Penson d’errer ligièrement,Ainz que la mer retourne en greve.S’il ne va pas empirement,Il n’y a chose qui nous grève...Pour plus aler ysnellement,Cil enfant illec me baillez.(Ipsa tradit puernm.)
Penson d’errer ligièrement,Ainz que la mer retourne en greve.S’il ne va pas empirement,Il n’y a chose qui nous grève...Pour plus aler ysnellement,Cil enfant illec me baillez.(Ipsa tradit puernm.)
Penson d’errer ligièrement,Ainz que la mer retourne en greve.S’il ne va pas empirement,Il n’y a chose qui nous grève...Pour plus aler ysnellement,Cil enfant illec me baillez.(Ipsa tradit puernm.)
Pour qu’il est né nouvellement,La venez. Suymes bien taillez,Et si m’avent à le porterComme à ung asne à porter somme...
Pour qu’il est né nouvellement,La venez. Suymes bien taillez,Et si m’avent à le porterComme à ung asne à porter somme...
Pour qu’il est né nouvellement,La venez. Suymes bien taillez,Et si m’avent à le porterComme à ung asne à porter somme...
UXOR SPONSI.
Gardez qu’il n’ait le vis couvert:Partant à coup seroit estainct...Portez le en pais, sans haracier:Il en pourroit estre pery.
Gardez qu’il n’ait le vis couvert:Partant à coup seroit estainct...Portez le en pais, sans haracier:Il en pourroit estre pery.
Gardez qu’il n’ait le vis couvert:Partant à coup seroit estainct...Portez le en pais, sans haracier:Il en pourroit estre pery.
SPONSUS.
Fole estes de vous soucierQu’il ne soit porté bien sery.Nous devon bien Dieu gracierQue nous suymes ceux en lignie.Les moynes, sans falacier,Nous ont fait bonne compagnie.
Fole estes de vous soucierQu’il ne soit porté bien sery.Nous devon bien Dieu gracierQue nous suymes ceux en lignie.Les moynes, sans falacier,Nous ont fait bonne compagnie.
Fole estes de vous soucierQu’il ne soit porté bien sery.Nous devon bien Dieu gracierQue nous suymes ceux en lignie.Les moynes, sans falacier,Nous ont fait bonne compagnie.
UXOR SPONSI.
Sy ont. Quer ils sont gens de bienMisericors et charitables.Prier pour eulx devrion bien,Quer jolis sont et bien metables.. . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
Sy ont. Quer ils sont gens de bienMisericors et charitables.Prier pour eulx devrion bien,Quer jolis sont et bien metables.. . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
Sy ont. Quer ils sont gens de bienMisericors et charitables.Prier pour eulx devrion bien,Quer jolis sont et bien metables.. . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
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POPULUS.
A la place suymes venuzQue desirée avons souvent.A saluer suymes tenuzL’abbé de cy et le couvent,Et puis après, notre messageRaconteron sans nul deffault.
A la place suymes venuzQue desirée avons souvent.A saluer suymes tenuzL’abbé de cy et le couvent,Et puis après, notre messageRaconteron sans nul deffault.
A la place suymes venuzQue desirée avons souvent.A saluer suymes tenuzL’abbé de cy et le couvent,Et puis après, notre messageRaconteron sans nul deffault.
CONSULTUS POPULI.
Sire, vous parlez comme sage,Et ainsi entendre le fault.Après vostre eloquence dicte,Verron bien, si c’est leur plaisir,Que la chose soit reconduyteAvecquez eulx, et s’en saisirJuscquez ad ce point n’est possibleQue nous en puysson rien savoir.Cest jouel à qui est sensibleProfite plus qu’or ne avoir.Alon d’accort leur presenter,Et par ytant en seron quictez.
Sire, vous parlez comme sage,Et ainsi entendre le fault.Après vostre eloquence dicte,Verron bien, si c’est leur plaisir,Que la chose soit reconduyteAvecquez eulx, et s’en saisirJuscquez ad ce point n’est possibleQue nous en puysson rien savoir.Cest jouel à qui est sensibleProfite plus qu’or ne avoir.Alon d’accort leur presenter,Et par ytant en seron quictez.
Sire, vous parlez comme sage,Et ainsi entendre le fault.Après vostre eloquence dicte,Verron bien, si c’est leur plaisir,Que la chose soit reconduyteAvecquez eulx, et s’en saisirJuscquez ad ce point n’est possibleQue nous en puysson rien savoir.Cest jouel à qui est sensibleProfite plus qu’or ne avoir.Alon d’accort leur presenter,Et par ytant en seron quictez.
POPULUS.
C’est bien dit: sans nous sermenterDe nous en croire aront meritez.Celui qui est sans finement,Dicit abbati.Messeigneurs, vous doint bonne estraine.Si ouyr vous plaist benignement,Le cas vous diron qui nous mene.
C’est bien dit: sans nous sermenterDe nous en croire aront meritez.Celui qui est sans finement,Dicit abbati.Messeigneurs, vous doint bonne estraine.Si ouyr vous plaist benignement,Le cas vous diron qui nous mene.
C’est bien dit: sans nous sermenterDe nous en croire aront meritez.Celui qui est sans finement,Dicit abbati.Messeigneurs, vous doint bonne estraine.Si ouyr vous plaist benignement,Le cas vous diron qui nous mene.
MAINART, ABBAS MONTIS.
Volentiers vous escouteron,Quer vous nous semblez gens honnestes,Par quoi point ne vous doubteron;Quer gens de bien pert que vous estes.A voir à vostre filomie,Ignorer n’en fault nullement.
Volentiers vous escouteron,Quer vous nous semblez gens honnestes,Par quoi point ne vous doubteron;Quer gens de bien pert que vous estes.A voir à vostre filomie,Ignorer n’en fault nullement.
Volentiers vous escouteron,Quer vous nous semblez gens honnestes,Par quoi point ne vous doubteron;Quer gens de bien pert que vous estes.A voir à vostre filomie,Ignorer n’en fault nullement.
POPULUS.
De rien ne vous mentiron mie:Pour nous seroit fait follement.Et vroy qu’au party dont nous sommes.Avoit ung serpent molt cruel,Nagairez, qui femes et hommesDevouroit à perpetuel.Du peuple la communitéS’efforça pour le pourchacier.Veant sa grant malignité,A le tuer ou le chacier.La où son retraict il faisoitSourvint de commun grant faison:Quer toutes fois qu’il lui plaisoitEnvenymoit tout de poison.En un maroys trouvé couchéFut dudit peuple habituéOù il avoit été touchéEt frapé à mort et tué.
De rien ne vous mentiron mie:Pour nous seroit fait follement.Et vroy qu’au party dont nous sommes.Avoit ung serpent molt cruel,Nagairez, qui femes et hommesDevouroit à perpetuel.Du peuple la communitéS’efforça pour le pourchacier.Veant sa grant malignité,A le tuer ou le chacier.La où son retraict il faisoitSourvint de commun grant faison:Quer toutes fois qu’il lui plaisoitEnvenymoit tout de poison.En un maroys trouvé couchéFut dudit peuple habituéOù il avoit été touchéEt frapé à mort et tué.
De rien ne vous mentiron mie:Pour nous seroit fait follement.Et vroy qu’au party dont nous sommes.Avoit ung serpent molt cruel,Nagairez, qui femes et hommesDevouroit à perpetuel.Du peuple la communitéS’efforça pour le pourchacier.Veant sa grant malignité,A le tuer ou le chacier.La où son retraict il faisoitSourvint de commun grant faison:Quer toutes fois qu’il lui plaisoitEnvenymoit tout de poison.En un maroys trouvé couchéFut dudit peuple habituéOù il avoit été touchéEt frapé à mort et tué.
MAINART ABBAS.
Qui fit cela?
Qui fit cela?
Qui fit cela?
POPULUS.
Nul ne savoit.Gens y furent de mainte guise.Ydonc si sage n’y aveitDe nostre evesque et gens d’égliseQui sachent qui avoit frapéeGeste beste cruelle et felle.Mais son escu et son espéeLessa sanglans au plus près d’elle.L’evesque n’y sceut qu’aviser,Quant au regart de celle ensaigne,Fors porter pour en delivrerAu Mont de Gargaine en Champaigne.Nous deulx icy les portionEn esperant de Dieu la grace;Mes tant plus fort nous allion,Plus eslognion de la place.Ung jouvencel après trouvasmesEn chemin qui fut ensement:Que portion nous lui contasmesQui nous introduyt grandement,Et de faict nous fist retourner,Disant estre l’ange MichelQui venu est sans séjourner,Pour le serpent, lassus du ciel.... . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
Nul ne savoit.Gens y furent de mainte guise.Ydonc si sage n’y aveitDe nostre evesque et gens d’égliseQui sachent qui avoit frapéeGeste beste cruelle et felle.Mais son escu et son espéeLessa sanglans au plus près d’elle.L’evesque n’y sceut qu’aviser,Quant au regart de celle ensaigne,Fors porter pour en delivrerAu Mont de Gargaine en Champaigne.Nous deulx icy les portionEn esperant de Dieu la grace;Mes tant plus fort nous allion,Plus eslognion de la place.Ung jouvencel après trouvasmesEn chemin qui fut ensement:Que portion nous lui contasmesQui nous introduyt grandement,Et de faict nous fist retourner,Disant estre l’ange MichelQui venu est sans séjourner,Pour le serpent, lassus du ciel.... . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
Nul ne savoit.Gens y furent de mainte guise.Ydonc si sage n’y aveitDe nostre evesque et gens d’égliseQui sachent qui avoit frapéeGeste beste cruelle et felle.Mais son escu et son espéeLessa sanglans au plus près d’elle.L’evesque n’y sceut qu’aviser,Quant au regart de celle ensaigne,Fors porter pour en delivrerAu Mont de Gargaine en Champaigne.Nous deulx icy les portionEn esperant de Dieu la grace;Mes tant plus fort nous allion,Plus eslognion de la place.Ung jouvencel après trouvasmesEn chemin qui fut ensement:Que portion nous lui contasmesQui nous introduyt grandement,Et de faict nous fist retourner,Disant estre l’ange MichelQui venu est sans séjourner,Pour le serpent, lassus du ciel.... . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
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ABBAS.
Il est jour, Jennyn. Liève toyEt nous euvre celle fenestre.J’ay le cueur en si grant esmoyQue plus ycy je ne vuyl estre.Pas ne seroit en ma puyssanceDe dormir ne de reposer:Onc de tel fait n’eu congnoissance.Je n’y saroye que supposer.
Il est jour, Jennyn. Liève toyEt nous euvre celle fenestre.J’ay le cueur en si grant esmoyQue plus ycy je ne vuyl estre.Pas ne seroit en ma puyssanceDe dormir ne de reposer:Onc de tel fait n’eu congnoissance.Je n’y saroye que supposer.
Il est jour, Jennyn. Liève toyEt nous euvre celle fenestre.J’ay le cueur en si grant esmoyQue plus ycy je ne vuyl estre.Pas ne seroit en ma puyssanceDe dormir ne de reposer:Onc de tel fait n’eu congnoissance.Je n’y saroye que supposer.
JENNYN.
La fenestre si est ouverte,Il est jour, dont je suys bien aise,Oncques pour gaigne ne pour perteMon cueur ne fut si mal à l’aise,Comme il a esté ceste nuit.Je ne sçay don ce m’est venu.Je ne vouldroye pas ennuytPour rien estre si court tenu.
La fenestre si est ouverte,Il est jour, dont je suys bien aise,Oncques pour gaigne ne pour perteMon cueur ne fut si mal à l’aise,Comme il a esté ceste nuit.Je ne sçay don ce m’est venu.Je ne vouldroye pas ennuytPour rien estre si court tenu.
La fenestre si est ouverte,Il est jour, dont je suys bien aise,Oncques pour gaigne ne pour perteMon cueur ne fut si mal à l’aise,Comme il a esté ceste nuit.Je ne sçay don ce m’est venu.Je ne vouldroye pas ennuytPour rien estre si court tenu.
PRIMUS CUSTOS.
Depuys que m’alay recoucher,Après la tourmente passée,Laisir n’eusse eu de me moucher,Tant ay esté en grant pencée.Il est jour, dont je remercieDieu d’estre hors de ceste paine;Mais touttefois bien me soucieD’où vient ceste chose soudaine.
Depuys que m’alay recoucher,Après la tourmente passée,Laisir n’eusse eu de me moucher,Tant ay esté en grant pencée.Il est jour, dont je remercieDieu d’estre hors de ceste paine;Mais touttefois bien me soucieD’où vient ceste chose soudaine.
Depuys que m’alay recoucher,Après la tourmente passée,Laisir n’eusse eu de me moucher,Tant ay esté en grant pencée.Il est jour, dont je remercieDieu d’estre hors de ceste paine;Mais touttefois bien me soucieD’où vient ceste chose soudaine.
SECUNDUS CUSTOS.
Je n’ay pas trop grande savance;Mais je vous diray comme indigne,Qu’en cet hostel, à ma cuydance,A quelque chose qui est digne;Aultrement ne se pourroit faire,Selon que puys apercevoir.Monseigneur, alez ceste affaireA nos frères faire assavoir.
Je n’ay pas trop grande savance;Mais je vous diray comme indigne,Qu’en cet hostel, à ma cuydance,A quelque chose qui est digne;Aultrement ne se pourroit faire,Selon que puys apercevoir.Monseigneur, alez ceste affaireA nos frères faire assavoir.
Je n’ay pas trop grande savance;Mais je vous diray comme indigne,Qu’en cet hostel, à ma cuydance,A quelque chose qui est digne;Aultrement ne se pourroit faire,Selon que puys apercevoir.Monseigneur, alez ceste affaireA nos frères faire assavoir.
ABBAS (intrando in ecclesiam).
Alon à eulx. Ils sont levez.Ils sont icy dedens l’egliseVous, gardes, estre y devez;A la garder que nul n’y nuysse.Quer c’est vostre commissionDe garder l’autel et reliques.De ce faire avez pension:Gardez les myeulx que gens iniques.
Alon à eulx. Ils sont levez.Ils sont icy dedens l’egliseVous, gardes, estre y devez;A la garder que nul n’y nuysse.Quer c’est vostre commissionDe garder l’autel et reliques.De ce faire avez pension:Gardez les myeulx que gens iniques.
Alon à eulx. Ils sont levez.Ils sont icy dedens l’egliseVous, gardes, estre y devez;A la garder que nul n’y nuysse.Quer c’est vostre commissionDe garder l’autel et reliques.De ce faire avez pension:Gardez les myeulx que gens iniques.
Dicit fratribus suis.
Dicit fratribus suis.
Dicit fratribus suis.
Frères, entendez tous à moy.Une chose sur mon cueur tireQui le tient en si grant esmoyQu’à paine je vous saroye dire.Sachez que, quant nous en alasmes.Er soir, pour nous devoir coucher.Nos huys et fenestres fermames,Si bien que nully aproucherN’en povait en nulle manière,Tant estoient fermées bien à point.Puys me couchè, et chacun frereEn noz liz très bien et à point.Pas ne dormismes longuement,Qu’il vint une tel fractionQu’onc ouy ne fut tel tourment,De quoy soit faicte mencion.De ce fusmez tous esvillez:De dormir nous n’avions garde,Et, tous ainsi esmerveillez,Nous levasmes, sans point de tarde,Cuydans qu’aucuns larrons y fussent.L’ostel fut serchié promptement:Et nulz pour serchier que ilz peussentRien n’y trouverent nullement.Si chercha l’en par les corniers,Et par cotières, et par boutzSur les trefs, et sur les sabliers,Tant par dehors que par desoubz.Puys que tout ainsi serché fut,Sans y trouver aucune chose,Et qu’on eut fait le mieulx qu’on peult.Chacun après si se repose,En son lit, comme auparavant,Sans point dormir une estincelle,Plus amalvisés que devantNous avon esté de plus belle.Nous ne savon que ce peult estre,A vous venon conseil querir,En priant le doulz Roi celestre,Qu’il luy plaise nous secourir.Dictez m’en vos oppinions,Et qu’un poy ycy me repose.
Frères, entendez tous à moy.Une chose sur mon cueur tireQui le tient en si grant esmoyQu’à paine je vous saroye dire.Sachez que, quant nous en alasmes.Er soir, pour nous devoir coucher.Nos huys et fenestres fermames,Si bien que nully aproucherN’en povait en nulle manière,Tant estoient fermées bien à point.Puys me couchè, et chacun frereEn noz liz très bien et à point.Pas ne dormismes longuement,Qu’il vint une tel fractionQu’onc ouy ne fut tel tourment,De quoy soit faicte mencion.De ce fusmez tous esvillez:De dormir nous n’avions garde,Et, tous ainsi esmerveillez,Nous levasmes, sans point de tarde,Cuydans qu’aucuns larrons y fussent.L’ostel fut serchié promptement:Et nulz pour serchier que ilz peussentRien n’y trouverent nullement.Si chercha l’en par les corniers,Et par cotières, et par boutzSur les trefs, et sur les sabliers,Tant par dehors que par desoubz.Puys que tout ainsi serché fut,Sans y trouver aucune chose,Et qu’on eut fait le mieulx qu’on peult.Chacun après si se repose,En son lit, comme auparavant,Sans point dormir une estincelle,Plus amalvisés que devantNous avon esté de plus belle.Nous ne savon que ce peult estre,A vous venon conseil querir,En priant le doulz Roi celestre,Qu’il luy plaise nous secourir.Dictez m’en vos oppinions,Et qu’un poy ycy me repose.
Frères, entendez tous à moy.Une chose sur mon cueur tireQui le tient en si grant esmoyQu’à paine je vous saroye dire.Sachez que, quant nous en alasmes.Er soir, pour nous devoir coucher.Nos huys et fenestres fermames,Si bien que nully aproucherN’en povait en nulle manière,Tant estoient fermées bien à point.Puys me couchè, et chacun frereEn noz liz très bien et à point.Pas ne dormismes longuement,Qu’il vint une tel fractionQu’onc ouy ne fut tel tourment,De quoy soit faicte mencion.De ce fusmez tous esvillez:De dormir nous n’avions garde,Et, tous ainsi esmerveillez,Nous levasmes, sans point de tarde,Cuydans qu’aucuns larrons y fussent.L’ostel fut serchié promptement:Et nulz pour serchier que ilz peussentRien n’y trouverent nullement.Si chercha l’en par les corniers,Et par cotières, et par boutzSur les trefs, et sur les sabliers,Tant par dehors que par desoubz.Puys que tout ainsi serché fut,Sans y trouver aucune chose,Et qu’on eut fait le mieulx qu’on peult.Chacun après si se repose,En son lit, comme auparavant,Sans point dormir une estincelle,Plus amalvisés que devantNous avon esté de plus belle.Nous ne savon que ce peult estre,A vous venon conseil querir,En priant le doulz Roi celestre,Qu’il luy plaise nous secourir.Dictez m’en vos oppinions,Et qu’un poy ycy me repose.
PRIMUS MONACHUS.
Assez sages ne serionsA respondre de si grant chose:C’est ung cas ycy mervilleux;Je croy que ce soit ung miracle.Dieu nous en face tous joieux,Et luy plaise que par signacle,Ou par aucune demonstrance,Nous en vuylle faire certains,Pour plus confermer sa creance,Et sans de luy estre lointains.Je lui supli que, de sa grace,S’il lui plaist, ainsi soit parfait.
Assez sages ne serionsA respondre de si grant chose:C’est ung cas ycy mervilleux;Je croy que ce soit ung miracle.Dieu nous en face tous joieux,Et luy plaise que par signacle,Ou par aucune demonstrance,Nous en vuylle faire certains,Pour plus confermer sa creance,Et sans de luy estre lointains.Je lui supli que, de sa grace,S’il lui plaist, ainsi soit parfait.
Assez sages ne serionsA respondre de si grant chose:C’est ung cas ycy mervilleux;Je croy que ce soit ung miracle.Dieu nous en face tous joieux,Et luy plaise que par signacle,Ou par aucune demonstrance,Nous en vuylle faire certains,Pour plus confermer sa creance,Et sans de luy estre lointains.Je lui supli que, de sa grace,S’il lui plaist, ainsi soit parfait.
SECUNDUS MONACHUS.
Je lui pri que certains nous faceQu’il est à faire de cest fait.Monseigneur, vous estes bien sage,Et avez en vous grant science,Pour pourvoir de vostre courageA cest fait cy, come je pence.Tout ce que vous adviserez,Pour ce cas cy, nous le feron.
Je lui pri que certains nous faceQu’il est à faire de cest fait.Monseigneur, vous estes bien sage,Et avez en vous grant science,Pour pourvoir de vostre courageA cest fait cy, come je pence.Tout ce que vous adviserez,Pour ce cas cy, nous le feron.
Je lui pri que certains nous faceQu’il est à faire de cest fait.Monseigneur, vous estes bien sage,Et avez en vous grant science,Pour pourvoir de vostre courageA cest fait cy, come je pence.Tout ce que vous adviserez,Pour ce cas cy, nous le feron.
ABBAS.
Mes amis estes et serez:S’or me croiez, nous juneron,Troys jours continuelment,Prians Dieu qu’il luy vieulle plaireA nous donner entendementDe ce cas cy qu’il est à faire.Et, si la chose vient de luy,La luy plaise reiterer;Aussi, s’el ne vient de par luyLui plaise le fait moderer.Et, si le fait est fantaisie,Ne nous souffre plus tourmenter.Chacun de nous ne vouldroit mye. . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
Mes amis estes et serez:S’or me croiez, nous juneron,Troys jours continuelment,Prians Dieu qu’il luy vieulle plaireA nous donner entendementDe ce cas cy qu’il est à faire.Et, si la chose vient de luy,La luy plaise reiterer;Aussi, s’el ne vient de par luyLui plaise le fait moderer.Et, si le fait est fantaisie,Ne nous souffre plus tourmenter.Chacun de nous ne vouldroit mye. . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
Mes amis estes et serez:S’or me croiez, nous juneron,Troys jours continuelment,Prians Dieu qu’il luy vieulle plaireA nous donner entendementDe ce cas cy qu’il est à faire.Et, si la chose vient de luy,La luy plaise reiterer;Aussi, s’el ne vient de par luyLui plaise le fait moderer.Et, si le fait est fantaisie,Ne nous souffre plus tourmenter.Chacun de nous ne vouldroit mye. . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . .
PERSONNAGES:
JOSEPH.
Vueillez a moy entendre sa,Marie, doulce amie chiére;Je ne sçay en quelle maniéreAvec moy vous puisse mener:Car il nous esconvient alerJusqu’en la ville où je fui nez,A ce que li treuz paiezSoit de nous, et, a mon semblant,Si près estes d’avoir enfant,Ne sçay qu’en die.
Vueillez a moy entendre sa,Marie, doulce amie chiére;Je ne sçay en quelle maniéreAvec moy vous puisse mener:Car il nous esconvient alerJusqu’en la ville où je fui nez,A ce que li treuz paiezSoit de nous, et, a mon semblant,Si près estes d’avoir enfant,Ne sçay qu’en die.
Vueillez a moy entendre sa,Marie, doulce amie chiére;Je ne sçay en quelle maniéreAvec moy vous puisse mener:Car il nous esconvient alerJusqu’en la ville où je fui nez,A ce que li treuz paiezSoit de nous, et, a mon semblant,Si près estes d’avoir enfant,Ne sçay qu’en die.
NOSTRE DAME.
Joseph sire, cuer qui se fieEn Dieu ne peut estre periz:Alons y donc. Sains EsperizPar sa bonté nous conduira,S’il li plaist, et de nous feraSa voulenté.
Joseph sire, cuer qui se fieEn Dieu ne peut estre periz:Alons y donc. Sains EsperizPar sa bonté nous conduira,S’il li plaist, et de nous feraSa voulenté.
Joseph sire, cuer qui se fieEn Dieu ne peut estre periz:Alons y donc. Sains EsperizPar sa bonté nous conduira,S’il li plaist, et de nous feraSa voulenté.
JOSEPH.
Dame, vous dites verité:Or vueille de nous deux commettre;Car je me vueil en chemin mettreTout maintenant.
Dame, vous dites verité:Or vueille de nous deux commettre;Car je me vueil en chemin mettreTout maintenant.
Dame, vous dites verité:Or vueille de nous deux commettre;Car je me vueil en chemin mettreTout maintenant.
NOSTRE DAME.
Ce seroit grant desavenant,Joseph, puis qu’estes mon espoux,Se je n’aloie avecques vous:Et pour c’yray.
Ce seroit grant desavenant,Joseph, puis qu’estes mon espoux,Se je n’aloie avecques vous:Et pour c’yray.
Ce seroit grant desavenant,Joseph, puis qu’estes mon espoux,Se je n’aloie avecques vous:Et pour c’yray.
JOSEPH.
Chiére amie, et je vous menrayTout bellement.
Chiére amie, et je vous menrayTout bellement.
Chiére amie, et je vous menrayTout bellement.
NOSTRE DAME.
Sire, je suis ja malementTraveillie; querez un lieuOù nous puissons huimais pour DieuNous herbergier.
Sire, je suis ja malementTraveillie; querez un lieuOù nous puissons huimais pour DieuNous herbergier.
Sire, je suis ja malementTraveillie; querez un lieuOù nous puissons huimais pour DieuNous herbergier.
JOSEPH.
Dame, j’en craing moult le dangier:Car on m’a pour voir racontéQu’en Bethleem, ceste cité,A tant venu pour voir de gentC’on ne peut trouver pour argentOu place avoir.
Dame, j’en craing moult le dangier:Car on m’a pour voir racontéQu’en Bethleem, ceste cité,A tant venu pour voir de gentC’on ne peut trouver pour argentOu place avoir.
Dame, j’en craing moult le dangier:Car on m’a pour voir racontéQu’en Bethleem, ceste cité,A tant venu pour voir de gentC’on ne peut trouver pour argentOu place avoir.
NOSTRE DAME.
Sire, si vous faut il savoirOù habergie huimais seray:Car je croy que j’enfanterayEncor ennuit.
Sire, si vous faut il savoirOù habergie huimais seray:Car je croy que j’enfanterayEncor ennuit.
Sire, si vous faut il savoirOù habergie huimais seray:Car je croy que j’enfanterayEncor ennuit.
JOSEPH.
Hé! m’amie, or ne vous ennuitTant qu’a celle femme soionsQue la voy. Si li demandonsS’aucun lieu nous enseignera.Dame, Dieu du ciel qui tout aCreé, vous doint beneiçon!Enseigniez nous une maison,Se vous savez, ou aucun estreOù sanz plus huimais puissons estre.Herbergié, dame.
Hé! m’amie, or ne vous ennuitTant qu’a celle femme soionsQue la voy. Si li demandonsS’aucun lieu nous enseignera.Dame, Dieu du ciel qui tout aCreé, vous doint beneiçon!Enseigniez nous une maison,Se vous savez, ou aucun estreOù sanz plus huimais puissons estre.Herbergié, dame.
Hé! m’amie, or ne vous ennuitTant qu’a celle femme soionsQue la voy. Si li demandonsS’aucun lieu nous enseignera.Dame, Dieu du ciel qui tout aCreé, vous doint beneiçon!Enseigniez nous une maison,Se vous savez, ou aucun estreOù sanz plus huimais puissons estre.Herbergié, dame.
ZEBEL.
Sire preudons, foy que doy m’ame,Vous estes venuz mal a point:Car je ne sçay de maison point:Ou il n’ait gent à grant planté,Si qu’enseignier en véritéNe vous saroie lieu nesun,Se ce n’estoit un lieu commun,Liquelz n’est pas pour vous honnestes:Car la foraine gent leurs bestesQuant il sont venuz au marchié,Sitost qu’il les ont decharchié,Y mettent, sire.
Sire preudons, foy que doy m’ame,Vous estes venuz mal a point:Car je ne sçay de maison point:Ou il n’ait gent à grant planté,Si qu’enseignier en véritéNe vous saroie lieu nesun,Se ce n’estoit un lieu commun,Liquelz n’est pas pour vous honnestes:Car la foraine gent leurs bestesQuant il sont venuz au marchié,Sitost qu’il les ont decharchié,Y mettent, sire.
Sire preudons, foy que doy m’ame,Vous estes venuz mal a point:Car je ne sçay de maison point:Ou il n’ait gent à grant planté,Si qu’enseignier en véritéNe vous saroie lieu nesun,Se ce n’estoit un lieu commun,Liquelz n’est pas pour vous honnestes:Car la foraine gent leurs bestesQuant il sont venuz au marchié,Sitost qu’il les ont decharchié,Y mettent, sire.
NOSTRE DAME.
Ha! dame, que Dieu vous gart dire!Y seray je par vous menée?Je sui de traveil si lasséeQue ne puis plus.
Ha! dame, que Dieu vous gart dire!Y seray je par vous menée?Je sui de traveil si lasséeQue ne puis plus.
Ha! dame, que Dieu vous gart dire!Y seray je par vous menée?Je sui de traveil si lasséeQue ne puis plus.
ZEBEL.
Dame, oil, sanz faire refus:Vous me samblez de bon affaireEt preste, ce croy, de bien faire.Sçavez vous terme?
Dame, oil, sanz faire refus:Vous me samblez de bon affaireEt preste, ce croy, de bien faire.Sçavez vous terme?
Dame, oil, sanz faire refus:Vous me samblez de bon affaireEt preste, ce croy, de bien faire.Sçavez vous terme?
NOSTRE DAME.
Nanil; pour voir le vous afferme,Ma doulce amie.
Nanil; pour voir le vous afferme,Ma doulce amie.
Nanil; pour voir le vous afferme,Ma doulce amie.
ZEBEL.
Dame, ne vous mentiray mie:Vezci le lieu que je disoie.Entrez ens. Dieu vous y doint joieDe vostre corps.
Dame, ne vous mentiray mie:Vezci le lieu que je disoie.Entrez ens. Dieu vous y doint joieDe vostre corps.
Dame, ne vous mentiray mie:Vezci le lieu que je disoie.Entrez ens. Dieu vous y doint joieDe vostre corps.
NOSTRE DAME.
Joseph, alez me tost là horsAucune ventriére amener:Car je senz bien que delivrerD’enfant me fault.
Joseph, alez me tost là horsAucune ventriére amener:Car je senz bien que delivrerD’enfant me fault.
Joseph, alez me tost là horsAucune ventriére amener:Car je senz bien que delivrerD’enfant me fault.
JOSEPH.
C’y vois de cuer joiant et baut,Sans faire sejour ne détri.Dame, je vous requier et priQue vous li tenez compagnie,Afin que seule ne soit mie,Tant que reviengne.
C’y vois de cuer joiant et baut,Sans faire sejour ne détri.Dame, je vous requier et priQue vous li tenez compagnie,Afin que seule ne soit mie,Tant que reviengne.
C’y vois de cuer joiant et baut,Sans faire sejour ne détri.Dame, je vous requier et priQue vous li tenez compagnie,Afin que seule ne soit mie,Tant que reviengne.
ZEBEL.
Sire preudons, quoy qu’il aviengne,N’en doubtez point, ne la lairay.M’amie, je vous aiderayVoulentiers. Comment vous est il?Certes, je crainz moult le perilOù je vous voy.
Sire preudons, quoy qu’il aviengne,N’en doubtez point, ne la lairay.M’amie, je vous aiderayVoulentiers. Comment vous est il?Certes, je crainz moult le perilOù je vous voy.
Sire preudons, quoy qu’il aviengne,N’en doubtez point, ne la lairay.M’amie, je vous aiderayVoulentiers. Comment vous est il?Certes, je crainz moult le perilOù je vous voy.
NOSTRE DAME.
Bien, dame; pour Dieu, aidiez moy;Vueilliez mon enfant recevoir;Car nulle autre n’y peut pour voirA temps venir.
Bien, dame; pour Dieu, aidiez moy;Vueilliez mon enfant recevoir;Car nulle autre n’y peut pour voirA temps venir.
Bien, dame; pour Dieu, aidiez moy;Vueilliez mon enfant recevoir;Car nulle autre n’y peut pour voirA temps venir.
ZEBEL.
Je le feray de grant desir.Ha! Dieux! que je voy grans merveilles!Onques mais ne vi les pareilles:Car je tieng un fil né de mereSanz generacion de pereCorporelle, et par veritéLa vierge en sa virginitéEst demeurée.
Je le feray de grant desir.Ha! Dieux! que je voy grans merveilles!Onques mais ne vi les pareilles:Car je tieng un fil né de mereSanz generacion de pereCorporelle, et par veritéLa vierge en sa virginitéEst demeurée.
Je le feray de grant desir.Ha! Dieux! que je voy grans merveilles!Onques mais ne vi les pareilles:Car je tieng un fil né de mereSanz generacion de pereCorporelle, et par veritéLa vierge en sa virginitéEst demeurée.
NOSTRE DAME.
Doulce amie, s’il vous agrée,En ces drapiaux envelopezMon enfant, et puis le metezCi delez moy.
Doulce amie, s’il vous agrée,En ces drapiaux envelopezMon enfant, et puis le metezCi delez moy.
Doulce amie, s’il vous agrée,En ces drapiaux envelopezMon enfant, et puis le metezCi delez moy.
ZEBEL.
Voulentiers, dame, par ma foy;Au bien couchier vueil mettre cure.E! enfes, doulce creature,Bien puisses tu ore estre nezEt bons eurs te soit donnez!Car tu es gracieus et doulxEt plaisant sur les enfans touzC’onques en ma vie vi naistre.Tenez, dame, vueillez le mettreDe vous bien près.
Voulentiers, dame, par ma foy;Au bien couchier vueil mettre cure.E! enfes, doulce creature,Bien puisses tu ore estre nezEt bons eurs te soit donnez!Car tu es gracieus et doulxEt plaisant sur les enfans touzC’onques en ma vie vi naistre.Tenez, dame, vueillez le mettreDe vous bien près.
Voulentiers, dame, par ma foy;Au bien couchier vueil mettre cure.E! enfes, doulce creature,Bien puisses tu ore estre nezEt bons eurs te soit donnez!Car tu es gracieus et doulxEt plaisant sur les enfans touzC’onques en ma vie vi naistre.Tenez, dame, vueillez le mettreDe vous bien près.
NOSTRE DAME.
M’amie, moult en suis engrès;Baillez le sa.
M’amie, moult en suis engrès;Baillez le sa.
M’amie, moult en suis engrès;Baillez le sa.
JOSEPH.
Dame, Dieu vous gart! Il a làUne femme d’enfant enceinte,Et sachiez qu’elle est si atainteQu’il lui semble bien sanz doubterQue maintenant doie enfanter.Pour ce, dame, je vous requier,S’il vous plaist, venez li aidierPar charité.
Dame, Dieu vous gart! Il a làUne femme d’enfant enceinte,Et sachiez qu’elle est si atainteQu’il lui semble bien sanz doubterQue maintenant doie enfanter.Pour ce, dame, je vous requier,S’il vous plaist, venez li aidierPar charité.
Dame, Dieu vous gart! Il a làUne femme d’enfant enceinte,Et sachiez qu’elle est si atainteQu’il lui semble bien sanz doubterQue maintenant doie enfanter.Pour ce, dame, je vous requier,S’il vous plaist, venez li aidierPar charité.
SALOMÉ.
La dame dont m’avez compté,Sire, où fait elle son demour,Respondez me voir par amour,Ne qui est elle?
La dame dont m’avez compté,Sire, où fait elle son demour,Respondez me voir par amour,Ne qui est elle?
La dame dont m’avez compté,Sire, où fait elle son demour,Respondez me voir par amour,Ne qui est elle?
JOSEPH.
C’est une jonne damoiselleQui m’a esté donnée à fame,Qui n’a pas plus de treize ans, dame,Et s’est née de Nazareth.Pour Dieu, mais qu’il ne vous soit lait,Ma chiére amie, à li venez,Si que de l’enfant quant iert nezSerez ventrière.
C’est une jonne damoiselleQui m’a esté donnée à fame,Qui n’a pas plus de treize ans, dame,Et s’est née de Nazareth.Pour Dieu, mais qu’il ne vous soit lait,Ma chiére amie, à li venez,Si que de l’enfant quant iert nezSerez ventrière.
C’est une jonne damoiselleQui m’a esté donnée à fame,Qui n’a pas plus de treize ans, dame,Et s’est née de Nazareth.Pour Dieu, mais qu’il ne vous soit lait,Ma chiére amie, à li venez,Si que de l’enfant quant iert nezSerez ventrière.
SALOMÉ.
Sire, avec vous à lie chiéreYray, puis qu’en avez mestier:Car aussi est ce mon mestierD’enfans noviaux nez recevoir.Alons men tost sans remanoir;N’atarjons point.
Sire, avec vous à lie chiéreYray, puis qu’en avez mestier:Car aussi est ce mon mestierD’enfans noviaux nez recevoir.Alons men tost sans remanoir;N’atarjons point.
Sire, avec vous à lie chiéreYray, puis qu’en avez mestier:Car aussi est ce mon mestierD’enfans noviaux nez recevoir.Alons men tost sans remanoir;N’atarjons point.
JOSEPH.
Alons, dame: Dieu doint qu’a pointY puissez estre!
Alons, dame: Dieu doint qu’a pointY puissez estre!
Alons, dame: Dieu doint qu’a pointY puissez estre!
SALOMÉ.
Sire, dites moy en quel estreVous me menez.
Sire, dites moy en quel estreVous me menez.
Sire, dites moy en quel estreVous me menez.
JOSEPH.
M’amie, assez tost y serez.C’est ci, ce sachiez, qu’est la famePour qui je vous amaine, dame.Or entrez ens.
M’amie, assez tost y serez.C’est ci, ce sachiez, qu’est la famePour qui je vous amaine, dame.Or entrez ens.
M’amie, assez tost y serez.C’est ci, ce sachiez, qu’est la famePour qui je vous amaine, dame.Or entrez ens.
SALOMÉ.
Diex du ciel vueil estre ceensPar son plaisir!
Diex du ciel vueil estre ceensPar son plaisir!
Diex du ciel vueil estre ceensPar son plaisir!
ZEBEL.
Salomé, bien puissez venir!Que venez querre?
Salomé, bien puissez venir!Que venez querre?
Salomé, bien puissez venir!Que venez querre?
SALOMÉ.
On m’a ci amené bonne errePour une femme qui travaille,A qui je dois estre la bailleDe son enfant.
On m’a ci amené bonne errePour une femme qui travaille,A qui je dois estre la bailleDe son enfant.
On m’a ci amené bonne errePour une femme qui travaille,A qui je dois estre la bailleDe son enfant.
ZEBEL.
Salomé, pour voir vous créantQue trop à tart vous y venez:Car li enfes si est ja nezEt vezla la mere couchie;Et si sachiez c’onques touchieNe fu d’omme en nulle manière;Ains est vierge de corps entière:Car je l’ay bien hui esprouvé,Et pour voir telle l’ay trouvéA l’enfanter.
Salomé, pour voir vous créantQue trop à tart vous y venez:Car li enfes si est ja nezEt vezla la mere couchie;Et si sachiez c’onques touchieNe fu d’omme en nulle manière;Ains est vierge de corps entière:Car je l’ay bien hui esprouvé,Et pour voir telle l’ay trouvéA l’enfanter.
Salomé, pour voir vous créantQue trop à tart vous y venez:Car li enfes si est ja nezEt vezla la mere couchie;Et si sachiez c’onques touchieNe fu d’omme en nulle manière;Ains est vierge de corps entière:Car je l’ay bien hui esprouvé,Et pour voir telle l’ay trouvéA l’enfanter.
SALOMÉ.
Tu te feras des gens moquer,M’amie, se plus diz telz moz:Ne porte à femme ja ce lozQu’elle puist enfant concevoirSanz congnoissance d’omme avoir:Ce ne peut estre par nature;Ne qu’enfanter puist vierge pure,Ne le dy mie.
Tu te feras des gens moquer,M’amie, se plus diz telz moz:Ne porte à femme ja ce lozQu’elle puist enfant concevoirSanz congnoissance d’omme avoir:Ce ne peut estre par nature;Ne qu’enfanter puist vierge pure,Ne le dy mie.
Tu te feras des gens moquer,M’amie, se plus diz telz moz:Ne porte à femme ja ce lozQu’elle puist enfant concevoirSanz congnoissance d’omme avoir:Ce ne peut estre par nature;Ne qu’enfanter puist vierge pure,Ne le dy mie.
ZEBEL.
Quoyque des autres ne le die,De ceste le tesmoingneray,Qu’après l’enfanter trouvé l’ayVierge pucelle.
Quoyque des autres ne le die,De ceste le tesmoingneray,Qu’après l’enfanter trouvé l’ayVierge pucelle.
Quoyque des autres ne le die,De ceste le tesmoingneray,Qu’après l’enfanter trouvé l’ayVierge pucelle.
SALOMÉ.
Certes, c’est chose si nouvelleQue se de mes yeulz ne veoieLa dame, et de mes mains touchoie,Je ne croiroie point tel dit;Pour ce maintenant sanz respitL’iray veoir et puis taster.Lasse! j’ai perdu le taster.Lasse! lasse! lasse! mes mainsAy perdu. E! lasse! s’au mainsL’une des deux demourast vive,Bien me fust; mais lasse! chetive!Ceste forment me desconforte,Que je voi qu’elle est toute morte:Et ceste ci redevient seicheAussi comme une vielle meiche.Dieux! or vivray je en mescheanceQuant les membres dont ma chevancePar honneur je souloie avoirPers ainsi. Lasse! Or ne sçay voirQue puisse faire.
Certes, c’est chose si nouvelleQue se de mes yeulz ne veoieLa dame, et de mes mains touchoie,Je ne croiroie point tel dit;Pour ce maintenant sanz respitL’iray veoir et puis taster.Lasse! j’ai perdu le taster.Lasse! lasse! lasse! mes mainsAy perdu. E! lasse! s’au mainsL’une des deux demourast vive,Bien me fust; mais lasse! chetive!Ceste forment me desconforte,Que je voi qu’elle est toute morte:Et ceste ci redevient seicheAussi comme une vielle meiche.Dieux! or vivray je en mescheanceQuant les membres dont ma chevancePar honneur je souloie avoirPers ainsi. Lasse! Or ne sçay voirQue puisse faire.
Certes, c’est chose si nouvelleQue se de mes yeulz ne veoieLa dame, et de mes mains touchoie,Je ne croiroie point tel dit;Pour ce maintenant sanz respitL’iray veoir et puis taster.Lasse! j’ai perdu le taster.Lasse! lasse! lasse! mes mainsAy perdu. E! lasse! s’au mainsL’une des deux demourast vive,Bien me fust; mais lasse! chetive!Ceste forment me desconforte,Que je voi qu’elle est toute morte:Et ceste ci redevient seicheAussi comme une vielle meiche.Dieux! or vivray je en mescheanceQuant les membres dont ma chevancePar honneur je souloie avoirPers ainsi. Lasse! Or ne sçay voirQue puisse faire.
MICHIEL.
Gabriel, pour le cuer reffaireDe joie à la vierge bénigneQui du filz Dieu gist en gesineNous fault en Bethléem alerEt devant la dame chanter.Or y alons.
Gabriel, pour le cuer reffaireDe joie à la vierge bénigneQui du filz Dieu gist en gesineNous fault en Bethléem alerEt devant la dame chanter.Or y alons.
Gabriel, pour le cuer reffaireDe joie à la vierge bénigneQui du filz Dieu gist en gesineNous fault en Bethléem alerEt devant la dame chanter.Or y alons.
GABRIEL.
Certes, Michiel, c’est bien raisonsQue de nous ait aucun soulaz:Car humains par elle des lazA l’ennemi seront hors mis,Et seront fait a Dieu amis;Et dès maintenant leur paix ontTuit cil qui de bon vouloir sont.Pour c’est li fil Dieu nez en terre.Or y alons, Michiel, bonne erre;Je vous em pri.
Certes, Michiel, c’est bien raisonsQue de nous ait aucun soulaz:Car humains par elle des lazA l’ennemi seront hors mis,Et seront fait a Dieu amis;Et dès maintenant leur paix ontTuit cil qui de bon vouloir sont.Pour c’est li fil Dieu nez en terre.Or y alons, Michiel, bonne erre;Je vous em pri.
Certes, Michiel, c’est bien raisonsQue de nous ait aucun soulaz:Car humains par elle des lazA l’ennemi seront hors mis,Et seront fait a Dieu amis;Et dès maintenant leur paix ontTuit cil qui de bon vouloir sont.Pour c’est li fil Dieu nez en terre.Or y alons, Michiel, bonne erre;Je vous em pri.
MICHIEL.
Alons sanz plus faire detri,Et chantons pour nous rehaitier.
Alons sanz plus faire detri,Et chantons pour nous rehaitier.
Alons sanz plus faire detri,Et chantons pour nous rehaitier.
Rondel.
On doit bien la dame prisierEn qui prist par dileccionDieu le fil incarnacion;Puisqu’a Dieu fist homme appaisier,On doit bien la dame prisier.Car Dieu enfanta sanz brisierDe riens sa vierge affeccion,Et pour c’en grant devocionOn doit bien la dame prisierEn qui prist par dileccionDieu le filz incarnacion.
On doit bien la dame prisierEn qui prist par dileccionDieu le fil incarnacion;Puisqu’a Dieu fist homme appaisier,On doit bien la dame prisier.Car Dieu enfanta sanz brisierDe riens sa vierge affeccion,Et pour c’en grant devocionOn doit bien la dame prisierEn qui prist par dileccionDieu le filz incarnacion.
On doit bien la dame prisierEn qui prist par dileccionDieu le fil incarnacion;Puisqu’a Dieu fist homme appaisier,On doit bien la dame prisier.Car Dieu enfanta sanz brisierDe riens sa vierge affeccion,Et pour c’en grant devocionOn doit bien la dame prisierEn qui prist par dileccionDieu le filz incarnacion.
SALOMÉ.
E! Diex pour quelle mesprisonSui-je ainsi laidement batue?Lasse! de forte heure embatueMe sui ceens, au dire voir,Pour enfant mortel recevoir,Quand g’y ay mes deux mains perdu:Dont j’ay le cuer si esperdu,Ne sçay que dire.
E! Diex pour quelle mesprisonSui-je ainsi laidement batue?Lasse! de forte heure embatueMe sui ceens, au dire voir,Pour enfant mortel recevoir,Quand g’y ay mes deux mains perdu:Dont j’ay le cuer si esperdu,Ne sçay que dire.
E! Diex pour quelle mesprisonSui-je ainsi laidement batue?Lasse! de forte heure embatueMe sui ceens, au dire voir,Pour enfant mortel recevoir,Quand g’y ay mes deux mains perdu:Dont j’ay le cuer si esperdu,Ne sçay que dire.
ZEBEL.
Salomé, je me doubt qu’en ireDieu contre vous meu ne soitPour aucun pechié qu’en vous voit,Qui par aventure est en vous,Ja soit ce que nous pechons touz,Dont il se veult ore vengier:Car il est juge droiturier.Mais il est si misericorsQue qui de soi met pechié horsEt merci li prie humblementIl l’appaise ligiérement:Si que je vous conseil pour bien,M’amie, se vous savez rienQu’aiez meffait encontre liQue vous li en criez merci:Ce sera sens.
Salomé, je me doubt qu’en ireDieu contre vous meu ne soitPour aucun pechié qu’en vous voit,Qui par aventure est en vous,Ja soit ce que nous pechons touz,Dont il se veult ore vengier:Car il est juge droiturier.Mais il est si misericorsQue qui de soi met pechié horsEt merci li prie humblementIl l’appaise ligiérement:Si que je vous conseil pour bien,M’amie, se vous savez rienQu’aiez meffait encontre liQue vous li en criez merci:Ce sera sens.
Salomé, je me doubt qu’en ireDieu contre vous meu ne soitPour aucun pechié qu’en vous voit,Qui par aventure est en vous,Ja soit ce que nous pechons touz,Dont il se veult ore vengier:Car il est juge droiturier.Mais il est si misericorsQue qui de soi met pechié horsEt merci li prie humblementIl l’appaise ligiérement:Si que je vous conseil pour bien,M’amie, se vous savez rienQu’aiez meffait encontre liQue vous li en criez merci:Ce sera sens.
SALOMÉ.
A ce conseil, Zebel, m’assens;Car il me semble raisonnable:Mais je ne sçay de quoy coulpableVers li tant soie.
A ce conseil, Zebel, m’assens;Car il me semble raisonnable:Mais je ne sçay de quoy coulpableVers li tant soie.
A ce conseil, Zebel, m’assens;Car il me semble raisonnable:Mais je ne sçay de quoy coulpableVers li tant soie.
GABRIEL.
Michiel, bien devons mener joie;Regardez com noble mistere!Vierge est de son createur mere:Car elle l’a vierge enfanté,Et la divine majestéC’est à enfermeté conjointe,Et foy c’est a cuer d’omme adjointePour tout ce croire.
Michiel, bien devons mener joie;Regardez com noble mistere!Vierge est de son createur mere:Car elle l’a vierge enfanté,Et la divine majestéC’est à enfermeté conjointe,Et foy c’est a cuer d’omme adjointePour tout ce croire.
Michiel, bien devons mener joie;Regardez com noble mistere!Vierge est de son createur mere:Car elle l’a vierge enfanté,Et la divine majestéC’est à enfermeté conjointe,Et foy c’est a cuer d’omme adjointePour tout ce croire.
MICHIEL.
Gabriel, c’est parole voire.Dieu c’est fait homs dessous naturePour ce que soient l’escriptureEt tuit li prophete acompli,Et li siéges es cieulx rampliQui sont touz vuidz.
Gabriel, c’est parole voire.Dieu c’est fait homs dessous naturePour ce que soient l’escriptureEt tuit li prophete acompli,Et li siéges es cieulx rampliQui sont touz vuidz.
Gabriel, c’est parole voire.Dieu c’est fait homs dessous naturePour ce que soient l’escriptureEt tuit li prophete acompli,Et li siéges es cieulx rampliQui sont touz vuidz.
GABRIEL.
Ce nous tournera à deduiz,Michiel amis, et à grant gloire.Par amour ors disons encoireCe rondel qui moult m’atalente:
Ce nous tournera à deduiz,Michiel amis, et à grant gloire.Par amour ors disons encoireCe rondel qui moult m’atalente:
Ce nous tournera à deduiz,Michiel amis, et à grant gloire.Par amour ors disons encoireCe rondel qui moult m’atalente:
RONDEL.
Vierge royal, dame excellente,Sur toutes autres pure et monde,Qui ne vous sert pensée à lente,Vierge royal, dame excellente;Car du fruit avez est à l’enteQui de nient crea tout le monde;Vierge royal, dame excellente,Sur toutes autres pure et monde.
Vierge royal, dame excellente,Sur toutes autres pure et monde,Qui ne vous sert pensée à lente,Vierge royal, dame excellente;Car du fruit avez est à l’enteQui de nient crea tout le monde;Vierge royal, dame excellente,Sur toutes autres pure et monde.
Vierge royal, dame excellente,Sur toutes autres pure et monde,Qui ne vous sert pensée à lente,Vierge royal, dame excellente;Car du fruit avez est à l’enteQui de nient crea tout le monde;Vierge royal, dame excellente,Sur toutes autres pure et monde.
SALOMÉ.
E! sire Diex, s’en vous habondeNe pitié ne misericorde,Je vous pri de moy vous recorde,Et me vueillez estre amiable,Dieu du ciel, pére esperitable:Car se j’ay n’en parler n’en faitRiens, sire, contre vous meffait,Pour quoy vous me punissiez ci,De cuer vous en requier merciQue le me vueillez pardonner,Et me vueillez, sire, donnerPar vostre infinie bonté,S’il vous plaist, parfaite santéDessus mes membres.
E! sire Diex, s’en vous habondeNe pitié ne misericorde,Je vous pri de moy vous recorde,Et me vueillez estre amiable,Dieu du ciel, pére esperitable:Car se j’ay n’en parler n’en faitRiens, sire, contre vous meffait,Pour quoy vous me punissiez ci,De cuer vous en requier merciQue le me vueillez pardonner,Et me vueillez, sire, donnerPar vostre infinie bonté,S’il vous plaist, parfaite santéDessus mes membres.
E! sire Diex, s’en vous habondeNe pitié ne misericorde,Je vous pri de moy vous recorde,Et me vueillez estre amiable,Dieu du ciel, pére esperitable:Car se j’ay n’en parler n’en faitRiens, sire, contre vous meffait,Pour quoy vous me punissiez ci,De cuer vous en requier merciQue le me vueillez pardonner,Et me vueillez, sire, donnerPar vostre infinie bonté,S’il vous plaist, parfaite santéDessus mes membres.
GABRIEL.
Salomé dame, or te remembres,Que pour ce que tu n’as veuVierge enfanter, ne l’as creu;Ains le vouloies esprouver;Pour ç’a volu Dieux estriverA toy qu’estrivoies à lui,Et t’a envoié cest annuyQui te doit estre à grant contraire.Or t’avise que Dieu peut fairePlus que vierge faire enfanter,Et, se tu le croiz sanz doubter,Atouche l’enfant seulement,Et tes mains saines vraiementRecouvreras.
Salomé dame, or te remembres,Que pour ce que tu n’as veuVierge enfanter, ne l’as creu;Ains le vouloies esprouver;Pour ç’a volu Dieux estriverA toy qu’estrivoies à lui,Et t’a envoié cest annuyQui te doit estre à grant contraire.Or t’avise que Dieu peut fairePlus que vierge faire enfanter,Et, se tu le croiz sanz doubter,Atouche l’enfant seulement,Et tes mains saines vraiementRecouvreras.
Salomé dame, or te remembres,Que pour ce que tu n’as veuVierge enfanter, ne l’as creu;Ains le vouloies esprouver;Pour ç’a volu Dieux estriverA toy qu’estrivoies à lui,Et t’a envoié cest annuyQui te doit estre à grant contraire.Or t’avise que Dieu peut fairePlus que vierge faire enfanter,Et, se tu le croiz sanz doubter,Atouche l’enfant seulement,Et tes mains saines vraiementRecouvreras.
SALOMÉ.
Ha! sire, ne me moquez pas.Qui estes vous? Dites le moy,Si vous plaist, et je vous em proy:Ne vous voi mie.
Ha! sire, ne me moquez pas.Qui estes vous? Dites le moy,Si vous plaist, et je vous em proy:Ne vous voi mie.
Ha! sire, ne me moquez pas.Qui estes vous? Dites le moy,Si vous plaist, et je vous em proy:Ne vous voi mie.
GABRIEL.
Je sui un ange, belle amie;Sachez que je te compte voir.Si tes mains veulz saines ravoir,Fai ce qu’ay dit.
Je sui un ange, belle amie;Sachez que je te compte voir.Si tes mains veulz saines ravoir,Fai ce qu’ay dit.
Je sui un ange, belle amie;Sachez que je te compte voir.Si tes mains veulz saines ravoir,Fai ce qu’ay dit.
SALOMÉ.
Je le vois touchier sanz respit.Enfes doulz et beneurez,Si voirement com tu es nezDe vierge, et ainsi je le croy,Et que mes mains en cette foyMett sur toy, Dieu par son plaisir,Ains que de ci puisse partir,A sa merci me vueille prendre!Ha! Dieu, bien vous doy graces rendre,Puis que tant m’avez honnouréQue mes mains m’avez restoré,Sire, en santé.
Je le vois touchier sanz respit.Enfes doulz et beneurez,Si voirement com tu es nezDe vierge, et ainsi je le croy,Et que mes mains en cette foyMett sur toy, Dieu par son plaisir,Ains que de ci puisse partir,A sa merci me vueille prendre!Ha! Dieu, bien vous doy graces rendre,Puis que tant m’avez honnouréQue mes mains m’avez restoré,Sire, en santé.
Je le vois touchier sanz respit.Enfes doulz et beneurez,Si voirement com tu es nezDe vierge, et ainsi je le croy,Et que mes mains en cette foyMett sur toy, Dieu par son plaisir,Ains que de ci puisse partir,A sa merci me vueille prendre!Ha! Dieu, bien vous doy graces rendre,Puis que tant m’avez honnouréQue mes mains m’avez restoré,Sire, en santé.
ZEBEL.
Il est Diex parfaiz en bonté,Salomé, ce pouez savoir.Nous devons espérer pour voirQue cest enfant de par lui vient,Puis qu’après l’enfanter il tientVierge la mère.
Il est Diex parfaiz en bonté,Salomé, ce pouez savoir.Nous devons espérer pour voirQue cest enfant de par lui vient,Puis qu’après l’enfanter il tientVierge la mère.
Il est Diex parfaiz en bonté,Salomé, ce pouez savoir.Nous devons espérer pour voirQue cest enfant de par lui vient,Puis qu’après l’enfanter il tientVierge la mère.
SALOMÉ.
Voire, et dire qu’il en est pére.Zebel, moult doiz grant joie avoir,Quant tel enfant poz recevoir.Et vous, dame, moult estes digne,Qui gisez de ceste gesineEsmerveillable.
Voire, et dire qu’il en est pére.Zebel, moult doiz grant joie avoir,Quant tel enfant poz recevoir.Et vous, dame, moult estes digne,Qui gisez de ceste gesineEsmerveillable.
Voire, et dire qu’il en est pére.Zebel, moult doiz grant joie avoir,Quant tel enfant poz recevoir.Et vous, dame, moult estes digne,Qui gisez de ceste gesineEsmerveillable.
NOSTE DAME.
A Dieu, le pére esperitable,En soit la gloire atribuée,Quant de sa grace m’est donnéeSi grant partie.
A Dieu, le pére esperitable,En soit la gloire atribuée,Quant de sa grace m’est donnéeSi grant partie.
A Dieu, le pére esperitable,En soit la gloire atribuée,Quant de sa grace m’est donnéeSi grant partie.
SALOMÉ.
Ja ne quier estre departieDe vous, dame, s’il vous agrée,Tant que vous soiez relevéeTout à vostre aise.
Ja ne quier estre departieDe vous, dame, s’il vous agrée,Tant que vous soiez relevéeTout à vostre aise.
Ja ne quier estre departieDe vous, dame, s’il vous agrée,Tant que vous soiez relevéeTout à vostre aise.
NOSTRE DAME.
Chiére amie, ne vous desplaise,Zebel seule bien me souffist.Alez à celui qui vous fistQui vous gart l’âme!
Chiére amie, ne vous desplaise,Zebel seule bien me souffist.Alez à celui qui vous fistQui vous gart l’âme!
Chiére amie, ne vous desplaise,Zebel seule bien me souffist.Alez à celui qui vous fistQui vous gart l’âme!
SALOMÉ.
Je m’en vois donques. A Dieu, dame.Puissiez remaindre!
Je m’en vois donques. A Dieu, dame.Puissiez remaindre!
Je m’en vois donques. A Dieu, dame.Puissiez remaindre!
SIMÉON.