JACQUES II(1685-1689)

JACQUES II(1685-1689)

Jacques Deux il était la frèreDe Charles Deux qu'on vient de voir;Et c'est affreux tout le misèreQu'il prit pour le couronne avoir.Par malheur, à le politiqueIl mêla le religion,Si tant que partout le critiqueIl s'attacha dessus son nom.Erreur difficile à comprendre,Qui de nos jours soubsiste encorParmi cet-là qui veulent prendre«La sanctuaire pour décor...»Jacques d'abord, brave et tenace,Dans sa succès trop confiant,Pensa qu'au peuple en faisant faceIl devrait rester triomphant.Aux premiers clameurs de le fouleIl répondit par le rigueur;Mais, comme oun tonnerre qui roule,Les cris prirent plus de vigueur[41].Bientôt Jacques put reconnaîtreQue, même jusqu'en son maison,Contre sa trône et sa bien-êtreSe préparait le trahison.En effet, son fille MarieAvec Guillaume, son époux,Aux biens de le royauterieIls faisaient déjà les yeux doux.Guillaume était prince d'OrangeEt de Hollande oun stathouder,Ce qui ne veut pas dire oun ange,Mais oun garçon bougrement fier.Les Jacobites ou PapistesEtaient de Jacques les suivants;Et cet-là nommés OrangistesEtaient de Guillaume les gens.Bien! cet dernier à sa beau-père,D'auprès duquel il avait fui,Il fit oune terrible guerrePour avoir le couronne à lui.A le rivière de le BoyneLeurs soldats s'étant rencontrés,Ils se chauffèrent tant le couenneQue beaucoup en furent grillés.Jacques s'y vit, l'excellent homme,Dépouillé de ce qu'il avait;Et sa gendre, la bon Guillaume,Eut la trône qu'il convoitait.Noble et caressante famille!De voir son père détrôné,Mary, dit-on,—excellent fille!—De rire était ratatiné.

Jacques Deux il était la frèreDe Charles Deux qu'on vient de voir;Et c'est affreux tout le misèreQu'il prit pour le couronne avoir.Par malheur, à le politiqueIl mêla le religion,Si tant que partout le critiqueIl s'attacha dessus son nom.Erreur difficile à comprendre,Qui de nos jours soubsiste encorParmi cet-là qui veulent prendre«La sanctuaire pour décor...»Jacques d'abord, brave et tenace,Dans sa succès trop confiant,Pensa qu'au peuple en faisant faceIl devrait rester triomphant.Aux premiers clameurs de le fouleIl répondit par le rigueur;Mais, comme oun tonnerre qui roule,Les cris prirent plus de vigueur[41].Bientôt Jacques put reconnaîtreQue, même jusqu'en son maison,Contre sa trône et sa bien-êtreSe préparait le trahison.En effet, son fille MarieAvec Guillaume, son époux,Aux biens de le royauterieIls faisaient déjà les yeux doux.Guillaume était prince d'OrangeEt de Hollande oun stathouder,Ce qui ne veut pas dire oun ange,Mais oun garçon bougrement fier.Les Jacobites ou PapistesEtaient de Jacques les suivants;Et cet-là nommés OrangistesEtaient de Guillaume les gens.Bien! cet dernier à sa beau-père,D'auprès duquel il avait fui,Il fit oune terrible guerrePour avoir le couronne à lui.A le rivière de le BoyneLeurs soldats s'étant rencontrés,Ils se chauffèrent tant le couenneQue beaucoup en furent grillés.Jacques s'y vit, l'excellent homme,Dépouillé de ce qu'il avait;Et sa gendre, la bon Guillaume,Eut la trône qu'il convoitait.Noble et caressante famille!De voir son père détrôné,Mary, dit-on,—excellent fille!—De rire était ratatiné.

Jacques Deux il était la frère

De Charles Deux qu'on vient de voir;

Et c'est affreux tout le misère

Qu'il prit pour le couronne avoir.

Par malheur, à le politique

Il mêla le religion,

Si tant que partout le critique

Il s'attacha dessus son nom.

Erreur difficile à comprendre,

Qui de nos jours soubsiste encor

Parmi cet-là qui veulent prendre

«La sanctuaire pour décor...»

Jacques d'abord, brave et tenace,

Dans sa succès trop confiant,

Pensa qu'au peuple en faisant face

Il devrait rester triomphant.

Aux premiers clameurs de le foule

Il répondit par le rigueur;

Mais, comme oun tonnerre qui roule,

Les cris prirent plus de vigueur[41].

Bientôt Jacques put reconnaître

Que, même jusqu'en son maison,

Contre sa trône et sa bien-être

Se préparait le trahison.

En effet, son fille Marie

Avec Guillaume, son époux,

Aux biens de le royauterie

Ils faisaient déjà les yeux doux.

Guillaume était prince d'Orange

Et de Hollande oun stathouder,

Ce qui ne veut pas dire oun ange,

Mais oun garçon bougrement fier.

Les Jacobites ou Papistes

Etaient de Jacques les suivants;

Et cet-là nommés Orangistes

Etaient de Guillaume les gens.

Bien! cet dernier à sa beau-père,

D'auprès duquel il avait fui,

Il fit oune terrible guerre

Pour avoir le couronne à lui.

A le rivière de le Boyne

Leurs soldats s'étant rencontrés,

Ils se chauffèrent tant le couenne

Que beaucoup en furent grillés.

Jacques s'y vit, l'excellent homme,

Dépouillé de ce qu'il avait;

Et sa gendre, la bon Guillaume,

Eut la trône qu'il convoitait.

Noble et caressante famille!

De voir son père détrôné,

Mary, dit-on,—excellent fille!—

De rire était ratatiné.

[41] Voir note à l'appendice.

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