Chapter 5

Certo, è abbastanza grave per lo storico il dover talvolta spiegare le cause di ciò che succede, perchè non si abbia ad esigere da lui che cerchi le ragioni di ciò che non è accaduto. E le leggi che reggono, a grandi distanze, i destini dei popoli possono essere così previdenti nella loro complicazione, da rendere più utile una soluzione momentaneamente cattiva, come necessario avviamento alla miglior soluzione avvenire, da nessuno prevista.

Tuttavia, a dimostrare le probabilità ragionevoli che aveva, nel 1814, il programma politico del duca di Lodi, crediamo opportuno aggiungere alle considerazioni già esposte un documento nuovo; di cui non sembra abbiano avuto cognizione, nè il Cusani, ne il Du Casse[25], nè lo stesso Melzi D'Eril[26], che certamente lo avrebbero inserito, in tutto o in parte, nelle loro diligenti e voluminose pubblicazioni.

È una lettera, d'indole riservatissima, che il principe Eugenio scriveva il 18 gennaio 1814 al duca di Lodi, e in cui gli dava ragguaglio d'una trattativa segreta, rimasta, crediamo, tale anche per gli stessi storici successivi[27]. Preferiamo riprodurre intero il documento, anzichè citarne dei brani a spizzico, affinchè i lettori possano giudicare da loro stessi del carattere e dell'importanza di questo episodio.

Monsieur le Duc de Lodi.Je me fais un plaisir de vous informer,mais pour vous seul, de ce que j'ai tenté depuis deux jours, et qui malheureusement ne m'a pas réussi.Un peu inquiet de tous les rapports que je recevais sur les intentions du roi de Naples, je me suis servi d'une occasion qui m'était offerte par le hasard, pour faire tâter l'ennemi, et voir s'il ne serait pas disposé à un armistice.Dans la conversation qui a eu lieu, et qui avait en apparence un objet bien différent de celui que je voulais atteindre, l'Aide de Camp du Général Bellegarde a exprimé, même au nom de son Général, les sentiments les plus honorables pour ma personne; il a ensuite témoigné quelque étonnement que l'Empereur ne m'eût pas autoriséà traiter définitivement pour l'Italie. Il a ajouté: “l'Empereur sait pourtant bien les intentions des alliés sur l'Italie. Ces intentions ont fixé nos limites à l'Adige. Mais si on ne traite pas ici, nous serons obligés d'aller en avant; l'Empereur perdra certainement toute l'Italie, puisque nous sommes plus nombreux que vous et que d'ailleurs le roi de Naples est décidement notre allié; et vous comprenez bien que si nous nous emparons de l'Italie, les conditions proposées aujourd'hui ne pourront plus être les mêmes.„Mon Aide de Camp a répliqué:“Mais puisque votre intention n'était pas de passer l'Adige, pourquoi marcheriez vous en avant? peut-être le prince consentirait-il à conclure un armistice qui nous laisserait vous et nous dans lestatu quo, pour un temps quelconque, pendant lequel il est probable que la paix serait signée.„L'officier autrichien a repris:“Oh cela n'est pas possible. Le Duc de Bellegarde se croirait bien autorisé à conclure un armistice avec le vice-roi aux conditionsqui lui ont déjà été proposées; mais ilne l'est pas et ne le serait certainement pas aux conditions dont vouz parlez.„La conférence a fini là. Je me suis fait devoir d'en informer l'Empereur. Je n'ai pas besoin de vous dire que pour mon compte je ne sortirai jamais de la ligne qui m'est tracée par mes devoirs et par mes serments.Il faut donc que nous nous abandonnions aux évenéments et que nous reportions nos espérances sur les négociations de Bâle. D'ici là, je ferai certainement tout ce qui sera en mon pouvoir pour garantir d'une invasion toute la partie du Royaume qui n'a pas encore été touchée, et je ne désespère pas d'y réussir.Les dernières nouvelles que j'ai reçu de Naples m'autorisent à croire que le Roi pourra bien être entraîné à signer un traité avec l'ennemi, mais qu'il persiste dans le réfus de porter ses armes contre le troupes de l'Empereur. D'un autre côté, les lettres les plus récentes de l'Allemagne et de la Suisse confirment les espérances de paix. — Sur ce, Mons. le Duc de Lodi, je vous renouvelle les assurances de mon estime particulière, et je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde.Écrit à notre quartier général de Verone, le 18 janvier 1814.Eugène Napoléon.Monsieur le duc de Lodi,En réfléchissant à la lettre que je vous ai adressée hier, il m'est venu une idée que je vous confie et dont vous ferez l'usage que vous jugerez convenable. Ne pensez vous pas que vous feriez bien d'écrire vous même à S. M. àpeu prés dans le sens de la note que je joins â cette lettre?[28]Vous êtes mieux placé que moi pour dire tout cela, parce que vous êtes mieux à portée que moi de juger de l'intérieur. Au reste, vojez et ne faites que ce que vous jugerez convenable. Sur ce, ecc., ecc.

Monsieur le Duc de Lodi.

Je me fais un plaisir de vous informer,mais pour vous seul, de ce que j'ai tenté depuis deux jours, et qui malheureusement ne m'a pas réussi.

Un peu inquiet de tous les rapports que je recevais sur les intentions du roi de Naples, je me suis servi d'une occasion qui m'était offerte par le hasard, pour faire tâter l'ennemi, et voir s'il ne serait pas disposé à un armistice.

Dans la conversation qui a eu lieu, et qui avait en apparence un objet bien différent de celui que je voulais atteindre, l'Aide de Camp du Général Bellegarde a exprimé, même au nom de son Général, les sentiments les plus honorables pour ma personne; il a ensuite témoigné quelque étonnement que l'Empereur ne m'eût pas autoriséà traiter définitivement pour l'Italie. Il a ajouté: “l'Empereur sait pourtant bien les intentions des alliés sur l'Italie. Ces intentions ont fixé nos limites à l'Adige. Mais si on ne traite pas ici, nous serons obligés d'aller en avant; l'Empereur perdra certainement toute l'Italie, puisque nous sommes plus nombreux que vous et que d'ailleurs le roi de Naples est décidement notre allié; et vous comprenez bien que si nous nous emparons de l'Italie, les conditions proposées aujourd'hui ne pourront plus être les mêmes.„

Mon Aide de Camp a répliqué:

“Mais puisque votre intention n'était pas de passer l'Adige, pourquoi marcheriez vous en avant? peut-être le prince consentirait-il à conclure un armistice qui nous laisserait vous et nous dans lestatu quo, pour un temps quelconque, pendant lequel il est probable que la paix serait signée.„

L'officier autrichien a repris:

“Oh cela n'est pas possible. Le Duc de Bellegarde se croirait bien autorisé à conclure un armistice avec le vice-roi aux conditionsqui lui ont déjà été proposées; mais ilne l'est pas et ne le serait certainement pas aux conditions dont vouz parlez.„

La conférence a fini là. Je me suis fait devoir d'en informer l'Empereur. Je n'ai pas besoin de vous dire que pour mon compte je ne sortirai jamais de la ligne qui m'est tracée par mes devoirs et par mes serments.

Il faut donc que nous nous abandonnions aux évenéments et que nous reportions nos espérances sur les négociations de Bâle. D'ici là, je ferai certainement tout ce qui sera en mon pouvoir pour garantir d'une invasion toute la partie du Royaume qui n'a pas encore été touchée, et je ne désespère pas d'y réussir.

Les dernières nouvelles que j'ai reçu de Naples m'autorisent à croire que le Roi pourra bien être entraîné à signer un traité avec l'ennemi, mais qu'il persiste dans le réfus de porter ses armes contre le troupes de l'Empereur. D'un autre côté, les lettres les plus récentes de l'Allemagne et de la Suisse confirment les espérances de paix. — Sur ce, Mons. le Duc de Lodi, je vous renouvelle les assurances de mon estime particulière, et je prie Dieu qu'il vous ait en sa sainte garde.

Écrit à notre quartier général de Verone, le 18 janvier 1814.

Eugène Napoléon.

Monsieur le duc de Lodi,

En réfléchissant à la lettre que je vous ai adressée hier, il m'est venu une idée que je vous confie et dont vous ferez l'usage que vous jugerez convenable. Ne pensez vous pas que vous feriez bien d'écrire vous même à S. M. àpeu prés dans le sens de la note que je joins â cette lettre?[28]Vous êtes mieux placé que moi pour dire tout cela, parce que vous êtes mieux à portée que moi de juger de l'intérieur. Au reste, vojez et ne faites que ce que vous jugerez convenable. Sur ce, ecc., ecc.

Qui appajono palesemente due fatti: 1.º che l'abbandono della Lombardia all'Austria non era in quell'epoca acconsentito, e che soltanto la catastrofe del 20 aprile allargò le ambizioni territoriali austriache, paralizzando naturalmente le resistenze degli alleati; 2º che gl'interessi del regno italiano erano fatalmente sacrificati, finchè Napoleone regnava, agli interessi francesi, e che urgeva svincolare gli uni dagli altri, dando alla dinastia italiana una base indipendente, come il Melzi voleva. Il primo fatto dimostra dunque la possibilità, il secondo la saviezza del suo programma. Eugenio non volle, o non osò, nel gennajo 1814, assumere la responsabilità di conchiudere questa pace, senza il permesso dell'Imperatore; ma dalle sue lettere traspira l'amarezza di non poterlo fare e la preoccupazione dell'avvenire. Questo avvenire avrebbe ancora potuto essere salvato, quando il duca di Lodi trasmise al Senato diMilano il suo messaggio del 17 aprile; poichè le condizioni militari non erano mutate, non erano mutate le disposizioni delle potenze, e la caduta di Napoleone rendeva liberissimo il principe Eugenio di assumere quella responsabilità che nel gennajo gli era parsa troppo temeraria.

Crediamo non occorrano più numerose ragioni a giustificare storicamente e politicamente la condotta di Francesco Melzi. In quell'ora, egli ebbe certamente l'istinto della situazione, e se avesse trovato nel Senato la cooperazione rapida ed energica che i momenti esigevano, l'eccidio di Prina si sarebbe potuto evitare, e con esso il dominio austriaco che pesò per nove lustri sulle contrade lombarde.

Sarebbe stato, per la futura unità italiana, un bene od un male? È un'altra “ardua sentenza,„ che neanche i “posteri„ saranno mai, crediamo, in grado di pronunciare.

Quanto a Milano, la parabola del suo destino si compieva rapidamente.

I tentativi di reagire contro l'eccesso e di trarre a carattere italiano le conseguenze della Rivoluzione, si ruppero presto contro l'attività dei cospiratori austriaci e contro la forza ineluttabiledelle cose. Invano si costituì, a guisa di governo provvisorio, una Reggenza di cittadini milanesi; invano questa Reggenza inviò deputati alle grandi potenze, chiedendo il regno separato e la Costituzione speciale. Confalonieri si udì rispondere da lord Castelreagh che contro il paterno governo dell'Austria era una pretesa eccessiva il chiedere delle guarentigie; e, poco più d'un mese dopo l'assassinio del Prina, il maresciallo Bellegarde aveva preso possesso di Milano in nome dell'imperatore d'Austria,legittimoed assoluto sovrano.

V'è qualche insegnamento a trarre da questi fatti? se v'è, crediamo sia questo: che i grandi commovimenti popolari, quelli che lasciano traccie, sono quasi sempre il portato di cause morali, anche quando pigliano a pretesto moventi d'indole semplicemente economica. I popoli sopportano facilmente anche gravi imbarazzi della vita pratica, quando hanno la coscienza che l'anima loro è libera; al contrario, se si sentono soffocata od uccisa la libertà, non sempre ne traggono lungo conforto dal benessere amministrativo.

La Rivoluzione francese ha cominciato colle grida contro i monopoli del grano; ma il primo atto di forza che il popolo ha potuto fare, nonl'ha rivolto contro i fornai, lo ha lanciato contro la Bastiglia. L'insurrezione inglese contro gli Stuardi ha cominciato dal rifiuto di Hampden a pagare un'imposta; ma il processo di Carlo I non fu incoato e condotto a fine per pretesti di ordine amministrativo; fu una reazione violenta contro lo spregio dei diritti e delle libertà popolari.

Gli è che vere rivoluzioni, rivoluzioni che producano effetti, non si fanno se non sono promosse o condotte da classi pensanti. Non è il braccio, è l'idea quella che cagiona nell'ordinamento degli Stati mutazioni profonde e durature. Quando il braccio solo si move, si producono tumulti, non rivoluzioni; e l'eroe si chiama allora Masaniello, non Cromwell, non Mirabeau, non Cavour.

Il primo Regno d'Italia ha, colla sua completa negazione di libertà politica, coalizzate contro sè stesso le classi pensanti e le classi popolane, unitesi in un giorno nefasto nella trista spensieratezza dell'odio che non ragiona. È un errore ed un pericolo che il secondo Regno saprà certamente evitare. Noi non sappiamo per quali prove la nostra generazione sarà chiamata a passare e di che intoppi lo sviluppo del movimento italiano troverà ancora a sè dinanzisbarrata la via. Quello che speriamo ed auguriamo è che in nessun caso queste prove e questi intoppi potranno piegare a catastrofi, se da un lato le classi popolari sapranno non ispingere la tentazione della violenza fino agli orrori della crudeltà, e se dall'altro le classi pensanti non abuseranno della passione politica fino a calpestare il sentimento morale.


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