modicusest un adjectif de quantité qui se rapporte au nombre et à la grandeur, comme modéré,par opposition à toute sorte d’excès ;mediocrisest un adjectif de qualité qui se rapporte à la valeur d’un objet, comme médiocre, par opposition à l’excellence. Il y a identité entremodicæ facultates, une certaine dose de moyens, etmediocre ingenium, un génie médiocre.Cic.Rep. II, 31.“Haudmediocrisvir fuit, quimodicalibertate populo data facilius tenuit auctoritatem principum.”“Je ne saurais voir un génie médiocre dans l’homme qui ne donna au peuple une liberté modérée que pour mieux conserver l’autorité des grands.”Medius dies, v.Meridies.Membrum. Artus.Membrum, le membre même constituant une partie du corps, commeμέλοςetχῶλον;artus, l’articulation du membre, commeἄρθρονetἅψος.Sen.Contr. II, 13.“Differebatur distortis manibus, emotisarticulis; nondum in suamembraartusredierant[1].”“On la tiraillait encore quoique les mains fussent disloquées, les articulations luxées ; les jointures ne s’étaient pas encore rapprochées des membres.”Virg.Æn. V, 422.“Magnosartusmembrorum.”“Les muscles puissants qui servaient d’attache aux membres.”Quintil.Decl. Ult.“Ut per singulosartusmembralaxaret[2].”“Afin de déboîter les membres à chaque jointure.”D’autre part,membrase dit de toutes les parties du corps, même de la tête et du tronc ;artusne désigne que les extrémités qui se rattachent par des jointures,commissuræ, au corps proprement dit, composé de la tête et du tronc.1Collection Lemaire. Tome CXXXIII, p. 219.2Collection Lemaire, Tome XLIX, p. 406.Meminisse. Reminisci. Recordari.Meminisseprésente le souvenir comme un état de l’esprit,μεμνῆσθαι, on a conservé un fait dans sa mémoire, on sait encore sans avoirjamais oublié, c’est le sens dememorem esse;reminiscietrecordariprésentent le souvenir comme un acte de l’esprit,ἀναμιμνήσϰεσθαι, on retrouve une idée qu’on avait perdue de vue. Maisreminisciexprime, comme inmemoriam revocare, un acte momentané ;recordariun acte durable, commerevocata in memoriam contemplari.Cic.Lig. 12, 35.“Equidem, cum tuis omnibus negotiis interessem,memoria teneo, qualis T. Ligarius, quæstor urbanus, fuerit erga te et dignitatem tuam ; sed parum est, me hocmeminisse; spero etiam te, qui oblivisci nihil soles, nisi injurias, quoniam hoc est animi, quoniam etiam ingenii tui, te aliquid de hujus illo quæstorio officio cogitantem, etiam de aliis quibusdam quæstoribusreminiscentemrecordari.”“Témoin de tous tes embarras, j’ai la mémoire encore pleine de ce que T. Ligarius a fait pour toi, pour ménager ta dignité, dans sa questure civile. Mais c’est peu que je me souvienne moi. Tu nous as habitués à ne te voir jamais oublier que les injustices, c’est là que va la pente de ton âme et de ton caractère ; j’espère donc qu’en songeant à la manière dont il a rempli cette charge, tu t’arrêteras aussi sur les souvenirs qui se rapportent à quelques autres questeurs.”Ce passage fait voir 1º quememoria teneren’est qu’une périphrase dememinisse; 2° querecordaripeut être une conséquence dereminisci, sans que la réciproque soit vraie, car il y a entre les deux le même rapport qu’entreintuerietconspicere.Cic.Sen. 21.“Pueri... ita. celeriter res innumerabiles arripiunt, ut eas non tum primum accipere videantur, sedreminiscietrecordari.”“Les enfants saisissent si promptement une foule d’idées qu’ils ont l’air de les retrouver et de s’y arrêter par souvenir plutôt que de les recevoir pour la première fois.”Cicéron aurait pu ajouter :“quæ non satismeminerint, sed in aliquantum temporis obliti sint”:“idées qui ne s’étaient pointassez gravées dans leur mémoire, qu’ils avaient oubliées pour un temps”.Tusc. I, 24, 58.“Animus, quum se collegit atque recreavit, tum agnoscit illareminiscendo; ita nihil aliud est discere, quamrecordari.”“L’esprit se recueille et reprend des forces, après quoi il retrouve ces idées par un effort de mémoire ; apprendre, c’est donc s’arrêter sur des souvenirs.”Sen.Ep. 100.“Magisreminiscorquamteneo.”“C’est un souvenir que je retrouve plutôt qu’un souvenir qui m’est resté.”Menda,mendum, v.Vitium.Mendicitas, v.Paupertas.Meracus, v.Purus.Mens, v.Anima.Mercari, v.Emere.Mercenarii. Operarii. Operæ.Mercenarii, journaliers qui ne travaillent point à leur compte, mais pour un salaire, par opposition au propriétaire qui a le profit ;operariietoperæ, manœuvres qui entreprennent pour un autre un travail mécanique par opposition au maître qui fournit l’idée. Lesmercenariisont relégués à un rang inférieur par leurs mœurs ; lesoperarii, par la grossièreté de leur travail,Merces, v.Præmium.Merda, v.Lutum.Mercimonium, v.Merx.

Litteræ. Artes. Doctrinæ. Disciplinæ.Litteræetartes, les lettres et les sciences considérées en général comme le but des études :litteræ, au sens restreint, la littérature d’imagination ou de raisonnement consignée dans les livres, comme moyen direct d’enrichir la mémoire, et moyen indirect d’aiguiser l’intelligence et de former le goût ;artes, les lettres et les sciences dans l’acception la plus haute quand les connaissances qu’on acquiert servent immédiatement à développer l’esprit et le talent.Doctrinæetdisciplinæ, les diverses branches du domaine général de la science réduites en systèmes :doctrinæ, se disant par préférence des sciences spéculatives, abstraites, des études philosophiques et savantes ;disciplinæ, des sciences pratiques appliquées aux usages de la vie.

Litteræetartes, les lettres et les sciences considérées en général comme le but des études :litteræ, au sens restreint, la littérature d’imagination ou de raisonnement consignée dans les livres, comme moyen direct d’enrichir la mémoire, et moyen indirect d’aiguiser l’intelligence et de former le goût ;artes, les lettres et les sciences dans l’acception la plus haute quand les connaissances qu’on acquiert servent immédiatement à développer l’esprit et le talent.Doctrinæetdisciplinæ, les diverses branches du domaine général de la science réduites en systèmes :doctrinæ, se disant par préférence des sciences spéculatives, abstraites, des études philosophiques et savantes ;disciplinæ, des sciences pratiques appliquées aux usages de la vie.

Locus. Tractus. Regio. Plaga.Locus, espace pris comme un point isolé, endroit,τόπος;tractus, espace considéré comme une ligne, bande, zone qui s’étend au loin, c’est à peu près le grecϰλίμα;regio, espace pris comme un cercle, comprenant les environs d’un centre, contrée,χῶρος;plaga, espace pris comme une surface en général.

Locus, espace pris comme un point isolé, endroit,τόπος;tractus, espace considéré comme une ligne, bande, zone qui s’étend au loin, c’est à peu près le grecϰλίμα;regio, espace pris comme un cercle, comprenant les environs d’un centre, contrée,χῶρος;plaga, espace pris comme une surface en général.

Lucere. Fulgere. Splendere. Nitere. Renidere. Coruscare. Micare. Radiare.1.Lucere,fulgere,splendere,nitere, désignent une clarté fixe et permanente :fulgere, celle d’une lumière intense ou d’une couleur de feu qui éblouit, commeφλέγω;lucere, celle d’une lumière bienfaisante et d’une couleur de feu plus douce, commeφαίνω,φέγγω;splendere, l’éclat d’une surface polie et nette, par opposition àsordere, commeλάμπω;nitereen prose et en versrenidere, le lustre d’un corps humide, huilé, graissé, verni ou lavé, par opposition àsqualere, commeστίλϐω.2.Coruscare,micare,radiare, désignent une clarté intermittente et mobile comme étinceler et scintiller :coruscare, briller comme l’éclair qui sort brusquement de la nue ;micare, étinceler comme le métal qu’on agite au soleil ;radiare, lancer des jets de lumière comme le soleil qui darde ses rayons.Cic.Cat. II, 3.“Quinitentunguentis, quifulgentpurpura.”“Ceux qui empruntent le lustre des parfums, l’éclat de la pourpre.”Auct. ad Herenn. IV, 33.“Tantus erat inarmis splendorutsolis fulgorobscurior videretur.”“Ses armes resplendissantes semblaient obscurcir les feux ardents du soleil.”Plin.H. N. XXXVII, 2.“Splendormurrhinis sine viribus,nitorque verius quamsplendor.”“Il n’y a rien qui frappe dans l’éclat de ces vases, et ils ont même, à vrai dire, plus de lustre que d’éclat.”Splendorprésente en effet l’éclat sous son aspect majestueux,nitorsous son aspect aimable, comme dansAuct. ad Herenn. IV, 50.“Gemmænitoreet aurisplendore.”“Par le lustre des pierreries et par l’éclat de l’or.”Au figurésplendormarque la magnificence,nitorl’élégance.

1.Lucere,fulgere,splendere,nitere, désignent une clarté fixe et permanente :fulgere, celle d’une lumière intense ou d’une couleur de feu qui éblouit, commeφλέγω;lucere, celle d’une lumière bienfaisante et d’une couleur de feu plus douce, commeφαίνω,φέγγω;splendere, l’éclat d’une surface polie et nette, par opposition àsordere, commeλάμπω;nitereen prose et en versrenidere, le lustre d’un corps humide, huilé, graissé, verni ou lavé, par opposition àsqualere, commeστίλϐω.

2.Coruscare,micare,radiare, désignent une clarté intermittente et mobile comme étinceler et scintiller :coruscare, briller comme l’éclair qui sort brusquement de la nue ;micare, étinceler comme le métal qu’on agite au soleil ;radiare, lancer des jets de lumière comme le soleil qui darde ses rayons.Cic.Cat. II, 3.“Quinitentunguentis, quifulgentpurpura.”“Ceux qui empruntent le lustre des parfums, l’éclat de la pourpre.”Auct. ad Herenn. IV, 33.“Tantus erat inarmis splendorutsolis fulgorobscurior videretur.”“Ses armes resplendissantes semblaient obscurcir les feux ardents du soleil.”Plin.H. N. XXXVII, 2.“Splendormurrhinis sine viribus,nitorque verius quamsplendor.”“Il n’y a rien qui frappe dans l’éclat de ces vases, et ils ont même, à vrai dire, plus de lustre que d’éclat.”Splendorprésente en effet l’éclat sous son aspect majestueux,nitorsous son aspect aimable, comme dansAuct. ad Herenn. IV, 50.“Gemmænitoreet aurisplendore.”“Par le lustre des pierreries et par l’éclat de l’or.”Au figurésplendormarque la magnificence,nitorl’élégance.

Lucrum. Emolumentum. Quæstus. Compendium.Lucrumetemolumentum, gain dans toutes les circonstances de la vie :lucrum, gain qu’on doit à ses propres efforts, par opposition àdamnum,ϰέρδος;emolumentum, avantage qui échoit à quelqu’un, par opposition àdetrimentum,ὠφέλημα.Quæstusetcompendium, bénéfice dans le domaine du commerce :quæstus, bénéfice soutenu, permanent, par opposition àsumptus,χρηματισμός;compendium, profit accidentel et considérable, par opposition àdispendium.

Lucrumetemolumentum, gain dans toutes les circonstances de la vie :lucrum, gain qu’on doit à ses propres efforts, par opposition àdamnum,ϰέρδος;emolumentum, avantage qui échoit à quelqu’un, par opposition àdetrimentum,ὠφέλημα.Quæstusetcompendium, bénéfice dans le domaine du commerce :quæstus, bénéfice soutenu, permanent, par opposition àsumptus,χρηματισμός;compendium, profit accidentel et considérable, par opposition àdispendium.

Luculentus. Illustris.Luculentus, synonyme deprobabilis, ce qui supporte les regards et n’a point de raison de fuir la lumière, ce qui est comme il faut ;illustris, synonyme d’excellens, ce qui attire les regards, ce qui saute aux yeux et brille au soleil.Luculentusne contient jamais un éloge emphatique.Cic.Off. III, 14, 60.“Нос quidem satis luculente”, c’est-à-dire cela s’entend. EtFinn. I, 5, 15:“Cum græce, ut videor,luculentersciam.”“Je crois savoir convenablement le grec, ce qui n’est nullement prétentieux.”C’est comme si on disait :sic satis.

Luculentus, synonyme deprobabilis, ce qui supporte les regards et n’a point de raison de fuir la lumière, ce qui est comme il faut ;illustris, synonyme d’excellens, ce qui attire les regards, ce qui saute aux yeux et brille au soleil.Luculentusne contient jamais un éloge emphatique.Cic.Off. III, 14, 60.“Нос quidem satis luculente”, c’est-à-dire cela s’entend. EtFinn. I, 5, 15:“Cum græce, ut videor,luculentersciam.”“Je crois savoir convenablement le grec, ce qui n’est nullement prétentieux.”C’est comme si on disait :sic satis.

Ludus. Schola.Ludus, école élémentaire pour les enfants qui ont besoin d’apprendre et qu’on y oblige ;schola, école d’enseignement supérieur pour les jeunes gens etles hommes qui veulent s’instruire. Leludussuppose des écoliers,discipulos, un maître,ludi magistrum, et une discipline classique ; lascholasuppose des auditeurs,auditores, un professeur,doctorem, et un genre d’exposition académique.

Ludus, école élémentaire pour les enfants qui ont besoin d’apprendre et qu’on y oblige ;schola, école d’enseignement supérieur pour les jeunes gens etles hommes qui veulent s’instruire. Leludussuppose des écoliers,discipulos, un maître,ludi magistrum, et une discipline classique ; lascholasuppose des auditeurs,auditores, un professeur,doctorem, et un genre d’exposition académique.

Ludus. Lusus. Ludicrum. Jocus.1.Ludus, le jeu qui offre à l’homme un moyen de divertissement ;lusus, le jeu auquel l’homme se livre, qu’il met en train, qu’il imagine.Ludusprésente le jeu comme une récréation, par opposition à la peine ;lusus, comme une action puérile et vaine, par opposition aux occupations sérieuses.Plin.Ep. IX, 33, 3.“Pueri quos otiumludusque sollicitat.”“Les enfants que dérangent le désœuvrement et le jeu.”Comparez avecIX, 25:“Lususet ineptias nostras legis”.“Tu lis les bagatelles et les sottises auxquelles nous nous sommes amusés.”Cic.Flacc. 5, 12.“Græci quibus jusjurandum jocus est, testimoniumludus”, c’est-à-dire les Grecs pour lesquels c’est fort peu de chose que de porter un faux témoignage. Comparez avecSen.Contr. I, 2.“Piratas... quibus omne fas nefasquelususest”, c’est-à-dire les pirates aux yeux desquels la différence entre le juste et l’injuste n’est qu’un amusement, un jeu de mots sans conséquence.2. Le plurielludiprend la signification particulière de spectacles publics, et, dans cette acception, il a pour singulierludicrum.3.Ludusetlususont un tour négatif ; ce sont de simples passe-temps, des distractions, comme moyen préservatif contre l’ennui ;jocusest un terme positif, amusements, plaisanteries, comme manifestation de la bonne humeur et de la vivacité d’esprit. Leludensne demande qu’à n’être point astreint, à ne rien faire de sérieux et à se délasser ; lejocansdépense en frivolités autant d’ardeur qu’on en peut mettre aux affaires.

1.Ludus, le jeu qui offre à l’homme un moyen de divertissement ;lusus, le jeu auquel l’homme se livre, qu’il met en train, qu’il imagine.Ludusprésente le jeu comme une récréation, par opposition à la peine ;lusus, comme une action puérile et vaine, par opposition aux occupations sérieuses.Plin.Ep. IX, 33, 3.“Pueri quos otiumludusque sollicitat.”“Les enfants que dérangent le désœuvrement et le jeu.”Comparez avecIX, 25:“Lususet ineptias nostras legis”.“Tu lis les bagatelles et les sottises auxquelles nous nous sommes amusés.”Cic.Flacc. 5, 12.“Græci quibus jusjurandum jocus est, testimoniumludus”, c’est-à-dire les Grecs pour lesquels c’est fort peu de chose que de porter un faux témoignage. Comparez avecSen.Contr. I, 2.“Piratas... quibus omne fas nefasquelususest”, c’est-à-dire les pirates aux yeux desquels la différence entre le juste et l’injuste n’est qu’un amusement, un jeu de mots sans conséquence.

2. Le plurielludiprend la signification particulière de spectacles publics, et, dans cette acception, il a pour singulierludicrum.

3.Ludusetlususont un tour négatif ; ce sont de simples passe-temps, des distractions, comme moyen préservatif contre l’ennui ;jocusest un terme positif, amusements, plaisanteries, comme manifestation de la bonne humeur et de la vivacité d’esprit. Leludensne demande qu’à n’être point astreint, à ne rien faire de sérieux et à se délasser ; lejocansdépense en frivolités autant d’ardeur qu’on en peut mettre aux affaires.

Lues. Contagium. Pestilentia. Pestis. Pernicies. Exitium. Interitus. Exitus.1.Lues, terme général, miasme, principe impur et délétère ;contagium, mal contagieux ;pestilentia, maladie contagieuse, et de plus régnante, ou au sens restreint, la peste proprement dite.Sall.Cat. 10.“Post ubicontagioquasipestilentiainvasit.”“Puis, quand ce mal contagieux eut fait, comme la peste, d’irrésistibles progrès.”Plin.H. N. XXIII, 28.“Laurus foliapestilentiæcontagia prohibent.”“Les feuilles du laurier de Delphes préservent des atteintes contagieuses de la peste.”Lucan.VI, 89.“Fluidæcontagiapestis.”“L’air se charge d’exhalaisons pestilentielles[1].”2. La poésie seule emploiepestispour la peste même ; hors de là,pestisexprime, commeexitiumetpernicies, un fléau en général, sans qu’il soit question de maladie ; maispestiss’emploie régulièrement comme terme concret,exitiumetperniciescomme termes abstraits.Sen.N. Q. III, pr.“Philippi aut Alexandri... quiexitiogentium clari non minores fuerepestesmortalium quam inundatio.”“Les Philippe et les Alexandre, fameux par la destruction de tant de peuples, fléaux de l’humanité aussi désastreux qu’un déluge.”3.Perniciesa la signification active ; il exprime qu’on fait périr par meurtre des êtres vivants ;exitiuma la signification passive et s’entend même de la destruction d’objets inanimés ; enfin,interitusa, commeexitus, la signification neutre et se dit d’êtres animés ou inanimés qui tombent en décadence.Tac.Ann. XVI, 63.“Poppæa non nisi inperniciemuxoris nupta ; postremo crimen omniexitiogravius.”“Poppée, qui ne s’était fait épouser que pour perdre la femme légitime ; une accusation enfin pluspénible que mille morts.”Cic.Cat. IV, 3.“Cum deperniciepopuli Romani,exitiohujus urbis cogitarit.”“L’extermination du peuple romain, la destruction de la ville à laquelle il songeait sans cesse.”Rull. II, 4, 10.“Extremiexitiorumexitus.”4.Exitium, fin violente ;exitus, fin naturelle.Cic.Rull. II, 4, 10.“Qui civitatum afflictarum perditis jam rebus extremiexitiorumsolent esseexitus.”“Cela exprime pour ainsi dire le dernier soupir d’un État qui périt dans les convulsions.”Verr. V, 6, 12.“Exitusexitiales.”1Traduction de la collection Panckoucke. Lucain, tome II, p. 9.

1.Lues, terme général, miasme, principe impur et délétère ;contagium, mal contagieux ;pestilentia, maladie contagieuse, et de plus régnante, ou au sens restreint, la peste proprement dite.Sall.Cat. 10.“Post ubicontagioquasipestilentiainvasit.”“Puis, quand ce mal contagieux eut fait, comme la peste, d’irrésistibles progrès.”Plin.H. N. XXIII, 28.“Laurus foliapestilentiæcontagia prohibent.”“Les feuilles du laurier de Delphes préservent des atteintes contagieuses de la peste.”Lucan.VI, 89.“Fluidæcontagiapestis.”“L’air se charge d’exhalaisons pestilentielles[1].”

2. La poésie seule emploiepestispour la peste même ; hors de là,pestisexprime, commeexitiumetpernicies, un fléau en général, sans qu’il soit question de maladie ; maispestiss’emploie régulièrement comme terme concret,exitiumetperniciescomme termes abstraits.Sen.N. Q. III, pr.“Philippi aut Alexandri... quiexitiogentium clari non minores fuerepestesmortalium quam inundatio.”“Les Philippe et les Alexandre, fameux par la destruction de tant de peuples, fléaux de l’humanité aussi désastreux qu’un déluge.”

3.Perniciesa la signification active ; il exprime qu’on fait périr par meurtre des êtres vivants ;exitiuma la signification passive et s’entend même de la destruction d’objets inanimés ; enfin,interitusa, commeexitus, la signification neutre et se dit d’êtres animés ou inanimés qui tombent en décadence.Tac.Ann. XVI, 63.“Poppæa non nisi inperniciemuxoris nupta ; postremo crimen omniexitiogravius.”“Poppée, qui ne s’était fait épouser que pour perdre la femme légitime ; une accusation enfin pluspénible que mille morts.”Cic.Cat. IV, 3.“Cum deperniciepopuli Romani,exitiohujus urbis cogitarit.”“L’extermination du peuple romain, la destruction de la ville à laquelle il songeait sans cesse.”Rull. II, 4, 10.“Extremiexitiorumexitus.”

4.Exitium, fin violente ;exitus, fin naturelle.Cic.Rull. II, 4, 10.“Qui civitatum afflictarum perditis jam rebus extremiexitiorumsolent esseexitus.”“Cela exprime pour ainsi dire le dernier soupir d’un État qui périt dans les convulsions.”Verr. V, 6, 12.“Exitusexitiales.”

Lumen. Lux.Lumen, le corps lumineux qui éclaire,φέγγος;lux, la lumière émise,φάος.Cic.Finn. III, 14, 45.“Ut obscuratur et offunditurlucesolislumenlucernæ.”“De même que la simple lumière du soleil fait pâlir et presque évanouir la flamme d’une lampe.”Curt. VIII, 2, 21.“Sed aditus specus accipitlucem; interiora nisi allatolumineobscura sunt.”“L’entrée de la caverne est accessible à la lumière ; l’intérieur est plongé dans les ténèbres tant qu’on n’y porte point de flambeaux.”Cic.Acadd. pr. II, 8, 26.“Si ista vera sunt, ratio omnis tollitur, quasi quædamluxlumenque vitæ”, c’est-à-dire que la raison, qui est seule claire et lumineuse en elle-même et par elle-même, répand sur la vie sa clarté et sa lumière. Et au sens figuré,lumense rapporte au principe,lux, au simple fait de la célébrité. Cicéron,Man. 5, appelle Corinthe :“Græciæ totiuslumen”, maisRome, Cat. IV, 6:“lucemorbis terrarum”. C’est comparer Corinthe à un foyer de lumières ; c’est dire de Rome que toutes les autres villes ne sont en comparaison que des cités obscures.Lucidaoratio, discours plein de clarté, aisé à entendre ;luminosa, discours lumineux, plein de beautés éclatantes.

Lumen, le corps lumineux qui éclaire,φέγγος;lux, la lumière émise,φάος.Cic.Finn. III, 14, 45.“Ut obscuratur et offunditurlucesolislumenlucernæ.”“De même que la simple lumière du soleil fait pâlir et presque évanouir la flamme d’une lampe.”Curt. VIII, 2, 21.“Sed aditus specus accipitlucem; interiora nisi allatolumineobscura sunt.”“L’entrée de la caverne est accessible à la lumière ; l’intérieur est plongé dans les ténèbres tant qu’on n’y porte point de flambeaux.”Cic.Acadd. pr. II, 8, 26.“Si ista vera sunt, ratio omnis tollitur, quasi quædamluxlumenque vitæ”, c’est-à-dire que la raison, qui est seule claire et lumineuse en elle-même et par elle-même, répand sur la vie sa clarté et sa lumière. Et au sens figuré,lumense rapporte au principe,lux, au simple fait de la célébrité. Cicéron,Man. 5, appelle Corinthe :“Græciæ totiuslumen”, maisRome, Cat. IV, 6:“lucemorbis terrarum”. C’est comparer Corinthe à un foyer de lumières ; c’est dire de Rome que toutes les autres villes ne sont en comparaison que des cités obscures.Lucidaoratio, discours plein de clarté, aisé à entendre ;luminosa, discours lumineux, plein de beautés éclatantes.

Luteus. Gilvus. Helvus. Flavus. Luridus.Luteus, jaune par excellence, par exemple, jaune d’œuf ;gilvusethelvus, jaune obscur qui tire sur le rouge, celui du miel ;flavusetluridus, jaune clair qui tire sur le blanc ;flavus, jaune agréable et brillant, celui des cheveux blonds ;luridus, jaune pâle, désagréable, le jaune livide de la mort.

Luteus, jaune par excellence, par exemple, jaune d’œuf ;gilvusethelvus, jaune obscur qui tire sur le rouge, celui du miel ;flavusetluridus, jaune clair qui tire sur le blanc ;flavus, jaune agréable et brillant, celui des cheveux blonds ;luridus, jaune pâle, désagréable, le jaune livide de la mort.

Lutum. Limus. Cœnum. Sordes. Squalor. Pædor. Situs. Stercus. Fimus. Oletum. Merda.1.Lutum,limus,cœnum, matière malpropre et humidelutum, boue des rues et des routes,πηλός;limus, limon des fleuves,ἴλυς;cœnum, vase des marais,ϐόρϐορος.Tac.Ann. I, 63.“Cæteralimosa, tenacia gravicœnoaut rivis incerta erant.”“Hors de là des terrains limoneux où l’on reste fortement engagé dans la vase ou des terrains coupés par des ruisseaux.”Sordes,squalor,pædor,situs, matière malpropre et sèche :sordes, opposé àsplendor, crasse des pauvres, de la populace, des avares qui porteront, par exemple, des vêtements hors d’usage,ῥύπος;squalor, opposé ànitor, malpropreté des gens qui manquent de savoir-vivre et de goût, qui oublieront, par exemple, de se peigner les cheveux,αὐχμός;pædor, opposé àmunditiæ, saleté des gens qui ne prennent aucun soin de leur personne, vermine, gale,πίνος;situs, opposé àusus, moisissure, rouille, qui proviennent d’un abandon prolongé,ἄζη. De là viennent les formes différentes des adjectifs :lutosus,limosus,cœnosus, c’est-à-dire plein de boue, de limon, de vase ; maissordidus,squalidus,pædidus, c’est-à-dire qui se sent dessordibus, etc. ; et dans les périphrases :oblitus luto,limo,cœno, maisobsitus sordibus,squalore,pædore.2.Stercus, le femier considéré par son vilain côté, comme amas d’immondices,ϰόπρος;fimus, par son côté utile, comme engrais.3.Cœnum, terme général pour les excréments qui inspirent du dégoût ;oletum, excréments de l’homme ;merda, des animaux.

1.Lutum,limus,cœnum, matière malpropre et humidelutum, boue des rues et des routes,πηλός;limus, limon des fleuves,ἴλυς;cœnum, vase des marais,ϐόρϐορος.Tac.Ann. I, 63.“Cæteralimosa, tenacia gravicœnoaut rivis incerta erant.”“Hors de là des terrains limoneux où l’on reste fortement engagé dans la vase ou des terrains coupés par des ruisseaux.”Sordes,squalor,pædor,situs, matière malpropre et sèche :sordes, opposé àsplendor, crasse des pauvres, de la populace, des avares qui porteront, par exemple, des vêtements hors d’usage,ῥύπος;squalor, opposé ànitor, malpropreté des gens qui manquent de savoir-vivre et de goût, qui oublieront, par exemple, de se peigner les cheveux,αὐχμός;pædor, opposé àmunditiæ, saleté des gens qui ne prennent aucun soin de leur personne, vermine, gale,πίνος;situs, opposé àusus, moisissure, rouille, qui proviennent d’un abandon prolongé,ἄζη. De là viennent les formes différentes des adjectifs :lutosus,limosus,cœnosus, c’est-à-dire plein de boue, de limon, de vase ; maissordidus,squalidus,pædidus, c’est-à-dire qui se sent dessordibus, etc. ; et dans les périphrases :oblitus luto,limo,cœno, maisobsitus sordibus,squalore,pædore.

2.Stercus, le femier considéré par son vilain côté, comme amas d’immondices,ϰόπρος;fimus, par son côté utile, comme engrais.

3.Cœnum, terme général pour les excréments qui inspirent du dégoût ;oletum, excréments de l’homme ;merda, des animaux.

Luxus. Luxuria.Luxus, usage ou étalage du luxe, parfois même objet de luxe ;luxuriamet toujours l’homme en jeu ; c’est une disposition, une inclination, un penchant au luxe.Sen.Ir. I, 11.“Animis delicias,luxum, opes ignorantibus.”“Ces âmes auxquelles les jouissances, le luxe, les richesses sont inconnues.”Et un peu plus loin :“Opinionemluxuriæsegnitiæque”.“Les lenteurs de Scipion le firent soupçonner d’aimer le luxe et le repos.”Sall.Cat. 13.“Romani famem aut sitim...luxuante capere”, c’est-à-dire par un raffinement que le luxe avait introduit. Comparez avecJug. 90(ou85[1], vers la fin du discours de Marius).“Luxuriaatque ignavia, pessimæ artes,luxuria”, c’est-à-dire la manie du plaisir.1Dans la collection Lemaire et la collection Panckoucke.

Luxus, usage ou étalage du luxe, parfois même objet de luxe ;luxuriamet toujours l’homme en jeu ; c’est une disposition, une inclination, un penchant au luxe.Sen.Ir. I, 11.“Animis delicias,luxum, opes ignorantibus.”“Ces âmes auxquelles les jouissances, le luxe, les richesses sont inconnues.”Et un peu plus loin :“Opinionemluxuriæsegnitiæque”.“Les lenteurs de Scipion le firent soupçonner d’aimer le luxe et le repos.”Sall.Cat. 13.“Romani famem aut sitim...luxuante capere”, c’est-à-dire par un raffinement que le luxe avait introduit. Comparez avecJug. 90(ou85[1], vers la fin du discours de Marius).“Luxuriaatque ignavia, pessimæ artes,luxuria”, c’est-à-dire la manie du plaisir.

Magnus. Grandis. Amplus. Ingens. Immanis. Vastus.1.Magnus,grandisetamplusexpriment une grandeur convenable ;ingens,immanisetvastus, une grandeur excessive.Sen.Ir. I, 16, 26.“Nec enimmagnitudoista est, sedimmanitas.”“Ce n’est pas le langage d’un grand homme, c’est celui d’un monstre.”2.Magnusexprime la grandeur sans idée accessoire, par opposition àparvus, commeμέγας;grandis, avec uneidée accessoire de force et de majesté naturelle, grandiose, par opposition àexilis,subtilis,tumidus,minutus,exiguus; enfin,amplus, avec l’idée accessoire d’une dignité extérieure qui impose et fait impression.3.Ingens,ἄπλετος, fait ressortir ce qu’il y a d’extraordinaire ;immanis,πελώριος, ce qu’il y a d’effrayant ;vastus,ἀχανὴς, ce qu’il y a de disgracieux dans une grandeur excessive.

1.Magnus,grandisetamplusexpriment une grandeur convenable ;ingens,immanisetvastus, une grandeur excessive.Sen.Ir. I, 16, 26.“Nec enimmagnitudoista est, sedimmanitas.”“Ce n’est pas le langage d’un grand homme, c’est celui d’un monstre.”

2.Magnusexprime la grandeur sans idée accessoire, par opposition àparvus, commeμέγας;grandis, avec uneidée accessoire de force et de majesté naturelle, grandiose, par opposition àexilis,subtilis,tumidus,minutus,exiguus; enfin,amplus, avec l’idée accessoire d’une dignité extérieure qui impose et fait impression.

3.Ingens,ἄπλετος, fait ressortir ce qu’il y a d’extraordinaire ;immanis,πελώριος, ce qu’il y a d’effrayant ;vastus,ἀχανὴς, ce qu’il y a de disgracieux dans une grandeur excessive.

Mala. Maxilla. Gena.1.Mala, la mâchoire supérieure ;maxilla, la mâchoire inférieure.2.Mala, terme usuel, la joue au sens physiologique ;gena, terme archaïque et choisi, la joue, avec une idée accessoire de beauté.

1.Mala, la mâchoire supérieure ;maxilla, la mâchoire inférieure.

2.Mala, terme usuel, la joue au sens physiologique ;gena, terme archaïque et choisi, la joue, avec une idée accessoire de beauté.

Maledictum. Probrum. Convicium.Maledictum, tout ce qu’on dit pour nuire à autrui, soit en forme de malédiction pour lui porter malheur, soit en forme de paroles injurieuses pour le couvrir de honte,ϰαϰηγορία.Probrumetconvicium, ce qu’on dit pour couvrir quelqu’un de honte :probrum,ὄνειδος, l’invective composée de phrases et de propos déshonorants ;convicium,λοιδορία, l’insulte composée de mots détachés et de surnoms déshonorants.Fur !est unconvicium;fur es !unprobrum; l’un et l’autre sont desmaledicta.

Maledictum, tout ce qu’on dit pour nuire à autrui, soit en forme de malédiction pour lui porter malheur, soit en forme de paroles injurieuses pour le couvrir de honte,ϰαϰηγορία.Probrumetconvicium, ce qu’on dit pour couvrir quelqu’un de honte :probrum,ὄνειδος, l’invective composée de phrases et de propos déshonorants ;convicium,λοιδορία, l’insulte composée de mots détachés et de surnoms déshonorants.Fur !est unconvicium;fur es !unprobrum; l’un et l’autre sont desmaledicta.

Malitia. Malignitas. Malevolentia. Malus. Nequam. Pravus.1.Malitia, la méchanceté qui aime à mentir et à tromper parce qu’elle est devenue insensible aux avertissements de la conscience ;malignitas, la malignité qui est une forme de l’amour de soi, qui ne souhaite de bien qu’à soi, jamais aux autres et provient d’un égoïsme qui court les rues ;malevolentia, la malveillance qui souhaiteplutôt du mal que du bien à quelqu’un par aversion personnelle. Lamalitiaest une façon de penser et d’agir punissable parce qu’elle compromet la sécurité publique ; lamalignitas, un sentiment méprisable qui annonce un fond de misanthropie ; lamalevolentiaenfin est un défaut haïssable parce qu’elle est portée à se réjouir du mal qui arrive aux autres. La malice ne s’appelle jamais en latinmalitia, mais plutôtmalevolentia, et mieux encorestudium nocendi.2.Malus homo, homme immoral ;nequam, homme qui n’est bon à rien, dont le travers est de fuir les travaux utiles et de se plaire aux mauvais tours, vaurien, par opposition àfrugi; enfin,pravus, homme qui a pris une mauvaise direction au sens physique, intellectuel ou moral, par opposition àrectus.Quintil.VIII, 3, 48.“Nec parricidamnequamdixeris hominem, nec meretrici forte deditumnefarium, quod alterum parum, alterum nimium est.”“Vous ne traiterez ni un parricide de vaurien ni un amoureux de monstre ; le premier dit trop peu, le second dit trop.”

1.Malitia, la méchanceté qui aime à mentir et à tromper parce qu’elle est devenue insensible aux avertissements de la conscience ;malignitas, la malignité qui est une forme de l’amour de soi, qui ne souhaite de bien qu’à soi, jamais aux autres et provient d’un égoïsme qui court les rues ;malevolentia, la malveillance qui souhaiteplutôt du mal que du bien à quelqu’un par aversion personnelle. Lamalitiaest une façon de penser et d’agir punissable parce qu’elle compromet la sécurité publique ; lamalignitas, un sentiment méprisable qui annonce un fond de misanthropie ; lamalevolentiaenfin est un défaut haïssable parce qu’elle est portée à se réjouir du mal qui arrive aux autres. La malice ne s’appelle jamais en latinmalitia, mais plutôtmalevolentia, et mieux encorestudium nocendi.

2.Malus homo, homme immoral ;nequam, homme qui n’est bon à rien, dont le travers est de fuir les travaux utiles et de se plaire aux mauvais tours, vaurien, par opposition àfrugi; enfin,pravus, homme qui a pris une mauvaise direction au sens physique, intellectuel ou moral, par opposition àrectus.Quintil.VIII, 3, 48.“Nec parricidamnequamdixeris hominem, nec meretrici forte deditumnefarium, quod alterum parum, alterum nimium est.”“Vous ne traiterez ni un parricide de vaurien ni un amoureux de monstre ; le premier dit trop peu, le second dit trop.”

Mane. Crepusculo. Diluculo.Mane, le matin,ὄρθρῳ; il s’entend des premiers pas que le jour fait dans sa carrière, par opposition, d’une part, à la nuit, de l’autre, aux heures de la journée qui précèdent midi ;crepusculo,ἦρι, le matin, au crépuscule, par opposition au grand jour ;diluculo, enfin, le matin, à l’aube, par opposition aux ténèbres de la nuit,λυϰόφως.

Mane, le matin,ὄρθρῳ; il s’entend des premiers pas que le jour fait dans sa carrière, par opposition, d’une part, à la nuit, de l’autre, aux heures de la journée qui précèdent midi ;crepusculo,ἦρι, le matin, au crépuscule, par opposition au grand jour ;diluculo, enfin, le matin, à l’aube, par opposition aux ténèbres de la nuit,λυϰόφως.

Manere. Morari. Tardare. Detinere.1.Manere, rester, par opposition à partir ;morari, s’arrêter en route,interrompre un mouvement au lieu d’aller de l’avant.Cic.Sen. 23.“Commorandinatura deversorium nobis, nonhabitandidedit.”“C’est un asile passager, ce n’est point une demeure fixe que nous a donné la nature.”DansTac.H. II, 48.“Irentpropereneuremanendoiram victoris asperarent.”“Il fallait se hâter d’y aller et éviter tous les retards qui pourraient irriter le courroux du vainqueur”: la varianteremorandomérite la préférence.2.Morari aliquem, décider quelqu’un à s’arrêter de son plein gré,διατρίϐειν;tardare, lui susciter des difficultés qui l’empêchent de parcourir rapidement son chemin,ϐραδύνειν;detinere, l’empêcher par force d’avancer,ϰατέχειν.Tardarese rapporte par préférence à l’action ;detinere, à la personne ;morari, aux deux.

1.Manere, rester, par opposition à partir ;morari, s’arrêter en route,interrompre un mouvement au lieu d’aller de l’avant.Cic.Sen. 23.“Commorandinatura deversorium nobis, nonhabitandidedit.”“C’est un asile passager, ce n’est point une demeure fixe que nous a donné la nature.”DansTac.H. II, 48.“Irentpropereneuremanendoiram victoris asperarent.”“Il fallait se hâter d’y aller et éviter tous les retards qui pourraient irriter le courroux du vainqueur”: la varianteremorandomérite la préférence.

2.Morari aliquem, décider quelqu’un à s’arrêter de son plein gré,διατρίϐειν;tardare, lui susciter des difficultés qui l’empêchent de parcourir rapidement son chemin,ϐραδύνειν;detinere, l’empêcher par force d’avancer,ϰατέχειν.Tardarese rapporte par préférence à l’action ;detinere, à la personne ;morari, aux deux.

Manere. Exspectare. Præstolari. Opperiri.1.Maneren’exprime qu’une action physique, comme d’attendre et de rester en un lieu jusqu’à ce qu’une chose arrive ;exspectare,præstolarietoppeririexpriment une action de l’âme, comme d’attendre quelque chose ou quelqu’un avec une certaine tension d’esprit.2.Exspectareprésente l’attente comme un acte simple de l’esprit, sans idée accessoire d’application pratique ;præstolarietoppeririexpriment en outre cette idée accessoire que celui qui attend compte agir quand la chose ou la personne attendue sera arrivée.3. Lepræstolansattend une personne au service et à la disposition de laquelle il veut se mettre ; l’opperiens, un événement par lequel il ne veut point se laisser surprendre. Lepræstolansest un inférieur ; l’opperiens, un égal, soit ami, soit ennemi, par rapport à la personne attendue. Enfin,præstolariest un terme prosaïque,opperiri, un terme poétique ou du moins choisi. Les Latins n’ont point de synonymes qui correspondent à la distinction qu’onfait en allemand entrewartenetharren, entre l’attente paisible, calme, et l’attente impatiente qui tend tous les ressorts de l’âme.

1.Maneren’exprime qu’une action physique, comme d’attendre et de rester en un lieu jusqu’à ce qu’une chose arrive ;exspectare,præstolarietoppeririexpriment une action de l’âme, comme d’attendre quelque chose ou quelqu’un avec une certaine tension d’esprit.

2.Exspectareprésente l’attente comme un acte simple de l’esprit, sans idée accessoire d’application pratique ;præstolarietoppeririexpriment en outre cette idée accessoire que celui qui attend compte agir quand la chose ou la personne attendue sera arrivée.

3. Lepræstolansattend une personne au service et à la disposition de laquelle il veut se mettre ; l’opperiens, un événement par lequel il ne veut point se laisser surprendre. Lepræstolansest un inférieur ; l’opperiens, un égal, soit ami, soit ennemi, par rapport à la personne attendue. Enfin,præstolariest un terme prosaïque,opperiri, un terme poétique ou du moins choisi. Les Latins n’ont point de synonymes qui correspondent à la distinction qu’onfait en allemand entrewartenetharren, entre l’attente paisible, calme, et l’attente impatiente qui tend tous les ressorts de l’âme.

Mansuetudo. Clementia.Mansuetudo, la douceur et la magnanimité de l’homme et du particulier qui ne tire point vengeance d’une injure, par opposition àiracundia;clementia, l’indulgence et l’humanité du souverain ou du juge qui ne fait point subir au coupable un châtiment mérité, par opposition àcrudelitas.

Mansuetudo, la douceur et la magnanimité de l’homme et du particulier qui ne tire point vengeance d’une injure, par opposition àiracundia;clementia, l’indulgence et l’humanité du souverain ou du juge qui ne fait point subir au coupable un châtiment mérité, par opposition àcrudelitas.

Mare. Æquor. Pontus. Pelagus.1.Mare, la mer prise comme un amas d’eau, par opposition àterraetaer,ἄλς,θάλασσα;æquor,pelagusetpontus, la mer au point de vue de ses dimensions :æquoretpelagus, de sa dimension horizontale, la surface de la mer, commeπέλαγος, d’où vientπελαγίζειν, inonder ;pontus, de sa dimension verticale, la profondeur de la mer, commeπόντος, d’oùποντίζειν, submerger.Colum.VIII, 17.“Ut in solo piscinæ posita libella septem pedibus sublimius essetmarisæquor.”“En sorte qu’un niveau placé sur le fond du vivier marque sept pieds au-dessous du niveau de la mer.”Ovid.Met. II, 872.“Mediique peræquorapontifert prædam.”“Il traverse les plaines de la haute mer avec la proie qu’il emporte.”2.Æquor, la surface de la mer au simple sens physique ;pelagus, avec l’idée accessoire de sa vaste étendue, de son immensité.

1.Mare, la mer prise comme un amas d’eau, par opposition àterraetaer,ἄλς,θάλασσα;æquor,pelagusetpontus, la mer au point de vue de ses dimensions :æquoretpelagus, de sa dimension horizontale, la surface de la mer, commeπέλαγος, d’où vientπελαγίζειν, inonder ;pontus, de sa dimension verticale, la profondeur de la mer, commeπόντος, d’oùποντίζειν, submerger.Colum.VIII, 17.“Ut in solo piscinæ posita libella septem pedibus sublimius essetmarisæquor.”“En sorte qu’un niveau placé sur le fond du vivier marque sept pieds au-dessous du niveau de la mer.”Ovid.Met. II, 872.“Mediique peræquorapontifert prædam.”“Il traverse les plaines de la haute mer avec la proie qu’il emporte.”

2.Æquor, la surface de la mer au simple sens physique ;pelagus, avec l’idée accessoire de sa vaste étendue, de son immensité.

Margo. Ora.Margo, le bord, la limite naturelle d’une surface conçue comme une ligne mathématique, et ne comprenant que par extension la partie extrême de la surface ou bordure ;ora, la frange, la bordure artificielle de la surface, ajoutée le plus souvent dans un but d’ornement et occupant elle-même une certaine largeur. Aussi dit-onora togæet nonmargo, et vice versamargo fluminisetripæ, quand il s’agit de désigner la ligne de bord à l’exclusion de la rive.

Margo, le bord, la limite naturelle d’une surface conçue comme une ligne mathématique, et ne comprenant que par extension la partie extrême de la surface ou bordure ;ora, la frange, la bordure artificielle de la surface, ajoutée le plus souvent dans un but d’ornement et occupant elle-même une certaine largeur. Aussi dit-onora togæet nonmargo, et vice versamargo fluminisetripæ, quand il s’agit de désigner la ligne de bord à l’exclusion de la rive.

Mederi. Medicari. Sanare. Medicamen. Medicina. Remedium.1.Mederiet en versmedicari, synonymes decurare,ἰᾶσθαι, présentent la guérison comme le résultat obtenu par le médecin et dû à ses soins, à sa prudence, à son art ;sanare, synonyme derestituere,ἀϰεῖσθαι, comme l’effet du remède qui rend la santé au malade par une action physique.2.Medicamentum, médecine considérée dans sa substance matérielle, telle qu’elle sort des mains du pharmacien,φάρμαϰον;medicina, médecine considérée au point de vue de sa vertu curative, telle qu’elle est prescrite par le médecin : c’est d’une maladie qu’il s’agit dans les deux cas.Remedium, toute espèce de secours contre un mal donné,ἄϰος.CIC, N. D. II, 53,“Medicamentorumsalutarium plenissimæ terræ.”“Terres qui abondent en simples salutaires.”Comparez avecDivin. II, 51.“A medico peteremedicinam.”Demander une ordonnance au médecin.

1.Mederiet en versmedicari, synonymes decurare,ἰᾶσθαι, présentent la guérison comme le résultat obtenu par le médecin et dû à ses soins, à sa prudence, à son art ;sanare, synonyme derestituere,ἀϰεῖσθαι, comme l’effet du remède qui rend la santé au malade par une action physique.

2.Medicamentum, médecine considérée dans sa substance matérielle, telle qu’elle sort des mains du pharmacien,φάρμαϰον;medicina, médecine considérée au point de vue de sa vertu curative, telle qu’elle est prescrite par le médecin : c’est d’une maladie qu’il s’agit dans les deux cas.Remedium, toute espèce de secours contre un mal donné,ἄϰος.CIC, N. D. II, 53,“Medicamentorumsalutarium plenissimæ terræ.”“Terres qui abondent en simples salutaires.”Comparez avecDivin. II, 51.“A medico peteremedicinam.”Demander une ordonnance au médecin.

Medius. Modicus. Mediocris.Mediusest toujours adjectif de lieu, au milieu, entre deux, par opposition aux points extrêmes ;modicusest un adjectif de quantité qui se rapporte au nombre et à la grandeur, comme modéré,par opposition à toute sorte d’excès ;mediocrisest un adjectif de qualité qui se rapporte à la valeur d’un objet, comme médiocre, par opposition à l’excellence. Il y a identité entremodicæ facultates, une certaine dose de moyens, etmediocre ingenium, un génie médiocre.Cic.Rep. II, 31.“Haudmediocrisvir fuit, quimodicalibertate populo data facilius tenuit auctoritatem principum.”“Je ne saurais voir un génie médiocre dans l’homme qui ne donna au peuple une liberté modérée que pour mieux conserver l’autorité des grands.”

Mediusest toujours adjectif de lieu, au milieu, entre deux, par opposition aux points extrêmes ;modicusest un adjectif de quantité qui se rapporte au nombre et à la grandeur, comme modéré,par opposition à toute sorte d’excès ;mediocrisest un adjectif de qualité qui se rapporte à la valeur d’un objet, comme médiocre, par opposition à l’excellence. Il y a identité entremodicæ facultates, une certaine dose de moyens, etmediocre ingenium, un génie médiocre.Cic.Rep. II, 31.“Haudmediocrisvir fuit, quimodicalibertate populo data facilius tenuit auctoritatem principum.”“Je ne saurais voir un génie médiocre dans l’homme qui ne donna au peuple une liberté modérée que pour mieux conserver l’autorité des grands.”

Membrum. Artus.Membrum, le membre même constituant une partie du corps, commeμέλοςetχῶλον;artus, l’articulation du membre, commeἄρθρονetἅψος.Sen.Contr. II, 13.“Differebatur distortis manibus, emotisarticulis; nondum in suamembraartusredierant[1].”“On la tiraillait encore quoique les mains fussent disloquées, les articulations luxées ; les jointures ne s’étaient pas encore rapprochées des membres.”Virg.Æn. V, 422.“Magnosartusmembrorum.”“Les muscles puissants qui servaient d’attache aux membres.”Quintil.Decl. Ult.“Ut per singulosartusmembralaxaret[2].”“Afin de déboîter les membres à chaque jointure.”D’autre part,membrase dit de toutes les parties du corps, même de la tête et du tronc ;artusne désigne que les extrémités qui se rattachent par des jointures,commissuræ, au corps proprement dit, composé de la tête et du tronc.1Collection Lemaire. Tome CXXXIII, p. 219.2Collection Lemaire, Tome XLIX, p. 406.

Membrum, le membre même constituant une partie du corps, commeμέλοςetχῶλον;artus, l’articulation du membre, commeἄρθρονetἅψος.Sen.Contr. II, 13.“Differebatur distortis manibus, emotisarticulis; nondum in suamembraartusredierant[1].”“On la tiraillait encore quoique les mains fussent disloquées, les articulations luxées ; les jointures ne s’étaient pas encore rapprochées des membres.”Virg.Æn. V, 422.“Magnosartusmembrorum.”“Les muscles puissants qui servaient d’attache aux membres.”Quintil.Decl. Ult.“Ut per singulosartusmembralaxaret[2].”“Afin de déboîter les membres à chaque jointure.”D’autre part,membrase dit de toutes les parties du corps, même de la tête et du tronc ;artusne désigne que les extrémités qui se rattachent par des jointures,commissuræ, au corps proprement dit, composé de la tête et du tronc.

Meminisse. Reminisci. Recordari.Meminisseprésente le souvenir comme un état de l’esprit,μεμνῆσθαι, on a conservé un fait dans sa mémoire, on sait encore sans avoirjamais oublié, c’est le sens dememorem esse;reminiscietrecordariprésentent le souvenir comme un acte de l’esprit,ἀναμιμνήσϰεσθαι, on retrouve une idée qu’on avait perdue de vue. Maisreminisciexprime, comme inmemoriam revocare, un acte momentané ;recordariun acte durable, commerevocata in memoriam contemplari.Cic.Lig. 12, 35.“Equidem, cum tuis omnibus negotiis interessem,memoria teneo, qualis T. Ligarius, quæstor urbanus, fuerit erga te et dignitatem tuam ; sed parum est, me hocmeminisse; spero etiam te, qui oblivisci nihil soles, nisi injurias, quoniam hoc est animi, quoniam etiam ingenii tui, te aliquid de hujus illo quæstorio officio cogitantem, etiam de aliis quibusdam quæstoribusreminiscentemrecordari.”“Témoin de tous tes embarras, j’ai la mémoire encore pleine de ce que T. Ligarius a fait pour toi, pour ménager ta dignité, dans sa questure civile. Mais c’est peu que je me souvienne moi. Tu nous as habitués à ne te voir jamais oublier que les injustices, c’est là que va la pente de ton âme et de ton caractère ; j’espère donc qu’en songeant à la manière dont il a rempli cette charge, tu t’arrêteras aussi sur les souvenirs qui se rapportent à quelques autres questeurs.”Ce passage fait voir 1º quememoria teneren’est qu’une périphrase dememinisse; 2° querecordaripeut être une conséquence dereminisci, sans que la réciproque soit vraie, car il y a entre les deux le même rapport qu’entreintuerietconspicere.Cic.Sen. 21.“Pueri... ita. celeriter res innumerabiles arripiunt, ut eas non tum primum accipere videantur, sedreminiscietrecordari.”“Les enfants saisissent si promptement une foule d’idées qu’ils ont l’air de les retrouver et de s’y arrêter par souvenir plutôt que de les recevoir pour la première fois.”Cicéron aurait pu ajouter :“quæ non satismeminerint, sed in aliquantum temporis obliti sint”:“idées qui ne s’étaient pointassez gravées dans leur mémoire, qu’ils avaient oubliées pour un temps”.Tusc. I, 24, 58.“Animus, quum se collegit atque recreavit, tum agnoscit illareminiscendo; ita nihil aliud est discere, quamrecordari.”“L’esprit se recueille et reprend des forces, après quoi il retrouve ces idées par un effort de mémoire ; apprendre, c’est donc s’arrêter sur des souvenirs.”Sen.Ep. 100.“Magisreminiscorquamteneo.”“C’est un souvenir que je retrouve plutôt qu’un souvenir qui m’est resté.”

Meminisseprésente le souvenir comme un état de l’esprit,μεμνῆσθαι, on a conservé un fait dans sa mémoire, on sait encore sans avoirjamais oublié, c’est le sens dememorem esse;reminiscietrecordariprésentent le souvenir comme un acte de l’esprit,ἀναμιμνήσϰεσθαι, on retrouve une idée qu’on avait perdue de vue. Maisreminisciexprime, comme inmemoriam revocare, un acte momentané ;recordariun acte durable, commerevocata in memoriam contemplari.Cic.Lig. 12, 35.“Equidem, cum tuis omnibus negotiis interessem,memoria teneo, qualis T. Ligarius, quæstor urbanus, fuerit erga te et dignitatem tuam ; sed parum est, me hocmeminisse; spero etiam te, qui oblivisci nihil soles, nisi injurias, quoniam hoc est animi, quoniam etiam ingenii tui, te aliquid de hujus illo quæstorio officio cogitantem, etiam de aliis quibusdam quæstoribusreminiscentemrecordari.”“Témoin de tous tes embarras, j’ai la mémoire encore pleine de ce que T. Ligarius a fait pour toi, pour ménager ta dignité, dans sa questure civile. Mais c’est peu que je me souvienne moi. Tu nous as habitués à ne te voir jamais oublier que les injustices, c’est là que va la pente de ton âme et de ton caractère ; j’espère donc qu’en songeant à la manière dont il a rempli cette charge, tu t’arrêteras aussi sur les souvenirs qui se rapportent à quelques autres questeurs.”Ce passage fait voir 1º quememoria teneren’est qu’une périphrase dememinisse; 2° querecordaripeut être une conséquence dereminisci, sans que la réciproque soit vraie, car il y a entre les deux le même rapport qu’entreintuerietconspicere.Cic.Sen. 21.“Pueri... ita. celeriter res innumerabiles arripiunt, ut eas non tum primum accipere videantur, sedreminiscietrecordari.”“Les enfants saisissent si promptement une foule d’idées qu’ils ont l’air de les retrouver et de s’y arrêter par souvenir plutôt que de les recevoir pour la première fois.”Cicéron aurait pu ajouter :“quæ non satismeminerint, sed in aliquantum temporis obliti sint”:“idées qui ne s’étaient pointassez gravées dans leur mémoire, qu’ils avaient oubliées pour un temps”.Tusc. I, 24, 58.“Animus, quum se collegit atque recreavit, tum agnoscit illareminiscendo; ita nihil aliud est discere, quamrecordari.”“L’esprit se recueille et reprend des forces, après quoi il retrouve ces idées par un effort de mémoire ; apprendre, c’est donc s’arrêter sur des souvenirs.”Sen.Ep. 100.“Magisreminiscorquamteneo.”“C’est un souvenir que je retrouve plutôt qu’un souvenir qui m’est resté.”

Mercenarii. Operarii. Operæ.Mercenarii, journaliers qui ne travaillent point à leur compte, mais pour un salaire, par opposition au propriétaire qui a le profit ;operariietoperæ, manœuvres qui entreprennent pour un autre un travail mécanique par opposition au maître qui fournit l’idée. Lesmercenariisont relégués à un rang inférieur par leurs mœurs ; lesoperarii, par la grossièreté de leur travail,

Mercenarii, journaliers qui ne travaillent point à leur compte, mais pour un salaire, par opposition au propriétaire qui a le profit ;operariietoperæ, manœuvres qui entreprennent pour un autre un travail mécanique par opposition au maître qui fournit l’idée. Lesmercenariisont relégués à un rang inférieur par leurs mœurs ; lesoperarii, par la grossièreté de leur travail,


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