CHARLES II(1660-1685)

CHARLES II(1660-1685)

Bon! Voilà ces rois excellentesQui nous reviennent de nouveau!Devant leurs plumaiges brillantesCromwell avait fui comme oun veau,Et la prince Charles DeuxièmeDans sa pays s'étant renduAvait repris la diadèmeQue son père il avait perdu.Je voudrais bien dessus sa règnePouvoir écrire oun compliment;Mais ma cœur de poète il saignePour rimer sur oun tel manant.Charles Deux fut la prototypeDu roi sensuel et viveur,Cherchant partout le maggnifiqueMême à le prix de son honneur.Chez lui c'était comme oun rafaleDe freluquets et polissons,Et jamais dans le cour royaleOn n'avait vu tant de guenons.C'étaient tioujours fêtes brillantes,Promenades et bals masqués,Danses des plus mirobolantesComme proupos des plus risqués.Les vins coulaient en vrais délugesDans des festins de fins ragoûts,Où l'on mangeait comme des jugesEt l'on buvait comme des trous.Les damoiselles mouchetées,Tout couverts de colifichets,Avec au col des brochetéesDe parures les plus coquets,Traînaient leurs riches mousselinesSur les parquets doux et luisants,Maintes galantes mascoulinesLeur débitant des compliments.Puis, au son des clarionnettes,Violons, flûtes, tambourins,On se faisait mille courbettesA s'en donner des tours de reins,Tourbillonnant en rondes follesDans oun frelassement joli,Le bouche plein de mots frivoles,La nez bourré de patchouli.Pardonnez à mon innocenceDe ne vous en dire plus long!...Qu'oun cœur bien né tioujours s'offenseDe tels discours, oh! c'est très bon.Encor si les torts de son pèreCharles Deux avait évités;Si des habitants d'AngleterreLes droits il avait respectés!...Mais, par oun acte impolitiqueS'aliénant la Parlement,Il voulut d'oun bras tyranniqueGouverner seul et violemment.Alors les cris et les murmuresIls s'élevèrent de partout[40],Et plusieurs cruelles mesuresLa roi prit pour les mettre à bout.Oh! oh! c'été vraiment oun chance,Pour la pauvre roi criminel,Que la peuple, en cette occurrence,N'eût plus son Olivier Cromwell!Il vécut. Mais ses torts nombreusesTombèrent sur la roi suivantQui, lors de ses jours malheureusesAvait assez des siens, pourtant.

Bon! Voilà ces rois excellentesQui nous reviennent de nouveau!Devant leurs plumaiges brillantesCromwell avait fui comme oun veau,Et la prince Charles DeuxièmeDans sa pays s'étant renduAvait repris la diadèmeQue son père il avait perdu.Je voudrais bien dessus sa règnePouvoir écrire oun compliment;Mais ma cœur de poète il saignePour rimer sur oun tel manant.Charles Deux fut la prototypeDu roi sensuel et viveur,Cherchant partout le maggnifiqueMême à le prix de son honneur.Chez lui c'était comme oun rafaleDe freluquets et polissons,Et jamais dans le cour royaleOn n'avait vu tant de guenons.C'étaient tioujours fêtes brillantes,Promenades et bals masqués,Danses des plus mirobolantesComme proupos des plus risqués.Les vins coulaient en vrais délugesDans des festins de fins ragoûts,Où l'on mangeait comme des jugesEt l'on buvait comme des trous.Les damoiselles mouchetées,Tout couverts de colifichets,Avec au col des brochetéesDe parures les plus coquets,Traînaient leurs riches mousselinesSur les parquets doux et luisants,Maintes galantes mascoulinesLeur débitant des compliments.Puis, au son des clarionnettes,Violons, flûtes, tambourins,On se faisait mille courbettesA s'en donner des tours de reins,Tourbillonnant en rondes follesDans oun frelassement joli,Le bouche plein de mots frivoles,La nez bourré de patchouli.Pardonnez à mon innocenceDe ne vous en dire plus long!...Qu'oun cœur bien né tioujours s'offenseDe tels discours, oh! c'est très bon.Encor si les torts de son pèreCharles Deux avait évités;Si des habitants d'AngleterreLes droits il avait respectés!...Mais, par oun acte impolitiqueS'aliénant la Parlement,Il voulut d'oun bras tyranniqueGouverner seul et violemment.Alors les cris et les murmuresIls s'élevèrent de partout[40],Et plusieurs cruelles mesuresLa roi prit pour les mettre à bout.Oh! oh! c'été vraiment oun chance,Pour la pauvre roi criminel,Que la peuple, en cette occurrence,N'eût plus son Olivier Cromwell!Il vécut. Mais ses torts nombreusesTombèrent sur la roi suivantQui, lors de ses jours malheureusesAvait assez des siens, pourtant.

Bon! Voilà ces rois excellentes

Qui nous reviennent de nouveau!

Devant leurs plumaiges brillantes

Cromwell avait fui comme oun veau,

Et la prince Charles Deuxième

Dans sa pays s'étant rendu

Avait repris la diadème

Que son père il avait perdu.

Je voudrais bien dessus sa règne

Pouvoir écrire oun compliment;

Mais ma cœur de poète il saigne

Pour rimer sur oun tel manant.

Charles Deux fut la prototype

Du roi sensuel et viveur,

Cherchant partout le maggnifique

Même à le prix de son honneur.

Chez lui c'était comme oun rafale

De freluquets et polissons,

Et jamais dans le cour royale

On n'avait vu tant de guenons.

C'étaient tioujours fêtes brillantes,

Promenades et bals masqués,

Danses des plus mirobolantes

Comme proupos des plus risqués.

Les vins coulaient en vrais déluges

Dans des festins de fins ragoûts,

Où l'on mangeait comme des juges

Et l'on buvait comme des trous.

Les damoiselles mouchetées,

Tout couverts de colifichets,

Avec au col des brochetées

De parures les plus coquets,

Traînaient leurs riches mousselines

Sur les parquets doux et luisants,

Maintes galantes mascoulines

Leur débitant des compliments.

Puis, au son des clarionnettes,

Violons, flûtes, tambourins,

On se faisait mille courbettes

A s'en donner des tours de reins,

Tourbillonnant en rondes folles

Dans oun frelassement joli,

Le bouche plein de mots frivoles,

La nez bourré de patchouli.

Pardonnez à mon innocence

De ne vous en dire plus long!...

Qu'oun cœur bien né tioujours s'offense

De tels discours, oh! c'est très bon.

Encor si les torts de son père

Charles Deux avait évités;

Si des habitants d'Angleterre

Les droits il avait respectés!...

Mais, par oun acte impolitique

S'aliénant la Parlement,

Il voulut d'oun bras tyrannique

Gouverner seul et violemment.

Alors les cris et les murmures

Ils s'élevèrent de partout[40],

Et plusieurs cruelles mesures

La roi prit pour les mettre à bout.

Oh! oh! c'été vraiment oun chance,

Pour la pauvre roi criminel,

Que la peuple, en cette occurrence,

N'eût plus son Olivier Cromwell!

Il vécut. Mais ses torts nombreuses

Tombèrent sur la roi suivant

Qui, lors de ses jours malheureuses

Avait assez des siens, pourtant.

[40] Voir note à l'appendice.


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