Oblectatio. Delectatio.Oblectatio, occupation agréable, passe-temps, amusement qui préserve de l’ennui et procure quelque plaisir ;delectatio, véritable divertissement qui procure une jouissance positive et un plaisir solide.Cic.Orat. I, 26.“In iis artibus, in quibus non utilitas quæritur necessaria, sed animi libera quædamoblectatio.”“Dans les études qui n’ont point un but d’utilité et de nécessité, qui amusent l’esprit sans l’assujettir.”EtEp. Qu. Fr. II, 14.“Satis commode meoblectabam.”“J’étais assez agréablement occupé.”Comparez avecFamm. IX, 24.“Magna tedelectationeet voluptate privavisti.”“Tu as perdu par ta faute un plaisir vif et charmant.”Obligare, v.Ligare.Obliquus, v.Transversus.Oblitus, v.Delibutus.Obscurum. Tenebræ. Caligo. Tenebricosus. Opacus. Umbrosus.1.Obscurum, sombre, s’entend d’une simple privation d’éclairage, commeσϰότος, par opposition àillustre;tenebræ, d’une privation de lumière, c’est l’obscurité,ζόφος,ϰνέφας, par opposition àlux; enfin,caligosignifie quelque chose de réel et d’opposé à la lumière et à la clarté, les ténèbres,ἄχλυς.Caligorenchérit surtenebræ, qui renchérit surobscuritas, qui renchérit suropacumetumbrosum.Cic.Acadd. IV, 23, 72.“Sensus quidem nonobscurosfacit sedtenebricosos.”“Les sens, loin de nous éclairer, nous retiennent dans l’obscurité.”Plin.Ep. VII, 21.“Cubicula obductis velisopaca, nec tamenobscurafacio.”“Mes tentures donnent de l’ombre à mes pièces sans les rendre sombres.”Tac.H. II, 32.“Senatum et populum nunquamobscurarinomina, etsi aliquandoobumbrentur.”“Rien ne ternira jamais les noms du sénat et du peuple, quoiqu’une ombre puisse passer dessus.”Au figuré,obscurusdésigne ce qui n’a point de prix, ce que personne ne remarque ;tenebricosummarque quelque chose de positivement mauvais qui recherche l’obscurité pour passer inaperçu.2.Opacus, ombragé, avec l’idée d’une fraîcheur agréable et bienfaisante, par opposition àapertusetapricus, commeεὔσϰιος;umbrosus, plein d’ombre, presque sombre,σϰιόεις.Obsecrare, v.Rogare.Obsecundare,obsequi, v.Parere.Observare, v.Vereri.Obstinare, v.Destinare.Obstringere, v.Ligare.Obtestari, v.Rogare.Obtrectatio, v.Invidia.Obtutus, v.Videre.Obstinatio, v.Pervicacia.Obtemperare, v.Parere.Obtingere, v.Accidere.Obtruncare, v.Interficere.Obvenire, v.Accidere.Occasio. Opportunitas. Potestas. Copia. Facultas.Occasioetopportunitas, l’occasion offerte par la fortune et le hasard :occasio, en général, celle d’entreprendre quelque chose,ϰαιρός;opportunitas, celle d’entreprendre une chose avec facilité et avec des probabilités de succès, commeεὐϰαιρία.Potestasetcopia, l’occasion offerte par les hommes et par leur complaisance :potestas, la possibilité de faire quelque chose légitimement ;copia, celle de le faire commodément ; enfin,facultas, qui est le terme le plus général, la simple possibilité.Occidere, v.Interficere.Occulere, v.Celare.Oculi, v.Facies.Odium. Invidia. Inimicitia. Simultas.1.Odiumetinvidiaexpriment le sentiment de l’aversion ;inimicitiaetsimultas, les rapports extérieurs qui dérivent de ce sentiment.2. L’invidiaa un caractère négatif, comme la malveillance,δύσνοια, c’est un sentiment temporaire qui s’oppose àgratiaoufavor; l’odiuma un caractère positif, comme la haine,μῖσος, c’est un sentiment profondément enraciné qui s’oppose àamor. L’invidiaest le commencement de l’odii. L’invidiane s’attache qu’aux personnes ; l’odiums’attache aux personnes et aux choses.Tac.Ann. II, 56.“Armenii... sæpius discordes sunt, adversus Romanosodioet in Parthuminvidia.”“Les Arméniens sont très-souvent partagés entre leur haine pour les Romains et leur malveillance pour les Parthes.”XIII, 15.“Nero intellectainvidiaodiumintendit.”“Ces symptômes de malveillance que Néron discerna portèrent sa haine au comble.”Plin.Pan. 84, 2.“Exardescitinvidiacujus finis estodium.”“Elle s’enflamme au contact de la malveillance qui aboutit à la haine.”3.Inimicitia, toute espèce d’inimitié fondée sur l’antipathie ou sur de mauvais rapports,δυσμένεια,ἔχθρα;simultas, inimitié politique entre rivaux de pouvoir,φιλονειϰία.Suet.Vesp. 6.“Simultasquam exæmulationenon obscure gerebat.”“Licinius Mucianus, qui ne se cachait point d’être par esprit de rivalité l’ennemi politique de Vespasien.”Odorari,odorus, v.Olere.Offendere, v.Lædere.Offensio, v.Contumelia.Officium. Munus.Officium, tâche considérée comme une obligation morale qu’on remplit par conscience ;munus, comme une obligation politique imposée par délégation.Cic.Mur. 35.“Hæc suntofficianecessariorum, commoda tenuiorum,muniacandidatorum.”“C’est un devoir d’affection pour les parents, un profit pour les petites gens, une charge imposée aux candidats.”Olere. Olfacere. Fragrare. Odorari. Olidus. Odorus. Redolere. Perolere.1.Odoretolereexpriment l’odeur qu’un corps répand, par opposition àsapor, etc., commeὀσμή;olfactusetolfacere, la sensation de cette odeur ou le sens de l’odorat, par opposition àgustus, etc., commeὄσφρησις.2.Olere, sentir, par opposition à n’avoir point d’odeur, et par préférence sentir fort et mauvais, empester ;fragrare, sentir bon, embaumer.Redolereetperolerejouent le rôle de fréquentatifs ; maisredoleremarque une odeur forte, bonne ou mauvaise, indifféremment ;perolerese prend en mauvaise part pour une odeur pénétrante.3.Olfactus, l’odeur perçue par un effet involontaire du sens de l’odorat ;odoratus, odeur saisie par un effort du même sens.4.Olfacere, sentir et flairer, est passif, commeaudire, l’odeur monte au nez d’elle-même ;odorari, aspirer, renifler,ῥινηλατεῖνest actif, commeauscultare, on attire soi-même l’odeur au nez.Olfacienssentitodorem,odoranscaptat.5.Olidus, qui sent, et par préférence qui sent mauvais ;odorus, qui parfume. Par rapport à puer,bene olidusn’est qu’un opposé négatif, comme qui ne sent pas mauvais ;odorusest l’opposé positif, comme : qui sent bon. Et de même, le vieux motolordésignait la puanteur, commeoletum;odorne marque que l’odeur.Oletum, v.Lutum.Omina, v.Auguria.Omittere, v.Intermittere,MittereetRelinquere.Omnes, v.Quisque.Onus, v.Moles.Opem ferre, v.Auxilium.Olfacere,olidus, v.Olere.Omnino, v.Plane.Opacus, v.Obscurum.Opera. Labor. Industria. Gnavitas. Assiduitas. Diligentia.1.Opera, activité qui est loin d’astreindre, simple action, simple occupation matérielle, par opposition aux moments d’inaction ou encore à la pensée, au discours, au conseil, commeἐργασία;labor, activité pleine d’efforts et suivie de fatigue, le travail, par opposition au plaisir, commeπόνος.Plaut.Aul. II, 3, 7.“Operahuc est conducta vestra, nonoratio.”“On a loué vos bras, non votre langue.”Cic.Rep. I, 9.“Otiosioremoperaquamanimo.”“Plutôt désœuvré que libre d’esprit.”Liv.XXII, 22.“Utoperaquoque impensaconsiliumadjuvem meum.”“Pour mettre la main à l’exécution de mon dessein.”MaisV, 4.“Laborvoluptasque dissimillima natura, societate quadam naturali inter se sunt conjuncta.”“Le travail et le plaisir dont la nature a fait deux extrêmes et qu’elle n’a pas laissé d’unir entre eux par une sorte d’association.”2.Industria,gnavitasetsedulitasprésentent l’activité comme une qualité habituelle, par opposition à la paresse :industria, activité qui se déploie dans de grandes entreprises, celle qui anime le héros et l’homme d’État, par opposition àignavia;gnavitas, activité utile, application de l’homme rangé et de l’industriel ; enfin,sedulitas, l’activité dans les petites choses qui risque souvent de paraître comique, l’agitation perpétuelle d’une ménagère diligente, d’une nourrice dévouée, de l’homme qui fait sa cour.Colum.XII, præf. 8.“Ut cum forensibus negotiis matronalissedulitasindustriærationem parem faceret.”“La femme attentive au détail d’une maison vaut l’homme qui consacre ses forces aux affaires publiques.”3.Assiduitasetdiligentia, l’application : maisassiduitusmarque plutôt, commeσυνέχεια, la continuité : on arrive au but par des efforts longs et soutenus ;diligentiamarque plutôt l’intensité, commeἀϰρίϐεια: on arrive par un travail soigneux et exact.4.Studium, le zèle, marque exclusivement le goût et l’amour de la chose, le penchant intérieur.Operæ, v.Mercenarii.Opifex, v.Faber.Opinari, v.Censere.Opitulari, v.Auxilium.Opperiri, v.Manere.Opes, v.Divitiæ.Opimus, v.Pinguis.Opinio, v.Sententia.Oportet, v.Necesse est.Oppetere, v.Mors.Opportunitas, v.Occasio.Opprobrium, v.Ignominia.Optimates, v.Primores.Opus est, v.Necesse est.Ora, v.MargoetRipa.Optare, v.Velle.Opulentia, v.Divitiæ.Opus, v.Agere.Orare, v.Rogare.Opprimere, v.Vincere.Oræ, v.Laqueus.Oratio, v.Sermo.Orbis. Circulus. Gyrus.Orbis, mouvement circulaire, périphérie décrite dans le cours de ce mouvement ;circulus, surface circulaire ;gyrus, ligne courbe et particulièrement ligne serpentine. L’expressioninorbemconsistere(serrer les rangs sur la circonférence d’un cercle) ne pourrait pas être échangée contreincirculum(se masser dans l’intérieur d’un cercle), et le cercle formé par une société close,circulus, ne pourrait point s’appelerorbis.Tac.G. 6.“Equi nec variaregyrosnostrum in modum docentur ; in rectum aut uno flexu dextros agunt, ita conjunctoorbeut nemo posterior sit.”“Les Germains ne dressent point, comme nous, les chevaux à suivre différentes courbes ; ils les poussent droit devant eux ; quand ils les font tourner, c’est toujours par la droite, et ils se suivent alors de si près sur une ligne circulaire, qu’on ne distingue pas le premier cavalier du dernier.”Ordiri, v.Incipere.Oreæ, v.Frenum.Ornatus, v.Præditus.Ordo, v.Series.Ornare, v.Comere.Os, v.Facies.Osculum. Suavium.Osculum, baiser d’amitié ;suavium, de tendresse.Ostendere. Monstrare. Declarare.Ostendere, montrer en ce sens qu’on fait remarquer une chose, qu’on la fait voir, qu’on ne la tient pas cachée, commeφῆναι,ἐμφανίσαι;monstrare, indiquer en ce sens qu’on communique un renseignement, commeδεῖξαι; enfin,declarare, mettreen évidence en ce sens qu’on tire quelque chose au clair et qu’on dissipe des doutes, commeδηλῶσαι.Ostenta, v.Auguria.Ostentatio, v.Jactatio.Ostium. Janua. Fores. Valvæ.Ostiumetjanua, porte, ouverture qui sert à entrer et à sortir :ostium, terme général pour toute espèce de porte,θύρα;janua, terme spécial, porte de maison.Foresetvalvæ, battants destinés à fermer l’ouverture :fores, à des portes ordinaires, commeθυρίδες;valvæ, à des édifices et à des temples qui ont des portes doubles, à deux battants.Tac.Ann. XIV, 8.“Anicetus refractajanuaobvios servorum adripit ; donec adforescubiculi veniret.”“Anicétus enfonce la porte de la maison et se fait suivre par les esclaves qu’il rencontre jusqu’à la porte de la chambre d’Agrippine.”Otiari, v.Vacare.Otium. Pax. Concordia.Otium, la tranquillité en général, tandis quepaxse rapporte aux relations extérieures etconcordiaà la situation intérieure.PPædor, v.Lutum.Pæne. Prope. Fere. Ferme.Pæneetpropeservent à adoucir une expression trop forte et à faire passer une hyperbole :pæne, qui est opposé àplane, se traduit par presque ;prope, par peu s’en faut que.Fereetfermene servent qu’à se précautionner contre la lettre de l’assertion, comme à peu près, environ.Pætus, v.Strabo.Palam, v.Aperire.Palari, v.Errare.Palus, v.Lacuna.Pandus, v.Curvus.Palpare, v.Mulcere.Palus, v.Stipes.Par, v.Æquus.Parere, v.Creare.Paratus, v.Præditus.Parere. Obedire. Dicto audientem esse. Obsequi. Obsecundare. Morigerari. Obtemperare.Parere,obedireetdicto audientem esseprésentent l’obéissance comme une obligation, un devoir, une sujétion :parere, avec une idée d’humilité, l’obéissance du serviteur à son maître, du sujet à son prince, par opposition àimperare;obedire,obedire, avec un certain air de liberté, celle de l’inférieur au supérieur, du citoyen à la loi et à l’autorité ;dicto audientem esse, avec l’idée de la subordination stricte, l’obéissance passive du soldat à son général.Obsequi,obsecundare,obtemperareetmorigerariexpriment une obéissance volontaire et libre, comme être docile. L’obsequenset l’obsecundanssont dociles par amour et complaisance ; ils se montrent pleins de bonne volonté ; lemorigeranset l’obtemperansle sont par conviction, estime ou crainte ; ils font preuve de déférence.Hirt.B. Afr. 57.“Jubæ barbaro potiusobedientem fuissequam nuntio Scipionisobtemperasse.”“Obéir à un barbare, à Juba, plutôt que d’écouter le messager de Scipion.”Tac.H. II, 14.“Parata non arma modo, sedobsequiumetparendiamor”, c’est-à-dire de la docilité inspirée par l’estime et l’amour qu’ils portaient au général et du plaisir à obéir, parce qu’ils sentaient que leur cause ne pouvait pas se soutenir sans subordination et sans ordre.Cic.Orat. 71.“Dum tibirogantivoluerimobsequi.”“Voulant aller au-devant de ta prière.”Comparez avecFamm. IX, 25.“Obtemperarecogitopræceptistuis.”“Je pense me conformer à tes prescriptions.”Paries,parietinæ, v.Murus.Parilis, v.Æquus.Parma, v.Scutum.Pars. Portio.Pars, la partie, par rapport au tout ;portio, la portion ou la part, par rapport à celui qui en a la jouissance.Plin.H. N. XI, 15.“Æstiva mellatione decimampartemapibus relinqui placet, si plenæ fuerint alvi ; sin minus, pro rataportione.”“Cassius Dionysius veut qu’on laisse aux abeilles le dixième de la récolte d’été, lorsque les ruches sont pleines, et une part proportionnée lorsqu’elles ne sont pas entièrement remplies.”(Traduction de Guéroult.)Partes. Factio.Partes, parti qui se forme de lui-même en vertu de la différence des principes et des intérêts ;factio, faction qui se forme par une association étroite entre ses membres, et qui agit de concert avec une ardeur aveugle jusqu’à recourir à la violence pour assurer la suprématie de sa cause.Sall.Jug. 31.“Inter bonosamicitia, inter malosfactioest.”“Cette union, qui serait amitié entre des gens de bien, n’est qu’une faction entre des scélérats.”Particeps, v.Socius.Partiri, v.Dividere.Participare, v.Impertire.Parumper. Paulisper.Parumper, pour un peu de temps ;paulisper, pendant un peu de temps. Il suit de là queparumperse dit par préférence des actes de l’esprit,paulisper, des faits matériels, parce que l’idée de futur contenue dansparumpers’associe presque nécessairement à ces actes de l’esprit, tandis quepaulispermarque un état et une simple durée, par exemplepaulisper morari, s’arrêter quelque temps, maisparumper dubitare, hésiter pour un temps.Parvus. Minutus. Exiguus. Pusillus.Parvusetminutusexpriment la petitesse dans un sens indifférent et purement mathématique, sans idée accessoire :parvus, unepetitesse naturelle et inhérente, par opposition àmagnus, commeμιϰρός;minutus, une petitesse factice, artificielle.Exiguusetpusillusexpriment en outre une idée accessoire de mépris :exiguus, avec une nuance de pitié, comme misérable, insignifiant, par opposition àamplusou àgrandis;pusillus, avec une nuance de ridicule, comme tout petit, nain, par opposition àingens, commeτυτθός.Pascere, v.Alimenta.Passi. Prolixi. Sparsi.Passi capilli, cheveux dénoués par opposition à ceux qui sont retenus par un nœud,cohibiti nodo;prolixi, cheveux flottants par opposition à ceux qui sont relevés sur le haut de la tête,religati in verticem; enfinsparsi, cheveux épars et en désordre par opposition à des cheveux bien peignés,pexi.Passus, v.Gradus.Pati, v.Ferre.Patefacere, v.Aperire.Paternus. Patrius.Paternus,πατρῷος, ce qui appartient au père et ce qui vient de lui, comme paternel ;patrius,πάτριος, ce qui appartient aux ancêtres ou à la patrie et ce qui vient d’eux.Paulatim. Sensim. Gradatim. Pedetentim.Paulatimetsensimprésentent la gradation sous l’image d’un progrès qui passe inaperçu :paulatim, comme peu à peu, par opposition àsemeld’une seule fois ; maissensimcomme insensiblement, par opposition àrepente, tout à coup ;gradatimetpedetentim, sous l’image d’un progrès visible :gradatim, comme pas à pas etϐάδην, par opposition àcursim,saltuatim, etc. ;pedetentim, en avançant avec peine et pied à pied par opposition àcursu,equo,volatu,velis.Paulisper, v.Parumper.Paupertas. Inopia. Egestas. Mendicitas.Paupertas, modicité de ressources qui oblige à se restreindre, par opposition àdives, commeπενία;inopiaetegestas, pauvreté accablante qui impose des souffrances et des privations : maisinopiaexprime commeἀπορίαle dénûment en lui-même, le défaut de ressources qui empêche de se tirer d’affaire, par opposition àcopiaouopulentia; etegestascommeἔνδειαla pauvreté besoigneuse et nécessiteuse, par opposition àabundantia; enfinmendicitas, l’indigence qui réduit les gens à mendier,πτωχεία. Lepaupern’a pas grand’chose, l’inopset l’egenusont trop peu de chose, lemendicusn’a rien du tout. Dans la classification des rangs par échelle de richesse lespauperesforment la classe moyenne qui est obligée de vivre bourgeoisement et parcimonieusement ; lesinopeset lesegeni, quand ces deux mots ne s’appliquent point à une gêne passagère, forment la classe des pauvres qui vivent au jour le jour de leur travail et sont même exposés à souffrir la faim ; lesmendici, la classe des mendiants qui ne vivent que d’aumônes, également dépourvus de toute propriété et de toute industrie.Cic.Parad. 6.“Istampaupertatemvel potiusegestatemetmendicitatemtuam nunquam obscure tulisti.”“Médiocrité de fortune, pauvreté besoigneuse, indigence, tu as constamment porté ton sort au grand jour.”Suet.Gr. 14.“Vixit in summa pauperie et pæne inopia.”“Il vécut dans une extrême médiocrité qui était presque du dénûment.”Plin.Ep. IV, 18.“Inopiavel potius, ut Lucretius ait,egestaspatrii sermonis.”“La stérilité ou plutôt, comme parle Lucrèce, l’impuissance de la langue maternelle.”Cic.Inv. I, 47.“Propterinopiaminegestateesse.”“Tomber du dénûment dans la gêne.”Pax, v.Otium.Pavire, v.Verberare.Peccatum, v.Delictum.Peculari, v.Vastare.Peculiaris, v.Privus.Pecunia. Nummus. Moneta.Pecunia, terme collectif, somme d’argent ;nummus, la pièce d’argent par rapport à sa valeur et à son usage ;moneta, la monnaie par rapport à son empreinte et à son aspect.Pecus. Jumentum. Armentum. Grex.1.Pecus,pecoris, terme général pour tous les animaux domestiques ;jumentaetarmenta, gros bétail, bœufs, ânes, chevaux ;pecus,pecudis, petit bétail, cochons, chèvres, et par préférence les moutons.2.Jumenta, bêtes de trait, bœufs, ânes, chevaux ;armenta, bêtes de labour, bœufs et chevaux, à l’exclusion des vaches, des ânes de bât, des chevaux de selle qui ne vont ni à la voiture ni à la charrue.3. Pris au singulier et comme nom collectif,armentumsignifie un troupeau de gros bétail,ἀγέλη;grexest un troupeau de petit bétail, commeποίμνη,πῶϋ.Plin.Ep. II, 16.“Multigregesovium, multa ibi equorum boumquearmenta.”“De nombreux troupeaux de petit et de gros bétail, moutons, chevaux, bœufs.”Pecus, v.Animal.Pedica, v.Vincula.Pejor, v.Deterior.Pellucidus, v.Perlucidus.Penitus, v.Plane.Penus, v.Alimenta.Percussor, v.Homicida.Pedetentim, v.Paulatim.Pejerare, v.Perlucidus.Pelagus, v.Mare.Pellegere,pellicere, v.Perlucidus.Pellis, v.Tergus.Pendere, v.Hærere.Penna, v.Ala.Percontari, v.Rogare.Percutere, v.Interficere.Perdere. Pessundare. Pervertere. Evertere.Perdereetpessundare, anéantir :perdere, en brisant l’objet, pardestruction ;pessundare, par submersion ou par quelque autre manière de faire disparaître l’objet.Evertere,pervertereetsubvertere, renverser :evertere, en déterrant ou en arrachant ce qui est assujetti par le pied, il est opposé àfundare;pervertere, en jetant à bas ce qui se tient debout ;subvertere, par une voie secrète et souterraine, en sapant la base.Cic.Pis. 24.“Provincia tibi ista manupretium fuerit non eversæ per te sedperditæcivitatis.”“Ce sera ton salaire pour avoir causé la chute et même la ruine de l’État.”Perdere, v.Amittere.Peregrinus, v.Exterus.Perferre, v.Ferre.Perfidiosus,perfidus, v.Fidus.Peregrinari, v.Proficisci.Peremtor, v.Homicida.Perficere, v.Finire.
Oblectatio. Delectatio.Oblectatio, occupation agréable, passe-temps, amusement qui préserve de l’ennui et procure quelque plaisir ;delectatio, véritable divertissement qui procure une jouissance positive et un plaisir solide.Cic.Orat. I, 26.“In iis artibus, in quibus non utilitas quæritur necessaria, sed animi libera quædamoblectatio.”“Dans les études qui n’ont point un but d’utilité et de nécessité, qui amusent l’esprit sans l’assujettir.”EtEp. Qu. Fr. II, 14.“Satis commode meoblectabam.”“J’étais assez agréablement occupé.”Comparez avecFamm. IX, 24.“Magna tedelectationeet voluptate privavisti.”“Tu as perdu par ta faute un plaisir vif et charmant.”
Oblectatio, occupation agréable, passe-temps, amusement qui préserve de l’ennui et procure quelque plaisir ;delectatio, véritable divertissement qui procure une jouissance positive et un plaisir solide.Cic.Orat. I, 26.“In iis artibus, in quibus non utilitas quæritur necessaria, sed animi libera quædamoblectatio.”“Dans les études qui n’ont point un but d’utilité et de nécessité, qui amusent l’esprit sans l’assujettir.”EtEp. Qu. Fr. II, 14.“Satis commode meoblectabam.”“J’étais assez agréablement occupé.”Comparez avecFamm. IX, 24.“Magna tedelectationeet voluptate privavisti.”“Tu as perdu par ta faute un plaisir vif et charmant.”
Obscurum. Tenebræ. Caligo. Tenebricosus. Opacus. Umbrosus.1.Obscurum, sombre, s’entend d’une simple privation d’éclairage, commeσϰότος, par opposition àillustre;tenebræ, d’une privation de lumière, c’est l’obscurité,ζόφος,ϰνέφας, par opposition àlux; enfin,caligosignifie quelque chose de réel et d’opposé à la lumière et à la clarté, les ténèbres,ἄχλυς.Caligorenchérit surtenebræ, qui renchérit surobscuritas, qui renchérit suropacumetumbrosum.Cic.Acadd. IV, 23, 72.“Sensus quidem nonobscurosfacit sedtenebricosos.”“Les sens, loin de nous éclairer, nous retiennent dans l’obscurité.”Plin.Ep. VII, 21.“Cubicula obductis velisopaca, nec tamenobscurafacio.”“Mes tentures donnent de l’ombre à mes pièces sans les rendre sombres.”Tac.H. II, 32.“Senatum et populum nunquamobscurarinomina, etsi aliquandoobumbrentur.”“Rien ne ternira jamais les noms du sénat et du peuple, quoiqu’une ombre puisse passer dessus.”Au figuré,obscurusdésigne ce qui n’a point de prix, ce que personne ne remarque ;tenebricosummarque quelque chose de positivement mauvais qui recherche l’obscurité pour passer inaperçu.2.Opacus, ombragé, avec l’idée d’une fraîcheur agréable et bienfaisante, par opposition àapertusetapricus, commeεὔσϰιος;umbrosus, plein d’ombre, presque sombre,σϰιόεις.
1.Obscurum, sombre, s’entend d’une simple privation d’éclairage, commeσϰότος, par opposition àillustre;tenebræ, d’une privation de lumière, c’est l’obscurité,ζόφος,ϰνέφας, par opposition àlux; enfin,caligosignifie quelque chose de réel et d’opposé à la lumière et à la clarté, les ténèbres,ἄχλυς.Caligorenchérit surtenebræ, qui renchérit surobscuritas, qui renchérit suropacumetumbrosum.Cic.Acadd. IV, 23, 72.“Sensus quidem nonobscurosfacit sedtenebricosos.”“Les sens, loin de nous éclairer, nous retiennent dans l’obscurité.”Plin.Ep. VII, 21.“Cubicula obductis velisopaca, nec tamenobscurafacio.”“Mes tentures donnent de l’ombre à mes pièces sans les rendre sombres.”Tac.H. II, 32.“Senatum et populum nunquamobscurarinomina, etsi aliquandoobumbrentur.”“Rien ne ternira jamais les noms du sénat et du peuple, quoiqu’une ombre puisse passer dessus.”Au figuré,obscurusdésigne ce qui n’a point de prix, ce que personne ne remarque ;tenebricosummarque quelque chose de positivement mauvais qui recherche l’obscurité pour passer inaperçu.
2.Opacus, ombragé, avec l’idée d’une fraîcheur agréable et bienfaisante, par opposition àapertusetapricus, commeεὔσϰιος;umbrosus, plein d’ombre, presque sombre,σϰιόεις.
Occasio. Opportunitas. Potestas. Copia. Facultas.Occasioetopportunitas, l’occasion offerte par la fortune et le hasard :occasio, en général, celle d’entreprendre quelque chose,ϰαιρός;opportunitas, celle d’entreprendre une chose avec facilité et avec des probabilités de succès, commeεὐϰαιρία.Potestasetcopia, l’occasion offerte par les hommes et par leur complaisance :potestas, la possibilité de faire quelque chose légitimement ;copia, celle de le faire commodément ; enfin,facultas, qui est le terme le plus général, la simple possibilité.
Occasioetopportunitas, l’occasion offerte par la fortune et le hasard :occasio, en général, celle d’entreprendre quelque chose,ϰαιρός;opportunitas, celle d’entreprendre une chose avec facilité et avec des probabilités de succès, commeεὐϰαιρία.Potestasetcopia, l’occasion offerte par les hommes et par leur complaisance :potestas, la possibilité de faire quelque chose légitimement ;copia, celle de le faire commodément ; enfin,facultas, qui est le terme le plus général, la simple possibilité.
Odium. Invidia. Inimicitia. Simultas.1.Odiumetinvidiaexpriment le sentiment de l’aversion ;inimicitiaetsimultas, les rapports extérieurs qui dérivent de ce sentiment.2. L’invidiaa un caractère négatif, comme la malveillance,δύσνοια, c’est un sentiment temporaire qui s’oppose àgratiaoufavor; l’odiuma un caractère positif, comme la haine,μῖσος, c’est un sentiment profondément enraciné qui s’oppose àamor. L’invidiaest le commencement de l’odii. L’invidiane s’attache qu’aux personnes ; l’odiums’attache aux personnes et aux choses.Tac.Ann. II, 56.“Armenii... sæpius discordes sunt, adversus Romanosodioet in Parthuminvidia.”“Les Arméniens sont très-souvent partagés entre leur haine pour les Romains et leur malveillance pour les Parthes.”XIII, 15.“Nero intellectainvidiaodiumintendit.”“Ces symptômes de malveillance que Néron discerna portèrent sa haine au comble.”Plin.Pan. 84, 2.“Exardescitinvidiacujus finis estodium.”“Elle s’enflamme au contact de la malveillance qui aboutit à la haine.”3.Inimicitia, toute espèce d’inimitié fondée sur l’antipathie ou sur de mauvais rapports,δυσμένεια,ἔχθρα;simultas, inimitié politique entre rivaux de pouvoir,φιλονειϰία.Suet.Vesp. 6.“Simultasquam exæmulationenon obscure gerebat.”“Licinius Mucianus, qui ne se cachait point d’être par esprit de rivalité l’ennemi politique de Vespasien.”
1.Odiumetinvidiaexpriment le sentiment de l’aversion ;inimicitiaetsimultas, les rapports extérieurs qui dérivent de ce sentiment.
2. L’invidiaa un caractère négatif, comme la malveillance,δύσνοια, c’est un sentiment temporaire qui s’oppose àgratiaoufavor; l’odiuma un caractère positif, comme la haine,μῖσος, c’est un sentiment profondément enraciné qui s’oppose àamor. L’invidiaest le commencement de l’odii. L’invidiane s’attache qu’aux personnes ; l’odiums’attache aux personnes et aux choses.Tac.Ann. II, 56.“Armenii... sæpius discordes sunt, adversus Romanosodioet in Parthuminvidia.”“Les Arméniens sont très-souvent partagés entre leur haine pour les Romains et leur malveillance pour les Parthes.”XIII, 15.“Nero intellectainvidiaodiumintendit.”“Ces symptômes de malveillance que Néron discerna portèrent sa haine au comble.”Plin.Pan. 84, 2.“Exardescitinvidiacujus finis estodium.”“Elle s’enflamme au contact de la malveillance qui aboutit à la haine.”
3.Inimicitia, toute espèce d’inimitié fondée sur l’antipathie ou sur de mauvais rapports,δυσμένεια,ἔχθρα;simultas, inimitié politique entre rivaux de pouvoir,φιλονειϰία.Suet.Vesp. 6.“Simultasquam exæmulationenon obscure gerebat.”“Licinius Mucianus, qui ne se cachait point d’être par esprit de rivalité l’ennemi politique de Vespasien.”
Officium. Munus.Officium, tâche considérée comme une obligation morale qu’on remplit par conscience ;munus, comme une obligation politique imposée par délégation.Cic.Mur. 35.“Hæc suntofficianecessariorum, commoda tenuiorum,muniacandidatorum.”“C’est un devoir d’affection pour les parents, un profit pour les petites gens, une charge imposée aux candidats.”
Officium, tâche considérée comme une obligation morale qu’on remplit par conscience ;munus, comme une obligation politique imposée par délégation.Cic.Mur. 35.“Hæc suntofficianecessariorum, commoda tenuiorum,muniacandidatorum.”“C’est un devoir d’affection pour les parents, un profit pour les petites gens, une charge imposée aux candidats.”
Olere. Olfacere. Fragrare. Odorari. Olidus. Odorus. Redolere. Perolere.1.Odoretolereexpriment l’odeur qu’un corps répand, par opposition àsapor, etc., commeὀσμή;olfactusetolfacere, la sensation de cette odeur ou le sens de l’odorat, par opposition àgustus, etc., commeὄσφρησις.2.Olere, sentir, par opposition à n’avoir point d’odeur, et par préférence sentir fort et mauvais, empester ;fragrare, sentir bon, embaumer.Redolereetperolerejouent le rôle de fréquentatifs ; maisredoleremarque une odeur forte, bonne ou mauvaise, indifféremment ;perolerese prend en mauvaise part pour une odeur pénétrante.3.Olfactus, l’odeur perçue par un effet involontaire du sens de l’odorat ;odoratus, odeur saisie par un effort du même sens.4.Olfacere, sentir et flairer, est passif, commeaudire, l’odeur monte au nez d’elle-même ;odorari, aspirer, renifler,ῥινηλατεῖνest actif, commeauscultare, on attire soi-même l’odeur au nez.Olfacienssentitodorem,odoranscaptat.5.Olidus, qui sent, et par préférence qui sent mauvais ;odorus, qui parfume. Par rapport à puer,bene olidusn’est qu’un opposé négatif, comme qui ne sent pas mauvais ;odorusest l’opposé positif, comme : qui sent bon. Et de même, le vieux motolordésignait la puanteur, commeoletum;odorne marque que l’odeur.
1.Odoretolereexpriment l’odeur qu’un corps répand, par opposition àsapor, etc., commeὀσμή;olfactusetolfacere, la sensation de cette odeur ou le sens de l’odorat, par opposition àgustus, etc., commeὄσφρησις.
2.Olere, sentir, par opposition à n’avoir point d’odeur, et par préférence sentir fort et mauvais, empester ;fragrare, sentir bon, embaumer.Redolereetperolerejouent le rôle de fréquentatifs ; maisredoleremarque une odeur forte, bonne ou mauvaise, indifféremment ;perolerese prend en mauvaise part pour une odeur pénétrante.
3.Olfactus, l’odeur perçue par un effet involontaire du sens de l’odorat ;odoratus, odeur saisie par un effort du même sens.
4.Olfacere, sentir et flairer, est passif, commeaudire, l’odeur monte au nez d’elle-même ;odorari, aspirer, renifler,ῥινηλατεῖνest actif, commeauscultare, on attire soi-même l’odeur au nez.Olfacienssentitodorem,odoranscaptat.
5.Olidus, qui sent, et par préférence qui sent mauvais ;odorus, qui parfume. Par rapport à puer,bene olidusn’est qu’un opposé négatif, comme qui ne sent pas mauvais ;odorusest l’opposé positif, comme : qui sent bon. Et de même, le vieux motolordésignait la puanteur, commeoletum;odorne marque que l’odeur.
Opera. Labor. Industria. Gnavitas. Assiduitas. Diligentia.1.Opera, activité qui est loin d’astreindre, simple action, simple occupation matérielle, par opposition aux moments d’inaction ou encore à la pensée, au discours, au conseil, commeἐργασία;labor, activité pleine d’efforts et suivie de fatigue, le travail, par opposition au plaisir, commeπόνος.Plaut.Aul. II, 3, 7.“Operahuc est conducta vestra, nonoratio.”“On a loué vos bras, non votre langue.”Cic.Rep. I, 9.“Otiosioremoperaquamanimo.”“Plutôt désœuvré que libre d’esprit.”Liv.XXII, 22.“Utoperaquoque impensaconsiliumadjuvem meum.”“Pour mettre la main à l’exécution de mon dessein.”MaisV, 4.“Laborvoluptasque dissimillima natura, societate quadam naturali inter se sunt conjuncta.”“Le travail et le plaisir dont la nature a fait deux extrêmes et qu’elle n’a pas laissé d’unir entre eux par une sorte d’association.”2.Industria,gnavitasetsedulitasprésentent l’activité comme une qualité habituelle, par opposition à la paresse :industria, activité qui se déploie dans de grandes entreprises, celle qui anime le héros et l’homme d’État, par opposition àignavia;gnavitas, activité utile, application de l’homme rangé et de l’industriel ; enfin,sedulitas, l’activité dans les petites choses qui risque souvent de paraître comique, l’agitation perpétuelle d’une ménagère diligente, d’une nourrice dévouée, de l’homme qui fait sa cour.Colum.XII, præf. 8.“Ut cum forensibus negotiis matronalissedulitasindustriærationem parem faceret.”“La femme attentive au détail d’une maison vaut l’homme qui consacre ses forces aux affaires publiques.”3.Assiduitasetdiligentia, l’application : maisassiduitusmarque plutôt, commeσυνέχεια, la continuité : on arrive au but par des efforts longs et soutenus ;diligentiamarque plutôt l’intensité, commeἀϰρίϐεια: on arrive par un travail soigneux et exact.4.Studium, le zèle, marque exclusivement le goût et l’amour de la chose, le penchant intérieur.
1.Opera, activité qui est loin d’astreindre, simple action, simple occupation matérielle, par opposition aux moments d’inaction ou encore à la pensée, au discours, au conseil, commeἐργασία;labor, activité pleine d’efforts et suivie de fatigue, le travail, par opposition au plaisir, commeπόνος.Plaut.Aul. II, 3, 7.“Operahuc est conducta vestra, nonoratio.”“On a loué vos bras, non votre langue.”Cic.Rep. I, 9.“Otiosioremoperaquamanimo.”“Plutôt désœuvré que libre d’esprit.”Liv.XXII, 22.“Utoperaquoque impensaconsiliumadjuvem meum.”“Pour mettre la main à l’exécution de mon dessein.”MaisV, 4.“Laborvoluptasque dissimillima natura, societate quadam naturali inter se sunt conjuncta.”“Le travail et le plaisir dont la nature a fait deux extrêmes et qu’elle n’a pas laissé d’unir entre eux par une sorte d’association.”
2.Industria,gnavitasetsedulitasprésentent l’activité comme une qualité habituelle, par opposition à la paresse :industria, activité qui se déploie dans de grandes entreprises, celle qui anime le héros et l’homme d’État, par opposition àignavia;gnavitas, activité utile, application de l’homme rangé et de l’industriel ; enfin,sedulitas, l’activité dans les petites choses qui risque souvent de paraître comique, l’agitation perpétuelle d’une ménagère diligente, d’une nourrice dévouée, de l’homme qui fait sa cour.Colum.XII, præf. 8.“Ut cum forensibus negotiis matronalissedulitasindustriærationem parem faceret.”“La femme attentive au détail d’une maison vaut l’homme qui consacre ses forces aux affaires publiques.”
3.Assiduitasetdiligentia, l’application : maisassiduitusmarque plutôt, commeσυνέχεια, la continuité : on arrive au but par des efforts longs et soutenus ;diligentiamarque plutôt l’intensité, commeἀϰρίϐεια: on arrive par un travail soigneux et exact.
4.Studium, le zèle, marque exclusivement le goût et l’amour de la chose, le penchant intérieur.
Orbis. Circulus. Gyrus.Orbis, mouvement circulaire, périphérie décrite dans le cours de ce mouvement ;circulus, surface circulaire ;gyrus, ligne courbe et particulièrement ligne serpentine. L’expressioninorbemconsistere(serrer les rangs sur la circonférence d’un cercle) ne pourrait pas être échangée contreincirculum(se masser dans l’intérieur d’un cercle), et le cercle formé par une société close,circulus, ne pourrait point s’appelerorbis.Tac.G. 6.“Equi nec variaregyrosnostrum in modum docentur ; in rectum aut uno flexu dextros agunt, ita conjunctoorbeut nemo posterior sit.”“Les Germains ne dressent point, comme nous, les chevaux à suivre différentes courbes ; ils les poussent droit devant eux ; quand ils les font tourner, c’est toujours par la droite, et ils se suivent alors de si près sur une ligne circulaire, qu’on ne distingue pas le premier cavalier du dernier.”
Orbis, mouvement circulaire, périphérie décrite dans le cours de ce mouvement ;circulus, surface circulaire ;gyrus, ligne courbe et particulièrement ligne serpentine. L’expressioninorbemconsistere(serrer les rangs sur la circonférence d’un cercle) ne pourrait pas être échangée contreincirculum(se masser dans l’intérieur d’un cercle), et le cercle formé par une société close,circulus, ne pourrait point s’appelerorbis.Tac.G. 6.“Equi nec variaregyrosnostrum in modum docentur ; in rectum aut uno flexu dextros agunt, ita conjunctoorbeut nemo posterior sit.”“Les Germains ne dressent point, comme nous, les chevaux à suivre différentes courbes ; ils les poussent droit devant eux ; quand ils les font tourner, c’est toujours par la droite, et ils se suivent alors de si près sur une ligne circulaire, qu’on ne distingue pas le premier cavalier du dernier.”
Osculum. Suavium.Osculum, baiser d’amitié ;suavium, de tendresse.
Osculum, baiser d’amitié ;suavium, de tendresse.
Ostendere. Monstrare. Declarare.Ostendere, montrer en ce sens qu’on fait remarquer une chose, qu’on la fait voir, qu’on ne la tient pas cachée, commeφῆναι,ἐμφανίσαι;monstrare, indiquer en ce sens qu’on communique un renseignement, commeδεῖξαι; enfin,declarare, mettreen évidence en ce sens qu’on tire quelque chose au clair et qu’on dissipe des doutes, commeδηλῶσαι.
Ostendere, montrer en ce sens qu’on fait remarquer une chose, qu’on la fait voir, qu’on ne la tient pas cachée, commeφῆναι,ἐμφανίσαι;monstrare, indiquer en ce sens qu’on communique un renseignement, commeδεῖξαι; enfin,declarare, mettreen évidence en ce sens qu’on tire quelque chose au clair et qu’on dissipe des doutes, commeδηλῶσαι.
Ostium. Janua. Fores. Valvæ.Ostiumetjanua, porte, ouverture qui sert à entrer et à sortir :ostium, terme général pour toute espèce de porte,θύρα;janua, terme spécial, porte de maison.Foresetvalvæ, battants destinés à fermer l’ouverture :fores, à des portes ordinaires, commeθυρίδες;valvæ, à des édifices et à des temples qui ont des portes doubles, à deux battants.Tac.Ann. XIV, 8.“Anicetus refractajanuaobvios servorum adripit ; donec adforescubiculi veniret.”“Anicétus enfonce la porte de la maison et se fait suivre par les esclaves qu’il rencontre jusqu’à la porte de la chambre d’Agrippine.”
Ostiumetjanua, porte, ouverture qui sert à entrer et à sortir :ostium, terme général pour toute espèce de porte,θύρα;janua, terme spécial, porte de maison.Foresetvalvæ, battants destinés à fermer l’ouverture :fores, à des portes ordinaires, commeθυρίδες;valvæ, à des édifices et à des temples qui ont des portes doubles, à deux battants.Tac.Ann. XIV, 8.“Anicetus refractajanuaobvios servorum adripit ; donec adforescubiculi veniret.”“Anicétus enfonce la porte de la maison et se fait suivre par les esclaves qu’il rencontre jusqu’à la porte de la chambre d’Agrippine.”
Otium. Pax. Concordia.Otium, la tranquillité en général, tandis quepaxse rapporte aux relations extérieures etconcordiaà la situation intérieure.
Otium, la tranquillité en général, tandis quepaxse rapporte aux relations extérieures etconcordiaà la situation intérieure.
Pæne. Prope. Fere. Ferme.Pæneetpropeservent à adoucir une expression trop forte et à faire passer une hyperbole :pæne, qui est opposé àplane, se traduit par presque ;prope, par peu s’en faut que.Fereetfermene servent qu’à se précautionner contre la lettre de l’assertion, comme à peu près, environ.
Pæneetpropeservent à adoucir une expression trop forte et à faire passer une hyperbole :pæne, qui est opposé àplane, se traduit par presque ;prope, par peu s’en faut que.Fereetfermene servent qu’à se précautionner contre la lettre de l’assertion, comme à peu près, environ.
Parere. Obedire. Dicto audientem esse. Obsequi. Obsecundare. Morigerari. Obtemperare.Parere,obedireetdicto audientem esseprésentent l’obéissance comme une obligation, un devoir, une sujétion :parere, avec une idée d’humilité, l’obéissance du serviteur à son maître, du sujet à son prince, par opposition àimperare;obedire,obedire, avec un certain air de liberté, celle de l’inférieur au supérieur, du citoyen à la loi et à l’autorité ;dicto audientem esse, avec l’idée de la subordination stricte, l’obéissance passive du soldat à son général.Obsequi,obsecundare,obtemperareetmorigerariexpriment une obéissance volontaire et libre, comme être docile. L’obsequenset l’obsecundanssont dociles par amour et complaisance ; ils se montrent pleins de bonne volonté ; lemorigeranset l’obtemperansle sont par conviction, estime ou crainte ; ils font preuve de déférence.Hirt.B. Afr. 57.“Jubæ barbaro potiusobedientem fuissequam nuntio Scipionisobtemperasse.”“Obéir à un barbare, à Juba, plutôt que d’écouter le messager de Scipion.”Tac.H. II, 14.“Parata non arma modo, sedobsequiumetparendiamor”, c’est-à-dire de la docilité inspirée par l’estime et l’amour qu’ils portaient au général et du plaisir à obéir, parce qu’ils sentaient que leur cause ne pouvait pas se soutenir sans subordination et sans ordre.Cic.Orat. 71.“Dum tibirogantivoluerimobsequi.”“Voulant aller au-devant de ta prière.”Comparez avecFamm. IX, 25.“Obtemperarecogitopræceptistuis.”“Je pense me conformer à tes prescriptions.”
Parere,obedireetdicto audientem esseprésentent l’obéissance comme une obligation, un devoir, une sujétion :parere, avec une idée d’humilité, l’obéissance du serviteur à son maître, du sujet à son prince, par opposition àimperare;obedire,obedire, avec un certain air de liberté, celle de l’inférieur au supérieur, du citoyen à la loi et à l’autorité ;dicto audientem esse, avec l’idée de la subordination stricte, l’obéissance passive du soldat à son général.Obsequi,obsecundare,obtemperareetmorigerariexpriment une obéissance volontaire et libre, comme être docile. L’obsequenset l’obsecundanssont dociles par amour et complaisance ; ils se montrent pleins de bonne volonté ; lemorigeranset l’obtemperansle sont par conviction, estime ou crainte ; ils font preuve de déférence.Hirt.B. Afr. 57.“Jubæ barbaro potiusobedientem fuissequam nuntio Scipionisobtemperasse.”“Obéir à un barbare, à Juba, plutôt que d’écouter le messager de Scipion.”Tac.H. II, 14.“Parata non arma modo, sedobsequiumetparendiamor”, c’est-à-dire de la docilité inspirée par l’estime et l’amour qu’ils portaient au général et du plaisir à obéir, parce qu’ils sentaient que leur cause ne pouvait pas se soutenir sans subordination et sans ordre.Cic.Orat. 71.“Dum tibirogantivoluerimobsequi.”“Voulant aller au-devant de ta prière.”Comparez avecFamm. IX, 25.“Obtemperarecogitopræceptistuis.”“Je pense me conformer à tes prescriptions.”
Pars. Portio.Pars, la partie, par rapport au tout ;portio, la portion ou la part, par rapport à celui qui en a la jouissance.Plin.H. N. XI, 15.“Æstiva mellatione decimampartemapibus relinqui placet, si plenæ fuerint alvi ; sin minus, pro rataportione.”“Cassius Dionysius veut qu’on laisse aux abeilles le dixième de la récolte d’été, lorsque les ruches sont pleines, et une part proportionnée lorsqu’elles ne sont pas entièrement remplies.”(Traduction de Guéroult.)
Pars, la partie, par rapport au tout ;portio, la portion ou la part, par rapport à celui qui en a la jouissance.Plin.H. N. XI, 15.“Æstiva mellatione decimampartemapibus relinqui placet, si plenæ fuerint alvi ; sin minus, pro rataportione.”“Cassius Dionysius veut qu’on laisse aux abeilles le dixième de la récolte d’été, lorsque les ruches sont pleines, et une part proportionnée lorsqu’elles ne sont pas entièrement remplies.”(Traduction de Guéroult.)
Partes. Factio.Partes, parti qui se forme de lui-même en vertu de la différence des principes et des intérêts ;factio, faction qui se forme par une association étroite entre ses membres, et qui agit de concert avec une ardeur aveugle jusqu’à recourir à la violence pour assurer la suprématie de sa cause.Sall.Jug. 31.“Inter bonosamicitia, inter malosfactioest.”“Cette union, qui serait amitié entre des gens de bien, n’est qu’une faction entre des scélérats.”
Partes, parti qui se forme de lui-même en vertu de la différence des principes et des intérêts ;factio, faction qui se forme par une association étroite entre ses membres, et qui agit de concert avec une ardeur aveugle jusqu’à recourir à la violence pour assurer la suprématie de sa cause.Sall.Jug. 31.“Inter bonosamicitia, inter malosfactioest.”“Cette union, qui serait amitié entre des gens de bien, n’est qu’une faction entre des scélérats.”
Parumper. Paulisper.Parumper, pour un peu de temps ;paulisper, pendant un peu de temps. Il suit de là queparumperse dit par préférence des actes de l’esprit,paulisper, des faits matériels, parce que l’idée de futur contenue dansparumpers’associe presque nécessairement à ces actes de l’esprit, tandis quepaulispermarque un état et une simple durée, par exemplepaulisper morari, s’arrêter quelque temps, maisparumper dubitare, hésiter pour un temps.
Parumper, pour un peu de temps ;paulisper, pendant un peu de temps. Il suit de là queparumperse dit par préférence des actes de l’esprit,paulisper, des faits matériels, parce que l’idée de futur contenue dansparumpers’associe presque nécessairement à ces actes de l’esprit, tandis quepaulispermarque un état et une simple durée, par exemplepaulisper morari, s’arrêter quelque temps, maisparumper dubitare, hésiter pour un temps.
Parvus. Minutus. Exiguus. Pusillus.Parvusetminutusexpriment la petitesse dans un sens indifférent et purement mathématique, sans idée accessoire :parvus, unepetitesse naturelle et inhérente, par opposition àmagnus, commeμιϰρός;minutus, une petitesse factice, artificielle.Exiguusetpusillusexpriment en outre une idée accessoire de mépris :exiguus, avec une nuance de pitié, comme misérable, insignifiant, par opposition àamplusou àgrandis;pusillus, avec une nuance de ridicule, comme tout petit, nain, par opposition àingens, commeτυτθός.
Parvusetminutusexpriment la petitesse dans un sens indifférent et purement mathématique, sans idée accessoire :parvus, unepetitesse naturelle et inhérente, par opposition àmagnus, commeμιϰρός;minutus, une petitesse factice, artificielle.Exiguusetpusillusexpriment en outre une idée accessoire de mépris :exiguus, avec une nuance de pitié, comme misérable, insignifiant, par opposition àamplusou àgrandis;pusillus, avec une nuance de ridicule, comme tout petit, nain, par opposition àingens, commeτυτθός.
Passi. Prolixi. Sparsi.Passi capilli, cheveux dénoués par opposition à ceux qui sont retenus par un nœud,cohibiti nodo;prolixi, cheveux flottants par opposition à ceux qui sont relevés sur le haut de la tête,religati in verticem; enfinsparsi, cheveux épars et en désordre par opposition à des cheveux bien peignés,pexi.
Passi capilli, cheveux dénoués par opposition à ceux qui sont retenus par un nœud,cohibiti nodo;prolixi, cheveux flottants par opposition à ceux qui sont relevés sur le haut de la tête,religati in verticem; enfinsparsi, cheveux épars et en désordre par opposition à des cheveux bien peignés,pexi.
Paternus. Patrius.Paternus,πατρῷος, ce qui appartient au père et ce qui vient de lui, comme paternel ;patrius,πάτριος, ce qui appartient aux ancêtres ou à la patrie et ce qui vient d’eux.
Paternus,πατρῷος, ce qui appartient au père et ce qui vient de lui, comme paternel ;patrius,πάτριος, ce qui appartient aux ancêtres ou à la patrie et ce qui vient d’eux.
Paulatim. Sensim. Gradatim. Pedetentim.Paulatimetsensimprésentent la gradation sous l’image d’un progrès qui passe inaperçu :paulatim, comme peu à peu, par opposition àsemeld’une seule fois ; maissensimcomme insensiblement, par opposition àrepente, tout à coup ;gradatimetpedetentim, sous l’image d’un progrès visible :gradatim, comme pas à pas etϐάδην, par opposition àcursim,saltuatim, etc. ;pedetentim, en avançant avec peine et pied à pied par opposition àcursu,equo,volatu,velis.
Paulatimetsensimprésentent la gradation sous l’image d’un progrès qui passe inaperçu :paulatim, comme peu à peu, par opposition àsemeld’une seule fois ; maissensimcomme insensiblement, par opposition àrepente, tout à coup ;gradatimetpedetentim, sous l’image d’un progrès visible :gradatim, comme pas à pas etϐάδην, par opposition àcursim,saltuatim, etc. ;pedetentim, en avançant avec peine et pied à pied par opposition àcursu,equo,volatu,velis.
Paupertas. Inopia. Egestas. Mendicitas.Paupertas, modicité de ressources qui oblige à se restreindre, par opposition àdives, commeπενία;inopiaetegestas, pauvreté accablante qui impose des souffrances et des privations : maisinopiaexprime commeἀπορίαle dénûment en lui-même, le défaut de ressources qui empêche de se tirer d’affaire, par opposition àcopiaouopulentia; etegestascommeἔνδειαla pauvreté besoigneuse et nécessiteuse, par opposition àabundantia; enfinmendicitas, l’indigence qui réduit les gens à mendier,πτωχεία. Lepaupern’a pas grand’chose, l’inopset l’egenusont trop peu de chose, lemendicusn’a rien du tout. Dans la classification des rangs par échelle de richesse lespauperesforment la classe moyenne qui est obligée de vivre bourgeoisement et parcimonieusement ; lesinopeset lesegeni, quand ces deux mots ne s’appliquent point à une gêne passagère, forment la classe des pauvres qui vivent au jour le jour de leur travail et sont même exposés à souffrir la faim ; lesmendici, la classe des mendiants qui ne vivent que d’aumônes, également dépourvus de toute propriété et de toute industrie.Cic.Parad. 6.“Istampaupertatemvel potiusegestatemetmendicitatemtuam nunquam obscure tulisti.”“Médiocrité de fortune, pauvreté besoigneuse, indigence, tu as constamment porté ton sort au grand jour.”Suet.Gr. 14.“Vixit in summa pauperie et pæne inopia.”“Il vécut dans une extrême médiocrité qui était presque du dénûment.”Plin.Ep. IV, 18.“Inopiavel potius, ut Lucretius ait,egestaspatrii sermonis.”“La stérilité ou plutôt, comme parle Lucrèce, l’impuissance de la langue maternelle.”Cic.Inv. I, 47.“Propterinopiaminegestateesse.”“Tomber du dénûment dans la gêne.”
Paupertas, modicité de ressources qui oblige à se restreindre, par opposition àdives, commeπενία;inopiaetegestas, pauvreté accablante qui impose des souffrances et des privations : maisinopiaexprime commeἀπορίαle dénûment en lui-même, le défaut de ressources qui empêche de se tirer d’affaire, par opposition àcopiaouopulentia; etegestascommeἔνδειαla pauvreté besoigneuse et nécessiteuse, par opposition àabundantia; enfinmendicitas, l’indigence qui réduit les gens à mendier,πτωχεία. Lepaupern’a pas grand’chose, l’inopset l’egenusont trop peu de chose, lemendicusn’a rien du tout. Dans la classification des rangs par échelle de richesse lespauperesforment la classe moyenne qui est obligée de vivre bourgeoisement et parcimonieusement ; lesinopeset lesegeni, quand ces deux mots ne s’appliquent point à une gêne passagère, forment la classe des pauvres qui vivent au jour le jour de leur travail et sont même exposés à souffrir la faim ; lesmendici, la classe des mendiants qui ne vivent que d’aumônes, également dépourvus de toute propriété et de toute industrie.Cic.Parad. 6.“Istampaupertatemvel potiusegestatemetmendicitatemtuam nunquam obscure tulisti.”“Médiocrité de fortune, pauvreté besoigneuse, indigence, tu as constamment porté ton sort au grand jour.”Suet.Gr. 14.“Vixit in summa pauperie et pæne inopia.”“Il vécut dans une extrême médiocrité qui était presque du dénûment.”Plin.Ep. IV, 18.“Inopiavel potius, ut Lucretius ait,egestaspatrii sermonis.”“La stérilité ou plutôt, comme parle Lucrèce, l’impuissance de la langue maternelle.”Cic.Inv. I, 47.“Propterinopiaminegestateesse.”“Tomber du dénûment dans la gêne.”
Pecunia. Nummus. Moneta.Pecunia, terme collectif, somme d’argent ;nummus, la pièce d’argent par rapport à sa valeur et à son usage ;moneta, la monnaie par rapport à son empreinte et à son aspect.
Pecunia, terme collectif, somme d’argent ;nummus, la pièce d’argent par rapport à sa valeur et à son usage ;moneta, la monnaie par rapport à son empreinte et à son aspect.
Pecus. Jumentum. Armentum. Grex.1.Pecus,pecoris, terme général pour tous les animaux domestiques ;jumentaetarmenta, gros bétail, bœufs, ânes, chevaux ;pecus,pecudis, petit bétail, cochons, chèvres, et par préférence les moutons.2.Jumenta, bêtes de trait, bœufs, ânes, chevaux ;armenta, bêtes de labour, bœufs et chevaux, à l’exclusion des vaches, des ânes de bât, des chevaux de selle qui ne vont ni à la voiture ni à la charrue.3. Pris au singulier et comme nom collectif,armentumsignifie un troupeau de gros bétail,ἀγέλη;grexest un troupeau de petit bétail, commeποίμνη,πῶϋ.Plin.Ep. II, 16.“Multigregesovium, multa ibi equorum boumquearmenta.”“De nombreux troupeaux de petit et de gros bétail, moutons, chevaux, bœufs.”
1.Pecus,pecoris, terme général pour tous les animaux domestiques ;jumentaetarmenta, gros bétail, bœufs, ânes, chevaux ;pecus,pecudis, petit bétail, cochons, chèvres, et par préférence les moutons.
2.Jumenta, bêtes de trait, bœufs, ânes, chevaux ;armenta, bêtes de labour, bœufs et chevaux, à l’exclusion des vaches, des ânes de bât, des chevaux de selle qui ne vont ni à la voiture ni à la charrue.
3. Pris au singulier et comme nom collectif,armentumsignifie un troupeau de gros bétail,ἀγέλη;grexest un troupeau de petit bétail, commeποίμνη,πῶϋ.Plin.Ep. II, 16.“Multigregesovium, multa ibi equorum boumquearmenta.”“De nombreux troupeaux de petit et de gros bétail, moutons, chevaux, bœufs.”
Perdere. Pessundare. Pervertere. Evertere.Perdereetpessundare, anéantir :perdere, en brisant l’objet, pardestruction ;pessundare, par submersion ou par quelque autre manière de faire disparaître l’objet.Evertere,pervertereetsubvertere, renverser :evertere, en déterrant ou en arrachant ce qui est assujetti par le pied, il est opposé àfundare;pervertere, en jetant à bas ce qui se tient debout ;subvertere, par une voie secrète et souterraine, en sapant la base.Cic.Pis. 24.“Provincia tibi ista manupretium fuerit non eversæ per te sedperditæcivitatis.”“Ce sera ton salaire pour avoir causé la chute et même la ruine de l’État.”
Perdereetpessundare, anéantir :perdere, en brisant l’objet, pardestruction ;pessundare, par submersion ou par quelque autre manière de faire disparaître l’objet.Evertere,pervertereetsubvertere, renverser :evertere, en déterrant ou en arrachant ce qui est assujetti par le pied, il est opposé àfundare;pervertere, en jetant à bas ce qui se tient debout ;subvertere, par une voie secrète et souterraine, en sapant la base.Cic.Pis. 24.“Provincia tibi ista manupretium fuerit non eversæ per te sedperditæcivitatis.”“Ce sera ton salaire pour avoir causé la chute et même la ruine de l’État.”