JACQUES I(1566-1625)
Lisbeth, pas n'est besoin de dire,Il était morte sans enfants.Et c'est, pour oun trône, oun sort pireQue la trop plein de prétendants.Car, s'ils sont plusieurs à le file,On peut choisir et c'est très bien;Mais cet choix devient difficileQuand dessous le main on n'a rien.Donc, de princes le pénurieIl causait beaucoup des douleursA la peuple tout ahurieDe devoir en chercher ailleurs.Jadis des rois issus de FranceSur la trône s'étaient assis;Mais ce n'était par complaisance,Car cet trône ils l'avaient conquis.Alors on chercha dans l'IrlandeParmi les grands du nation,Mais il paraît que dans le bandeOn ne put trouver rien de bon.Bien! Tout à coup la peuple anglaiseSe dit: Oh! mais, que j'ai donc tortDe tant chercher, quand à mon aiseJ'en puis trouver oun sans effort!Il se souvenait qu'en EcosseAutrefois oun princesse anglaisEtait allée en bel carrossePour devenir reine écossais.Et ce princesse il fut, de même,Grand'mère de Mary Stuart,Duquel la fils, Jacques Sixième,D'Ecosse il devint roi plus tard.Pour lors se dit la peuple anglaise:Heavens!c'est cet-là qu'il nous faut.Qu'il vienne, et, pour le mettre à l'aise,Nos soins ne feront pas défaut.Il vint. Mais comme, en Angleterre,On croit toujours tout inventer,La nom de Jacques la premièreAu lieu de l'autre il dut porter.Bien! paraît-il, dans tout l'HistoireIl est malaisé de trouverOun règne moins rempli de gloire,Mais, en même temps, d'en rêverOun qui fût plus vraiment honnête.Quant à Jacques, nul autre roiJamais ne reçut par le têteTant d'éloges de bonne foiNi tant de coups de la critique,De grands saluts, malins discoursOu fleurs de gai panégyrique.Sur lui le griffe et la velours,Alternant d'oun façon constanteDans leur flatterie ou courroux,Jamais l'oun ne fut plus cuisante,Ni l'autre d'oun contact plus doux.En somme, cet règne il fut bonne,Avec certains succès completsEt, comme toujiours, le couronneEut de plus ou moins gais reflets.Doué de beaucoup d'énergie,Jacques bientôt sous ses effortsIl vit sa pouvoir élargieDans la dedans comme au dehors.Il établit, comme oun bon père,Parmi ses soujets l'union,Et de l'Ecosse et l'AngleterreIl compléta le fusion.Il était oun prince savanteEt souvent poussait la travers,Pour paraître encor plus charmante,Jusqu'à vouloir... faire des vers.Pourtant certains goûts despotiquesLui firent commettre des torts;Si tant que des rangs politiquesOun jour il fut presque dehors[36].C'est ainsi que—fait regrettable!—Il prépara la grand malheurQui fit la sort si misérableDe son fils et son successeur.N'importe! Il fut oun grand monarque,Oh! yes, et beaucoup très pouissant,Et sous son œil l'anglaise barqueIl fit tioujours voile en avant.
Lisbeth, pas n'est besoin de dire,Il était morte sans enfants.Et c'est, pour oun trône, oun sort pireQue la trop plein de prétendants.Car, s'ils sont plusieurs à le file,On peut choisir et c'est très bien;Mais cet choix devient difficileQuand dessous le main on n'a rien.Donc, de princes le pénurieIl causait beaucoup des douleursA la peuple tout ahurieDe devoir en chercher ailleurs.Jadis des rois issus de FranceSur la trône s'étaient assis;Mais ce n'était par complaisance,Car cet trône ils l'avaient conquis.Alors on chercha dans l'IrlandeParmi les grands du nation,Mais il paraît que dans le bandeOn ne put trouver rien de bon.Bien! Tout à coup la peuple anglaiseSe dit: Oh! mais, que j'ai donc tortDe tant chercher, quand à mon aiseJ'en puis trouver oun sans effort!Il se souvenait qu'en EcosseAutrefois oun princesse anglaisEtait allée en bel carrossePour devenir reine écossais.Et ce princesse il fut, de même,Grand'mère de Mary Stuart,Duquel la fils, Jacques Sixième,D'Ecosse il devint roi plus tard.Pour lors se dit la peuple anglaise:Heavens!c'est cet-là qu'il nous faut.Qu'il vienne, et, pour le mettre à l'aise,Nos soins ne feront pas défaut.Il vint. Mais comme, en Angleterre,On croit toujours tout inventer,La nom de Jacques la premièreAu lieu de l'autre il dut porter.Bien! paraît-il, dans tout l'HistoireIl est malaisé de trouverOun règne moins rempli de gloire,Mais, en même temps, d'en rêverOun qui fût plus vraiment honnête.Quant à Jacques, nul autre roiJamais ne reçut par le têteTant d'éloges de bonne foiNi tant de coups de la critique,De grands saluts, malins discoursOu fleurs de gai panégyrique.Sur lui le griffe et la velours,Alternant d'oun façon constanteDans leur flatterie ou courroux,Jamais l'oun ne fut plus cuisante,Ni l'autre d'oun contact plus doux.En somme, cet règne il fut bonne,Avec certains succès completsEt, comme toujiours, le couronneEut de plus ou moins gais reflets.Doué de beaucoup d'énergie,Jacques bientôt sous ses effortsIl vit sa pouvoir élargieDans la dedans comme au dehors.Il établit, comme oun bon père,Parmi ses soujets l'union,Et de l'Ecosse et l'AngleterreIl compléta le fusion.Il était oun prince savanteEt souvent poussait la travers,Pour paraître encor plus charmante,Jusqu'à vouloir... faire des vers.Pourtant certains goûts despotiquesLui firent commettre des torts;Si tant que des rangs politiquesOun jour il fut presque dehors[36].C'est ainsi que—fait regrettable!—Il prépara la grand malheurQui fit la sort si misérableDe son fils et son successeur.N'importe! Il fut oun grand monarque,Oh! yes, et beaucoup très pouissant,Et sous son œil l'anglaise barqueIl fit tioujours voile en avant.
Lisbeth, pas n'est besoin de dire,
Il était morte sans enfants.
Et c'est, pour oun trône, oun sort pire
Que la trop plein de prétendants.
Car, s'ils sont plusieurs à le file,
On peut choisir et c'est très bien;
Mais cet choix devient difficile
Quand dessous le main on n'a rien.
Donc, de princes le pénurie
Il causait beaucoup des douleurs
A la peuple tout ahurie
De devoir en chercher ailleurs.
Jadis des rois issus de France
Sur la trône s'étaient assis;
Mais ce n'était par complaisance,
Car cet trône ils l'avaient conquis.
Alors on chercha dans l'Irlande
Parmi les grands du nation,
Mais il paraît que dans le bande
On ne put trouver rien de bon.
Bien! Tout à coup la peuple anglaise
Se dit: Oh! mais, que j'ai donc tort
De tant chercher, quand à mon aise
J'en puis trouver oun sans effort!
Il se souvenait qu'en Ecosse
Autrefois oun princesse anglais
Etait allée en bel carrosse
Pour devenir reine écossais.
Et ce princesse il fut, de même,
Grand'mère de Mary Stuart,
Duquel la fils, Jacques Sixième,
D'Ecosse il devint roi plus tard.
Pour lors se dit la peuple anglaise:
Heavens!c'est cet-là qu'il nous faut.
Qu'il vienne, et, pour le mettre à l'aise,
Nos soins ne feront pas défaut.
Il vint. Mais comme, en Angleterre,
On croit toujours tout inventer,
La nom de Jacques la première
Au lieu de l'autre il dut porter.
Bien! paraît-il, dans tout l'Histoire
Il est malaisé de trouver
Oun règne moins rempli de gloire,
Mais, en même temps, d'en rêver
Oun qui fût plus vraiment honnête.
Quant à Jacques, nul autre roi
Jamais ne reçut par le tête
Tant d'éloges de bonne foi
Ni tant de coups de la critique,
De grands saluts, malins discours
Ou fleurs de gai panégyrique.
Sur lui le griffe et la velours,
Alternant d'oun façon constante
Dans leur flatterie ou courroux,
Jamais l'oun ne fut plus cuisante,
Ni l'autre d'oun contact plus doux.
En somme, cet règne il fut bonne,
Avec certains succès complets
Et, comme toujiours, le couronne
Eut de plus ou moins gais reflets.
Doué de beaucoup d'énergie,
Jacques bientôt sous ses efforts
Il vit sa pouvoir élargie
Dans la dedans comme au dehors.
Il établit, comme oun bon père,
Parmi ses soujets l'union,
Et de l'Ecosse et l'Angleterre
Il compléta le fusion.
Il était oun prince savante
Et souvent poussait la travers,
Pour paraître encor plus charmante,
Jusqu'à vouloir... faire des vers.
Pourtant certains goûts despotiques
Lui firent commettre des torts;
Si tant que des rangs politiques
Oun jour il fut presque dehors[36].
C'est ainsi que—fait regrettable!—
Il prépara la grand malheur
Qui fit la sort si misérable
De son fils et son successeur.
N'importe! Il fut oun grand monarque,
Oh! yes, et beaucoup très pouissant,
Et sous son œil l'anglaise barque
Il fit tioujours voile en avant.
[36] Voir note à l'appendice.