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Merere. Dignum esse. Mereri.1.Merereetmereri, mériter par une action ;dignum esse, être digne par une qualité.2.Merereest habituellement transitif, il se joint à un accusatif ou à une proposition explicative ;mereriest intransitif, et se joint à une expression adverbiale.Cic.Rosc. Com. 15.“Fructum quemmerueruntretribuam.”“Je leur payerai le tribut d’éloges qu’ils ont mérité.”Comparez avecCatil.II, 2, 4.“Si illum uterat(sous-entendu :de me)meritusmorte mulctassem”.“Si je lui avais infligé la peine de mort comme je le lui devais.”3.Merere, employé comme verbe intransitif ou sans complément, signifie servir en qualité de soldat, par ellipse destipendia;mereri, employé comme verbe transitif ou avec un complément signifie gagner, acquérir quelque chose, sans idée de mérite.Meridies. Medius dies.Meridies, le coup de midi considéré comme un point qui sépare la matinée de l’après-midi ;medius dies, le milieu de la journée considéré comme un espace qui est compris entre le matin et le soir.Merus, v.Purus.Merx. Mercimonium.Merx, la marchandise qui est par le fait un article de commerce ;mercimonium, celle qui peut le devenir, la matière première.Tac.A. XI, 5.“Nec quidquam publicæmercistam venale fuit.”“De toutes les marchandises qui sont dans le commerce, aucune ne se vendait mieux.”Comparez avecXV, 38.“Mercimoniumquo flamma alitur.”“Les matières les plus propres à servir d’aliment à la flamme.”Metiri. Metari. Dimetiri. Dimetari.1.Metiri, mesurer un espace pour en connaître la grandeur ;metari, jalonner l’espace mesuré pour en indiquer les limites.2. On emploiedimetirietdimetaripour indiquer en outre qu’on mesure et qu’on jalonne les subdivisions ;metari castrase rapporte simplement à l’enceinte des retranchements, mais quand Tite-Live dit par préférenceVIII, 38,“Locum castrisdimetari”, c’est qu’il marque expressément, ce qui d’ailleurs va de soi, qu’on a aussi jalonné les places d’armes,principia, l’emplacement de la tente du général,prætorium, etc., dans l’intérieur du camp.Metuere, v.Vereri.Minime, v.Neutiquam.Minutus, v.Parvus.Micare, v.Lucere.Minister, v.Servus.Misereri. Miserari. Miseret me.1.Misereri, avoir le cœur plein de pitié, comme compatir etἐλεεῖν;miserari, montrer de la pitié en paroles, comme plaindre etοἰϰτείρειν. Les Latins n’ont point de terme spécial pour la pitié en action ouerbarmende l’allemand.2.Misereor tuiprésente la pitié comme un acte de libre arbitre, il peint la générosité de la personne qui compatit, comme si on disait en allemand :ich erbarme mich dein, j’ai pitié de toi.Miseret me tuiprésente la pitié comme une impression irrésistible, tout mérite moral disparaît, et la grandeur du malheur d’autrui en ressort d’autant, comme si on disait en allemandes erbarmt mich dein, tu me fais pitié. Carmiserereest un verbe causatif, commeοἰϰτίζειν.Miseria, v.Infortunium.Missile. Hasta. Lancea. Jaculum. Verutum. Tragulum. Pilum.Missile, terme général pour toute espèce d’arme qui sert à combattre de loin, trait ou flèche ;hastaetlancea, armes de main et de jet, la pique :hasta, l’arme nationale des Romains,δόρυ;lancea, arme étrangère attribuée aux Suèves,λόγχη.Pilum,jaculum,verutum, sont plutôt des armes de jet, le javelot :jaculum, terme général comprenant l’arme de ce genre usitée à la chasse ou épieu,ϐέλος;verutumettragulum, termes techniques pour les javelots militaires,ἄϰων;pilum, terme spécial pour le javelot du légionnaire romain.Liv.IX, 19.“Romanopilumhaud paulo quamhastavehementius ictu missuque telum.”“Le légionnaire romain a son javelot qui n’a guère moins de pénétration que la pique comme arme de main et de jet.”Mitis. Lenis. Placidus.Mitis, doux par caractère, par opposition àacerbus, commeμείλιχος;lenis, doux dans ses actions, par opposition àvehemens, commeπρᾶος;placidus, dans ses façons, par opposition àturbidus, commeἤπιος.Mittere. Legare. Amittere. Dimittere. Omittere.1.Mittere, exprime l’idée générique, comme envoyer ;legare, a un sens spécial et politique, comme déléguer. Lemissusest un serviteur ou un messager ; lelegatus, un représentant.2.Amittereetdimittere, laisser échapper de ses mains ce qu’on tenait en son pouvoiramittere, contre sa volonté, comme perdre ;dimittere, après en avoir usé, comme congédier.Omittere, laisser passer quelque chose devant soi sans en prendre possession. Et, pour préciser :amittimus inviti et casu,omittimus volentes et sponte.Amittere occasionem, c’est perdre une occasion et se mettre hors d’état de l’utiliser par indolence, tandis qu’omittere, c’est renoncer à en tirer parti et ne pas vouloir l’utiliser pour en faire peu de cas. Etvitam amittere, c’est perdre la vie, maisomittere, c’est la sacrifier.Moderatus,modestia, v.Modus.Modicus, v.Medius.Modo—modo. Nunc—nunc.Modo—modone devrait s’appliquer à la rigueur qu’à des actions passées ou futures ;nunc—nuncà des actions présentes. Cette distinction est tombée en désuétude, maisnunc—nunca du moins un tour plus vif et appartient à la poésie et à la prose élevée, comme tantôt... tantôt ;modo—modoest, comme une fois... une autre fois, le terme propre de la prose dont Cicéron se sert constamment.Modo, v.Nuper.Modus. Modestia. Moderatio. Temperatio. Continentia. Abstinentia.1.Modus, l’idée de la mesure et de la règle prise comme un précepte moral indépendant de toute personnalité, ce que les Grecs entendent parμέτριον,μηδὲν ἄγαν;modestiaetmoderatio, la même idée par rapport au sujet qui la possède ou la pratique :modestia, sous forme de sentiment, etmoderatiosous la forme d’une conduite que dirige ce sentiment de la mesure et de la règle.2.Moderatio, la modération qui est fille de l’intelligence, du calcul et de la réflexion, elle est parente de laprudentia;temperatioettemperantia, qualité qui pénètre l’homme entier et ennoblit tout son être, elle est parente de lasapientia. Lamoderatiosuppose, comme l’empire sur soi-même, une lutte des passions avec la raison dans laquelle la raison a le dessus ; latemperatiosuppose, comme la tranquillité d’esprit, une raison qui a déjà pris le dessus, soit par un effet de la nature, soit par progrès moral.3.Temperatus,temperatio, expriment simplement une qualité louable qui peut appartenir aux choses ;temperans,temperantia, une vertu dont les êtres raisonnables sont seuls susceptibles.4.Moderatio, la modération dans l’action par opposition àcupiditas;continentia, dans la jouissance par opposition àlibido.5.Continentia, l’empire qu’on exerce sur les désirs sensuels, la continence ;abstinentia, sur la convoitise de la propriété d’autrui, l’honnêteté stricte. Il est moins exact de traduireabstinentiapar désintéressement, cette dernière vertu n’étant imposée que par la morale, tandis que l’abstinentiaest commandée par la loi.6. Lamodestiacraint de dépasser la juste mesure oumoduspar égard pour la morale qui la prescrit ; laverecundiaet lareverentia, par égard pour des personnes auxquelles leverecunduscraint de déplaire et auxquelles lereverenscroit devoir du respect ; enfin, lapudor, par égard pour elle-même afin de ne pas s’exposer au mépris.Varron, dans Non.“Non te tui saltempudet, si nihil mei revereare ?”“N’as-tu point de honte pour toi-même, si tu n’as plus aucun respect pour moi ?”Terent.Phorm. I, 5, 3, ouII, 1, 3.“Non simultatem meamrevereri? Saltempudere?”“Ne pas reculer par respect devant mon inimitié ? Ne pas rougir pour lui-même ?”Mœnia, v.Murus.Mœstitia, v.Dolor.Moles. Onus. Pondus. Gravitas.Molesetonus, la pesanteur envisagée par son côté désavantageux :moles, au sens absolu, comme un obstacle, en parlant d’un objet difficile à remuer à cause de sa grandeur,ὄγϰος;onus, au sens relatif, comme une charge ou un fardeau qui accable le porteur,φόρτος.Pondus, la pesanteur envisagée par son côté avantageux, comme puissance et comme force, le poids,ἄχθος. Enfin,gravitasréunit ces deux rapports et exprime tantôt la pesanteur qui est à charge, tantôt le poids qui devient une force active,ϐάρος.Molestia, v.Labor.Monere, v.Hortari.Moliri, v.Audere.Moneta, v.Pecunia.Mons. Jugum.Mons, la montagne, par rapport à sa dimension en hauteur,ὄρος;jugum, par rapport à ses dimensions en largeur et en longueur.Juguma deux sens. Il se dit de la courbe supérieure de la montagne, courbe qui prend encore les noms plus précis dedorsumet decacumen, selon qu’elle est aplatie ou pointue, par opposition àradices montis. Il se dit aussi des contre-forts d’une montagne et particulièrement des hauteurs par lesquelles différentes montagnes sont réunies de manière à former une chaîne. Par opposition àmons.Liv.XXII, 18.“Subjugomontis prælium fuit.”“Le combat eut lieu au-dessous de la crête de la montagne.”Comparez avecXLI, 18.“Petilius adversus Balistæ et Letijugum, quod eosmontesperpetuodorsoconjungit, castra habuit.”“Pétilius campa en face des contre-forts du Baliste et du Létus qui réunissent ces montagnes par une crête continue.”Monstra, v.Auguria.Morari, v.Manere.Monstrare, v.Ostendere.Morbidus,morbus, v.Æger.Morosus, v.Austerus.Morigerari, v.Parere.Mors. Letum. Nex. Obitus. Interitus. Perire. Oppetere. Demori. Intermori. Emori.1.Morsetletum, la mort naturelle :mors, qui est le terme ordinaire, se prend simplement au sens physique ; c’est le chemin qui mène à la dissolution,θάνατος;letumest le terme choisi, solennel, la mort imposée par le destin,οἶτος;nex, la mort violente, terme passif, par opposition au terme actif decædes.2.Mors,letum,nex, sont des termes propres ;obitusetinteritus, des euphémismes.Obitusdésigne, commeexitus, une mort naturelle ;interitusetperiredésignent habituellement, commeexitium, une mort violente.Plin.Ep. III, 7.“Silius ultimus ex Neronianis consularibusobiit, quo consule Neroperiit.”“De tous les consulaires du règne de Néron, Silius fut le dernier à partir ; la mort violente de Néron date de son consulat.”Plaut.Epid. III, 4, 56.“Malo cruciatupereasatqueobeascito.”“Va-t’en périr dans les tourments, pars au plus vite.”3.Perireprésente la mort comme une destruction et une corruption ;interire, comme une disparition, en sorte qu’à la rigueur celui-là regarde plutôt le corps, celui-ciplutôt l’âme.Plaut.Capt. III, 5, 32.“Qui per virtutem periit, at non interiit”, c’est-à-dire celui qui meurt par un noble trépas, de celui-là le corps seul périt, l’essence de son être (il ne s’agit pas ici de l’âme, mais de la renommée et de la gloire) ne passe point. En outre,periredésigne une mort prompte et tragique, particulièrement par suicide ;interire, une mort lente et douloureuse ou encore une mort paisible.Tac.Ann. XV, 44.“EtpereuntibusChristianis addita ludibria, ut ferarum tergis contecti laniatu canuminterirent.”“Et pour se faire un jeu de la mort violente des chrétiens, on les couvrait de peaux de bêtes sauvages, et ils mouraient lentement déchirés par les chiens.”Serv.ap.CicFamm. IV, 5.“Si quis nostruminteriitautoccisusest.”“Si l’un de nous est mort tranquillement ou s’il a été tué.”4.Obire mortemprésente la mort comme un accident physique ; on reste tout à fait passif ;oppetere, comme un acte moral : si l’on ne va pas chercher la mort, on l’attend du moins avec une fermeté méprisante.5.Demori, sortir par la mort d’une société dans laquelle on laisse un vide ;intermori, être frappé pour un temps de mort apparente,ἐϰθανεῖν;emori, mourir tout à fait, par opposition à un semblant de vie passée dans le malheur, l’esclavage et la honte,πανδίϰως θανεῖν.Cic.Pis. 7.“Utemoripotius quam servire præstaret.”“Plutôt mille morts que l’esclavage.”Mos, v.Consuetudo.Mucro, v.Acies.Mostellum, v.Spectrum.Mulcare, v.Verberare.Mulcere. Palpare.Mulcere, passer légèrement la main sur un corps rude, par exemple, sur des cheveux pour les lisser ; au figuré, adoucir un homme en colère, commeϰαταψῆν;palpare, toucher légèrement un corps lisse, parexemple, la peau nue, pour causer par l’attouchement une sensation agréable ; au figuré, se mettre en frais d’amabilité, cajoler, commeψηλαφᾷν.Mulcta, v.Vindicta.Mundus, v.Purus.Mulier, v.Femina.Munificus, v.Largus.Munimenta, v.Murus.Munus, v.DonumetOfficium.Murus. Paries. Mœnia. Maceria. Parietinæ. Munimenta.1.Murus, toute espèce de bâtisse en forme de mur, au point de vue exclusif de la forme, sans égard à la destination,τεῖχος;paries, mur latéral, mur mitoyen ou cloison servant à établir des séparations,τοῖχος;mœnia, murs d’une ville pour servir de défense contre l’ennemi,περίϐολος;maceria, le mur qui entoure une pièce de terre pour en marquer les limites et pour la protéger contre les voleurs, la clôture d’un jardin, d’un vignoble,θριγϰός.Virg.Æn. VI, 549.“Mœnialata videt triplici circumdata muro.”“Il voit une vaste enceinte entourée d’un triple mur.”Tac.Ann. XV, 43.“Nero instituit, ut urbis domus non communione parietum sed propriis quæque muris ambirentur.”“Néron décida que les maisons de Rome n’auraient plus de murs mitoyens, que chacune aurait les siens.”2.Muri,mœnia, etc., murs en bon état d’entretien ;parietinæ, murs en ruine.3.Mœnia, remparts d’une ville propres à résister à un coup de main ;munimenta, fortifications régulières d’une place forte ou d’un camp retranché, capables de braver un assaut.Mutilare. Truncare.Mutilarese dit de mutilations légères, comme de briser les cornes, de couper le nez, les doigts, etc. ;truncare, de mutilations graves, comme de trancher les bras, les pieds, les mains. On peut comparer lesmutilata membraà des rameaux et à des scionsrompus ; lestruncata, à de grosses branches abattues.Mutuo, v.Vicissim.Mysteria, v.Arcana.Mutuum, v.Commodare.NNancisci, v.Invenire.Nares, v.Nasus.Nasus. Nares.Nasus, le nez, partie saillante du visage,ῥίν;nares, les fosses nasales ou narines, organe actif du sens de l’odorat,μυϰτῆρες.Natio, v.Gens.Navigium. Navis. Celox. Lembus. Liburna. Scapha. Cymba. Linter.Navigiumest le terme général, comme bâtiment ;navis, véritable vaisseau destiné à de longues traversées ;celox,lembusetliburna, bateaux qu’on peut équiper et armer en guerre ;scapha,cymbaetlinter, canots ou nacelles destinés à de courtes excursions et à un simple trajet d’un bord à l’autrescaphaetcymba, larges, en forme de chaloupe ;linter, long et effilé, en forme de pirogue.Necessarius. Propinquus. Cognatus. Consanguineus. Affinis.1.Necessarius, toute personne à laquelle on est lié par un rapport durable, par des relations d’affaires en qualité decollega, depatronus, decliens, ou par des relations privées en qualité defamiliaris, d’amicus, commeπροσήϰοντες;propinquus, toute personne à laquelle on tient par des rapports de famille, parent quelconque, commeἀγχιστεῖςetἔται: c’est le terme générique qui comprend, outre lecognatuset leconsanguineusou parents par le sang, l’affinisou parent par mariage ou alliance, commeϰηδεστής.2.Cognatio, la parenté par le sang entre membres de la famille, commeσύναιμος;consanguinitas, celle de nations qui appartiennent à la même race, commeσυγγενής.Cæs.B. G. VII, 32.“Hominem summæ potentiæ et magnæcognationis.”“Personnage très-puissant et de grande famille.”Comparez avecI, 11.“Ambarii necessarii etconsanguineiÆduorum.”“Les Ambarriens attachés aux Éduens et de même race qu’eux.”Necesse est. Oportet. Opus est. Debere.1.Necesse estexprime une exigence de la nature et de la nécessité, commeἀνάγϰη ἐστίν;oportet, une exigence de la morale et de l’honneur, commeχρή; opus est, de la prudence, commeδεῖ.Cic.Orat. II, 25.“Jure omnia defenduntur quæ sunt ejus generis, ut autoportuerit, aut licuerit, autnecesse fuerit.”“On excuse tous les faits de ce genre en se rejetant sur une obligation morale, sur une liberté consacrée par l’usage ou sur la nécessité.”Att. IV, 6.“Si loquor de republica quodoportet, insanus, si quodopus est, servus existimor.”“Si je parle honneur à propos des affaires publiques, je passe pour un insensé ; si je parle prudence, je passe pour un esclave.”Sen.Ep. 94.“Emo non quodopus est, sed quodnecesse est; quod nonopus est, asse carum est.”“Je ne fais point tous les achats qu’exigerait la prudence, mais seulement ceux qu’exige la nécessité ; pour une acquisition que la prudence ne commande pas, c’est trop d’une pièce de cuivre.”Sall.Jug. 31.“Nihil vi, nihil secessioneopus est;necesse estsuomet ipsi more præcipites eant.”“La prudence n’exige de vous ni violence ni retraite sur le mont sacré ; il faut de toute nécessité que leur propre conduite les entraîne à leur perte.”2.Oportetexprime le droit que les autres exercent sur nous au nom de la morale ;debere, l’obligation morale à laquelle nous nous sentons soumis, commeὀφείλειν.Tac.H. IV, 7.“Accusatores etiamsi puniri nonoporteat, ostentari nondebere.”“Si on n’était point obligé en droit à punir les accusateurs, du moins ne devait-on pas les montrer au public.”Nectere, v.Ligare.Nefandus,nefarius, v.Scelestus.Nefas, v.Delictum.Negare. Infitiari. Infitias ire. Denegare. Pernegare. Recusare. Abnuere. Renuere. Repudiare.1.Negare, nier au nom de la vérité qu’on voit ou qu’on prétend voir, commeἀποφάναι,οὐ φάναι;infiteri,infitiarietinfitias ire, renier, désavouer pour quelque raison d’intérêt personnel, commeἀρνεῖσθαι.Cic.Fr. Tog. cand. p. 525. Or.“Denique illi negare potuerunt etnegarunt; tu tibi neinfitiandæquidem impudentiæ locum reliquisti.”“Pour eux, ils pouvaient nier et ils ont nié le fait ; pour toi, tu ne t’es même pas réservé le moyen de désavouer ton effronterie.”2.Infiteri, terme vieilli ;infitiari, terme usuel et général.Infitias irene se construit en prose qu’avec une négation et répond alors à ne pas disconvenir.3.Negatio, négation qui a pour but ou pour effet d’instruire l’auditeur ;pernegatioounegitatio, de le convaincre quand il se montre incrédule ;denegatio, de le chagriner, particulièrement à propos d’une prière qu’on n’exauce pas.Mart.Ep. IV, 82.“Negarejussi,pernegarenon jussi.”“J’ai voulu un non tout court, je n’ai pas voulu de non répétés.”Cic.Phil. XI, 8, 19.“In quo maximum nobis onus imposuit ;assensero: ambitionem induxero in curiam ;negaro: videbor suffragio meo tanquam comitiis honorem homini amicissimodenegasse.”“L. César nous a mis là sur les épaules un pesant fardeau. Dire oui, c’est introduire des cabales dans le palais du sénat ; dire non,c’est paraître dénier par mon vote, comme par une décision des comices, cet honneur à mon meilleur ami.”4.Negarene suppose qu’une demande, ou faite ou faisable, à laquelle on répond non ;recusaresuppose une insinuation qu’on repousse, d’où il résulte quenegareest une manière de parler plus répandue et plus douce querecusare; car lenegans, qu’on questionne ou qu’on prie, nie simplement la possibilité de la chose ; lerecusansse retranche sur-le-champ dans son droit, il proteste contre l’insinuation en homme qu’on menace ou sur lequel on empiète. Aussinegare,denegare, sont-ils plus usités à propos d’affaires particulières ;recusare, à propos d’affaires publiques.5.Negareetrecusareexigent des paroles ou des discours ;abnuereetrenueren’exigent guère que des signes ou des gestes :abnuere, un geste de la main pour congédier, commeἀπονεύω;renuere, un signe qui consiste à retirer la tête en arrière, commeἀνανεύω.6.Abnuereest une manière amicale ;renuere, une manière hautaine de dire non.7.Recusarese rapporte à un objet qui s’annonce comme un fardeau et qui entreprend sur la résignation des gens, par opposition àsuscipere;repudiare, à un objet qui s’annonce comme un bien et qui promet du profit ou du plaisir, par opposition àassumere.Cic.Finn. I, 10,33.“Sæpe eveniet ut etvoluptates repudiandæsint etmolestianon recusanda.”“Il y aura souvent lieu et de congédier les plaisirs et de ne pas repousser la peine.”Negligere, v.Spernere.Nepos, v.Prodigus.Nequidquam, v.Frustra.Nescius, v.Cognitio.Nemus, v.Silva.Nequaquam, v.Neutiquam.Nequitia, v.Malitia.Neutiquam. Nequaquam. Minime.Neutiquam, en aucun cas, par opposition àutique;nequaquam, en aucune façon ;minime, pas le moins du monde.Nex, v.Mors.Niger, v.Teter.Nihil agere, v.Vacare.Nihil est. Nihili est. Nullus est.Nihil estexprime le comble de l’impuissance et de l’incapacité, comme être autant que rien ;nihili est, le défaut absolu de valeur, l’inutilité complète, comme ne compter pour rien ; enfin,nullus est, la négation de l’existence : n’être plus.Nitere, v.Lucere.Nobilis, v.Celeber.Niti, v.Fulciri.Nocens, v.Culpa.Nominare. Nuncupare. Vocare. Appellare.Nominareetnuncupare, désigner une personne par son nom :nominare, par un nom qui lui appartient de vieille date ;nuncupare, donner un nom à un objet qui n’en a pas encore, dénommer, surnommer.Appellareetvocare, désigner une personne ou un objet par un nom, un titre ou un attribut quelconque.Nonnunquam. Interdum. Aliquando.Nonnunquam, de temps à autre, opposé ànunquametsemper, se rapproche de l’idée exprimée parsæpius, commeἔσθ’ ὅτε;interdum, parfois, opposé àcrebro, se rapproche de l’idée exprimée parrarius, commeἐνίοτε; enfin,aliquando, quelquefois, une ou deux fois, opposé àsemel, se rapproche de l’idée exprimée parpropenunquam, commeποτέ. Lesinterdum factasont des faits isolés ; lesnonnunquam facta, des faits qui se répètent ; lesaliquando facta, des faits rares.Cic.Sext. 54.“Comitiorumetconcionumsignificationes interdum veræ sunt, nonnunquam vitiatæ et corruptæ.”“Les manifestations de comices et des autres assemblées sont parfois vraies ;ne sont-elles pas, de temps à autre, entachées de fraude et de violence ?”Notare, v.Animadvertere.Novissimus, v.Extremus.Notitia, v.Cognitio.Novus. Recens. Novicius.1.Novus, nouveau, se dit de ce qui n’existait pas précédemment, par opposition àantiquus, commeνέος;recens, récent, de ce qui n’existe pas depuis longtemps, commeϰαινός.2.Novusse prend généralement pour tout ce qui est nouveau ; il y a, de plus, dansnovicius, l’idée accessoire du novice qui a de nouvelles habitudes à prendre ou du nouveau venu auquel il faut que les autres s’habituent.Noxia,noxius, v.Culpa.Nullus sum, v.Nihil est.Numen. Deus. Divus. Semo. Heros.Numen, pris dans son acception générale, tout être divin,δαίμων. C’est le terme générique, par rapport àdeus, anciennementdivus, le dieu,θεός, et àsemideus, le demi-dieu,ἡμίθεος, ousemo, moitié homme, moitié dieu. L’usage a donné pour équivalent à ces deux mots, outreheros, qui est d’origine étrangère,numen, pris dans son acception restreinte.Plin.Pan. 2, 3.“Nusquam utdeo, nusquam utnuminiblandimur.”“Nous ne cherchons aucune occasion de lui complaire comme à un dieu, ni même comme à un demi-dieu.”Nummus, v.Pecunia.Nuncupare, v.Nominare.Nunc—nunc, v.Modo—modo.Nuper. Modo.Nuper, il y a quelques jours, quelques mois, même quelques années, dernièrement,νεωστί;modo, il y a quelques instants, à l’instant même,ἄ ρτι.Cic.Verr. IV, 3, 6.“Nuperhomines nobiles ejusmodi ; sed quid diconuper? imo veromodoac plane paulo ante vidimus.”“De ces hommes illustres nous en avons vu dernièrement. Et que signifie ce dernièrement ? Ne les voyions-nous pas encore tout à l’heure, à l’instant ?”Tusc. I, 24.“Quanta memoria fuitnuperCharmadas ! quanta quimodofuit Scepsius Metrodorus !”“Et, dans ces derniers temps, quelle mémoire chez Charmadas ! quelle encore chez Scepsius Métrodorus, qui vient à peine de s’éteindre !”Nuptiæ, v.Conjugium.Nutrire, v.Alere.Nutare, v.Labare.OObambulare, v.Ambulare.Obesus, v.Pinguis.Obedire, v.Parere.Obex, v.Sera.Objicere. Exprobrare.Objicere, adresser à quelqu’un un reproche dont il peut se justifier comme d’une accusation ;exprobrare, un blâme qu’il est obligé de laisser peser sur lui. L’objiciensentend qu’on s’explique ; l’exprobransne cherche qu’à couvrir de honte.Cic.Verr. V, 50, 132.“Num casus bellicos tibiexprobrareautobjicerevideor ?”“Est-ce que j’ai l’air de tirer contre toi des hasards de la guerre un sujet de blâme ou de reproche ?”Obitus, v.Mors.

Merere. Dignum esse. Mereri.1.Merereetmereri, mériter par une action ;dignum esse, être digne par une qualité.2.Merereest habituellement transitif, il se joint à un accusatif ou à une proposition explicative ;mereriest intransitif, et se joint à une expression adverbiale.Cic.Rosc. Com. 15.“Fructum quemmerueruntretribuam.”“Je leur payerai le tribut d’éloges qu’ils ont mérité.”Comparez avecCatil.II, 2, 4.“Si illum uterat(sous-entendu :de me)meritusmorte mulctassem”.“Si je lui avais infligé la peine de mort comme je le lui devais.”3.Merere, employé comme verbe intransitif ou sans complément, signifie servir en qualité de soldat, par ellipse destipendia;mereri, employé comme verbe transitif ou avec un complément signifie gagner, acquérir quelque chose, sans idée de mérite.

1.Merereetmereri, mériter par une action ;dignum esse, être digne par une qualité.

2.Merereest habituellement transitif, il se joint à un accusatif ou à une proposition explicative ;mereriest intransitif, et se joint à une expression adverbiale.Cic.Rosc. Com. 15.“Fructum quemmerueruntretribuam.”“Je leur payerai le tribut d’éloges qu’ils ont mérité.”Comparez avecCatil.II, 2, 4.“Si illum uterat(sous-entendu :de me)meritusmorte mulctassem”.“Si je lui avais infligé la peine de mort comme je le lui devais.”

3.Merere, employé comme verbe intransitif ou sans complément, signifie servir en qualité de soldat, par ellipse destipendia;mereri, employé comme verbe transitif ou avec un complément signifie gagner, acquérir quelque chose, sans idée de mérite.

Meridies. Medius dies.Meridies, le coup de midi considéré comme un point qui sépare la matinée de l’après-midi ;medius dies, le milieu de la journée considéré comme un espace qui est compris entre le matin et le soir.

Meridies, le coup de midi considéré comme un point qui sépare la matinée de l’après-midi ;medius dies, le milieu de la journée considéré comme un espace qui est compris entre le matin et le soir.

Merx. Mercimonium.Merx, la marchandise qui est par le fait un article de commerce ;mercimonium, celle qui peut le devenir, la matière première.Tac.A. XI, 5.“Nec quidquam publicæmercistam venale fuit.”“De toutes les marchandises qui sont dans le commerce, aucune ne se vendait mieux.”Comparez avecXV, 38.“Mercimoniumquo flamma alitur.”“Les matières les plus propres à servir d’aliment à la flamme.”

Merx, la marchandise qui est par le fait un article de commerce ;mercimonium, celle qui peut le devenir, la matière première.Tac.A. XI, 5.“Nec quidquam publicæmercistam venale fuit.”“De toutes les marchandises qui sont dans le commerce, aucune ne se vendait mieux.”Comparez avecXV, 38.“Mercimoniumquo flamma alitur.”“Les matières les plus propres à servir d’aliment à la flamme.”

Metiri. Metari. Dimetiri. Dimetari.1.Metiri, mesurer un espace pour en connaître la grandeur ;metari, jalonner l’espace mesuré pour en indiquer les limites.2. On emploiedimetirietdimetaripour indiquer en outre qu’on mesure et qu’on jalonne les subdivisions ;metari castrase rapporte simplement à l’enceinte des retranchements, mais quand Tite-Live dit par préférenceVIII, 38,“Locum castrisdimetari”, c’est qu’il marque expressément, ce qui d’ailleurs va de soi, qu’on a aussi jalonné les places d’armes,principia, l’emplacement de la tente du général,prætorium, etc., dans l’intérieur du camp.

1.Metiri, mesurer un espace pour en connaître la grandeur ;metari, jalonner l’espace mesuré pour en indiquer les limites.

2. On emploiedimetirietdimetaripour indiquer en outre qu’on mesure et qu’on jalonne les subdivisions ;metari castrase rapporte simplement à l’enceinte des retranchements, mais quand Tite-Live dit par préférenceVIII, 38,“Locum castrisdimetari”, c’est qu’il marque expressément, ce qui d’ailleurs va de soi, qu’on a aussi jalonné les places d’armes,principia, l’emplacement de la tente du général,prætorium, etc., dans l’intérieur du camp.

Misereri. Miserari. Miseret me.1.Misereri, avoir le cœur plein de pitié, comme compatir etἐλεεῖν;miserari, montrer de la pitié en paroles, comme plaindre etοἰϰτείρειν. Les Latins n’ont point de terme spécial pour la pitié en action ouerbarmende l’allemand.2.Misereor tuiprésente la pitié comme un acte de libre arbitre, il peint la générosité de la personne qui compatit, comme si on disait en allemand :ich erbarme mich dein, j’ai pitié de toi.Miseret me tuiprésente la pitié comme une impression irrésistible, tout mérite moral disparaît, et la grandeur du malheur d’autrui en ressort d’autant, comme si on disait en allemandes erbarmt mich dein, tu me fais pitié. Carmiserereest un verbe causatif, commeοἰϰτίζειν.

1.Misereri, avoir le cœur plein de pitié, comme compatir etἐλεεῖν;miserari, montrer de la pitié en paroles, comme plaindre etοἰϰτείρειν. Les Latins n’ont point de terme spécial pour la pitié en action ouerbarmende l’allemand.

2.Misereor tuiprésente la pitié comme un acte de libre arbitre, il peint la générosité de la personne qui compatit, comme si on disait en allemand :ich erbarme mich dein, j’ai pitié de toi.Miseret me tuiprésente la pitié comme une impression irrésistible, tout mérite moral disparaît, et la grandeur du malheur d’autrui en ressort d’autant, comme si on disait en allemandes erbarmt mich dein, tu me fais pitié. Carmiserereest un verbe causatif, commeοἰϰτίζειν.

Missile. Hasta. Lancea. Jaculum. Verutum. Tragulum. Pilum.Missile, terme général pour toute espèce d’arme qui sert à combattre de loin, trait ou flèche ;hastaetlancea, armes de main et de jet, la pique :hasta, l’arme nationale des Romains,δόρυ;lancea, arme étrangère attribuée aux Suèves,λόγχη.Pilum,jaculum,verutum, sont plutôt des armes de jet, le javelot :jaculum, terme général comprenant l’arme de ce genre usitée à la chasse ou épieu,ϐέλος;verutumettragulum, termes techniques pour les javelots militaires,ἄϰων;pilum, terme spécial pour le javelot du légionnaire romain.Liv.IX, 19.“Romanopilumhaud paulo quamhastavehementius ictu missuque telum.”“Le légionnaire romain a son javelot qui n’a guère moins de pénétration que la pique comme arme de main et de jet.”

Missile, terme général pour toute espèce d’arme qui sert à combattre de loin, trait ou flèche ;hastaetlancea, armes de main et de jet, la pique :hasta, l’arme nationale des Romains,δόρυ;lancea, arme étrangère attribuée aux Suèves,λόγχη.Pilum,jaculum,verutum, sont plutôt des armes de jet, le javelot :jaculum, terme général comprenant l’arme de ce genre usitée à la chasse ou épieu,ϐέλος;verutumettragulum, termes techniques pour les javelots militaires,ἄϰων;pilum, terme spécial pour le javelot du légionnaire romain.Liv.IX, 19.“Romanopilumhaud paulo quamhastavehementius ictu missuque telum.”“Le légionnaire romain a son javelot qui n’a guère moins de pénétration que la pique comme arme de main et de jet.”

Mitis. Lenis. Placidus.Mitis, doux par caractère, par opposition àacerbus, commeμείλιχος;lenis, doux dans ses actions, par opposition àvehemens, commeπρᾶος;placidus, dans ses façons, par opposition àturbidus, commeἤπιος.

Mitis, doux par caractère, par opposition àacerbus, commeμείλιχος;lenis, doux dans ses actions, par opposition àvehemens, commeπρᾶος;placidus, dans ses façons, par opposition àturbidus, commeἤπιος.

Mittere. Legare. Amittere. Dimittere. Omittere.1.Mittere, exprime l’idée générique, comme envoyer ;legare, a un sens spécial et politique, comme déléguer. Lemissusest un serviteur ou un messager ; lelegatus, un représentant.2.Amittereetdimittere, laisser échapper de ses mains ce qu’on tenait en son pouvoiramittere, contre sa volonté, comme perdre ;dimittere, après en avoir usé, comme congédier.Omittere, laisser passer quelque chose devant soi sans en prendre possession. Et, pour préciser :amittimus inviti et casu,omittimus volentes et sponte.Amittere occasionem, c’est perdre une occasion et se mettre hors d’état de l’utiliser par indolence, tandis qu’omittere, c’est renoncer à en tirer parti et ne pas vouloir l’utiliser pour en faire peu de cas. Etvitam amittere, c’est perdre la vie, maisomittere, c’est la sacrifier.

1.Mittere, exprime l’idée générique, comme envoyer ;legare, a un sens spécial et politique, comme déléguer. Lemissusest un serviteur ou un messager ; lelegatus, un représentant.

2.Amittereetdimittere, laisser échapper de ses mains ce qu’on tenait en son pouvoiramittere, contre sa volonté, comme perdre ;dimittere, après en avoir usé, comme congédier.Omittere, laisser passer quelque chose devant soi sans en prendre possession. Et, pour préciser :amittimus inviti et casu,omittimus volentes et sponte.Amittere occasionem, c’est perdre une occasion et se mettre hors d’état de l’utiliser par indolence, tandis qu’omittere, c’est renoncer à en tirer parti et ne pas vouloir l’utiliser pour en faire peu de cas. Etvitam amittere, c’est perdre la vie, maisomittere, c’est la sacrifier.

Modo—modo. Nunc—nunc.Modo—modone devrait s’appliquer à la rigueur qu’à des actions passées ou futures ;nunc—nuncà des actions présentes. Cette distinction est tombée en désuétude, maisnunc—nunca du moins un tour plus vif et appartient à la poésie et à la prose élevée, comme tantôt... tantôt ;modo—modoest, comme une fois... une autre fois, le terme propre de la prose dont Cicéron se sert constamment.

Modo—modone devrait s’appliquer à la rigueur qu’à des actions passées ou futures ;nunc—nuncà des actions présentes. Cette distinction est tombée en désuétude, maisnunc—nunca du moins un tour plus vif et appartient à la poésie et à la prose élevée, comme tantôt... tantôt ;modo—modoest, comme une fois... une autre fois, le terme propre de la prose dont Cicéron se sert constamment.

Modus. Modestia. Moderatio. Temperatio. Continentia. Abstinentia.1.Modus, l’idée de la mesure et de la règle prise comme un précepte moral indépendant de toute personnalité, ce que les Grecs entendent parμέτριον,μηδὲν ἄγαν;modestiaetmoderatio, la même idée par rapport au sujet qui la possède ou la pratique :modestia, sous forme de sentiment, etmoderatiosous la forme d’une conduite que dirige ce sentiment de la mesure et de la règle.2.Moderatio, la modération qui est fille de l’intelligence, du calcul et de la réflexion, elle est parente de laprudentia;temperatioettemperantia, qualité qui pénètre l’homme entier et ennoblit tout son être, elle est parente de lasapientia. Lamoderatiosuppose, comme l’empire sur soi-même, une lutte des passions avec la raison dans laquelle la raison a le dessus ; latemperatiosuppose, comme la tranquillité d’esprit, une raison qui a déjà pris le dessus, soit par un effet de la nature, soit par progrès moral.3.Temperatus,temperatio, expriment simplement une qualité louable qui peut appartenir aux choses ;temperans,temperantia, une vertu dont les êtres raisonnables sont seuls susceptibles.4.Moderatio, la modération dans l’action par opposition àcupiditas;continentia, dans la jouissance par opposition àlibido.5.Continentia, l’empire qu’on exerce sur les désirs sensuels, la continence ;abstinentia, sur la convoitise de la propriété d’autrui, l’honnêteté stricte. Il est moins exact de traduireabstinentiapar désintéressement, cette dernière vertu n’étant imposée que par la morale, tandis que l’abstinentiaest commandée par la loi.6. Lamodestiacraint de dépasser la juste mesure oumoduspar égard pour la morale qui la prescrit ; laverecundiaet lareverentia, par égard pour des personnes auxquelles leverecunduscraint de déplaire et auxquelles lereverenscroit devoir du respect ; enfin, lapudor, par égard pour elle-même afin de ne pas s’exposer au mépris.Varron, dans Non.“Non te tui saltempudet, si nihil mei revereare ?”“N’as-tu point de honte pour toi-même, si tu n’as plus aucun respect pour moi ?”Terent.Phorm. I, 5, 3, ouII, 1, 3.“Non simultatem meamrevereri? Saltempudere?”“Ne pas reculer par respect devant mon inimitié ? Ne pas rougir pour lui-même ?”

1.Modus, l’idée de la mesure et de la règle prise comme un précepte moral indépendant de toute personnalité, ce que les Grecs entendent parμέτριον,μηδὲν ἄγαν;modestiaetmoderatio, la même idée par rapport au sujet qui la possède ou la pratique :modestia, sous forme de sentiment, etmoderatiosous la forme d’une conduite que dirige ce sentiment de la mesure et de la règle.

2.Moderatio, la modération qui est fille de l’intelligence, du calcul et de la réflexion, elle est parente de laprudentia;temperatioettemperantia, qualité qui pénètre l’homme entier et ennoblit tout son être, elle est parente de lasapientia. Lamoderatiosuppose, comme l’empire sur soi-même, une lutte des passions avec la raison dans laquelle la raison a le dessus ; latemperatiosuppose, comme la tranquillité d’esprit, une raison qui a déjà pris le dessus, soit par un effet de la nature, soit par progrès moral.

3.Temperatus,temperatio, expriment simplement une qualité louable qui peut appartenir aux choses ;temperans,temperantia, une vertu dont les êtres raisonnables sont seuls susceptibles.

4.Moderatio, la modération dans l’action par opposition àcupiditas;continentia, dans la jouissance par opposition àlibido.

5.Continentia, l’empire qu’on exerce sur les désirs sensuels, la continence ;abstinentia, sur la convoitise de la propriété d’autrui, l’honnêteté stricte. Il est moins exact de traduireabstinentiapar désintéressement, cette dernière vertu n’étant imposée que par la morale, tandis que l’abstinentiaest commandée par la loi.

6. Lamodestiacraint de dépasser la juste mesure oumoduspar égard pour la morale qui la prescrit ; laverecundiaet lareverentia, par égard pour des personnes auxquelles leverecunduscraint de déplaire et auxquelles lereverenscroit devoir du respect ; enfin, lapudor, par égard pour elle-même afin de ne pas s’exposer au mépris.Varron, dans Non.“Non te tui saltempudet, si nihil mei revereare ?”“N’as-tu point de honte pour toi-même, si tu n’as plus aucun respect pour moi ?”Terent.Phorm. I, 5, 3, ouII, 1, 3.“Non simultatem meamrevereri? Saltempudere?”“Ne pas reculer par respect devant mon inimitié ? Ne pas rougir pour lui-même ?”

Moles. Onus. Pondus. Gravitas.Molesetonus, la pesanteur envisagée par son côté désavantageux :moles, au sens absolu, comme un obstacle, en parlant d’un objet difficile à remuer à cause de sa grandeur,ὄγϰος;onus, au sens relatif, comme une charge ou un fardeau qui accable le porteur,φόρτος.Pondus, la pesanteur envisagée par son côté avantageux, comme puissance et comme force, le poids,ἄχθος. Enfin,gravitasréunit ces deux rapports et exprime tantôt la pesanteur qui est à charge, tantôt le poids qui devient une force active,ϐάρος.

Molesetonus, la pesanteur envisagée par son côté désavantageux :moles, au sens absolu, comme un obstacle, en parlant d’un objet difficile à remuer à cause de sa grandeur,ὄγϰος;onus, au sens relatif, comme une charge ou un fardeau qui accable le porteur,φόρτος.Pondus, la pesanteur envisagée par son côté avantageux, comme puissance et comme force, le poids,ἄχθος. Enfin,gravitasréunit ces deux rapports et exprime tantôt la pesanteur qui est à charge, tantôt le poids qui devient une force active,ϐάρος.

Mons. Jugum.Mons, la montagne, par rapport à sa dimension en hauteur,ὄρος;jugum, par rapport à ses dimensions en largeur et en longueur.Juguma deux sens. Il se dit de la courbe supérieure de la montagne, courbe qui prend encore les noms plus précis dedorsumet decacumen, selon qu’elle est aplatie ou pointue, par opposition àradices montis. Il se dit aussi des contre-forts d’une montagne et particulièrement des hauteurs par lesquelles différentes montagnes sont réunies de manière à former une chaîne. Par opposition àmons.Liv.XXII, 18.“Subjugomontis prælium fuit.”“Le combat eut lieu au-dessous de la crête de la montagne.”Comparez avecXLI, 18.“Petilius adversus Balistæ et Letijugum, quod eosmontesperpetuodorsoconjungit, castra habuit.”“Pétilius campa en face des contre-forts du Baliste et du Létus qui réunissent ces montagnes par une crête continue.”

Mons, la montagne, par rapport à sa dimension en hauteur,ὄρος;jugum, par rapport à ses dimensions en largeur et en longueur.Juguma deux sens. Il se dit de la courbe supérieure de la montagne, courbe qui prend encore les noms plus précis dedorsumet decacumen, selon qu’elle est aplatie ou pointue, par opposition àradices montis. Il se dit aussi des contre-forts d’une montagne et particulièrement des hauteurs par lesquelles différentes montagnes sont réunies de manière à former une chaîne. Par opposition àmons.Liv.XXII, 18.“Subjugomontis prælium fuit.”“Le combat eut lieu au-dessous de la crête de la montagne.”Comparez avecXLI, 18.“Petilius adversus Balistæ et Letijugum, quod eosmontesperpetuodorsoconjungit, castra habuit.”“Pétilius campa en face des contre-forts du Baliste et du Létus qui réunissent ces montagnes par une crête continue.”

Mors. Letum. Nex. Obitus. Interitus. Perire. Oppetere. Demori. Intermori. Emori.1.Morsetletum, la mort naturelle :mors, qui est le terme ordinaire, se prend simplement au sens physique ; c’est le chemin qui mène à la dissolution,θάνατος;letumest le terme choisi, solennel, la mort imposée par le destin,οἶτος;nex, la mort violente, terme passif, par opposition au terme actif decædes.2.Mors,letum,nex, sont des termes propres ;obitusetinteritus, des euphémismes.Obitusdésigne, commeexitus, une mort naturelle ;interitusetperiredésignent habituellement, commeexitium, une mort violente.Plin.Ep. III, 7.“Silius ultimus ex Neronianis consularibusobiit, quo consule Neroperiit.”“De tous les consulaires du règne de Néron, Silius fut le dernier à partir ; la mort violente de Néron date de son consulat.”Plaut.Epid. III, 4, 56.“Malo cruciatupereasatqueobeascito.”“Va-t’en périr dans les tourments, pars au plus vite.”3.Perireprésente la mort comme une destruction et une corruption ;interire, comme une disparition, en sorte qu’à la rigueur celui-là regarde plutôt le corps, celui-ciplutôt l’âme.Plaut.Capt. III, 5, 32.“Qui per virtutem periit, at non interiit”, c’est-à-dire celui qui meurt par un noble trépas, de celui-là le corps seul périt, l’essence de son être (il ne s’agit pas ici de l’âme, mais de la renommée et de la gloire) ne passe point. En outre,periredésigne une mort prompte et tragique, particulièrement par suicide ;interire, une mort lente et douloureuse ou encore une mort paisible.Tac.Ann. XV, 44.“EtpereuntibusChristianis addita ludibria, ut ferarum tergis contecti laniatu canuminterirent.”“Et pour se faire un jeu de la mort violente des chrétiens, on les couvrait de peaux de bêtes sauvages, et ils mouraient lentement déchirés par les chiens.”Serv.ap.CicFamm. IV, 5.“Si quis nostruminteriitautoccisusest.”“Si l’un de nous est mort tranquillement ou s’il a été tué.”4.Obire mortemprésente la mort comme un accident physique ; on reste tout à fait passif ;oppetere, comme un acte moral : si l’on ne va pas chercher la mort, on l’attend du moins avec une fermeté méprisante.5.Demori, sortir par la mort d’une société dans laquelle on laisse un vide ;intermori, être frappé pour un temps de mort apparente,ἐϰθανεῖν;emori, mourir tout à fait, par opposition à un semblant de vie passée dans le malheur, l’esclavage et la honte,πανδίϰως θανεῖν.Cic.Pis. 7.“Utemoripotius quam servire præstaret.”“Plutôt mille morts que l’esclavage.”

1.Morsetletum, la mort naturelle :mors, qui est le terme ordinaire, se prend simplement au sens physique ; c’est le chemin qui mène à la dissolution,θάνατος;letumest le terme choisi, solennel, la mort imposée par le destin,οἶτος;nex, la mort violente, terme passif, par opposition au terme actif decædes.

2.Mors,letum,nex, sont des termes propres ;obitusetinteritus, des euphémismes.Obitusdésigne, commeexitus, une mort naturelle ;interitusetperiredésignent habituellement, commeexitium, une mort violente.Plin.Ep. III, 7.“Silius ultimus ex Neronianis consularibusobiit, quo consule Neroperiit.”“De tous les consulaires du règne de Néron, Silius fut le dernier à partir ; la mort violente de Néron date de son consulat.”Plaut.Epid. III, 4, 56.“Malo cruciatupereasatqueobeascito.”“Va-t’en périr dans les tourments, pars au plus vite.”

3.Perireprésente la mort comme une destruction et une corruption ;interire, comme une disparition, en sorte qu’à la rigueur celui-là regarde plutôt le corps, celui-ciplutôt l’âme.Plaut.Capt. III, 5, 32.“Qui per virtutem periit, at non interiit”, c’est-à-dire celui qui meurt par un noble trépas, de celui-là le corps seul périt, l’essence de son être (il ne s’agit pas ici de l’âme, mais de la renommée et de la gloire) ne passe point. En outre,periredésigne une mort prompte et tragique, particulièrement par suicide ;interire, une mort lente et douloureuse ou encore une mort paisible.Tac.Ann. XV, 44.“EtpereuntibusChristianis addita ludibria, ut ferarum tergis contecti laniatu canuminterirent.”“Et pour se faire un jeu de la mort violente des chrétiens, on les couvrait de peaux de bêtes sauvages, et ils mouraient lentement déchirés par les chiens.”Serv.ap.CicFamm. IV, 5.“Si quis nostruminteriitautoccisusest.”“Si l’un de nous est mort tranquillement ou s’il a été tué.”

4.Obire mortemprésente la mort comme un accident physique ; on reste tout à fait passif ;oppetere, comme un acte moral : si l’on ne va pas chercher la mort, on l’attend du moins avec une fermeté méprisante.

5.Demori, sortir par la mort d’une société dans laquelle on laisse un vide ;intermori, être frappé pour un temps de mort apparente,ἐϰθανεῖν;emori, mourir tout à fait, par opposition à un semblant de vie passée dans le malheur, l’esclavage et la honte,πανδίϰως θανεῖν.Cic.Pis. 7.“Utemoripotius quam servire præstaret.”“Plutôt mille morts que l’esclavage.”

Mulcere. Palpare.Mulcere, passer légèrement la main sur un corps rude, par exemple, sur des cheveux pour les lisser ; au figuré, adoucir un homme en colère, commeϰαταψῆν;palpare, toucher légèrement un corps lisse, parexemple, la peau nue, pour causer par l’attouchement une sensation agréable ; au figuré, se mettre en frais d’amabilité, cajoler, commeψηλαφᾷν.

Mulcere, passer légèrement la main sur un corps rude, par exemple, sur des cheveux pour les lisser ; au figuré, adoucir un homme en colère, commeϰαταψῆν;palpare, toucher légèrement un corps lisse, parexemple, la peau nue, pour causer par l’attouchement une sensation agréable ; au figuré, se mettre en frais d’amabilité, cajoler, commeψηλαφᾷν.

Murus. Paries. Mœnia. Maceria. Parietinæ. Munimenta.1.Murus, toute espèce de bâtisse en forme de mur, au point de vue exclusif de la forme, sans égard à la destination,τεῖχος;paries, mur latéral, mur mitoyen ou cloison servant à établir des séparations,τοῖχος;mœnia, murs d’une ville pour servir de défense contre l’ennemi,περίϐολος;maceria, le mur qui entoure une pièce de terre pour en marquer les limites et pour la protéger contre les voleurs, la clôture d’un jardin, d’un vignoble,θριγϰός.Virg.Æn. VI, 549.“Mœnialata videt triplici circumdata muro.”“Il voit une vaste enceinte entourée d’un triple mur.”Tac.Ann. XV, 43.“Nero instituit, ut urbis domus non communione parietum sed propriis quæque muris ambirentur.”“Néron décida que les maisons de Rome n’auraient plus de murs mitoyens, que chacune aurait les siens.”2.Muri,mœnia, etc., murs en bon état d’entretien ;parietinæ, murs en ruine.3.Mœnia, remparts d’une ville propres à résister à un coup de main ;munimenta, fortifications régulières d’une place forte ou d’un camp retranché, capables de braver un assaut.

1.Murus, toute espèce de bâtisse en forme de mur, au point de vue exclusif de la forme, sans égard à la destination,τεῖχος;paries, mur latéral, mur mitoyen ou cloison servant à établir des séparations,τοῖχος;mœnia, murs d’une ville pour servir de défense contre l’ennemi,περίϐολος;maceria, le mur qui entoure une pièce de terre pour en marquer les limites et pour la protéger contre les voleurs, la clôture d’un jardin, d’un vignoble,θριγϰός.Virg.Æn. VI, 549.“Mœnialata videt triplici circumdata muro.”“Il voit une vaste enceinte entourée d’un triple mur.”Tac.Ann. XV, 43.“Nero instituit, ut urbis domus non communione parietum sed propriis quæque muris ambirentur.”“Néron décida que les maisons de Rome n’auraient plus de murs mitoyens, que chacune aurait les siens.”

2.Muri,mœnia, etc., murs en bon état d’entretien ;parietinæ, murs en ruine.

3.Mœnia, remparts d’une ville propres à résister à un coup de main ;munimenta, fortifications régulières d’une place forte ou d’un camp retranché, capables de braver un assaut.

Mutilare. Truncare.Mutilarese dit de mutilations légères, comme de briser les cornes, de couper le nez, les doigts, etc. ;truncare, de mutilations graves, comme de trancher les bras, les pieds, les mains. On peut comparer lesmutilata membraà des rameaux et à des scionsrompus ; lestruncata, à de grosses branches abattues.

Mutilarese dit de mutilations légères, comme de briser les cornes, de couper le nez, les doigts, etc. ;truncare, de mutilations graves, comme de trancher les bras, les pieds, les mains. On peut comparer lesmutilata membraà des rameaux et à des scionsrompus ; lestruncata, à de grosses branches abattues.

Nasus. Nares.Nasus, le nez, partie saillante du visage,ῥίν;nares, les fosses nasales ou narines, organe actif du sens de l’odorat,μυϰτῆρες.

Nasus, le nez, partie saillante du visage,ῥίν;nares, les fosses nasales ou narines, organe actif du sens de l’odorat,μυϰτῆρες.

Navigium. Navis. Celox. Lembus. Liburna. Scapha. Cymba. Linter.Navigiumest le terme général, comme bâtiment ;navis, véritable vaisseau destiné à de longues traversées ;celox,lembusetliburna, bateaux qu’on peut équiper et armer en guerre ;scapha,cymbaetlinter, canots ou nacelles destinés à de courtes excursions et à un simple trajet d’un bord à l’autrescaphaetcymba, larges, en forme de chaloupe ;linter, long et effilé, en forme de pirogue.

Navigiumest le terme général, comme bâtiment ;navis, véritable vaisseau destiné à de longues traversées ;celox,lembusetliburna, bateaux qu’on peut équiper et armer en guerre ;scapha,cymbaetlinter, canots ou nacelles destinés à de courtes excursions et à un simple trajet d’un bord à l’autrescaphaetcymba, larges, en forme de chaloupe ;linter, long et effilé, en forme de pirogue.

Necessarius. Propinquus. Cognatus. Consanguineus. Affinis.1.Necessarius, toute personne à laquelle on est lié par un rapport durable, par des relations d’affaires en qualité decollega, depatronus, decliens, ou par des relations privées en qualité defamiliaris, d’amicus, commeπροσήϰοντες;propinquus, toute personne à laquelle on tient par des rapports de famille, parent quelconque, commeἀγχιστεῖςetἔται: c’est le terme générique qui comprend, outre lecognatuset leconsanguineusou parents par le sang, l’affinisou parent par mariage ou alliance, commeϰηδεστής.2.Cognatio, la parenté par le sang entre membres de la famille, commeσύναιμος;consanguinitas, celle de nations qui appartiennent à la même race, commeσυγγενής.Cæs.B. G. VII, 32.“Hominem summæ potentiæ et magnæcognationis.”“Personnage très-puissant et de grande famille.”Comparez avecI, 11.“Ambarii necessarii etconsanguineiÆduorum.”“Les Ambarriens attachés aux Éduens et de même race qu’eux.”

1.Necessarius, toute personne à laquelle on est lié par un rapport durable, par des relations d’affaires en qualité decollega, depatronus, decliens, ou par des relations privées en qualité defamiliaris, d’amicus, commeπροσήϰοντες;propinquus, toute personne à laquelle on tient par des rapports de famille, parent quelconque, commeἀγχιστεῖςetἔται: c’est le terme générique qui comprend, outre lecognatuset leconsanguineusou parents par le sang, l’affinisou parent par mariage ou alliance, commeϰηδεστής.

2.Cognatio, la parenté par le sang entre membres de la famille, commeσύναιμος;consanguinitas, celle de nations qui appartiennent à la même race, commeσυγγενής.Cæs.B. G. VII, 32.“Hominem summæ potentiæ et magnæcognationis.”“Personnage très-puissant et de grande famille.”Comparez avecI, 11.“Ambarii necessarii etconsanguineiÆduorum.”“Les Ambarriens attachés aux Éduens et de même race qu’eux.”

Necesse est. Oportet. Opus est. Debere.1.Necesse estexprime une exigence de la nature et de la nécessité, commeἀνάγϰη ἐστίν;oportet, une exigence de la morale et de l’honneur, commeχρή; opus est, de la prudence, commeδεῖ.Cic.Orat. II, 25.“Jure omnia defenduntur quæ sunt ejus generis, ut autoportuerit, aut licuerit, autnecesse fuerit.”“On excuse tous les faits de ce genre en se rejetant sur une obligation morale, sur une liberté consacrée par l’usage ou sur la nécessité.”Att. IV, 6.“Si loquor de republica quodoportet, insanus, si quodopus est, servus existimor.”“Si je parle honneur à propos des affaires publiques, je passe pour un insensé ; si je parle prudence, je passe pour un esclave.”Sen.Ep. 94.“Emo non quodopus est, sed quodnecesse est; quod nonopus est, asse carum est.”“Je ne fais point tous les achats qu’exigerait la prudence, mais seulement ceux qu’exige la nécessité ; pour une acquisition que la prudence ne commande pas, c’est trop d’une pièce de cuivre.”Sall.Jug. 31.“Nihil vi, nihil secessioneopus est;necesse estsuomet ipsi more præcipites eant.”“La prudence n’exige de vous ni violence ni retraite sur le mont sacré ; il faut de toute nécessité que leur propre conduite les entraîne à leur perte.”2.Oportetexprime le droit que les autres exercent sur nous au nom de la morale ;debere, l’obligation morale à laquelle nous nous sentons soumis, commeὀφείλειν.Tac.H. IV, 7.“Accusatores etiamsi puniri nonoporteat, ostentari nondebere.”“Si on n’était point obligé en droit à punir les accusateurs, du moins ne devait-on pas les montrer au public.”

1.Necesse estexprime une exigence de la nature et de la nécessité, commeἀνάγϰη ἐστίν;oportet, une exigence de la morale et de l’honneur, commeχρή; opus est, de la prudence, commeδεῖ.Cic.Orat. II, 25.“Jure omnia defenduntur quæ sunt ejus generis, ut autoportuerit, aut licuerit, autnecesse fuerit.”“On excuse tous les faits de ce genre en se rejetant sur une obligation morale, sur une liberté consacrée par l’usage ou sur la nécessité.”Att. IV, 6.“Si loquor de republica quodoportet, insanus, si quodopus est, servus existimor.”“Si je parle honneur à propos des affaires publiques, je passe pour un insensé ; si je parle prudence, je passe pour un esclave.”Sen.Ep. 94.“Emo non quodopus est, sed quodnecesse est; quod nonopus est, asse carum est.”“Je ne fais point tous les achats qu’exigerait la prudence, mais seulement ceux qu’exige la nécessité ; pour une acquisition que la prudence ne commande pas, c’est trop d’une pièce de cuivre.”Sall.Jug. 31.“Nihil vi, nihil secessioneopus est;necesse estsuomet ipsi more præcipites eant.”“La prudence n’exige de vous ni violence ni retraite sur le mont sacré ; il faut de toute nécessité que leur propre conduite les entraîne à leur perte.”

2.Oportetexprime le droit que les autres exercent sur nous au nom de la morale ;debere, l’obligation morale à laquelle nous nous sentons soumis, commeὀφείλειν.Tac.H. IV, 7.“Accusatores etiamsi puniri nonoporteat, ostentari nondebere.”“Si on n’était point obligé en droit à punir les accusateurs, du moins ne devait-on pas les montrer au public.”

Negare. Infitiari. Infitias ire. Denegare. Pernegare. Recusare. Abnuere. Renuere. Repudiare.1.Negare, nier au nom de la vérité qu’on voit ou qu’on prétend voir, commeἀποφάναι,οὐ φάναι;infiteri,infitiarietinfitias ire, renier, désavouer pour quelque raison d’intérêt personnel, commeἀρνεῖσθαι.Cic.Fr. Tog. cand. p. 525. Or.“Denique illi negare potuerunt etnegarunt; tu tibi neinfitiandæquidem impudentiæ locum reliquisti.”“Pour eux, ils pouvaient nier et ils ont nié le fait ; pour toi, tu ne t’es même pas réservé le moyen de désavouer ton effronterie.”2.Infiteri, terme vieilli ;infitiari, terme usuel et général.Infitias irene se construit en prose qu’avec une négation et répond alors à ne pas disconvenir.3.Negatio, négation qui a pour but ou pour effet d’instruire l’auditeur ;pernegatioounegitatio, de le convaincre quand il se montre incrédule ;denegatio, de le chagriner, particulièrement à propos d’une prière qu’on n’exauce pas.Mart.Ep. IV, 82.“Negarejussi,pernegarenon jussi.”“J’ai voulu un non tout court, je n’ai pas voulu de non répétés.”Cic.Phil. XI, 8, 19.“In quo maximum nobis onus imposuit ;assensero: ambitionem induxero in curiam ;negaro: videbor suffragio meo tanquam comitiis honorem homini amicissimodenegasse.”“L. César nous a mis là sur les épaules un pesant fardeau. Dire oui, c’est introduire des cabales dans le palais du sénat ; dire non,c’est paraître dénier par mon vote, comme par une décision des comices, cet honneur à mon meilleur ami.”4.Negarene suppose qu’une demande, ou faite ou faisable, à laquelle on répond non ;recusaresuppose une insinuation qu’on repousse, d’où il résulte quenegareest une manière de parler plus répandue et plus douce querecusare; car lenegans, qu’on questionne ou qu’on prie, nie simplement la possibilité de la chose ; lerecusansse retranche sur-le-champ dans son droit, il proteste contre l’insinuation en homme qu’on menace ou sur lequel on empiète. Aussinegare,denegare, sont-ils plus usités à propos d’affaires particulières ;recusare, à propos d’affaires publiques.5.Negareetrecusareexigent des paroles ou des discours ;abnuereetrenueren’exigent guère que des signes ou des gestes :abnuere, un geste de la main pour congédier, commeἀπονεύω;renuere, un signe qui consiste à retirer la tête en arrière, commeἀνανεύω.6.Abnuereest une manière amicale ;renuere, une manière hautaine de dire non.7.Recusarese rapporte à un objet qui s’annonce comme un fardeau et qui entreprend sur la résignation des gens, par opposition àsuscipere;repudiare, à un objet qui s’annonce comme un bien et qui promet du profit ou du plaisir, par opposition àassumere.Cic.Finn. I, 10,33.“Sæpe eveniet ut etvoluptates repudiandæsint etmolestianon recusanda.”“Il y aura souvent lieu et de congédier les plaisirs et de ne pas repousser la peine.”

1.Negare, nier au nom de la vérité qu’on voit ou qu’on prétend voir, commeἀποφάναι,οὐ φάναι;infiteri,infitiarietinfitias ire, renier, désavouer pour quelque raison d’intérêt personnel, commeἀρνεῖσθαι.Cic.Fr. Tog. cand. p. 525. Or.“Denique illi negare potuerunt etnegarunt; tu tibi neinfitiandæquidem impudentiæ locum reliquisti.”“Pour eux, ils pouvaient nier et ils ont nié le fait ; pour toi, tu ne t’es même pas réservé le moyen de désavouer ton effronterie.”

2.Infiteri, terme vieilli ;infitiari, terme usuel et général.Infitias irene se construit en prose qu’avec une négation et répond alors à ne pas disconvenir.

3.Negatio, négation qui a pour but ou pour effet d’instruire l’auditeur ;pernegatioounegitatio, de le convaincre quand il se montre incrédule ;denegatio, de le chagriner, particulièrement à propos d’une prière qu’on n’exauce pas.Mart.Ep. IV, 82.“Negarejussi,pernegarenon jussi.”“J’ai voulu un non tout court, je n’ai pas voulu de non répétés.”Cic.Phil. XI, 8, 19.“In quo maximum nobis onus imposuit ;assensero: ambitionem induxero in curiam ;negaro: videbor suffragio meo tanquam comitiis honorem homini amicissimodenegasse.”“L. César nous a mis là sur les épaules un pesant fardeau. Dire oui, c’est introduire des cabales dans le palais du sénat ; dire non,c’est paraître dénier par mon vote, comme par une décision des comices, cet honneur à mon meilleur ami.”

4.Negarene suppose qu’une demande, ou faite ou faisable, à laquelle on répond non ;recusaresuppose une insinuation qu’on repousse, d’où il résulte quenegareest une manière de parler plus répandue et plus douce querecusare; car lenegans, qu’on questionne ou qu’on prie, nie simplement la possibilité de la chose ; lerecusansse retranche sur-le-champ dans son droit, il proteste contre l’insinuation en homme qu’on menace ou sur lequel on empiète. Aussinegare,denegare, sont-ils plus usités à propos d’affaires particulières ;recusare, à propos d’affaires publiques.

5.Negareetrecusareexigent des paroles ou des discours ;abnuereetrenueren’exigent guère que des signes ou des gestes :abnuere, un geste de la main pour congédier, commeἀπονεύω;renuere, un signe qui consiste à retirer la tête en arrière, commeἀνανεύω.

6.Abnuereest une manière amicale ;renuere, une manière hautaine de dire non.

7.Recusarese rapporte à un objet qui s’annonce comme un fardeau et qui entreprend sur la résignation des gens, par opposition àsuscipere;repudiare, à un objet qui s’annonce comme un bien et qui promet du profit ou du plaisir, par opposition àassumere.Cic.Finn. I, 10,33.“Sæpe eveniet ut etvoluptates repudiandæsint etmolestianon recusanda.”“Il y aura souvent lieu et de congédier les plaisirs et de ne pas repousser la peine.”

Neutiquam. Nequaquam. Minime.Neutiquam, en aucun cas, par opposition àutique;nequaquam, en aucune façon ;minime, pas le moins du monde.

Neutiquam, en aucun cas, par opposition àutique;nequaquam, en aucune façon ;minime, pas le moins du monde.

Nihil est. Nihili est. Nullus est.Nihil estexprime le comble de l’impuissance et de l’incapacité, comme être autant que rien ;nihili est, le défaut absolu de valeur, l’inutilité complète, comme ne compter pour rien ; enfin,nullus est, la négation de l’existence : n’être plus.

Nihil estexprime le comble de l’impuissance et de l’incapacité, comme être autant que rien ;nihili est, le défaut absolu de valeur, l’inutilité complète, comme ne compter pour rien ; enfin,nullus est, la négation de l’existence : n’être plus.

Nominare. Nuncupare. Vocare. Appellare.Nominareetnuncupare, désigner une personne par son nom :nominare, par un nom qui lui appartient de vieille date ;nuncupare, donner un nom à un objet qui n’en a pas encore, dénommer, surnommer.Appellareetvocare, désigner une personne ou un objet par un nom, un titre ou un attribut quelconque.

Nominareetnuncupare, désigner une personne par son nom :nominare, par un nom qui lui appartient de vieille date ;nuncupare, donner un nom à un objet qui n’en a pas encore, dénommer, surnommer.Appellareetvocare, désigner une personne ou un objet par un nom, un titre ou un attribut quelconque.

Nonnunquam. Interdum. Aliquando.Nonnunquam, de temps à autre, opposé ànunquametsemper, se rapproche de l’idée exprimée parsæpius, commeἔσθ’ ὅτε;interdum, parfois, opposé àcrebro, se rapproche de l’idée exprimée parrarius, commeἐνίοτε; enfin,aliquando, quelquefois, une ou deux fois, opposé àsemel, se rapproche de l’idée exprimée parpropenunquam, commeποτέ. Lesinterdum factasont des faits isolés ; lesnonnunquam facta, des faits qui se répètent ; lesaliquando facta, des faits rares.Cic.Sext. 54.“Comitiorumetconcionumsignificationes interdum veræ sunt, nonnunquam vitiatæ et corruptæ.”“Les manifestations de comices et des autres assemblées sont parfois vraies ;ne sont-elles pas, de temps à autre, entachées de fraude et de violence ?”

Nonnunquam, de temps à autre, opposé ànunquametsemper, se rapproche de l’idée exprimée parsæpius, commeἔσθ’ ὅτε;interdum, parfois, opposé àcrebro, se rapproche de l’idée exprimée parrarius, commeἐνίοτε; enfin,aliquando, quelquefois, une ou deux fois, opposé àsemel, se rapproche de l’idée exprimée parpropenunquam, commeποτέ. Lesinterdum factasont des faits isolés ; lesnonnunquam facta, des faits qui se répètent ; lesaliquando facta, des faits rares.Cic.Sext. 54.“Comitiorumetconcionumsignificationes interdum veræ sunt, nonnunquam vitiatæ et corruptæ.”“Les manifestations de comices et des autres assemblées sont parfois vraies ;ne sont-elles pas, de temps à autre, entachées de fraude et de violence ?”

Novus. Recens. Novicius.1.Novus, nouveau, se dit de ce qui n’existait pas précédemment, par opposition àantiquus, commeνέος;recens, récent, de ce qui n’existe pas depuis longtemps, commeϰαινός.2.Novusse prend généralement pour tout ce qui est nouveau ; il y a, de plus, dansnovicius, l’idée accessoire du novice qui a de nouvelles habitudes à prendre ou du nouveau venu auquel il faut que les autres s’habituent.

1.Novus, nouveau, se dit de ce qui n’existait pas précédemment, par opposition àantiquus, commeνέος;recens, récent, de ce qui n’existe pas depuis longtemps, commeϰαινός.

2.Novusse prend généralement pour tout ce qui est nouveau ; il y a, de plus, dansnovicius, l’idée accessoire du novice qui a de nouvelles habitudes à prendre ou du nouveau venu auquel il faut que les autres s’habituent.

Numen. Deus. Divus. Semo. Heros.Numen, pris dans son acception générale, tout être divin,δαίμων. C’est le terme générique, par rapport àdeus, anciennementdivus, le dieu,θεός, et àsemideus, le demi-dieu,ἡμίθεος, ousemo, moitié homme, moitié dieu. L’usage a donné pour équivalent à ces deux mots, outreheros, qui est d’origine étrangère,numen, pris dans son acception restreinte.Plin.Pan. 2, 3.“Nusquam utdeo, nusquam utnuminiblandimur.”“Nous ne cherchons aucune occasion de lui complaire comme à un dieu, ni même comme à un demi-dieu.”

Numen, pris dans son acception générale, tout être divin,δαίμων. C’est le terme générique, par rapport àdeus, anciennementdivus, le dieu,θεός, et àsemideus, le demi-dieu,ἡμίθεος, ousemo, moitié homme, moitié dieu. L’usage a donné pour équivalent à ces deux mots, outreheros, qui est d’origine étrangère,numen, pris dans son acception restreinte.Plin.Pan. 2, 3.“Nusquam utdeo, nusquam utnuminiblandimur.”“Nous ne cherchons aucune occasion de lui complaire comme à un dieu, ni même comme à un demi-dieu.”

Nuper. Modo.Nuper, il y a quelques jours, quelques mois, même quelques années, dernièrement,νεωστί;modo, il y a quelques instants, à l’instant même,ἄ ρτι.Cic.Verr. IV, 3, 6.“Nuperhomines nobiles ejusmodi ; sed quid diconuper? imo veromodoac plane paulo ante vidimus.”“De ces hommes illustres nous en avons vu dernièrement. Et que signifie ce dernièrement ? Ne les voyions-nous pas encore tout à l’heure, à l’instant ?”Tusc. I, 24.“Quanta memoria fuitnuperCharmadas ! quanta quimodofuit Scepsius Metrodorus !”“Et, dans ces derniers temps, quelle mémoire chez Charmadas ! quelle encore chez Scepsius Métrodorus, qui vient à peine de s’éteindre !”

Nuper, il y a quelques jours, quelques mois, même quelques années, dernièrement,νεωστί;modo, il y a quelques instants, à l’instant même,ἄ ρτι.Cic.Verr. IV, 3, 6.“Nuperhomines nobiles ejusmodi ; sed quid diconuper? imo veromodoac plane paulo ante vidimus.”“De ces hommes illustres nous en avons vu dernièrement. Et que signifie ce dernièrement ? Ne les voyions-nous pas encore tout à l’heure, à l’instant ?”Tusc. I, 24.“Quanta memoria fuitnuperCharmadas ! quanta quimodofuit Scepsius Metrodorus !”“Et, dans ces derniers temps, quelle mémoire chez Charmadas ! quelle encore chez Scepsius Métrodorus, qui vient à peine de s’éteindre !”

Objicere. Exprobrare.Objicere, adresser à quelqu’un un reproche dont il peut se justifier comme d’une accusation ;exprobrare, un blâme qu’il est obligé de laisser peser sur lui. L’objiciensentend qu’on s’explique ; l’exprobransne cherche qu’à couvrir de honte.Cic.Verr. V, 50, 132.“Num casus bellicos tibiexprobrareautobjicerevideor ?”“Est-ce que j’ai l’air de tirer contre toi des hasards de la guerre un sujet de blâme ou de reproche ?”

Objicere, adresser à quelqu’un un reproche dont il peut se justifier comme d’une accusation ;exprobrare, un blâme qu’il est obligé de laisser peser sur lui. L’objiciensentend qu’on s’explique ; l’exprobransne cherche qu’à couvrir de honte.Cic.Verr. V, 50, 132.“Num casus bellicos tibiexprobrareautobjicerevideor ?”“Est-ce que j’ai l’air de tirer contre toi des hasards de la guerre un sujet de blâme ou de reproche ?”


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