EDOUARD VII(1901-....)
Avant la présent souveraineCeux qu'on a vus ils étaient morts,Et l'on pouvait dire sans gêneS'ils ont été bons ou butors.Mais Edouard Sept il est en vie,Oh! très en vie à cet moment,Et, pour jamais qu'on ne l'oublie,J'ai mis son binette plus grand.Car si d'oun monarque bien morteOn peut dire tout ce qu'on veut,Il est proudent que d'autre sorteOn parle d'oun roi qui se meut.C'est ce que la peuple grenouilleUn jour il apprit sous les eaux;Du moins, Esope il en bredouilleDans oun de ses beaux fabliaux.Car si vous mettez le critiqueSous la nez d'oun prince vivant,Le chose tant beaucoup le piqueQu'il se fâche et saute en avant.Alors, sous le fureur royaleL'improudent est vite perdu;On vous le lance comme oun balleAu bout d'oun cordeau de pendu.Tenez! en parlant de Sans-TerreJ'ai dit qu'il était oun crapaud.Bien! si d'Edouard cet mot grossièreJ'allais souffler, gare à ma peau!D'oun bout à l'autre de la villeCe ne serait que cris de mort;Chacun il se croirait utileEn me faisant oun mauvais sort,Les grands de le magistratureIls meprononceraientoun gueux,Et même le cléricatureIl ne me traiterait pas mieux.Oun animal de ce faconde,Dirait-on, il faut accrocher,Car vérité le plus profondeParfois il faut savoir cacher.Et, quand du haut d'oune potenceMon corps il se balancerait,C'est à qui plus fort en cadence"God save the King!" il chanterait.Bien! Toute crainte je défie,Et je le fais en... défiant;Car jamais roi pendant son vieNe fut plus qu'Edouard édifiant.Dear, me!mon seule inquiétudeEst—tenez cela pour compté!—De ne pouvoir en cette étudeRendre joustice à son bonté.Fils de Victoria Première,Grand reine que l'on pleure encor,Il est en tout son héritièreMême jusque dans sa cœur d'or;Et, tandis qu'avec grand sagesseSur sa peuple il règne aujourd'hui,Cet-ci de plus en plus engraisse,Devient rougeaud, brille et reluit.Si tant que point je ne redoutePour la dit peuple aucun malheur,Excepté... peut-être la goutte,Très noble mal de haut seigneur,Et cet autre, l'apoplexie,Que ne connait point la quêteux.Et voilà comment j'apprécieLes bienfaits de cet règne heureux,Oh, dear! oh, dear!D'Edouard vivantePourquoi craindrais je de parler?Ce que je dis est mot courante,Et rien je ne puis dévoilerQui ne soit oun parfait hommaigeA le bonté de notre Roi,A son savoir, à sa couraige,A sa...Well! Well!... à sa tout, quoi!Don't fear!Edouard est oun monarqueQui savé gouverner très bien,Et... sous son œil l'anglaise barqueOh, tenez!... je ne dis plus rien.
Avant la présent souveraineCeux qu'on a vus ils étaient morts,Et l'on pouvait dire sans gêneS'ils ont été bons ou butors.Mais Edouard Sept il est en vie,Oh! très en vie à cet moment,Et, pour jamais qu'on ne l'oublie,J'ai mis son binette plus grand.Car si d'oun monarque bien morteOn peut dire tout ce qu'on veut,Il est proudent que d'autre sorteOn parle d'oun roi qui se meut.C'est ce que la peuple grenouilleUn jour il apprit sous les eaux;Du moins, Esope il en bredouilleDans oun de ses beaux fabliaux.Car si vous mettez le critiqueSous la nez d'oun prince vivant,Le chose tant beaucoup le piqueQu'il se fâche et saute en avant.Alors, sous le fureur royaleL'improudent est vite perdu;On vous le lance comme oun balleAu bout d'oun cordeau de pendu.Tenez! en parlant de Sans-TerreJ'ai dit qu'il était oun crapaud.Bien! si d'Edouard cet mot grossièreJ'allais souffler, gare à ma peau!D'oun bout à l'autre de la villeCe ne serait que cris de mort;Chacun il se croirait utileEn me faisant oun mauvais sort,Les grands de le magistratureIls meprononceraientoun gueux,Et même le cléricatureIl ne me traiterait pas mieux.Oun animal de ce faconde,Dirait-on, il faut accrocher,Car vérité le plus profondeParfois il faut savoir cacher.Et, quand du haut d'oune potenceMon corps il se balancerait,C'est à qui plus fort en cadence"God save the King!" il chanterait.Bien! Toute crainte je défie,Et je le fais en... défiant;Car jamais roi pendant son vieNe fut plus qu'Edouard édifiant.Dear, me!mon seule inquiétudeEst—tenez cela pour compté!—De ne pouvoir en cette étudeRendre joustice à son bonté.Fils de Victoria Première,Grand reine que l'on pleure encor,Il est en tout son héritièreMême jusque dans sa cœur d'or;Et, tandis qu'avec grand sagesseSur sa peuple il règne aujourd'hui,Cet-ci de plus en plus engraisse,Devient rougeaud, brille et reluit.Si tant que point je ne redoutePour la dit peuple aucun malheur,Excepté... peut-être la goutte,Très noble mal de haut seigneur,Et cet autre, l'apoplexie,Que ne connait point la quêteux.Et voilà comment j'apprécieLes bienfaits de cet règne heureux,Oh, dear! oh, dear!D'Edouard vivantePourquoi craindrais je de parler?Ce que je dis est mot courante,Et rien je ne puis dévoilerQui ne soit oun parfait hommaigeA le bonté de notre Roi,A son savoir, à sa couraige,A sa...Well! Well!... à sa tout, quoi!Don't fear!Edouard est oun monarqueQui savé gouverner très bien,Et... sous son œil l'anglaise barqueOh, tenez!... je ne dis plus rien.
Avant la présent souveraine
Ceux qu'on a vus ils étaient morts,
Et l'on pouvait dire sans gêne
S'ils ont été bons ou butors.
Mais Edouard Sept il est en vie,
Oh! très en vie à cet moment,
Et, pour jamais qu'on ne l'oublie,
J'ai mis son binette plus grand.
Car si d'oun monarque bien morte
On peut dire tout ce qu'on veut,
Il est proudent que d'autre sorte
On parle d'oun roi qui se meut.
C'est ce que la peuple grenouille
Un jour il apprit sous les eaux;
Du moins, Esope il en bredouille
Dans oun de ses beaux fabliaux.
Car si vous mettez le critique
Sous la nez d'oun prince vivant,
Le chose tant beaucoup le pique
Qu'il se fâche et saute en avant.
Alors, sous le fureur royale
L'improudent est vite perdu;
On vous le lance comme oun balle
Au bout d'oun cordeau de pendu.
Tenez! en parlant de Sans-Terre
J'ai dit qu'il était oun crapaud.
Bien! si d'Edouard cet mot grossière
J'allais souffler, gare à ma peau!
D'oun bout à l'autre de la ville
Ce ne serait que cris de mort;
Chacun il se croirait utile
En me faisant oun mauvais sort,
Les grands de le magistrature
Ils meprononceraientoun gueux,
Et même le cléricature
Il ne me traiterait pas mieux.
Oun animal de ce faconde,
Dirait-on, il faut accrocher,
Car vérité le plus profonde
Parfois il faut savoir cacher.
Et, quand du haut d'oune potence
Mon corps il se balancerait,
C'est à qui plus fort en cadence
"God save the King!" il chanterait.
Bien! Toute crainte je défie,
Et je le fais en... défiant;
Car jamais roi pendant son vie
Ne fut plus qu'Edouard édifiant.
Dear, me!mon seule inquiétude
Est—tenez cela pour compté!—
De ne pouvoir en cette étude
Rendre joustice à son bonté.
Fils de Victoria Première,
Grand reine que l'on pleure encor,
Il est en tout son héritière
Même jusque dans sa cœur d'or;
Et, tandis qu'avec grand sagesse
Sur sa peuple il règne aujourd'hui,
Cet-ci de plus en plus engraisse,
Devient rougeaud, brille et reluit.
Si tant que point je ne redoute
Pour la dit peuple aucun malheur,
Excepté... peut-être la goutte,
Très noble mal de haut seigneur,
Et cet autre, l'apoplexie,
Que ne connait point la quêteux.
Et voilà comment j'apprécie
Les bienfaits de cet règne heureux,
Oh, dear! oh, dear!D'Edouard vivante
Pourquoi craindrais je de parler?
Ce que je dis est mot courante,
Et rien je ne puis dévoiler
Qui ne soit oun parfait hommaige
A le bonté de notre Roi,
A son savoir, à sa couraige,
A sa...Well! Well!... à sa tout, quoi!
Don't fear!Edouard est oun monarque
Qui savé gouverner très bien,
Et... sous son œil l'anglaise barque
Oh, tenez!... je ne dis plus rien.