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Ripa. Littus. Ora. Acta.1.Ripa, bord d’une rivière,ὄχθη;littus,ora,acta, bord de la mer.Mela.III, 9.“Orasad Eurum sequentibus nihil memorabile occurrit ; vasta omnia vastis præcisa montibus ripæ potius sunt quamlittora.”“Le rivage suivi dans la direction de l’est n’a rien de remarquable ; des espaces arides coupés par des montagnes nues font songer aux bords d’un torrent et ne rappellent guère les bords de la mer.”Vitruv.II, 9, 14.“Circaripamfluminis Padi etlittoramaris Adriatici.”“Au bord du Pô et sur les côtes de l’Adriatique.”2.Littus, bord conçu comme une ligne qui sépare la terre de la mer,ἠιὼνetῥηγμὶν, la côte ;oraetacta, comme un espace et une zone qui s’étend le long de la mer, le rivage,ἀϰτὴetαἰγιαλός:ora, au sens géographique, comme terre riveraine, par opposition à l’intérieur des terres ; maisacta, au sens esthétique, celui d’un rivage qui offre des paysages charmants et un séjour agréable.Liv.XXIV, 8.“Classem paravimus ut Africæorampopularemur, ut tuta nobis Italiælittoraessent.”“Nous avons équipé une flotte : c’est pour dévaster le rivage de l’Afrique et pour mettre à l’abri de toute insulte les côtes de l’Italie”,Plin.Ep. V, 6, 2.“Gravis et pestilensoraTuscorum, quæ perlittusextenditur.”“Il y a en Toscane, le long de la côte, une zone malsaine et empestée.”On trouvelittorisora, c’est-à-direora per littus extensa.Prudent.contr. Symm. IV, 136.“Invenit expositum secreti inlittorisacta.”“Il le trouve exposé dans un enfoncement sur une côte retirée.”Cic.Famm. IX, 6.“Ea tractes quorum et usus et delectatio est omnibus illisactiset voluptatibus anteponenda.”“Faites-vous des occupations utiles et attrayantes, préférables à tous les paysages, à tous les plaisirs qu’on demande aux bords de la mer.”C’est un mot emprunté au grec que Tacite préfère remplacer,H. III, 76, par la périphraseamœna littorum.Ritus, v.Consuetudo.Rixa, v.Disceptatio.Robustus, v.Validus.Rivalitas, v.Imitatio.Robur, v.Potentia.Rogare. Orare. Obsecrare. Obtestari. Precari. Supplicare.1.Rogareetorarese disent d’une demande, d’une requête ; on exprime tranquillement un désir : lerogansse sent l’égal de celui auquel il s’adresse et ne veut qu’une complaisance, comme l’αἰτῶν; l’oransreconnaît la supériorité de l’autre et demande un bienfait, comme leδεόμενος.Obsecrareetobtestariexpriment une requête passionnée, comme conjurer : l’obsecransest vif, comme leλιπαρῶν; l’obtestansest pressant.Cic.Att. XVI, 16.“Igitur, mi Plance,rogote atque etiamoro.”“Oui, mon cher Plancus, c’est une demande et même une requête.”Pseudocic.Red. 16.“Pro mea vos salute nonrogavitsolum, verum etiamobsecravit.”“Il ne vous a pas demandé, il vous a adjurés de me sauver.”2.Precarise dit d’une prière faite avec calme en levant les mains au ciel, commeεὔχεσθαι;supplicare, d’une invocation passionnée, commeἱϰετεύειν; on se jette à genoux ou par terre, on se tord les mains. Maisprecorse dit aussi par hyperbole de toute sollicitation, etsupplicare, de toute humble requête adressée à des hommes.Cic.Parad. V, 3.“Noctu venire domum ad eum,precari, deniquesupplicare.”“Aller le trouver la nuit dans sa maison, prier, supplier.”Rogare. Interrogare. Percontari. Sciscitari.Rogare,interrogareetquærere, faire des questions :rogare, en comptant sur une réponse, on veut savoir ;interrogare, en espérant une réponse, on souhaite de savoir.Percontarietsciscitari, presser de questions :percontari, par envie de s’instruire, d’un ton sérieux et posé, il s’agit de s’éclairer ;sciscitari, avec un air de curiosité, d’indiscrétion, de précipitation, de finesse ; il s’agit de se renseigner.Rogare, v.Petere.Rudis, v.Fustis.Rudentes, v.Laqueus.Ruina. Strages.Ruina, écroulement de matériaux superposés avec ordre, dont la base vient à céder ;strages, chute d’un corps qui se tenait debout et qu’un choc renverse.Liv.IV, 33.“Stragesruinæsimilis.”“Un abatis qui ressemble à un écroulement.”Rumor. Fama.Rumor, bruit ou nouvelle qui se propage par des voies incertaines, obscures, clandestines, par opposition à la certitude ;fama, tradition que répand la voix publique, par opposition à ce qu’on sait pour l’avoir vu de ses propres yeux. Le bruit,rumor, intéresse par sa nouveauté ; c’est un sujet de curiosité, il passe avec la génération au milieu de laquelle il est né ; la tradition,fama, intéresse par son importance ; elle entre dans le domaine de la science et se transmet comme un héritage à la postérité.Rumpere, v.Frangere.Rursus, v.Iterum.Rupes, v.Saxum.Rus, v.Villa.Rus. Ager. Rusticus. Agrestis. Rusticanus.1.Rus, la campagne, par opposition à la ville, le village avec sa banlieue ;ager, la campagne, par opposition à une localité quelconque, les champs.Cels.Med. 1.“Sanum oportet... modoruriesse, modo in urbe, sæpiusque inagro.”“Il faut, pour se porter bien, vivre tantôt à la campagne, tantôt à la ville, surtout aux champs.”2.Rusticus,ἀγροῖϰος, celui qui habite le village ;agrestis,ἄγριος, celui qui a grandi aux champs, en sauvage, commeferus: le terme est cependant plus doux, carferusexprime directement la sauvagerie comme faisant le fond du caractère, etagrestisen rappelle seulement l’idée par la désignation du séjour ou de l’origine.3. Transportant ces termes aux qualités de l’esprit,rusticusdésigne plutôt la grossièreté intellectuelle ;agrestis, la grossièreté morale.Rusticuss’entend, comme champêtre, de la timidité et de la simplicité ; il se rapproche dans le bon sens de l’innocence et dans le mauvais de la gaucherie ;agrestismarque, comme rustique, l’effronterie et la bassesse ; il ne se prend jamais en bonne part, il confine à laferitas. Lerusticus(opposéurbanus) ne blesse que les conventions du savoir-vivre ; l’agrestis(opposéhumanus) blesse les lois naturelles de la décence.4. Quand Cicéron veut adoucir encore l’idée exprimée parrusticuset prévenir toute équivoque, il emploie de préférencerusticanus.Rusticusdésigne alors le paysan qui naît, vit et meurt au village ;rusticanus, le citadin que les circonstances y relèguent. On peut ranger parmi ces derniers les provinciaux,municipes, en qualité derusticorum similes.SSabulo. Harena. Sabura.Sabulo, et dans Plinesabulum, le sable considéré comme une espèce de terre légère ;harena,arena, comme une terre sèche, pierreuse, commedes parcelles ou de la poussière de pierre, par opposition à un sol fertile ; enfin,sabura,saburrase rapporte particulièrement à l’usage qu’on fait du sable pour lester les vaisseaux.Sacellum, v.Templum.Sacer. Sanctus.Sacer, sacré, s’entend, commeἱερὸς, de ce qui est la propriété des dieux, par opposition àprofanus;sanctus, saint, de ce qui est sous leur protection, à l’abri de toute souillure, pur et sans tache, par opposition àpollutus, commeὅσιος.Sanctus homo, âme pure, agréable aux dieux ;sacer, mortel maudit, dévoué aux dieux à titre de victime expiatoire. Et de mêmesanciresignifie mettre sous la protection immédiate des dieux, en parlant, par exemple, de lois et de traités d’alliance ;sacrare, dédier aux dieux, en parlant, par exemple, de temples et d’autels.Sacramentum, v.Jusjurandum.Sacrare. Consecrare. Dicare. Dedicare.Sacrare,consecrare, mettre au nombre des choses saintes, on tient à marquer que tout usage profane de ces choses est et demeure retiré et interdit aux hommes ;dicareetdedicare, consacrer, on tient à marquer qu’on attribue aux dieux la propriété de la chose.Consecrarepeut s’employer absolument, maisdedicareexige qu’on nomme le nouveau propriétaire.Sæpe. Crebro. Frequenter. Frequentare. Celebrare.1.Sæpe, souvent, par opposition àsemel, ànonnunquam, àsemper, commeπολλάϰις; il s’agit de la répétition des mêmes actes en des temps différents ;crebroetfrequenter, fréquemment, par opposition àraro; il s’agit de la pluralité des objets ou des événements :crebro, coup sur coupet plutôt trop que trop peu, commeθαμά;frequenter, bien des fois.Creberse dit en général d’une multitude pressée et entassée ;frequens, d’une foule nombreuse.Frequenscontient un éloge, commelargus;creber, un blâme, commespissus. Et on dit du sénatfrequentes senatores, lorsqu’il s’agit de marquer qu’il est au complet ; on emploieraitcrebri, si la place manquait à cause de la presse et si les sénateurs étaient à l’étroit sur leurs siéges.2.Frequentare, visiter souvent un lieu, ne le point négliger ;celebrare, le visiter souvent et le rendre par là animé et bruyant.Sævitia. Crudelitas.Sævitia, cruauté sanguinaire du tyran qui a, comme la bête féroce, du plaisir à tuer et à faire souffrir, par opposition àmansuetudo;crudelitas, cruauté froide du juge ou du souverain qui applique la loi dans toute sa sévérité, par opposition àclementia.Sævus, v.Atrox.Saltus, v.Silva.Salsus, v.Lepidus.Saluber, v.Salus.Salus. Sanitas. Valens. Saluber. Sanus. Salutaris.1.Salusmarque en général la prolongation de l’existence, par opposition àinteritus;sanitas, un état de bonne santé, par opposition àægritudo; il s’entend du corps dans son acception primitive, de l’âme dans son acception usuelle.2.Sanusetvalens, qui approchent du sens d’integer, marquent un état sain, mais temporaire ;saluberetvalidus, qui approchent du sens derobustus, un état sain et constant.Salubris oratio, langue saine par excellence, pleine d’une vigueur naturelle ;sana oratio, langage sobre et réfléchi.3.Sanusetsaluberprésentent la santé comme un étatde bien-être ;valensetvalidus, comme une faculté qui rend propre à l’action.4. Au sens transitif,saluber, salubre, se dit de ce qui procure et conserve la santé,sanitatem, par opposition àpestilens, commeὑγιεινός;salutaris, salutaire, de ce qui sauve et conserve la vie,salutem, par opposition àpestiferus, commeσωτήριος. Caton, dansPlin., H. N. XVIII, 6.“Nihilsalutareest nisi quod toto annosalubre.”“Le seul régime salutaire, c’est un régime salubre d’un bout de l’année à l’autre.”Salus, v.Vita.Salve, v.Ave.Salutaris, v.Salus.Salvus. Sospes. Incolumis. Integer.Salvusetsospes,σῶς, conservé et sauvé, par opposition à perdu :salvus, en langage ordinaire ;sospes, dans le style élevé.Incolumisetinteger,ἀσϰηθὴς, sain et sauf, entier, intact :incolumis, par opposition à une blessure, etc. ;integer, par opposition à une insulte.Tac.H. I, 84.“Mea cum vestrasalusincolumitatesenatus firmatur”, c’est-à-dire notre salut dépend de ce qu’on ne touche pas à un seul cheveu du sénat. EtI, 66.“Verba Fabiisalutemincolumitatemque Viennensium commendantis”:salusse rapporte au danger de mort,incolumitas, au danger du pillage.Cic.Dejot. 15.“Sunt tuæ clementiæ monumenta... eorumincolumitatesquibussalutemdedisti.”“La preuve la plus solide de ta clémence, c’est que les personnes qui te doivent leur salut n’ont pas souffert le moindre dommage.”Sanare, v.Mederi.Sanctus, v.SaceretBonus.Sanguis. Cruor. Sanguineus. Sanguinolentus. Cruentus.1.Sanguis, le sang qui circule dans le corps et qui entretient la vie,αἷμα;cruor, le sang qui coule ou qui a coulé du corps,ϐρότος.Cic.N. D. II, 55.“Sanguisper venas in omnecorpus diffunditur.”“Des vaisseaux distribuent le sang dans tout le corps.”Comparez avecRosc. Am. VII, 19.“Utcruoreminimici quam recentissimum ostenderet.”“Pour faire parade du sang encore tout frais versé de son ennemi.”Tac.Ann. XII, 47.“Mox ubisanguisartus extremos suffuderit, levi ictucruoremeliciunt atque invicem lambunt.”“Dès que le sang s’est porté aux extrémités, un coup léger le fait jaillir et chacun des deux lèche celui de l’autre.”Sanguisest le principe de la vie physique,cruorle symbole du meurtre.2.Sanguineus, qui se compose de sang ;sanguinolentus, qui a l’odeur ou l’aspect du sang ;cruentus, taché de sang.Sanies. Pus.Sanies, pus liquide et dégoûtant ;pus, rongeur et pernicieux.Sanitas,sanus, v.Salus.Sapiens. Prudens. Callidus. Scitus. Solers. Cordatus. Catus.1.Sapiens, celui qui, n’ayant que des intentions pures, choisit les bonnes routes et s’attache imperturbablement à les suivre ;prudensetcallidus, celui qui sait choisir les meilleurs moyens et s’en servir avec circonspection :prudentia, sagacité ou prudence naturelle qui fait le fond du caractère ;calliditas, connaissance du monde et des hommes acquise et gagnée par l’expérience et la pratique.Cic.Fr. Scaur. 5.“Hominisprudentis natura,callidi usu, doctrina eruditi.”“Un homme que la nature a doué de finesse, que l’expérience a mûri, à qui la science a tout appris.”2.Prudens, celui qui possède un coup d’œil juste et pratique, par opposition àstultus, comme perspicace ;scitus, celui qui a du tact, de l’esprit naturel et du savoir-faire, comme avisé ;solers,sollers, celui qui possède un génie pratique et inventif, comme ingénieux, par opposition àiners;cordatus, celui qui a un sens droit, par opposition àexcors;catus, celui qui découvre et connaît des voies et des moyens secrets, comme délié.Sapor. Gustus. Gustare. Libare.1.Sapor, la saveur propre et particulière à un corps, par opposition àodor, etc. ;gustusougustatus, la perception de cette saveur ou le sens du goût, par opposition àolfactus, etc.Sen.Ep. 109.“Debet esse aptatus ad hujus modigustum, ut ille talisaporecapiatur.”“Il faut être accoutumé au goût du miel pour en apprécier la saveur.”2. Lelibansne fait que porter les choses aux lèvres ou à la bouche ; legustansen perçoit la saveur et en distingue le goût.Ovid.Am. I, 4, 34.“Si tibi forte dabit, quæprægustaveritipse, rejicelibatasillius ore dapes.”“S’il arrive qu’il commence par goûter au morceau qu’il t’offre, rejette le mets qui a effleuré ses lèvres.”Sarmentum, v.Rami.Satiare, v.Satis.Satelles. Stipator.Satelles, garde du corps considéré comme un mercenaire ;stipator, comme un défenseur.Cic.Rull. II, 13.“Ex equestri loco ducentos in singulos annosstipatorescorporis constituit, eosdem ministros etsatellitespotestatis.”“Il tire tous les ans de l’ordre des chevaliers une compagnie de deux cents gardes qui deviennent les serviteurs et les satellites du pouvoir.”Satis. Affatim. Abunde.1.Satisdésigne, comme suffisamment etἱϰανῶς, la juste mesure sans idée accessoire ;affatimetabundey ajoutent cette idée qu’il y a plutôt trop que trop peu ; maisabunde, copieusement,ἅλις, se prend au sens absolu par rapport à la chose, il y a assez ;affatim,ἀφθόνως, jusqu’à pleine satisfaction, se prend au sens relatif, par rapport à la personne, on en a assez. On peut avoir à son avis assez travaillé,affatim, sans que la quantité de travail soit suffisante et que ce soitsatis.Cic.Att.II, 16.“Puto enim me Dicæarchoaffatimsatisfecisse.”“Je me suis donné suffisamment de mal pour Dicéarque, et je trouve que c’est assez.”EtXVI, 1.“Satisest etaffatimprorsus.”“Cela suffit très-amplement.”Liv.IV, 22.“Frumentum non necessitatisatis, sed copiæ quoqueabundeex ante confecto sufficiebat.”“Les anciens magasins fournissaient du blé en suffisance, et même fort au-delà, en abondance.”2.Satiare, satisfaire, apaiser un besoin en général, la faim, un désir vif ;saturare, apaiser une envie contre nature, manie, faim canine, haine, soif du sang.Satis habere. Contentum esse. Boni consulere. Contentus. Æquus animus.1.Satis habere, estimer suffisant, exprime un jugement : il n’y a point de passion qui soit en jeu et qui empêche d’apprécier la juste mesure ;contentum esse, se contenter, exprime un sentiment : c’est une marque de modestie et d’empire sur soi-même ; enfin,boni consulere, se déclarer satisfait, exprime un acte de volonté : on renonce à voir un vœu se réaliser, on s’accommode résolument de ce qui ne peut être évité.Satis haberese construit avec l’infinitif ;contentum esse, avec l’ablatif ou avecquod.2.Contentus animusmarque un contentement relatif : on prend son parti d’une chose, on ne murmure point de ce que le bonheur reste incomplet ;æquus animusexprime le contentement absolu : on se sent complétement satisfait et on n’aspire point à un état plus heureux.Satisfactio, v.Purgatio.Saucius, v.Vulnus.Saturare, v.Satis.Saxum. Rupes. Cautes. Petræ. Scopuli. Lapis. Calculus. Scrupulus.1.Saxum,rupesetcautes, grandes masses ;lapis,calxetscrupus, petites masses de pierre.Plin.H.N. XXXVI, 22.“Silex viridis ubi invenitur,lapis, nonsaxumest.”“Le jade vert est une pierre qu’on ne trouve qu’en morceaux, ce n’est point une roche.”2.Saxa, grandes masses de pierre de toute forme,πέτραι;rupesetpetræ, masses de pierre escarpées et hautes, rochers qui peuvent être un obstacle ;cautesetscopuli, masses de pierre pleines d’aspérités et de pointes, dangereuses, écueils :cautes, roches basses, invisibles sous l’eau, perfides ;scopuli, écueils qui se dressent au-dessus des eaux, qui menacent, qui annoncent le danger,σϰόπελοι.3.Lapis, terme général, la pierre comme matière, sans égard à sa forme,λίθος;calculus, pierre polie et ronde, galet ;scrupus,scrupulus, pierre raboteuse et anguleuse, caillou ; mais ce sens descrupusn’a pour lui que l’autorité des grammairiens, et il ne se rencontre guère dans les auteurs qu’au sens figuré de scrupule.Scandere. Adscendere. Escendere. Conscendere. Inscendere.Scandere, gravir une hauteur escarpée, grimper avec effort, en s’aidant des pieds et des mains.Adscendere,escendere,conscendereetinscendere, monter en général :adscendere, sans idée accessoire, simplement par opposition àdescendere;escendere, escalader une hauteur qui sert de défense, comme un rempart, des murailles, ou encore monter en quelque lieu où l’on doit être en vue, comme une tribune aux harangues ;conscendere, monter à plusieurs, par exemple, sur un vaisseau ;inscendere, monter dans un lieu fermé, par exemple, dans une voiture.Scapha, v.Navigium.Scelestus. Sceleratus. Nefarius. Nefandus. Impius.Scelestusse rapporte aux intentions, commead scelera pronusetpromptus;sceleratus, aux actions, commesceleribus pollutus atque opertus. C’est toujours l’adjectifsceleratusqui accompagne des termes physiques, commeporta,campus,vicus, porte, champ, quartier de ville où un crime a été commis, et en général des objets ne peuvent pas s’appelerscelesta, à moins d’être personnifiés. Et de mêmenefariusetimpiusont trait à l’impiété de la personne, avec cette seule différence que la perversité : de l’impiuséclate dans ses sentiments, celle dunefariusdans ses sentiments et ses actions ; maisnefandusse rapporte exclusivement au caractère exécrable de l’action.Scelus, v.Delictum.Scientia, v.Cognitio.Scipio, v.Fustis.Scitus, v.Sapiens.Scopuli, v.Saxum.Scrobs, v.Specus.Scrupulus, v.Saxum.Schola, v.Ludus.Scindere, v.Findere.Sciscitari, v.Rogare.Scobina, v.Lima.Scropha, v.Sus.Scrutari, v.Quærere.Scutum. Clypeus. Parma.Scutum, grand bouclier qui couvre l’homme entier,σάϰος;clypeusetparma, bouclier de grandeur moyenne et de forme ronde,ἀσπίς:clypeus, pour l’infanterie ;parma, pour l’infanterie et la cavalerie ; enfin,pelta, petit bouclier en forme de demi-lune ;cetra, petit bouclier de cuir.Liv.IX, 19.“Macedonibusclupeus... Romanoscutum, majus corpori tegumentum.”“Les Macédoniens ont le bouclier rond, les Romains le grand bouclier droit, qui couvre bien mieux le corps.”XXXI, 36.“Cetratos, quospeltastasvocant, in insidiis abdiderat.”“Il avait mis en embuscade une troupe de ces soldats qui portent de petits boucliers de cuir et qu’on appelle ordinairement peltastes.”Scyphus, v.Poculum.Secessio, v.Turbæ.Secreta, v.Arcana.Securis, v.Ascia.Securus, v.Tutus.Sedes. Sedile. Sella.Sedes, siége offert par la nature,ἕδος;sedileetsella, meuble fait pour s’asseoir :sedile, quelle que soit la forme, chaise ou banc, mobile ou à demeure,ἕδρα;sella, de forme déterminée, chaise ou fauteuil,θρόνος.Seditio, v.Turbæ.Segnitia, v.Ignavia.Semita, v.Iter.Semo, v.Numen.Semper. Usque.Semper, toujours et éternellement, sans restriction ni limite, au sens absolu ;usque, toujours, mais dans des limites déterminées, au sens relatif,usque dum,donec, etc. ; on le rencontre sans complément dans les poëtes, par exemple :Hor.Sat. I, 9, 19.“Usquesequar te.”“Je te suivrai jusqu’au bout.”Sempiternus, v.Continuus.Senecta,senectus,senium, v.Vetus.Senex, v.PueretVetus.Sensim, v.Paulatim.Sententia. Opinio. Suffragium.1.Sententia, manière de voir fondée sur ce qu’on sait clairement, conviction acquise,γνώμη;opinio, opinion fondée sur un simple sentiment,δόξα.2.Sententia, vote motivé du sénateur, etc.,γνώμη;suffragium, simple suffrage qui se réduit à un oui, à un non ou à un nom propre,ψῆφος.Sentes, v.Dumi.Sentire, v.Intelligere.Seorsum. Separatim.Seorsum, à part, pour empêcher de tomber dans le domaine commun, avec une idée accessoire de secret ;separatim, séparément, pour prévenir la confusion, avec une idée accessoire d’ordre.Sepelire. Condere.Sepelireetconderes’entendent de la cérémonie funèbre prise dans toute son étendue ; c’est conduire un mort à sa dernière demeure, avec plus ou moins de pompe, qu’on ait ou non commencé par brûler les restes :sepelireest le terme propre et technique ;condere, le terme général et euphémique.Humare, mettre en terre ; c’est le dernier acte des funérailles, par opposition àcremare.Sera. Claustrum. Pessulus. Repagulum. Obex.Seræetclaustra, serrures :sera, serrure mobile, cadenas ;claustrum, serrure fixe.Pessuli,repagulaetobices, verrous qui tiennent lieu de serrures :pessulus, petit verrou pour lesfores;repagulum, grand verrou pour lesvalvas, etobexpour lesportas.Series. Ordo.Series, série, succession mécanique, accidentelle d’objets de même nature et de même espèce ;ordo, suite, enchaînement nécessaire, conçu comme tel, de choses qui vont ensemble par destination.Seriesexprime une notion mathématique ;ordo, une idée morale.Serius. Severus.Severusse prend au sens actif, on ne plaisante pas ;seriusa le sens neutre et s’entend de ce qui ne saurait être un sujet de plaisanterie.Severeveut dire gravement ;serio, sérieusement.Severusse joint, comme épithète, à des noms de personnes ;serius, à des noms de choses.Hor.A. P. 107.“Decent vultumseverumseriadictu.”“Un rôle grave ne souffre que des propos sérieux.”Sen.Tranq. 15.“Nihil magnum, nihilseverumnecseriumquidem ex tanto apparatu putat.”“Tout compte fait, il ne reste à ses yeux rien de grand, rien de grave ni même de sérieux sur ce vaste théâtre du monde.”Severuss’oppose àhilaris, àremissus, àluxuriosus;serius, àjucundus,jocosus, etserio, àjoco,per jocum. Tout cela n’empêche pas qu’on nerencontre à la place deseriusle positifseveruset surtout le comparatifseverior, le superlatifseverissimus, le substantifseveritas, parce que la langue latine n’a point tiré deseriusdes formes correspondantes.Sermo. Colloquium. Oratio.Sermo, conversation qui a lieu par hasard ou du moins sans but déterminé et sérieux ;colloquium, entretien prémédité qui roule sur un point convenu.2.Sermo, discours familier ;oratio, discours travaillé et conforme aux règles de l’art. Qu’une personne prenne et conserve un certain temps la parole dans une compagnie, c’est unsermo; on ne doit guère qu’au hasard de ne pas être interrompu ; mais l’oratioa une étendue déterminée, un commencement, un milieu et une fin ; on compte qu’on ne sera pas interrompu. Le langage de la vie commune est celui qui règne dans lesermo, soit en prose, soit en vers, comme chez les comiques et dans lesSermonibusd’Horace ; dans l’oratio, c’est une langue choisie et savante.Cic.Orat. 19.“Mollis estoratiophilosophorum et umbratilis... Itaquesermopotius quamoratiodicitur.”“Les discours des philosophes ont un fond de douceur et un goût de retraite. Ils méritent plutôt le nom de causeries que celui de discours.”Tac.H. I, 19.“Apud senatum non comptior Galbæ, non longior...sermo; Pisonis comisoratio.”“Qu’il fût au sénat ou à l’armée, Galba ne mettait ni plus de façon ni plus de temps à ses discours ; Pison soignait fort les siens.”Sermo, v.Lingua.Servilis, v.Vernalis.Serpens,serpere, v.Repere.

Ripa. Littus. Ora. Acta.1.Ripa, bord d’une rivière,ὄχθη;littus,ora,acta, bord de la mer.Mela.III, 9.“Orasad Eurum sequentibus nihil memorabile occurrit ; vasta omnia vastis præcisa montibus ripæ potius sunt quamlittora.”“Le rivage suivi dans la direction de l’est n’a rien de remarquable ; des espaces arides coupés par des montagnes nues font songer aux bords d’un torrent et ne rappellent guère les bords de la mer.”Vitruv.II, 9, 14.“Circaripamfluminis Padi etlittoramaris Adriatici.”“Au bord du Pô et sur les côtes de l’Adriatique.”2.Littus, bord conçu comme une ligne qui sépare la terre de la mer,ἠιὼνetῥηγμὶν, la côte ;oraetacta, comme un espace et une zone qui s’étend le long de la mer, le rivage,ἀϰτὴetαἰγιαλός:ora, au sens géographique, comme terre riveraine, par opposition à l’intérieur des terres ; maisacta, au sens esthétique, celui d’un rivage qui offre des paysages charmants et un séjour agréable.Liv.XXIV, 8.“Classem paravimus ut Africæorampopularemur, ut tuta nobis Italiælittoraessent.”“Nous avons équipé une flotte : c’est pour dévaster le rivage de l’Afrique et pour mettre à l’abri de toute insulte les côtes de l’Italie”,Plin.Ep. V, 6, 2.“Gravis et pestilensoraTuscorum, quæ perlittusextenditur.”“Il y a en Toscane, le long de la côte, une zone malsaine et empestée.”On trouvelittorisora, c’est-à-direora per littus extensa.Prudent.contr. Symm. IV, 136.“Invenit expositum secreti inlittorisacta.”“Il le trouve exposé dans un enfoncement sur une côte retirée.”Cic.Famm. IX, 6.“Ea tractes quorum et usus et delectatio est omnibus illisactiset voluptatibus anteponenda.”“Faites-vous des occupations utiles et attrayantes, préférables à tous les paysages, à tous les plaisirs qu’on demande aux bords de la mer.”C’est un mot emprunté au grec que Tacite préfère remplacer,H. III, 76, par la périphraseamœna littorum.

1.Ripa, bord d’une rivière,ὄχθη;littus,ora,acta, bord de la mer.Mela.III, 9.“Orasad Eurum sequentibus nihil memorabile occurrit ; vasta omnia vastis præcisa montibus ripæ potius sunt quamlittora.”“Le rivage suivi dans la direction de l’est n’a rien de remarquable ; des espaces arides coupés par des montagnes nues font songer aux bords d’un torrent et ne rappellent guère les bords de la mer.”Vitruv.II, 9, 14.“Circaripamfluminis Padi etlittoramaris Adriatici.”“Au bord du Pô et sur les côtes de l’Adriatique.”

2.Littus, bord conçu comme une ligne qui sépare la terre de la mer,ἠιὼνetῥηγμὶν, la côte ;oraetacta, comme un espace et une zone qui s’étend le long de la mer, le rivage,ἀϰτὴetαἰγιαλός:ora, au sens géographique, comme terre riveraine, par opposition à l’intérieur des terres ; maisacta, au sens esthétique, celui d’un rivage qui offre des paysages charmants et un séjour agréable.Liv.XXIV, 8.“Classem paravimus ut Africæorampopularemur, ut tuta nobis Italiælittoraessent.”“Nous avons équipé une flotte : c’est pour dévaster le rivage de l’Afrique et pour mettre à l’abri de toute insulte les côtes de l’Italie”,Plin.Ep. V, 6, 2.“Gravis et pestilensoraTuscorum, quæ perlittusextenditur.”“Il y a en Toscane, le long de la côte, une zone malsaine et empestée.”On trouvelittorisora, c’est-à-direora per littus extensa.Prudent.contr. Symm. IV, 136.“Invenit expositum secreti inlittorisacta.”“Il le trouve exposé dans un enfoncement sur une côte retirée.”Cic.Famm. IX, 6.“Ea tractes quorum et usus et delectatio est omnibus illisactiset voluptatibus anteponenda.”“Faites-vous des occupations utiles et attrayantes, préférables à tous les paysages, à tous les plaisirs qu’on demande aux bords de la mer.”C’est un mot emprunté au grec que Tacite préfère remplacer,H. III, 76, par la périphraseamœna littorum.

Rogare. Orare. Obsecrare. Obtestari. Precari. Supplicare.1.Rogareetorarese disent d’une demande, d’une requête ; on exprime tranquillement un désir : lerogansse sent l’égal de celui auquel il s’adresse et ne veut qu’une complaisance, comme l’αἰτῶν; l’oransreconnaît la supériorité de l’autre et demande un bienfait, comme leδεόμενος.Obsecrareetobtestariexpriment une requête passionnée, comme conjurer : l’obsecransest vif, comme leλιπαρῶν; l’obtestansest pressant.Cic.Att. XVI, 16.“Igitur, mi Plance,rogote atque etiamoro.”“Oui, mon cher Plancus, c’est une demande et même une requête.”Pseudocic.Red. 16.“Pro mea vos salute nonrogavitsolum, verum etiamobsecravit.”“Il ne vous a pas demandé, il vous a adjurés de me sauver.”2.Precarise dit d’une prière faite avec calme en levant les mains au ciel, commeεὔχεσθαι;supplicare, d’une invocation passionnée, commeἱϰετεύειν; on se jette à genoux ou par terre, on se tord les mains. Maisprecorse dit aussi par hyperbole de toute sollicitation, etsupplicare, de toute humble requête adressée à des hommes.Cic.Parad. V, 3.“Noctu venire domum ad eum,precari, deniquesupplicare.”“Aller le trouver la nuit dans sa maison, prier, supplier.”

1.Rogareetorarese disent d’une demande, d’une requête ; on exprime tranquillement un désir : lerogansse sent l’égal de celui auquel il s’adresse et ne veut qu’une complaisance, comme l’αἰτῶν; l’oransreconnaît la supériorité de l’autre et demande un bienfait, comme leδεόμενος.Obsecrareetobtestariexpriment une requête passionnée, comme conjurer : l’obsecransest vif, comme leλιπαρῶν; l’obtestansest pressant.Cic.Att. XVI, 16.“Igitur, mi Plance,rogote atque etiamoro.”“Oui, mon cher Plancus, c’est une demande et même une requête.”Pseudocic.Red. 16.“Pro mea vos salute nonrogavitsolum, verum etiamobsecravit.”“Il ne vous a pas demandé, il vous a adjurés de me sauver.”

2.Precarise dit d’une prière faite avec calme en levant les mains au ciel, commeεὔχεσθαι;supplicare, d’une invocation passionnée, commeἱϰετεύειν; on se jette à genoux ou par terre, on se tord les mains. Maisprecorse dit aussi par hyperbole de toute sollicitation, etsupplicare, de toute humble requête adressée à des hommes.Cic.Parad. V, 3.“Noctu venire domum ad eum,precari, deniquesupplicare.”“Aller le trouver la nuit dans sa maison, prier, supplier.”

Rogare. Interrogare. Percontari. Sciscitari.Rogare,interrogareetquærere, faire des questions :rogare, en comptant sur une réponse, on veut savoir ;interrogare, en espérant une réponse, on souhaite de savoir.Percontarietsciscitari, presser de questions :percontari, par envie de s’instruire, d’un ton sérieux et posé, il s’agit de s’éclairer ;sciscitari, avec un air de curiosité, d’indiscrétion, de précipitation, de finesse ; il s’agit de se renseigner.

Rogare,interrogareetquærere, faire des questions :rogare, en comptant sur une réponse, on veut savoir ;interrogare, en espérant une réponse, on souhaite de savoir.Percontarietsciscitari, presser de questions :percontari, par envie de s’instruire, d’un ton sérieux et posé, il s’agit de s’éclairer ;sciscitari, avec un air de curiosité, d’indiscrétion, de précipitation, de finesse ; il s’agit de se renseigner.

Ruina. Strages.Ruina, écroulement de matériaux superposés avec ordre, dont la base vient à céder ;strages, chute d’un corps qui se tenait debout et qu’un choc renverse.Liv.IV, 33.“Stragesruinæsimilis.”“Un abatis qui ressemble à un écroulement.”

Ruina, écroulement de matériaux superposés avec ordre, dont la base vient à céder ;strages, chute d’un corps qui se tenait debout et qu’un choc renverse.Liv.IV, 33.“Stragesruinæsimilis.”“Un abatis qui ressemble à un écroulement.”

Rumor. Fama.Rumor, bruit ou nouvelle qui se propage par des voies incertaines, obscures, clandestines, par opposition à la certitude ;fama, tradition que répand la voix publique, par opposition à ce qu’on sait pour l’avoir vu de ses propres yeux. Le bruit,rumor, intéresse par sa nouveauté ; c’est un sujet de curiosité, il passe avec la génération au milieu de laquelle il est né ; la tradition,fama, intéresse par son importance ; elle entre dans le domaine de la science et se transmet comme un héritage à la postérité.

Rumor, bruit ou nouvelle qui se propage par des voies incertaines, obscures, clandestines, par opposition à la certitude ;fama, tradition que répand la voix publique, par opposition à ce qu’on sait pour l’avoir vu de ses propres yeux. Le bruit,rumor, intéresse par sa nouveauté ; c’est un sujet de curiosité, il passe avec la génération au milieu de laquelle il est né ; la tradition,fama, intéresse par son importance ; elle entre dans le domaine de la science et se transmet comme un héritage à la postérité.

Rus. Ager. Rusticus. Agrestis. Rusticanus.1.Rus, la campagne, par opposition à la ville, le village avec sa banlieue ;ager, la campagne, par opposition à une localité quelconque, les champs.Cels.Med. 1.“Sanum oportet... modoruriesse, modo in urbe, sæpiusque inagro.”“Il faut, pour se porter bien, vivre tantôt à la campagne, tantôt à la ville, surtout aux champs.”2.Rusticus,ἀγροῖϰος, celui qui habite le village ;agrestis,ἄγριος, celui qui a grandi aux champs, en sauvage, commeferus: le terme est cependant plus doux, carferusexprime directement la sauvagerie comme faisant le fond du caractère, etagrestisen rappelle seulement l’idée par la désignation du séjour ou de l’origine.3. Transportant ces termes aux qualités de l’esprit,rusticusdésigne plutôt la grossièreté intellectuelle ;agrestis, la grossièreté morale.Rusticuss’entend, comme champêtre, de la timidité et de la simplicité ; il se rapproche dans le bon sens de l’innocence et dans le mauvais de la gaucherie ;agrestismarque, comme rustique, l’effronterie et la bassesse ; il ne se prend jamais en bonne part, il confine à laferitas. Lerusticus(opposéurbanus) ne blesse que les conventions du savoir-vivre ; l’agrestis(opposéhumanus) blesse les lois naturelles de la décence.4. Quand Cicéron veut adoucir encore l’idée exprimée parrusticuset prévenir toute équivoque, il emploie de préférencerusticanus.Rusticusdésigne alors le paysan qui naît, vit et meurt au village ;rusticanus, le citadin que les circonstances y relèguent. On peut ranger parmi ces derniers les provinciaux,municipes, en qualité derusticorum similes.

1.Rus, la campagne, par opposition à la ville, le village avec sa banlieue ;ager, la campagne, par opposition à une localité quelconque, les champs.Cels.Med. 1.“Sanum oportet... modoruriesse, modo in urbe, sæpiusque inagro.”“Il faut, pour se porter bien, vivre tantôt à la campagne, tantôt à la ville, surtout aux champs.”

2.Rusticus,ἀγροῖϰος, celui qui habite le village ;agrestis,ἄγριος, celui qui a grandi aux champs, en sauvage, commeferus: le terme est cependant plus doux, carferusexprime directement la sauvagerie comme faisant le fond du caractère, etagrestisen rappelle seulement l’idée par la désignation du séjour ou de l’origine.

3. Transportant ces termes aux qualités de l’esprit,rusticusdésigne plutôt la grossièreté intellectuelle ;agrestis, la grossièreté morale.Rusticuss’entend, comme champêtre, de la timidité et de la simplicité ; il se rapproche dans le bon sens de l’innocence et dans le mauvais de la gaucherie ;agrestismarque, comme rustique, l’effronterie et la bassesse ; il ne se prend jamais en bonne part, il confine à laferitas. Lerusticus(opposéurbanus) ne blesse que les conventions du savoir-vivre ; l’agrestis(opposéhumanus) blesse les lois naturelles de la décence.

4. Quand Cicéron veut adoucir encore l’idée exprimée parrusticuset prévenir toute équivoque, il emploie de préférencerusticanus.Rusticusdésigne alors le paysan qui naît, vit et meurt au village ;rusticanus, le citadin que les circonstances y relèguent. On peut ranger parmi ces derniers les provinciaux,municipes, en qualité derusticorum similes.

Sabulo. Harena. Sabura.Sabulo, et dans Plinesabulum, le sable considéré comme une espèce de terre légère ;harena,arena, comme une terre sèche, pierreuse, commedes parcelles ou de la poussière de pierre, par opposition à un sol fertile ; enfin,sabura,saburrase rapporte particulièrement à l’usage qu’on fait du sable pour lester les vaisseaux.

Sabulo, et dans Plinesabulum, le sable considéré comme une espèce de terre légère ;harena,arena, comme une terre sèche, pierreuse, commedes parcelles ou de la poussière de pierre, par opposition à un sol fertile ; enfin,sabura,saburrase rapporte particulièrement à l’usage qu’on fait du sable pour lester les vaisseaux.

Sacer. Sanctus.Sacer, sacré, s’entend, commeἱερὸς, de ce qui est la propriété des dieux, par opposition àprofanus;sanctus, saint, de ce qui est sous leur protection, à l’abri de toute souillure, pur et sans tache, par opposition àpollutus, commeὅσιος.Sanctus homo, âme pure, agréable aux dieux ;sacer, mortel maudit, dévoué aux dieux à titre de victime expiatoire. Et de mêmesanciresignifie mettre sous la protection immédiate des dieux, en parlant, par exemple, de lois et de traités d’alliance ;sacrare, dédier aux dieux, en parlant, par exemple, de temples et d’autels.

Sacer, sacré, s’entend, commeἱερὸς, de ce qui est la propriété des dieux, par opposition àprofanus;sanctus, saint, de ce qui est sous leur protection, à l’abri de toute souillure, pur et sans tache, par opposition àpollutus, commeὅσιος.Sanctus homo, âme pure, agréable aux dieux ;sacer, mortel maudit, dévoué aux dieux à titre de victime expiatoire. Et de mêmesanciresignifie mettre sous la protection immédiate des dieux, en parlant, par exemple, de lois et de traités d’alliance ;sacrare, dédier aux dieux, en parlant, par exemple, de temples et d’autels.

Sacrare. Consecrare. Dicare. Dedicare.Sacrare,consecrare, mettre au nombre des choses saintes, on tient à marquer que tout usage profane de ces choses est et demeure retiré et interdit aux hommes ;dicareetdedicare, consacrer, on tient à marquer qu’on attribue aux dieux la propriété de la chose.Consecrarepeut s’employer absolument, maisdedicareexige qu’on nomme le nouveau propriétaire.

Sacrare,consecrare, mettre au nombre des choses saintes, on tient à marquer que tout usage profane de ces choses est et demeure retiré et interdit aux hommes ;dicareetdedicare, consacrer, on tient à marquer qu’on attribue aux dieux la propriété de la chose.Consecrarepeut s’employer absolument, maisdedicareexige qu’on nomme le nouveau propriétaire.

Sæpe. Crebro. Frequenter. Frequentare. Celebrare.1.Sæpe, souvent, par opposition àsemel, ànonnunquam, àsemper, commeπολλάϰις; il s’agit de la répétition des mêmes actes en des temps différents ;crebroetfrequenter, fréquemment, par opposition àraro; il s’agit de la pluralité des objets ou des événements :crebro, coup sur coupet plutôt trop que trop peu, commeθαμά;frequenter, bien des fois.Creberse dit en général d’une multitude pressée et entassée ;frequens, d’une foule nombreuse.Frequenscontient un éloge, commelargus;creber, un blâme, commespissus. Et on dit du sénatfrequentes senatores, lorsqu’il s’agit de marquer qu’il est au complet ; on emploieraitcrebri, si la place manquait à cause de la presse et si les sénateurs étaient à l’étroit sur leurs siéges.2.Frequentare, visiter souvent un lieu, ne le point négliger ;celebrare, le visiter souvent et le rendre par là animé et bruyant.

1.Sæpe, souvent, par opposition àsemel, ànonnunquam, àsemper, commeπολλάϰις; il s’agit de la répétition des mêmes actes en des temps différents ;crebroetfrequenter, fréquemment, par opposition àraro; il s’agit de la pluralité des objets ou des événements :crebro, coup sur coupet plutôt trop que trop peu, commeθαμά;frequenter, bien des fois.Creberse dit en général d’une multitude pressée et entassée ;frequens, d’une foule nombreuse.Frequenscontient un éloge, commelargus;creber, un blâme, commespissus. Et on dit du sénatfrequentes senatores, lorsqu’il s’agit de marquer qu’il est au complet ; on emploieraitcrebri, si la place manquait à cause de la presse et si les sénateurs étaient à l’étroit sur leurs siéges.

2.Frequentare, visiter souvent un lieu, ne le point négliger ;celebrare, le visiter souvent et le rendre par là animé et bruyant.

Sævitia. Crudelitas.Sævitia, cruauté sanguinaire du tyran qui a, comme la bête féroce, du plaisir à tuer et à faire souffrir, par opposition àmansuetudo;crudelitas, cruauté froide du juge ou du souverain qui applique la loi dans toute sa sévérité, par opposition àclementia.

Sævitia, cruauté sanguinaire du tyran qui a, comme la bête féroce, du plaisir à tuer et à faire souffrir, par opposition àmansuetudo;crudelitas, cruauté froide du juge ou du souverain qui applique la loi dans toute sa sévérité, par opposition àclementia.

Salus. Sanitas. Valens. Saluber. Sanus. Salutaris.1.Salusmarque en général la prolongation de l’existence, par opposition àinteritus;sanitas, un état de bonne santé, par opposition àægritudo; il s’entend du corps dans son acception primitive, de l’âme dans son acception usuelle.2.Sanusetvalens, qui approchent du sens d’integer, marquent un état sain, mais temporaire ;saluberetvalidus, qui approchent du sens derobustus, un état sain et constant.Salubris oratio, langue saine par excellence, pleine d’une vigueur naturelle ;sana oratio, langage sobre et réfléchi.3.Sanusetsaluberprésentent la santé comme un étatde bien-être ;valensetvalidus, comme une faculté qui rend propre à l’action.4. Au sens transitif,saluber, salubre, se dit de ce qui procure et conserve la santé,sanitatem, par opposition àpestilens, commeὑγιεινός;salutaris, salutaire, de ce qui sauve et conserve la vie,salutem, par opposition àpestiferus, commeσωτήριος. Caton, dansPlin., H. N. XVIII, 6.“Nihilsalutareest nisi quod toto annosalubre.”“Le seul régime salutaire, c’est un régime salubre d’un bout de l’année à l’autre.”

1.Salusmarque en général la prolongation de l’existence, par opposition àinteritus;sanitas, un état de bonne santé, par opposition àægritudo; il s’entend du corps dans son acception primitive, de l’âme dans son acception usuelle.

2.Sanusetvalens, qui approchent du sens d’integer, marquent un état sain, mais temporaire ;saluberetvalidus, qui approchent du sens derobustus, un état sain et constant.Salubris oratio, langue saine par excellence, pleine d’une vigueur naturelle ;sana oratio, langage sobre et réfléchi.

3.Sanusetsaluberprésentent la santé comme un étatde bien-être ;valensetvalidus, comme une faculté qui rend propre à l’action.

4. Au sens transitif,saluber, salubre, se dit de ce qui procure et conserve la santé,sanitatem, par opposition àpestilens, commeὑγιεινός;salutaris, salutaire, de ce qui sauve et conserve la vie,salutem, par opposition àpestiferus, commeσωτήριος. Caton, dansPlin., H. N. XVIII, 6.“Nihilsalutareest nisi quod toto annosalubre.”“Le seul régime salutaire, c’est un régime salubre d’un bout de l’année à l’autre.”

Salvus. Sospes. Incolumis. Integer.Salvusetsospes,σῶς, conservé et sauvé, par opposition à perdu :salvus, en langage ordinaire ;sospes, dans le style élevé.Incolumisetinteger,ἀσϰηθὴς, sain et sauf, entier, intact :incolumis, par opposition à une blessure, etc. ;integer, par opposition à une insulte.Tac.H. I, 84.“Mea cum vestrasalusincolumitatesenatus firmatur”, c’est-à-dire notre salut dépend de ce qu’on ne touche pas à un seul cheveu du sénat. EtI, 66.“Verba Fabiisalutemincolumitatemque Viennensium commendantis”:salusse rapporte au danger de mort,incolumitas, au danger du pillage.Cic.Dejot. 15.“Sunt tuæ clementiæ monumenta... eorumincolumitatesquibussalutemdedisti.”“La preuve la plus solide de ta clémence, c’est que les personnes qui te doivent leur salut n’ont pas souffert le moindre dommage.”

Salvusetsospes,σῶς, conservé et sauvé, par opposition à perdu :salvus, en langage ordinaire ;sospes, dans le style élevé.Incolumisetinteger,ἀσϰηθὴς, sain et sauf, entier, intact :incolumis, par opposition à une blessure, etc. ;integer, par opposition à une insulte.Tac.H. I, 84.“Mea cum vestrasalusincolumitatesenatus firmatur”, c’est-à-dire notre salut dépend de ce qu’on ne touche pas à un seul cheveu du sénat. EtI, 66.“Verba Fabiisalutemincolumitatemque Viennensium commendantis”:salusse rapporte au danger de mort,incolumitas, au danger du pillage.Cic.Dejot. 15.“Sunt tuæ clementiæ monumenta... eorumincolumitatesquibussalutemdedisti.”“La preuve la plus solide de ta clémence, c’est que les personnes qui te doivent leur salut n’ont pas souffert le moindre dommage.”

Sanguis. Cruor. Sanguineus. Sanguinolentus. Cruentus.1.Sanguis, le sang qui circule dans le corps et qui entretient la vie,αἷμα;cruor, le sang qui coule ou qui a coulé du corps,ϐρότος.Cic.N. D. II, 55.“Sanguisper venas in omnecorpus diffunditur.”“Des vaisseaux distribuent le sang dans tout le corps.”Comparez avecRosc. Am. VII, 19.“Utcruoreminimici quam recentissimum ostenderet.”“Pour faire parade du sang encore tout frais versé de son ennemi.”Tac.Ann. XII, 47.“Mox ubisanguisartus extremos suffuderit, levi ictucruoremeliciunt atque invicem lambunt.”“Dès que le sang s’est porté aux extrémités, un coup léger le fait jaillir et chacun des deux lèche celui de l’autre.”Sanguisest le principe de la vie physique,cruorle symbole du meurtre.2.Sanguineus, qui se compose de sang ;sanguinolentus, qui a l’odeur ou l’aspect du sang ;cruentus, taché de sang.

1.Sanguis, le sang qui circule dans le corps et qui entretient la vie,αἷμα;cruor, le sang qui coule ou qui a coulé du corps,ϐρότος.Cic.N. D. II, 55.“Sanguisper venas in omnecorpus diffunditur.”“Des vaisseaux distribuent le sang dans tout le corps.”Comparez avecRosc. Am. VII, 19.“Utcruoreminimici quam recentissimum ostenderet.”“Pour faire parade du sang encore tout frais versé de son ennemi.”Tac.Ann. XII, 47.“Mox ubisanguisartus extremos suffuderit, levi ictucruoremeliciunt atque invicem lambunt.”“Dès que le sang s’est porté aux extrémités, un coup léger le fait jaillir et chacun des deux lèche celui de l’autre.”Sanguisest le principe de la vie physique,cruorle symbole du meurtre.

2.Sanguineus, qui se compose de sang ;sanguinolentus, qui a l’odeur ou l’aspect du sang ;cruentus, taché de sang.

Sanies. Pus.Sanies, pus liquide et dégoûtant ;pus, rongeur et pernicieux.

Sanies, pus liquide et dégoûtant ;pus, rongeur et pernicieux.

Sapiens. Prudens. Callidus. Scitus. Solers. Cordatus. Catus.1.Sapiens, celui qui, n’ayant que des intentions pures, choisit les bonnes routes et s’attache imperturbablement à les suivre ;prudensetcallidus, celui qui sait choisir les meilleurs moyens et s’en servir avec circonspection :prudentia, sagacité ou prudence naturelle qui fait le fond du caractère ;calliditas, connaissance du monde et des hommes acquise et gagnée par l’expérience et la pratique.Cic.Fr. Scaur. 5.“Hominisprudentis natura,callidi usu, doctrina eruditi.”“Un homme que la nature a doué de finesse, que l’expérience a mûri, à qui la science a tout appris.”2.Prudens, celui qui possède un coup d’œil juste et pratique, par opposition àstultus, comme perspicace ;scitus, celui qui a du tact, de l’esprit naturel et du savoir-faire, comme avisé ;solers,sollers, celui qui possède un génie pratique et inventif, comme ingénieux, par opposition àiners;cordatus, celui qui a un sens droit, par opposition àexcors;catus, celui qui découvre et connaît des voies et des moyens secrets, comme délié.

1.Sapiens, celui qui, n’ayant que des intentions pures, choisit les bonnes routes et s’attache imperturbablement à les suivre ;prudensetcallidus, celui qui sait choisir les meilleurs moyens et s’en servir avec circonspection :prudentia, sagacité ou prudence naturelle qui fait le fond du caractère ;calliditas, connaissance du monde et des hommes acquise et gagnée par l’expérience et la pratique.Cic.Fr. Scaur. 5.“Hominisprudentis natura,callidi usu, doctrina eruditi.”“Un homme que la nature a doué de finesse, que l’expérience a mûri, à qui la science a tout appris.”

2.Prudens, celui qui possède un coup d’œil juste et pratique, par opposition àstultus, comme perspicace ;scitus, celui qui a du tact, de l’esprit naturel et du savoir-faire, comme avisé ;solers,sollers, celui qui possède un génie pratique et inventif, comme ingénieux, par opposition àiners;cordatus, celui qui a un sens droit, par opposition àexcors;catus, celui qui découvre et connaît des voies et des moyens secrets, comme délié.

Sapor. Gustus. Gustare. Libare.1.Sapor, la saveur propre et particulière à un corps, par opposition àodor, etc. ;gustusougustatus, la perception de cette saveur ou le sens du goût, par opposition àolfactus, etc.Sen.Ep. 109.“Debet esse aptatus ad hujus modigustum, ut ille talisaporecapiatur.”“Il faut être accoutumé au goût du miel pour en apprécier la saveur.”2. Lelibansne fait que porter les choses aux lèvres ou à la bouche ; legustansen perçoit la saveur et en distingue le goût.Ovid.Am. I, 4, 34.“Si tibi forte dabit, quæprægustaveritipse, rejicelibatasillius ore dapes.”“S’il arrive qu’il commence par goûter au morceau qu’il t’offre, rejette le mets qui a effleuré ses lèvres.”

1.Sapor, la saveur propre et particulière à un corps, par opposition àodor, etc. ;gustusougustatus, la perception de cette saveur ou le sens du goût, par opposition àolfactus, etc.Sen.Ep. 109.“Debet esse aptatus ad hujus modigustum, ut ille talisaporecapiatur.”“Il faut être accoutumé au goût du miel pour en apprécier la saveur.”

2. Lelibansne fait que porter les choses aux lèvres ou à la bouche ; legustansen perçoit la saveur et en distingue le goût.Ovid.Am. I, 4, 34.“Si tibi forte dabit, quæprægustaveritipse, rejicelibatasillius ore dapes.”“S’il arrive qu’il commence par goûter au morceau qu’il t’offre, rejette le mets qui a effleuré ses lèvres.”

Satelles. Stipator.Satelles, garde du corps considéré comme un mercenaire ;stipator, comme un défenseur.Cic.Rull. II, 13.“Ex equestri loco ducentos in singulos annosstipatorescorporis constituit, eosdem ministros etsatellitespotestatis.”“Il tire tous les ans de l’ordre des chevaliers une compagnie de deux cents gardes qui deviennent les serviteurs et les satellites du pouvoir.”

Satelles, garde du corps considéré comme un mercenaire ;stipator, comme un défenseur.Cic.Rull. II, 13.“Ex equestri loco ducentos in singulos annosstipatorescorporis constituit, eosdem ministros etsatellitespotestatis.”“Il tire tous les ans de l’ordre des chevaliers une compagnie de deux cents gardes qui deviennent les serviteurs et les satellites du pouvoir.”

Satis. Affatim. Abunde.1.Satisdésigne, comme suffisamment etἱϰανῶς, la juste mesure sans idée accessoire ;affatimetabundey ajoutent cette idée qu’il y a plutôt trop que trop peu ; maisabunde, copieusement,ἅλις, se prend au sens absolu par rapport à la chose, il y a assez ;affatim,ἀφθόνως, jusqu’à pleine satisfaction, se prend au sens relatif, par rapport à la personne, on en a assez. On peut avoir à son avis assez travaillé,affatim, sans que la quantité de travail soit suffisante et que ce soitsatis.Cic.Att.II, 16.“Puto enim me Dicæarchoaffatimsatisfecisse.”“Je me suis donné suffisamment de mal pour Dicéarque, et je trouve que c’est assez.”EtXVI, 1.“Satisest etaffatimprorsus.”“Cela suffit très-amplement.”Liv.IV, 22.“Frumentum non necessitatisatis, sed copiæ quoqueabundeex ante confecto sufficiebat.”“Les anciens magasins fournissaient du blé en suffisance, et même fort au-delà, en abondance.”2.Satiare, satisfaire, apaiser un besoin en général, la faim, un désir vif ;saturare, apaiser une envie contre nature, manie, faim canine, haine, soif du sang.

1.Satisdésigne, comme suffisamment etἱϰανῶς, la juste mesure sans idée accessoire ;affatimetabundey ajoutent cette idée qu’il y a plutôt trop que trop peu ; maisabunde, copieusement,ἅλις, se prend au sens absolu par rapport à la chose, il y a assez ;affatim,ἀφθόνως, jusqu’à pleine satisfaction, se prend au sens relatif, par rapport à la personne, on en a assez. On peut avoir à son avis assez travaillé,affatim, sans que la quantité de travail soit suffisante et que ce soitsatis.Cic.Att.II, 16.“Puto enim me Dicæarchoaffatimsatisfecisse.”“Je me suis donné suffisamment de mal pour Dicéarque, et je trouve que c’est assez.”EtXVI, 1.“Satisest etaffatimprorsus.”“Cela suffit très-amplement.”Liv.IV, 22.“Frumentum non necessitatisatis, sed copiæ quoqueabundeex ante confecto sufficiebat.”“Les anciens magasins fournissaient du blé en suffisance, et même fort au-delà, en abondance.”

2.Satiare, satisfaire, apaiser un besoin en général, la faim, un désir vif ;saturare, apaiser une envie contre nature, manie, faim canine, haine, soif du sang.

Satis habere. Contentum esse. Boni consulere. Contentus. Æquus animus.1.Satis habere, estimer suffisant, exprime un jugement : il n’y a point de passion qui soit en jeu et qui empêche d’apprécier la juste mesure ;contentum esse, se contenter, exprime un sentiment : c’est une marque de modestie et d’empire sur soi-même ; enfin,boni consulere, se déclarer satisfait, exprime un acte de volonté : on renonce à voir un vœu se réaliser, on s’accommode résolument de ce qui ne peut être évité.Satis haberese construit avec l’infinitif ;contentum esse, avec l’ablatif ou avecquod.2.Contentus animusmarque un contentement relatif : on prend son parti d’une chose, on ne murmure point de ce que le bonheur reste incomplet ;æquus animusexprime le contentement absolu : on se sent complétement satisfait et on n’aspire point à un état plus heureux.

1.Satis habere, estimer suffisant, exprime un jugement : il n’y a point de passion qui soit en jeu et qui empêche d’apprécier la juste mesure ;contentum esse, se contenter, exprime un sentiment : c’est une marque de modestie et d’empire sur soi-même ; enfin,boni consulere, se déclarer satisfait, exprime un acte de volonté : on renonce à voir un vœu se réaliser, on s’accommode résolument de ce qui ne peut être évité.Satis haberese construit avec l’infinitif ;contentum esse, avec l’ablatif ou avecquod.

2.Contentus animusmarque un contentement relatif : on prend son parti d’une chose, on ne murmure point de ce que le bonheur reste incomplet ;æquus animusexprime le contentement absolu : on se sent complétement satisfait et on n’aspire point à un état plus heureux.

Saxum. Rupes. Cautes. Petræ. Scopuli. Lapis. Calculus. Scrupulus.1.Saxum,rupesetcautes, grandes masses ;lapis,calxetscrupus, petites masses de pierre.Plin.H.N. XXXVI, 22.“Silex viridis ubi invenitur,lapis, nonsaxumest.”“Le jade vert est une pierre qu’on ne trouve qu’en morceaux, ce n’est point une roche.”2.Saxa, grandes masses de pierre de toute forme,πέτραι;rupesetpetræ, masses de pierre escarpées et hautes, rochers qui peuvent être un obstacle ;cautesetscopuli, masses de pierre pleines d’aspérités et de pointes, dangereuses, écueils :cautes, roches basses, invisibles sous l’eau, perfides ;scopuli, écueils qui se dressent au-dessus des eaux, qui menacent, qui annoncent le danger,σϰόπελοι.3.Lapis, terme général, la pierre comme matière, sans égard à sa forme,λίθος;calculus, pierre polie et ronde, galet ;scrupus,scrupulus, pierre raboteuse et anguleuse, caillou ; mais ce sens descrupusn’a pour lui que l’autorité des grammairiens, et il ne se rencontre guère dans les auteurs qu’au sens figuré de scrupule.

1.Saxum,rupesetcautes, grandes masses ;lapis,calxetscrupus, petites masses de pierre.Plin.H.N. XXXVI, 22.“Silex viridis ubi invenitur,lapis, nonsaxumest.”“Le jade vert est une pierre qu’on ne trouve qu’en morceaux, ce n’est point une roche.”

2.Saxa, grandes masses de pierre de toute forme,πέτραι;rupesetpetræ, masses de pierre escarpées et hautes, rochers qui peuvent être un obstacle ;cautesetscopuli, masses de pierre pleines d’aspérités et de pointes, dangereuses, écueils :cautes, roches basses, invisibles sous l’eau, perfides ;scopuli, écueils qui se dressent au-dessus des eaux, qui menacent, qui annoncent le danger,σϰόπελοι.

3.Lapis, terme général, la pierre comme matière, sans égard à sa forme,λίθος;calculus, pierre polie et ronde, galet ;scrupus,scrupulus, pierre raboteuse et anguleuse, caillou ; mais ce sens descrupusn’a pour lui que l’autorité des grammairiens, et il ne se rencontre guère dans les auteurs qu’au sens figuré de scrupule.

Scandere. Adscendere. Escendere. Conscendere. Inscendere.Scandere, gravir une hauteur escarpée, grimper avec effort, en s’aidant des pieds et des mains.Adscendere,escendere,conscendereetinscendere, monter en général :adscendere, sans idée accessoire, simplement par opposition àdescendere;escendere, escalader une hauteur qui sert de défense, comme un rempart, des murailles, ou encore monter en quelque lieu où l’on doit être en vue, comme une tribune aux harangues ;conscendere, monter à plusieurs, par exemple, sur un vaisseau ;inscendere, monter dans un lieu fermé, par exemple, dans une voiture.

Scandere, gravir une hauteur escarpée, grimper avec effort, en s’aidant des pieds et des mains.Adscendere,escendere,conscendereetinscendere, monter en général :adscendere, sans idée accessoire, simplement par opposition àdescendere;escendere, escalader une hauteur qui sert de défense, comme un rempart, des murailles, ou encore monter en quelque lieu où l’on doit être en vue, comme une tribune aux harangues ;conscendere, monter à plusieurs, par exemple, sur un vaisseau ;inscendere, monter dans un lieu fermé, par exemple, dans une voiture.

Scelestus. Sceleratus. Nefarius. Nefandus. Impius.Scelestusse rapporte aux intentions, commead scelera pronusetpromptus;sceleratus, aux actions, commesceleribus pollutus atque opertus. C’est toujours l’adjectifsceleratusqui accompagne des termes physiques, commeporta,campus,vicus, porte, champ, quartier de ville où un crime a été commis, et en général des objets ne peuvent pas s’appelerscelesta, à moins d’être personnifiés. Et de mêmenefariusetimpiusont trait à l’impiété de la personne, avec cette seule différence que la perversité : de l’impiuséclate dans ses sentiments, celle dunefariusdans ses sentiments et ses actions ; maisnefandusse rapporte exclusivement au caractère exécrable de l’action.

Scelestusse rapporte aux intentions, commead scelera pronusetpromptus;sceleratus, aux actions, commesceleribus pollutus atque opertus. C’est toujours l’adjectifsceleratusqui accompagne des termes physiques, commeporta,campus,vicus, porte, champ, quartier de ville où un crime a été commis, et en général des objets ne peuvent pas s’appelerscelesta, à moins d’être personnifiés. Et de mêmenefariusetimpiusont trait à l’impiété de la personne, avec cette seule différence que la perversité : de l’impiuséclate dans ses sentiments, celle dunefariusdans ses sentiments et ses actions ; maisnefandusse rapporte exclusivement au caractère exécrable de l’action.

Scutum. Clypeus. Parma.Scutum, grand bouclier qui couvre l’homme entier,σάϰος;clypeusetparma, bouclier de grandeur moyenne et de forme ronde,ἀσπίς:clypeus, pour l’infanterie ;parma, pour l’infanterie et la cavalerie ; enfin,pelta, petit bouclier en forme de demi-lune ;cetra, petit bouclier de cuir.Liv.IX, 19.“Macedonibusclupeus... Romanoscutum, majus corpori tegumentum.”“Les Macédoniens ont le bouclier rond, les Romains le grand bouclier droit, qui couvre bien mieux le corps.”XXXI, 36.“Cetratos, quospeltastasvocant, in insidiis abdiderat.”“Il avait mis en embuscade une troupe de ces soldats qui portent de petits boucliers de cuir et qu’on appelle ordinairement peltastes.”

Scutum, grand bouclier qui couvre l’homme entier,σάϰος;clypeusetparma, bouclier de grandeur moyenne et de forme ronde,ἀσπίς:clypeus, pour l’infanterie ;parma, pour l’infanterie et la cavalerie ; enfin,pelta, petit bouclier en forme de demi-lune ;cetra, petit bouclier de cuir.Liv.IX, 19.“Macedonibusclupeus... Romanoscutum, majus corpori tegumentum.”“Les Macédoniens ont le bouclier rond, les Romains le grand bouclier droit, qui couvre bien mieux le corps.”XXXI, 36.“Cetratos, quospeltastasvocant, in insidiis abdiderat.”“Il avait mis en embuscade une troupe de ces soldats qui portent de petits boucliers de cuir et qu’on appelle ordinairement peltastes.”

Sedes. Sedile. Sella.Sedes, siége offert par la nature,ἕδος;sedileetsella, meuble fait pour s’asseoir :sedile, quelle que soit la forme, chaise ou banc, mobile ou à demeure,ἕδρα;sella, de forme déterminée, chaise ou fauteuil,θρόνος.

Sedes, siége offert par la nature,ἕδος;sedileetsella, meuble fait pour s’asseoir :sedile, quelle que soit la forme, chaise ou banc, mobile ou à demeure,ἕδρα;sella, de forme déterminée, chaise ou fauteuil,θρόνος.

Semper. Usque.Semper, toujours et éternellement, sans restriction ni limite, au sens absolu ;usque, toujours, mais dans des limites déterminées, au sens relatif,usque dum,donec, etc. ; on le rencontre sans complément dans les poëtes, par exemple :Hor.Sat. I, 9, 19.“Usquesequar te.”“Je te suivrai jusqu’au bout.”

Semper, toujours et éternellement, sans restriction ni limite, au sens absolu ;usque, toujours, mais dans des limites déterminées, au sens relatif,usque dum,donec, etc. ; on le rencontre sans complément dans les poëtes, par exemple :Hor.Sat. I, 9, 19.“Usquesequar te.”“Je te suivrai jusqu’au bout.”

Sententia. Opinio. Suffragium.1.Sententia, manière de voir fondée sur ce qu’on sait clairement, conviction acquise,γνώμη;opinio, opinion fondée sur un simple sentiment,δόξα.2.Sententia, vote motivé du sénateur, etc.,γνώμη;suffragium, simple suffrage qui se réduit à un oui, à un non ou à un nom propre,ψῆφος.

1.Sententia, manière de voir fondée sur ce qu’on sait clairement, conviction acquise,γνώμη;opinio, opinion fondée sur un simple sentiment,δόξα.

2.Sententia, vote motivé du sénateur, etc.,γνώμη;suffragium, simple suffrage qui se réduit à un oui, à un non ou à un nom propre,ψῆφος.

Seorsum. Separatim.Seorsum, à part, pour empêcher de tomber dans le domaine commun, avec une idée accessoire de secret ;separatim, séparément, pour prévenir la confusion, avec une idée accessoire d’ordre.

Seorsum, à part, pour empêcher de tomber dans le domaine commun, avec une idée accessoire de secret ;separatim, séparément, pour prévenir la confusion, avec une idée accessoire d’ordre.

Sepelire. Condere.Sepelireetconderes’entendent de la cérémonie funèbre prise dans toute son étendue ; c’est conduire un mort à sa dernière demeure, avec plus ou moins de pompe, qu’on ait ou non commencé par brûler les restes :sepelireest le terme propre et technique ;condere, le terme général et euphémique.Humare, mettre en terre ; c’est le dernier acte des funérailles, par opposition àcremare.

Sepelireetconderes’entendent de la cérémonie funèbre prise dans toute son étendue ; c’est conduire un mort à sa dernière demeure, avec plus ou moins de pompe, qu’on ait ou non commencé par brûler les restes :sepelireest le terme propre et technique ;condere, le terme général et euphémique.Humare, mettre en terre ; c’est le dernier acte des funérailles, par opposition àcremare.

Sera. Claustrum. Pessulus. Repagulum. Obex.Seræetclaustra, serrures :sera, serrure mobile, cadenas ;claustrum, serrure fixe.Pessuli,repagulaetobices, verrous qui tiennent lieu de serrures :pessulus, petit verrou pour lesfores;repagulum, grand verrou pour lesvalvas, etobexpour lesportas.

Seræetclaustra, serrures :sera, serrure mobile, cadenas ;claustrum, serrure fixe.Pessuli,repagulaetobices, verrous qui tiennent lieu de serrures :pessulus, petit verrou pour lesfores;repagulum, grand verrou pour lesvalvas, etobexpour lesportas.

Series. Ordo.Series, série, succession mécanique, accidentelle d’objets de même nature et de même espèce ;ordo, suite, enchaînement nécessaire, conçu comme tel, de choses qui vont ensemble par destination.Seriesexprime une notion mathématique ;ordo, une idée morale.

Series, série, succession mécanique, accidentelle d’objets de même nature et de même espèce ;ordo, suite, enchaînement nécessaire, conçu comme tel, de choses qui vont ensemble par destination.Seriesexprime une notion mathématique ;ordo, une idée morale.

Serius. Severus.Severusse prend au sens actif, on ne plaisante pas ;seriusa le sens neutre et s’entend de ce qui ne saurait être un sujet de plaisanterie.Severeveut dire gravement ;serio, sérieusement.Severusse joint, comme épithète, à des noms de personnes ;serius, à des noms de choses.Hor.A. P. 107.“Decent vultumseverumseriadictu.”“Un rôle grave ne souffre que des propos sérieux.”Sen.Tranq. 15.“Nihil magnum, nihilseverumnecseriumquidem ex tanto apparatu putat.”“Tout compte fait, il ne reste à ses yeux rien de grand, rien de grave ni même de sérieux sur ce vaste théâtre du monde.”Severuss’oppose àhilaris, àremissus, àluxuriosus;serius, àjucundus,jocosus, etserio, àjoco,per jocum. Tout cela n’empêche pas qu’on nerencontre à la place deseriusle positifseveruset surtout le comparatifseverior, le superlatifseverissimus, le substantifseveritas, parce que la langue latine n’a point tiré deseriusdes formes correspondantes.

Severusse prend au sens actif, on ne plaisante pas ;seriusa le sens neutre et s’entend de ce qui ne saurait être un sujet de plaisanterie.Severeveut dire gravement ;serio, sérieusement.Severusse joint, comme épithète, à des noms de personnes ;serius, à des noms de choses.Hor.A. P. 107.“Decent vultumseverumseriadictu.”“Un rôle grave ne souffre que des propos sérieux.”Sen.Tranq. 15.“Nihil magnum, nihilseverumnecseriumquidem ex tanto apparatu putat.”“Tout compte fait, il ne reste à ses yeux rien de grand, rien de grave ni même de sérieux sur ce vaste théâtre du monde.”Severuss’oppose àhilaris, àremissus, àluxuriosus;serius, àjucundus,jocosus, etserio, àjoco,per jocum. Tout cela n’empêche pas qu’on nerencontre à la place deseriusle positifseveruset surtout le comparatifseverior, le superlatifseverissimus, le substantifseveritas, parce que la langue latine n’a point tiré deseriusdes formes correspondantes.

Sermo. Colloquium. Oratio.Sermo, conversation qui a lieu par hasard ou du moins sans but déterminé et sérieux ;colloquium, entretien prémédité qui roule sur un point convenu.2.Sermo, discours familier ;oratio, discours travaillé et conforme aux règles de l’art. Qu’une personne prenne et conserve un certain temps la parole dans une compagnie, c’est unsermo; on ne doit guère qu’au hasard de ne pas être interrompu ; mais l’oratioa une étendue déterminée, un commencement, un milieu et une fin ; on compte qu’on ne sera pas interrompu. Le langage de la vie commune est celui qui règne dans lesermo, soit en prose, soit en vers, comme chez les comiques et dans lesSermonibusd’Horace ; dans l’oratio, c’est une langue choisie et savante.Cic.Orat. 19.“Mollis estoratiophilosophorum et umbratilis... Itaquesermopotius quamoratiodicitur.”“Les discours des philosophes ont un fond de douceur et un goût de retraite. Ils méritent plutôt le nom de causeries que celui de discours.”Tac.H. I, 19.“Apud senatum non comptior Galbæ, non longior...sermo; Pisonis comisoratio.”“Qu’il fût au sénat ou à l’armée, Galba ne mettait ni plus de façon ni plus de temps à ses discours ; Pison soignait fort les siens.”

Sermo, conversation qui a lieu par hasard ou du moins sans but déterminé et sérieux ;colloquium, entretien prémédité qui roule sur un point convenu.

2.Sermo, discours familier ;oratio, discours travaillé et conforme aux règles de l’art. Qu’une personne prenne et conserve un certain temps la parole dans une compagnie, c’est unsermo; on ne doit guère qu’au hasard de ne pas être interrompu ; mais l’oratioa une étendue déterminée, un commencement, un milieu et une fin ; on compte qu’on ne sera pas interrompu. Le langage de la vie commune est celui qui règne dans lesermo, soit en prose, soit en vers, comme chez les comiques et dans lesSermonibusd’Horace ; dans l’oratio, c’est une langue choisie et savante.Cic.Orat. 19.“Mollis estoratiophilosophorum et umbratilis... Itaquesermopotius quamoratiodicitur.”“Les discours des philosophes ont un fond de douceur et un goût de retraite. Ils méritent plutôt le nom de causeries que celui de discours.”Tac.H. I, 19.“Apud senatum non comptior Galbæ, non longior...sermo; Pisonis comisoratio.”“Qu’il fût au sénat ou à l’armée, Galba ne mettait ni plus de façon ni plus de temps à ses discours ; Pison soignait fort les siens.”


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