NOTES

NOTES[1]Ce même jour, mercredi 24 mai, à midi et demie, le docteur Faneau, qui, avec son confrère L. de Franco, était à la tête de l’ambulance établie au séminaire de Saint-Sulpice, avait été passé par les armes, avec quatre-vingts fédérés blessés.[2]On trouvera la reproduction de cette carte, délivrée par le major de la place Vendôme, page 284 de l’albuml’Invasion, le Siège de la Commune, par Armand Dayot.[3]Tridon (Gustave), membre de la Commune (5earrondissement). Auteur desHébertistes. Député (démissionnaire) à l’Assemblée de Bordeaux.[4]Delescluze (Charles). Membre de la Commune (11earrondissement). Délégué à la guerre (11 mai). Tué à la barricade du boulevard Voltaire (25 mai).[5]Vallès (Jules). Membre de la Commune (15earrondissement). Rédacteur en chef duCri du Peuple.[6]Longuet (Charles), membre de la Commune (16earrondissement). Sous le siège, chef élu du 248ebataillon (5earrondissement).[7]Rogeard (Auguste), membre de la Commune (n’a pas siégé, démissionnaire après son élection). Auteur desPropos de Labiénus(1865).[8]Le titre exact du livre est:Le Socialisme d’hier et celui d’aujourd’hui, par Th.-N. Besnard. Paris, Guillaumin. 1870.[9]Cissey (Courtot de), général de division (1871), commandant le 2ecorps de l’armée de Versailles.[10]Maître (Gustave), chef du 205ebataillon fédéré, puis chef du bataillon desEnfants du Père Duchêne.[11]Vermersch (Eugène), journaliste et poète, l’un des trois rédacteurs duPère Duchêne(Vermersch-Humbert-Vuillaume).[12]Dès l’entrée des troupes versaillaises, les pompiers qui étaient restés au service de la Commune furent en butte aux plus cruelles représailles. On accusait ces infortunés d’activer les incendies en emplissant leurs pompes de pétrole![13]Rigault (Raoul), membre de la Commune (8e), délégué à l’ex-préfecture de police. Procureur général de la Commune (27 avril).[14]Sapia (Théodore), chef du 146ebataillon de la Garde Nationale sous le siège. Blessé grièvement le 22 janvier, place de l’Hôtel-de-Ville, et transporté à l’Hôtel-Dieu, il expira pendant le trajet.[15]Vaillant (Edouard), membre de la Commune (8earrondissement). Délégué à l’enseignement (21 avril). Aujourd’hui député de Paris.[16]Le sergent se trompait. Ceux qui étaient conduits à l’Ecole militaire étaient fusillés dans la cour même de l’Ecole, ou dans la cour de l’ancienne Ecole d’Etat-Major de la rue de Grenelle. Voici, entre tous, un épisode de ces jours sinistres. Il m’a été récemment conté par un ami, le propre fils de l’officier supérieur qui commandait en 1871 à l’Ecole militaire. Le narrateur avait, à l’époque de la Commune, quinze ans.«La femme d’un commerçant du voisinage était venue, éplorée, réclamer son mari, arrêté quelques heures auparavant.—Il vient de sortir à l’instant, répondit-on à la femme quand elle se présenta au poste installé dans l’ancienne Ecole qui servait de quartier-général. C’était vrai. Le malheureux venait de sortir, mais étendu dans une voiture à bras de boulanger, les deux pieds dépassant sous le couvercle abaissé. Le sang coulait à travers les planches du fond. L’homme avait été fusillé dans le jardin de l’Ecole, contre un vieux mur tapissé de lierre.»Autre épisode, de la même source, et toujours à l’ancienne Ecole d’Etat-Major de la rue de Grenelle:«Un des jours de la semaine de Mai, un matin, une femme portant un nourrisson dans les bras, reconnaît, parmi les prisonniers que l’on conduisait fusiller, son mari. Elle se précipite, veut lui parler. Mais un coup de crosse la jette sur la bordure du trottoir, tandis que l’enfant va rouler dans le ruisseau.»[17]C’est à cette place, adossé au piédestal de l’un des lions de pierre (celui de gauche) qui ornent l’entrée de l’avenue de l’Observatoire, que fut fusillé, le matin du 28 mai, le docteur Tony-Moilin. Son seul crime avait été de faire partie, dans les premiers jours qui suivirent le 18 mars, de la municipalité du 6earrondissement (Saint-Sulpice).[18]Treillard, directeur de l’Assistance publique (13 avril). Arrêté à son domicile après l’occupation du 5earrondissement (Panthéon); conduit à l’Ecole polytechnique, il y fut passé par les armes.[19]Millière (J.-B.), élu à l’Assemblée nationale (1871). Fusillé sur les marches du Panthéon, le 26 mai. Le capitaine Garcin, qui dirigeait l’exécution, fit mettre de force Millière à genoux.[20]Maxime du Camp, auteur desConvulsions de Paris. Membre de l’Académie française. Décoré après les journées de juin 1848.[21]Regnault (Henri), peintre, auteur de laSalomé, duMaréchal Prim, etc., tué à Buzenval.[22]Lambert (Gustave), explorateur, auteur d’un projet de voyage au pôle Nord, tué à Buzenval.[23]Giffault (Emile), commissaire à l’ex-Préfecture de police, condamné aux travaux forcés à perpétuité.[24]Privé (Francis), membre de la municipalité du 6earrondissement (Saint-Sulpice).[25]Ces lignes ont été écrites après une visite au vieux cimetière de Charonne, en mars 1897.[26]VoirEnquête parlementaire sur l’Insurrection du 18 mars, édition in-quarto. Déposition du maréchal de Mac-Mahon, page 183.[27]Lachaise (Marguerite Guindaire, femme Prévost, dite), acquittée dans le procès de l’Archevêque, condamnée à mort (puis commuée) dans le procès Beaufort (19 juin 1872).[28]Un de ces ordres, en date du 7 avril 1871, est reproduit dans l’Autographe, volume I, page 230. Voir aussiOfficiel, 17 avril.[29]Edouard Moreau, membre du Comité central, fusillé à la caserne Lobau, le 25 mai.[30]Cluseret (Gustave), membre de la Commune, délégué à la Guerre (4 avril-1ermai).[31]Dombrowski (Jaroslaw), général commandant la première armée (Neuilly), blessé mortellement le 23 mai à la barricade de la rue Myrrha, mort à l’hôpital Lariboisière.[32]Avrial (Augustin), membre de la Commune (11earrondissement), membre de la Commission exécutive (11 avril), membre de la Commission de la guerre (22 avril).[33]Genton (Gustave), juge d’instruction attaché au parquet du procureur de la Commune (15 mai), condamné à mort, procès de l’Archevêque. Fusillé à Satory le 30 avril 1872.[34]Ferré (Théophile), membre de la Commune (18e), délégué à la Sûreté générale (14 mai). Fusillé à Satory le 28 novembre 1871.[35]Gois (Emile), colonel d’état-major, président de la cour martiale (13 mai).[36]Fortin (Emile), condamné à dix ans de travaux forcés, procès de l’Archevêque.[37]Lissagaray (Histoire de la Commune, édition Dentu, page 552) reproduit une lettre signée de Beaufort, adressée au général Borel. Mais il déclare qu’il n’en a pas confronté l’écriture avec celle du capitaine de la Commune. Lissagaray semble ignorer la parenté de Beaufort et d’Edouard Moreau.[38]Sur l’emplacement de ce chantier était (1899) un café-concert.[39]Duval (Emile-Victor), membre de la Commune (13earrondissement), fusillé le 4 avril, au Petit-Bicêtre, sur ordre du général Vinoy.[40]Lors de la publication de ce récit dans l’Aurore(mai 1902), je reçus de mon vieil ami et camarade de proscription Gouhier, membre du Comité central du 18 Mars, ancien combattant de Juin, alors (1907) âgé de près de quatre-vingts ans, et qui finit ses jours à la maison municipale de retraite de Brévannes—ces communards se sont tous fait des rentes!—la note suivante:«... J’ai vu de près, m’écrivait Gouhier, l’affaire du capitaine de Beaufort. Je me trouvais avec son cousin, notre infortuné Edouard Moreau, et Gaudier, à la porte du Conseil de guerre (la cour martiale de la rue Sedaine), et j’appris de Moreau, qui y était entré et qui venait d’en sortir, que Beaufort était perdu. Je voulais à toute force pénétrer dans la salle, pour essayer de tirer de là Beaufort, étant connu moi-même dans le onzième arrondissement, et très lié avec Genton. Mais Moreau m’entraîna, et nous nous rendîmes ensemble, pour y retrouver Grêlier, avec qui nous avions rendez-vous au sujet de l’intendance, chez un frère de ce dernier, qui demeurait tout près. De là nous entendîmes les coups de feu.»La note de Gouhier confirme que Beaufort était parent d’Edouard Moreau.On sait qu’Edouard Moreau fut l’un des membres les plus actifs du Comité central. C’est à Edouard Moreau que fut confiée la rédaction des proclamations adressées au peuple de Paris, après la victoire du 18 Mars.Arrêté le jeudi 25 mai, conduit à la cour martiale du Châtelet, Edouard Moreau fut fusillé à la caserne Lobau.La parenté d’Edouard Moreau et de Beaufort explique l’adhésion de ce dernier à la Commune, et détruit cette légende d’espionnage dont on avait injustement flétri la mémoire du capitaine fusillé place Voltaire.Gaudier et Grêlier, dont il est question dans la note ci-dessus, faisaient partie, comme Edouard Moreau et Gouhier, du Comité central.[41]Le jury d’accusation, convoqué tardivement, toujours dans l’attente d’une solution pacifique, ne siégea pour la première fois que le 19 mai. Voir, à ce sujet, la conversation entre Raoul Rigault et maître Rousse, bâtonnier des avocats, défenseur de Gustave Chaudey, reproduite dansLeçons du 18 mars, d’Edmond de Pressensé, page 157.[42]Les otages arrivés le lundi soir à la Roquette avaient été enfermés dans les cellules de la quatrième section (1erétage du bâtiment de l’Ouest). Les otages arrivés le mardi furent enfermés dans les cellules de la troisième section (1erétage des bâtiments de l’Est); au deuxième étage étaient les gardes de Paris, les gendarmes et sergents de ville.[43]Le décret du 5 avril 1871 dit: «Chaque exécution d’un prisonnier de guerre ou d’un partisan du gouvernement régulier de la Commune de Paris sera suivie sur le champ de l’exécution d’un nombre triple des otages retenus par le verdict d’accusation et qui seront désignés par le sort.»[44]Sur cet ordre d’exécution, et sur ce qui suivra, les erreurs de M. Maxime du Camp ne se comptent pas. La mort des otages fut, pour lui, décidée par une cour martiale où siégeaient Genton, un vieillard «sordide» et un officier fédéré «ivre». (Convulsions, I, page 260, 8eédition) Cette cour martiale désigna l’archevêque. (page 261) Genton écrivit la liste avec l’archevêque en tête. (page 263) C’est Mégy qui se rend au greffe pour y porter la liste. (page 264) C’est Ferré qui envoie Sicard à la Roquette. Enfin, c’est Genton qui commande le feu. (page 270) Autant d’affirmations, autant d’erreurs. Nous ne relevons que celles-là.[45]La Roquette n’existe plus. Ceux qui voudront suivre les incidents de ce récit pourront consulter les photographies qui en ont été prises avant la démolition en 1900; elles sont au musée Carnavalet.[46]François (J.-B.), directeur de la Roquette: travaux forcés à perpétuité, procès Archevêque; mort, affaire rue Haxo; fusillé à Satory le 24 juillet 1872.[47]Deguerry, curé de la Madeleine, arrêté le 4 avril; Bonjean, ex-président de la Cour de Cassation, arrêté le 21 mars; les Pères Clerc et Ducoudray, arrêtés le 4 avril à la maison des Jésuites de la rue Lhomond; le Père Allard, aumônier des ambulances, arrêté le 5 avril. Voir, sur le Père Allard, le très curieux article de Lucien Descaves, dans leFigarodu 26 juin 1907.[48]L’archevêque Darboy avait été arrêté le 4 avril, et conduit à Mazas, en même temps que son vicaire, Lagarde.[49]Flotte (Benjamin), condamné à cinq ans de détention dans l’affaire du 15 mai 1848. Chargé, par Raoul Rigault, d’une mission à Versailles, au sujet de l’échange des otages contre Blanqui, prisonnier. (Voir sa brochureBlanqui et les Otages)[50]Affre (Denis-Auguste), archevêque de Paris, blessé mortellement à la barricade du faubourg Saint-Antoine, le 25 juin 1848.[51]Sibour (Auguste), archevêque de Paris, succéda à Affre. Assassiné à Saint-Etienne-du-Mont par un prêtre interdit, Verger. Ce fut Sibour qui célébra à Notre-Dame le fameuxTe Deumdu 1erjanvier 1852 qui inspira à Victor Hugo les vers vengeurs desChâtiments:Prêtre, ta messe, écho des feux de peloton,Est une chose impie.[52]Monseigneur Darboy fait ici allusion à ses démêlés bien connus avec Rome.[53]Sicard (Benjamin), capitaine d’état-major à la préfecture de police. Arrêté après la semaine de mai, mort à l’hôpital de Versailles.[54]Le colonel commandant l’ex-préfecture de police était Chardon (J.-B.), membre de la Commune, élu par le 13earrondissement.[55]Cette route des otages peut être suivie sur les quatre photographies prises après la Commune, reproduites, d’après celles que je possède, dansLe Siège,l’Invasion,la Commune, de M. Armand Dayot. Bien entendu, les personnages photographiés sont des mannequins, et il ne faut ajouter aucune foi à leur disposition, encore moins aux figures de convention qui leur ont été attribuées. Ces photographies reconstituent toutefois avec exactitude l’état de la prison aujourd’hui disparue.[56]Lolive (Joseph), garde au 254ebataillon fédéré, ne fut pas compris dans les accusés du procès de l’Archevêque. Il comparut plus tard, le 25 mai 1872, devant le conseil de guerre. Condamné à mort. Fusillé à Satory le 18 septembre 1872.[57]Quand il comparut devant le conseil, Lolive avoua avoir rechargé son fusil.Le président.—Combien avez-vous tiré de coups de fusil?Lolive.—Deux, je crois.Le président.—Alors, non content d’avoir tiré un premier coup de feu, vous avez rechargé votre arme pour tirer de nouveau.[58]Vermorel (Auguste), membre de la Commune (18earrondissement); blessé boulevard Voltaire le 25 mai.[59]Jourde (François), membre de la Commune (5earrondissement); délégué aux finances (21 avril).[60]Theisz (Albert), membre de la Commune (12earrondissement); délégué aux postes et télégraphes (6 avril).[61]Un de nos amis a connu à Londres l’un des hommes du peloton, Jouannin, mort, lui aussi. Jouannin, qui avait vingt ans en 1871, servit, pendant les deux mois de la Commune comme cuisinier à l’office du Palais de la Légion d’honneur. La défaite arrivée, il avait pris le fusil. Il passait place Voltaire quand le peloton se dirigeait vers la Roquette. Il se mêla aux hommes, et les suivit jusqu’au mur. Jouannin mourut il y a une dizaine d’années, à Moulins, sa ville natale. Sa famille lui fit faire des obsèques religieuses. A Londres—m’écrivait, peu de temps avant sa mort, Hector France—j’ai connu Jouannin, qu’on appelait, ironiquement, l’assassin.[62]Wurth (Gustave), juge d’instruction au parquet du procureur de la Commune (18 mai).[63]Mégy (Edmond), commandant du fort d’Issy (18 avril). Connu pour avoir, sous l’Empire, tué, d’un coup de revolver, l’agent de police qui venait l’arrêter.[64]Ce furent les seules paroles prononcées par Veysset. Lissagaray (Hist. Commune,Dentu) attribue à Veysset d’après Wurth, ces mots: «Vous répondrez de ma mort au comte de Fabrice.» Jamais ces paroles ne furent prononcées. Pilotell, qui n’a pas quitté Veysset, et qui était à deux pas de lui, quand il fut fusillé, les aurait entendues.[65]Serizier, chef du 101ebataillon sous le siège, colonel commandant la 13elégion sous la Commune. Fusillé à Satory le 25 mai 1872.[66]MeRenoult, qui défendit Lucipia devant le conseil de guerre qui jugea, en février 1872, les accusés de l’affaire des Dominicains, est le père de M. René Renoult, sous-secrétaire d’Etat aux finances.[67]Wroblevski (Boleslas), général commandant la troisième armée (rive gauche). Mort à Ouarville (Eure-et-Loir) le 5 août 1909.[68]Je joins à la lettre de Léo Melliet un plan détaillé sur lequel peuvent être suivis les différents incidents du drame, depuis l’arrestation des Pères jusqu’à leur sortie de Bicêtre le jeudi 25 mai. Ce plan a été dressé par Lucipia, lorsqu’il attendait, dans la prison, l’heure de comparaître devant le conseil de guerre.[69]Lucipia faisait partie de la rédaction duCri du Peuplede Vallès. Sa présence au fort de Bicêtre et à Arcueil le jour de l’arrestation des Dominicains le fit comprendre dans les poursuites. Le conseil de guerre le condamna à la peine de mort, qui fut commuée en travaux forcés à perpétuité.[70]Edmond Turquet, député, arrêté le 19 mars avec les généraux Chanzy et de Langourian. (Voir plus loin la note de M. Gaudin de Villaine.)[71]La 13elégion, commandée par Serizier, se composait des 42e, 101e, 102e, 120e, 133e, 134e, 176e, 177e, 183eet 184ebataillons.[72]Le Mot d’Ordredu 5 mai 1871.[73]LePère Duchêne, No53, du 18 floréal 79.[74]Cette lettre a été publiée dans leRadical(alors dirigé par Mottu), du 27 mai 1872, quatre jours après l’exécution à Satory (25 mai) de Serizier, Boin et Boudin. Elle avait été apportée auRadicalpar le fils du fusillé.[75]La note de M. Gaudin de Villaine a été publiée dans laLibre Paroledu 19 mars 1909.[76]Girault (Alexandre), secrétaire du commissaire de police du 12earrondissement, Clavier. Condamné aux travaux forcés à perpétuité. Plus tard député de Paris (Belleville).[77]Thaller, sous-gouverneur du fort de Bicêtre (9 mai).[78]Un récit de l’exécution de Jecker a paru dans lesDroits de l’Hommedu 19 janvier 1877, sous la signature Z. Marcas, pseudonyme de notre regretté ami Eugène Razoua, député démissionnaire de la Seine à l’Assemblée de Bordeaux, commandant sous la Commune l’Ecole militaire, mort en exil, à Genève, en 1878.Razoua tenait son récit d’un réfugié qu’il désigne sous le nom d’Armand, et que j’ai connu comme lui, à Genève. Cette version de la mort de Jecker, exacte dans ses grandes lignes, Razoua l’orna d’un cadre élégant, mais parfois inexact. Armand, de son côté, la tenait très probablement de l’un descinqqui allèrent, le vendredi matin, prendre Jecker à la Roquette, car lui-même ne faisait pas partie de ce groupe.Ces cinq sont: Clavier, commissaire de police du quartier Picpus-Bel-Air; Liberton, commandant du 275ebataillon; G., capitaine d’armement du 275e; B. et M., secrétaire du commissariat.Clavier et Liberton sont morts. Les trois autres vivent et il m’est impossible de les désigner ici autrement que par des initiales.[79]Adolphe Baudoin qui, au moment où éclata le 18 Mars, était sous-officier d’artillerie de l’armée, fut fusillé à Satory le 6 juillet 1872. Théophile Baudoin mourut au bagne de l’île Nou.[80]Geresme (J.-B.), membre de la Commune du 12earrondissement.[81]Pour suivre ce récit, il est indispensable de se reporter à une carte du Paris de 1871. Ici, par exemple, le lecteur ne comprendrait pas, sans consulter une carte, pourquoi, pour atteindre les hauteurs de Ménilmontant, on passe par la rue des Partants. Cette rue, ce «chemin», comme on disait alors, était la seule voie d’accès à ces hauteurs. L’avenue Gambetta, qui longe le côté nord du Père-Lachaise, n’a été percée que plus tard.[82]Dans le récit desDroits de l’Homme, c’est Clavier, désigné sous le nom de «l’homme», qui apporte de la mairie l’ordre de fusiller Jecker. C’est une erreur. Clavier n’est pas monté à la mairie, et il n’y a eu aucun ordre, ni de la Commune, ni de quiconque.[83]Dans tout ce récit, nous désignons Jecker sous l’appellation de banquier mexicain. J.-B. Jecker, dont le nom était devenu célèbre à la suite de ses opérations financières au cours de la campagne du Mexique, était d’origine suisse, né en 1810 à Porrentruy (canton de Berne).[84]Lissagaray se trompe, lui aussi, quand dans sonHistoire de la Commune(édition Dentu), il dit que Jecker fut conduit à la mort par Genton, François, Bo... et Cl... Ces deux derniers faisaient bien partie des cinq, mais ni François ni Genton, n’étaient là.[85]Ici, comme partout, j’enregistre purement et simplement ce qui s’est dit. G... m’a affirmé que telles avaient été les paroles de François, mais qu’il n’ajoutait aucune foi à son dire.[86]Jecker fut arrêté à la Préfecture de police le 10 avril. Il venait demander un passeport sous le nom de Ycre. Le chef du bureau des passeports, Charles Riel, lui ayant posé quelques questions, Jecker se troubla. On le conduisit devant Rigault, et là, il se nomma.[87]Aujourd’hui rue des Pyrénées.[88]Il y avait alors deux rues des Gâtines, la rue des Hautes-Gâtines (aujourd’hui rue Orfila) et la rue des Basses-Gâtines (aujourd’hui rue des Gâtines). Le mur contre lequel fut adossé Jecker est donc actuellement à l’angle de la rue des Gâtines et de la rue de la Chine. L’hôpital Tenon, la mairie du vingtième et le square qui les sépare aujourd’hui, n’existaient pas en 1871. Les terrains sur lesquels ils sont construits étaient un ensemble de jardins et de petites rues.[89]Maxime du Camp (Convulsions, I, 8eédition, page 277) dit que François «fouilla le cadavre, prit le portefeuille et le porte-monnaie». Or, François n’était pas là.[90]Nous répétons le mot tel qu’il nous a été rapporté par l’un des acteurs du drame.[91]Maxime du Camp (Convulsions, I, 8eédition, page 301) dit que Gois avait reçu de la Commune un ordre vague, ne désignant personne nominativement, «prescrivant au directeur du Dépôt des condamnés, François, de remettre à qui de droit les gendarmes détenus à la Grande Roquette et tous les otages que le peloton d’escorte pourrait emmener».Cet ordre vague n’a jamais existé que dans l’imagination de M. Maxime du Camp. Gois avait bien reçu, le lundi 22, un ordre; mais c’était un ordre de transfert des otages de Mazas à la Roquette, ordre qu’il n’exécuta pas. Là aussi, comme dans ses récits de la mort de l’archevêque et de la mort de Jecker, M. Maxime du Camp a maintes fois faussé compagnie à la vérité. «Gois monte à cheval.» (page 307) Ranvier dit à Gois à la mairie de Belleville: «Va me fusiller tout cela aux remparts.» (page 310) Autant d’inventions, sans oublier la fameuse vivandière à cheval, vêtue de rouge et le sabre à la main![92]L’enceinte de Paris avait été, au commencement du siège, divisée en neuf secteurs. Le 2esecteur (Belleville), comprenant les bastions 12 à 24, était commandé par le général Callier.[93]C’était ce qu’on appelait la Cité de Vincennes. Aujourd’hui, une Société civile a acquis le terrain, et, au-dessus de la porte d’entrée, on voit resplendir, en lettres dorées, ce titre:Villa des Otages. (1898)[94]On avait, à la vérité, fait descendre trente-sept militaires, mais l’un d’eux se cacha et fut sauvé. Presque partout, on lira qu’il y avait onze prêtres: c’est une erreur, ils n’étaient quedix. Avec les quatre civils, cela faitcinquante.Un témoin et acteur du drame, que nous avons consulté, se souvient très nettement de ce chiffre de cinquante, en premier lieu parce qu’il a compté lui-même les otages à la Roquette, et aussi parce qu’il a assisté, avant la fusillade, à leur partage en cinq groupes de dix dans la cour où ils attendaient.[95]Les dalles, encastrées dans le pavé, sur lesquelles s’appuyaient les bois de justice au jour des exécutions capitales, avaient été arrachées le 6 avril 1871. François les avait fait transporter chez lui, 17, rue de Charonne, où il avait sa boutique d’emballeur. Elles s’y trouvaient encore à la date du 14 janvier 1872.[96]Les débats du procès dit de l’Opéra-Comique se déroulèrent du 7 au 16 novembre 1853, sous la présidence de Zangiacomi. Dans son réquisitoire, le procureur général Rouland dit, à propos de Ruault:«Ruault! Pourquoi discuter? Il est mêlé à tout. Il a tout organisé. Conspirateur rusé, tenace, sombre, il est impassible, il oppose une dénégation absolue aux charges qui l’écrasent. Il est l’un des plus coupables. Qu’il soit sévèrement frappé par votre justice!»Ruault fut condamné à la déportation.Lorsqu’Albert Fermé publia, en 1869, son livre desConspirations du second Empire, Ranc, qui avait été un des accusés dans le complot de l’Opéra-Comique, lui écrivait: «Après quinze ans, je vois encore les bancs de la Cour d’assises, je vois, assis entre deux gendarmes, Joseph Ruault, un caractère stoïque, une âme impassible...»Quelles mystérieuses et atroces misères ont conduit ce fier combattant aux infâmes besognes qu’il paya d’une mort, hélas méritée![97]Protot (Eugène), membre de la Commune (onzième arrondissement), délégué à la Justice (17 avril), membre de la Commission exécutive (27 avril).[98]Lors de sa comparution devant le conseil de guerre, Gaston Da Costa fit la déposition suivante: «En faisant des recherches à la Préfecture de police sous les ordres de M. de Kératry, nous reconnûmes (Rigault, alors commissaire central, et Da Costa), que Ruault était agent secret depuis 1857, à 200 francs par mois. Si nous avions voulu le faire fusiller sous la Commune, nous l’aurions dénoncé à son bataillon et il aurait été fusillé. Rigault interrogea Ruault le 16 mai. Il lui dit que s’il ne faisait pas de révélations, il serait fusillé le lendemain. Le lendemain, Ruault faisait des révélations, et l’affaire n’eut pas de suite.» (Gazette des Tribunaux.Procès Da Costa, 28 juin 1872)[99]Regnard (Albert), docteur en médecine, secrétaire général de la Préfecture de police.[100]Dalivous (Louis), capitaine de la 3ecompagnie du 74efédéré. Condamné à mort, affaire Haxo. Fusillé à Satory, le 24 juillet 1872.[101]Textuellement: «Vous ne b... plus nos filles!»[102]Ranvier (Gabriel), membre de la Commune, 20earrondissement. Membre du Comité de Salut public (2 mai).[103]On pénètre aujourd’hui dans le jardin par une porte située au numéro 79 de la rue; l’allée est au numéro 85, en face de la rue des Tourelles.[104]Lissagaray (Hippolyte), journaliste, directeur, sous la Commune, de l’Actionet duTribun du Peuple.[105]Humbert (Alphonse), journaliste, l’un des trois rédacteurs duPère Duchêne.[106]Roullier (Edouard), cordonnier, membre de la Commission du travail et de l’échange (5 avril).[107]Cournet (Frédéric), député démissionnaire, membre de la Commune (15earrondissement), délégué à la Sûreté générale (25 avril).[108]Varlin (Eugène), membre de la Commune (6earrondissement), membre de la Commission des finances (30 mars), adjoint à la Commission de la guerre (6 mai).[109]Fortuné (Henry), membre de la Commune (10earrondissement).[110]Alavoine (André), membre du Comité central, administrateur de l’Imprimerie Nationale.[111]Arnold (G.), membre de la Commune (18earrondissement).[112]Ruault fut tué l’avant-dernier. Cela ressort de la déposition d’un témoin devant le sixième conseil de guerre. Grimpé sur le mur de la rue du Borrégo, ce témoin vit, jusqu’au dernier moment, Ruault, qu’on appelait dans son quartier «le père Joseph».[113]Encore une fois, les otages pris à la Roquette étaient bien au nombre decinquante. G..., qui les a comptés à l’entrée du secteur, me l’a affirmé de la façon la plus formelle. Ceci pour rectifier les listes fantaisistes, toutes différentes, données jusqu’ici.[114]Cette fosse n’était pas, comme on l’a écrit, une fosse d’aisances. Elle avait été creusée pour servir plus tard de fosse d’aisances. Les travaux, interrompus par le siège, l’avaient laissée inachevée.[115]Bénot (Victor), colonel du 1errégiment Bergeret. Condamné à mort, affaire Haxo, fusillé à Satory le 22 janvier 1873.[116]A l’audience du 21 mars 1872 (la dernière), François se lève et fait la déclaration suivante:«Pendant tous ces débats, on m’a souvent interrogé pour que je dise le nom de l’officier qui commandait le peloton venu à la Roquette pour qu’on lui livrât les otages. Ni moi, ni ceux qui sont accusés avec moi ne l’avons dit. Si j’ai cru devoir me taire pendant le procès, je crois que je n’ai plus de raison de le faire, maintenant que le conseil va prononcer sa sentence. Voici donc la vérité: l’officier qui dirigeait le peloton était le commandant Gois.»[117]Écrit en 1898. Voir, pour la disposition du jardin en 1871, à défaut de photographie de l’époque, une gravure de l’Illustrationdu 13 avril 1872.[118]André Gill, dessinateur et caricaturiste à l’Éclipse, laLune, etc. Administrateur du musée du Luxembourg sous la Commune.[119]La Commune n’est pas encore proclamée. Mais le cri de: Vive la Commune! était déjà populaire pendant le siège, depuis le 31 octobre.[120]La maison d’édition Ferdinand Sartorius était alors rue de Seine, 27, où demeurait Vermersch.[121]Le Grand Testament du sieur Vermersch.Une brochure, 70 pages, chez l’auteur, rue de Seine, 27. 1888.[122]Régamey (Frédéric), dessinateur et graveur. A fondé, en 1873, la revueParis à l’eau-forte. Guillaume et Félix Régamey, peintres et dessinateurs, ses deux frères.[123]LaMarmite, restaurant coopératif, installé rue Larrey (aujourd’hui disparue), sous les auspices de Varlin, et où se retrouvaient le soir les militants révolutionnaires, dans les dernières années du second Empire.[124]Maroteau (Gustave), condamné a mort, puis commué aux travaux forcés à perpétuité pour un article de son journalla Montagne: «Ah! j’ai bien peur pour Monseigneur l’Archevêque de Paris!» Né à Chartres (1848). Mort au bagne de l’île Nou (Calédonie), en 1875. Un déporté sculpta, sur la pierre de son tombeau (depuis longtemps envahi par la brousse calédonienne), un livre grand ouvert.[125]Enne (Francis), journaliste, collabora à la Rue de Vallès, et aux petites feuilles républicaines de la fin de l’Empire. Après la Commune, à laquelle il ne se mêla pas, rédacteur auRadical.[126]Puissant (Gustave) collabora à laRue.[127]Pilotell (Georges), dessinateur, commissaire spécial à la préfecture de police sous la Commune.[128]Passedouet (Auguste), journaliste. Maire du 13earrondissement. Mort en Calédonie.[129]Mourot (Eugène), rédacteur auMot d’Ordre, secrétaire d’Henri Rochefort.[130]Le Café de la Salamandre, place Saint-Michel, aujourd’hui le numéro 4 du boulevard Saint-André.[131]Sornet (Léon), avant d’être le gérant de notrePère Duchêne, avait été mêlé à quelques-unes des affaires politiques de la fin de l’Empire. Gérant de laMisère(Passedouet-Vuillaume).[132]Paget-Lupicin (Léopold), officier de santé, disciple de Proudhon, proscrit du 2 Décembre. Auteur duDroit des Travailleurs(1870). Directeur de l’Hôtel-Dieu sous la Commune (28 avril).[133]Teulière (Edouard), membre de la Commission du travail et de l’échange sous la Commune.[134]LeCri du Peuple, quotidien, rédacteur en chef Jules Vallès, parut le 22 février 1871. Supprimé le 11 mars, en même temps que lePère Duchêne, leVengeur(Félix Pyat), leMot d’Ordre(Rochefort), laBouche de Fer(Paschal Grousset), laCaricature(Pilotell).[135]Voir l’affiche duPère Duchêne, dans lesMurailles Politiquesdu 18 juillet 1870 au 25 mai 1871. Vol. I. Page 985. Paris, 1874. Nous en donnons, à la page suivante, une réduction aussi exacte que possible.[136]Cet article, le numéro 3 duPère Duchêne(18 ventôse 79/8 mars), est de moi. C’est par erreur que Vermersch, dans le fascicule publié par lui à Londres en 1872, reproduisant nos cinq premiers numéros, l’a signé de ses initiales.[137]Notre numéro 6, le premier paru après le 18 mars,La Grande Joie du Père Duchêne, etc., est daté, par erreur, du 30 ventôse an 79. La date exacte est 1ergerminal an 79—mardi 21 mars 1871.[138]Voir le numéro 40 duPère Duchêne(5 floréal/24 avril).[139]Clément (J.-B.), journaliste et poète chansonnier. Auteur de la chanson populaire, leTemps des Cerises. Membre de la Commune (18earrondissement).[140]Miot (Jules), membre de la Commune (19earrondissement), membre du Comité de Salut Public. Représentant du peuple à la Législative. Transporté à Lambessa (1851).[141]Malon (Benoist), membre de la Commune (17earrondissement). Adjoint à la mairie du 17esous le siège. Un des fondateurs de l’Internationale.[142]Flourens (Gustave), membre de la Commune (20earrondissement). Suppléa son père, Pierre Flourens, dans sa chaire du Collège de France. Mêlé activement au 31 octobre. Tué à Chatou, par le gendarme Desmarets, le 3 avril 1871.[143]Beslay (Charles), membre de la Commune, qu’il présida comme doyen (6earrondissement). Délégué à la Banque de France (11 avril).[144]Voir lePère Duchêne, numéro 13 (8 germinal/28 mars).[145]Régère (Théophile), membre de la Commune (5earrondissement).—Son fils, Henri Régère, avait été sous le siège capitaine adjudant-major du 248ebataillon. Il en prit le commandement pendant la Commune.[146]Amouroux (Charles), membre de la Commune (4earrondissement). Membre de la Commission des relations extérieures (21 avril). Secrétaire de la Commune. Les procès-verbaux manuscrits des séances de la Commune qui sont conservés à la bibliothèque Lepelletier-Saint-Fargeau sont presque en entier de sa main.[147]Arnould (Arthur), membre de la Commune (4earrondissement). Ancien rédacteur de laMarseillaise(1870).[148]Pyat (Félix), membre de la Commune (10earrondissement). Membre du Comité de Salut Public (2 mai).[149]Lachâtre (Maurice), éditeur, publia le grand dictionnaire qui porte son nom.[150]Le texte entier dans le numéro 12 duPère Duchêne(7 germinal 79/27 mars).[151]Les élections complémentaires du 16 avril avaient donné, pour le 6earrondissement, les résultats suivants. Electeurs inscrits: 24.807; votants: 3.442. Courbet: 2.418 voix; Rogeard: 2.292 voix. La commission nommée pour la validation des élections (voirOfficiel20 avril) décida de valider tout élu ayant obtenu la majorité absolue des suffrages sur le nombre des votants. Courbet accepta. Rogeard refusa, expliquant son refus dans une lettre, insérée dans leVengeurdu 22 avril.[152]Voir le numéro 39 duPère Duchêne(4 floréal 79/23 avril).[153]Rossel (Nathaniel), colonel du génie au camp de Nevers (1871). A son arrivée à Paris, chef de la 17elégion, puis chef d’état-major de Cluseret à la guerre. Délégué à la guerre (1ermai). Démissionnaire le 10 mai. Fusillé à Satory le 28 novembre 1871.[154]Denis (Pierre), journaliste. Collaborateur de Vallès auCri du Peuple. Devint plus tard le conseiller du général Boulanger.[155]Bouis (Casimir), rédacteur auCri du Peuple. A écrit la préface du livre où ont été recueillis les articles de Blanqui, laPatrie en Danger.[156]Brissac (Henri), rédacteur auVengeur, secrétaire du Comité de Salut public. Condamné aux travaux forcés à perpétuité.[157]Bouchotte (J.-B.), ministre de la guerre, du 4 avril 1793 à germinal an II.—Voir pour Hébert et Bouchottele Vieux Cordelier(numéro 5), lePère Duchesne(numéros 330 et 332), etles Hébertistesde G. Tridon (1864, page 22).[158]Combatz (Lucien), chef de la 6elégion (14 mai). Fit partie du Comité central.[159]Constant Martin, secrétaire de la délégation à l’enseignement. A sa rentrée en France, se mêla activement au mouvement anarchiste.[160]Hébert ne fut à la vérité que substitut du procureur de la Commune, qui était Chaumette.[161]LePère Duchêne, dans son numéro 17 (12 germinal/1eravril) avait publié sagrande motion pour qu’on fasse payer aux calotins le loyer de leurs boutiques à messes, etc.[162]VoirGazette des Tribunaux, le procès de l’abbé Perrin, devant le conseil de guerre (7 avril 1872).[163]Voir lePère Duchêne, numéro 12 (7 germinal 79/27 mars).[164]Voir le numéro 36 duPère Duchêne(1erfloréal 79/20 avril).[165]LePère Duchesned’Hébert portait à la fin du numéro, en guise de signature, deux fourneaux, dont l’un renversé. Avant la Révolution, le père Duchesne, potier de terre et marchand de fourneaux, faisait partie des types populaires.[166]Voir laSociale, numéro 33 du 2 mai 1871. En tête: Formation du Bataillon des Enfants du Père Duchêne.[167]LesDéfenseurs de la République, qui s’appelaient aussiTurcos de la Commune, combattaient alors à Issy. Ils avaient pour commandant le citoyen Naze. (VoirOfficieldu 2 mai).[168]Voir numéro 32 duPère Duchêne, 27 germinal 79/16 avril. Candidats dans le 18earrondissement: Dupas et A. Pierre, capitaine d’infanterie délégué.[169]Le fort d’Issy, abandonné une première fois, dans la nuit du 29 au 30 avril, par Mégy, qui en avait le commandement, avait été réoccupé le lendemain par Cluseret. Il tombait définitivement aux mains de l’armée de Versailles le 8 mai. Rossel démissionnait après avoir fait afficher sa retentissante dépêche: «Le drapeau tricolore flotte sur le fort d’Issy, abandonné hier soir par sa garnison.»[170]Voir le récit précédent:Une journée à la Cour martiale, p. 27.[171]Maxime du Camp (Convulsions, I, 84) publie un reçu signé Sanson, probablement pris, comme le sabre, sur le cadavre du capitaine d’état-major (et non commandant) du bataillon desEnfants du Père Duchêne, fusillé à la Croix-Rouge.[172]Larochette, journaliste, un de nos amis du quartier latin.[173]Vallès, dans l’Insurgé(p. 329-30), note un incident dans lequel il met en scène, dans la matinée du mardi 23 mai, le bataillon duPère Duchêne, Vermersch et lui-même. Il ne nomme même pas Maître, qui n’a pas quitté ses hommes. Il est presque inutile de faire remarquer que le récit de Vallès visant uniquement Vermersch, qu’il n’aimait pas, est complètement fantaisiste. Vallès se représente, marchant fièrement près du tambour, dont «les vibrations résonnent dans son cœur». Le bataillon, une trentaine d’hommes, avait-il un tambour![174]Aconin, capitaine au 248ebataillon, adjoint au maire du 5earrondissement (Panthéon).[175]Voici la strophe:

NOTES[1]Ce même jour, mercredi 24 mai, à midi et demie, le docteur Faneau, qui, avec son confrère L. de Franco, était à la tête de l’ambulance établie au séminaire de Saint-Sulpice, avait été passé par les armes, avec quatre-vingts fédérés blessés.[2]On trouvera la reproduction de cette carte, délivrée par le major de la place Vendôme, page 284 de l’albuml’Invasion, le Siège de la Commune, par Armand Dayot.[3]Tridon (Gustave), membre de la Commune (5earrondissement). Auteur desHébertistes. Député (démissionnaire) à l’Assemblée de Bordeaux.[4]Delescluze (Charles). Membre de la Commune (11earrondissement). Délégué à la guerre (11 mai). Tué à la barricade du boulevard Voltaire (25 mai).[5]Vallès (Jules). Membre de la Commune (15earrondissement). Rédacteur en chef duCri du Peuple.[6]Longuet (Charles), membre de la Commune (16earrondissement). Sous le siège, chef élu du 248ebataillon (5earrondissement).[7]Rogeard (Auguste), membre de la Commune (n’a pas siégé, démissionnaire après son élection). Auteur desPropos de Labiénus(1865).[8]Le titre exact du livre est:Le Socialisme d’hier et celui d’aujourd’hui, par Th.-N. Besnard. Paris, Guillaumin. 1870.[9]Cissey (Courtot de), général de division (1871), commandant le 2ecorps de l’armée de Versailles.[10]Maître (Gustave), chef du 205ebataillon fédéré, puis chef du bataillon desEnfants du Père Duchêne.[11]Vermersch (Eugène), journaliste et poète, l’un des trois rédacteurs duPère Duchêne(Vermersch-Humbert-Vuillaume).[12]Dès l’entrée des troupes versaillaises, les pompiers qui étaient restés au service de la Commune furent en butte aux plus cruelles représailles. On accusait ces infortunés d’activer les incendies en emplissant leurs pompes de pétrole![13]Rigault (Raoul), membre de la Commune (8e), délégué à l’ex-préfecture de police. Procureur général de la Commune (27 avril).[14]Sapia (Théodore), chef du 146ebataillon de la Garde Nationale sous le siège. Blessé grièvement le 22 janvier, place de l’Hôtel-de-Ville, et transporté à l’Hôtel-Dieu, il expira pendant le trajet.[15]Vaillant (Edouard), membre de la Commune (8earrondissement). Délégué à l’enseignement (21 avril). Aujourd’hui député de Paris.[16]Le sergent se trompait. Ceux qui étaient conduits à l’Ecole militaire étaient fusillés dans la cour même de l’Ecole, ou dans la cour de l’ancienne Ecole d’Etat-Major de la rue de Grenelle. Voici, entre tous, un épisode de ces jours sinistres. Il m’a été récemment conté par un ami, le propre fils de l’officier supérieur qui commandait en 1871 à l’Ecole militaire. Le narrateur avait, à l’époque de la Commune, quinze ans.«La femme d’un commerçant du voisinage était venue, éplorée, réclamer son mari, arrêté quelques heures auparavant.—Il vient de sortir à l’instant, répondit-on à la femme quand elle se présenta au poste installé dans l’ancienne Ecole qui servait de quartier-général. C’était vrai. Le malheureux venait de sortir, mais étendu dans une voiture à bras de boulanger, les deux pieds dépassant sous le couvercle abaissé. Le sang coulait à travers les planches du fond. L’homme avait été fusillé dans le jardin de l’Ecole, contre un vieux mur tapissé de lierre.»Autre épisode, de la même source, et toujours à l’ancienne Ecole d’Etat-Major de la rue de Grenelle:«Un des jours de la semaine de Mai, un matin, une femme portant un nourrisson dans les bras, reconnaît, parmi les prisonniers que l’on conduisait fusiller, son mari. Elle se précipite, veut lui parler. Mais un coup de crosse la jette sur la bordure du trottoir, tandis que l’enfant va rouler dans le ruisseau.»[17]C’est à cette place, adossé au piédestal de l’un des lions de pierre (celui de gauche) qui ornent l’entrée de l’avenue de l’Observatoire, que fut fusillé, le matin du 28 mai, le docteur Tony-Moilin. Son seul crime avait été de faire partie, dans les premiers jours qui suivirent le 18 mars, de la municipalité du 6earrondissement (Saint-Sulpice).[18]Treillard, directeur de l’Assistance publique (13 avril). Arrêté à son domicile après l’occupation du 5earrondissement (Panthéon); conduit à l’Ecole polytechnique, il y fut passé par les armes.[19]Millière (J.-B.), élu à l’Assemblée nationale (1871). Fusillé sur les marches du Panthéon, le 26 mai. Le capitaine Garcin, qui dirigeait l’exécution, fit mettre de force Millière à genoux.[20]Maxime du Camp, auteur desConvulsions de Paris. Membre de l’Académie française. Décoré après les journées de juin 1848.[21]Regnault (Henri), peintre, auteur de laSalomé, duMaréchal Prim, etc., tué à Buzenval.[22]Lambert (Gustave), explorateur, auteur d’un projet de voyage au pôle Nord, tué à Buzenval.[23]Giffault (Emile), commissaire à l’ex-Préfecture de police, condamné aux travaux forcés à perpétuité.[24]Privé (Francis), membre de la municipalité du 6earrondissement (Saint-Sulpice).[25]Ces lignes ont été écrites après une visite au vieux cimetière de Charonne, en mars 1897.[26]VoirEnquête parlementaire sur l’Insurrection du 18 mars, édition in-quarto. Déposition du maréchal de Mac-Mahon, page 183.[27]Lachaise (Marguerite Guindaire, femme Prévost, dite), acquittée dans le procès de l’Archevêque, condamnée à mort (puis commuée) dans le procès Beaufort (19 juin 1872).[28]Un de ces ordres, en date du 7 avril 1871, est reproduit dans l’Autographe, volume I, page 230. Voir aussiOfficiel, 17 avril.[29]Edouard Moreau, membre du Comité central, fusillé à la caserne Lobau, le 25 mai.[30]Cluseret (Gustave), membre de la Commune, délégué à la Guerre (4 avril-1ermai).[31]Dombrowski (Jaroslaw), général commandant la première armée (Neuilly), blessé mortellement le 23 mai à la barricade de la rue Myrrha, mort à l’hôpital Lariboisière.[32]Avrial (Augustin), membre de la Commune (11earrondissement), membre de la Commission exécutive (11 avril), membre de la Commission de la guerre (22 avril).[33]Genton (Gustave), juge d’instruction attaché au parquet du procureur de la Commune (15 mai), condamné à mort, procès de l’Archevêque. Fusillé à Satory le 30 avril 1872.[34]Ferré (Théophile), membre de la Commune (18e), délégué à la Sûreté générale (14 mai). Fusillé à Satory le 28 novembre 1871.[35]Gois (Emile), colonel d’état-major, président de la cour martiale (13 mai).[36]Fortin (Emile), condamné à dix ans de travaux forcés, procès de l’Archevêque.[37]Lissagaray (Histoire de la Commune, édition Dentu, page 552) reproduit une lettre signée de Beaufort, adressée au général Borel. Mais il déclare qu’il n’en a pas confronté l’écriture avec celle du capitaine de la Commune. Lissagaray semble ignorer la parenté de Beaufort et d’Edouard Moreau.[38]Sur l’emplacement de ce chantier était (1899) un café-concert.[39]Duval (Emile-Victor), membre de la Commune (13earrondissement), fusillé le 4 avril, au Petit-Bicêtre, sur ordre du général Vinoy.[40]Lors de la publication de ce récit dans l’Aurore(mai 1902), je reçus de mon vieil ami et camarade de proscription Gouhier, membre du Comité central du 18 Mars, ancien combattant de Juin, alors (1907) âgé de près de quatre-vingts ans, et qui finit ses jours à la maison municipale de retraite de Brévannes—ces communards se sont tous fait des rentes!—la note suivante:«... J’ai vu de près, m’écrivait Gouhier, l’affaire du capitaine de Beaufort. Je me trouvais avec son cousin, notre infortuné Edouard Moreau, et Gaudier, à la porte du Conseil de guerre (la cour martiale de la rue Sedaine), et j’appris de Moreau, qui y était entré et qui venait d’en sortir, que Beaufort était perdu. Je voulais à toute force pénétrer dans la salle, pour essayer de tirer de là Beaufort, étant connu moi-même dans le onzième arrondissement, et très lié avec Genton. Mais Moreau m’entraîna, et nous nous rendîmes ensemble, pour y retrouver Grêlier, avec qui nous avions rendez-vous au sujet de l’intendance, chez un frère de ce dernier, qui demeurait tout près. De là nous entendîmes les coups de feu.»La note de Gouhier confirme que Beaufort était parent d’Edouard Moreau.On sait qu’Edouard Moreau fut l’un des membres les plus actifs du Comité central. C’est à Edouard Moreau que fut confiée la rédaction des proclamations adressées au peuple de Paris, après la victoire du 18 Mars.Arrêté le jeudi 25 mai, conduit à la cour martiale du Châtelet, Edouard Moreau fut fusillé à la caserne Lobau.La parenté d’Edouard Moreau et de Beaufort explique l’adhésion de ce dernier à la Commune, et détruit cette légende d’espionnage dont on avait injustement flétri la mémoire du capitaine fusillé place Voltaire.Gaudier et Grêlier, dont il est question dans la note ci-dessus, faisaient partie, comme Edouard Moreau et Gouhier, du Comité central.[41]Le jury d’accusation, convoqué tardivement, toujours dans l’attente d’une solution pacifique, ne siégea pour la première fois que le 19 mai. Voir, à ce sujet, la conversation entre Raoul Rigault et maître Rousse, bâtonnier des avocats, défenseur de Gustave Chaudey, reproduite dansLeçons du 18 mars, d’Edmond de Pressensé, page 157.[42]Les otages arrivés le lundi soir à la Roquette avaient été enfermés dans les cellules de la quatrième section (1erétage du bâtiment de l’Ouest). Les otages arrivés le mardi furent enfermés dans les cellules de la troisième section (1erétage des bâtiments de l’Est); au deuxième étage étaient les gardes de Paris, les gendarmes et sergents de ville.[43]Le décret du 5 avril 1871 dit: «Chaque exécution d’un prisonnier de guerre ou d’un partisan du gouvernement régulier de la Commune de Paris sera suivie sur le champ de l’exécution d’un nombre triple des otages retenus par le verdict d’accusation et qui seront désignés par le sort.»[44]Sur cet ordre d’exécution, et sur ce qui suivra, les erreurs de M. Maxime du Camp ne se comptent pas. La mort des otages fut, pour lui, décidée par une cour martiale où siégeaient Genton, un vieillard «sordide» et un officier fédéré «ivre». (Convulsions, I, page 260, 8eédition) Cette cour martiale désigna l’archevêque. (page 261) Genton écrivit la liste avec l’archevêque en tête. (page 263) C’est Mégy qui se rend au greffe pour y porter la liste. (page 264) C’est Ferré qui envoie Sicard à la Roquette. Enfin, c’est Genton qui commande le feu. (page 270) Autant d’affirmations, autant d’erreurs. Nous ne relevons que celles-là.[45]La Roquette n’existe plus. Ceux qui voudront suivre les incidents de ce récit pourront consulter les photographies qui en ont été prises avant la démolition en 1900; elles sont au musée Carnavalet.[46]François (J.-B.), directeur de la Roquette: travaux forcés à perpétuité, procès Archevêque; mort, affaire rue Haxo; fusillé à Satory le 24 juillet 1872.[47]Deguerry, curé de la Madeleine, arrêté le 4 avril; Bonjean, ex-président de la Cour de Cassation, arrêté le 21 mars; les Pères Clerc et Ducoudray, arrêtés le 4 avril à la maison des Jésuites de la rue Lhomond; le Père Allard, aumônier des ambulances, arrêté le 5 avril. Voir, sur le Père Allard, le très curieux article de Lucien Descaves, dans leFigarodu 26 juin 1907.[48]L’archevêque Darboy avait été arrêté le 4 avril, et conduit à Mazas, en même temps que son vicaire, Lagarde.[49]Flotte (Benjamin), condamné à cinq ans de détention dans l’affaire du 15 mai 1848. Chargé, par Raoul Rigault, d’une mission à Versailles, au sujet de l’échange des otages contre Blanqui, prisonnier. (Voir sa brochureBlanqui et les Otages)[50]Affre (Denis-Auguste), archevêque de Paris, blessé mortellement à la barricade du faubourg Saint-Antoine, le 25 juin 1848.[51]Sibour (Auguste), archevêque de Paris, succéda à Affre. Assassiné à Saint-Etienne-du-Mont par un prêtre interdit, Verger. Ce fut Sibour qui célébra à Notre-Dame le fameuxTe Deumdu 1erjanvier 1852 qui inspira à Victor Hugo les vers vengeurs desChâtiments:Prêtre, ta messe, écho des feux de peloton,Est une chose impie.[52]Monseigneur Darboy fait ici allusion à ses démêlés bien connus avec Rome.[53]Sicard (Benjamin), capitaine d’état-major à la préfecture de police. Arrêté après la semaine de mai, mort à l’hôpital de Versailles.[54]Le colonel commandant l’ex-préfecture de police était Chardon (J.-B.), membre de la Commune, élu par le 13earrondissement.[55]Cette route des otages peut être suivie sur les quatre photographies prises après la Commune, reproduites, d’après celles que je possède, dansLe Siège,l’Invasion,la Commune, de M. Armand Dayot. Bien entendu, les personnages photographiés sont des mannequins, et il ne faut ajouter aucune foi à leur disposition, encore moins aux figures de convention qui leur ont été attribuées. Ces photographies reconstituent toutefois avec exactitude l’état de la prison aujourd’hui disparue.[56]Lolive (Joseph), garde au 254ebataillon fédéré, ne fut pas compris dans les accusés du procès de l’Archevêque. Il comparut plus tard, le 25 mai 1872, devant le conseil de guerre. Condamné à mort. Fusillé à Satory le 18 septembre 1872.[57]Quand il comparut devant le conseil, Lolive avoua avoir rechargé son fusil.Le président.—Combien avez-vous tiré de coups de fusil?Lolive.—Deux, je crois.Le président.—Alors, non content d’avoir tiré un premier coup de feu, vous avez rechargé votre arme pour tirer de nouveau.[58]Vermorel (Auguste), membre de la Commune (18earrondissement); blessé boulevard Voltaire le 25 mai.[59]Jourde (François), membre de la Commune (5earrondissement); délégué aux finances (21 avril).[60]Theisz (Albert), membre de la Commune (12earrondissement); délégué aux postes et télégraphes (6 avril).[61]Un de nos amis a connu à Londres l’un des hommes du peloton, Jouannin, mort, lui aussi. Jouannin, qui avait vingt ans en 1871, servit, pendant les deux mois de la Commune comme cuisinier à l’office du Palais de la Légion d’honneur. La défaite arrivée, il avait pris le fusil. Il passait place Voltaire quand le peloton se dirigeait vers la Roquette. Il se mêla aux hommes, et les suivit jusqu’au mur. Jouannin mourut il y a une dizaine d’années, à Moulins, sa ville natale. Sa famille lui fit faire des obsèques religieuses. A Londres—m’écrivait, peu de temps avant sa mort, Hector France—j’ai connu Jouannin, qu’on appelait, ironiquement, l’assassin.[62]Wurth (Gustave), juge d’instruction au parquet du procureur de la Commune (18 mai).[63]Mégy (Edmond), commandant du fort d’Issy (18 avril). Connu pour avoir, sous l’Empire, tué, d’un coup de revolver, l’agent de police qui venait l’arrêter.[64]Ce furent les seules paroles prononcées par Veysset. Lissagaray (Hist. Commune,Dentu) attribue à Veysset d’après Wurth, ces mots: «Vous répondrez de ma mort au comte de Fabrice.» Jamais ces paroles ne furent prononcées. Pilotell, qui n’a pas quitté Veysset, et qui était à deux pas de lui, quand il fut fusillé, les aurait entendues.[65]Serizier, chef du 101ebataillon sous le siège, colonel commandant la 13elégion sous la Commune. Fusillé à Satory le 25 mai 1872.[66]MeRenoult, qui défendit Lucipia devant le conseil de guerre qui jugea, en février 1872, les accusés de l’affaire des Dominicains, est le père de M. René Renoult, sous-secrétaire d’Etat aux finances.[67]Wroblevski (Boleslas), général commandant la troisième armée (rive gauche). Mort à Ouarville (Eure-et-Loir) le 5 août 1909.[68]Je joins à la lettre de Léo Melliet un plan détaillé sur lequel peuvent être suivis les différents incidents du drame, depuis l’arrestation des Pères jusqu’à leur sortie de Bicêtre le jeudi 25 mai. Ce plan a été dressé par Lucipia, lorsqu’il attendait, dans la prison, l’heure de comparaître devant le conseil de guerre.[69]Lucipia faisait partie de la rédaction duCri du Peuplede Vallès. Sa présence au fort de Bicêtre et à Arcueil le jour de l’arrestation des Dominicains le fit comprendre dans les poursuites. Le conseil de guerre le condamna à la peine de mort, qui fut commuée en travaux forcés à perpétuité.[70]Edmond Turquet, député, arrêté le 19 mars avec les généraux Chanzy et de Langourian. (Voir plus loin la note de M. Gaudin de Villaine.)[71]La 13elégion, commandée par Serizier, se composait des 42e, 101e, 102e, 120e, 133e, 134e, 176e, 177e, 183eet 184ebataillons.[72]Le Mot d’Ordredu 5 mai 1871.[73]LePère Duchêne, No53, du 18 floréal 79.[74]Cette lettre a été publiée dans leRadical(alors dirigé par Mottu), du 27 mai 1872, quatre jours après l’exécution à Satory (25 mai) de Serizier, Boin et Boudin. Elle avait été apportée auRadicalpar le fils du fusillé.[75]La note de M. Gaudin de Villaine a été publiée dans laLibre Paroledu 19 mars 1909.[76]Girault (Alexandre), secrétaire du commissaire de police du 12earrondissement, Clavier. Condamné aux travaux forcés à perpétuité. Plus tard député de Paris (Belleville).[77]Thaller, sous-gouverneur du fort de Bicêtre (9 mai).[78]Un récit de l’exécution de Jecker a paru dans lesDroits de l’Hommedu 19 janvier 1877, sous la signature Z. Marcas, pseudonyme de notre regretté ami Eugène Razoua, député démissionnaire de la Seine à l’Assemblée de Bordeaux, commandant sous la Commune l’Ecole militaire, mort en exil, à Genève, en 1878.Razoua tenait son récit d’un réfugié qu’il désigne sous le nom d’Armand, et que j’ai connu comme lui, à Genève. Cette version de la mort de Jecker, exacte dans ses grandes lignes, Razoua l’orna d’un cadre élégant, mais parfois inexact. Armand, de son côté, la tenait très probablement de l’un descinqqui allèrent, le vendredi matin, prendre Jecker à la Roquette, car lui-même ne faisait pas partie de ce groupe.Ces cinq sont: Clavier, commissaire de police du quartier Picpus-Bel-Air; Liberton, commandant du 275ebataillon; G., capitaine d’armement du 275e; B. et M., secrétaire du commissariat.Clavier et Liberton sont morts. Les trois autres vivent et il m’est impossible de les désigner ici autrement que par des initiales.[79]Adolphe Baudoin qui, au moment où éclata le 18 Mars, était sous-officier d’artillerie de l’armée, fut fusillé à Satory le 6 juillet 1872. Théophile Baudoin mourut au bagne de l’île Nou.[80]Geresme (J.-B.), membre de la Commune du 12earrondissement.[81]Pour suivre ce récit, il est indispensable de se reporter à une carte du Paris de 1871. Ici, par exemple, le lecteur ne comprendrait pas, sans consulter une carte, pourquoi, pour atteindre les hauteurs de Ménilmontant, on passe par la rue des Partants. Cette rue, ce «chemin», comme on disait alors, était la seule voie d’accès à ces hauteurs. L’avenue Gambetta, qui longe le côté nord du Père-Lachaise, n’a été percée que plus tard.[82]Dans le récit desDroits de l’Homme, c’est Clavier, désigné sous le nom de «l’homme», qui apporte de la mairie l’ordre de fusiller Jecker. C’est une erreur. Clavier n’est pas monté à la mairie, et il n’y a eu aucun ordre, ni de la Commune, ni de quiconque.[83]Dans tout ce récit, nous désignons Jecker sous l’appellation de banquier mexicain. J.-B. Jecker, dont le nom était devenu célèbre à la suite de ses opérations financières au cours de la campagne du Mexique, était d’origine suisse, né en 1810 à Porrentruy (canton de Berne).[84]Lissagaray se trompe, lui aussi, quand dans sonHistoire de la Commune(édition Dentu), il dit que Jecker fut conduit à la mort par Genton, François, Bo... et Cl... Ces deux derniers faisaient bien partie des cinq, mais ni François ni Genton, n’étaient là.[85]Ici, comme partout, j’enregistre purement et simplement ce qui s’est dit. G... m’a affirmé que telles avaient été les paroles de François, mais qu’il n’ajoutait aucune foi à son dire.[86]Jecker fut arrêté à la Préfecture de police le 10 avril. Il venait demander un passeport sous le nom de Ycre. Le chef du bureau des passeports, Charles Riel, lui ayant posé quelques questions, Jecker se troubla. On le conduisit devant Rigault, et là, il se nomma.[87]Aujourd’hui rue des Pyrénées.[88]Il y avait alors deux rues des Gâtines, la rue des Hautes-Gâtines (aujourd’hui rue Orfila) et la rue des Basses-Gâtines (aujourd’hui rue des Gâtines). Le mur contre lequel fut adossé Jecker est donc actuellement à l’angle de la rue des Gâtines et de la rue de la Chine. L’hôpital Tenon, la mairie du vingtième et le square qui les sépare aujourd’hui, n’existaient pas en 1871. Les terrains sur lesquels ils sont construits étaient un ensemble de jardins et de petites rues.[89]Maxime du Camp (Convulsions, I, 8eédition, page 277) dit que François «fouilla le cadavre, prit le portefeuille et le porte-monnaie». Or, François n’était pas là.[90]Nous répétons le mot tel qu’il nous a été rapporté par l’un des acteurs du drame.[91]Maxime du Camp (Convulsions, I, 8eédition, page 301) dit que Gois avait reçu de la Commune un ordre vague, ne désignant personne nominativement, «prescrivant au directeur du Dépôt des condamnés, François, de remettre à qui de droit les gendarmes détenus à la Grande Roquette et tous les otages que le peloton d’escorte pourrait emmener».Cet ordre vague n’a jamais existé que dans l’imagination de M. Maxime du Camp. Gois avait bien reçu, le lundi 22, un ordre; mais c’était un ordre de transfert des otages de Mazas à la Roquette, ordre qu’il n’exécuta pas. Là aussi, comme dans ses récits de la mort de l’archevêque et de la mort de Jecker, M. Maxime du Camp a maintes fois faussé compagnie à la vérité. «Gois monte à cheval.» (page 307) Ranvier dit à Gois à la mairie de Belleville: «Va me fusiller tout cela aux remparts.» (page 310) Autant d’inventions, sans oublier la fameuse vivandière à cheval, vêtue de rouge et le sabre à la main![92]L’enceinte de Paris avait été, au commencement du siège, divisée en neuf secteurs. Le 2esecteur (Belleville), comprenant les bastions 12 à 24, était commandé par le général Callier.[93]C’était ce qu’on appelait la Cité de Vincennes. Aujourd’hui, une Société civile a acquis le terrain, et, au-dessus de la porte d’entrée, on voit resplendir, en lettres dorées, ce titre:Villa des Otages. (1898)[94]On avait, à la vérité, fait descendre trente-sept militaires, mais l’un d’eux se cacha et fut sauvé. Presque partout, on lira qu’il y avait onze prêtres: c’est une erreur, ils n’étaient quedix. Avec les quatre civils, cela faitcinquante.Un témoin et acteur du drame, que nous avons consulté, se souvient très nettement de ce chiffre de cinquante, en premier lieu parce qu’il a compté lui-même les otages à la Roquette, et aussi parce qu’il a assisté, avant la fusillade, à leur partage en cinq groupes de dix dans la cour où ils attendaient.[95]Les dalles, encastrées dans le pavé, sur lesquelles s’appuyaient les bois de justice au jour des exécutions capitales, avaient été arrachées le 6 avril 1871. François les avait fait transporter chez lui, 17, rue de Charonne, où il avait sa boutique d’emballeur. Elles s’y trouvaient encore à la date du 14 janvier 1872.[96]Les débats du procès dit de l’Opéra-Comique se déroulèrent du 7 au 16 novembre 1853, sous la présidence de Zangiacomi. Dans son réquisitoire, le procureur général Rouland dit, à propos de Ruault:«Ruault! Pourquoi discuter? Il est mêlé à tout. Il a tout organisé. Conspirateur rusé, tenace, sombre, il est impassible, il oppose une dénégation absolue aux charges qui l’écrasent. Il est l’un des plus coupables. Qu’il soit sévèrement frappé par votre justice!»Ruault fut condamné à la déportation.Lorsqu’Albert Fermé publia, en 1869, son livre desConspirations du second Empire, Ranc, qui avait été un des accusés dans le complot de l’Opéra-Comique, lui écrivait: «Après quinze ans, je vois encore les bancs de la Cour d’assises, je vois, assis entre deux gendarmes, Joseph Ruault, un caractère stoïque, une âme impassible...»Quelles mystérieuses et atroces misères ont conduit ce fier combattant aux infâmes besognes qu’il paya d’une mort, hélas méritée![97]Protot (Eugène), membre de la Commune (onzième arrondissement), délégué à la Justice (17 avril), membre de la Commission exécutive (27 avril).[98]Lors de sa comparution devant le conseil de guerre, Gaston Da Costa fit la déposition suivante: «En faisant des recherches à la Préfecture de police sous les ordres de M. de Kératry, nous reconnûmes (Rigault, alors commissaire central, et Da Costa), que Ruault était agent secret depuis 1857, à 200 francs par mois. Si nous avions voulu le faire fusiller sous la Commune, nous l’aurions dénoncé à son bataillon et il aurait été fusillé. Rigault interrogea Ruault le 16 mai. Il lui dit que s’il ne faisait pas de révélations, il serait fusillé le lendemain. Le lendemain, Ruault faisait des révélations, et l’affaire n’eut pas de suite.» (Gazette des Tribunaux.Procès Da Costa, 28 juin 1872)[99]Regnard (Albert), docteur en médecine, secrétaire général de la Préfecture de police.[100]Dalivous (Louis), capitaine de la 3ecompagnie du 74efédéré. Condamné à mort, affaire Haxo. Fusillé à Satory, le 24 juillet 1872.[101]Textuellement: «Vous ne b... plus nos filles!»[102]Ranvier (Gabriel), membre de la Commune, 20earrondissement. Membre du Comité de Salut public (2 mai).[103]On pénètre aujourd’hui dans le jardin par une porte située au numéro 79 de la rue; l’allée est au numéro 85, en face de la rue des Tourelles.[104]Lissagaray (Hippolyte), journaliste, directeur, sous la Commune, de l’Actionet duTribun du Peuple.[105]Humbert (Alphonse), journaliste, l’un des trois rédacteurs duPère Duchêne.[106]Roullier (Edouard), cordonnier, membre de la Commission du travail et de l’échange (5 avril).[107]Cournet (Frédéric), député démissionnaire, membre de la Commune (15earrondissement), délégué à la Sûreté générale (25 avril).[108]Varlin (Eugène), membre de la Commune (6earrondissement), membre de la Commission des finances (30 mars), adjoint à la Commission de la guerre (6 mai).[109]Fortuné (Henry), membre de la Commune (10earrondissement).[110]Alavoine (André), membre du Comité central, administrateur de l’Imprimerie Nationale.[111]Arnold (G.), membre de la Commune (18earrondissement).[112]Ruault fut tué l’avant-dernier. Cela ressort de la déposition d’un témoin devant le sixième conseil de guerre. Grimpé sur le mur de la rue du Borrégo, ce témoin vit, jusqu’au dernier moment, Ruault, qu’on appelait dans son quartier «le père Joseph».[113]Encore une fois, les otages pris à la Roquette étaient bien au nombre decinquante. G..., qui les a comptés à l’entrée du secteur, me l’a affirmé de la façon la plus formelle. Ceci pour rectifier les listes fantaisistes, toutes différentes, données jusqu’ici.[114]Cette fosse n’était pas, comme on l’a écrit, une fosse d’aisances. Elle avait été creusée pour servir plus tard de fosse d’aisances. Les travaux, interrompus par le siège, l’avaient laissée inachevée.[115]Bénot (Victor), colonel du 1errégiment Bergeret. Condamné à mort, affaire Haxo, fusillé à Satory le 22 janvier 1873.[116]A l’audience du 21 mars 1872 (la dernière), François se lève et fait la déclaration suivante:«Pendant tous ces débats, on m’a souvent interrogé pour que je dise le nom de l’officier qui commandait le peloton venu à la Roquette pour qu’on lui livrât les otages. Ni moi, ni ceux qui sont accusés avec moi ne l’avons dit. Si j’ai cru devoir me taire pendant le procès, je crois que je n’ai plus de raison de le faire, maintenant que le conseil va prononcer sa sentence. Voici donc la vérité: l’officier qui dirigeait le peloton était le commandant Gois.»[117]Écrit en 1898. Voir, pour la disposition du jardin en 1871, à défaut de photographie de l’époque, une gravure de l’Illustrationdu 13 avril 1872.[118]André Gill, dessinateur et caricaturiste à l’Éclipse, laLune, etc. Administrateur du musée du Luxembourg sous la Commune.[119]La Commune n’est pas encore proclamée. Mais le cri de: Vive la Commune! était déjà populaire pendant le siège, depuis le 31 octobre.[120]La maison d’édition Ferdinand Sartorius était alors rue de Seine, 27, où demeurait Vermersch.[121]Le Grand Testament du sieur Vermersch.Une brochure, 70 pages, chez l’auteur, rue de Seine, 27. 1888.[122]Régamey (Frédéric), dessinateur et graveur. A fondé, en 1873, la revueParis à l’eau-forte. Guillaume et Félix Régamey, peintres et dessinateurs, ses deux frères.[123]LaMarmite, restaurant coopératif, installé rue Larrey (aujourd’hui disparue), sous les auspices de Varlin, et où se retrouvaient le soir les militants révolutionnaires, dans les dernières années du second Empire.[124]Maroteau (Gustave), condamné a mort, puis commué aux travaux forcés à perpétuité pour un article de son journalla Montagne: «Ah! j’ai bien peur pour Monseigneur l’Archevêque de Paris!» Né à Chartres (1848). Mort au bagne de l’île Nou (Calédonie), en 1875. Un déporté sculpta, sur la pierre de son tombeau (depuis longtemps envahi par la brousse calédonienne), un livre grand ouvert.[125]Enne (Francis), journaliste, collabora à la Rue de Vallès, et aux petites feuilles républicaines de la fin de l’Empire. Après la Commune, à laquelle il ne se mêla pas, rédacteur auRadical.[126]Puissant (Gustave) collabora à laRue.[127]Pilotell (Georges), dessinateur, commissaire spécial à la préfecture de police sous la Commune.[128]Passedouet (Auguste), journaliste. Maire du 13earrondissement. Mort en Calédonie.[129]Mourot (Eugène), rédacteur auMot d’Ordre, secrétaire d’Henri Rochefort.[130]Le Café de la Salamandre, place Saint-Michel, aujourd’hui le numéro 4 du boulevard Saint-André.[131]Sornet (Léon), avant d’être le gérant de notrePère Duchêne, avait été mêlé à quelques-unes des affaires politiques de la fin de l’Empire. Gérant de laMisère(Passedouet-Vuillaume).[132]Paget-Lupicin (Léopold), officier de santé, disciple de Proudhon, proscrit du 2 Décembre. Auteur duDroit des Travailleurs(1870). Directeur de l’Hôtel-Dieu sous la Commune (28 avril).[133]Teulière (Edouard), membre de la Commission du travail et de l’échange sous la Commune.[134]LeCri du Peuple, quotidien, rédacteur en chef Jules Vallès, parut le 22 février 1871. Supprimé le 11 mars, en même temps que lePère Duchêne, leVengeur(Félix Pyat), leMot d’Ordre(Rochefort), laBouche de Fer(Paschal Grousset), laCaricature(Pilotell).[135]Voir l’affiche duPère Duchêne, dans lesMurailles Politiquesdu 18 juillet 1870 au 25 mai 1871. Vol. I. Page 985. Paris, 1874. Nous en donnons, à la page suivante, une réduction aussi exacte que possible.[136]Cet article, le numéro 3 duPère Duchêne(18 ventôse 79/8 mars), est de moi. C’est par erreur que Vermersch, dans le fascicule publié par lui à Londres en 1872, reproduisant nos cinq premiers numéros, l’a signé de ses initiales.[137]Notre numéro 6, le premier paru après le 18 mars,La Grande Joie du Père Duchêne, etc., est daté, par erreur, du 30 ventôse an 79. La date exacte est 1ergerminal an 79—mardi 21 mars 1871.[138]Voir le numéro 40 duPère Duchêne(5 floréal/24 avril).[139]Clément (J.-B.), journaliste et poète chansonnier. Auteur de la chanson populaire, leTemps des Cerises. Membre de la Commune (18earrondissement).[140]Miot (Jules), membre de la Commune (19earrondissement), membre du Comité de Salut Public. Représentant du peuple à la Législative. Transporté à Lambessa (1851).[141]Malon (Benoist), membre de la Commune (17earrondissement). Adjoint à la mairie du 17esous le siège. Un des fondateurs de l’Internationale.[142]Flourens (Gustave), membre de la Commune (20earrondissement). Suppléa son père, Pierre Flourens, dans sa chaire du Collège de France. Mêlé activement au 31 octobre. Tué à Chatou, par le gendarme Desmarets, le 3 avril 1871.[143]Beslay (Charles), membre de la Commune, qu’il présida comme doyen (6earrondissement). Délégué à la Banque de France (11 avril).[144]Voir lePère Duchêne, numéro 13 (8 germinal/28 mars).[145]Régère (Théophile), membre de la Commune (5earrondissement).—Son fils, Henri Régère, avait été sous le siège capitaine adjudant-major du 248ebataillon. Il en prit le commandement pendant la Commune.[146]Amouroux (Charles), membre de la Commune (4earrondissement). Membre de la Commission des relations extérieures (21 avril). Secrétaire de la Commune. Les procès-verbaux manuscrits des séances de la Commune qui sont conservés à la bibliothèque Lepelletier-Saint-Fargeau sont presque en entier de sa main.[147]Arnould (Arthur), membre de la Commune (4earrondissement). Ancien rédacteur de laMarseillaise(1870).[148]Pyat (Félix), membre de la Commune (10earrondissement). Membre du Comité de Salut Public (2 mai).[149]Lachâtre (Maurice), éditeur, publia le grand dictionnaire qui porte son nom.[150]Le texte entier dans le numéro 12 duPère Duchêne(7 germinal 79/27 mars).[151]Les élections complémentaires du 16 avril avaient donné, pour le 6earrondissement, les résultats suivants. Electeurs inscrits: 24.807; votants: 3.442. Courbet: 2.418 voix; Rogeard: 2.292 voix. La commission nommée pour la validation des élections (voirOfficiel20 avril) décida de valider tout élu ayant obtenu la majorité absolue des suffrages sur le nombre des votants. Courbet accepta. Rogeard refusa, expliquant son refus dans une lettre, insérée dans leVengeurdu 22 avril.[152]Voir le numéro 39 duPère Duchêne(4 floréal 79/23 avril).[153]Rossel (Nathaniel), colonel du génie au camp de Nevers (1871). A son arrivée à Paris, chef de la 17elégion, puis chef d’état-major de Cluseret à la guerre. Délégué à la guerre (1ermai). Démissionnaire le 10 mai. Fusillé à Satory le 28 novembre 1871.[154]Denis (Pierre), journaliste. Collaborateur de Vallès auCri du Peuple. Devint plus tard le conseiller du général Boulanger.[155]Bouis (Casimir), rédacteur auCri du Peuple. A écrit la préface du livre où ont été recueillis les articles de Blanqui, laPatrie en Danger.[156]Brissac (Henri), rédacteur auVengeur, secrétaire du Comité de Salut public. Condamné aux travaux forcés à perpétuité.[157]Bouchotte (J.-B.), ministre de la guerre, du 4 avril 1793 à germinal an II.—Voir pour Hébert et Bouchottele Vieux Cordelier(numéro 5), lePère Duchesne(numéros 330 et 332), etles Hébertistesde G. Tridon (1864, page 22).[158]Combatz (Lucien), chef de la 6elégion (14 mai). Fit partie du Comité central.[159]Constant Martin, secrétaire de la délégation à l’enseignement. A sa rentrée en France, se mêla activement au mouvement anarchiste.[160]Hébert ne fut à la vérité que substitut du procureur de la Commune, qui était Chaumette.[161]LePère Duchêne, dans son numéro 17 (12 germinal/1eravril) avait publié sagrande motion pour qu’on fasse payer aux calotins le loyer de leurs boutiques à messes, etc.[162]VoirGazette des Tribunaux, le procès de l’abbé Perrin, devant le conseil de guerre (7 avril 1872).[163]Voir lePère Duchêne, numéro 12 (7 germinal 79/27 mars).[164]Voir le numéro 36 duPère Duchêne(1erfloréal 79/20 avril).[165]LePère Duchesned’Hébert portait à la fin du numéro, en guise de signature, deux fourneaux, dont l’un renversé. Avant la Révolution, le père Duchesne, potier de terre et marchand de fourneaux, faisait partie des types populaires.[166]Voir laSociale, numéro 33 du 2 mai 1871. En tête: Formation du Bataillon des Enfants du Père Duchêne.[167]LesDéfenseurs de la République, qui s’appelaient aussiTurcos de la Commune, combattaient alors à Issy. Ils avaient pour commandant le citoyen Naze. (VoirOfficieldu 2 mai).[168]Voir numéro 32 duPère Duchêne, 27 germinal 79/16 avril. Candidats dans le 18earrondissement: Dupas et A. Pierre, capitaine d’infanterie délégué.[169]Le fort d’Issy, abandonné une première fois, dans la nuit du 29 au 30 avril, par Mégy, qui en avait le commandement, avait été réoccupé le lendemain par Cluseret. Il tombait définitivement aux mains de l’armée de Versailles le 8 mai. Rossel démissionnait après avoir fait afficher sa retentissante dépêche: «Le drapeau tricolore flotte sur le fort d’Issy, abandonné hier soir par sa garnison.»[170]Voir le récit précédent:Une journée à la Cour martiale, p. 27.[171]Maxime du Camp (Convulsions, I, 84) publie un reçu signé Sanson, probablement pris, comme le sabre, sur le cadavre du capitaine d’état-major (et non commandant) du bataillon desEnfants du Père Duchêne, fusillé à la Croix-Rouge.[172]Larochette, journaliste, un de nos amis du quartier latin.[173]Vallès, dans l’Insurgé(p. 329-30), note un incident dans lequel il met en scène, dans la matinée du mardi 23 mai, le bataillon duPère Duchêne, Vermersch et lui-même. Il ne nomme même pas Maître, qui n’a pas quitté ses hommes. Il est presque inutile de faire remarquer que le récit de Vallès visant uniquement Vermersch, qu’il n’aimait pas, est complètement fantaisiste. Vallès se représente, marchant fièrement près du tambour, dont «les vibrations résonnent dans son cœur». Le bataillon, une trentaine d’hommes, avait-il un tambour![174]Aconin, capitaine au 248ebataillon, adjoint au maire du 5earrondissement (Panthéon).[175]Voici la strophe:

[1]Ce même jour, mercredi 24 mai, à midi et demie, le docteur Faneau, qui, avec son confrère L. de Franco, était à la tête de l’ambulance établie au séminaire de Saint-Sulpice, avait été passé par les armes, avec quatre-vingts fédérés blessés.

[2]On trouvera la reproduction de cette carte, délivrée par le major de la place Vendôme, page 284 de l’albuml’Invasion, le Siège de la Commune, par Armand Dayot.

[3]Tridon (Gustave), membre de la Commune (5earrondissement). Auteur desHébertistes. Député (démissionnaire) à l’Assemblée de Bordeaux.

[4]Delescluze (Charles). Membre de la Commune (11earrondissement). Délégué à la guerre (11 mai). Tué à la barricade du boulevard Voltaire (25 mai).

[5]Vallès (Jules). Membre de la Commune (15earrondissement). Rédacteur en chef duCri du Peuple.

[6]Longuet (Charles), membre de la Commune (16earrondissement). Sous le siège, chef élu du 248ebataillon (5earrondissement).

[7]Rogeard (Auguste), membre de la Commune (n’a pas siégé, démissionnaire après son élection). Auteur desPropos de Labiénus(1865).

[8]Le titre exact du livre est:Le Socialisme d’hier et celui d’aujourd’hui, par Th.-N. Besnard. Paris, Guillaumin. 1870.

[9]Cissey (Courtot de), général de division (1871), commandant le 2ecorps de l’armée de Versailles.

[10]Maître (Gustave), chef du 205ebataillon fédéré, puis chef du bataillon desEnfants du Père Duchêne.

[11]Vermersch (Eugène), journaliste et poète, l’un des trois rédacteurs duPère Duchêne(Vermersch-Humbert-Vuillaume).

[12]Dès l’entrée des troupes versaillaises, les pompiers qui étaient restés au service de la Commune furent en butte aux plus cruelles représailles. On accusait ces infortunés d’activer les incendies en emplissant leurs pompes de pétrole!

[13]Rigault (Raoul), membre de la Commune (8e), délégué à l’ex-préfecture de police. Procureur général de la Commune (27 avril).

[14]Sapia (Théodore), chef du 146ebataillon de la Garde Nationale sous le siège. Blessé grièvement le 22 janvier, place de l’Hôtel-de-Ville, et transporté à l’Hôtel-Dieu, il expira pendant le trajet.

[15]Vaillant (Edouard), membre de la Commune (8earrondissement). Délégué à l’enseignement (21 avril). Aujourd’hui député de Paris.

[16]Le sergent se trompait. Ceux qui étaient conduits à l’Ecole militaire étaient fusillés dans la cour même de l’Ecole, ou dans la cour de l’ancienne Ecole d’Etat-Major de la rue de Grenelle. Voici, entre tous, un épisode de ces jours sinistres. Il m’a été récemment conté par un ami, le propre fils de l’officier supérieur qui commandait en 1871 à l’Ecole militaire. Le narrateur avait, à l’époque de la Commune, quinze ans.

«La femme d’un commerçant du voisinage était venue, éplorée, réclamer son mari, arrêté quelques heures auparavant.—Il vient de sortir à l’instant, répondit-on à la femme quand elle se présenta au poste installé dans l’ancienne Ecole qui servait de quartier-général. C’était vrai. Le malheureux venait de sortir, mais étendu dans une voiture à bras de boulanger, les deux pieds dépassant sous le couvercle abaissé. Le sang coulait à travers les planches du fond. L’homme avait été fusillé dans le jardin de l’Ecole, contre un vieux mur tapissé de lierre.»

Autre épisode, de la même source, et toujours à l’ancienne Ecole d’Etat-Major de la rue de Grenelle:

«Un des jours de la semaine de Mai, un matin, une femme portant un nourrisson dans les bras, reconnaît, parmi les prisonniers que l’on conduisait fusiller, son mari. Elle se précipite, veut lui parler. Mais un coup de crosse la jette sur la bordure du trottoir, tandis que l’enfant va rouler dans le ruisseau.»

[17]C’est à cette place, adossé au piédestal de l’un des lions de pierre (celui de gauche) qui ornent l’entrée de l’avenue de l’Observatoire, que fut fusillé, le matin du 28 mai, le docteur Tony-Moilin. Son seul crime avait été de faire partie, dans les premiers jours qui suivirent le 18 mars, de la municipalité du 6earrondissement (Saint-Sulpice).

[18]Treillard, directeur de l’Assistance publique (13 avril). Arrêté à son domicile après l’occupation du 5earrondissement (Panthéon); conduit à l’Ecole polytechnique, il y fut passé par les armes.

[19]Millière (J.-B.), élu à l’Assemblée nationale (1871). Fusillé sur les marches du Panthéon, le 26 mai. Le capitaine Garcin, qui dirigeait l’exécution, fit mettre de force Millière à genoux.

[20]Maxime du Camp, auteur desConvulsions de Paris. Membre de l’Académie française. Décoré après les journées de juin 1848.

[21]Regnault (Henri), peintre, auteur de laSalomé, duMaréchal Prim, etc., tué à Buzenval.

[22]Lambert (Gustave), explorateur, auteur d’un projet de voyage au pôle Nord, tué à Buzenval.

[23]Giffault (Emile), commissaire à l’ex-Préfecture de police, condamné aux travaux forcés à perpétuité.

[24]Privé (Francis), membre de la municipalité du 6earrondissement (Saint-Sulpice).

[25]Ces lignes ont été écrites après une visite au vieux cimetière de Charonne, en mars 1897.

[26]VoirEnquête parlementaire sur l’Insurrection du 18 mars, édition in-quarto. Déposition du maréchal de Mac-Mahon, page 183.

[27]Lachaise (Marguerite Guindaire, femme Prévost, dite), acquittée dans le procès de l’Archevêque, condamnée à mort (puis commuée) dans le procès Beaufort (19 juin 1872).

[28]Un de ces ordres, en date du 7 avril 1871, est reproduit dans l’Autographe, volume I, page 230. Voir aussiOfficiel, 17 avril.

[29]Edouard Moreau, membre du Comité central, fusillé à la caserne Lobau, le 25 mai.

[30]Cluseret (Gustave), membre de la Commune, délégué à la Guerre (4 avril-1ermai).

[31]Dombrowski (Jaroslaw), général commandant la première armée (Neuilly), blessé mortellement le 23 mai à la barricade de la rue Myrrha, mort à l’hôpital Lariboisière.

[32]Avrial (Augustin), membre de la Commune (11earrondissement), membre de la Commission exécutive (11 avril), membre de la Commission de la guerre (22 avril).

[33]Genton (Gustave), juge d’instruction attaché au parquet du procureur de la Commune (15 mai), condamné à mort, procès de l’Archevêque. Fusillé à Satory le 30 avril 1872.

[34]Ferré (Théophile), membre de la Commune (18e), délégué à la Sûreté générale (14 mai). Fusillé à Satory le 28 novembre 1871.

[35]Gois (Emile), colonel d’état-major, président de la cour martiale (13 mai).

[36]Fortin (Emile), condamné à dix ans de travaux forcés, procès de l’Archevêque.

[37]Lissagaray (Histoire de la Commune, édition Dentu, page 552) reproduit une lettre signée de Beaufort, adressée au général Borel. Mais il déclare qu’il n’en a pas confronté l’écriture avec celle du capitaine de la Commune. Lissagaray semble ignorer la parenté de Beaufort et d’Edouard Moreau.

[38]Sur l’emplacement de ce chantier était (1899) un café-concert.

[39]Duval (Emile-Victor), membre de la Commune (13earrondissement), fusillé le 4 avril, au Petit-Bicêtre, sur ordre du général Vinoy.

[40]Lors de la publication de ce récit dans l’Aurore(mai 1902), je reçus de mon vieil ami et camarade de proscription Gouhier, membre du Comité central du 18 Mars, ancien combattant de Juin, alors (1907) âgé de près de quatre-vingts ans, et qui finit ses jours à la maison municipale de retraite de Brévannes—ces communards se sont tous fait des rentes!—la note suivante:

«... J’ai vu de près, m’écrivait Gouhier, l’affaire du capitaine de Beaufort. Je me trouvais avec son cousin, notre infortuné Edouard Moreau, et Gaudier, à la porte du Conseil de guerre (la cour martiale de la rue Sedaine), et j’appris de Moreau, qui y était entré et qui venait d’en sortir, que Beaufort était perdu. Je voulais à toute force pénétrer dans la salle, pour essayer de tirer de là Beaufort, étant connu moi-même dans le onzième arrondissement, et très lié avec Genton. Mais Moreau m’entraîna, et nous nous rendîmes ensemble, pour y retrouver Grêlier, avec qui nous avions rendez-vous au sujet de l’intendance, chez un frère de ce dernier, qui demeurait tout près. De là nous entendîmes les coups de feu.»

La note de Gouhier confirme que Beaufort était parent d’Edouard Moreau.

On sait qu’Edouard Moreau fut l’un des membres les plus actifs du Comité central. C’est à Edouard Moreau que fut confiée la rédaction des proclamations adressées au peuple de Paris, après la victoire du 18 Mars.

Arrêté le jeudi 25 mai, conduit à la cour martiale du Châtelet, Edouard Moreau fut fusillé à la caserne Lobau.

La parenté d’Edouard Moreau et de Beaufort explique l’adhésion de ce dernier à la Commune, et détruit cette légende d’espionnage dont on avait injustement flétri la mémoire du capitaine fusillé place Voltaire.

Gaudier et Grêlier, dont il est question dans la note ci-dessus, faisaient partie, comme Edouard Moreau et Gouhier, du Comité central.

[41]Le jury d’accusation, convoqué tardivement, toujours dans l’attente d’une solution pacifique, ne siégea pour la première fois que le 19 mai. Voir, à ce sujet, la conversation entre Raoul Rigault et maître Rousse, bâtonnier des avocats, défenseur de Gustave Chaudey, reproduite dansLeçons du 18 mars, d’Edmond de Pressensé, page 157.

[42]Les otages arrivés le lundi soir à la Roquette avaient été enfermés dans les cellules de la quatrième section (1erétage du bâtiment de l’Ouest). Les otages arrivés le mardi furent enfermés dans les cellules de la troisième section (1erétage des bâtiments de l’Est); au deuxième étage étaient les gardes de Paris, les gendarmes et sergents de ville.

[43]Le décret du 5 avril 1871 dit: «Chaque exécution d’un prisonnier de guerre ou d’un partisan du gouvernement régulier de la Commune de Paris sera suivie sur le champ de l’exécution d’un nombre triple des otages retenus par le verdict d’accusation et qui seront désignés par le sort.»

[44]Sur cet ordre d’exécution, et sur ce qui suivra, les erreurs de M. Maxime du Camp ne se comptent pas. La mort des otages fut, pour lui, décidée par une cour martiale où siégeaient Genton, un vieillard «sordide» et un officier fédéré «ivre». (Convulsions, I, page 260, 8eédition) Cette cour martiale désigna l’archevêque. (page 261) Genton écrivit la liste avec l’archevêque en tête. (page 263) C’est Mégy qui se rend au greffe pour y porter la liste. (page 264) C’est Ferré qui envoie Sicard à la Roquette. Enfin, c’est Genton qui commande le feu. (page 270) Autant d’affirmations, autant d’erreurs. Nous ne relevons que celles-là.

[45]La Roquette n’existe plus. Ceux qui voudront suivre les incidents de ce récit pourront consulter les photographies qui en ont été prises avant la démolition en 1900; elles sont au musée Carnavalet.

[46]François (J.-B.), directeur de la Roquette: travaux forcés à perpétuité, procès Archevêque; mort, affaire rue Haxo; fusillé à Satory le 24 juillet 1872.

[47]Deguerry, curé de la Madeleine, arrêté le 4 avril; Bonjean, ex-président de la Cour de Cassation, arrêté le 21 mars; les Pères Clerc et Ducoudray, arrêtés le 4 avril à la maison des Jésuites de la rue Lhomond; le Père Allard, aumônier des ambulances, arrêté le 5 avril. Voir, sur le Père Allard, le très curieux article de Lucien Descaves, dans leFigarodu 26 juin 1907.

[48]L’archevêque Darboy avait été arrêté le 4 avril, et conduit à Mazas, en même temps que son vicaire, Lagarde.

[49]Flotte (Benjamin), condamné à cinq ans de détention dans l’affaire du 15 mai 1848. Chargé, par Raoul Rigault, d’une mission à Versailles, au sujet de l’échange des otages contre Blanqui, prisonnier. (Voir sa brochureBlanqui et les Otages)

[50]Affre (Denis-Auguste), archevêque de Paris, blessé mortellement à la barricade du faubourg Saint-Antoine, le 25 juin 1848.

[51]Sibour (Auguste), archevêque de Paris, succéda à Affre. Assassiné à Saint-Etienne-du-Mont par un prêtre interdit, Verger. Ce fut Sibour qui célébra à Notre-Dame le fameuxTe Deumdu 1erjanvier 1852 qui inspira à Victor Hugo les vers vengeurs desChâtiments:

Prêtre, ta messe, écho des feux de peloton,Est une chose impie.

Prêtre, ta messe, écho des feux de peloton,Est une chose impie.

[52]Monseigneur Darboy fait ici allusion à ses démêlés bien connus avec Rome.

[53]Sicard (Benjamin), capitaine d’état-major à la préfecture de police. Arrêté après la semaine de mai, mort à l’hôpital de Versailles.

[54]Le colonel commandant l’ex-préfecture de police était Chardon (J.-B.), membre de la Commune, élu par le 13earrondissement.

[55]Cette route des otages peut être suivie sur les quatre photographies prises après la Commune, reproduites, d’après celles que je possède, dansLe Siège,l’Invasion,la Commune, de M. Armand Dayot. Bien entendu, les personnages photographiés sont des mannequins, et il ne faut ajouter aucune foi à leur disposition, encore moins aux figures de convention qui leur ont été attribuées. Ces photographies reconstituent toutefois avec exactitude l’état de la prison aujourd’hui disparue.

[56]Lolive (Joseph), garde au 254ebataillon fédéré, ne fut pas compris dans les accusés du procès de l’Archevêque. Il comparut plus tard, le 25 mai 1872, devant le conseil de guerre. Condamné à mort. Fusillé à Satory le 18 septembre 1872.

[57]Quand il comparut devant le conseil, Lolive avoua avoir rechargé son fusil.

Le président.—Combien avez-vous tiré de coups de fusil?

Lolive.—Deux, je crois.

Le président.—Alors, non content d’avoir tiré un premier coup de feu, vous avez rechargé votre arme pour tirer de nouveau.

[58]Vermorel (Auguste), membre de la Commune (18earrondissement); blessé boulevard Voltaire le 25 mai.

[59]Jourde (François), membre de la Commune (5earrondissement); délégué aux finances (21 avril).

[60]Theisz (Albert), membre de la Commune (12earrondissement); délégué aux postes et télégraphes (6 avril).

[61]Un de nos amis a connu à Londres l’un des hommes du peloton, Jouannin, mort, lui aussi. Jouannin, qui avait vingt ans en 1871, servit, pendant les deux mois de la Commune comme cuisinier à l’office du Palais de la Légion d’honneur. La défaite arrivée, il avait pris le fusil. Il passait place Voltaire quand le peloton se dirigeait vers la Roquette. Il se mêla aux hommes, et les suivit jusqu’au mur. Jouannin mourut il y a une dizaine d’années, à Moulins, sa ville natale. Sa famille lui fit faire des obsèques religieuses. A Londres—m’écrivait, peu de temps avant sa mort, Hector France—j’ai connu Jouannin, qu’on appelait, ironiquement, l’assassin.

[62]Wurth (Gustave), juge d’instruction au parquet du procureur de la Commune (18 mai).

[63]Mégy (Edmond), commandant du fort d’Issy (18 avril). Connu pour avoir, sous l’Empire, tué, d’un coup de revolver, l’agent de police qui venait l’arrêter.

[64]Ce furent les seules paroles prononcées par Veysset. Lissagaray (Hist. Commune,Dentu) attribue à Veysset d’après Wurth, ces mots: «Vous répondrez de ma mort au comte de Fabrice.» Jamais ces paroles ne furent prononcées. Pilotell, qui n’a pas quitté Veysset, et qui était à deux pas de lui, quand il fut fusillé, les aurait entendues.

[65]Serizier, chef du 101ebataillon sous le siège, colonel commandant la 13elégion sous la Commune. Fusillé à Satory le 25 mai 1872.

[66]MeRenoult, qui défendit Lucipia devant le conseil de guerre qui jugea, en février 1872, les accusés de l’affaire des Dominicains, est le père de M. René Renoult, sous-secrétaire d’Etat aux finances.

[67]Wroblevski (Boleslas), général commandant la troisième armée (rive gauche). Mort à Ouarville (Eure-et-Loir) le 5 août 1909.

[68]Je joins à la lettre de Léo Melliet un plan détaillé sur lequel peuvent être suivis les différents incidents du drame, depuis l’arrestation des Pères jusqu’à leur sortie de Bicêtre le jeudi 25 mai. Ce plan a été dressé par Lucipia, lorsqu’il attendait, dans la prison, l’heure de comparaître devant le conseil de guerre.

[69]Lucipia faisait partie de la rédaction duCri du Peuplede Vallès. Sa présence au fort de Bicêtre et à Arcueil le jour de l’arrestation des Dominicains le fit comprendre dans les poursuites. Le conseil de guerre le condamna à la peine de mort, qui fut commuée en travaux forcés à perpétuité.

[70]Edmond Turquet, député, arrêté le 19 mars avec les généraux Chanzy et de Langourian. (Voir plus loin la note de M. Gaudin de Villaine.)

[71]La 13elégion, commandée par Serizier, se composait des 42e, 101e, 102e, 120e, 133e, 134e, 176e, 177e, 183eet 184ebataillons.

[72]Le Mot d’Ordredu 5 mai 1871.

[73]LePère Duchêne, No53, du 18 floréal 79.

[74]Cette lettre a été publiée dans leRadical(alors dirigé par Mottu), du 27 mai 1872, quatre jours après l’exécution à Satory (25 mai) de Serizier, Boin et Boudin. Elle avait été apportée auRadicalpar le fils du fusillé.

[75]La note de M. Gaudin de Villaine a été publiée dans laLibre Paroledu 19 mars 1909.

[76]Girault (Alexandre), secrétaire du commissaire de police du 12earrondissement, Clavier. Condamné aux travaux forcés à perpétuité. Plus tard député de Paris (Belleville).

[77]Thaller, sous-gouverneur du fort de Bicêtre (9 mai).

[78]Un récit de l’exécution de Jecker a paru dans lesDroits de l’Hommedu 19 janvier 1877, sous la signature Z. Marcas, pseudonyme de notre regretté ami Eugène Razoua, député démissionnaire de la Seine à l’Assemblée de Bordeaux, commandant sous la Commune l’Ecole militaire, mort en exil, à Genève, en 1878.

Razoua tenait son récit d’un réfugié qu’il désigne sous le nom d’Armand, et que j’ai connu comme lui, à Genève. Cette version de la mort de Jecker, exacte dans ses grandes lignes, Razoua l’orna d’un cadre élégant, mais parfois inexact. Armand, de son côté, la tenait très probablement de l’un descinqqui allèrent, le vendredi matin, prendre Jecker à la Roquette, car lui-même ne faisait pas partie de ce groupe.

Ces cinq sont: Clavier, commissaire de police du quartier Picpus-Bel-Air; Liberton, commandant du 275ebataillon; G., capitaine d’armement du 275e; B. et M., secrétaire du commissariat.

Clavier et Liberton sont morts. Les trois autres vivent et il m’est impossible de les désigner ici autrement que par des initiales.

[79]Adolphe Baudoin qui, au moment où éclata le 18 Mars, était sous-officier d’artillerie de l’armée, fut fusillé à Satory le 6 juillet 1872. Théophile Baudoin mourut au bagne de l’île Nou.

[80]Geresme (J.-B.), membre de la Commune du 12earrondissement.

[81]Pour suivre ce récit, il est indispensable de se reporter à une carte du Paris de 1871. Ici, par exemple, le lecteur ne comprendrait pas, sans consulter une carte, pourquoi, pour atteindre les hauteurs de Ménilmontant, on passe par la rue des Partants. Cette rue, ce «chemin», comme on disait alors, était la seule voie d’accès à ces hauteurs. L’avenue Gambetta, qui longe le côté nord du Père-Lachaise, n’a été percée que plus tard.

[82]Dans le récit desDroits de l’Homme, c’est Clavier, désigné sous le nom de «l’homme», qui apporte de la mairie l’ordre de fusiller Jecker. C’est une erreur. Clavier n’est pas monté à la mairie, et il n’y a eu aucun ordre, ni de la Commune, ni de quiconque.

[83]Dans tout ce récit, nous désignons Jecker sous l’appellation de banquier mexicain. J.-B. Jecker, dont le nom était devenu célèbre à la suite de ses opérations financières au cours de la campagne du Mexique, était d’origine suisse, né en 1810 à Porrentruy (canton de Berne).

[84]Lissagaray se trompe, lui aussi, quand dans sonHistoire de la Commune(édition Dentu), il dit que Jecker fut conduit à la mort par Genton, François, Bo... et Cl... Ces deux derniers faisaient bien partie des cinq, mais ni François ni Genton, n’étaient là.

[85]Ici, comme partout, j’enregistre purement et simplement ce qui s’est dit. G... m’a affirmé que telles avaient été les paroles de François, mais qu’il n’ajoutait aucune foi à son dire.

[86]Jecker fut arrêté à la Préfecture de police le 10 avril. Il venait demander un passeport sous le nom de Ycre. Le chef du bureau des passeports, Charles Riel, lui ayant posé quelques questions, Jecker se troubla. On le conduisit devant Rigault, et là, il se nomma.

[87]Aujourd’hui rue des Pyrénées.

[88]Il y avait alors deux rues des Gâtines, la rue des Hautes-Gâtines (aujourd’hui rue Orfila) et la rue des Basses-Gâtines (aujourd’hui rue des Gâtines). Le mur contre lequel fut adossé Jecker est donc actuellement à l’angle de la rue des Gâtines et de la rue de la Chine. L’hôpital Tenon, la mairie du vingtième et le square qui les sépare aujourd’hui, n’existaient pas en 1871. Les terrains sur lesquels ils sont construits étaient un ensemble de jardins et de petites rues.

[89]Maxime du Camp (Convulsions, I, 8eédition, page 277) dit que François «fouilla le cadavre, prit le portefeuille et le porte-monnaie». Or, François n’était pas là.

[90]Nous répétons le mot tel qu’il nous a été rapporté par l’un des acteurs du drame.

[91]Maxime du Camp (Convulsions, I, 8eédition, page 301) dit que Gois avait reçu de la Commune un ordre vague, ne désignant personne nominativement, «prescrivant au directeur du Dépôt des condamnés, François, de remettre à qui de droit les gendarmes détenus à la Grande Roquette et tous les otages que le peloton d’escorte pourrait emmener».

Cet ordre vague n’a jamais existé que dans l’imagination de M. Maxime du Camp. Gois avait bien reçu, le lundi 22, un ordre; mais c’était un ordre de transfert des otages de Mazas à la Roquette, ordre qu’il n’exécuta pas. Là aussi, comme dans ses récits de la mort de l’archevêque et de la mort de Jecker, M. Maxime du Camp a maintes fois faussé compagnie à la vérité. «Gois monte à cheval.» (page 307) Ranvier dit à Gois à la mairie de Belleville: «Va me fusiller tout cela aux remparts.» (page 310) Autant d’inventions, sans oublier la fameuse vivandière à cheval, vêtue de rouge et le sabre à la main!

[92]L’enceinte de Paris avait été, au commencement du siège, divisée en neuf secteurs. Le 2esecteur (Belleville), comprenant les bastions 12 à 24, était commandé par le général Callier.

[93]C’était ce qu’on appelait la Cité de Vincennes. Aujourd’hui, une Société civile a acquis le terrain, et, au-dessus de la porte d’entrée, on voit resplendir, en lettres dorées, ce titre:Villa des Otages. (1898)

[94]On avait, à la vérité, fait descendre trente-sept militaires, mais l’un d’eux se cacha et fut sauvé. Presque partout, on lira qu’il y avait onze prêtres: c’est une erreur, ils n’étaient quedix. Avec les quatre civils, cela faitcinquante.

Un témoin et acteur du drame, que nous avons consulté, se souvient très nettement de ce chiffre de cinquante, en premier lieu parce qu’il a compté lui-même les otages à la Roquette, et aussi parce qu’il a assisté, avant la fusillade, à leur partage en cinq groupes de dix dans la cour où ils attendaient.

[95]Les dalles, encastrées dans le pavé, sur lesquelles s’appuyaient les bois de justice au jour des exécutions capitales, avaient été arrachées le 6 avril 1871. François les avait fait transporter chez lui, 17, rue de Charonne, où il avait sa boutique d’emballeur. Elles s’y trouvaient encore à la date du 14 janvier 1872.

[96]Les débats du procès dit de l’Opéra-Comique se déroulèrent du 7 au 16 novembre 1853, sous la présidence de Zangiacomi. Dans son réquisitoire, le procureur général Rouland dit, à propos de Ruault:

«Ruault! Pourquoi discuter? Il est mêlé à tout. Il a tout organisé. Conspirateur rusé, tenace, sombre, il est impassible, il oppose une dénégation absolue aux charges qui l’écrasent. Il est l’un des plus coupables. Qu’il soit sévèrement frappé par votre justice!»

Ruault fut condamné à la déportation.

Lorsqu’Albert Fermé publia, en 1869, son livre desConspirations du second Empire, Ranc, qui avait été un des accusés dans le complot de l’Opéra-Comique, lui écrivait: «Après quinze ans, je vois encore les bancs de la Cour d’assises, je vois, assis entre deux gendarmes, Joseph Ruault, un caractère stoïque, une âme impassible...»

Quelles mystérieuses et atroces misères ont conduit ce fier combattant aux infâmes besognes qu’il paya d’une mort, hélas méritée!

[97]Protot (Eugène), membre de la Commune (onzième arrondissement), délégué à la Justice (17 avril), membre de la Commission exécutive (27 avril).

[98]Lors de sa comparution devant le conseil de guerre, Gaston Da Costa fit la déposition suivante: «En faisant des recherches à la Préfecture de police sous les ordres de M. de Kératry, nous reconnûmes (Rigault, alors commissaire central, et Da Costa), que Ruault était agent secret depuis 1857, à 200 francs par mois. Si nous avions voulu le faire fusiller sous la Commune, nous l’aurions dénoncé à son bataillon et il aurait été fusillé. Rigault interrogea Ruault le 16 mai. Il lui dit que s’il ne faisait pas de révélations, il serait fusillé le lendemain. Le lendemain, Ruault faisait des révélations, et l’affaire n’eut pas de suite.» (Gazette des Tribunaux.Procès Da Costa, 28 juin 1872)

[99]Regnard (Albert), docteur en médecine, secrétaire général de la Préfecture de police.

[100]Dalivous (Louis), capitaine de la 3ecompagnie du 74efédéré. Condamné à mort, affaire Haxo. Fusillé à Satory, le 24 juillet 1872.

[101]Textuellement: «Vous ne b... plus nos filles!»

[102]Ranvier (Gabriel), membre de la Commune, 20earrondissement. Membre du Comité de Salut public (2 mai).

[103]On pénètre aujourd’hui dans le jardin par une porte située au numéro 79 de la rue; l’allée est au numéro 85, en face de la rue des Tourelles.

[104]Lissagaray (Hippolyte), journaliste, directeur, sous la Commune, de l’Actionet duTribun du Peuple.

[105]Humbert (Alphonse), journaliste, l’un des trois rédacteurs duPère Duchêne.

[106]Roullier (Edouard), cordonnier, membre de la Commission du travail et de l’échange (5 avril).

[107]Cournet (Frédéric), député démissionnaire, membre de la Commune (15earrondissement), délégué à la Sûreté générale (25 avril).

[108]Varlin (Eugène), membre de la Commune (6earrondissement), membre de la Commission des finances (30 mars), adjoint à la Commission de la guerre (6 mai).

[109]Fortuné (Henry), membre de la Commune (10earrondissement).

[110]Alavoine (André), membre du Comité central, administrateur de l’Imprimerie Nationale.

[111]Arnold (G.), membre de la Commune (18earrondissement).

[112]Ruault fut tué l’avant-dernier. Cela ressort de la déposition d’un témoin devant le sixième conseil de guerre. Grimpé sur le mur de la rue du Borrégo, ce témoin vit, jusqu’au dernier moment, Ruault, qu’on appelait dans son quartier «le père Joseph».

[113]Encore une fois, les otages pris à la Roquette étaient bien au nombre decinquante. G..., qui les a comptés à l’entrée du secteur, me l’a affirmé de la façon la plus formelle. Ceci pour rectifier les listes fantaisistes, toutes différentes, données jusqu’ici.

[114]Cette fosse n’était pas, comme on l’a écrit, une fosse d’aisances. Elle avait été creusée pour servir plus tard de fosse d’aisances. Les travaux, interrompus par le siège, l’avaient laissée inachevée.

[115]Bénot (Victor), colonel du 1errégiment Bergeret. Condamné à mort, affaire Haxo, fusillé à Satory le 22 janvier 1873.

[116]A l’audience du 21 mars 1872 (la dernière), François se lève et fait la déclaration suivante:

«Pendant tous ces débats, on m’a souvent interrogé pour que je dise le nom de l’officier qui commandait le peloton venu à la Roquette pour qu’on lui livrât les otages. Ni moi, ni ceux qui sont accusés avec moi ne l’avons dit. Si j’ai cru devoir me taire pendant le procès, je crois que je n’ai plus de raison de le faire, maintenant que le conseil va prononcer sa sentence. Voici donc la vérité: l’officier qui dirigeait le peloton était le commandant Gois.»

[117]Écrit en 1898. Voir, pour la disposition du jardin en 1871, à défaut de photographie de l’époque, une gravure de l’Illustrationdu 13 avril 1872.

[118]André Gill, dessinateur et caricaturiste à l’Éclipse, laLune, etc. Administrateur du musée du Luxembourg sous la Commune.

[119]La Commune n’est pas encore proclamée. Mais le cri de: Vive la Commune! était déjà populaire pendant le siège, depuis le 31 octobre.

[120]La maison d’édition Ferdinand Sartorius était alors rue de Seine, 27, où demeurait Vermersch.

[121]Le Grand Testament du sieur Vermersch.Une brochure, 70 pages, chez l’auteur, rue de Seine, 27. 1888.

[122]Régamey (Frédéric), dessinateur et graveur. A fondé, en 1873, la revueParis à l’eau-forte. Guillaume et Félix Régamey, peintres et dessinateurs, ses deux frères.

[123]LaMarmite, restaurant coopératif, installé rue Larrey (aujourd’hui disparue), sous les auspices de Varlin, et où se retrouvaient le soir les militants révolutionnaires, dans les dernières années du second Empire.

[124]Maroteau (Gustave), condamné a mort, puis commué aux travaux forcés à perpétuité pour un article de son journalla Montagne: «Ah! j’ai bien peur pour Monseigneur l’Archevêque de Paris!» Né à Chartres (1848). Mort au bagne de l’île Nou (Calédonie), en 1875. Un déporté sculpta, sur la pierre de son tombeau (depuis longtemps envahi par la brousse calédonienne), un livre grand ouvert.

[125]Enne (Francis), journaliste, collabora à la Rue de Vallès, et aux petites feuilles républicaines de la fin de l’Empire. Après la Commune, à laquelle il ne se mêla pas, rédacteur auRadical.

[126]Puissant (Gustave) collabora à laRue.

[127]Pilotell (Georges), dessinateur, commissaire spécial à la préfecture de police sous la Commune.

[128]Passedouet (Auguste), journaliste. Maire du 13earrondissement. Mort en Calédonie.

[129]Mourot (Eugène), rédacteur auMot d’Ordre, secrétaire d’Henri Rochefort.

[130]Le Café de la Salamandre, place Saint-Michel, aujourd’hui le numéro 4 du boulevard Saint-André.

[131]Sornet (Léon), avant d’être le gérant de notrePère Duchêne, avait été mêlé à quelques-unes des affaires politiques de la fin de l’Empire. Gérant de laMisère(Passedouet-Vuillaume).

[132]Paget-Lupicin (Léopold), officier de santé, disciple de Proudhon, proscrit du 2 Décembre. Auteur duDroit des Travailleurs(1870). Directeur de l’Hôtel-Dieu sous la Commune (28 avril).

[133]Teulière (Edouard), membre de la Commission du travail et de l’échange sous la Commune.

[134]LeCri du Peuple, quotidien, rédacteur en chef Jules Vallès, parut le 22 février 1871. Supprimé le 11 mars, en même temps que lePère Duchêne, leVengeur(Félix Pyat), leMot d’Ordre(Rochefort), laBouche de Fer(Paschal Grousset), laCaricature(Pilotell).

[135]Voir l’affiche duPère Duchêne, dans lesMurailles Politiquesdu 18 juillet 1870 au 25 mai 1871. Vol. I. Page 985. Paris, 1874. Nous en donnons, à la page suivante, une réduction aussi exacte que possible.

[136]Cet article, le numéro 3 duPère Duchêne(18 ventôse 79/8 mars), est de moi. C’est par erreur que Vermersch, dans le fascicule publié par lui à Londres en 1872, reproduisant nos cinq premiers numéros, l’a signé de ses initiales.

[137]Notre numéro 6, le premier paru après le 18 mars,La Grande Joie du Père Duchêne, etc., est daté, par erreur, du 30 ventôse an 79. La date exacte est 1ergerminal an 79—mardi 21 mars 1871.

[138]Voir le numéro 40 duPère Duchêne(5 floréal/24 avril).

[139]Clément (J.-B.), journaliste et poète chansonnier. Auteur de la chanson populaire, leTemps des Cerises. Membre de la Commune (18earrondissement).

[140]Miot (Jules), membre de la Commune (19earrondissement), membre du Comité de Salut Public. Représentant du peuple à la Législative. Transporté à Lambessa (1851).

[141]Malon (Benoist), membre de la Commune (17earrondissement). Adjoint à la mairie du 17esous le siège. Un des fondateurs de l’Internationale.

[142]Flourens (Gustave), membre de la Commune (20earrondissement). Suppléa son père, Pierre Flourens, dans sa chaire du Collège de France. Mêlé activement au 31 octobre. Tué à Chatou, par le gendarme Desmarets, le 3 avril 1871.

[143]Beslay (Charles), membre de la Commune, qu’il présida comme doyen (6earrondissement). Délégué à la Banque de France (11 avril).

[144]Voir lePère Duchêne, numéro 13 (8 germinal/28 mars).

[145]Régère (Théophile), membre de la Commune (5earrondissement).—Son fils, Henri Régère, avait été sous le siège capitaine adjudant-major du 248ebataillon. Il en prit le commandement pendant la Commune.

[146]Amouroux (Charles), membre de la Commune (4earrondissement). Membre de la Commission des relations extérieures (21 avril). Secrétaire de la Commune. Les procès-verbaux manuscrits des séances de la Commune qui sont conservés à la bibliothèque Lepelletier-Saint-Fargeau sont presque en entier de sa main.

[147]Arnould (Arthur), membre de la Commune (4earrondissement). Ancien rédacteur de laMarseillaise(1870).

[148]Pyat (Félix), membre de la Commune (10earrondissement). Membre du Comité de Salut Public (2 mai).

[149]Lachâtre (Maurice), éditeur, publia le grand dictionnaire qui porte son nom.

[150]Le texte entier dans le numéro 12 duPère Duchêne(7 germinal 79/27 mars).

[151]Les élections complémentaires du 16 avril avaient donné, pour le 6earrondissement, les résultats suivants. Electeurs inscrits: 24.807; votants: 3.442. Courbet: 2.418 voix; Rogeard: 2.292 voix. La commission nommée pour la validation des élections (voirOfficiel20 avril) décida de valider tout élu ayant obtenu la majorité absolue des suffrages sur le nombre des votants. Courbet accepta. Rogeard refusa, expliquant son refus dans une lettre, insérée dans leVengeurdu 22 avril.

[152]Voir le numéro 39 duPère Duchêne(4 floréal 79/23 avril).

[153]Rossel (Nathaniel), colonel du génie au camp de Nevers (1871). A son arrivée à Paris, chef de la 17elégion, puis chef d’état-major de Cluseret à la guerre. Délégué à la guerre (1ermai). Démissionnaire le 10 mai. Fusillé à Satory le 28 novembre 1871.

[154]Denis (Pierre), journaliste. Collaborateur de Vallès auCri du Peuple. Devint plus tard le conseiller du général Boulanger.

[155]Bouis (Casimir), rédacteur auCri du Peuple. A écrit la préface du livre où ont été recueillis les articles de Blanqui, laPatrie en Danger.

[156]Brissac (Henri), rédacteur auVengeur, secrétaire du Comité de Salut public. Condamné aux travaux forcés à perpétuité.

[157]Bouchotte (J.-B.), ministre de la guerre, du 4 avril 1793 à germinal an II.—Voir pour Hébert et Bouchottele Vieux Cordelier(numéro 5), lePère Duchesne(numéros 330 et 332), etles Hébertistesde G. Tridon (1864, page 22).

[158]Combatz (Lucien), chef de la 6elégion (14 mai). Fit partie du Comité central.

[159]Constant Martin, secrétaire de la délégation à l’enseignement. A sa rentrée en France, se mêla activement au mouvement anarchiste.

[160]Hébert ne fut à la vérité que substitut du procureur de la Commune, qui était Chaumette.

[161]LePère Duchêne, dans son numéro 17 (12 germinal/1eravril) avait publié sagrande motion pour qu’on fasse payer aux calotins le loyer de leurs boutiques à messes, etc.

[162]VoirGazette des Tribunaux, le procès de l’abbé Perrin, devant le conseil de guerre (7 avril 1872).

[163]Voir lePère Duchêne, numéro 12 (7 germinal 79/27 mars).

[164]Voir le numéro 36 duPère Duchêne(1erfloréal 79/20 avril).

[165]LePère Duchesned’Hébert portait à la fin du numéro, en guise de signature, deux fourneaux, dont l’un renversé. Avant la Révolution, le père Duchesne, potier de terre et marchand de fourneaux, faisait partie des types populaires.

[166]Voir laSociale, numéro 33 du 2 mai 1871. En tête: Formation du Bataillon des Enfants du Père Duchêne.

[167]LesDéfenseurs de la République, qui s’appelaient aussiTurcos de la Commune, combattaient alors à Issy. Ils avaient pour commandant le citoyen Naze. (VoirOfficieldu 2 mai).

[168]Voir numéro 32 duPère Duchêne, 27 germinal 79/16 avril. Candidats dans le 18earrondissement: Dupas et A. Pierre, capitaine d’infanterie délégué.

[169]Le fort d’Issy, abandonné une première fois, dans la nuit du 29 au 30 avril, par Mégy, qui en avait le commandement, avait été réoccupé le lendemain par Cluseret. Il tombait définitivement aux mains de l’armée de Versailles le 8 mai. Rossel démissionnait après avoir fait afficher sa retentissante dépêche: «Le drapeau tricolore flotte sur le fort d’Issy, abandonné hier soir par sa garnison.»

[170]Voir le récit précédent:Une journée à la Cour martiale, p. 27.

[171]Maxime du Camp (Convulsions, I, 84) publie un reçu signé Sanson, probablement pris, comme le sabre, sur le cadavre du capitaine d’état-major (et non commandant) du bataillon desEnfants du Père Duchêne, fusillé à la Croix-Rouge.

[172]Larochette, journaliste, un de nos amis du quartier latin.

[173]Vallès, dans l’Insurgé(p. 329-30), note un incident dans lequel il met en scène, dans la matinée du mardi 23 mai, le bataillon duPère Duchêne, Vermersch et lui-même. Il ne nomme même pas Maître, qui n’a pas quitté ses hommes. Il est presque inutile de faire remarquer que le récit de Vallès visant uniquement Vermersch, qu’il n’aimait pas, est complètement fantaisiste. Vallès se représente, marchant fièrement près du tambour, dont «les vibrations résonnent dans son cœur». Le bataillon, une trentaine d’hommes, avait-il un tambour!

[174]Aconin, capitaine au 248ebataillon, adjoint au maire du 5earrondissement (Panthéon).

[175]Voici la strophe:


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